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Le projet de Balkanisation de la République Démocratique du Congo n’est pas une vue de l’esprit.

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Le projet de balkanisation de la RDC n’est pas une vue de l’esprit
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Ces derniers temps, plusieurs personnalités congolaises sont montées au créneau pour attirer l’attention sur le risque de balkanisation de la RD Congo, relançant le débat sur cette thèse. Les Rwandais, par la voix du secrétaire d’État Olivier Nduhungirehe, parlent de « théorie du complot ». Mêmement du côté de CACH et de ses sympathisants devenus foncièrement allergiques à toute critique adressée à leur nouvel allié, Paul Kagame.

Mais qu’en est-il dans les faits ? La balkanisation de la RDC est-elle une vue de l’esprit, ou un projet réel qui menace l’intégrité territoriale du Congo et que tout Congolais digne de ce nom devrait prendre au sérieux ?

Contrairement aux déclarations de M. Nduhungirehe et de certains « Congolais de service », la thèse de la balkanisation de la RDC est loin d’être une vue de l’esprit.
En effet, les premières tentatives de démembrement du Congo remontent en 1960, au lendemain de l’accession du pays à la souveraineté internationale. À l’époque, la Belgique avait provoqué la sécession du Katanga pour maintenir les joyaux de sa couronne coloniale dans cette partie du pays. Il y a eu ensuite une guerre civile, et il a fallu attendre l’arrivée au pouvoir de Mobutu en 1965 pour que la situation soit stabilisée. Pendant 32 ans de Mobutisme, le Congo-Zaïre va connaître une certaine paix jusqu’à l’avènement de l’AFDL pilotée par les États-Unis via ses satellites rwando-ougandais, en 1996. C’est à partir de ce moment que certains esprits ont commencé à plancher sur le démembrement du Congo.

En juin 1996 déjà, donc peu avant la première guerre, Stephen Metz, professeur à l’US Army War College, avait remis au Pentagone un document de travail consacré au possible démantèlement de la RD Congo. Selon lui, vu l’état de déliquescence dans lequel se trouvait le Zaïre de Mobutu à l’époque, les États-Unis devaient accompagner la désintégration du pays, tout en ouvrant « des canaux de communication avec les nouveaux États » qui en émaneraient. Quatre mois plus tard, en octobre 1996, Walter Kansteiner, fils d’un vendeur de coltan de Chicago et ancien membre de la Task Force du Département de la Défense pour les minerais stratégiques, abondait dans le même sens.

En mai 1998, alors que les troupes rwando-ougandaises s’apprêtaient à reprendre pied au Congo pour chasser Laurent-Désiré Kabila qu’ils venaient de placer au pouvoir avec la bénédiction des États-Unis, l’ancien officier américain Ed. Marek préconisait pour sa part : « Ignorer Kabila et aller dans la direction du démembrement du Congo. » Ainsi disait-il: « Les Kivu pourraient être annexés par l’Ouganda et le Rwanda. L’ancien gouverneur du Katanga pourrait retourner à Lubumbashi pour déclarer la sécession de cette province. Le Kasaï suivrait cet exemple. L’Angola pourrait facilement entrer dans le Sud du Congo sous prétexte de poursuivre les troupes de l’UNITA. Ainsi Kabila resterait seulement avec Kinshasa et le Nord-Ouest. » En clair, le Kivu, d’où arrivent tous les dangers, ne constitue qu’une première étape dans le plan de démembrement total de la RDC.

En 1997, à Bonn (en Allemagne), des politiciens et membres d’ONG allemands ont proposé à des membres de la société civile du Kivu de convaincre la population kivutienne de délaisser Kinshasa pour se rapprocher du Rwanda. Voici ce qui a été dit au professeur Emmanuel Nashi (selon ce qu’il m’a dit lui-même), qui était à la tête de l’association SIMA-Kivu, à cette réunion : « Étant donné que Kinshasa est très éloigné des préoccupations du Kivu, vous avez intérêt à vous tourner vers l’est de l’Afrique. En votre qualité de leaders de la société civile kivutienne, vous pouvez convaincre votre population de son intérêt d’une alliance avec le Rwanda. Par ailleurs, l’Allemagne et l’Union Européenne disposent d’un projet de plan Marshall pour le développement du Kivu à condition que vous acceptiez de vous détacher du Congo et de vous rattacher au Rwanda.»

Ironie de l’histoire, la Belgique proposera des années plus tard, en marge de l’Assemble générale de l’ONU qui s’est tenue le 23 février 2013, une sorte de « Plan Marshall » destiné… à la partie Est de la RDC. Entendez le Kivu. Les sorciers ne dorment jamais, diront certains.

Toujours en 2013, le sous-secrétaire d’État américain aux Affaires africaines, Johnnie Carson, a proposé devant la Brookings Institution qu’on applique à la crise congolaise le schéma de sortie de crise appliqué à l’ex-Yougoslavie et au Soudan. Les conséquences de ce « plan de sortie de crise» sont connues : la balkanisation de ces deux pays.

Bref. La thèse de la balkanisation du Congo n’est pas une vue de l’esprit, mais une réalité connue de tous ceux qui suivent la situation de ce pays de très près et qui font l’effort de se documenter. Que le Rwanda et certains « Congolais de service » la rejettent pour des raisons que l’on sait, on peut comprendre. Mais que des Congolais soient surpris d’en entendre parler ne peut qu’étonner. Ce qui est encore plus grave, c’est la légèreté avec laquelle ce sujet est traité. Et pourtant la documentation existe. Nous avons abordé la question à plusieurs reprises dans nos ouvrages. Le problème est que la plupart des Congolais ne lisent pas. Y compris la plupart de nos journalistes et de nos prétendus intellectuels qui ne sont que des diplômés. En écoutant les uns et les autres, on est frappé de constater que les gens abordent des questions qu’ils ne comprennent ni ne maîtrisent. Un exemple : Dans l’une de ses émissions, le journaliste Fabien Ambingson Kusuanika affirme que les Occidentaux ont toujours empêché le démembrement de la RDC parce qu’ils ont besoin de traiter avec un seul régime ou autorité. Une telle affirmation est une terrible énormité qui ne résiste pas à l’analyse serrée des faits et des stratégies…

Pour le reste, il faut comprendre que le projet de démembrement du Congo est bien réel. Si des voix aux États-Unis et ailleurs en Occident ont préconisé cela à un moment donné, le Rwanda, qui a greffé son projet à celui de ses parrains occidentaux dans la région, en a fait la priorité de ses priorités…

De retour parmi vous
Bonne année 2020…

Patrick MBEKO.

Une soixantaine d’ex-combattants du M23 rapatriés d’Ouganda

Une soixantaine d’ex-combattants du M23 ont été rapatriés mardi 26 février en République démocratique du Congo (RDC), en provenance d’Ouganda, selon les autorités des deux pays.

Ils sont arrivés à Goma en fin de matinée mardi 26 février. Au total, cinquante-sept ex-combattants accompagnés de dix femmes et enfants. Ces anciens rebelles étaient jusqu’à présent cantonnés dans le camp de Bihanga, à 300 km de Kampala, la capitale ougandaise.

Accueillis officiellement par le commandant de la zone militaire du Nord-Kivu, ils ont été conduits dans un centre de transit pour un séjour « bref », explique Patrick Mutombo Kambila, conseiller au Mécanisme national de suivi de l’accord-cadre d’Addis-Abeba. C’est là qu’ils devront, selon lui, choisir « librement » entre être démobilisés pour rentrer dans la vie civile ou intégrer l’armée congolaise, comme l’ont fait certains de leurs ex-compagnons d’armes rentrés en juillet dernier.

En 2013, un accord avait été signé à Nairobi qui devait permettre de régler la situation de ces centaines d’anciens combattants réfugiés dans les pays voisins – Ouganda, Rwanda – au moment de la chute de leur mouvement fin 2012. Mais ils rentrent au compte-gouttes. En Ouganda, ils seraient encore 200 selon Kinshasa, plus d’un millier selon Kampala. A leur retour, ils ont le choix entre retourner à la vie civile ou intégrer l’armée congolaise.

Rapatriements « volontaires » et « sans conditions »

Ces rapatriements, assure Patrick Mutombo Kambila, sont le résultat d’un accord passé en 2017 à Brazzaville entre les 3 chefs d’Etat concernés – Rwanda, Ouganda et RDC – dans lequel ils se sont mis d’accord sur le rapatriement « sans conditions » des ex-combattants disséminés dans la région, pour « mettre fin à la récurrence de la belligérance ».

Des rapatriements « volontaires », insiste le conseiller, même si jeudi dernier dans un communiqué, alors que ces retours se préparaient, Benjamin Mbonimpa, secrétaire exécutif du M23, a dénoncé des « manoeuvres » autour de cette question du rapatriement et assuré que des « personnes n’appartenant pas au M23 se feraient recruter en dehors du camp de cantonnement » en Ouganda, en échange de la « promesse » d’intégrer l’armée congolaise.

Ce que conteste Patrick Mutombo Kambila pour qui certains leaders du M23 chercheraient seulement à manipuler l’opinion et « prendre en otage les jeunes ex-combattants ». C’est déjà en application de cet accord, assure Kinshasa, que, fin novembre, plusieurs centaines d’ex-combattants FDLR, des Rwandais cette fois, ont été rapatriés dans leur pays, et leurs camps fermés par les autorités congolaises.

Source :RFI

WHO IS Andrew MWENDA? And WHAT SHOULD HE DO FOR RWANDANS

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Andrew M. Mwenda is Ugandan journalist who served at the Monitor after founding his owner newspaper the Independent under direct support of kagame’s regime. Why this journalist decided to work and be Kagame’s publicisit? This is another question with a direct answer. The guy was targeting to collect more and more shillings from kagame’s classified account.

Andrew Mwenda is am a journalist who loves where there is a conflict. As a fact, I remember the time when Ouganda (M7) was not in same line with Rwanda (Kagame). This journalist Andrew Mwenda was collecting Rwandan taxpayer’s money by the simple pretext that he can provide any piece of information from M7’s intelligence to Dr Ndahiro Emmanuel who was the head of kagame’s intelligence.

Now, if I can quote one Rwandan writer under names of Rusoke William, Andrew Mwenda is unethical journalist. This can be justified by the way this kagame’s son lives on what he sourced from sowing conflicts. Today, the guy adopted another strategy of harassing some Rwandan refugees by forging different arguments against them. On 22nd September 2014, this journalist dedicated a page to Dr David Himbara as another strategy of praising his boss Kagame. As noted, the journalist mixed up different issues including:

1) Groups where Kagame belongs and influential global leaders who are kagame’s friends but the journalist failed to mention the group in which he can appear;

2) Economic growth but the journalist failed to mention how he is among those who helps Kagame to grab that poor economy,

3) David Himbara as man who wish to be a Rwandan president but the journalist failed to mention where David Himbara served as a politician or a strategist in development,

4) Different statistical data, but the journalist failed to mention his clear basis of his statement.

I think if this journalist loves Rwanda and all Rwandans not only Paul Kagame, he should do or write on the following:

1) Current arrests and disappearances now happening in Rwanda;
2) political crisis fueled by kigali regime
3) Rwandan economic crisis characterized by high rate of inflation and unemployment
4) How RSSB is failing on its mission especially in medical insurance,
5) Fires of each and every minute in Rwanda,
6) Etc…..

 Peter Urayeneza