Daily Archives: April 19, 2020

“FPR, un mouvement extrémiste et dangereux…” Kizito MIHIGO dans son livre.

En date du 17 avril 2020, exactement deux mois, jour pour jour après la mort de Kizito Mihigo, son livre est publié.  Ce livre tant attendu, est en majorité l’ensemble des notes que Kizito a prises pendant sa détention dans la prison centrale de Kigali (1930) et celle de Nyarugenge. Avec un titre très révélateur, “Rwanda: Embrasser la Réconciliation pour Vivre en Paix et Mourir Heureux”, l’artiste nous fait goûter des ses expériences personnelles. Des moments tragiques et de la manière qu’il a survécu au génocide contre les Tutsis de 1994, de ses colère et envies de vengeance contre les Hutus, de son embrassade de la valeur divine du pardon.

Il nous fait traverser sa vie : de sa carrière de musique à la Chorale de Kigali, le projet de l’hymne national auquel il a participé et de la bourse d’Etat pour faire ses études en Europe. Il nous parle de ses trois ans de gloire à Kigali, ses relations avec le Parti au pouvoir, le Front Patriotique Rwandais (FPR), et du “divorce” du FPR qu’il ne regrette pas.

Dédié à la Fondation Kizito Mihigo pour la Paix (KMP) et à tous les prisonniers politiques rwandais, ce livre est un témoignage aussi, surtout sur ce qu’il a vécu de son enlèvement et tentative d’assassinat, de tous ceux qui de près ou de loin ont eu la main dans son calvaire. A ce point, de manière très détaillée et précise, Kizito nous fait le compte rendu de ses rencontres notamment avec, Inès MPAMBARA, et Bernard MAKUZA, sans laisser de côté les propos très belliqueux et les menaces du secrétaire général du FPR, François NGARAMBE. Il nous révèle ses projets accaparés par le FPR, ses droits d’auteur bafoués, ses amours éphémères, et sa paix à l’intérieur de la prison.

Artiste chrétien, il est fier de son indépendance d’aborder tout sujet de discussion que ce soit religieux, politique, ou artistique. Il nous fait part de ses observations au sujet du FPR, la réconciliation Hutu Tutsi, l’opposition politique en dehors du pays.

A propos du FPR

Le FPR (Front Patriotique Rwandais), un mouvement politique essentiellement extrémiste et dangereux dont la vision est d’être un parti unique. (Section 14).

De la réconciliation entre Hutus et Tutsis

Je suis tellement étonné de voir que, depuis la fin du génocide, les Tutsis venant de l’extérieur du pays (c’est à dire ceux qui vivaient au Burundi, Congo, Tanzanie ou Ouganda et qui sont rentrés avec le FPR) ont du mal à supporter les hutus, alors que nous qui étions sur place, qui avons physiquement vécu cette horreur et assisté aux démonstrations des machettes et des gourdins sur les corps de nos proches, nous apprenons à vivre avec tout le monde dont les bourreaux, à pardonner et enfin à nous réconcilier. Cela me rappelle un proverbe rwandais que je chanterai quelques années plus tard:”Hataka nyirubukozwemo, naho nyirubuteruranwenakebo akinumira” (Celui qui a perdu quelque chose, crie incessamment au secours. Mais celui qui a tout perdu, se tait.) (Section 6).

… les valeurs de Paix et de Réconciliation, savoir prévenir et résoudre les conflits de manière pacifique, doivent remplacer le modus operandi violent, oppressif, provocateur, guerrier et criminel instauré par le FPR Inkotanyi. (…)

Quant à la réconciliation dont le Rwanda a besoin en ce moment, ce n’est pas entre hutus et tutsis. En ce moment, le pouvoir du FPR dominé par le Président Kagame, devrait se réconcilier avec l’opposition en exil, notamment le RNC de Kayumba Nyamwasa, les FDU Inkingi de Victoire Ingabire, le RDI Rwanda Nziza de Faustin Twagiramungu, le Parti Ishema du Père Thomas Nahimana, et les autres groupes politiques rwandais basés à l’étranger, afin de prévenir et résoudre les conflits qui peuvent naître. (Section 34)

Du programme Ndi Umunyanyarwanda

“Ndi umunyarwanda”, un très mauvais programme politique contre la réconciliation nationale, qui met tous les hutus dans le même panier et dans lequel le FPR prêche officiellement la haine intergénérationnelle.Section 14

C’est un “must read” ouvrage. Il est surtout recommandé aux Rwandais qui, aujourd’hui sont encore aveuglés par le mensonge du FPR.

Pour acheter ce livre : RWANDA: EMBRASSER LA RÉCONCILIATION: Pour vivre en Paix et Mourir Heureux

Chaste GAHUNDE


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RDC/ Rwanda Alerte: Le secret de la compagnie aérienne Rwandair en RDC enfin dévoilé! Horrible

Tout semblait Être de la douce diplomatie, intelligente ???, aux yeux des naïfs, des ignorants et des inexpérimentés, lorsque Mr Felix Thsisekedi, devenu président de la RD Congo par la magie kanambique choisissait de faire du Rwanda de Kagame sa Terre promise.

Des accolades iscariotiques écrasaient alors nos écrans à mille fréquences, étonnés de voir naître des initiatives hérodistes, qui emplissaient les agendas nuptiaux de deux best Sellers du royaume des ténèbres aux imaginaires sans paires, au style du « le Corbeau et le Renard ».

Entre ces initiatives figurait une décision unilatérale d’ouvrir le ciel congolais aux oiseaux rwandais. Rwanda Air recevait alors, dans la précipitation et sans réciprocité, la bénédiction matinale d’un néophyte de la politique de l’Afrique Centrale, obligé par son histoire récente à conclure des pactes et avec le diable et avec Dieu.

Antoine Tshisekedi, felix d’un pouvoir démérité et usurpé, aurait-il mesuré suffisamment les conséquences de cette décision ? Le renard des pays des grands lacs n’attendrait, peut-être, que cette douce opportunité pour son dernier assaut, plus rapide, vers ce qui semblait encore lui résister. Ainsi, même ce que Kabange ne voulait pas offrir publiquement, celui avec qui il a opté de partager le pouvoir usurpé n’a pas choisi d’autre action inaugurale qu’ouvrir les portes qui restaient à l’ennemi numéro un de la population de la RD Congo en général, et plus particulièrement celle de l’Est de la RD Congo.

En effet, le roi autoproclamé du pays de mille collines a toujours rêvé être héritier de ce qu’il considère comme la « terre de la promesse ». Et l’avènement de l’accès à l’air de la RDC lui octroyait un plus déterminant.

Un officier de son armée se réjouissait sadiquement de cette dernière prouesse en ces termes : « En neuf mois nous avions été capables de conquérir la RDC à pieds, avec Rwanda air nous sommes capables de le faire en un seul jour ».

En fait, pourquoi cet événement est déterminant dans la politique expansionniste du renard des grands lacs ? Parmi les stratégies magiques de son plan figure essentiellement les infiltrations. Et il a joué sur cette pédale depuis des décennies. Avec la ligne unilatérale Kigali-Kinshasa, il est désormais capable d’infiltrer chaque jour plusieurs unités criminelles dans le système de la sécurité du pays, qui est d’ailleurs déjà suffisamment entre ses mains. On raconte par exemple qu’avec cette ouverture, Kinshasa est déjà infiltré de plus de 700 espions. Et toutes les grandes villes et provinces du pays sont concernées, surtout à l’Est du pays.

Il ne faut, par exemple, pas exclure les effets de cet accord sur la continuation des massacres à Beni-Ituri. Toutes les portes ayant déjà été totalement ouvertes au renard, il peut maintenant faire tout ce qu’il veut, quand il le veut.

A part Beni, on signale la présence des forces rwandaises au Nord-Kivu, autour de Goma, au Sud-Kivu, etc.

Bref : l’heure est grave. La population est appelée à prendre son destin entre ses mains. Les alertes de la société civile sont ignorées. Etc.

Il est important que nous en prenions tous conscience : en ce moment où la communauté internationale est concentrée sur la question de la pandémie du Coronavirus, la communauté congolaise doit savoir que l’ennemi est en train d’en profiter pour tisser des pièges afin de rendre notre pays invivable. Et il le fait en faisant usage de notre propre richesse et très souvent en faisant participer dans ces sales besognes des enfants du Congo.

Soyons donc vigilants. Barrons la route à l’ennemi et à ses complices. Que le confinement ne confine pas nos intelligences, notre prudence et nos actions. Ne dormons pas. Ça serait catastrophique pour nous et pour les générations futures.

Le Rwanda air au Congo pour accélérer la rwandanisation du Congo

A bon entendeur, salut !

Rédaction

©Beni-Lubero Online.

Source benilubero.com


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Rwanda. Des journalistes arrêtés pour leurs reportages sur les mesures de confinement suite au Covid-19

Rwanda. Des journalistes arrêtés pour leurs reportages sur les mesures de confinement suite au Covid-19

Depuis, le 8 avril 2020, une rafle policière a eu lieu dans les milieux journalistiques de Kigali. Elle a permis l’arrestation d’une dizaine de journalistes les plus en vue au Rwanda dont Théo Nsengimana d’Umubavu TV, Valentin Muhirwa et David Byiringiro d’AFRIMAX TV. Le 15 avril 2020, ce fut le tour de, Niyonsenga Dieudonné alias Cyuma Hassan et son chauffeur Komezusenge Fidèle d’être arrêtés. Ces journalistes youtubeurs sont d’un courage et d’un professionnalisme qui forcent l’estime de plus d’un. Leurs chaines Youtube sont suivies par des milliers de personnes. Le plus célèbre d’entre eux est Cyuma Hassan d’ISHEMA TV.

 

Comme le précise jambonews.net, c’est ce journaliste qui a récemment couvert des cas de viols, d’actes de torture et de pillages de biens commis par les militaires rwandais au quartier dît « Bannyahe » situé à Kigali. C’est également lui qui avait rapporté, en mars dernier, la destruction par les autorités d’habitations appartenant aux plus pauvres de Kigali, sans aucune indemnisation, mettant ainsi des familles entières à la rue en pleine crise de COVID-19. En février, le même journaliste avait rapporté avoir remarqué une blessure sur le front du Kizito Mihigo pendant ses funérailles, mettant ainsi à mal la version officielle du régime, qui avait déclaré que Kizito Mihigo, s’était suicidé en prison. Cyuma Hassan, qui avait déjà confié à ses collègues de la VOA qu’il était poursuivi, est accusé d’avoir enfreint les règles de confinement en vigueur pour lutter contre le coronavirus. Les journalistes jouissent pourtant de la liberté de circuler dans le cadre de leur travail. D’où les soupçons que le régime de Kigali chercherait à étouffer les quelques rares journalistes, blogueurs et youtubeurs indépendants encore actifs dans le pays.

Les journalistes arrêtés sont tous détenus à la Station de police de Remera, tristement célèbre pour des décès inexpliqués de ceux qui y sont détenus. C’est dans les cachots de cette station qu’ont eu lieu les décès du célèbre chanteur Gospel Kizito Mihigo, l’avocat du barreau de Kigali Donat Mutunzi ou le Dr Emmanuel Gasakure. Tous pour des raisons farfelues avancées par la Police : suicides par pendaison, abattu par un policier alors qu’il tentait de lui arracher son arme,…   Plaise à Dieu qu’aucun de ces journalistes ne soit retrouvé pendu dans sa cellule ou ne meure de coronavirus dans ce haut lieu du crime !

 

Quelques jours avant, les fanatiques du FPR avaient lancé des tweets prémonitoires en réclamant la tête de ces journalistes. Paradoxalement, la plus virulente fut Immaculée Ingabire, ancienne administratrice du Haut Conseil de la Presse et actuellement chef de Transparency International au Rwanda. Contre toute éthique qui devrait caractériser une personnalité de son rang et fidèle aux principes fondateurs de l’organisation internationale qu’elle représente, on se serait attendu à ce qu’elle se positionne en défenseur des droits de l’homme et des libertés d’expression et d’opinion. Que du contraire ! Dans ses tweets et ceux des membres de son groupe, les journalistes avaient été condamnés à l’avance les qualifiant d’  « ennemis de l’État », d’  « agents des ennemis du pays », de « personnes à enfermer ou à envoyer dans un hôpital psychiatrique », etc.

Cette sortie malheureuse d’Ingabire Immaculée faisait suite aux reportages de ces journalistes sur les effets désastreux des mesures de confinement prises par le gouvernement pour contenir le Covid-19 et surtout en donnant la parole à la population pour qu’elle exprime son calvaire.

 

Sur ce registre, honte également à Cléophas Barore, Président de Rwanda Media Commission (RMC) qui s’est empressé de plaider pour le régime de Kigali dans un communiqué de presse du 13 avril 2020. Cette attitude de Barore et de RMC est très répréhensible et indigne d’une organisation qui est censée être un organisme indépendant de régulation des médias garantissant la liberté de la presse.

Il sied enfin de souligner qu’avec l’arrestation de ces journalistes, le RIB, Rwanda Investigations Bureau, vient de montrer, une fois de plus, son vrai visage : celui d’instrument de répression politique. Ses enquêteurs se conduisent comme des caïds avec un parrain, le général Paul Kagame.

Cette coupe sombre dans la crème de journalistes d’investigation vise à intimider d’autres journalistes qui pourraient être tentés de se faire avocats des gens ordinaires et de mettre à nu les travers du régime.

Comme d’habitude, des « procès-spectacles » vont être organisés devant les « tribunaux de Kangourou » avec des témoins fabriqués et entraînés.

Au moment où tous les pays du monde planchent sur une solution en vue de réduire la population carcérale pour lutter contre la propagation du Covid-19, c’est le moment qu’a choisi le gouvernement rwandais d’exposer ces journalistes inoffensifs à un risque de coronavirus en les enfermant dans des cachots de police surpeuplés attendant, sine die, que les enquêtes soient terminées !

Nous en appelons au gouvernement rwandais afin de mettre fin à ses intimidations contre les journalistes. Aux bailleurs de fonds, aux amis du Rwanda, à tous les défenseurs des droits humains, nous demandons de faire pression sur le gouvernement rwandais pour qu’il procède à la libération de ces journalistes, sans conditions.

Le mot de la fin est celui de saluer le courage et le professionnalisme de ces journalistes qui se sont refusés de se laisser embrigader par des politiciens sans foi ni loi.

Winston Churchill l’avait bien vu. Il nous a laissé cette phrase célèbre : « Une presse libre est l’ennemi le plus dangereux de la tyrannie ».

 

Gaspard Musabyimana

http://www.echosdafrique.com