Belgique : Quand KAGAME exporte sa criminalité de Kigali à Bruxelles !

COMUNIQUE  142-2019
FB_IMG_1560935264932Le régime totalitaire du Rwanda consolide ses réseaux terroristes en Belgique et la police enquête en profondeur

 

Le Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda dénonce et condamne plusieurs attaques terroristes contre les opposants politiques qui manifestaient pacifiquement à Tour et Taxis contre le séjour du dictateur Paul KAGAME, président du Rwanda, qui se trouve actuellement en Belgique. C’était pendant la manifestation de ce mardi le 18 juin 2019.

Les courtisans du président Kagame ont tenu leur manifestation autorisée pour le soutenir ce mardi matin 18 juin 2019 à partir de 9h.

Les opposants à Kagame ont tenu leur manifestation autorisée à partir de 14h. Comme c’est devenu une mauvaise habitude, KAGAME qui, depuis l’Uganda dans les années 1980, n’a jamais cessé de terroriser ses opposants par les meurtres, les agressions physiques, les emprisonnements arbitraires et autres harcèlements moraux, a commandité des attaques terroristes contre ses opposants sur le lieu même de la Manifestation. L’objectif c’est d’imposer ses méthodes terroristes en Europe en croyant décourager ses opposants. Pourtant la terreur ne fait que renforcer leur détermination.

Voici le déroulement de ces attaques et les dégâts constatés ce 18/06/2019 :

1) Un manifestant a été pris en chasse par deux agresseurs qui sont sortis d’une voiture. Il a couru pour leur échapper et a changé de trottoir à la recherche des ouvriers qui déchargeaient un camion non loin de là. Lorsque les agresseurs l’ont vu demander secours à ces ouvriers, ils se sont sauvés pour aller changer de voiture et revenir guetter son retour. Le manifestant les a remarqué et est revenu sur ses pas chercher les policiers qui n’ont pas pu les retrouver. Ce manifestant constituait une cible facile, puisqu’il venait de laisser sa voiture électrique en charge à la station Service TOTAL situé à 500 mètres environ de l’entrée principale du Site Tour et Taxis où se déroulait la manifestation des opposants au président Kagame.

2) Les agresseurs sont revenus à pieds en empruntant le trottoir boisé et ont cassé deux taxis voitures appartenant à deux manifestants qui ont porté plainte à la police après notre manifestation. Une des deux voitures a eu son pare-brise cassé, tandis que l’autre sa lunette arrière et la vitre latérale à l’arrière côté droit ont été casséés. Rien n’a été volé dans les deux voitures.

Le modus opérandi reste le même : Quelques individus ont été engagés pour attaquer et blesser des manifestants isolés, avant de prendre la fuite à bord des voitures qu’ils changent comme des chemises. En général, ces agresseurs se terrent dans des voitures et tentent de surprendre un ou deux manifestants isolés. En outre, certains courtisans du président Kagame sont impliqués à divers niveaux dans ces activités terroristes au Rwanda et ailleurs dans le monde. Ce sont eux qui identifient les cibles et engagent ces agresseurs.

Ce sont ces complices qui feront l’objet des enquêtes approfondies par les services de sécurité et la cellule antiterroriste belges. Parce que sans les commanditaires résidant en Belgique, il n’y aurait pas d’attaques terroristes contre des opposants politiques d’origine rwandaise. Nous avons fourni à la police un maximum de renseignements sur ces réseaux terroristes et les présumés complices. Nous avons exigé que ce dossier soit traité de la même façon que celui des casseurs de magasins du quartier Matonge à Bruxelles il y a quelques années.

Les opposants sont victimes du régime totalitaire de Paul Kagame :

Voici la description de ce genre de régime telle qu’elle a été définie par des spécialistes et publiée dans le livre du moine bouddhiste d’origine française, Mathieu RICARD intitulé « Plaidoyer pour l’Altruisme : La force de la bienveillance » pages 470 à 471 et publié aux Editions des Noyelles.

Les régimes totalitaires méprisent la raison et n’accordent aucune valeur à la vie humaine. Ils ne font aucun effort pour évaluer les conséquences de leur idéologie et de leurs activités. Ils méprisent également la liberté intellectuelle, l’essor des connaissances et le respect de la justice. Goering proclamait en mars 1933 : « Ici, je n’ai pas besoin de me préoccuper de justice ; mon unique mission est de détruire et d’exterminer, rien d’autre ».

Le mépris des dirigeants pour les individus au service d’un idéal aveugle conduit également à n’accorder aucune valeur à l’autre, et par extension à la vie humaine. Mao Tsé-toung n’hésitait pas à dire que la vie de ses citoyens ne comptait guère pour arriver à ses fins : « Si l’on additionne tous les propriétaires fonciers, les paysans riches, les contre-révolutionnaires, les mauvais éléments et les réactionnaires, leur nombre devrait atteindre 30 millions… Dans notre population de 600 millions de personnes, ces 30 millions ne sont qu’une (seule portion) sur vingt. Qu’y a-t-il à craindre ?… Nous avons tellement de monde. Nous pouvons nous permettre d’en perdre quelques-uns. Quelle différence cela fait-il » Il ajoutait : « Les morts ont des avantages. Ils fertilisent le sol ». Mao, directement ou indirectement, causa la mort de 50 millions de personnes.

Ceux qui sont au service des dictateurs et en exécutent les ordres sont souvent frappés du même aveuglement et du même mépris de la vie humaine. Comme l’explique Todorov, tous les régimes extrémistes se servent du principe : « Qui n’est pas pour moi est contre moi », mais seuls les régimes totalitaires ajoutent : « Et qui est contre moi doit périr ». Ce qui caractérise plus spécifiquement le totalitarisme est que cet ennemi se trouve à l’intérieur même du pays, et que l’on étend le principe de guerre aux relations entre groupes de compatriotes.

Les systèmes totalitaires renoncent à l’universalité et divisent l’humanité en êtres supérieurs (leurs partisans) et en êtres inférieurs (leurs opposants qui doivent être punis, voire éliminés). C’est le régime qui détient la mesure du bien et du mal et décide de la direction dans laquelle la société doit évoluer.

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L’Etat doit contrôler l’intégralité de la vie sociale d’un individu : son travail, son lieu d’habitation, ses biens, l’éducation de ses enfants, et même sa vie familiale et amoureuse. Cette totale mainmise lui permet d’obtenir la soumission de ses sujets : il n’y a plus de lieu où ils pourraient s’abriter et lui échapper.

Recommandations :

Nous demandons au Ministre de l’Intérieur du Royaume de Belgique, qui a la police dans ses attributions, de tout faire pour démanteler tous les réseaux terroristes que le président KAGAME tente d’implanter en Belgique et où se trouvent bon nombre de ses opposants. Pour ce faire, la police belge devra collaborer avec la police britannique qui a déjà démantelé quelques réseaux terroristes rwandais en Angleterre.

Nous demandons aux autorités rwandaises d’arrêter ce genre d’agressions terroristes et de comprendre qu’en Europe les populations sont civilisées et ne peuvent tolérer le terrorisme du président Kagame sur le territoire européen. Ces autorités savent très bien que la terreur ne fonctionne plus ni au Rwanda, ni ailleurs dans le monde. Il n’existe pas de bons terroristes.

Nous demandons aux courtisans du président Kagame de faire attention et de ne pas tomber dans le piège du tyran de Kigali. Ils connaissent très bien que Kagame finit toujours par éliminer ses courtisans tôt ou tard. Les courtisans qui lui survivront et qui auront été identifiés comme agresseurs ou comme complices de ces agresseurs risquent non seulement la prison ici en Europe mais aussi l’expulsion vers la terre de la brutalité rwandaise à Kigali.

Nous demandons aux opposants politiques de ne pas succomber à la peur et de poursuivre leur combat pour libérer le Rwanda de la tyrannie.

Nous saluons la publication ce matin du 18 juin 2019 de l’article de Jambonews intitulé : « Les activités obscures de l’Ambassade du Rwanda à Bruxelles ». C’était très tôt le matin avant ces attaques terroristes qui ont été perpétrées dans l’après midi.

Fait à Bruxelles, le 18 juin 2019

Pour le CLIIR, MATATA Joseph, Coordinateur.

CLIIR* : Le Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda est une association de défense des droits humains basée en Belgique, créée le 18 août 1995. Ses membres sont des militants des droits humains de longue date. Certains ont été actifs au sein d’associations rwandaises de défense des droits humains et ont participé à l’enquête CLADHO/Kanyarwanda sur le génocide de 1994. Lorsqu’ils ont commencé à enquêter sur les crimes du régime rwandais actuel, ils ont subi des menaces et ont été contraints de s’exiler à l’étranger où ils poursuivent leur engagement en faveur des droits humains.

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