Category Archives: Diplomacy

Foreign Secretary Liz Truss is urged to block the appointment of Rwanda’s top diplomat in London over the kidnap and detention of the country’s most famous human rights activist

  • Liz Truss is being urged by MPs to block the appointment of Johnston Busingye
  • They are calling for sanctions to stop him being Rwanda’s high commissioner
  • Mr Busingye was demoted in September by Rwandan President Paul Kagame
  • He said government chartered a flight that led to Paul Rusesabagina’s seizure

Foreign Secretary Liz Truss is being urged to block the appointment of Rwanda’s top diplomat in London over his central role in the kidnap and detention of the country’s most famous human rights activist.

Senior MPs from both main parties are calling on Ms Truss to impose urgent sanctions on Johnston Busingye, Rwanda’s former justice secretary, to prevent his instalment as the central African regime’s next high commissioner.

Mr Busingye was demoted by Rwandan President Paul Kagame after admitting that their government chartered a flight that led to the seizure of Paul Rusesabagina, the real-life hero of the film Hotel Rwanda who saved more than 1,200 lives in the 1994 genocide.

Mr Rusesabagina – a critic of the dictatorship – was duped into flying to Rwanda after boarding a private jet in Dubai he thought was flying to a neighbouring country. The 67-year-old was jailed for ‘terrorism’ in September.

Senior MPs are calling on Liz Truss to impose sanctions on Johnston Busingye (pictured), Rwanda's ex-justice secretary, to stop his instalment as the country's next high commissioner+2

Senior MPs are calling on Liz Truss to impose sanctions on Johnston Busingye (pictured), Rwanda’s ex-justice secretary, to stop his instalment as the country’s next high commissioner

Last week, Mr Busingye was named in Parliament by former Tory leader Sir Iain Duncan Smith alongside Chinese Communist bosses involved in crimes against humanity, Iranian torturers and Sudanese militia leaders in a debate on sanctions.

Mr Duncan Smith queried why Mr Kagame was proposing to send ‘that abusive individual’ to represent his nation. ‘Do they think the UK is a soft touch?’ he asked.

‘This man should be sanctioned, not sent as their bloody ambassador,’ he told The Mail on Sunday. 

‘It is a disgrace that the Government has not yet made it clear we will reject his credentials. We must make a very strong statement.’

Labour’s Chris Bryant said it was ‘inconceivable’ that Ministers might accept the appointment. ‘Instead of sending a coach to take him to Buckingham Palace to meet the Queen, they should bar him from entering the country.’

The MPs are co-chairmen of the All-Party Group on Magnitsky Sanctions, which aims to target those responsible for corruption or human rights violations.

Bill Browder, the financier who pushed for such laws around the world after his lawyer Sergei Magnitsky was murdered in Russia, said Rusesabagina was a hero, adding: ‘His only real crime was to be critical of Kagame.’

Mr Rusesabagina was manager of Hotel des Mille Collines in Kigali when he saved the lives of 1,268 people who sought sanctuary there amid the horrors of the genocide.

Fearing for his safety, he later fled to the US where he received the Presidential Medal of Freedom. 

A fierce critic of Mr Kagame, he co-founded the Rwandan Movement for Democratic Change, a coalition of opposition groups.

The Rwandan regime, which has a history of smearing its enemies, accused him of being ‘the founder, leader, sponsor and member of violent, armed, extremist terror outfits’. 

He denied all charges.

Human rights groups condemned his unlawful seizure and criticised the trial as a charade. Rusesabagina was sentenced in September to 25 years in prison.

Mr Busingye’s admission of his government’s role came after a video was inadvertently sent to al-Jazeera. It showed him being coached for an interview with the broadcaster by Chelgate, a London specialist in ‘reputation management’. 

In the footage, he admitted prison authorities intercepted confidential correspondence between Mr Rusesabagina and his lawyers, which he denied in the interview.

In a second interview, he confirmed the regime paid for the plane that took Mr Rusesabagina to Kigali and for the individual who tricked him on to the plane.

‘This man oversaw the kidnapping and torture of my father,’ said his daughter Carine Kanimba. 

‘He should be disqualified from a role that requires the holder to be a person of integrity.’

The Foreign Office, which can veto ambassadors and high commissioners, declined to comment, and the Rwandan government did not respond to a request for comment last night.

Source: Daily Mail

KAGAME – TSCHISEKEDI : Mortelle poignée de main

Félix Tshisekedi sera-t-il le prochain président assassiné par Paul Kagame dans la région ?

Il est de ces images qui se passent de commentaires, mais qui inspirent de la littérature.C elle qui fait le buzz en ce moment est de celles-là.
On y voit la main du Président Félix Tshisekedi enlacer littéralement celle de son homologue Paul Kagame, pendant que celui-ci, large sourire luciférien aux lèvres, semble adresser un regard malicieux et complice à l’auteur de ce cliché qui fera date dans la récente histoire mouvementée de cette région maudite des Grands Lacs africains.

En observant cette photo, je n’ai pas pu m’empêcher de plaindre ce gros bébé joufflu pourri-gâté, élevé dans les beaux quartiers de Kinshasa, et envoyé trop tôt en Belgique, plus pour y danser le ndombolo que pour y faire des études !
Et de visualiser, malgré moi, l’image d’une gamine angélique, tenant naïvement la main d’un baraki prédateur sexuel, qui la conduirait tranquillement à sa garçonnière!

Félix Tshisekedi sera-t-il le prochain président assassiné par Paul Kagame dans la région ?!

Voici le tour d’horizon (parodique) de ce « massacre » inédit de Chefs d’Etats, sans équivalent dans l’histoire, jusque-là documentée, de l’Humanité…

1. NDADAYE: T’AS ÉTÉ ÉLU, ET ALORS ?!

Sa carrière de « tueur en série de Présidents », Paul Kagame la démarre par un pur hasard du calendrier. Nous sommes en octobre 1993. Dans son QG rebelle de Mulindi, celui qui s’est bombardé Général après la mort de Rwigema s’emmerde un peu. Il cherche désespérément le moyen de faire péricliter ces foutus accords de paix, conclus deux mois auparavant à Arusha, et qui l’ont stoppé net dans sa (délicieuse) lancée génocidaire sur Byumba et Ruhengeri.

C’est alors que lui revient une question qui l’obsède depuis un temps, et l’empêche de fermer l’œil: comment diable ce connard de Buyoya a-t-il pu laisser s’installer le hutu Ndadaye au pouvoir, sous le seul prétexte, fallacieux à ses yeux, que celui-ci a été élu démocratiquement?!
Il décide alors de faire un saut à Bujumbura, déterminé à avoir une conversation virile avec le Major Pierre Buyoya…

Au moment où Buyoya commence à expliquer qu’il n’a rien pu faire face au ras de marée électoral, Paul Kagame pique une de ses colères mémorables, et met un point final à la causette : « arrêtes de pleurnicher comme un pédé et donnes-moi quelques soldats et des armes »!

Après avoir assassiné en plein jour le Président burundais Melchior Ndadaye, Paul Kagame s’installe dans le premier avion pour Kampala, avec dans ses bagages les officiers burundais qui avaient « fait le job », pour aller les planquer en lieu sûr. We never know…

Les « dommages collatéraux » qui allaient suivre ce forfait d’un culot inouï (pogroms tutsis doublés de pogroms hutus), il allait s’en délecter confortablement installé dans sa luxueuse villa…

2. et 3. HABYARIMANA-NTARYAMIRA: D’UNE PIERRE DEUX COUPS

Dans le temps et l’espace, tous les tueurs en série l’ont témoigné: « t’es mordu le jour où tu plombes le premier »!

Comme il fallait donc s’y attendre, six mois après jour pour jour, Paul Kagame allait rempiler, cette fois-ci sans même bouger de son canapé. Bilan de l’opération, orchestrée de main de maître: un missile, deux présidents !
Plus, bien évidemment, une douzaine de dommages collatéraux, ceux qui avaient eu le tort de monter dans le mauvais avion au mauvais moment. Ils ouvriront la liste interminable de l’hécatombe qui démarra aussitôt, et qui allait culminer en trois génocides: un tutsi, un hutu et un congolais !

 

4. SINDIKUBWABO : C’EST QUI ÇA ?!

Pathétique destin que celui de ce président éphémère que l’Histoire ne retiendra pas…
Paul Kagame le poursuivit au Zaïre en marchant tranquillement, donna un coup de pouce appuyé à sa mort « naturelle », et un coup de botte distrait à son cadavre pour le pousser au fond d’une fosse commune.

L’assassinat de Théodore Sindikubwabo ne provoqua pas de dommages collatéraux à proprement parler, puisque il fut lui-même un dommage collatéral !

 

5. PETIT KABILA DEVIENDRA GRAND

On ne se refait pas ! Rattrapé par un obscur passé « Cheguevarien », Laurent Désiré Kabila commit une ultime bêtise qui allait lui être fatale: il se mit à lorgner vers l’Empire du Milieu, tout en s’enquiquinant avec Mouamar Kadhafi !
De quoi donner du boulot (ikiraka) à un tueur à gages, en embuscade à quelques 2000 kms de là, et qui n’en demandait pas tant!

De Washington, Paul Kagame reçut donc une mission, qu’il se contenta de relayer par téléphone. À son « kadogo » infiltré depuis kalakala dans la protection rapprochée du « Mzee », il ordonna calmement: « tu lui loges une balle dans la tronche, et tu rentres à Kigali! »

Les dommages collatéraux furent limités, et pour cause : Joseph Kabila était dans la combine!
Ce coup de pouce du « parrain de Kigali » allait d’ailleurs propulser Joseph Kabila Kamenge sur le trône de son père, et le petit devint grand ! Il le reste…

 

6. BIZIMUNGU: À MOITIÉ MORT

C’est l’histoire d’un petit prince du Bushiru qui se rêvait roitelet !

Non content de diriger la plus importante parastatale du moment (Electrogaz), il répondit aux appels du pied du magnat pétrolier monopolaire de l’époque, natif des mêmes contrées, lui aussi gâté par le régime mais piégé par le virus ethniste.

Abandonnant à la « grande barrière » de Gisenyi la grosse Mercedes de fonction, Pasteur Bizimungu se sentit donc pousser des ailes et s’envola pour une hypothétique gloire…

Nommé président de pacotille quatre ans plus tard pour chauffer le futur fauteuil de Paul Kagame, il commit le tord d’y croire et se retrouva en prison.

Nul ne sait ce qu’on lui fit avaler derrière les barreaux, toujours est-il que, depuis qu’il en est sorti, il fait figure de « demi-mort »!

Dommage collatéral: même pas un demi !

 

7. MBONYUMUTWA : L’OBSESSION DU RECORD

De sous cette terre légère du stade Kamarampaka où il reposait tranquillement en attendant le jugement dernier, Dominique Mbonyumutwa croyait être mort une seule et unique fois, à l’instar de tout le commun des mortels !
C’était sans compter avec un homme obsédé par le record absolu du président qui aura assassiné le plus de confrères ! Mbonyumutwa fut donc déterré, re-tué, et ré-enterré…nul ne sais où !!

Les dommages collatéraux psychologiques furent inestimables…

 

8. KIKWETE : L’ÉCHAPPÉE BELLE

L’ancien président tanzanien Jakaya Kikwete est un miraculé!

Menacé publiquement de coup de massue mortel (hitting) par Paul Kagame himself, il fut sauvé par une providentielle fin de mandat, survenue dans la foulée.
On raconte que quand il finit de passer le témoin à son successeur Magufuli, il se pinça, s’étonna d’être encore en vie, et ouvrit une bouteille de champagne !

On a frôlé le gâchis : moi je le trouve trop mignon, ce Kikwete !

 

9. M7: L’ÉLÈVE A SURCLASSÉ LE MAÎTRE

Aux dernières nouvelles, Yoweri Museveni se serait mis à l’apprentissage du français. Samanière à lui de remercier la DGSE, les renseignements extérieurs français auxquels il doit d’être encore debout.
N’ont-ils pas en effet, il y a deux ans, déjoué in extremis un attentat terroriste planifié par son poulain Paul Kagame, et qui devait cibler son avion, en vol pour une rencontre au sommet à Bujumbura ?!

 

10. NKURUNZIZA: PARTIE REMISE

Tout le monde a cessé de se demander pourquoi Pierre Nkurunziza a littéralement délaissé la présidence du Burundi pour se consacrer à Dieu.
On le sait maintenant : il prie pour que la fin de ce foutu mandat s’accélère, et qu’il puisse enfin échapper définitivement à une mort annoncée !

Depuis ce jour de 2015, en effet, où les forces spéciales tanzaniennes ont fait enrayer le pistolet de Paul Kagame qui avait déjà pressé la détente à son bout portant, Nkurunziza vit cloîtré, convaincu à juste titre que ce n’est que partie remise…

Kagame-Tchisekedi: mortelle poignée de main.
Billet d’humeur de Sylvestre Nsengiyumva.

 

Rwanda destroys temporary bridges at border

A temporary crossing inside Rwanda. Several similar temporary bridges at the border have been destroyed to stop people crossing to Uganda

Kabale, Uganda

It has now become harder for Rwandan citizens attempting to sneak into Uganda against their government’s advice, to cross the border as several unofficial crossings have been blocked.

Rwandan Security Officers have reportedly destroyed all temporary bridges erected along Katuna, Gatuna and Mukensiyoona in Katuna Town Council to block Rwandan citizens from crossing to Uganda.

The development comes amid increased tension between Uganda and Rwanda.  For the last one week, the Rwandan border at Gatuna in Kabale, and Chanika, in Kisoro has been closed, blocking entry of hundreds of cargo trucks transiting through the busiest crossing point, to Kigali, and several other destinations.

Rwanda government instead advised cargo trucks to turn-back and use Mirama Hill border in Ntungamo district a distance of 100 kilometres away.

Amid the chaos, Rwanda, through its Minister of Foreign Affairs and International Cooperation, Richard Sezibera barred Rwandans from crossing into Uganda and accused Uganda of harbouring dissidents planning to topple the Kagame administration.

Despite the directive, Rwandan nationals neighbouring Ugandan borders continued to silently cross to Uganda especially to Katuna and the neighbouring areas through porous borders. Many of them were coming to Uganda to buy food for their survival, crossing through Gatuna and Mukensiyoona streams.

But Rwandan soldiers and police officers have now destroyed all the temporary bridges that were constructed along the streams.  Our area reporter says that there are police officers deployed at every footpath connecting the two countries, who are often replaced with heavily armed soldiers specifically to block Rwandan nationals from crossing to Uganda.

John Dushinzimana, a national found at Mukensiyoona market after escaping from Byumba in Northern Province, Rwanda to buy food says that all the temporary bridges at the streams separating the two countries have been destroyed and that the security personnel were whipping whoever attempted to cross through the porous borders.

Dushinzimana says that the blockage has left Rwandans stuck without food to eat and that most Rwandans are totally unhappy about the current situation.

Deus Ntahobari, another Rwandan national says that he crossed to Katuna on Tuesday to work for food to feed his family, but on returning back, he found all bridges destroyed. Ntahobari says that he decided to remain in Katuna in fear of being reprimanded for crossing into Uganda.

Jean Claude Afazari, another resident of Byumba in Rwanda says that the situation has forced him to cross back to Rwanda after witnessing from a distance how those who were caught crossing with food from Uganda were whipped. He adds that security officers poured paraffin in some of the food that had been bought by some of the residents.

Solange Mujawimana, a businesswoman dealing in agricultural produce is also stuck on the Ugandan side of the border. She says that although she used to buy foodstuffs from Uganda and sell them in Rwanda, her movement has now been curtailed.

Katuna Town Council Mayor Nelson Nshangabasheija says that tension is still mounting across the region. He adds that business at the border post has completely collapsed.

Speaking before parliament on Thursday, Prime Minister Dr Ruhakana Rugunda explained that Uganda is optimistic that the matter will be soon resolved.

Source : The Independent

Les dépliants d’Addis, Bujumbura explique sa démarche

Les dépliants d’Addis,  Bujumbura explique sa démarche

Willy Nyamitwe: “Ce peuple meurtri a droit à la justice et c’est la démarche des instances judiciaires.”

Des dépliants ont été distribués par la délégation gouvernementale en marge du 32e sommet de l’UA évoquant le mandat d’arrêt du président Pierre Buyoya. Des tracts à mobile politique, selon le concerné.

Les opposants parlent de diversion et de récupération de l’affaire Ndadaye pour mobiliser l’électorat hutu à la veille des prochaines élections de 2020, et passer ainsi pour le justicier qui n’a pas peur de terrasser l’ancien homme fort du Burundi.

Le conseiller principal à la présidence de la République n’y va pas de main morte. L’ambassadeur Willy Nyamitwe assure que dans le même paquet que les détracteurs, il faut aussi ajouter la clique d’extrémistes qui, après avoir échoué à renverser les institutions démocratiquement élues par le truchement d’une insurrection et d’un Coup d’Etat, pensent qu’il est toujours possible de tirer sur la corde sensible, celle de l’ethnisme, pour capter la sympathie de l’opinion et attirer l’ostracisme sur le Gouvernement du Burundi. « Quand il fut battu par le président Ndadaye en 1993, le major et son artillerie propagandiste de mauvais perdants n’hésitèrent point à dénigrer le Peuple Burundais prétextant qu’il n’y avait pas eu d’élections mais qu’à la place d’une expression démocratique d’électeurs il y avait eu un recensement ethnique. La suite on la connaît, macabre. » Willy Nyamitwe indique qu’au-delà de leur appétit démesuré du pouvoir, ils ont commis l’irréparable, renversé les institutions et balayé avec une cruauté sans nom des vies humaines dont le nombre ne sera malheureusement jamais connu. « Ce peuple meurtri a droit à la justice et c’est la démarche des instances judiciaires. Que ceux qui détractent le Burundi et ses institutions comprennent que les temps sont révolus. »

Il est clair que Bujumbura ne va pas lâcher l’affaire. S’il ne mise pas trop sur l’extradition de l’ancien président, il n’en reste pas moins qu’il a décidé de ternir l’image du haut fonctionnaire de l’UA qu’il est devenu. Le dépliant le présente comme l’assassin du premier président démocratiquement élu et ses collaborateurs.

Au-delà de la bataille diplomatique et médiatique entre Bujumbura et Buyoya, les proches collaborateurs du président Melchior Ndadaye craignent que le volet judiciaire ne soit occulté.

Le président Sylvestre Ntibantunganya se dit favorable aux poursuites judiciaires. Les Burundais ont droit de connaître la vérité sur la préparation et l’exécution de l’assassinat du président Ndadaye. Pour l’ancien président qui a été destitué par le deuxième putsch de Pierre Buyoya, l’assassinat du président Ndadaye est la cause de toutes les difficultés auxquelles le Burundi a été confronté depuis lors jusqu’à aujourd’hui. Il n’exclut pas l’hypothèse d’une volonté de récupération politique. «Il a toujours été dit que d’une part le dossier sera tiré des tiroirs en cas de besoin pour des intérêts politiques. Et que d’autres se serviront de la politique d’autre part pour étouffer l’instruction judiciaire du dossier».

Pour rappel, Melchior Ndadaye est le premier président burundais démocratiquement élu. Investi le 10 juillet 1993, il est assassiné après 102 jours de pouvoir au cours d’un coup d’Etat sanglant, le 21 octobre 1993. Pontien Karibwami, président de l’Assemblée nationale, Gilles Bimazubute, vice-président de l’Assemblée nationale, Juvénal Ndayikeza, ministre de l’Administration du territoire et du Développement communal, trouvèrent également la mort.
Ce coup de force va déchaîner des violences inter-ethniques dans tout le pays, déclenchant une guerre civile, qui fera, selon les estimations, entre 50 000 (chiffre avancé par la Commission internationale d’enquête des ONG) et 100 000 (chiffre avancé par les délégués du Haut-commissariat aux Réfugiés).

Stupéfaction de Buyoya

Pierre Buyoya: « A un an des élections, le pouvoir veut instrumentaliser
la justice pour écarter des personnalités gênantes. »

Lors du 32e sommet de l’UA, la délégation de Bujumbura a arpenté couloirs et salles de conférence, distribuant un dépliant (deux pages) qui fait: « une mise au point du Burundi sur le mandat d’arrêt du président Pierre Buyoya. » Le dépliant explique que l’ancien homme fort du pays, Pierre Buyoya, doit rendre des comptes. Il est accusé d’être l’instigateur de l’assassinat du président Melchior Ndadaye et de plusieurs de ses collaborateurs.

Cette « mise au point » du Burundi, c’est aussi une réponse à Moussa Faki, le président de la commission de l’Union africaine. Dans son communiqué sorti au lendemain du lancement du mandat d’arrêt contre Buyoya, 2 décembre dernier, il s’était fermement opposé à cette poursuite estimant que « Cela va compliquer la recherche d’une solution consensuelle conformément à l’esprit de réconciliation nationale ».

Le dépliant distribué à Addis Abeba est clair. Bujumbura persiste et signe. « Pour le Burundi, ne pas poursuivre les auteurs et/ ou planificateurs d’un renversement d’institutions démocratiquement élues et de crimes atroces de 1993, c’est cela qui compliquerait, plutôt, la recherche d’une solution consensuelle ».

« Cela porte atteinte à mon honneur »

« Stupéfaction » C’est ainsi que l’on pourrait résumer la réaction de Pierre Buyoya, présent au sommet de l’Union africaine. Il s’est vite empressé de réagir. « Cela porte atteinte à mon honneur » a-t-il déclaré. L’ancien président occupe un poste important de haut représentant de l’Union Africaine pour le Mali et le Sahel. Dans son communiqué, il a parlé de tract distribué en méconnaissance des règles de fonctionnement de l’Union africaine. Pour lui, à un an des élections, le pouvoir veut instrumentaliser la justice pour écarter des personnalités gênantes. Pour « cette poursuite contre lui est une entreprise politique qui ne peut que pérenniser la haine dans l’esprit et la haine dans l’esprit et la mémoire du Burundais ». Bujumbura, dit-il, doit avoir d’autres priorités notamment un dialogue sincère pour mettre un terme à la crise.

Quid de la distribution des dépliants dans un sommet de haut niveau ?

«Originale » pour certains, peu orthodoxe pour d’autres, la démarche de la délégation burundaise au sommet de l’Union Africaine a suscité des réactions au sein de la classe diplomatique.

Selon un diplomate, les canaux traditionnels, en passant par l’ambassade ou par un envoyé spécial, sont préférables et sérieux. « La délégation burundaise a manifesté un manque de respect et de rigueur diplomatique. Diffuser un tract hors propos avec les débats du jour est ridicule. »

Un autre diplomate estime que tous les moyens sont bons pour transmettre l’information entre pairs. Cela peut passer par un coup de téléphone à un envoi de document suivant les canaux habituels. « Nous n’avez pas idée de ce qu’on peut se transmettre lors d’un sommet. Une clé USB contenant un document important peut passer d’une main à une autre. Alors pourquoi pas un dépliant ?

Source : Iwacu

Kagame, le nouvel ami encombrant du Président Macron

KAGAME-MACRON

La vérité d’un homme ne se montre parfois qu’aux initiés qui connaissent la portée de certains gestes. L’engouement récent d’Emmanuel Macron pour un personnage aussi trouble que le président du Rwanda, Paul Kagame, détonne singulièrement par rapport à l’image de modéré, libéral, défenseur des droits de l’homme qu’il se donne par ailleurs. Les évènements qui se sont produits au Rwanda depuis 1990 sont mal connus des Français lesquels, non sans un zeste de racisme, trouvent normal que les Africains se massacrent entre eux et ne se préoccupent pas de rechercher qui est responsable de quoi.

Qui est Kagame ?

La meilleure manière d’appréhender en termes simples les évènements du Rwanda est de se référer à Aristote :

« Dans les oligarchies, c’est la masse des citoyens qui se soulève, comme étant victimes d’une injustice du fait que leur part n’est pas égale à celle des  autres, dont ils se considèrent pourtant les égaux, alors que dans les démocraties, au contraire, ce sont les notables qui se révoltent, parce que leur part est seulement égale aux autres alors qu’ils ne se considèrent pas comme leurs égaux. » (Politique V,3).  

La révolte de la masse, c’est ce qui s’est passé au Rwanda en 1961, celle des notables, ce qui s’y est passé à partir de 1990. Très ancien royaume africain où, depuis des siècles, une minorité d’éleveurs-guerriers, les Tutsis (environ 10 % de la population en 1990, moins aujourd’hui), dominait une majorité de cultivateurs bantous (houtous[1]), le Rwanda a vu à l’indépendance en 1961, la majorité prendre le pouvoir, par application de la règle démocratique, le tiers  environ des anciens maîtres tutsis s’exilant en Ouganda ou en Europe (où ils constituent un lobby puissant). A partir de 1990, l’un de ces exilés, Paul Kagame a entrepris, à partir de l’Ouganda voisin, de restaurer le pouvoir de la minorité tutsie avec une armée d’exilés (Front patriotique rwandais) bien équipée par les Anglo-Saxons. Le 6 avril 1994, l’avion transportant les deux présidents houtous du Rwanda et du Bouroundi était abattu sur ordre de Kagame, selon des témoignages aujourd’hui irrécusables[2]  :  affolés, les Houtous en déroute se mirent à massacrer la minorité tutsie restée dans le pays, ce qui n’empêcha pas la victoire totale de Kagame. Ces massacres du Rwanda du printemps et de l’été 1994 ont fait entre 500 000 et 800 000 morts, probablement en majorité tutsis bien que l’armée de Kagame ait aussi massacré beaucoup de houtous au fur et à mesure qu’elle avançait dans le pays.

Une fois la capitale Kigali prise, cette armée partit très vite au Congo voisin à la poursuite des houtous en fuite, qualifiés, de « génocidaires » – même les enfants pas encore nés au moment des faits !  Selon le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations-Unies[3], ces opérations de représailles ont entrainé la mort  de 4 millions de personnes, rwandais houtous réfugiés ou congolais, non seulement dans la province frontalière du Kivu mais dans tout le Congo ex-belge.  Les troubles qui se produisent aujourd’hui au Kasaï en sont la suite.

Kagame a certes sauvé du massacre une petite partie ses congénères tutsis encore en vie à l’intérieur du Rwanda, la seule chose que retient la communauté internationale dûment désinformée. Il n’en porte pas moins une   responsabilité écrasante pour l’ensemble de la tragédie : en envahissant le pays sans aucune légitimité autre que d’appartenir à l’ancienne élite, ce qui est la cause première de tous les évènements, en massacrant les houtous au fur et à mesure de son avancée dans le pays, en abattant l’avion des deux présidents, attentat qui a déclenché les premiers massacres et en opérant des massacres de représailles bien plus graves encore au Congo.

On peut dire que Paul Kagame est au total le responsable direct ou indirect de la mort de près de 5 millions de personnes.

Il faut ajouter que depuis vingt-cinq ans qu’il est au pouvoir, Kagame a pris la France pour cible : sa prise de pouvoir avait déjà signifié pour notre pays la perte de toute influence dans la région des Grands lacs et même au Congo-Kinshasa (ex-Zaïre) ; il n’a cessé d’accuser de complicité de crime les soldats français de l’opération Turquoise arrivée au Rwanda en juillet 1994 sur mandat de l’ONU pour tenter de limiter les dégâts, accusation sans aucun fondement.  Il a remplacé le français par l’anglais comme langue officielle et adhéré au Commonwealth.

« Poignez vilain, il vous oindra »

Voilà le sinistre personnage auquel le président Macron a déroulé le tapis rouge à l’Elysée le 23 mai 2018.  Il est allé plus loin :  la France soutient officiellement la candidature au secrétariat général de l’Association des pays francophones d’une proche de Kagame, Louise Mushikiwabo, ministre des affaires étrangères du Rwanda, ce dont seul Mélenchon s’est ému, en termes d’ailleurs très modérés si l’on considère l’énormité de la chose.  Il est clair que pour ceux qui connaissent les dessous de l’affaire, soit tous les Africains, Macron met la France dans la position humiliante du vilain : « poignez vilain, il vous oindra. »

Comment ne pas être confondu devant tant de servilité vis-à-vis d’un roitelet africain qui aurait dû depuis longtemps être traduit devant la Cour pénale internationale ?

Il est vrai que, dès  le début de son opération de reconquête, Kagame a reçu le soutien des principales puissances occidentales (à l‘exception de la France de Mitterrand) : les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Belgique, l’ancienne puissance coloniale, l’Afrique du Sud.

Il est vrai aussi que Kagame est un grand corrupteur connaissant les moyens de s’acheter les soutiens inattendus : si le Rwanda, surpeuplé, n’a guère de ressources, il contrôle désormais le Kivu, province voisine du Congo d’une fabuleuse richesse en métaux rares.

Nicolas Sarkozy était allé jusqu’ à visiter le Rwanda de Kagame, y compris le musée dénonçant les prétendus crimes de la France[4]. Mais son ignorance des questions africaines, dont avait témoigné son ridicule discours de Dakar, pouvait passer pour une excuse.

Hollande, seul, n’est pas tombé dans le piège : bien informé, lui, il a ignoré Kagame pendant cinq ans.

Mais aucun de ces trois présidents n’a daigné prendre la défense de l’armée française injustement accusée comme ils en avaient le devoir.

Qu’est-ce qui motive Macron dans cette affaire scabreuse ? L’ignorance ? On a du mal à le croire. L’obéissance aveugle à l’ordre occidental dont Kagame est, depuis le début (comme lui), le poulain et dont il adopte les yeux fermés la version tronquée des faits ? Le souci de flatter un personnage désormais influent en Afrique ? Ou bien quelque fascination plus secrète qui témoignerait du côté sombre du président français ?

Kagame, grâce au soutien des puissants de ce monde, est aujourd’hui à son zénith. Il n’est pas sûr qu’il gagne à se trouver ainsi exposé, ses soutiens non plus.

 

Roland HUREAUX

[1] Nous avons volontairement francisé l’écriture de ces noms.

[2] Notamment ses proches d’alors  devenus  dissidents , du moins ceux qui n’ont pas été assassinés pour les empêcher de témoigner.

[3] http://cec.rwanda.free.fr/documents/doc/rapportONU/DRC_MAPPING_REPORT_FINAL_FR.pdf 

[4] Il est possible que cette visite humiliante, qui lui avait  fait perdre le soutien de l’armée, ait contribué à lui coûter sa réélection.

Source: Libertepolitique.com

Le Rwanda tente un Cheval de Troie en Francophonie

La francophonie est en danger. Par le biais de son média français préféré , le gouvernement rwandais – ou ses représentants au sein de la diplomatie française, ce qui revient au même – a lancé un ballon d’essai.

Ce ballon d’essai est destiné à lui faire connaître et donc anticiper les réactions que provoquerait une éventuelle candidature au poste de secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie de l’actuelle ministre des affaires étrangères du Rwanda .

Dès le début de cette manœuvre, la réaction officielle du gouvernement français a été recherchée. La réponse diplomatique qui aurait été faite passe aujourd’hui auprès des 83 pays membres de l’OIF pour la tentative d’une ancienne puissance coloniale pour imposer cette candidature. Elle peut donc être d’ores et déjà exploitée comme telle par Kigali, ce qui était probablement le but réel de sa publication prématurée.

Cette opération est aussi suivie de près par les états voisins du Rwanda, majoritairement anglophones et qui ont jadis soutenu militairement et diplomatiquement la conquête du pouvoir par Kagame puis son accès au Commonwealth, avant d’entrer en conflit ouvert avec lui. Ils avancent aujourd’hui que, les exigences du Commonwealth étant supérieures à celle de l’OIF en matière de respect des droits de l’homme, Kagame et son gouvernement dictatorial réélu avec un score soviétique, auraient aujourd’hui intérêt à se rapprocher de l’organisation francophone  qu’il voulait pourtant quitter il y a peu.

Tous les commentateurs et tous les acteurs  de ce ballon d’essai font mine de considérer – ou d’espérer – que le seul but poursuivi serait un réchauffement des relations franco-rwandaises.  Or, les exigences posées par l’un et par l’autre de ces deux partenaires sont totalement incompatibles puisque la France ne peut pas – décemment – imposer à sa Justice le non-lieu exigé par Kagame dans la procédure qui le met en cause depuis plus de dix ans dans l’attentat du 6 avril 1994, attentat qui a déclenché le génocide en toute connaissance de cause.

On ne peut que s’interroger sur les buts véritables poursuivis par cette initiative puisque les actuels prolégomènes à une éventuelle candidature de Mme Louise Mushikiwabo comme secrétaire générale de l’OIF ne les révèlent en rien. Les antécédents de ce personnage et de son maître, le général–président–à–vie Paul Kagame, leurs nombreuses tentatives  d’élimination de la langue française du Rwanda, pays indubitablement et exclusivement  francophone depuis un siècle, tout au moins pour ce qui est des langues européennes, ne laissent pas d’inquiéter les observateurs qui parlent d’un véritable « cheval de Troie ».

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Lousie MUSHIKIWABO, cheffe de la diplomatie rwandaise

Il est établi que, depuis de nombreuses années, Paul Kagame n’a eu de cesse d’éradiquer la langue et la culture françaises du Rwanda. Sous prétexte que, lui, Paul Kagame, ne parle pas français, il a interdit le 8 octobre 2008 l’usage de cette langue dans l’enseignement public rwandais où elle était seule utilisée depuis un siècle. De même, il a interdit l’usage de la langue française dans tout document administratif.

Accessoirement, sous des prétextes  d’urbanisme qui ne trompent personne, il a ensuite fait raser le centre culturel français de Kigali et il refuse depuis quelques années d’accréditer l’ambassadeur de France proposé par Paris. Pourquoi Kagame aurait-il brutalement changé radicalement de posture à l’égard de la langue et de la culture françaises et tout simplement à l’égard de la France ? N’ayant aucune réponse, très logiquement, certains observateurs avisés considèrent que  Louise Mushikiwabo qui s’est toujours comportée comme un petit soldat exemplaire au service de Kagame au point que, en tant que Ministre des « Affaires Etranges », elle a toujours couvert d’un manteau diplomatique les opération d’assassinat d’opposants rwandais commis à l’étranger (Afrique du Sud, Kenya et autres), ferait un excellent cheval de Troie au sein d’une organisation honnie.

Or, on sait depuis 1994 et depuis l’action du bataillon FPR introduit au CND de Kigali fin 1993, comment Kagame est passé maître dans l’utilisation d’un cheval de Troie.

Lors des négociations d’Arusha et lors de la paix signée en cette ville de Tanzanie le 4 août 1993, Kagame a su se ménager, sous le prétexte de mettre fin à la guerre, les moyens de lancer l’assaut final qui le portera au pouvoir quelques mois plus tard. Il a obtenu le départ des troupes françaises auxquelles il ne pardonnera jamais d’avoir retardé son triomphe, mais surtout, il a obtenu d’introduire au cœur du dispositif ennemi un bataillon de ses meilleures troupes. Sous prétexte d’assurer la protection de ses émissaires,  il a placé à Kigali un bataillon entier. Et comme il aime les symboles, il a fait en sorte que ce bataillon soit cantonné au Conseil National du Développement (C.N.D.) qui était jusque-là le parlement rwandais, le temple de la démocratie  naissante dans ce pays.  Ce bâtiment présentait, outre son aspect symbolique la double caractéristique, d’une part, de commander l’axe reliant l’aéroport au centre-ville et, d’autre part, de faire face, de l’autre côté de cet axe, au principal casernement de la Garde Présidentielle de son ennemi juré, Juvénal Habyarimana

C’est à partir de cette installation FPR du CND – que tout à chacun qualifiait de « Cheval de Troie » dès avant qu’elle soit effective en décembre 1993 – que Kagame a pu infiltrer la société rwandaise et les Interahamwe, préparer et perpétrer l’attentat du 6 avril 1994 qui tua deux chefs d’état hutu et lancer simultanément son offensive contre la Garde Présidentielle logée à portée de mitrailleuse.

Quand Kagame conquiert une place par la force, par la négociation ou par la ruse, il ne la lâche pas. Il est le maître du Rwanda depuis 1994 et jusqu’en 2034 au moins. Louise Mushikiwabo resterait secrétaire générale  de l’OIF pendant au moins plusieurs mandats…sauf si elle a détruit cette organisation entre-temps. Dans le meilleur des cas, si l’OIF n’est pas détruite, la France en sera exclue ou , à tout le moins, y sera marginalisée .

Michel ROBARDEY

Source: Mediapart

Rwanda deserves to be condemned as much as Russia

After a hard week working as a mental health nurse manager, Noble Marara was relaxing at home with his family when they were visited by two police officers. They warned that he was in grave danger because a foreign government posed an “imminent threat” to his life, and urged him to increase security.

This visit took place as Britain reeled from an assassination attempt involving a Russian-made nerve agent in an English city. Evidence points towards the Kremlin, and there is tough talk of sanctions and sporting boycotts in response.

Yet there is silence over another nation that uses similar sinister tactics to eliminate its enemies. This murder threat was against a man living in Kent, a father and spouse of British citizens. And it was not the first such threat: in 2011, Scotland Yard warned two other men that the same thuggish government had sent a hit squad to kill them.

Like Russia, Rwanda gets away with murder. Literally. It hunts down dissidents wherever they live, killing some, kidnapping and threatening others. It prompted Africa’s worst blood-letting this century in the Democratic Republic of Congo, and still stirs trouble in its neighbours.

Yet its president, Paul Kagame, is seen as our friend. Marara spent nine years as a bodyguard and driver for the Rwandan leader, standing by his side as the east African country started to recover from the trauma of genocide. Like others, he saw this aloof character as the heroic saviour of his land. Now the man he once protected wants him dead.

Is it a coincidence that days before the police warning it was disclosed that Marara’s insights into the ruthless Kagame were to be offered in downloadable book form in the Kinyarwanda language? Regardless, the threat raises again the question of what a despot has to do to stop Britain pumping aid into his pocket. This is, after all, an ultra-repressive one-party state in which the ruling party runs everything down to the most minute level. But we pour in millions each year.

For many years, Kagame fooled the world. He posed as protector of his nation and duped naive democratic leaders, who felt guilty over their failure to stop genocide, into believing that a nasty ethnic dictatorship was an inspirational role model for aid and Africa. The likes of Tony Blair, Bill Clinton and David Cameron heard smooth words and saw clean streets, but they missed the blood dripping from the ruler’s hands.

Decent nations do not order hits on their foes in foreign lands. Yes, Britain should stop washing dirty Russian cash from Putin’s pals. By the same token, we should cut off all support for Kagame.

Ian Birrell is a freelance writer

Source: The Times

I love Donald Trump says Ugandan President Museveni

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Ugandan President Yoweri Museveni has said he loves the United States President Donald Trump who was recently reported to have referred to Africa countries as “shithole”.

Addressing members of the East African Legislative Assembly (Eala) at its opening in Kampala on Tuesday, Mr Museveni said the US president was frank.

“I love Trump because he tells Africans frankly. I don’t know whether he’s misquoted or whatever. He talks to Africans frankly,” he said.

He said Africans need to solve their own problems through integration.

“You can’t survive if you are weak. It is the Africans’ fault that they are weak… that’s why we need East African integration.

“We are 12 times the size of India, but why are we not strong?” He posed.

The East African Community has six member states — Uganda, Kenya, Tanzania, Rwanda, Burundi and South Sudan. Somalia is also seeking admission to the bloc.

Apology

Meanwhile, earlier Tuesday, the US ambassador to Uganda Ms Deborah Malac apologised over Mr Trump’s comments terming them insensitive.

“For people like me and many of my colleagues who have spent many years working in Africa, we have many relationships and friendships across the continent, [the comments] are obviously quite disturbing and upsetting…” Ms Malac told Uganda’s Speaker of Parliament Rebecca Kadaga.

“…I can assure you that we remain engaged and committed to working not just in Uganda but in all the other countries that we work with on the continent and our programmes continue,” she added.

Ms Malac was responding to Ms Kadaga’s query about the comments attributed to Mr Trump.

President Trump, in a meeting with US lawmakers on January 18 is reported to have dismissed Haiti, El Salvador and Africa as “shithole countries” whose inhabitants are not desirable to immigrate to America. But Mr Trump later denied using the derogatory term saying that he only used “tough language”.

His remarks were criticised across the world with many African nations calling for his apology.

Uganda’s neighbour Kenya said it had no problem with Mr Trump’s comments since he did not necessarily direct them at the country.

Eala

The regional assembly began its plenary session in Kampala this week amid division over the election of the Speaker with Burundi refusing to recognise Rwanda’s Martin Ngoga as the new Speaker.

“In a nutshell, integration is about the future of our people,” Mr Museveni told the MPs, adding that “It’s not about positions. When I hear you quarrel about positions, I feel sorry.”

Nelson Wesonga The East African

Visite du ministre de la Défense du Rwanda au Canada: une rencontre qui dérange

Le ministre canadien de la Défense Harjit Sajjan a-t-il erré en rencontrant son controversé homologue rwandais James Kabarebe, en novembre dernier à Vancouver ? C’est ce que croit un spécialiste du droit international, qui parle d’une « erreur diplomatique ». Roméo Dallaire croit au contraire que c’était approprié.

L’homme suscite la controverse.

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Ministre rwandais de la Défense, James Kabarebe est montré du doigt par les détracteurs du régime de Paul Kagame, qui l’accusent d’avoir joué un rôle important dans des exactions commises au Rwanda avant, pendant et après le génocide, ainsi qu’en République démocratique du Congo voisine, agitée par des troubles depuis trois décennies.

Cela ne l’a toutefois pas empêché de venir au Canada, en novembre dernier, pour assister à la Conférence des ministres de la Défense sur les opérations de maintien de la paix des Nations unies, qui s’est tenue à Vancouver.

En marge de cette conférence, une « rencontre bilatérale » a notamment permis aux deux ministres de discuter de coopération militaire entre le Canada et le Rwanda, rapportait alors le site internet d’information rwandais Igihe.

C’est « à titre d’hôte de cette Conférence [que] le ministre Sajjan a rencontré son homologue rwandais », a expliqué dans un courriel à La Presse la directrice des communications du ministre Sajjan, Renée Filiatrault.

Malgré les demandes répétées de La Presse depuis deux mois, le cabinet du ministre Sajjan n’a toutefois pas précisé si le passé du ministre rwandais avait été pris en considération lors de l’organisation de la rencontre entre les deux hommes.

VISÉ PAR LA JUSTICE FRANÇAISE ET ESPAGNOLE

Ancien compagnon d’armes de Paul Kagame, James Kabarebe était son aide de camp lorsque le Front patriotique rwandais (FPR) a pris le pouvoir à Kigali, en 1994.

Il a aidé ensuite le chef rebelle congolais Laurent-Désiré Kabila à renverser le dictateur Mobutu, en 1997 ; Kabila l’a nommé ensuite chef d’état-major des forces armées congolaises.

Il est cependant revenu rapidement au Rwanda, où le président Kagame l’a nommé à la tête de l’armée, en 2002, puis ministre de la Défense, en 2010.

Lors de son passage à Vancouver, en novembre, James Kabarebe était sous le coup d’une convocation par la justice française, qui désirait le confronter à un témoin accusant les anciens rebelles du FPR d’avoir abattu l’avion du président rwandais de l’époque, Juvénal Habyarimana.

Paul Kagame a toujours nié toute implication du FPR dans cet événement qui a marqué le début du génocide de 1994, l’imputant plutôt à des extrémistes hutus.

En 2006, à l’instar de huit autres proches de Paul Kagame, James Kabarebe avait fait l’objet d’un mandat d’arrêt dans le cadre de cette enquête, que la justice française a finalement close le 21 décembre dernier, après plus de 20 ans.

En 2008, James Kabarebe avait aussi fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la justice espagnole, qui enquêtait sur des crimes commis entre 1990 et 2002 au Rwanda, notamment le meurtre de deux prêtres québécois.

Le père Claude Simard et le père Guy Pinard ont été assassinés respectivement en octobre 1994 et en février 1997 ; dans les deux cas, les soupçons ont été portés vers de hauts responsables militaires rwandais.

Les autorités rwandaises n’ont jamais élucidé ces deux assassinats.

Les mandats d’arrêt français et espagnol n’étaient plus en vigueur en novembre dernier, lors de la rencontre entre Harjit Sajjan et James Kabarebe.

Plus récemment, James Kabarebe aurait également été impliqué dans la violente rébellion qui a enflammé l’est de la République démocratique du Congo de 2009 à 2012.

Dans un rapport publié en 2012, les Nations unies affirmaient que le Rwanda armait et dirigeait les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), un groupe soupçonné de recruter des enfants soldats et de se livrer à des exactions contre la population civile.

Le rapport identifie James Kabarebe comme « un acteur central du recrutement pour le compte du M23 » et ajoute qu’il « a souvent été en contact direct avec des membres du M23 sur le terrain pour coordonner les activités militaires ».

Le rôle du Rwanda au Congo a d’ailleurs contribué au refroidissement des relations entre Kigali et Washington.

« ERREUR DIPLOMATIQUE »

« C’est une erreur diplomatique de la part du ministre [Sajjan] de l’avoir rencontré », tranche David Pavot, directeur du Bureau d’assistance juridique internationale de l’Université de Sherbrooke.

Même si James Kabarebe « a droit à la présomption d’innocence », il est visé par des allégations « assez sérieuses », poursuit le chercheur.

Ottawa avait adopté un décret accordant l’immunité aux ministres de la Défense et militaires de haut rang étrangers assistant à la conférence de Vancouver.

La pratique est usuelle à l’échelle internationale lors de tels événements, mais David Pavot « doute que [James Kabarebe] serait venu s’il n’avait pas obtenu les garanties offertes par le décret ». M. Pavot reproche à Ottawa d’être trop tolérant face au régime de Paul Kagame.

« Il y a une série de problèmes au Rwanda pour lesquels le gouvernement [canadien] met des oeillères », dit David Pavot, directeur du Bureau d’assistance juridique internationale de l’Université de Sherbrooke.

M. Pavot déplore que le discours progressiste du Canada ne se traduise pas par des actions.

Le professeur estime qu’Ottawa aurait pu « montrer l’exemple » en refusant l’entrée sur le territoire canadien au ministre rwandais de la Défense.

Le lieutenant-général à la retraite Roméo Dallaire, qui a également rencontré James Kabarebe à Vancouver, défend pour sa part la décision du ministre Sajjan de recevoir son homologue rwandais.

Selon lui, l’engagement du Rwanda dans les opérations de maintien de la paix des Nations unies – Kigali est le quatrième contributeur en importance – et dans la cause des enfants soldats « pèse plus dans la balance que des allégations du passé », a-t-il affirmé à La Presse.

« Je suis prêt à discuter avec un individu comme ça plus qu’avec bien d’autres », dit Roméo Dallaire, qui dirigeait le contingent onusien au Rwanda lors du génocide.

Roméo Dallaire confie avoir lui-même rencontré plusieurs fois James Kabarebe afin de former les militaires rwandais à la réalité des enfants soldats, même s’il reconnaît avoir eu avec lui d’importantes « divergences d’opinions ».

JEAN-THOMAS LÉVEILLÉMARC THIBODEAU
La Presse

Diplomatie : Le torchon brûle à nouveau entre Paris et Kigali… Macron répond à Paul Kagame

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Le torchon brule à nouveau entre Paris et Kigali. Les fragiles relations entre la France et le Rwanda viennent, une fois de plus, de connaitre un regain de tensions. En cause, la relance de l’enquête française sur l’attentat contre le président rwandais Juvénal Habyarimana en 1994. Cette enquête avait déjà provoqué une rupture des relations diplomatiques entre 2006 et 2009 et en 2016.

On apprend aujourd’hui, par une source proche du dossier citée par l’Agence France-presse sous couvert d’anonymat, que le juge français a ordonné la confrontation de ce nouveau témoin avec deux personnes déjà mises en examen en 2010 : James Kabarebe, actuel ministre de la Défense du Rwanda, et un certain Franck Nziza, tireur présumé qui, selon Kigali, n’a jamais appartenu à l’APR (Armée patriotique Rwandaise, branche militaire de la rébellion tutsie avant 1994).

Selon la source citée par l’AFP, la confrontation est prévue – par la justice française – pour la mi-décembre.

De quoi Paul Kagame a-t-il peur ?

 « Il est exclu que le ministre de la Défense réponde à cette convocation de la justice française. » À Kigali, l’entourage présidentiel est unanime : pas question que James Kabarebe, ministre depuis 2010 et ancien aide de camp de Paul Kagame au temps de la rébellion, se rende à Paris afin d’y être confronté à un témoin de la dernière heure qui accuse le FPR (aujourd’hui au pouvoir) d’avoir abattu, le 6 avril 1994, l’avion du président hutu Juvénal Habyarimana.

Dans un discours à Kigali le 10 octobre, le président rwandais Paul Kagame a en effet évoqué la possibilité d’une nouvelle rupture des relations diplomatiques entre les deux pays. Et effectivement, l’ambassadeur du Rwanda à Paris, Jacques Kabale, vient d »être rappelé à Kigali « pour consultation ».

Le 7 octobre 2017, le juge français chargé de l’instruction sur l’attentat du 6 avril 1994 visant l’avion du président hutu Juvénal Habyarimana a ordonné la confrontation d’un nouveau témoin avec deux personnes mises en examen dans ce dossier. Ce témoin accrédite la thèse selon laquelle l’attentat aurait été commis sur ordre de Paul Kagame. En effet, un nouveau témoin dans l’instruction menée en France depuis près de 20 ans sur l’attentat du 6 avril 1994 visant l’avion du président hutu Juvénal Habyarimana a été entendu par le juge d’instruction français en mars, à deux reprises, dans la plus grande discrétion.

Selon une source proche de Paul Kagame, une rupture des relations diplomatiques serait « une éventualité ».Un diplomate rwandais ajoute que « c’est un scénario probable, à moins que la cause de ce rappel ne disparaisse »

À un chef d’État d’Afrique de l’Ouest exprimant son embarras face à cette détérioration des relations entre Kigali et Paris, Emmanuel Macron a adressé, en substance, ce message : il ne s’agit pas de l’ouverture d’une nouvelle instruction, mais de la poursuite de l’ancienne ; merci de rappeler au président Paul Kagame que la justice française est indépendante. La France, elle, n’a plus d’ambassadeur au Rwanda depuis le départ de Michel Flesch, en 2015, Kigali n’ayant jamais accordé d’agrément à son successeur.

Merci de rappeler au président Paul Kagame que la justice française est indépendante. La France, elle, n’a plus d’ambassadeur au Rwanda depuis le départ de Michel Flesch, en 2015, Kigali n’ayant jamais accordé d’agrément à son successeur.
Emmanuel Macron
Source: BeninWeb TV