Monthly Archives: January 2021

Sarkozy à Kigali pour vérifier la “mort” de Kagame?

Ayant appris les rumeurs autour de la mort de Paul Kagame, Nicolas Sarkozy se rend à Kigali pour “vérifier” cette information d’importance capitale. Rappelons que dans l’histoire du Rwanda, qui contrôle l’information sur la mort des dirigeants, a l’autorité sur la succession et sur les institutions suivantes. Eh oui! Même avec la Constitution en place, la mort d’un dirigeant, ça change tout.
Ceci date du temps du royaume Nyiginya. Ce sont les Abiru qui décidaient le moment opportun de déclarer la mort du roi, après avoir trouvé le successeur parmi ses fils.

Au moment de la colonisation belge, la pratique a eu quelques modifications sans toutefois perdre son objectif de gérer la succession. Le Mwami Musinga en désaccords avec les Belges s’est vu “excommunié ” vers le Congo, et ce sont les Belges, et pas les Abiru, qui ont cherché le successeur en Mutara III Rudahigwa. A la mort de Rudahigwa dans les circonstances non- élucidées, vu que ce dernier n’avait pas eu de fils, les Abiru ont senti un complot des Belges dans la gestion de la succession et ont proclamé le nouveau roi en Kigeli V Ndahindurwa, le petit frère du feu roi. Dans un climat hautement explosif, avec risques de bains de sang, les Belges ont accepté le successeur. C’est ce jeune petit roi qui sera déchu par la révolution dirigée par les grands fils de la Nation, Kayibanda Grégoire, Dominique Mbonyumutwa et compagnie. Cette révolution a été en grande partie facilitée par le déplacement du roi Ndahindurwa en dehors du pays.
En 1973 Habyarimana a lancé un coup d’état contre son parrain, Kayibanda. Tenant le pouvoir militaire, il a géré la succession. En 1994, la mort de Habyarimana n’a pas pu être gardée secrète pour préparer une succession forte. Le contexte de la guerre, un multipartisme naissant, et la diplomatie défavorable, ont joué à l’échec du nouveau gouvernement dit d’ABATABAZI. Résultat : vide de leadership, chaos, et massacres sans précédent. Personne n’y était pour calmer la situation.

Aujourd’hui on parle de la mort de Kagame. Certaine pour les uns, probable pour les autres, la mort du dirigeant rwandais aurait des implications lointaines. Surtout parce que le régime de Kagame a été construit autour de sa propre personne unique. “Après moi, le déluge ” si l’on se réfère aux mots du Maréchal congolais, Mobutu Sese Seko de son temps. Une mort subite de Kagame signifierait le désordre total. Or ces jours-ci, il semble que c’est le cas. KAGAME est absent partout où il devait être physiquement. On aurait réussi à le remplacer par une sosie qui porte un masque fabriqué avec la technologie de pointe pour tricher sur la “mort”du président. Et comme la sosie aurait du mal a imiter tous les gestes de Kagame parfaitement, le Kagame d’aujourd’hui n’est visible que derrière l’écran de l’ordinateur. Le jeu marche à merveille avec la situation sanitaire du Covid-19.
D’autres sources, opposées aux premières, ne nient pas l’absence prolongée du président. Pour eux, Kagame souffre d’un cancer au dernier stade, et sa mort est plus certaine très prochainement. Selon ces sources, le président Kagame est atteint d’un glioblastome multiforme (GBM) ou d’un glioblastome, également connu sous le nom d’Astrocytome de grade 4.
La présidence reste muette à ce sujet.

Si le clique autour de Kagame parvient à maîtriser cette information, il lui revient d’organiser la succession à leur goût.
La descente de Nicols Sarkozy sur Kigali pourrait apporter une clarté. D’abord, plus probablement, on lui refusera tout contact avec “Kagame”. On invoquerait les motifs sanitaires, entre autres. Ou bien, on lui laisse quelques minutes pour s’entretenir avec “Kagame ” sans pouvoir se déplacer pour ne pas permettre à Sarko d’apprécier la différence entre l’ancien Kagame et le nouveau Kagame. Sarkozy parvient pourrait disposer de l’information capitale à la succession dans la politique rwandaise. Dans ce cas, l’ex-president français deviendrait un élément dangereux au FPR, car, grâce à lui, les renseignements français éplucheraient en profondeur ce qui se trame dans le centre sombre des Milles Collines. Au Rwanda, qui détient le cadavre, a l’autorité sur la succession.

Chaste GAHUNDE

U.S. Statement at the Universal Periodic Review of Rwanda

U.S. Statement at the Universal Periodic Review of Rwanda

37th SessionGeneva, January 25, 2021

As Delivered by Charles Bentley, U.S. Mission to International Organizations in GenevaThe United States warmly welcomes the Rwandan delegation.We recommend that Rwanda:

  1. Promote the right to freedom of expression by ending detentions and harassment of members of the media and civil society for their reporting.
  2. Independently and transparently investigate credible allegations of unlawful or arbitrary arrests and detentions, killings, and enforced disappearances of human rights defenders, political opponents, and journalists, prosecuting alleged perpetrators under the law.
  3. Enforce the protection of all persons’ rights to life and liberty by strengthening the independence of the justice system and ensuring no one is convicted on the basis of information extracted under torture or duress.

We commend Rwanda’s progress increasing gender equality and access to education.  However, we are concerned about limited civic and political space, specifically unduly burdensome permitting requirements which inhibit the right of peaceful assembly.

By U.S. Embassy Rwanda | 26 January, 2021

37th Universal Periodic Review: UK statement on Rwanda

The UK delivered a statement on Rwanda at the 37th Session of Universal Periodic Review (UPR), sharing recommendations to improve their human rights record.

Published 25 January 2021

Julian Braithwaite
Ambassador Julian Braithwaite, UK Permanent Representative to the UN, Geneva.

The United Kingdom welcomes Rwanda’s strong record on economic and social rights, and promotion of gender equality. We remain concerned, however, by continued restrictions to civil and political rights and media freedom. As a member of the Commonwealth, and future Chair-in-Office, we urge Rwanda to model Commonwealth values of democracy, rule of law, and respect for human rights.

We recommend that Rwanda:

  1. Conduct transparent, credible and independent investigations into allegations of extrajudicial killings, deaths in custody, enforced disappearances and torture, and bring perpetrators to justice.
  2. Protect and enable journalists to work freely, without fear of retribution, and ensure that state authorities comply with the Access to Information law.
  3. Screen, identify and provide support to trafficking victims, including those held in Government transit centres.

Thank you.


Quand Félix Tshisekedi offre la RDC à Paul Kagame

Mardi dernier ( 19/01/2021), Félix Tshisekedi a reçu une délégation rwandaise au Palais de nation pour des entretiens sur la coopération bilatérale entre la RD Congo et le Rwanda. La composition de cette délégation interroge : il y avait bien entendu l’ambassadeur du Rwanda à Kinshasa, le tonitruant Vincent Karega, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération Vincent Biruta et le secrétaire général des services de renseignement, le général Joseph Nzabamwita. Il y avait également la ministre du Commerce et de l’Industrie du Rwanda, Soraya Hakuziyaremye, qui est arrivée après.

De Gauche à droite : Ambassadeur Vincent KAREGA, Général Joseph NZABAMWITA, Général Jean Bosco KAZURA, Dr Vincent BIRUTA.

Juste à voir la composition de cette délégation rwandaise, les Congolais auraient dû se poser des questions. Surtout quand on sait qu’un récent rapport de l’ONU a révélé la présence des troupes rwandaises sur le territoire congolais. Hélas ! Ils ont préféré s’enfermer dans des débats stupides sur l’Union sacrée. Jusqu’à présent, personne n’a interpellé le gouvernement sur la présence des Rwandais sur le sol congolais. Les gens se battent pour savoir combien ils vont empocher en rejoignant ou non l’Union sacrée. D’autres (des journalistes et certains membres de la société dite civile) préfèrent se lancer dans le djalelo pour le compte de leur leader. Le Congo n’a que les politicards et les journaleux qu’il mérite.

Mais revenons à la rencontre entre le pouvoir congolais et l’imposante délégation rwandaise. Selon la presse présidentielle à Kinshasa, les Rwandais ont porté un « message spécial » du président Paul Kagame à Félix Tshisekedi. Le contenu de ce fameux message n’a pas été dévoilé, et la délégation rwandaise a été avare de commentaires à ce sujet. Mais quand on analyse la composition de cette délégation et les propos de Madame Soraya Hakuziyaremye, on comprend qu’il est question de coopération bilatérale entre Kinshasa et Kigali dans plusieurs domaines. Sur le plan sécuritaire, il n’y a pas de doute que Félix Tshisekedi va continuer à soumettre le Congo aux desiderata du Rwanda. Pour la petite histoire, il ne s’est jamais prononcé sur la présence des Forces de défense rwandaises sur le sol congolais. Plus intrigant, c’est la coopération économique et commerciale. Madame Soraya Hakuziyaremye a fait allusion à la zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC). Or la ZLEC ne peut profiter à la RDC dans les conditions actuelles. Ce qu’il va permettre, c’est la légalisation du commerce illicite des ressources naturelles congolaises. En soutenant ce projet, Félix Tshisekedi s’engage à légaliser et à légitimer l’exploitation illégale et le commerce des minerais à l’est de la RDC. Le Rwanda n’aura donc plus besoin de cacher ou de falsifier les chiffres de ses exportations d’or et de coltan congolais (pour ne citer que ces deux minerais), comme l’ont montré les experts de l’ONU, il y a deux ans.

La RDC est trop faible politiquement, économiquement et sur le plan sécuritaire. Elle n’aurait déjà pas dû adhérer à la ZLEC, qui est un projet certes ambitieux mais problématique à certains égards. Avec le renforcement des relations avec le Rwanda, c’est l’avenir du pays qui est compromis à moyen et à long terme. Parce qu’en l’état actuel de la situation, le Rwanda gagnera à tous les niveaux et à tous les coups. Un cadeau signé Félix Tshisekedi Tshilombo. À voir comment cet homme se comporte, c’est à se demander s’il n’est pas en service commandé pour le compte du Rwanda tout simplement. Même Joseph Kabila, qui est voué aux gémonies, n’est pas allé aussi loin…

Patrick Mbeko

Source: https://www.facebook.com/100008886482325/posts/2562618420711016/

Qui est hors-jeu entre Judi Rever et le FPR?

L’Histoire du Rwanda ne devrait pas nous diviser. Nous ne devrions pas non plus nous attaquer à ceux qui contribuent au rétablissement de la vérité par des faits historiques, scientifiquement vérifiés. Quand on est en désaccord, on a droit d’avancer, avec motivation, sa version des faits, plutôt que de proférer des menaces envers autrui. On n’est pas obligé d’être d’accord sur toute la ligne, avec Judi Rever. Mais ce n’est pas pour autant qu’on doit se déchaîner contre elle. Dans une situation pareille, la place revient au débat, et on laisse les faits parler d’eux-mêmes.

Judi Rever est une journaliste d’investigation. Elle a été au Rwanda et en RDC (ancien Zaïre). Elle raconte ce qu’elle a vu. Elle a, elle-même, recueilli des témoignages de Rwandais de tous bords, et en outre, elle a eu accès aux documents confidentiels du TPIR, et bien d’autres.

Est-il possible d’étouffer, déformer ou dissimuler l’Histoire ? Les faits sont têtus comme dirait l’autre ! La véritable Histoire récente de la tragédie rwandaise est bel et bien connue : d’abord, par ceux qui l’ont vécue, ensuite par ceux qui ont croisé les différents acteurs ou les victimes, et enfin, par ceux qui ont pris connaissance de cette Histoire grâce aux témoignages fiables.

Pourquoi certaines personnes se déchainent contre Judi Rever ?

Judi Rever, journaliste, auteure de In Praise of Blood, The crimes of the Rwandan Patriotic Front

Journaliste d’investigation, Judi Rever a révélé des faces cachées ou peu abordées par les grandes organisations tant nationales qu’internationales. Elle est aussi, en quelque sorte, témoin d’une partie de l’Histoire de la région des grands lacs africains. Ceux qui ont de lourdes responsabilités dans la tragédie de cette région ont tout fait pour étouffer la vérité. Ils racontent les événements à leur guise ; or l’Histoire ne s’invente pas. Ce sont des faits réels. Et celle ou celui qui met la lumière sur ces faits, se voit malmené par ces puissants « éphémères »

Il est impossible d’imposer sa narration, surtout quand elle est biaisée. Au contraire, ce sont des faits, avérés, qui s’imposent. Depuis plusieurs années, ceux qui ont combattu dans les rangs du FPR (comme par exemple, les Majors Alphonse Furuma, Michael Mupende, Dr Théogène Rudasingwa, Lt Abdul Ruzibiza, Deus Kagiraneza, James Munyandinda, Jonathan Musonera, Noble Marara, Aloys Ruyenzi, Abdallah Jabo Akishuli, et bien d’autres), n’ont cessé de raconter ce qui s’est réellement passé sur le terrain qu’ils occupaient, que ce soit au Rwanda ou en RDC (ancien Zaïre). Des écrits signés, des audios, des vidéos sous forme de témoignages sont disponibles sur différents canaux de communication ou réseaux sociaux, et tout le monde peut y avoir accès. La plupart d’entre eux racontent la même chose que Judi Rever. Ces personnes sont aussi témoins oculaires. Judi Rever a rencontré certaines d’entre elles, et bien d’autres témoins. Ce que publie Judi Rever sur le Rwanda, se fonde sur ce qu’elle a vu, elle-même, et sur son travail de recherche et d’investigation.

A juste titre, comme d’autres, Judi Rever parle du génocide perpétré contre les tutsi. Elle ne l’a jamais nié ni minimisé. Il suffit de consulter ses publications (articles, reportages en audio ou vidéo, livres etc.). Est-ce que quelqu’un qui se positionne de cette façon, doit être obligé d’occulter les crimes innommables commis par l’armée du FPR ? Y a-t-il quelqu’un qui puisse nier ces crimes alors que ceux qui ont combattu pour le compte du FPR le prouvent de manière irréfutable ? Judi Rever a mené une enquête de 20 ans dans le souci de recherche de la vérité. Est-il sensé d’étouffer ou dissimuler l’Histoire ? Non.

Quand Judi Rever dit qu’il y a eu aussi un génocide perpétré contre les hutu, cela n’implique pas du tout la négation de l’autre génocide ni forcément sa minimisation.

Le traitement intolérable et les propos violents dont fait l’objet Judi Rever sont injustes et inadmissibles. Je ne le dis pas seulement parce que Judi Rever est une consœur, mais tout simplement parce qu’elle a fait son travail de journaliste, et en plus, en sacrifiant de longues années pour une recherche minutieuse basée sur les faits, les témoignages de victimes de la tragédie et d’autres sources crédibles.

Jean-Claude Mulindahabi, Journaliste.

Jean-Claude Mulindahabi

Source: Facebook

ISHYAKA PS IMBERAKURI RIRASABA LETA Y’U RWANDA GUKURA ABASIRIKARE BAYO MU GIHUGU CYA REPUBULIKA Y’AFRIKA YO HAGATI

ITANGAZO N° 002/PS.IMB/NB/2021:’’ ISHYAKA PS IMBERAKURI RIRASABA LETA Y’U RWANDA GUKURA ABASIRIKARE BAYO MU GIHUGU CYA REPUBULIKA Y’AFRIKA YO HAGATI’’

Kuwa 21 Ukuboza 2020 , Umukuru w’Igihugu yagejeje ijambo ku Banyarwanda yerekana uko igihugu gihagaze.Muri iryo jambo yemeje ko u Rwanda rwohereje ingabo zarwo mu gihugu cya Repubulika y’Afrika yo Hagati mu rwego rwo kubungabunga umutekano.
Impamvu zikomeye zagarutsweho n’Umukuru w’igihugu mu gufata icyemezo cyo kohereza ingabo z’u Rwanda ni uko icyo gihugu cyari kirimo kwitegura amatora ya Prezida wa Repubulika mu gihe inyeshyamba zirwanya ubutegetsi zari ziyemeje kuyaburizamo.
Ishyaka PS Imberakuri riributsa ko ingabo z’u Rwanda ziri mu gihugu cya Repubulika y’Afrika yo Hagati kuva cyera nk’ingabo ziri mu butumwa bwa ONU mu rwego rwo kubungangabunga umutekano wabaye agatereranzamba kuva Prezida Francois BOZIZE yahirikwa ku butegetsi.
Abanyarwanda ndetse n’amahanga baje gutungurwa no kumva Umukuru w’igihugu ahamiriza u Rwanda ndetse n’isi ko ingabo z’umugereka Leta y’u Rwanda yohereje muri iyi minsi muri icyo gihugu bishingiye ku masezerano y’inyabubiri yo gutabarana yabaye hagati y’ibihugu byombi.
Ishyaka PS Imberakuri rirasanga ayo masezerano y’inyabubiri yo gutabarana Leta y’u Rwanda yagiranye n’igihugu cya Repubulika y’Afrika yo Hagati atarakozwe mu nyungu z’Abanyarwanda ahubwo, niba koko anariho, yarakozwe bishingiye gusa ku nyungu za politiki mpuzamahanga aho u Rwanda rushaka kwiyerekana nk’igihugu cy’igihangange gifite ubushobozi bwa gisirikare bwo gutabara aho rukomeye muri Afrika.
Ishyaka PS Imberakuri ritabiciye ku ruhande, rirasanga kohereza ziriya ngabo muri kiriya gihugu byafatwa nk’aho Leta y’u Rwanda yigerezaho kuko ishaka kwiha igihagararo kirenze ubushobozi ifite muri politiki mpuzamahanga dore ko n’ibintu bitangiye gukomera kuko amakuru atandukanye yerekana neza ko ingabo z’u Rwanda zatangiye kugirira akaga muri kiriya gihugu.
Ishyaka PS Imberakuri rirasaba Inteko Ishinga Amategeko y’u Rwanda gushyira mu gaciro aho gukomeza kuruca ikarumira,igatumiza Ministre w’Ingabo kugira ngo asobanurire Abanyarwanda iby’amasezerano y’inyabubiri Leta y’u Rwanda yagiranye na Repubulika y’Afrika yo Hagati yabaye nka ya mpamvu ingana ururo yatumye ingabo z’u Rwanda zoherezwa hutihuti muri kiriya gihugu none ubuzima bw’ abana b’u Rwanda bukaba buri mu kaga.
Ibyo ari byo byose,Ishyaka PS Imberakuri rirasanga Leta y’u Rwanda igomba gukura ingabo yohereje muri kiriya gihugu mu rwego rw’amasezerano y’inyabubiri yabaye hagati y’ibihugu byombi kuko Abanyarwanda ntabwo babyariye kumenera amaraso igihugu kitari icyabo n’ibiri amambu biragaragara ko ingabo z’u Rwanda zoherejwe mu buryo bunyuranyije n’imigenzo myiza iteganywa n’Umuryango w’Ubumwe bw’Afurika mu rwego rwo gukemura ibibazo by’umutekano dore ko hari n’ibihugu byo mu Karere Repubulika y’Afrika yo Hagati iherereyemo byamaganye ingabo z’u Rwanda rugikubita.
Koko rero, mu rwego rwo gukemura ibibazo by’umutekano byavutse mu gihugu iki n’iki cyangwa mu Karere aka n’aka ko muri Afrika,Umuryango w’Ubumwe bw’Afurika uteganya ko ibi bibazo bibanza bigakemurwa biciye mu nzira yumvikanyweho n’ibihugu bigize Akarere igihugu gifite ibibazo giherereyemo.Ku bireba igihugu cya Repubulika y’Afurika yo Hagati, ni Umuryango wa CEAC wagombaga kwiyambazwa ku ikubitiro. Kuba u Rwanda rwarohereje ingabo bidasabwe nibura n’uriya Muryango byafashwe nko kwihuruza ibi bikaba byitwa muri diplomasi kwivanga. Ibi byose bituma ingabo z’u Rwanda ziri muri kiriya gihugu zishobora kwibasirwa n’abenegihugu bacyo cyangwa n’izindi ngabo zikomoka mu bihugu byo muri kariya Karere kuko zifatwa nk’abacanshuro bakorera bimwe mu bihugu by’ibihangage birwanira igihagararo mu rwego rwa politiki mpuzamahanga.


Bikorewe i Kigali,kuwa 14 Mutarama 2021
Me NTAGANDA Bernard
Prezida Fondateri wa PS Imberakuri (Sé)

L’ex-Premier ministre Édouard Balladur ouvre ses archives de 1994 sur le Rwanda

L’ancien Premier ministre français Édouard Balladur a annoncé ce lundi l’ouverture prochaine de ses archives sur le Rwanda, à quelques semaines de la remise d’un rapport d’historiens sur le rôle controversé de Paris pendant le génocide de 1994.

Édouard Balladur photographié en 1994 à Rennes alors qu'il était Premier ministre.
Édouard Balladur photographié en 1994 à Rennes alors qu’il était Premier ministre. | ARCHIVES OUEST-FRANCE/PHILIPPE CHER

J’ai décidé d’autoriser le moment venu l’ouverture de mes archives de Premier ministre, afin que chacun puisse librement constater ce que furent nos actions et ses résultats , écrit ce lundi Édouard Balladur, qui fut entre 1993 et 1995 le chef d’un gouvernement de droite dit « de cohabitation », sous la présidence socialiste de François Mitterrand.

Dans sa déclaration, Édouard Balladur défend notamment l’Opération Turquoise, une intervention militaro-humanitaire lancée par Paris au Rwanda, sous mandat de l’ONU entre juin et août 1994, qui a selon lui assuré la sauvegarde des victimes quelles qu’elles soient et dissuadé la poursuite des violences.https://d-2865446181427112706.ampproject.net/2011252111003/frame.html

Il « aimerait que les doutes soient levés »

Les détracteurs de Turquoise estiment que cette opération visait en réalité à soutenir le gouvernement génocidaire hutu, et s’inscrivait dans une stratégie de longue date menée notamment par la présidence française.

Les archives de Édouard Balladur vont faire apparaître que le gouvernement de l’époque et l’armée n’avaient rien à se reprocher, a déclaré à l’AFP un ancien conseiller du Premier ministre, Hugues Hourdin.

M. Balladur aimerait que les doutes soient levés sur l’action du gouvernement qu’il a conduit, il s’agit de purger ce débat lancinant depuis 25 ans, a-t-il ajouté.

Les zones d’ombre sur le rôle de Paris avant, pendant et après le génocide des Tutsis au Rwanda – qui fit selon l’ONU au moins 800 000 morts d’avril à juillet 1994 – restent une source récurrente de polémiques en France et empoisonnent les relations avec Kigali depuis près de 25 ans.

Les archives seront ouvertes début avril

Les archives de Édouard Balladur, des centaines de notes personnelles, de notes de cabinet, de PV d’entretiens avec le président Mitterrand, seront ouvertes au grand public début avril, en même temps que la publication du rapport de la commission d’historiens dirigée par Vincent Duclert pour faire la lumière sur le rôle de Paris.

Mise en place par Emmanuel Macron en 2019, cette commission a eu accès aux archives de Édouard Balladur, mais également à celles de François Mitterrand.

L’annonce de leur ouverture au grand public est une première victoire, a réagi M. Duclert, qui espère également l’ouverture du fonds Mitterrand.

Source : https://amp.ouest-france.fr/monde/rwanda/l-ex-premier-ministre-edouard-balladur-ouvre-ses-archives-de-1994-sur-le-rwanda-7107533?__twitter_impression=true