Category Archives: Bien-être social

Rwanda : conséquences socio-économiques du confinement, à qui incombe la responsabilité ?

   

Point de vue : la responsabilité socio-économique du confinement au Rwanda, faire face aux conséquences du confinement  incombe d’abord au gouvernement rwandais et non aux initiatives personnelles.

Le Rwanda a décidé le 21 mars 2020 les mesures de confinements de sa population, la fermeture des écoles (dès le 14 mars 2020), la fermeture des bars, des commerces et des activités socio-économiques non essentielles. Dans un pays où la grande majorité de la population vit du travail informel avec des petits boulots payés à la tâche sans pouvoir épargner, les conséquences économiques furent immédiates.

Face au risque d’implosion sociale, le gouvernement rwandais a annoncé avoir fourni des vivres et autres produits de première nécessité à sa population vulnérable. La machine de communication du régime a bien relayé cette information tout en utilisant des images puisées sur le web pour illustrer ces distributions de vivres. L’exemple ici est le secrétaire d’état en charge de l’Afrique de l’Est. Certains journaux étrangers n’ont pas hésité à publier que Paul Kagame avait ordonné la distribution gratuite de nourriture à tous ceux qui vivent au Rwanda.

Toutefois et comme c’est souvent le cas pour les annonces du régime rwandais, la réalité du terrain a surgi et a mis à nue les mensonges du gouvernement rwandais.

Plusieurs reportages réalisés par les chaines d’information YouTube font état de la famine, du désespoir et de l’incompréhension de la population face à ce confinement.  On y apprend que la plupart des aides proviennent des particuliers un peu plus « aisés ». D’autres viennent d’opérateurs du secteur privé. Dans la plupart des localités l’aide supposé venir proprement de l’État est toujours en attente.

La distribution de l’aide déjà disponible laisse aussi à désirer tant sur la forme que sur le fond.

Déjà la nourriture est distribuée à 5 familles dans chaque regroupement comprenant 50 à 100 familles. Les familles choisies sont censées être classées dans la première partie des pauvres (ceux présentant pour le régime de Paul Kagame une grande vulnérabilité). Mais la population conteste en disant que ceux choisis ont été classés sur les critères opaques relevant du népotisme.

Pis encore, certains qui ont eu « la chance » de recevoir la nourriture se plaignent aussi car ils en reçoivent très peu. Bref la frustration est  de tous les côtés.

En plus du supposé aide gouvernemental, plusieurs initiatives personnelles ont été lancées pour venir en aide à la population en grande précarité. Si on peut légitimement douter du caractère spontané et volontaire de celles initiées au Rwanda, ce n’est pas le cas pour celles initiées depuis l’étranger pour la plupart par la diaspora pro régime rwandais. Bien sur chaque personne est libre de donner et ceux qui en ont les moyens peuvent le faire.

Il est à rappeler aussi que le confinement qui concerne la moitié de l’humanité fait aussi des ravages économiques dans des pays les plus riches. Les Rwandais vivant à l’étranger toute tendance politique ou apolitique, sont aussi directement touchés

Passé le stade émotionnel, il serait intéressant de voir si ces initiatives dans le cas du Rwanda seraient opportunes ou pour ne pas dire contre-productif, pour des raisons expliquées ci-dessous.

En effet, la situation actuelle a été créée par le gouvernement rwandais. Ce n’est pas une catastrophe naturelle qui survient de façon imprévue. D’ailleurs et officiellement, pour le gouvernement rwandais, tout est sous contrôle.  Tout de même uelques observations :

Confinement versus critères épidémiologiques

Sur le plan épidémiologique le confinement est imposé lorsque le virus circule activement sur un territoire et n’est plus sous contrôle. Concrètement, le système de veille sanitaire n’est plus en mesure de maîtrise le (s) patient (s) à l’origine de l’infection. Ce n’est pas le cas au Rwanda. Car depuis 3 semaines, le Rwanda n’a eu que 84 patients et la très grande majorité ont une provenance connue et sont immédiatement isolés dès leur arrivée à l’aéroport de Kigali. Il ressort des bulletins quotidiens diffusés par le ministère de la santé rwandais, que plusieurs proviennent de Dubaï.

D’ailleurs, la population à qui ce confinement est imposé n’en comprend pas l’utilité car elle est persuadée que le Covid-19 n’atteigne que les gens riches capables de voyager en avion. Ce qui est faux et plus grave en termes d’information épidémiologique reçue ou perçue par la population.

Le confinement, choix politique hasardeux ou calculé ?

Le confinement est une décision politique et le gouvernement qui le met en place a l’obligation d’en évaluer au préalable risques, d’en assumer les conséquences et en assurer les dégâts.

Si on prend l’exemple pour la France, le confinement imposé le 17 mars 2020 a aussi des conséquences économiques. Mais le gouvernement a dû lâcher sur les orthodoxies budgétaires affirmées et confirmées depuis une vingtaine d’années, elles ont sauté en une journée !

Au minimum 300 milliards d’euros ont été mis sur la table pour assurer la pérennité du tissu économique (financement du chômage partiel, financement de la garde d’enfants, report des charges pour les entreprises, ou la garantie des crédits des entreprises auprès de la banque publique d’investissement).

Cet effort sans précédent  représente plus de 80% du budget annuel de la sécurité sociale ou plus de 100% du budget annuel de l’état. Personne n’a entendu les partis politiques où la société civile proposer de faire des actions humanitaires, ce qui aurait été le cas lors d’une catastrophe naturelle par exemple.

Revenant sur le Rwanda, le gouvernement de Paul Kagame n’a rien annoncé de concret sur les mesures en vue de soutenir le tissu économique. Seul Rwanda Revenue Authority, l’organisme chargé de récolter les impôts,  a décalé de 15 jours la date limite pour déclarer les revenus.

De plus le FMI vient d’annoncer un octroi rapide d’un crédit de 109 millions de dollars US au Rwanda,  pour que les autorités fassent face aux conséquences du Covid-19 plus particulièrement pour assurer le déficit budgétaire créé à l’occasion. Selon les termes du FMI « L’impact économique de la pandémie de COVID-19 se déploie rapidement, les perspectives à court terme se détériorant rapidement. Cela a donné lieu à d’importants besoins de financement budgétaire et extérieur. Les autorités ont agi rapidement en mettant en place des mesures pour aider à contenir et à atténuer la propagation de la maladie »

Concrètement le Rwanda a sollicité le FMI, il est temps que les mesures soient visibles sur le terrain et que les crédits alloués bénéficient à la population. Quels sont les calculs du gouvernement derrière ce mutisme ?

Paupérisation de la population pour la rendre dépendante du FPR ?

Depuis un certain temps, le gouvernement rwandais met volontairement à genou (Gusubiza kw’isuka – recommencer à zéro) les gens qui s’autosuffisaient sur le plan socio-économique.

Si l’on prend l’exemple des destructions des maisons dans Kigali ,des gens qui avaient des patrimoines évalués (par l’état rwandais) à des millions de Frw ont vu leurs maisons détruites sans compensation.

Pourtant ces maisons devaient être initialement détruites dans le cadre d’une expropriation en vue de laisser place aux infrastructures publiques. Dans ce cas l’état aurait dû évaluer le patrimoine et compenser la population, tout en leur laissant le temps de trouver un autre logement comme le stipule la loi rwandaise. Ceci est fait partout au monde.

Mais au Rwanda, les patrimoines ont été évalués et il n’y a plus rien eu. La population attendait des compensations et était restée sur plusieurs discussions qui n’avaient pas débloqué la situation. Entretemps, la population a été interdit de réparer, aménager les maisons évaluées. Au bout de plusieurs mois une partie de maisons s’est détériorée et a été classée insalubres voire dangereuses afin de justifier sa destruction sans compensation. La très grande majorité des propriétaires lésés avaient les papiers en bonne et due forme du foncier bâti et non bâti et payaient les impôts dus à l’Etat dans ce cadre. Toutes ces personnes sont donc devenues dépendantes du système et aucun doute que toute aide sera conditionnée à suivre à la ligne les directives du FPR. D’ailleurs certains membres du FPR n’hésitent à s’exprimer quand les populations protestent, en leur rappelant de ne pas trop se plaindre car la famille (FPR) est derrière pour les soutenir.

Disparition des classes sociales émergentes

 Depuis le début du confinement, plusieurs entreprises rwandaises sont en en train de mettre au chômage leur employés. Par exemple l’entreprise de transport urbain de Kigali KBS (Kigali Bus Services) ou le petit séminaire de Rwesero pour ne citer que celles-ci.

Cette catégorie sociale employée sous contrat et payée mensuellement était il y a quelques semaines celle qui semblaient s’en sortir au Rwanda. C’est celle même elle qui a été mobilisée ces jours-ci pour donner aux plus faibles. Pour ces personnes et leurs familles cela va être la double peine : perte d’emploi mais pas dans les critères pour recevoir l’aide de l’État.

Conclure que le gouvernement est en train de détruire certaines classes sociales qui soutenaient l’économie nationale n’est pas exagérer.

Ce sentiment est renforcé lorsque l’on apprend que l’État a des fonds pour faire face (notamment le prêt du FMI de 109 millions de dollars exclusivement donné pour faire face au Covid-19). Mais à la place d’agir, il oblige les citoyens lambda d’aider leurs voisins, alors qu’eux aussi n’ont pas de moyens importants.

Le rôle des partis politiques et de la société civile est de dépasser le cadre émotionnel pour exiger du gouvernement rwandais que les fonds reçus soient alloués entièrement à la population.

Faire des initiatives qui ne vont être bénéfiques qu’à une petite frange de la population est inefficace et va encore créer d’autres injustices qu’il ne sera pas facile de combler. En effet qui dit frange de la population revient à choisir sur des critères que l’on peut questionner. L’État ne doit pas être déresponsabilisé car à ce rythme, les gens vont aussi contribuer pour construire les écoles, les ponts…pallier toute défaillance de l’État rwandais

En conclusion, le gouvernement a encore la marge pour faire face au Covid-19 et aux conséquences du confinement qu’il l’a lui-même décidé de mettre en place alors que le plan épidémiologique, le confinement n’était pas justifié.

En plus du prêt du FMI et du don de 1 million de dollar US par le gouvernement américain, le Rwanda peut puiser dans deux  fonds de réserves.

Agaciro Development Fund

Un fond financé par les Rwandais pour « faire face aux situations incertaines »

En 2012, un fond Agaciro Development Fund avait été créé pour faire face aux situations incertaines. L’aide internationale venait d’être coupée suite au soutien du Rwanda aux rebelles congolais du M23. Cette aide a été rapidement rétablie.

  • Ishema ryacu

De même en 2015, un autre fond Ishema ryacu avait été créé.

La population rwandaise avait largement contribué à ces deux fonds. Il est temps que ces fonds soient débloqués pour soutenir la population. D’autant plus que les recettes fiscales attendus sur 2020, principalement via le tourisme risquent d’être faibles au vu contexte international du Covid-19.

A ceux qui challengent les opposants, faut-il leur rappeler que ce sont ceux au pouvoir qui doivent agir, surtout quand ils sont à l’origine des décisions qui ont créé un problème ? Le gouvernement rwandais en a les moyens. Ainsi, dans le cadre du confinement Covid-19, rappeler il est plus bénéfique de viser une amélioration sur le long terme en demandant  au gouvernement rwandais de tenir ses responsabilités et mettre en exergue les limites des aides issues initiatives particulières n’est en aucun cas manquer de l’empathie envers ceux qui subissent les difficultés du confinement au Rwanda.

Oscar Nyangoga.

 

Rwanda: Qu’est-ce qu’on nous cache sur Corona Virus?

Le monde entier est confronté à une nouvelle pandémie, Corona Virus (COVID-19) qui de plus en plus gagne du terrain. Plusieurs gouvernements prennent des dispositions plus ou moins appropriées et en adéquation de leurs moyens et capacités pour prévenir et protéger leurs populations. Mais toute prise de décision doit être basée sur les données et statistiques connues. La transparence dans la communication de ces informations à la population est vitale afin d’éviter, dans les mesures du possible, toute mauvaise surprise, et permettre une préparation psychologique. A voir ce qui se passe au Rwanda, l’on ne peut que douter de la capacité des dirigeants de faire face à ce fléau dont le potentiel dévastateur s’annonce très énorme.

Qu’est-ce qu’on ne nous dit pas?

  1. Tout commence par le manque de transparence sur la propagation du virus sur le territoire rwandais. Le premier cas est annoncé le 14 mars 2020 alors que l’ambassade des Pays Bas était déjà au courant depuis le 12 mars 2020.
  2. L’un des personnes atteintes travaillait à l’école Green Hills Academy (GHA) et que le nombre de ses contacts dans la population estudiantine reste inconnu. Il est indéniable que les étudiants sont partis avec le virus et qu’ils ont continué à le propager à leur passage.
  3. Visiblement, il n’y a pas eu de Task-force interministérielle pour coordonner les actions et anticiper les scénarios possibles. En effet, le ministre de la santé est absent, les communiqués étant signés au nom du ministère, alors que les ministres de l’intérieur, du commerce, et le Premier ministre signent en leurs propres noms!
  4. Quelques mesures ont été décrétées pour faciliter l’accès aux finances pour les hommes et femmes d’affaires et une enveloppe de 50 milliards a été rendue disponible à cet effet. Et que deviennent les autres secteurs qui seront affectés?
  5. Quelle mesure est prise pour les populations en promiscuité élevée? ( Les prisons, par exemple).
  6. L’ordre de rester chez soi est donné mais en même temps la démolition des maisons au nom de l’expropriation continue. De la folie ou l’intention de livrer les citoyens au virus!?

Qu’est-ce que vous nous cachez encore, et qu’est-ce que vous ne faites pas surtout?

Sans “Master Plan” pour faire face au Corona Virus, le Rwanda ordinairement fragile ne peut que s’attendre à des pertes énormes.

Contribution externe


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RWANDA : Kagame décide d’exposer son peuple au Corona Virus!

RWANDA : LE GOUVERNEMENT EXPOSE SA POPULATION AUX RISQUES DU CORONA VIRUS

Depuis le lundi 16 mars 2020, la ville de Kigali a repris l’opération de démolition de maisons dans les quartiers pauvres de la capitale pour laisser la place à de riches promoteurs immobiliers. Les propriétaires sont obligés de démolir leurs maisons sous la supervision des autorités locales, de la police et du célèbre DASSO (service de sécurité de l’administration du district). Les autorités locales embauchent des démolisseurs lorsque les propriétaires osent résister.

Les victimes en appellent à toute personne qui peut plaider en leur nom. Elles dénoncent le processus qui a abouti à la destruction de leurs maisons et accusent les autorités de « les vendre aux riches », violant les lois du pays, y compris la Constitution (article 34) qui stipule que la propriété privée, qu’elle soit la propriété individuelle ou collective, est inviolable. Le droit de propriété ne doit pas être empiété sauf dans l’intérêt public et conformément aux dispositions de la loi. Il doit y avoir une compensation appropriée.

Or, les autorités ordonnent la destruction de ces maisons sans compensation appropriée. Selon les dires de la population, elles ont procédé à une évaluation arbitraire des propriétés il y a trois ans, et n’ont jamais payé les frais d’indemnisation arrêtés. Les propriétaires sont sommés de déguerpir contre 90 000 francs rwandais (94 $ US ou 80 £ UK), supposés être un loyer de trois mois en attendant que des maisons soient trouvées pour les victimes. Cette somme est illusoire car elle ne suffit même pas pour un loyer d’un mois : la demande étant de loin supérieure à l’offre, les prix de location ont flambé.

Par ces destructions sauvages, des familles entières sont jetées dans la rue, en cette période de fortes pluies au Rwanda et où tout le monde doit prendre des mesures restrictives pour se protéger contre la pandémie de coronavirus.

De même, les enfants de ces familles sans abri ne peuvent pas aller à l’école et courent un risque très important de tomber malade à cause des conditions de vie.

Dans la vidéo ci-dessous, on entend une dame crier en disant qu’elle a 5 enfants, que le mari l’a abandonnée et qu’elle est revenue  de la République démocratique du Congo en tant que réfugiée tutsie sans aucun parent au Rwanda. Elle n’a pas d’autre endroit où aller sauf retourner en RDC.

Des informations plausibles font état des arrestations de personnes qui ont osé dénoncer cette barbarie auprès des journalistes. Elles sont susceptibles d’être inculpées en vertu des articles  de la Constitution qui condamnent la diffusion de fausses informations ou propagande susceptible de provoquer une opinion hostile au gouvernement (art. 194) ; de provoquer des soulèvements ou des troubles au sein de la population (art 204) ou d’entraîner des manifestations illégales (art 225).

Il est utile de souligner que par ces agissements, le gouvernement expose ces familles au risque de virus corona Covid-19 et aurait dû retarder cette opération qui ne requiert aucune urgence. En effet, il est cynique, voire criminel que le gouvernement rwandais puisse envoyer des familles entières errer  tout en donnant des directives de confinement à cause du corona virus.

L’on ne le dira jamais assez mais le gouvernement rwandais vient encore de dévoiler son vrai visage. Il a érigé l’injustice en mode de gouvernement et affiche le mépris total à l’État de droit et une inhumanité envers les plus vulnérables que sont les enfants, les mères allaitantes, les  personnes âgées.

Dans des interviews diffusées par des chaînes de TV en ligne, la population précise que les promoteurs immobiliers qui ont acheté le terrain sont représentés par un certain Karera  Dennis, ancien directeur de la police nationale, grand frère du ministre de la Justice Johnston Busingye et homme de main du président Kagame.

De fait, au lieu d’avoir de la compassion pour ces pauvres qui n’ont plus de logis, le président Kagame a donné une réponse qui laisse plus d’un pantois. Il a dit :

« En fait ailleurs, ils apportent des machines à chenilles «tinga tinga», des  bulldozers, ils soulèvent la maison et ses occupants et ils jettent le tout quelque part ». De là à lier cela aux dires des habitants lésés que la démolition vise également à tracer une route destinée à désengorger l’école privée Green Hills de la première dame, il n’y a qu’un pas.

Il n’est tard pas pour le gouvernement rwandais de se ressaisir et de réparer le plus tôt possible les torts causés à ces personnes qu’il a réduites au statut de sans-abris, sans parler de risques sanitaires auxquels il les expose.

Gaspard Musabyimana

Source: www.musabyimana.net 


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Sous Kagame, le Rwanda parmi les pays les moins heureux du monde!

C’est la conclusion du dernier rapport des Nations Unies,  “World Happieness Report” rendu public ce 20 mars 2020. Ce rapport est préparé chaque année depuis 2012. 

Avoir quelqu’un sur qui compter, un sentiment de liberté pour prendre des décisions clés dans la vie, la générosité et la confiance sont, entre autres, les facteurs utilisés par le rapport pour expliquer le bonheur d’un pays. 

C’est la Finlande qui bat le record (pour la troisième fois), suivi du Danemark en deuxième position, la Suisse est la troisième, l’Islande en quatrième position, et la Norvège se classe cinquième. Les places six à dix sont occupées par Pays-Bas (6), la Suède(7), la Nouvelle-Zélande(8), l’Autriche (9), et le Luxembourg (10).

Les Rwandais jugés moins heureux

Il est très rare que les rapports internationaux sur le Rwanda reflètent la réalité vécue sur terrain. Ceci est le résultat du travail dit de “soigner l’image du pays” , qui consiste à présenter aux enquêteurs des statistiques manipulées en vue de vanter le régime en place comme exemplaire. Il y va sans dire des millions de dollars versés aux lobbyistes pour promouvoir la personne de Paul Kagame en tant qu’ un leader extraordinaire. Ce rapport fait la différence.

Le Rwanda est classé quatrième moins heureux du monde sur 153 pays pris en considération pour ce rapport. Il vient après l’Afghanistan, le pays le moins heureux, le Sud-Soudan,  et le Zimbabwe. Dans les cinq plus moins heureux, la Centrafrique suit immédiatement le Rwanda.

Ce rapport casse le myth du leader visionnaire. Il est publié par Sustainable Development Solutions Network (SDSN). Le rapport est édité par le professeur John F. Helliwell (University of British Columbia); Le professeur Richard Layard, (Center for Economic Performance, London School of Economics); Le professeur Jeffrey Sachs, directeur du SDSN et du Earth Institute’s Center on Sustainable Development; Professeur Jan-Emmanuel De Neve, directeur du Wellbeing Research Center de Oxford University.

Chaste Gahunde


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