Daily Archives: March 28, 2021

RELATIONS FRANCE-RWANDA. LE RAPPORT DUCLERT, UNE OPÉRATION POLITICO-MÉDIATIQUE RONDEMENT MENÉE

Rappel du contexte

Le 26 mars 2021, un rapport de près de 1 200 pages a été remis officiellement à Emmanuel Macron. Il y a deux ans, le président français avait chargé une quinzaine d’historiens, réunis au sein de cette commission présidée par l’historien Vincent Duclert, d’examiner « les archives françaises relatives au Rwanda et au génocide rwandais», entre 1990 à et 1994. L’objectif affiché était d’établir le rôle de la France dans le génocide rwandais.

En attendant d’éplucher le volumineux rapport de 1200 pages, ceci est une réaction à chaud suite à sa présentation qui défraie la chronique depuis le 26 mars 2021.

Coup médiatique

Nous osons qualifier la sortie de ce rapport de “coup médiatique” suite à la façon dont il a été présenté et des réactions à chaud des principaux concernés que sont le Gouvernement français et le régime de Kigali.

D’emblée il a été souligné que le rapport commandité par le président de la France Emmanuel Macron lui a été remis au même moment qu’au régime de Kigali. La dépêche de RFI du 26 mars 202 indique en effet que : “En signe de bonne volonté, le rapport a d’ailleurs été remis aux autorités rwandaises au moment où il était présenté officiellement à Emmanuel Macron.”

On pourrait donc se demander à qui il était destiné en premier. Ensuite, les services du président français Emmanuel Macron ont aussitôt déclaré, toujours d’après RFI :« Nous espérons cette fois que la démarche de rapprochement avec le Rwanda pourra être engagée de manière irréversible », explique-t-on avec en ligne mire, la nomination d’un ambassadeur à Kigali prochainement.”

Dans la foulée, le régime rwandais a réagi, toujours selon RFI : “De son côté, le ministère des Affaires étrangères du Rwanda a salué dans la foulée « un pas important vers une compréhension commune du rôle de la France dans le génocide des Tutsis »’’.

On le voit donc, cette coordination médiatique n’est pas le fait du hasard mais le résultat d’une campagne médiatique savamment menée et coordonnée.

Le côté politicien de ce rapport transparait dans une interview de plusieurs minutes que Vincent Duclert qui présidait cette commission des historiens a accordé à RFI juste après la remise de son rapport au président Macron.

Celui qui, au départ, disait rester dans son rôle d’historien s’est répandu dans des considérations politiques et même s’est permis de donner ses avis et considérations sur des affaires judiciaires encore en cours. L’historien Vincent Duclert a en effet affirmé que le régime du Président Juvénal Habyarimana était “raciste et corrompu” mais sans indiquer si c’est dans les archives françaises qui lui étaient ouvertes dans le cadre de la commission qu’il a trouvé ces affirmations ou si c’était son point de vue personnel. Plus grave, il a prétendu que l’avion qui transportait le Président du Rwanda et son homologue du Burundi et leurs suites et qui fut abattu le 06 avril 1994, acte considéré comme “élément déclencheur du génocide” avait été abattu par des “extrémistes hutu” qui trouvaient Habyarimana trop mou. Ceci au moment où ces mêmes “extrémistes hutu” n’ont jamais cessé de demander, même quand ils étaient jugés par un tribunal de l’ONU le TPIR sis à Arusha en Tanzanie, que cet attentat fasse l’objet d’une enquête et que ces auteurs soient jugés, mais en vain. Le TPIR leur répondait en effet que la date du 06 avril 1994 n’entrait pas dans la période pour laquelle il avait le mandat, période qui va du 01 janvier au 31 décembre1994 comme le précisait la Résolution 955 du 8 novembre 1994 créant le TPIR.

Bien plus, les familles des trois citoyens français membres de l’équipage de cet avion et qui ont trouvé la mort dans cet attentat demandent, depuis 27 ans, à la Justice française de leur donner justice, mais le Ministère Public de France fait du forcing pour qu’un non-lieu soit définitivement prononcé pour cette affaire de l’attentat du 06 avril 1994. Quand Vincent Duclert affirme que ce seraient les “ extrémistes hutu“ qui auraient commis cet attentat terroriste, maintenant qu’ils sont démunis, sans défense et apatrides, on ne comprend pas comment la France rechignerait à les juger pour ce crime surtout que des citoyens français aussi en furent des victimes.

L’historien évoque aussi le cas du Capitaine Barril mais on ne voit pas en quoi les actes de cet officier qui n’était plus sous les drapeaux pourraient engager la responsabilité de la France comme il le prétend.

Délicate opération politique franco-française

La lecture de la formulation des conclusions auxquelles est arrivée cette commission Duclert permet de saisir la portée politique de cette entreprise.

La France ne serait pas complice du génocide commis au Rwanda. Mais “La France porte des «responsabilités lourdes et accablantes » dans les évènements qui ont abouti au génocide des Tutsis en 1994, selon les conclusions du rapport.”

Mais cette responsabilité est à mettre sur le dos du seul ancien Président François Mitterrand. C’est astucieux. Sachant que le Parti socialiste de François Mitterrand a éclaté. Ce faisant, Macron récupère les socialistes anti-mitterrandiens genre Bernard Kouchner ou Raphael Glucksmann, … mais sans s’aliéner l’aile socialiste qui comptera tout de même dans la balance électorale dans les perspectives de 2022.

Du même coup, en faisant tout endosser au disparu Président Mitterrand qui, en 1994, était en cohabitation avec la droite, Macron évite de heurter les anciens membres du Gouvernement Balladur qui se trouvent être actuellement ses alliés objectifs (Sarkozy, De Villepin,…) dont il aura besoin en 2022. Il ménage aussi ceux de la droite non complexée qui n’admettraient pas que l’honneur de la France soit sacrifié sur l’autel de la réconciliation avec le régime tutsi du Rwanda, comme Alain Juppé.

Enfin. il se garde de heurter la hiérarchie de la “Grande muette”, l’Armée française  qui est  convaincue d’avoir accompli ses missions dans l’honneur et l’abnégation au Rwanda malgré les calculs des politiciens.

Risques

En cédant aux pressions du régime de Paul Kagame mais sans trop céder, le président français Emmanuel Macron risque de se retrouver dans une position plus inconfortable que celle dont il a hérité en 2017. Fort de son coup, le régime du FPR va faire monter les enchères en exigeant que des personnalités politiques et militaires nommément citées soient traduites en justice pour : “complicité de génocide”. Et pour avoir reconnu la responsabilité de François Mitterrand, le régime du FPR de Paul Kagame va demander à la France des réparations que même les plus puissants ordinateurs du monde ne sauraient chiffrer.

Que retenir de cette histoire pour l’Histoire?

Nous, nous retiendrons seulement que quand une puissance moyenne s’engage dans une guerre aux côtés d’un allié, quand cet allié perd la guerre, les conséquences et surtout l’humiliation de la défaite se répercutent aussi jusque chez cette puissance. La France s’était engagée à soutenir le régime républicain et démocratique agressé par les descendants des féodo-monarchistes membres de l’Armée régulière de l’Ouganda. En acceptant et même en hâtant la défaite de son allié d’alors, elle doit boire la tasse jusqu’à la lie tant que le régime féodo-monarchique restauré au Rwanda en 1994 règnera dans ce pays. Quant à Vincent Duclert et consorts, ils ne sont que des pièces de ce puzzle politico-médiatique.

Emmanuel Neretse

Source: Musabyimana.net

Surprisingly, Kagame is not among 40 leaders invited by Joe BIDEN.

With all rumors about Kagame’s life concerns, the whole world is watching the Rwanda’s leader who was not seen in public since 2020. He did not attend all presidential meetings and, instead, was seen in virtual gatherings. This was interpreted by observers as a way to hide the fragile health status of the President. Some argue that a 3-D mask was engineered and could be put up by any person to replace Kagame without raising questions. In January,2021; a Rwandan woman, IDAMANGE Iryamugwiza Yvonne, declared that President Paul KAGAME is dead since long, that Rwandans are led by a corpse, before calling on Rwandans to meet at President’ office to take out the cadaver. She was second to talk clearly about Kagame’s “death” after Rev Father Thomas NAHIMANA who confirmed detaining same information. The president’s office could neither confirm nor deny the information. Rather, Mrs IDAMANGE was arrested and charged of many allegations except the one to have declared Kagame dead! The US President has just invited 40 world leaders without Kagame, a very first event of such a caliber that will be missed by the Rwandan President in 27 years. This will only fuel more concerns about Kagame’s whereabouts.

President Biden Invites 40 World Leaders to Leaders Summit on Climate

Today, (March 26th 2021) President Biden invited 40 world leaders to the Leaders Summit on Climate he will host on April 22 and 23.  The virtual Leaders Summit will be live streamed for public viewing.

President Biden took action his first day in office to return the United States to the Paris Agreement.  Days later, on January 27, he announced that he would soon convene a leaders summit to galvanize efforts by the major economies to tackle the climate crisis.

The Leaders Summit on Climate will underscore the urgency – and the economic benefits – of stronger climate action.  It will be a key milestone on the road to the United Nations Climate Change Conference (COP26) this November in Glasgow.

In recent years, scientists have underscored the need to limit planetary warming to 1.5 degrees Celsius in order to stave off the worst impacts of climate change.  A key goal of both the Leaders Summit and COP26 will be to catalyze efforts that keep that 1.5-degree goal within reach.  The Summit will also highlight examples of how enhanced climate ambition will create good paying jobs, advance innovative technologies, and help vulnerable countries adapt to climate impacts.

By the time of the Summit, the United States will announce an ambitious 2030 emissions target as its new Nationally Determined Contribution under the Paris Agreement.  In his invitation, the President urged leaders to use the Summit as an opportunity to outline how their countries also will contribute to stronger climate ambition.

The Summit will reconvene the U.S.-led Major Economies Forum on Energy and Climate, which brings together 17 countries responsible for approximately 80 percent of global emissions and global GDP.  The President also invited the heads of other countries that are demonstrating strong climate leadership, are especially vulnerable to climate impacts, or are charting innovative pathways to a net-zero economy.  A small number of business and civil society leaders will also participate in the Summit.

Key themes of the Summit will include:

  • Galvanizing efforts by the world’s major economies to reduce emissions during this critical decade to keep a limit to warming of 1.5 degree Celsius within reach.
  • Mobilizing public and private sector finance to drive the net-zero transition and to help vulnerable countries cope with climate impacts. 
  • The economic benefits of climate action, with a strong emphasis on job creation, and the importance of ensuring all communities and workers benefit from the transition to a new clean energy economy.
  • Spurring transformational technologies that can help reduce emissions and adapt to climate change, while also creating enormous new economic opportunities and building the industries of the future.
  • Showcasing subnational and non-state actors that are committed to green recovery and an equitable vision for limiting warming to 1.5 degree Celsius, and are working closely with national governments to advance ambition and resilience.
  • Discussing opportunities to strengthen capacity to protect lives and livelihoods from the impacts of climate change, address the global security challenges posed by climate change and the impact on readiness, and address the role of nature-based solutions in achieving net zero by 2050 goals. 

Further details on the Summit agenda, additional participants, media access, and public viewing will be provided in the coming weeks.

The President invited the following leaders to participate in the Summit:

  • Prime Minister Gaston Browne, Antigua and Barbuda
  • President Alberto Fernandez, Argentina 
  • Prime Minister Scott Morrison, Australia    
  • Prime Minister Sheikh Hasina, Bangladesh
  • Prime Minister Lotay Tshering, Bhutan
  • President Jair Bolsonaro, Brazil    
  • Prime Minister Justin Trudeau, Canada          
  • President Sebastián Piñera, Chile 
  • President Xi Jinping, People’s Republic of China    
  • President Iván Duque Márquez, Colombia    
  • President Félix Tshisekedi, Democratic Republic of the Congo
  • Prime Minister Mette Frederiksen, Denmark 
  • President Ursula von der Leyen, European Commission
  • President Charles Michel, European Council
  • President Emmanuel Macron, France        
  • President Ali Bongo Ondimba, Gabon        
  • Chancellor Angela Merkel, Germany 
  • Prime Minister Narendra Modi, India    
  • President Joko Widodo, Indonesia      
  • Prime Minister Benjamin Netanyahu, Israel
  • Prime Minister Mario Draghi, Italy    
  • Prime Minister Andrew Holness, Jamaica
  • Prime Minister Yoshihide Suga, Japan  
  • President Uhuru Kenyatta, Kenya      
  • President David Kabua, Republic of the Marshall Islands
  • President Andrés Manuel López Obrador, Mexico  
  • Prime Minister Jacinda Ardern, New Zealand
  • President Muhammadu Buhari, Nigeria        
  • Prime Minister Erna Solberg, Norway 
  • President Andrzej Duda, Poland  
  • President Moon Jae-in, Republic of Korea     
  • President Vladimir Putin, The Russian Federation  
  • King Salman bin Abdulaziz Al Saud, Kingdom of Saudi Arabia
  • Prime Minister Lee Hsien Loong, Singapore
  • President Matamela Cyril Ramaphosa, South Africa 
  • Prime Minister Pedro Sánchez, Spain
  • President Recep Tayyip Erdoğan, Turkey
  • President Sheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan, United Arab Emirates
  • Prime Minister Boris Johnson, United Kingdom
  • President Nguyễn Phú Trọng, Vietnam    

Source: White House