Monthly Archives: December 2021

Niger – France – Rwanda : Macron au-dessus des Nations-Unies pour les intérêts de Paul Kagame ?

Traduction de l’article publié par d’AfroAmerica Network

Niger – France – Rwanda : Le président du Niger, Mohamed Bazoum, va expulser des Rwandais sous la pression d’Emmanuel Macron (France) et de Paul Kagame (Rwanda), violant ainsi l’accord passé avec les Nations unies.

Le 27 décembre 2021, le gouvernement du Niger dirigé par Mohamed Bazoum a annoncé qu’il expulsait 8 Rwandais du territoire nigérien. Les 8 Rwandais ont été acquittés ou libérés par le Tribunal pénal international (TPI) de l’Organisation des Nations Unies après des dizaines d’années de procès controversés à Arusha, en Tanzanie et ont été récemment envoyés au Niger. Selon des sources d’AfroAmerica Network dans l’entourage du Président Mohamed Bazoum, la décision de rompre l’accord avec les Nations Unies a été prise à la suite d’une longue conversation téléphonique directe entre le Président du Niger Mohamed Bazoum à Niamey et le Président français Emmanuel Macron et le Président rwandais Paul Kagame, depuis Paris le 20 décembre 2021.

Ces 8 Rwandais, qui avaient fait partie du gouvernement ou de l’armée rwandaise jusqu’en 1994, ont été envoyés au Niger sur la base de l’accord entre le gouvernement du Niger et l’Organisation des Nations unies, signé à Niamey, au Niger, le 15 novembre 2021.   Les 8 Rwandais sont les suivants :

    Zigiranyirazo Protais

    Nzuwonemeye Francois Xavier

    Nteziryatyo Alphonse

    Muvunyi Tharcisse

    Ntagerura André

    Nsengiyumva Anatole

    Mugiraneza Prosper

    Sagahutu Innocent

Une personne, Bicamumpaka Jerome Clement, a été retirée de la liste à la dernière minute, lorsque le gouvernement nigérien a appris que le gouvernement canadien suivait de près l’affaire le concernant.

La décision d’expulser les Rwandais a été énoncée dans un décret signé par le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Hamadou Adamou Souley, le 27 décembre 2021. Les personnes visées ont eu 7 jours pour quitter le pays. Le gouvernement nigérien a déclaré que cette décision était motivée par des considérations et des intérêts diplomatiques primordiaux.

La question était alors la suivante : qu’est-ce qui se cachait derrière ces intérêts diplomatiques ?

Selon les sources d’AfroAmerica Network au sein du gouvernement nigérien, la décision a été prise après un long appel reçu par le président Mohamed Bazoum de la part du président français Emmanuel Macron, le 20 décembre 2021.

Emmanuel Macron a reçu le 20 décembre 2021 Paul Kagame à l’Élysée

 En fait, cette annonce fait suite à la visite en France, du 19 au 21 décembre 2021, du général Paul Kagame, dictateur rwandais, et à sa rencontre avec le président français Emmanuel Macron, à Paris.

D’autres sources d’AfroAmerica Network proches du gouvernement rwandais ont déclaré que la rencontre entre Emmanuel Macron et Paul Kagame à Paris le 20 décembre 2021 a porté sur l’avancement du déploiement des troupes rwandaises dans la région mozambicaine de Cabo Delgado, en particulier à Afungi, une zone riche en pétrole, gaz et minéraux, pour lutter contre l’insécurité croissante et la guerre civile, et surtout protéger les intérêts de la compagnie pétrolière française Total.   Les sources, sans être précises, ont également mentionné que la situation en Afrique de l’Ouest, notamment au Mali, au Niger et en République centrafricaine, a été discutée.

Relations France – Niger – Rwanda :  Une condition pour les forces rwandaises de maintien de la paix au Niger

L’influence de la France, sous la direction d’Emmanuel Macron, s’est fortement affaiblie en Afrique, en particulier en Afrique de l’Ouest. Cela a eu un impact sur l’économie française qui dépend des ressources naturelles et des matières premières de la région et exporte vers l’Afrique. La France a également été la cible d’éminents activistes africains, notamment du mouvement panafricain (voir ici : Kémi Séba : AfroAmerica Network Black Man of Year 2021) et de dirigeants africains, comme le nouveau président de transition du Mali, le colonel Assimi Goita, qui, tout en promettant le retour à un régime civil en février 2022 après la tenue d’élections présidentielles et législatives, a décidé d’expulser les troupes françaises du Mali.

Les institutions au Rwanda ne fonctionnent pas, les enfants du Rwanda vont mourir au combat aux quatre coins d’Afrique pour les intérêts de la France. Un jour Emmanuel Macron rendra compte au peuple rwandais.

La France a donc tenté de s’appuyer sur certains dirigeants africains pour maintenir son influence et protéger ses intérêts. Parmi ces dirigeants, on trouve des dictateurs africains, comme le général Paul Kagame, et d’autres dont l’administration est faible et qui sont confrontés à une insurrection virulente cherchant la protection de la France, notamment le président du Niger, Mohamed Bazoum.

Le 31 mars 2021, deux jours seulement avant la prestation de serment du président Mohamed Bazoum, les forces de sécurité nigériennes ont déjoué une tentative de coup d’État menée par une unité militaire dans la capitale Niamey. Le coup d’État a été évité par la Garde présidentielle.  Malgré la tentative de coup d’État, le 2 avril 2021, Bazoum a prêté serment, devenant ainsi le premier président démocratiquement élu du pays depuis l’indépendance en 1960.

Depuis lors, selon des sources d’AfroAmerica Network au sein de son cercle intime, le président Mohamed Bazoum ne fait pas confiance aux militaires et cherche à obtenir l’aide du gouvernement français. Son gouvernement est également confronté à une insurrection djihadiste meurtrière qui sème le chaos dans l’ouest du pays et dans toute la région du Sahel. Le gouvernement français, se fondant sur l’expérience du Mozambique, a proposé d’inviter, officiellement ou secrètement, des forces spéciales ou des troupes rwandaises au Niger pour soutenir la garde présidentielle et les troupes loyales. Les troupes assureront également la sécurité autour des mines d’or et d’uranium et des zones de ressources pétrolières.

Des sources au sein du gouvernement nigérien confirment que l’expulsion de 8 Rwandais est la condition clé dans l’exécution d’un plan élaboré qui a été adopté lorsque le président du Niger Mohamed Bazoum a demandé au président français de l’aider à assurer la sécurité de son gouvernement et de son administration.

 Le président français Emmanuel Macron a proposé d’utiliser les troupes rwandaises, compte tenu de leurs performances au Mozambique, au Sud-Soudan et en République centrafricaine, mais aussi de la nécessité de garder le secret et de ne pas exposer les troupes françaises dans une zone où elles ne sont pas les bienvenues. La France doit ensuite aider à convaincre Paul Kagame et fournir des fonds suffisants pour les opérations.  

Le président Mohamed Bazoum a trouvé la proposition brillante. Le président français Emmanuel Macron a alors invité le général Paul Kagame à discuter de la proposition d’envoyer les troupes et les forces spéciales rwandaises au Niger. Une partie des forces spéciales a terminé l’entraînement à la mi-décembre 2021.

A partir de là, l’exécution du plan s’est déroulée comme suit :

  • Le président français Emmanuel Macron a organisé une courte visite soudaine du général Paul Kagame à Paris, en France, du 19 au 21 décembre 2021.
  • Puis, le 20 décembre 2021, le président français Emmanuel Macron et le général Paul Kagame ont eu une discussion à Paris. De façon imprévue, le général Paul Kagame a posé une condition : expulser les 8 Rwandais du Niger, sans délai. Immédiatement, Emmanuel Macron et Paul Kagame ont appelé Mohamed Bazoum pour lui soumettre cette condition. Celui-ci a immédiatement accepté, sans aucune condition.
  • Une semaine plus tard, le 27 décembre 2021, la décision d’expulser les 8 Rwandais est rendue publique.

Quelle est la prochaine étape ? 

  • Les troupes rwandaises vont-elles se déployer secrètement au Niger et contribuer à mettre fin à l’insécurité, à sécuriser le gouvernement et l’administration de Mohamed Bazoum et à protéger les intérêts du gouvernement français dans la région ?
  • L’Organisation des Nations Unies et le Tribunal pénal international permettront-ils au gouvernement du Niger de Mohamed Bazoum de rompre l’accord signé un mois plus tôt et d’expulser les 8 Rwandais ?
  • Quel sera le sort des 8 Rwandais, reconnus innocents ou libérés par le Tribunal pénal international (TPIR), après des décennies de procès et de détention controversés ?  Seront-ils contraints de retourner au Rwanda, où ils risquent presque certainement d’être maltraités, emprisonnés ou tués ?

AfroAmerica Network poursuit son investigation.

Par AfroAmerica Network

“Tous les pays membres de l’ONU ont une dette morale envers les peuples de la région des Grands Lacs d’Afrique”- Victoire Ingabire Umuhoza

La Journée des droits de l’homme est célébrée chaque année le 10 décembre, jour anniversaire de l’adoption en 1948 par l’Assemblée générale des Nations Unies de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Ce 10 décembre 2021, les habitants de la région des Grands Lacs, dont je fais partie, et tous ceux qui s’intéressent à la situation politique de cette région, sont en droit de se demander si ce jour a la même signification que celle qu’il avait le 10 décembre 1948.

"Tous les pays membres de l'ONU ont une dette morale envers les peuples de la région des Grands Lacs d'Afrique"
Enfant au lac Kivu © Getty

En effet, la région des Grands Lacs connaît des conflits interminables depuis plus de deux décennies qui, d’après certaines publications, ont causé la mort de plus de cinq millions de personnes, surtout à l’est de la République démocratique du Congo, sans oublier des conflits ouverts qui coutent beaucoup de vies humaines dans cette partie du monde.

Les conflits dans la région des Grands Lacs découlent fondamentalement de l’absence totale d’un État de droit et des effets qui en dérivent. On peut citer notamment l’absence de démocratie pluraliste. Dans les pays de la région des grands lacs, on y trouve plutôt une démocratie de de façade caractérisée par la culture de l’impunité, le non-respect des droits de l’homme et des libertés des citoyens, la mauvaise gouvernance et la mauvaise gestion des ressources économiques.

En décembre 2020 le Conseil de Sécurité a pour la nième fois adopté la stratégie pour la consolidation de la paix et la prévention et le règlement des conflits dans la région des Grands Lacs. Une stratégie qui s’articule autour des trois piliers, à savoir : a) la paix, la sécurité et la justice; b) le développement durable et la prospérité partagée; c) la résilience face aux problèmes anciens et nouveaux[1].

Ces stratégies que le Conseil de Sécurité ne cesse de rappeler n’ont jamais été mises en application et n’amènent donc pas la tranquillité au simple citoyen des pays de la région des Grands Lacs d’Afrique car dans le monde globalisé d’aujourd’hui les intérêts économiques priment sur les droits fondamentaux de l’homme.

Ainsi par exemple, en 2010, l’ONU a publié un rapport cartographié documentant les violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises sur le territoire de la RDC entre mars 1993 et ??juin 2003[2].

Dans ce rapport, l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) appuyée par le Rwanda a été identifiée comme l’auteur de plusieurs crimes. Face à ces accusations, les hauts fonctionnaires du Rwanda ont consacré du temps, de l’énergie et des efforts à se défendre auprès de la communauté internationale contre les allégations d’implication dans le conflit en RDC. Malgré ces efforts de défense, la réputation du Rwanda en tant qu’instigateur du conflit et exploitant illicitement des minerais dans l’est de la RDC restera toujours la source de méfiance, surtout entre le peuple congolais et le peuple rwandais mais aussi au niveau des relations entre le Rwanda et la RDC jusqu’à ce que ces accusations ne soient éclaircies une fois pour toutes.

A part ces conflits ouverts en RDC, il y a aussi des conflits latents entre le Rwanda et ses autres voisins. En 2015, les relations entre le Rwanda et le Burundi se sont également détériorées. Le Burundi a accusé le Rwanda d’avoir orchestré un coup d’état manqué; tandis que les autorités rwandaises accusent son voisin du sud d’abriter les rebelles qui veulent renverser son pouvoir. La frontière entre le Rwanda et le Burundi a été fermée pendant longtemps.

En 2018, des problèmes sont survenus entre le Rwanda et l’Ouganda. Le Rwanda se plaignait que l’Ouganda arrêtait des Rwandais vivant en Ouganda et que ces Rwandais sont torturés ou subissent des traitements cruels, inhumains et dégradants. Les autorités rwandaises accusent aussi l’Ouganda de soutenir les groupes rebelles qui tentent de renverser le pouvoir en place au Rwanda. La frontière entre le Rwanda et l’Ouganda ont également été fermés pendant plusieurs mois.

La fermeture des frontières prive ainsi les simples citoyens de ces pays leur liberté de mouvement ce qui viole l’article 13 de déclaration universelle des droits de l’homme.

A cette date où nous célébrons la journée des droits de l’homme instaurée par l’ONU, des foyers d’instabilité et de violence, des accrochages transfrontaliers, la méfiance et les tensions persistent entre les pays de la région des Grands Lacs d’Afrique.

Ainsi, j’invite la communauté internationale, surtout le groupe international de contact des pays de la région des Grands Lacs d’Afrique à assister les pays de cette partie du monde à trouver une solution adéquate et inclusive.

Il est déplorable de constater que la stratégie de l’ONU citée précédemment, certains acteurs clé rwandais n’ont pas été consulté pourtant le Rwanda est dans le centre de toutes ces tensions.

Les violations des droits de l’homme commises au Rwanda sont décrites en détail depuis plus de dix ans dans les rapports annuels de l’Union européenne sur les droits de l’homme et la démocratie, publiés sur le site du Service européen pour l’action extérieure[3]. De plus, lors de la 37ème session de l’Examen Périodique Universel sur les droits de l’homme au Rwanda, qui s’est tenue à Genève en janvier 2021, des représentants de divers Etats membres des Nations Unies ont fait part aux délégués de notre gouvernement de leurs préoccupations concernant les violations des droits de l’homme au Rwanda[4].

Toutes ces violations poussent certains rwandais à quitter le pays et beaucoup d’entre eux à se regrouper dans différentes organisations armées ou non armées, ce qui constitue à moyen ou à long terme une menace de sécurité du Rwanda.

J’ai toujours soutenu que sans résoudre le problème politique du Rwanda, il sera impossible d’apporter la stabilité dans cette région.

Je reste convaincue que les difficultés politiques, sociales et économiques auxquelles mon pays est confronté ne peuvent être surmontées que si notre gouvernement est contraint de faire les réformes de gouvernance nécessaires aujourd’hui. Ces réformes peuvent être réalisées à travers un dialogue entre toutes les composantes de la société rwandaise[5].

Sans ces réformes, il sera difficile de promouvoir le respect des droits de l’homme au Rwanda et par conséquent d’éviter et/ou d’arrêter le bain de sang qui coule dans la région des pays de Grands Lacs d’Afrique depuis plus de trois décennies.

A cette journée de droits de l’homme, je vous invite à écouter les cris de ces femmes violées, abandonnées à leur sort ; mais aussi à être attentifs aux pleurs de ces enfants qui sont privés de toute vie décente, qui vivent dans la pauvreté sans précédent.

Travaillons ensemble pour mettre fin au trafic de minerais de sang dans toute la région et privilégions la paix, la stabilité et le développement de tous.

Tous les pays membres de l’ONU ont une dette morale envers les peuples des pays de la région des Grands Lacs d’Afrique car en signant la charte des peuples des Nations Unies, ils se sont engagés à assurer le respect universel et effectif des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans le monde entier. J’en appelle à leur conscience pour que le sang cesse de couler dans les pays de la région des Grands Lacs d’Afrique.

Victoire Ingabire Umuhoza,présidente de DALFA UMURINZI

Source: Levif

[1] https://ungreatlakes.unmissions.org/sites/default/files/s_2020_1168_f.pdf

[2] https://www.ohchr.org/Documents/Countries/CD/DRC_MAPPING_REPORT_FINAL_EN.pdf

[3] 4 https://eeas.europa.eu/headquarters/headquarters-homepage/82/about-european-external-action-service-eeas_en

[4] https://www.ohchr.org/EN/HRBodies/UPR/Pages/RWIndex.aspx

[5] https://www.levif.be/actualite/international/pour-un-nouveau-dialogue-inter-rwandais-carte-blanche/article-opinion-14811

Foreign Secretary Liz Truss is urged to block the appointment of Rwanda’s top diplomat in London over the kidnap and detention of the country’s most famous human rights activist

  • Liz Truss is being urged by MPs to block the appointment of Johnston Busingye
  • They are calling for sanctions to stop him being Rwanda’s high commissioner
  • Mr Busingye was demoted in September by Rwandan President Paul Kagame
  • He said government chartered a flight that led to Paul Rusesabagina’s seizure

Foreign Secretary Liz Truss is being urged to block the appointment of Rwanda’s top diplomat in London over his central role in the kidnap and detention of the country’s most famous human rights activist.

Senior MPs from both main parties are calling on Ms Truss to impose urgent sanctions on Johnston Busingye, Rwanda’s former justice secretary, to prevent his instalment as the central African regime’s next high commissioner.

Mr Busingye was demoted by Rwandan President Paul Kagame after admitting that their government chartered a flight that led to the seizure of Paul Rusesabagina, the real-life hero of the film Hotel Rwanda who saved more than 1,200 lives in the 1994 genocide.

Mr Rusesabagina – a critic of the dictatorship – was duped into flying to Rwanda after boarding a private jet in Dubai he thought was flying to a neighbouring country. The 67-year-old was jailed for ‘terrorism’ in September.

Senior MPs are calling on Liz Truss to impose sanctions on Johnston Busingye (pictured), Rwanda's ex-justice secretary, to stop his instalment as the country's next high commissioner+2

Senior MPs are calling on Liz Truss to impose sanctions on Johnston Busingye (pictured), Rwanda’s ex-justice secretary, to stop his instalment as the country’s next high commissioner

Last week, Mr Busingye was named in Parliament by former Tory leader Sir Iain Duncan Smith alongside Chinese Communist bosses involved in crimes against humanity, Iranian torturers and Sudanese militia leaders in a debate on sanctions.

Mr Duncan Smith queried why Mr Kagame was proposing to send ‘that abusive individual’ to represent his nation. ‘Do they think the UK is a soft touch?’ he asked.

‘This man should be sanctioned, not sent as their bloody ambassador,’ he told The Mail on Sunday. 

‘It is a disgrace that the Government has not yet made it clear we will reject his credentials. We must make a very strong statement.’

Labour’s Chris Bryant said it was ‘inconceivable’ that Ministers might accept the appointment. ‘Instead of sending a coach to take him to Buckingham Palace to meet the Queen, they should bar him from entering the country.’

The MPs are co-chairmen of the All-Party Group on Magnitsky Sanctions, which aims to target those responsible for corruption or human rights violations.

Bill Browder, the financier who pushed for such laws around the world after his lawyer Sergei Magnitsky was murdered in Russia, said Rusesabagina was a hero, adding: ‘His only real crime was to be critical of Kagame.’

Mr Rusesabagina was manager of Hotel des Mille Collines in Kigali when he saved the lives of 1,268 people who sought sanctuary there amid the horrors of the genocide.

Fearing for his safety, he later fled to the US where he received the Presidential Medal of Freedom. 

A fierce critic of Mr Kagame, he co-founded the Rwandan Movement for Democratic Change, a coalition of opposition groups.

The Rwandan regime, which has a history of smearing its enemies, accused him of being ‘the founder, leader, sponsor and member of violent, armed, extremist terror outfits’. 

He denied all charges.

Human rights groups condemned his unlawful seizure and criticised the trial as a charade. Rusesabagina was sentenced in September to 25 years in prison.

Mr Busingye’s admission of his government’s role came after a video was inadvertently sent to al-Jazeera. It showed him being coached for an interview with the broadcaster by Chelgate, a London specialist in ‘reputation management’. 

In the footage, he admitted prison authorities intercepted confidential correspondence between Mr Rusesabagina and his lawyers, which he denied in the interview.

In a second interview, he confirmed the regime paid for the plane that took Mr Rusesabagina to Kigali and for the individual who tricked him on to the plane.

‘This man oversaw the kidnapping and torture of my father,’ said his daughter Carine Kanimba. 

‘He should be disqualified from a role that requires the holder to be a person of integrity.’

The Foreign Office, which can veto ambassadors and high commissioners, declined to comment, and the Rwandan government did not respond to a request for comment last night.

Source: Daily Mail

Intra-Rwandan dialogue is crucial for peace in the Great Lakes

The conflicts in the Great Lakes region cannot be fully resolved until Rwanda addresses its internal political problems.

Since Rwanda gained its independence in 1962, the country has experienced successive regimes that have stayed in power by any means possible, refusing to implement good governance reforms. The repercussions have been massacres and human rights violations, culminating in the Tutsi’s genocide of 1994.

After the Rwandan Patriotic Front (RPF) took power in 1994, it held national consultations – referred to as Urugwiro Village meetings – to discuss how Rwanda could solve its issues of national unity, democracy, justice, economy and security. The outcomes of these consultations have been the guiding philosophies of the governance implemented by the RPF over the past two decades.

Nonetheless, the way Rwanda’s governance and relationship with its neighbouring countries in the Great Lakes region have evolved over time is a concern. Today there are pressing issues that necessitate holding another intra-Rwandan dialogue between the Rwandan government and dissenting voices and civil society organisations operating in and outside the country to revamp its governance strategy so that long-term stability at home and in the Great Lakes region is guaranteed.

The consensus democracy that aimed to prevent further ethnic violence while accelerating development agreed on during the Urugwiro Village meetings has transformed over time into a political system that suppresses political dissent, restricts pluralism and curbs civil liberty in Rwanda.

In many instances the government has abused its power, collaborating with the judicial system to criminalise its critics under the silent watch of the legislature. These practices, along with widespread human rights abuses, point to the fact that the prospect for full democracy in Rwanda remains rather bleak today.

The mechanisms to promote unity and reconciliation among Rwandans adopted by the national consultation of 1999 were commendable. However, the lack of public and official remembrance of the victims of war crimes committed in Rwanda before, during, and after the genocide against the Tutsis are creating conflicting views among citizens today. This creates social grievances and weakens trust and cooperation among Rwandans.

The development programme put forward during the national consultation of 1999 that aimed to transform Rwanda into a middle-income state driven by building a knowledge-based economy by 2020, has also not delivered on many of its promises. Rwanda remains a low-income state in spite of the abundant financial support that the government has received from development partners. As a result, the goal of turning Rwanda into a middle-income country had to be postponed to 2035.

Over the 20 years since the Urugwiro Village meetings took place, the political scenery in Rwanda has transformed as well. It is no longer limited to the opposition affiliated with the ruling party, but also includes a diverse group of dissenting politicians and activists. Although critics are often marginalised by the government and their voices stifled, they are increasingly being heard across Rwanda and beyond.

The government needs to start taking into consideration the criticism that is coming out of these political quarters. After all, it is the lack of an inclusive political process that hindered good governance and led to conflict in Rwanda in the 1990s.

Some Rwandans have already taken to armed struggle, which has increasingly worried the government and exacerbated relations with Rwanda’s neighbours. The United Nations has issued a number of reports alleging the Rwandan government is involved in the conflict in the eastern part of the Democratic Republic of the Congo (DRC), where it is trying to stem insurgencies it perceives as threatening. Officials in Kigali have repeatedly denied these accusations.

Political tensions between Rwanda and Burundi and Uganda have also worsened in recent years over allegations that these two countries are supporting opposition figures who also want to topple the Rwandan leadership by force. This has led to the closure of borders, which has had a negative economic impact on the country.

To address all these challenges, a new intra-Rwandan dialogue is absolutely necessary today. Such a forum could come up with important reforms that can help improve governance. This would enable Rwanda to secure long-term stability and eventually contribute to conflict resolution in the Great Lakes region.

This dialogue would be aligned with the UN strategy for peace consolidation, conflict prevention and resolution in the Great Lakes region adopted in October 2020. The strategy affirms that effective and sustained dialogue among citizens is key to fostering trust, addressing underlying grievances and facilitating actions for peace, stability and prosperity.

Fortunately for Rwanda, a constant quest for solutions through dialogue is one of the fundamental principles in its constitution. In June 2021, we submitted to the Rwandan government a roadmap for a promising future, requesting the proposed dialogue to be organised before Rwanda’s presidential election in 2024.

For more than a decade, the international community has tried to find a solution to the persistent instability in the Great Lakes region. I have always argued that without solving Rwanda’s internal political problem, it will be impossible to bring about stability in that region.

It is therefore timely and appropriate that regional and international stakeholders support the realisation of the proposed intra-Rwandan dialogue for governance reforms in Rwanda and peace consolidation in the Great Lakes region.

The views expressed in this article are the author’s own and do not necessarily reflect Al Jazeera’s editorial stance.


Victoire Ingabire Umuhoza
Rwandan political figure Victoire Ingabire Umuhoza is Rwandan political figure. In 2010 Victoire returned to Rwanda from exile in The Netherlands to run for presidential candidate but was arrested and sentenced to 15 years in prison by the Rwandan Supreme court in a politically motivated judicial proceeding. Her appeal to the African court on Human and People’s rights cleared her and held that Rwanda violated her rights to freedom of expression as well as to adequate defence. Victoire was released in 2018 by presidential grace after eight years of imprisonment, five of which she spent in isolated confinement. She has founded and is chairing Development and Liberty for All (DALFA-Umurinzi) political party. Her party is yet to be registered in Rwanda. It aims to strive for the rule of law and sustainable development that benefits every Rwandan.