LE GOUVERNEMENT RWANDAIS A LE DEVOIR DE RENDRE ACCESSIBLES LES ACCORDS SIGNÉS AVEC LES PAYS ÉTRANGERS.

1. À partir du 28 janvier 1961, le Rwanda a aboli la monarchie et est devenu une République, et à partir du 1er juillet 1962, il est devenu un État indépendant qui place en avant les intérêts de ses citoyens.

2. La gouvernance dans la République est très différente de celle de la monarchie. Dans la République, les décisions sont prises avec la concertation du peuple et évaluées par le peuple. Dans la monarchie, la gouvernance est basée sur « l’Ubwiru » le top secret dont la priorité était de servir l’intérêt du monarque et de sa clique au-dessus de l’intérêt commun.

3. Le régime dirigé par le FPR a souvent été caractérisé par des violations des droits de l’homme, notamment le droit à l’information sur la gestion de la chose publique ainsi que sur les accords que le Rwanda conclue avec d’autres pays. Un tel manque de transparence favorise des malversations de fonds publics et de compromissions néfastes à la souveraineté nationale.

4. Les autorités du FPR Inkotanyi étant soupçonnées de crimes graves et d’autres manquements dans leur administration, elles ne sont pas capables de protéger les intérêts du pays, plutôt en cas de pression, elles sont prêtes à signer quoi que ce soit dans le but d’échapper à la justice. En fait, leurs crimes les retiennent en otage, ce qui nuit aux intérêts du Rwanda sur la scène internationale.

5. L’accord entre le Rwanda et les clubs Arsenal et Paris Saint Germain, l’accord entre le gouvernement du Rwanda et les hommes d’affaires à l’instar des sieurs Howard Buffet et Bill Gates, les accords entre le Rwanda et les États-Unis, ou les pays tels que la Russie, la Chine, le Qatar et l’Israël n’ont jamais été rendus publics. Aucun membre de l’assemblée nationale n’en a été informé.

Les accords militaires inquiétants

6. Le 28 mai 2020, le Rwanda a signé un accord avec les États-Unis d’Amérique sur la coopération militaire. Ce genre de traités sont souvent sujets de controverses parce que les États-Unis cherchent à imposer la présence de leurs troupes dans d’autres pays et à porter des armes, mais ne peuvent pas répondre à la justice en cas de violations de la loi. Un pays qui refuse de signer de tels accords se voit dans le collimateur des « grands » dans un complot international, comme cela est arrivé au Burundi ces dernières années.

7. La Constitution du Rwanda de 2003, telle qu’amendée à ce jour, dans son article 169 au premier paragraphe dispose :

“Les accords d’installation de bases militaires étrangères sur le territoire national sont interdits.”

8. La signature de ces accords a eu lieu quelques jours après la menace des États-Unis sur l’éventuelle révision de la qualification du « génocide contre les Tutsi ». Dans la déclaration adressée au président de l’assemblée générale des Nations Unies, le représentant des Etas Unis d’Amérique insiste que de nombreux Hutus ont été tués lors du génocide, y compris ceux qui s’opposaient aux tueries. Cette superpuissance a signalé que, pour cela, les termes qui excluent les victimes hutues pourraient être revisités. Que le Rwanda ait immédiatement signé l’accord devrait inquiéter plus d’un.

Pour toutes ces raisons :

9. Le régime du FPR doit permettre l’accès aux accords signés avec des pays étrangers, des organisations internationales ainsi que des individus afin que le public puisse vérifier si ces accords ne sont pas effectivement en violation de la Constitution.

10. En effet, la loi organique n ° 03/2012 / OL du 13/06/2012 déterminant la structure, le fonctionnement et la compétence de la Cour suprême, notamment les articles 53 et 54, prévoit qu’en cas de violation de la Constitution par les accords internationaux, une plainte peut être déposée à la Cour suprême pour correction avec en annexe une copie de l’accord en question. Pour que cela se produise, les autorités doivent rendre accessible le contenu de ces accords qui restent cachés.

Vivent la République et la Démocratie

Vive la gouvernance transparente

Vive le Rwanda indépendant

Fait à Montréal, le 03/06/2020.

Nadine Claire KASINGE

Présidente du Parti ISHEMA

Source: http://ishema-party.org/en/communiques-amatangazo/197-le-gouvernement-rwandais-a-le-devoir-de-rendre-accessibles-les-accords-signes-avec-les-pays-etrangers.html

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