Category Archives: Santé

RDC/Coronavirus : la MONUSCO met à la disposition de la RDC ses équipes médicales

En plus des moyens qu’elle avait mis dans la riposte à Ebola dans l’Est, la MONUSCO met à la disposition des autorités congolaises ses équipes médicales ainsi que des équipements pour les centres d’isolement à Kinshasa dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus en RDC. La Représentante spéciale du Secrétaire général en RDC, Leila Zerrougui, l’a déclaré ce jeudi 16 avril à Radio Okapi à Kinshasa.

« Je travaille, bien sûr avec mon équipe, avec le Dr Muyembe, pour, aussi, utiliser la capacité qui a fait face à Ebola. Comme vous le savez, nous avons mis beaucoup de moyens dans la zone Beni-Butembo. Certains de ces gens, le Dr Muyembe veut les ramener à Kinshasa. Nous allons procéder à ce transfert. Et bien sûr, tout ce qui est médical, c’est surtout l’Organisation mondiale de la santé, mais aussi, nos équipes médicales qui étaient, avant, destinées à s’occuper uniquement de nos militaires, quand ils sont blessés dans les opérations. Maintenant, on va aussi essayer de les utiliser, si jamais, il y a besoin, pour leurs capacités », a renseigné Leila Zerrougui.

Elle ajoute que la MONUSCO ramène du matériel se trouvant dans la partie Est pour équiper le ministère de la Santé :

« Nous avons été aussi sollicités par les autorités pour leur fournir du matériel pour équiper des centres d’isolement qu’ils veulent faire. J’ai donné mon accord. Nous sommes en train de ramener le matériel de l’Est, nous allons le fournir au ministère de la Santé ».


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“Libérez les prisonniers pour lutter contre COVID-19” – ONU.

Les gouvernements sont exhortés à libérer les prisonniers dans le cadre de lutte contre Corona Virus. C’est une recommandation du Haut-commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU, Madame BACHELET Michelle en date du 25 mars 2020.

UNHRC

La détention de détenus pendant la crise # COVID19 comporte un risque élevé et devrait être une mesure de dernier recours. Avec les flambées épidémiques en augmentation et le nombre croissant de décès dans les prisons et autres institutions dans de nombreux pays, les autorités devraient agir maintenant.  

Le Rwanda étant parmi les pays dont la concentration carcérale est très élevée devrait respecter cet appel du Haut Commissaire afin d’éviter la propagation. Selon World Prison Brief, le Rwanda occupe la 28ème place au monde avec 65.000 de prisonniers, soit à peu près 550 détenus sur une population de 100.000. Les vieux, les porteurs de maladies chroniques sont beaucoup plus vulnérables au Corona Virus.

La réponse du Rwanda est susceptible d’être négative car, pour le régime en place, l’emprisonnement ne constitue pas une correction et une préparation à l’insertion dans la société après la peine, mais plutôt, une injustice institutionnalisée, un moyen de règlement de compte, un moyen d’éliminer à petit feu les opposants politiques réels et supposés. Dans les situations ordinaires, même les clauses de la loi qui ordonnent la mise en liberté  de détenus sont ignorées. Par exemple en 2018, lors de la candidature du Rwanda à la direction de ‘Organisation Internationale de la Francophone (OIF), le gouvernement a annoncé la libération de 2500 prisonniers, un chiffre qui plus tard est confirmé fictif. En réalité quelques détenus ont été libérés dont l’opposante Madame Victoire INGABIRE et le chantre de la réconciliation Kizito MIHIGO. Les autres comme Déogratias MUSHAYIDI se sont vu refuser la liberté alors qu’ ils remplissaient les mêmes conditions. Le 17 mars 2020, MIHIGO est retrouvé mort dans sa cellule de police, MUSHAYIDI est toujours en prison et INGABIRE subit des persécutions et harcèlements incessants dans sa demie liberté, en dehors de la prison.

Madame BACHELET propose, par exemple, la libération des malades. Ce qui est délicat car au Rwanda, la majorité de prisonniers sont malades à cause des conditions de détention déplorables.

Un défi lancé aux dirigeants du Rwanda qui dernièrement ont profité de la situation du pays face au COVID-19 pour booster leur réputation mythifiée. 

Par contre,  le président nigérien Issoufou Mahamadou a annoncé vendredi 27 mars 2020 la remise gracieuse des peines pour 1.540 détenus, l’Iran en a libéré 85.000.

Chaste GAHUNDE. 


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Covid-19: Les Rwandais vont-ils servir de cobayes?

Le 30 mars 2020, le Dr Clet Niyikiza a annoncé à la télévision gouvernementale rwandaise que sa société, L.E.A.F Pharmaceuticals (Lifting and Empowering All Families), basée aux USA, allait procéder à des essais cliniques d’un vaccin contre le corona virus (Covid-19). Dr Charles Karangwa, directeur de Rwanda Food and Drugs Authority (FDA) lui a emboîté le pas et a confirmé que cette société avait reçu les autorisations nécessaires pour commencer ses expériences.

D’emblée, sur les réseaux sociaux et dans certains média en en ligne, des gens ont crié, à juste titre, au scandale. La question lancinante est de savoir comment ces essais cliniques vont s’effectuer au Rwanda alors que le pays ne compte qu’une septantaine de malades en comparaison aux autres pays comme l’Italie ou même les USA où cette pandémie fait des morts par milliers.

Une autre raison d’inquiétude est de voir avec quelle rapidité la société LEAF a obtenu les autorisations nécessaires. Dans la stricte application des protocoles préliminaires à ce genre d’expériences, il y a de longues consultations entre les acteurs nationaux et (Ordre des médecins et des pharmaciens, Comité national d’éthique, spécialistes des maladies pulmonaires, médecine des catastrophes,..), internationaux (OMS) et les autorités du pays concerné, non pas pour freiner ou retarder la recherche, mais pour s’assurer que le produit n’aura pas de conséquences néfastes sur la santé de la population. Au Rwanda, ces assises consultatives n’ont jamais eu lieu. La décision est passée comme une lettre à la poste. Même le ministre de la Santé est resté bouche bée alors que c’est à lui, en tant que haute autorité de la Santé, qu’il incombe d’annoncer cette initiative qui a des incidences incommensurables sur la vie des Rwandais.

Comment cela peut-il s’expliquer ? David Himbara, ex-conseiller économique de Paul Kagame, nous apprend que Clet Niyikiza est un homme de main du président rwandais.

En effet en 2009, Paul Kagame a prélevé plus de 22 millions de dollars sur les fonds de pension rwandais (Rwanda Social Security Board, ex- Caisse sociale du Rwanda). Il les a versés dans la société américaine Merrimack Pharmaceuticals et qui compte parmi ses actionnaires, Michael Fairbanks et Michael Porter, deux éminents membres de son conseil consultatif présidentiel (Presidential Advisory Council : PAC).

Dans le cadre de l’accord régissant cet investissement « rwandais », Clet Niyikiza, membre lui aussi du PAC, a rejoint Merrimack en tant que vice-président principal en 2009. Sans aucune explication, Niyikiza a quitté cette multinationale pharmaceutique en 2014 et a formé sa propre société, L.E.A.F. Pharmaceuticals LLC. Personne ne sait ce que sont devenus les 22 millions de dollars investis par le Rwanda. Est-ce l’argent que Niyikiza a utilisé pour lancer sa propre entreprise, avec Kagame comme investisseur en filigrane ? Et voilà encore que le corona virus devient une mine d’or pour le président Paul Kagame, Clet Niyikiza interposé. En effet, ce vaccin, c’est une affaire de gros sous. Des millions de dollars ont été versés pour la recherche du vaccin. Voilà pourquoi pour en bénéficier, le Rwanda va exposer sa population pour des intérêts financiers d’un seul homme, Paul Kagame. Et voilà comment Clet Niyikiza prend les antennes de la télévision nationale pour annoncer la « bonne nouvelle ». Qui d’autre pouvait l’y autoriser si ce n’est le tout puissant président rwandais ?

Il n’est pas inutile de signaler que Clet Niyikiza n’est pas médecin. Après des études de statistiques au Rwanda, il est parti aux Etats-Unis où il a décroché un doctorat en Mathématiques. Il est entré dans le secteur pharmaceutique. C’est un pur produit de Big Pharma. En 1991 il était chez Syntex Corporation rachetée par Roche Holding AG ; entre 1993 à 2005, il était chez Eli Lilly, une société biopharmaceutique ; de 2005 à 2009, il était vice-président de GlaxoSmithKline (GSK), l’un des dix géants de l’industrie pharmaceutique mondiale puis de 2009 à 2014, il fut Vice-President Exécutif de Merrimack Pharmaceuticals.

En 2011, la société américaine Merck a reçu l’autorisation de vacciner plus de 100.000 jeunes filles rwandaises dont l’âge tournait autour de 12 ans et qui étaient en 6è année de l’école primaire. Sur les centres scolaires, elles ont été alignées et contre leur gré, furent injectées avec le gardasil, un vaccin sensé lutter contre le cancer du col utérin, mais dont les effets indésirables étaient encore loin d’être suffisamment maîtrisés. Et si les 100.000 jeunes filles avaient servi de cobayes à ce laboratoire? Ce qui est à noter est que derrière cette campagne massive de vaccination inédite, – le Rwanda a été le premier pays africain à administrer ce vaccin à grande échelle sur sa population – se cachait une affaire de gros sous. Le géant pharmaceutique Merck avait offert gratuitement au Rwanda 2 millions de doses. Mais à quelles conditions ces facilités de vaccination massive avaient-elles été accordées ?

Nous avons également en mémoire des actes de stérilisation obligatoire masculine sous couvert de circoncision soit disant pour lutter contre le Sida. N’eût été la vigilance des ONG des Droits de l’homme dont Human Rights Watch, cet acte criminel aurait fait des ravages. En effet HRW avait alors rappelé au gouvernement rwandais que la vasectomie obligatoire qu’ il applique à sa population masculine est une pratique dévalorisante, coercitive et qui dénie à l’être humain ses droits en matière de santé reproductive et que donc elle devait être stoppée.

Avec le corona virus, le Rwanda va également être un des premiers pays africains, voire au monde, à tester le vaccin contre cette pandémie. Comment cela est possible ? Ceci me rappelle un ami de la Banque Mondiale (BM) qui m’avait expliqué un jour que les institutions de Bretton Woods aimaient bien les dictateurs des pays en voie de développement. Il m’a dit : la BM et la FMI sont des banques. La raison d’être d’une banque, c’est placer l’argent et le rentabiliser. Dans certains pays africains, un délégué de ces banques atterrit au pays, il approche le président et lui miroite les bienfaits du crédit. En bon dictateur, le président concerné ne consulte personne et donne ordre au ministre des Finances qui signe le crédit souvent à un taux d’intérêt non négocié. Le pays peine ainsi, pendant une cinquantaine d’années à payer un crédit obtenu avec des clauses léonines.

Si le Rwanda a été choisi pour tester le vaccin du corona virus, c’est que le président Paul Kagame est un dictateur patenté et que le modus operandi est rôdé pour ce genre de magouilles.

La population à vacciner sera-t-elle volontaire ou on va convoquer la population, la regrouper et la vacciner à la chaîne comme cela a été fait pour les pauvres jeunes filles évoquées ci-haut ?

Wait and see.

Gaspard Musabyimana

Source: https://www.musabyimana.net


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Kagame a bluffé les Rwandais!

Le 27 mars 2020, le Général Paul Kagame s’est adressé à la nation sur le coronavirus . En d’autres termes, Kagame aura attendu deux mois et 27 jours pour parler à la nation de la pandémie qui, le 31 décembre 2019 a initialement frappé Wuhan, une ville de l’est de la Chine.

Au moment où Kagame s’est finalement adressé à la nation, 54 Rwandais étaient déjà infectés par Covid19. Le discours qui n’a duré que 5 minutes et 38 secondes était une rhétorique vide. Parmi tant d’autres trois questions clés sont restées sans réponse.

1) Quelles sont exactement les dépenses de santé accrues pour lutter contre la pandémie de coronavirus?

2) Quels sont exactement les secours accordés aux Rwandais qui sont en situation de verrouillage total?

3) Quelles sont exactement les dépenses à plus grande échelle pour soutenir les secteurs économiques durement touchés tels que le secteur du tourisme?

Les Rwandais restent inquiets.

Traduction libre par Chaste Gahunde

David Himbara

htts://medium.com


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