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COLONEL JACQUES HOGARD : “Guillaume Ancel constitue une sorte d’idiot utile qui se pare d’un titre de témoin”.

Col Jacques HOGARD

Le colonel Hogard ( En photo) réagit au micro de Boulevard Voltaire à la parution du livre de Guillaume Ancel, cet ancien officier français qui publie un ouvrage, Rwanda, la fin du silence, dans lequel il accuse la France d’avoir soutenu un régime génocidaire au Rwanda lors de l’opération Turquoise en 1994. Jacques Hogard dénonce la vision déconnectée de l’auteur, qui était son subordonné lors de l’opération, et assure que la France y a fait son devoir.

Guillaume Ancel prétend rétablir la vérité sur le silence du Rwanda dans un livre qui lui a valu une réponse assez cinglante de votre part dans L’Incorrect. Pourquoi le livre de monsieur Ancel vous a-t-il déplu ?

Je pense que ce livre est complètement à côté de la plaque. Je le qualifierais brutalement de mythomane et de mégalomane. J’ai pris la peine de le lire page par page. Guillaume Ancel était un de mes subordonnés lors de l’opération Turquoise, mais de rang tout à fait modeste. Il n’avait pas accès à beaucoup de choses, en tout cas pas à une vue d’ensemble de l’opération. Je trouve que son livre donne une vision de l’opération déconnectée de la réalité.

Quelle est votre opinion sur le serpent de mer de la responsabilité de la France dans le génocide rwandais ?

Je commence à être connu pour ma position critique de la politique étrangère de la France lorsque cela est nécessaire. Et, malheureusement, j’en ai souvent l’occasion.
Pour ce qui est du Rwanda, en revanche, et bien que je ne sois pas un admirateur à tout crin de François Mitterrand, je pense vraiment que la France a fait son boulot du mieux possible, ou du moins mal possible, au Rwanda. En tout état de cause, il est hors de question de pouvoir l’accuser de participation ou de complicité quelconque de génocide. C’est absolument aberrant et cela ne tient pas debout.

Comment expliquer, alors, le point de vue de Guillaume Ancel ?

Guillaume Ancel est récupéré par des réseaux que nous connaissons bien. Il est manipulé. Il constitue une sorte d’idiot utile qui se pare d’un titre de témoin. Mais c’est un témoin d’un niveau tel qu’il ne lui permet pas d’avoir la vision globale des choses. Pourtant, il se prononce sur à peu près tout dans cette opération, y compris sur les ordres d’opérations que nous aurions reçus du plus haut sommet de l’État et de l’état-major des armées. Or, j’ai tous ces ordres. Je peux vous dire qu’aucun, à aucun moment, n’évoque cette fameuse offensive sur Kigali à l’époque, le réarmement des forces armées rwandaises défaites, les forces du gouvernement hutu, etc. Toutes ces affirmations sont absolument ridicules. Guillaume Ancel n’a, évidemment, pas les moyens de les attester, puisque c’est exactement le contraire qui s’est passé.

De surcroît, Guillaume Ancel se met en avant, dans ce livre, de manière assez risible. Il apparaît comme celui qui aurait eu toutes les bonnes idées et donné tous les ordres les plus valables, à l’exception, quand même, du crime qu’il avoue à un moment donné, mais dont je me demande s’il est bien réel.

Je pense que Guillaume Ancel a un vrai problème de mythomanie. Je ne sais pas ce qui, dans son cerveau, correspond à la réalité. Je pense qu’il est totalement manipulé, aujourd’hui, par certains réseaux qui s’acharnent à prouver la soi-disant complicité de la France dans le génocide rwandais mais qui, à moi, n’apparaît pas. Si c’était le cas, je vous assure que je serais un des premiers à le dénoncer, mais ce n’est pas le cas.

Quels sont ces réseaux ?

Je les qualifierais de milieux bobos, de bobos de gauche, mondialistes, un peu antimilitaristes…

Ils se sont emparés de l’affaire rwandaise comme d’une sorte de cas d’école. Ils sont obsédés à prouver que la France s’est mal conduite au Rwanda. La France s’est peut-être mal conduite ici ou là mais, en âme et conscience, je ne pense pas qu’elle se soit mal conduite au Rwanda.

Source: www.bvoltaire.fr

Diplomatie : Le torchon brûle à nouveau entre Paris et Kigali… Macron répond à Paul Kagame

KAGAME-MACRON

Le torchon brule à nouveau entre Paris et Kigali. Les fragiles relations entre la France et le Rwanda viennent, une fois de plus, de connaitre un regain de tensions. En cause, la relance de l’enquête française sur l’attentat contre le président rwandais Juvénal Habyarimana en 1994. Cette enquête avait déjà provoqué une rupture des relations diplomatiques entre 2006 et 2009 et en 2016.

On apprend aujourd’hui, par une source proche du dossier citée par l’Agence France-presse sous couvert d’anonymat, que le juge français a ordonné la confrontation de ce nouveau témoin avec deux personnes déjà mises en examen en 2010 : James Kabarebe, actuel ministre de la Défense du Rwanda, et un certain Franck Nziza, tireur présumé qui, selon Kigali, n’a jamais appartenu à l’APR (Armée patriotique Rwandaise, branche militaire de la rébellion tutsie avant 1994).

Selon la source citée par l’AFP, la confrontation est prévue – par la justice française – pour la mi-décembre.

De quoi Paul Kagame a-t-il peur ?

 « Il est exclu que le ministre de la Défense réponde à cette convocation de la justice française. » À Kigali, l’entourage présidentiel est unanime : pas question que James Kabarebe, ministre depuis 2010 et ancien aide de camp de Paul Kagame au temps de la rébellion, se rende à Paris afin d’y être confronté à un témoin de la dernière heure qui accuse le FPR (aujourd’hui au pouvoir) d’avoir abattu, le 6 avril 1994, l’avion du président hutu Juvénal Habyarimana.

Dans un discours à Kigali le 10 octobre, le président rwandais Paul Kagame a en effet évoqué la possibilité d’une nouvelle rupture des relations diplomatiques entre les deux pays. Et effectivement, l’ambassadeur du Rwanda à Paris, Jacques Kabale, vient d »être rappelé à Kigali « pour consultation ».

Le 7 octobre 2017, le juge français chargé de l’instruction sur l’attentat du 6 avril 1994 visant l’avion du président hutu Juvénal Habyarimana a ordonné la confrontation d’un nouveau témoin avec deux personnes mises en examen dans ce dossier. Ce témoin accrédite la thèse selon laquelle l’attentat aurait été commis sur ordre de Paul Kagame. En effet, un nouveau témoin dans l’instruction menée en France depuis près de 20 ans sur l’attentat du 6 avril 1994 visant l’avion du président hutu Juvénal Habyarimana a été entendu par le juge d’instruction français en mars, à deux reprises, dans la plus grande discrétion.

Selon une source proche de Paul Kagame, une rupture des relations diplomatiques serait « une éventualité ».Un diplomate rwandais ajoute que « c’est un scénario probable, à moins que la cause de ce rappel ne disparaisse »

À un chef d’État d’Afrique de l’Ouest exprimant son embarras face à cette détérioration des relations entre Kigali et Paris, Emmanuel Macron a adressé, en substance, ce message : il ne s’agit pas de l’ouverture d’une nouvelle instruction, mais de la poursuite de l’ancienne ; merci de rappeler au président Paul Kagame que la justice française est indépendante. La France, elle, n’a plus d’ambassadeur au Rwanda depuis le départ de Michel Flesch, en 2015, Kigali n’ayant jamais accordé d’agrément à son successeur.

Merci de rappeler au président Paul Kagame que la justice française est indépendante. La France, elle, n’a plus d’ambassadeur au Rwanda depuis le départ de Michel Flesch, en 2015, Kigali n’ayant jamais accordé d’agrément à son successeur.
Emmanuel Macron
Source: BeninWeb TV

France: enquête relancée sur l’attentat contre le président rwandais Habyarimana

000_arp1424327_0L’enquête française sur l’attentat en 1994 contre l’avion du président rwandais Habyarimana est relancée. Selon l’AFP, qui a eu accès au dossier, les juges français ont lancé une nouvelle commission rogatoire internationale pour entendre le général Kaymba Nyamwasa, ex-chef d’état-major rwandais. Cet ancien proche du président Kagame, entré en dissidence et exilé en Afrique du Sud, accuse depuis plusieurs années Paul Kagame d’être responsable de l’attaque qui a coûté la vie à Juvénal Habyarimana et constitué un épisode déclencheur du génocide. L’enquête française sur l’attentat contre l’avion du président Habyarimana, une première fois close à l’été 2014, puis rouverte 3 mois plus tard, avait été une nouvelle fois clôturée sans avancées majeures en janvier dernier.

Selon les informations de l’AFP, c’est une démarche du général Nyamwasa lui-même qui vient relancer la procédure. En septembre 2013, l’ancien chef d’état-major rwandais, entré en dissidence, avait déclaré à RFI avoir des preuves de la responsabilité de Paul Kagame dans l’attentat et s’était dit prêt à témoigner. Une audition qui n’avait jamais eu lieu.

Pourtant, le général Nyamwasa faisait lui-même partie de 9 proches de Paul Kagame poursuivis dans cette même affaire depuis 2006, suite au rapport du juge Bruguière. Mais le mandat d’arrêt lancé contre lui, puis la commission rogatoire envoyée à l’Afrique du Sud pour son audition, n’avaient jamais abouti.

La nouvelle commission rogatoire qui vient d’être lancée par les juges Nathalie Poux et Jean-Marc Herbaut fait suite, selon l’AFP, a une nouvelle demande de Kayumba Nyamwasa pour être interrogé. Une demande qu’il a assortie cette fois d’une déposition devant notaire faite le 23 juin dernier à Pretoria, dans laquelle il met à nouveau directement en cause le président Kagame, indique l’AFP.

Nyamwasa affirme, dans cette déclaration, qu’au soir du 6 avril 94, il aurait appris de la bouche de Paul Kagame lui-même que « l’avion du président Habyarimana avait été abattu pas nos propres troupes ». Il nomme également deux autres responsables et deux exécutants présumés.

Je dirais que la situation est liée à la volonté entre la France et l’Afrique du Sud…
Réaction de maître Meilhac, avocat de la veuve du président Habyarimana
08-10-2016 – Par Laura Martel
 Source:RFI

Rwandan genocide documents declassified by France on 21st anniversary of the conflict

Rwandan president Paul Kagame lights the Flame of Remembrance

France has declassified documents in the presidential archives relating to the 1994 Rwandan genocide, in which the capital Kigali accuses Paris of having an indirect role.

A decision to declassify the papers was signed on Tuesday and concerns “documents in the Elysee relating to Rwanda between 1990 and 1995”, spanning the genocide which claimed at least 800,000 lives, a source in president Francois Hollande’s entourage said.

“The president had announced a year ago that France must provide proof of transparency and facilitate remembrance of this period,” the source said.

The papers, which include documents from diplomatic and military advisers as well as minutes from ministerial and defence meetings, will be available to both researchers and victims’ associations, the French presidency said.

Ties between France and Rwanda are strained after Rwandan president Paul Kagame accused Paris of complicity in the genocide because of its support of the Hutu nationalist government that carried out the mass killings, mainly of ethnic Tutsis.

Paris has repeatedly denied the accusations and insists that French forces had worked to protect civilians. Relations between both countries were completely frozen from 2006 to 2009.

The genocide was sparked by the ouster of the country’s president, a Hutu.

Mr Kagame last year caused a stir by repeating his accusations against France before commemorations to mark the 20th anniversary of the genocide which ran from April to July 1994.

He notably said that France had not “done enough to save lives” and had not only been complicit but “an actor” in the massacre of Tutsis.

He also spoke of “the direct role of Belgium and France in the political preparation of the genocide, and the participation of the latter in its actual execution”.

Former French prime minister Alain Juppe, who was president Francois Mitterrand’s foreign minister at the time of the genocide, termed the accusations “intolerable” and urged Mr Hollande to “defend France’s honour”.

Stung by the repeated accusations, France cancelled plans for the justice minister to attend the 20th anniversary commemorations.

A French parliamentary inquiry set up to try to establish the truth about the French role declared “France was in no way implicated in the genocide against the Tutsis”.

But the two rapporteurs, one of whom was Bernard Cazeneuve, who is currently France’s interior minister, admitted the French authorities made “serious errors of judgement”.

The announcement of the declassification of the Rwanda papers came on the 21st anniversary of the outbreak of the genocide on April 7, 1994.

AFP

Pénalités: témoin assisté, Sarkozy échappe à une mise en examen

Nicolas Sarkozy a été placé mercredi sous le statut de témoin assisté, échappant à ce stade à une mise en examen dans l’affaire des pénalités réglées par son parti, l’UMP, après la présidentielle de 2012.

A l’issue de son interrogatoire de première comparution, les juges avaient la possibilité de le mettre en examen ou de le placer sous ce statut de témoin assisté.

Ce statut est intermédiaire entre celui de témoin simple et de mis en examen, retenu pour les personnes sur lequelles pèsent des indices graves ou concordants.

L’ancien président était arrivé mercredi peu après 08H00 dans une berline noire au pôle financier de Paris. Son audition avait déjà été plusieurs fois reportée.

Peu après, son ancien directeur de campagne et actuel préfet de Lozère Guillaume Lambert, le député UMP Philippe Briand, qui en était le trésorier, et un avocat de l’UMP, Philippe Blanchetier, avaient été placés en garde à vue à l’Office anticorruption de la police judiciaire (OCLCIFF), à Nanterre (Hauts-de-Seine), dans l’affaire Bygmalion, qui porte elle sur un système présumé de fausses factures durant la présidentielle.

L’enquête sur les pénalités porte sur le paiement par l’UMP, fin octobre 2013, des sanctions infligées à Nicolas Sarkozy pour le dépassement du plafond – 22,5 millions d’euros – de ses dépenses durant la campagne perdue en 2012.

Le rejet des comptes avait privé l’UMP du remboursement de plus de dix millions de frais de campagne. Mais le Conseil constitutionnel avait aussi ordonné au candidat Sarkozy la restitution à l’Etat d’une avance forfaitaire de 153.000 euros et lui avait infligé une pénalité de 363.615 euros, correspondant au dépassement constaté.

Or, le fait pour l’UMP d’avoir pris en charge ces frais peut constituer un abus de confiance, car les pénalités visaient le candidat lui-même et l’argent du parti aurait ainsi été détourné à son profit. A l’époque, pour se renflouer, l’UMP, très endettée, avait lancé une grande souscription auprès de ses militants, le “Sarkothon”.

– Déjà mis en examen dans une autre affaire –

Les juges d’instruction ont déjà mis en examen pour abus de confiance l’ex-patron de l’UMP Jean-François Copé et sa trésorière de l’époque Catherine Vautrin. Ils ont aussi placé sous le statut de témoin assisté l’ancienne directrice des ressources du parti, Fabienne Liadze, l’ancien cadre de l’UMP Jérôme Lavrilleux et Me Blanchetier.

C’est notamment sur la foi de l’analyse de ce juriste de l’UMP que le parti avait pris en charge les pénalités. En interne, Bercy s’était également interrogé sur le dispositif, avant de le valider.

Mais en juin 2014, cet avis avait été contesté par un autre avocat, mandaté par le trio Fillon-Juppé-Raffarin qui venait de prendre la tête de l’UMP à la place de Jean-François Copé, contraint à la démission par l’affaire Bygmalion.

Dans la foulée, les commissaires aux comptes de l’UMP avaient signalé les faits au parquet de Paris, qui avait ouvert une enquête. Début décembre, revenu à la présidence de l’UMP, Nicolas Sarkozy s’était résolu à rembourser la somme de 363.615 euros, un acte qui n’a pas arrêté le cours de l’enquête.

Depuis qu’il a quitté l’Elysée, Nicolas Sarkozy et certains de ses proches ont déjà été inquiétés par plusieurs affaires, qui risquent de devenir des obstacles.

Dans l’affaire Bygmalion, les enquêteurs pensent avoir mis au jour une fraude colossale: ils ont la conviction que l’UMP a pris en charge environ 18,5 millions d’euros de frais de meetings en 2012, alors que ces dépenses auraient dû rentrer dans le budget de la campagne.

Nicolas Sarkozy a aussi été mis en examen pour corruption et trafic d’influence actifs dans l’affaire dite des écoutes. Les juges soupçonnent l’ex-chef de l’État d’avoir tenté, avec son avocat Thierry Herzog, d’obtenir des informations couvertes par le secret auprès d’un magistrat en poste à la Cour de cassation dans l’affaire Bettencourt, où il a obtenu un non-lieu. L’enquête a cependant été suspendue en attendant que la cour d’appel se prononce, le 7 mai, sur des requêtes en nullité de procédure.

Nicolas Sarkozy avait mis en cause l’impartialité des juges qui l’avaient mis en examen et dénoncé une “volonté” de l'”humilier” avec sa garde à vue, une première pour un ancien président.

Ex-Sarkozy aide charged with tax evasion in Libya election finance probe

Former French interior minister Claude Guéant talks to RFI

Former French interior minister Claude Guéant talks to RFI

RFI
By RFI

A former French interior minister and key ally of right-wing leader Nicolas Sarkozy has been charged with tax evasion and forgery in a case linked to allegations that Moamer Kadhafi’s Libya financed Sarkozy’s 2007 presidential election campaign.

Claude Guéant, whose career has included a stint as interior minister and running Sarkozy’s bid for the presidency in 2007, was charged with tax avoidance as part of an organised group and forgery after 30 hours of questioning on Saturday night.

The accusations arise from a raid in February 2013 when investigators found a 500,000-euro transfer into Guéant’s bank account.

He claimed the money was paid by a Malaysian businessman for the purchase of a 17th-ceuntry Flemish painting but experts say the highest price ever paid for a work by the artist, Andries van Eertvelt, is about 140,000 euros.

Guéant was arrested on Friday and taken to the offices of the anti-corruption bureau in Paris.

His lawyer, Philippe Bouchez el-Ghozi, said his client had faced “almost 300 questions that mainly focused on the so-called Libyan funding” and denied any wrongdoing.

Suspicions about Sarkozy’s 2007 campaign funding surfaced during the 2012 campaign when the Mediapart website published a 2006 document purporting to show arrangements for 50-million-euros-worth of Libyan money to be funnelled into the campaign.

El-Ghozi said his client had not been charged as part of the main probe and that his case boiled down to “justifying the acquisition of two paintings 22 years ago” and whether they had been properly declared for tax purposes.

Ni nde washutse Mushikiwabo ko ubushizibwisoni aribwo butanga kubahwa mu ruhando rw’amahanga ?

Ni nde washutse Mushikiwabo ko ubushizibwisoni aribwo butanga kubahwa mu ruhando rw’amahanga ?

Mu nama ya 25 yahuje abategetsi b’ibihugu bikoresha ururimi rw’igifaransa (Francophonie), taliki ya 29/11/2014 ,iyo nama ikaba yarabereye mu mujyi wa Dakari, mu gihugu cya Senegali,  Nyakubahwa François Hollande Perezida w’igihugu cy’Ubufaransa yabwiye abategetsi bari bahateraniye ko ubutumwa nyamukuru yageneye abategetsi ba Afurika ari uko bakwirinda kwihambira ku butegetsi, bakitondera umuco mubi wo guhindagura Itegekonshinga ry’igihugu cyabo hagamijwe gusa  guhama ku butegetsi, kubera imidugararo bishobora guteza. Ubwo kandi yahereye aho ashima abaturage bo mu bihugu bya Tuniziya na Burkina Faso kubera ubutwari bagize bwo guhaguruka bakavudukana abaperezida babo bari baragize Repubulika nk’ingoma ya cyami na gihake.

Ubwo butumwa  bw’ingirakamaro bwakiriwe nabi cyane na  Minisitiri Louise Mushikiwabo kuko nyine yakubise agatima ku manyanga ubutegetsi bwa Paul Kagame buri gukora bushaka guhindura ingingo y’101 y’itegekonshinga ry’u Rwanda kugira ngo abibwira ko aribo bonyine bavukanye imbuto bahame ku ngoma ubuziraherezo. Ubwo uwo mudamu ga yahise yishora mu binyamakuru, maze si ukwikoma Perezida Francois Hollande, akuraho agahu ! Ngo icyo ashinja Perezida w’Ubufaransa ngo ni uko nta burenganzira afite bwo kubwira abategetsi ba Afurika uko bagomba kuyobora ibihugu byabo . Ni aho nyine Louise Mushikiwabo ahera avuga ngo François Hollande ntabwo azi ko isi igeze mu mwaka w’2014 . Aha natwe niho duhera twibaza tuti : Ari Louise Mushikiwabo na François Hollande ni  nde utazi ko isi igeze mu 2014 ?

Twe turasanga, muri aba bombi, utazi ko isi igeze mu mwaka w’2014 atari Francois Hollande ahubwo ari Louise Mushikiwabo na FPR akorera, kubera izi mpamvu zikurikira :

1. Uyu mudamu we ahubwo aracyari mu kinyejana cya 16  kuko bigaragara neza ko atazi icyo Rapubulika  aricyo n’uko ikora.  Louise Mushikiwabo aracyishuka ko abategetsi bakoresha igitugu n’iterabwoba nk’ab’i Kigali bashobora kwihererana abaturage  bakabica urubozo uko bishakiye , ntihagire ugira icyo abivugaho.

2.Louise Mushikiwabo ntabwo aramenya ko u Rwanda rutakiri akarwa kazimiriye mu nyanja gashobora kwikorera amarorerwa yose kishakiye, isi yicecekeye . N’iyo kandi yaceceka imyaka 25 igashira, ntishobora guceceka ubuziraherezo, Madamu ibyo ukwiye kubimenya !

3.Louise Mushikiwabo ntabwo azi icyo « mondialisation » cyangwa « globalisation » bivuga : Ntabwo rwose azi ko isi yabaye nk’umudugudu, ko ibibaye mu gihugu kimwe bigira ingaruka ku bindi bihugu byinshi. Iyo wirukankanye abantu mu Rwanda, bahungira mu Bufaransa kandi bakajyana n’ibibazo byabo byose !!

4. Louise Mushikiwabo akwiye kwigishwa ko muri iki gihe abaturage b’ibihugu byose(n’u Rwanda rurimo) basigaye bafite uburenganzira burenze kure imbibi z’igihugu cyabo ku buryo bushobora kurengerwa n’umuryango mpuzamahanga, mu gihe abategetsi babo baba bananiwe cyangwa bakihindura ba Rubebe nk’ab’iwacu .

5. Louise Mushikiwabo aribwira ko isi irangirira mu Rwanda, ko ingoma y’igitugu iri mu Rwanda igomba guhabwa agaciro n’amahanga yose ! Koko burya nta nkumi yigaya ubwiza . Leta ya FPR yari ikwiye guhindura ingiro ikareka akarengane gakabije igirira rubanda  cyangwa se nibura abategetsi bayivugira nka Mushikiwabo bakajya bagira ubupfura bakicecekera mu manama mpuzamahanga, ntibirirwe biha amanyo y’abasetsi ngo bateye imbere mu miyoborere myiza no mu guteza u Rwanda  imbere muri demokarasi !!!!!

6.Louise Mushikiwabo n’ubutegetsi akorera bameze nk’umwana muto ugera imbere  y’igisimba kimuteye ubwoba(danger) akipfuka mu maso yibwirako  ubwo ataruzi icyo gisimba ubwo nacyo kitamubona : Nk’uko Abaturage ba Tuniziya na Burkina Faso bahagurutse bagaharanira uburenganzira bwabo ndetse bakirukana abaperezida bari barigize Intarebatinya, n’Abanyarwanda niko benda kubigenza mu minsi mike iri imbere aha . François Hollande arabicira ijisho ba Mushikiwabo ntibasobanukirwe , mbese bya bindi by’ucira injiji amarenga umara amanonko!

7. Nta cyaha François Hollande yakoze mu kuburira abategetsi b’igitugu b’Afurika, icyo yakoze ni ukubibutsa uko Repubulika ishingiye ku mahame ya demokarasi ikora . Kandi nta wahakana ko  Francois Hollande yaba arusha Louise Mushikiwabo ubunararibonye mu byerekeye demokarasi .

8. Ninde wabeshye Louise Mushikiwabo ko ubushizibwisoni  n’ukwirarira (kurarira amahuri!) ari ryo shingiro ryo kubahwa mu ruhando rw’amahanga ? Kera u Rwanda rwagiraga umuco, umuntu akamenya kutaryamira ijambo, mbese akaba umutaripfana, ariko ntibimubuze no kubaha abandi, abato n’abakuru, by’umwihariko abafite icyo bakurusha. Aho Mushikiwabo si we abakurambere bavugiyeho ngo «  Utazi ikimuhatse areba…”? Ko mbona FPR yubakiye kuri ba Mpatsibihugu aho kubihenuraho ntibigiye kugira ingaruka bidatinze ? Hubahwa uwubaha abandi. Perezida Kagame akwiye gucyamura Minisitiri we , Mushikiwabo, imyitwarire ye idahwitse ikomeje kugayisha u Rwanda n’Abanyarwanda.

9. Nyakubahwa François Hollande ayoboye Ubufaransa ari nacyo gihugu nyir’ururimi rw’Igifaransa . Afite uburenganzira bwo guha ubutumwa abibumbiye muri Francophonie bitabiriye kumwumva . Ese ubundi ko mperuka u Rwanda rwaraciye Igifaransa (ikimenyetso cyo kureba bugufi no guhubuka bimwe bidatinda gukora kuri nyirabyo !) ubundi Mushikiwabo yajyaga muri iyo nama agiye gukora iki ? Aho ntazasiga umugani agatuma  bavugira ku bategetsi b’u Rwanda ngo “Icy’imbwa yanze umanika aho ireba” ?

Umwanzuro

Ntawe utanga icyo adafite ! Francois Hollande aravuga demokarasi kuko ariyo igihugu cye cyubakiyeho kandi ikaba iriyo yatumye gitera imbere kugeza ubwo kibarirwa mu bihugu by’ibihangange byo ku isi . Aho kwikoma Perezida w’Ubufaransa no kwivanga mu mushinga utari uwawe , ubutaha wowe Louise Mushikiwabo nukoresha inama y’ibihugu bikoresha ururimi rw’Ikinyarwanda, nawe uzabwire abategetsi babyo ubutumwa ushaka, unabashishikarize gukoresha igitugu n’iterabwoba nk’uko bikorwa mu Rwanda muri iki gihe!

Gusa  icyo  wowe Mushikiwabo ugomba kwinjiza mu mutwe wawe ni uko abenegihugu b’u Rwanda atari “ akarima”  ka Mushikiwabo n’Ishyaka rukumbi rya FPR ukorera.

Kuri twe , ubutumwa bwa Francois Hollande bufite agaciro gakomeye kandi turasaba rubanda kububonamo ikimenyetso gikomeye  cy’ibihe: Umuryango mpuzamahanga ushyigikiye byimazeyo abaturage bahaguruka bagaharanira uburenganzira bwabo, byaba ngombwa bakavudukana abategetsi bigize akaraha kajyahe. Muri iki gihe, gukuraho Perezida udakorera inyungu z’abaturage na Leta ye ntibigisaba kudeta isesa amaraso cyangwa intambara zirimbura imbaga . Guhaguruka kwa rubanda, bakanga kongera kumvira ubutegetsi bubahonyora(desobeissance civile), bakigaragambya kugeza buhirimye (Revolisiyo idasesa amaraso) niyo nzira y’ubusamo kandi ijyanye na kamere y’ ”ubutegetsi buturuka kuri rubanda kandi bugomba gukorera rubanda”(Itegekonshinga ryo mu 2003, art 2.)

Kuko turambiwe kuba inkomamashyi n’abagereerwa mu gihugu cyacu, igihe kiraje ngo rubanda iryooze Mushikiwabo  n’abo bafatanyije imyifatire yabo igayitse yo kwiheshereza agaciro mu bikorwa by’urugomo  byakagombye kubatera isoni bakorera rubanda.

Francois Hollande arababurira aho kumwumva  mukamutuka…..Umwana murizi agera aho akabura uwamukura urutozi !

Padiri Thomas Nahimana. 

Umukandida w’Ishema Party mu matora yo mu 2017.

IMF chief Christine Lagarde “under investigation” by French court

Christine Lagarde
Christine Lagarde has been placed under “formal investigation” by a French court

International Monetary Fund chief Christine Lagarde has been put under “formal investigation” on suspicion of negligence by a French court. 

The case stems back to 2008, when Lagarde was the French finance minister, when businessman Bernard Tapie was awarded €400m to settle a commercial dispute with the government.

The court alleges the settlement was rigged because of Tapie’s support of Nicolas Sarkozy, who was president at the time. 

Lagarde has said she is innocent of the accusations that she played an “improper” role in the arbitration process.

She was questioned for 15 hours on Tuesday by the Court of Justice of the Republic. If she is found guilty of “simple negligence”, she could face a fine of up to €15,000 and a year in prison. 

A spokesperson for Lagarde emphasised she had not been charged.

Source: http://www.cityam.com/1409133206/imf-chief-christine-lagarde-under-investigation-french-court

 

 

France: What made the government resign?

French Economy Minister Montebourg attends a news conference at the Bercy Ministry in Paris

 

Arnaud Montebourg

The french premier Manuel Valls has submitted the government resignation to the President who immediately requested a new list of ministers by Tuesday August 27th, 2014. The main reason is the views expressed by the minister of economy Arnaud Montebourg who last Sunday told the media that France should take a different approach to save euro zone economy.

”The time has come for France to resist Germany’s “obsession” with austerity and promote alternative policies across the euro zone that support household consumption, firebrand French Economy Minister Arnaud Montebourg said on Sunday”. Hours after, the whole government was called to resign and the prime minister is to compose a new team to be presented to the president on Tuesday August 27, 2014.

Here is how Reuters put the story:

Deficit-reduction measures carried out since the 2008 financial crisis have crippled Europe’s economies and governments need to change course swiftly or they will lose their voters to populist and extremist parties, Montebourg told a socialists’ meeting in eastern France.

France is the euro zone’s second-biggest economy, the world’s fifth-greatest power, and it does not intend to align itself, ladies and gentlemen, with the excessive obsessions ofGermany‘s conservatives,” Montebourg said.

“That is why the time has come for France and its government, in the name of the European Union’s survival, to put up a just and sane resistance [to these policies].”

Montebourg said consensus was growing among economists and politicians worldwide on the need for growth-oriented policies and mentioned his German socialist counterpart Sigmar Gabriel and Italy‘s premier Matteo Renzi as potential allies.

He cited former president Charles de Gaulle and former British prime minister Margaret Thatcher as having effectively spoken up to change the course of EU policies they opposed.

Montebourg said he had personally asked President Francois Hollande for “a major re-direction of our economic policy”. The government should now focus less on cutting debt than on supporting households to revive consumption, a traditional economic driver, he said.

Montebourg, who makes no secret of his own presidential ambitions, is known for his frequent attacks on austerity, but his latest comments are likely to embarrass Hollande, who despite mounting pressure said just days earlier he would not back away from his policy based on spending cuts and corporate tax breaks.

Hollande’s business-minded policies have alienated many left-wing lawmakers and voters already frustrated with his failed pledge to curb unemployment. He is now the most unpopular president in over half a century, with an approval score of 17 percent in the latest Ifop poll.

Hollande’s office declined to comment on what Montebourg said. A source close to Prime Minister Manuel Valls said Montebourg had gone too far.

“Firstly, there are declarations on economic policy and secondly, statements on our European partner Germany that are extremely harsh. Therefore, considering the line has been crossed, the prime minister has decided to act,” the source said, giving no further details.

In an interview published on Saturday, Montebourg had already warned the austerity measures pursued by France and its European peers were strangling growth.

Six years after the collapse of banking group Lehman Brothers and the start of the global economic crisis, the United States and Britain have returned to growth while euro zoneeconomies are still shrinking or stagnating, he noted on Sunday.

“There is a disease specific to the euro zone, a serious disease, persistent and dangerous,” Montebourg said, arguing that fiscal and monetary austerity would not help end the crisis but had only worsened and extended it.

“The time has come for us to take on an alternative leadership, to set up an alternative motor and promote ideas and practices alternative to this destructive ideology,” he said.

 

Le gouvernement français en éclats

 

 

Tempête au sommet de l’Etat: la fronde du ministre de l’Economie,Arnaud Montebourg, a provoqué la chute du gouvernement deManuel Valls, qui a été chargé par François Hollande de composer une nouvelle équipe dès mardi.

Après un week-end agité par les déclarations anti-austérité de M. Montebourg dans les pages du Monde et ensuite depuis son fief électoral de Frangy-en-Bresse, le Premier ministre a présenté à François Hollande la démission de l’ensemble du gouvernement.

Manuel Valls, reçu pendant une heure lundi matin par le chef de l’Etat, est désormais chargé de constituer, d’ici mardi, une “équipe en cohérence avec les orientations” que François Hollande “a lui-même définies pour notre pays”, a déclaré l’Elysée dans un bref communiqué.

Rendez-vous avait été pris dès dimanche soir pour ce tête-à-tête à l’Elysée, indique l’entourage du chef de l’Etat, qui sera en fin de matinée à l’île de Sein (Finistère) pour le 70e anniversaire de la Libération du pays.

Dimanche soir, l’entourage de Manuel Valls avait lancé un premier avertissement en déclarant que le ministre de l’Economie avait “franchi une ligne jaune”, dans la mesure où “un ministre de l’Economie ne peut pas s’exprimer dans de telles conditions sur la ligne économique du gouvernement et sur un partenaire européen comme l’Allemagne”.

“Le Premier ministre est décidé à agir”, avait-il mis en garde. Mais l’hypothèse d’un recadrage était privilégiée et personne ne s’attendait à un remaniement.

Arnaud Montebourg, invité sur Europe 1 peu avant l’annonce de la démission du gouvernement, avait persisté dans sa critique du cap fixé par François Hollande, assurant toutefois qu’il ne se plaçait pas “dans l’hypothèse” d’un départ de l’exécutif.

“Il ne me semble pas qu’on se sépare de ministres pour la simple raison qu’ils portent des propositions dans un débat justifié”, avait-il dit, sans regretter ses déclarations. Rejoint dans son analyse par Benoît Hamon, qui était son invité vedette dimanche à Frangy-en-Bresse, il avait estimé qu’il n’y avait “nulle remise en question de la solidarité gouvernementale”.

– La gauche du PS furieuse –

“Ce soir, s’il est encore en poste à l’Economie, il n’y a plus de Premier ministre”, avait au contraire jugé le chef de file des sénateurs écologistes, Jean-Vincent Placé, sur LCI et Radio Classique.

Soutenant la démarche de M. Montebourg, l’un de ses alliés quand elle était au gouvernement, l’ancienne ministre Cécile Duflot a affirmé de son côté: “nous serons nombreux à être aux côtés de tous ceux qui veulent ce changement de cap et de politique économique du gouvernement”.

Aux commandes depuis le printemps d’un grand pôle ministériel économique, Arnaud Montebourg, 51 ans, électron incommode de la famille socialiste, n’a cessé au cours de sa carrière politique de multiplier les coups d’éclat.

Dimanche, a Frangy-en-Bresse, il avait demandé à François Hollande une “inflexion majeure de notre politique économique”, assurant qu’il avait “le devoir” de “ne pas se taire” et “de proposer des solutions alternatives”.

Dans le journal Le Monde il demandait de “hausser le ton” vis-à-vis de l’Allemagne, “prise au piège de la politique austéritaire”, quand François Hollande, mercredi, déclarait ne pas vouloir de “face-à-face” avec Berlin.

Il représentait, avec son collègue de l’Education nationale, Benoît Hamon, la caution de l’aile gauche du gouvernement. Il avait d’ailleurs pris du galon à la faveur du gouvernement Valls en élargisssant son portefeuille à l’Economie, en plus du Redressement productif qu’il détenait depuis mai 2012.

Dimanche soir, Benoît Hamon n’avait pas été visé par le rappel à l’ordre de Matignon.

“On est maintenant devant une situation où la réponse est le durcissement et l’autorité. C’est la ligne désastreuse après ne pas avoir pris l’ensemble des forces de gauche qui avaient fait sa victoire, éliminé les écologistes puis éliminé l’aile récalcitrante qui représente quand même beaucoup de gens au sein du PS, François Hollande se trouve comme un roi nu”, a réagi Marie Noëlle Lienemann sur BFMTV.

Prise de court par l’annonce de la démission du gouvernement, la droite n’avait pas encore réagi à ce séisme politique en milieu de matinée