Kagame a détourné des milliards. Quelles leçons?

Il ne m’a jamais séduit et je ne l’ai jamais cité comme un bon exemple. La seule fois que le rwandais est apparu dans mes contributions c’était pour dire, que ce n’était pas un miracle mais l’œuvre d’un régime fort qui a su imposer une discipline militaire reflet d’une bonne gestion de l’ environnement de la ville, de l’absence d’une presse privée comme chez nous, qui mettrait à nu ce mirage d’une économie saine et d’une gestion vertueuse au bénéfice des citoyens.

Les gros investissements médiatisés sont les ruisseaux qui drainent en Afrique les capitaux vers les paradis fiscaux traversant les villages où règnent la misère et tous les manques qui étranglent et anéantissent les couches vulnérables. Et voilà que les complices que sont les Institutions financières et les puissances européennes je ne sais pour quelles contradictions ou divergences dans le partage du gâteau ou des stratégies économiques, viennent mettre à nu ce détournement de milliards de dollars par le Régime de Paul Kagamé.

Je n’ai jamais cru au patriotisme de quelqu’un qui a accédé au pouvoir par les armes dirigées contre son propre peuple. Il y a des discours des dirigeants africains, qui font rire sous cape certains dirigeants du nord avec qui, ils partagent le butin. Mon pays le Sénégal, n’a pas besoin de copier des exemples, son problème c’est l’utilisation de ses ressources humaines de qualité qui font le tour de l’Afrique et du monde pour vendre leur savoir à laquelle il faut ajouter, la mise à la périphérie, ou au frigo de toute personne qui voit et dit les choses autrement. On ne peut pas mettre le Tout sur le dos des dirigeants politiques car la responsabilité est partagée.

Dans mon pays le Sénégal en particulier, le travail, la citoyenneté responsable ne sont pas les valeurs les mieux partagées. Une société où on utilise la dénonciation pour faire un appel du pieds au pouvoir, des groupes qui se créent que ce soit de presse, de musique ou de politique, pour faire pression pour avoir leur part du gâteau on ne peut que désespérer.

Dans mon pays le Sénégal, l’insolence, la grande gueule, le lobbying ou la laudation sont devenus les instruments de conquête de parts du gâteau, ou de promotion. Je ne peux ne pas impliquer les couches défavorisées qui sont aussi responsables et qui vont essayer de se réfugier derrière les contraintes sociales pour vendre leurs cartes d’électeurs pour le parrainage ou le vote, remplissent les cars, portent les tee-shirts et les casquettes pour le folklore des politiques. Elles ne seront pas dédouanées car wolof Ndiaye  » néna  » bîir dou fenn  » c’était pour mettre en valeur la dignité, la morale, le savoir de qui, on est, pour ne pas patauger dans les mares du déshonneur et de la dilapidation de ce qui nous est commun. Cette vertu nous demande de privilégier la gestion de l’intérêt général au détriment des intérêts particuliers. Il faut détruire ce système. Je m’engage. Je l’assume.

THIERNO LÔ
ancien ministre
P.C.A du TER
Pdt de l’APD et de la Coalition ADIANA

www.dakarposte.com

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