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Le CLIIR lance un alerte aux disparitions forcées orchestrées par le FPR

ob_59e31a_ob-51956c-cliir-logo1COMMUNIQUE  n° 146/2019

Rwanda : ALERTE aux disparitions forcées et aux exécutions extrajudiciaires dans le District de Rusizi

 

Le Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR) dénonce et condamne fermement les centaines de disparitions forcées commises par les militaires et les policiers appuyées par des milices INKERAGUTABARA et INTORE sur tout le territoire rwandais.

Dans notre présent communiqué, nous avons ciblé le cas de quatre personnes enlevées et portées disparues dans le district de RUSIZI au Sud Ouest du Rwanda (frontière avec la RDC et le Burundi). C’est dans la Province de l’Ouest.

Au moment où le Gouvernement rwandais se targue d’atteindre une croissance économique de croisière à deux chiffres, le monde entier ne cesse de déplorer que le Rwanda continue à être le théâtre de disparitions forcées et d’exécutions sommaires et extrajudiciaires de citoyens innocents sur simple délation. Et ceci en violation de l’article 1 et 2 de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées selon lequel :

« 1. Nul ne sera soumis à une disparition forcée. 2. Aucune circonstance exceptionnelle, quelle qu’elle soit, qu’il s’agisse de l’état de guerre ou de menace de guerre, d’instabilité politique intérieure ou de tout autre état d’exception, ne peut être invoquée pour justifier la disparition forcée ».

Les récents cas de disparition forcée, que nous listons ci-dessous, ont été opérés par les forces de sécurité dans le district de Rusizi sous prétexte de lutter contre le terrorisme. Ces kidnappings qui ciblent des citoyens innocents témoignent de la recrudescence des enlèvements et des disparitions forcées au Rwanda.

Le cas de Monsieur Jean Damascène RURONONA

Juge à la retraite, 69 ans, résident du village de Mulindi, cellule de Ruganda, secteur de Kamembe dans le district de Rusizi ; époux de l’ancienne Bourgmestre de la commune de Karengera assassinée par les soldats du FPR en mais 1996 ; RURONONA a été enlevé à son domicile le 28 octobre 2019 vers 15 heures par des agents du Rwanda Investigation Bureau (RIB). Avant de l’amener à la station du RIB de Kamembe, ces agents du RIB ont d’abord procédé à la fouille de sa maison et ont saisi ses téléphones portables ainsi que l’ordinateur de sa fille qui est encore étudiante.

Le lendemain, sa nouvelle femme Joealla MUJAWABERA ainsi que leur fille se sont rendues au bureau du RIB pour s’enquérir du sort de Monsieur RURONONA. Un agent de RIB leur a dit que Jean Damascène RURONONA était toujours en interrogatoire et qu’elles devaient rentrer et revenir le voir le 8 novembre 2019. A leur retour le 8 novembre, des agents du RIB leur ont annoncé que Jean Damascène RURONONA avait été libéré le jour même de son arrestation le 28 octobre 2019.

Le sort de Jean Damascène RURONONA reste inconnu à ce jour et sa famille est toujours est très inquiète. 

« Nous ne savons pas à qui et où demander, si le RIB nous dit que Jean Damascène a été libéré le même jour alors qu’il n’est pas rentré ce jour-là, nous nous demandons où il pourrait être. Jean Damascène est un homme honnête et n’a aucun problème avec l’administration, il avait l’habitude de rester à la maison, il ne travaillait plus car il est en retraite. » a déclaré Joealla MUJAWABERA, sa femme.

Le CLIIR rappelle que la première épouse de Monsieur Ruronona, Madame MUKANDOLI Anne Marie, a été assassinée quelques mois avant la destruction meurtrière des camps de réfugiés rwandais en RDC (ex-Zaïre) par l’Armée Patriotique Rwandaise (APR). En effet, dans la nuit du 10 au 11 mai 1996, le Bourgmestre de la Commune de KARENGERA (Cyangugu), Mme MUKANDOLI Anne Marie, a été abattue de plusieurs balles chez elle par une personne en uniforme militaire. Une semaine plus tard, dans la nuit du 18 au 19 mai 1996, le Bureau communal de Karengera fut attaqué et complètement incendié par des “individus armés non identifiés” qui auraient libéré 71 des 123 détenus du cachot communal.

Le cas de Monsieur Christophe TUYIGIRE

Monsieur Christophe TUYIGIRE est un quinquagénaire, habitant du village de Bisanganiro, cellule de Shagasha, secteur de Gihundwe, district de Rusizi. Il était un homme d’affaire à Rusizi. En date du 06 décembre 2019 aux alentours de 16 heures lorsqu’il se rendait avec son ami au marché d’exposition qui se tenait au centre-ville de Rusizi il a été arrêté par trois hommes qui, après la vérification et la confiscation de sa carte d’identité l’ont forcé à monter dans leur voiture blanche et aux vitres teintées.

« Dès ce jour-là, nous restons très confus quant à l’identité des personnes qui l’ont enlevé. Si ce sont les autorités ou l’ennemi du pays on n’en sait rien. Au cas où il s’agirait des autorités qui le soupçonnent de quelque délit que ce soit, ils auraient dû l’arrêter et le détenir légalement en respectant la loi. Cependant nous ne voyons pas quel motif aurait déclenché son arrestation par les autorités. »  raconte un ami de Christophe TUYIGIRE, témoin oculaire de son enlèvement.

Le cas de Madame Marthe MUKANDORI

 Madame Marthe MUKANDORI, originaire de l’ancienne commune de Gisuma, secteur Bumazi, 39 ans et mère de 5 enfants, habitait dans le village de Makambi, cellule de Karenge, secteur de Rwimbogo dans le district de Rusizi. Elle exerçait le commerce avec son mari Jacques HABIMANA au centre commercial de Makambi dans le secteur de Gashonga en même temps qu’elle siégeait au conseil de cellule de Karenge en qualité de membre. En date du 05 décembre 2019, après avoir passé toute la journée aux activités du conseil de cellule, elle a rejoint son mari au centre commercial pour qu’ils puissent rentrer ensemble à la maison. Sur leur route vers leur résidence, elle a trainé avec sa copine ce qui a poussé son mari à les devancer un peu. Vers 20h30’ elle a été détournée par trois hommes sous prétexte qu’ils voulaient qu’elle revienne au magasin pour leur faciliter quelques achats. Depuis lors, personne ne l’a plu revu.

« Cette nuit-là, l’un de nos voisins que nous avons rencontré sur notre chemin en rentrant nous a dit qu’il l’a vue avec trois hommes qui la convainquaient de revenir au magasin parce qu’ils voulaient faire quelques achats. Je ne sais pas si ce sont ces hommes qui l’ont enlevée. La même nuit, nous avons informé les organes de sécurité ainsi que les autorités locales de la situation. Elles nous ont aidés à la chercher mais en vain. Le matin nous nous sommes rendus à la station du  RIB de Gashonga et celle de Kamembe, mais jusqu’aujourd’hui nous sommes sans nouvelles de ma femme. En plus, on ne connait personne avec qui elle aurait eu des problèmes. Nous attendons toujours ce que nous diront les organes de sécurité mais nous sommes vraiment très inquiets. » témoigne Jacques HABIMANA le mari de Marthe MUKANDORI.

Le cas de Madame Rachel BIYAKISHEMA

Madame Rachel BIYAKISHEMA, 41 ans, mère de trois enfants, était couturière de tenues de mariage et exerçait ce métier au centre-ville de Rusizi. Elle a disparue en date du 07 décembre 2019. Lorsqu’elle s’apprêtait à fermer sa boutique vers 19 heures l’un de ses clients l’appela par téléphone pour lui demander de l’attendre à la boutique pour qu’il puisse récupérer sa tenue. Tous les autres collègues boutiquiers étaient déjà rentrés chez eux lorsque le client arriva. Après avoir payé la somme due et récupéré la tenue, BIYAKISHEMA est partie dans le même véhicule que son client en direction de la gare routière de Rusizi. Biyakishema a été appelée par une autre personne qui s’est fait passer comme sa débitrice et qui lui recommanda de la rejoindre au centre-ville de Rusizi en vue de recevoir son paiement. Pour ce fait, le véhicule s’arrêta à l’endroit connu sous le nom Ku cyapa, BIKAYISHEMA descendit du véhicule et se précipita sous une grande pluie vers la voiture de la débitrice. Après cet incident personne ne l’a plus revue. Nul ne sait s’elle est allée quelque part ou s’elle aurait été enlevée. Jusqu’à ce jour, toute sa famille, ses amis et voisins demeurent dans l’impasse. Après sa disparition, son téléphone passait mais personne ne décrochait. Plus tard il ne passait plus.

 « Nous l’avons cherché partout. Nous avons même déposé une plainte écrite auprès des autorités locales (secteur) et au RIB mais nous restons sans nouvelles. Pour traquer sa dernière interlocutrice au téléphone, nous nous sommes rendus à la société de télécommunication MTN. Celui-ci nous a informés qu’il exige l’autorisation du RIB pour pouvoir donner cette information. Malgré notre demande orale et écrite, l’autorisation ne nous a pas été donnée sous prétexte que l’enregistrement du dossier au sein du RIB serait suffisant.  Nous sommes désespérés et pourtant nous savons bien que ma femme n’avait aucun problème avec qui que ce soit dans ses affaires. Nous exhortons les autorités à clarifier la situation. Elle était une pierre angulaire à notre famille. Les autorités devraient nous aider à la retrouver. Et si ce sont elles qui la détiennent elles devraient nous la montrer ou respecter les procédures de détention en toute transparence au lieu de se comporter comme ses ravisseurs. » déclare Lazard NGABONZIZA, le mari de Rachel BIYAKISHEMA.

Contacté par Radio Voix de l’Amérique (VOA), Marie Michel UMUHOZA la porte-parole du RIB déclare que la plainte de la famille a été bien reçue et que les enquêtes se poursuivent.

RECOMMANDATIONS :

Nous rappelons au Gouvernement rwandais que ces disparitions forcées sont des crimes d’extrême gravité, qui dans les circonstances actuelles s’apparentent aux crimes contre l’humanité si l’on se réfère au droit international. Il doit les faire cesser.

Nous rappelons au Gouvernement rwandais qu’il est de son devoir de veiller à ce que les victimes aient droit à la justice conformément à la procédure légale, de veiller à ce que leurs proches puissent leur rendre visite et aient droit à connaître la vérité sur les motifs de leur arrestation. Les autorités devraient retrouver les personnes disparues.

Nous demandons au Gouvernement rwandais de faire cesser les exécutions sommaires et extrajudiciaires contre les détenus et les citoyens ordinaires. Le gouvernement doit faire cesser les crimes de tortures et autres traitements inhumains et dégradants commis par les forces rwandaises de sécurité.

Nous demandons au COMITE sur les disparitions forcées, organe du Haut-commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH), de se pencher sérieusement sur les cas de nombreuses personnes disparues au Rwanda ces dernières années. Nous exhortons ce Comité à enquêter au Rwanda et à travailler sur les voies et moyens d’aider les familles éprouvées à découvrir ce qui est réellement arrivé à leurs proches portés disparus.

Nous demandons à toutes les Organisations Nationales et Internationales des droits humains de nous appuyer pour faire cesser les disparitions forcées et les exécutions sommaires et extrajudiciaires qui se sont multipliées au Rwanda depuis plusieurs années déjà.

Fait à Bruxelles, le 20 décembre 2019

Pour le Centre, MATATA Joseph, Coordinateur (gsm 0476701569)

Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR) Rue de la Colonne, n°54/4 1080 BRUXELLES Tél/Fax : +32.81.601.113 GSM : +32.487.616.651 (Base) & +32.476.701.569 (Proximus)

Belgique : Quand KAGAME exporte sa criminalité de Kigali à Bruxelles !

COMUNIQUE  142-2019
FB_IMG_1560935264932Le régime totalitaire du Rwanda consolide ses réseaux terroristes en Belgique et la police enquête en profondeur

 

Le Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda dénonce et condamne plusieurs attaques terroristes contre les opposants politiques qui manifestaient pacifiquement à Tour et Taxis contre le séjour du dictateur Paul KAGAME, président du Rwanda, qui se trouve actuellement en Belgique. C’était pendant la manifestation de ce mardi le 18 juin 2019.

Les courtisans du président Kagame ont tenu leur manifestation autorisée pour le soutenir ce mardi matin 18 juin 2019 à partir de 9h.

Les opposants à Kagame ont tenu leur manifestation autorisée à partir de 14h. Comme c’est devenu une mauvaise habitude, KAGAME qui, depuis l’Uganda dans les années 1980, n’a jamais cessé de terroriser ses opposants par les meurtres, les agressions physiques, les emprisonnements arbitraires et autres harcèlements moraux, a commandité des attaques terroristes contre ses opposants sur le lieu même de la Manifestation. L’objectif c’est d’imposer ses méthodes terroristes en Europe en croyant décourager ses opposants. Pourtant la terreur ne fait que renforcer leur détermination.

Voici le déroulement de ces attaques et les dégâts constatés ce 18/06/2019 :

1) Un manifestant a été pris en chasse par deux agresseurs qui sont sortis d’une voiture. Il a couru pour leur échapper et a changé de trottoir à la recherche des ouvriers qui déchargeaient un camion non loin de là. Lorsque les agresseurs l’ont vu demander secours à ces ouvriers, ils se sont sauvés pour aller changer de voiture et revenir guetter son retour. Le manifestant les a remarqué et est revenu sur ses pas chercher les policiers qui n’ont pas pu les retrouver. Ce manifestant constituait une cible facile, puisqu’il venait de laisser sa voiture électrique en charge à la station Service TOTAL situé à 500 mètres environ de l’entrée principale du Site Tour et Taxis où se déroulait la manifestation des opposants au président Kagame.

2) Les agresseurs sont revenus à pieds en empruntant le trottoir boisé et ont cassé deux taxis voitures appartenant à deux manifestants qui ont porté plainte à la police après notre manifestation. Une des deux voitures a eu son pare-brise cassé, tandis que l’autre sa lunette arrière et la vitre latérale à l’arrière côté droit ont été casséés. Rien n’a été volé dans les deux voitures.

Le modus opérandi reste le même : Quelques individus ont été engagés pour attaquer et blesser des manifestants isolés, avant de prendre la fuite à bord des voitures qu’ils changent comme des chemises. En général, ces agresseurs se terrent dans des voitures et tentent de surprendre un ou deux manifestants isolés. En outre, certains courtisans du président Kagame sont impliqués à divers niveaux dans ces activités terroristes au Rwanda et ailleurs dans le monde. Ce sont eux qui identifient les cibles et engagent ces agresseurs.

Ce sont ces complices qui feront l’objet des enquêtes approfondies par les services de sécurité et la cellule antiterroriste belges. Parce que sans les commanditaires résidant en Belgique, il n’y aurait pas d’attaques terroristes contre des opposants politiques d’origine rwandaise. Nous avons fourni à la police un maximum de renseignements sur ces réseaux terroristes et les présumés complices. Nous avons exigé que ce dossier soit traité de la même façon que celui des casseurs de magasins du quartier Matonge à Bruxelles il y a quelques années.

Les opposants sont victimes du régime totalitaire de Paul Kagame :

Voici la description de ce genre de régime telle qu’elle a été définie par des spécialistes et publiée dans le livre du moine bouddhiste d’origine française, Mathieu RICARD intitulé « Plaidoyer pour l’Altruisme : La force de la bienveillance » pages 470 à 471 et publié aux Editions des Noyelles.

Les régimes totalitaires méprisent la raison et n’accordent aucune valeur à la vie humaine. Ils ne font aucun effort pour évaluer les conséquences de leur idéologie et de leurs activités. Ils méprisent également la liberté intellectuelle, l’essor des connaissances et le respect de la justice. Goering proclamait en mars 1933 : « Ici, je n’ai pas besoin de me préoccuper de justice ; mon unique mission est de détruire et d’exterminer, rien d’autre ».

Le mépris des dirigeants pour les individus au service d’un idéal aveugle conduit également à n’accorder aucune valeur à l’autre, et par extension à la vie humaine. Mao Tsé-toung n’hésitait pas à dire que la vie de ses citoyens ne comptait guère pour arriver à ses fins : « Si l’on additionne tous les propriétaires fonciers, les paysans riches, les contre-révolutionnaires, les mauvais éléments et les réactionnaires, leur nombre devrait atteindre 30 millions… Dans notre population de 600 millions de personnes, ces 30 millions ne sont qu’une (seule portion) sur vingt. Qu’y a-t-il à craindre ?… Nous avons tellement de monde. Nous pouvons nous permettre d’en perdre quelques-uns. Quelle différence cela fait-il » Il ajoutait : « Les morts ont des avantages. Ils fertilisent le sol ». Mao, directement ou indirectement, causa la mort de 50 millions de personnes.

Ceux qui sont au service des dictateurs et en exécutent les ordres sont souvent frappés du même aveuglement et du même mépris de la vie humaine. Comme l’explique Todorov, tous les régimes extrémistes se servent du principe : « Qui n’est pas pour moi est contre moi », mais seuls les régimes totalitaires ajoutent : « Et qui est contre moi doit périr ». Ce qui caractérise plus spécifiquement le totalitarisme est que cet ennemi se trouve à l’intérieur même du pays, et que l’on étend le principe de guerre aux relations entre groupes de compatriotes.

Les systèmes totalitaires renoncent à l’universalité et divisent l’humanité en êtres supérieurs (leurs partisans) et en êtres inférieurs (leurs opposants qui doivent être punis, voire éliminés). C’est le régime qui détient la mesure du bien et du mal et décide de la direction dans laquelle la société doit évoluer.

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L’Etat doit contrôler l’intégralité de la vie sociale d’un individu : son travail, son lieu d’habitation, ses biens, l’éducation de ses enfants, et même sa vie familiale et amoureuse. Cette totale mainmise lui permet d’obtenir la soumission de ses sujets : il n’y a plus de lieu où ils pourraient s’abriter et lui échapper.

Recommandations :

Nous demandons au Ministre de l’Intérieur du Royaume de Belgique, qui a la police dans ses attributions, de tout faire pour démanteler tous les réseaux terroristes que le président KAGAME tente d’implanter en Belgique et où se trouvent bon nombre de ses opposants. Pour ce faire, la police belge devra collaborer avec la police britannique qui a déjà démantelé quelques réseaux terroristes rwandais en Angleterre.

Nous demandons aux autorités rwandaises d’arrêter ce genre d’agressions terroristes et de comprendre qu’en Europe les populations sont civilisées et ne peuvent tolérer le terrorisme du président Kagame sur le territoire européen. Ces autorités savent très bien que la terreur ne fonctionne plus ni au Rwanda, ni ailleurs dans le monde. Il n’existe pas de bons terroristes.

Nous demandons aux courtisans du président Kagame de faire attention et de ne pas tomber dans le piège du tyran de Kigali. Ils connaissent très bien que Kagame finit toujours par éliminer ses courtisans tôt ou tard. Les courtisans qui lui survivront et qui auront été identifiés comme agresseurs ou comme complices de ces agresseurs risquent non seulement la prison ici en Europe mais aussi l’expulsion vers la terre de la brutalité rwandaise à Kigali.

Nous demandons aux opposants politiques de ne pas succomber à la peur et de poursuivre leur combat pour libérer le Rwanda de la tyrannie.

Nous saluons la publication ce matin du 18 juin 2019 de l’article de Jambonews intitulé : « Les activités obscures de l’Ambassade du Rwanda à Bruxelles ». C’était très tôt le matin avant ces attaques terroristes qui ont été perpétrées dans l’après midi.

Fait à Bruxelles, le 18 juin 2019

Pour le CLIIR, MATATA Joseph, Coordinateur.

CLIIR* : Le Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda est une association de défense des droits humains basée en Belgique, créée le 18 août 1995. Ses membres sont des militants des droits humains de longue date. Certains ont été actifs au sein d’associations rwandaises de défense des droits humains et ont participé à l’enquête CLADHO/Kanyarwanda sur le génocide de 1994. Lorsqu’ils ont commencé à enquêter sur les crimes du régime rwandais actuel, ils ont subi des menaces et ont été contraints de s’exiler à l’étranger où ils poursuivent leur engagement en faveur des droits humains.