Kigali a décliné l’invitation lancée le 25 mai à Addis-Abeba par François Hollande pour un sommet sur la paix et la sécurité sur le continent africain

Kigali a décliné l’invitation lancée le 25 mai à Addis-Abeba par François Hollande pour un sommet sur la paix et la sécurité sur le continent africain.
Lors des festivités du 50e anniversaire de l’Union africaine, le chef de l’Etat Français, a annoncé qu’il invitait les pays africains à Paris pour un sommet sur la paix et la sécurité sur le continent les 6 et 7 décembre à Paris. Cette invitation qui fait suite à l’implication française dans la guerre au nord du Mali a été mal accueillie à Kigali.
Pour le Rwanda, pas question de se rendre à ce sommet. « Ceux qui estiment avoir encore besoin de la protection de l’ancien maître colonial se rendront à cette convocation. Ce n’est pas notre cas, » a formulé un proche collaborateur de Paul Kagame, cité par Jeune Afrique
Pourtant le Président français, seul chef d’État européen invité aux festivités du 50e anniversaire de la création de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA), devenue l’Union africaine (UA) en 2002, a tenu à souligner que « ce sont les Africains qui, demain, devront assurer la sécurité de leur continent ».
De même, depuis son élection le 6 mai 2012, François Hollande n’a cessé d’annoncer la mort de la Françafrique, estimant que « la relation entre l’Afrique et Paris « doit être limitée à l’appui que la France va donner aux armées africaines pour qu’elles se défendent elles-mêmes » . « C’est pour leur sécurité, c’est également pour notre propre sûreté en Europe » a martelé le chef d’Etat Français à Addis-Abeba le 25 mai dernier.
Le non du Rwanda à l’invitation de François Hollande n’est toutefois pas surprenant. Si l’élection de François Hollande a plus au moins été saluée à Kigali, cette victoire signifiant également le départ d’Alain Juppé (ennemi juré de Paul Kagame) du ministère des affaires étrangères, les embuches à une réelle normalisation des relations franco-rwandaises sont restées nombreuses. Dernière en date, le dossier M23. Depuis que le Rwanda est accusé de soutenir les rebelles du M23 qui sèment le chaos à l’Est du Congo, la France est perçue, à Kigali, comme le pays le plus inflexible à ne pas considérer la position Rwandaise dans ce dossier.
Dans un rapport que le parlement rwandais a publié le 11 février 2013, la France y est ainsi citée comme le pays le plus obstiné à faire pression sur les Nations Unies et les autres puissances, afin que des sanctions fermes soient prises envers le régime de Kigali. Le rapport du Parlement explique que les projets de résolutions aux Nations-Unies condamnant le Rwanda dans le dossier du M23, ont été presque toutes déposés par la France.

Jean Mitari
Jambonews.net

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