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Speech at the Washington Launch of the National Council for Democracy in Rwanda (NCDR)

Speech at the Washington Launch of the National Council for Democracy in Rwanda (NCDR)

Ladies and Gentlemen,
Members of the Press,
Representatives of Governments, Civil Society, and the International Community,

We thank you for attending this important press conference organized to discuss the current political situation in Rwanda and the urgent need for democratic reforms. My name is Nadine Claire KASINGE, serving as the president of ISHEMA political Party.

For many years, Rwanda has been presented internationally as a model of stability and development. However, behind this image lies a political system where democratic freedoms remain severely restricted and where citizens who express dissent continue to face intimidation, imprisonment, disappearance, and even death. A political system that operates as such cannot be a model, it must be treated as it is: the evil not only to avoid, but also to uproot.

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RDC: Coronavirus tue dans l’entourage de Félix Tshisekedi

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Monseigneur Gérard Mulumba.

Mgr Gérard Mulumba, chef de la maison civile et oncle du président  Félix Tshisekedi est  décédé ce mercredi 15 avril à Kinshasa. Il était atteint du Coronavirus.

Selon des sources familiales, Mgr Gérard Mulumba a été admis aux Cliniques Ngaliema à Kinshasa depuis plusieurs jours où il était diagnostiqué du Covid-19 et suivait des soins.

Frère d’Etienne Tshisekedi, il était évêque émérite du diocèse de Mweka dans la province du Kasaï ou il avait exercé pendant 28 ans.

Il avait été nommé l’an dernier chef de la maison civile du Président de la République.

radiookapi.net


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Kagame Propaganda On Food Distribution Backfired – Minister Nduhungirehe Caught Redhanded Lying

Wonders never cease in General Paul Kagame’s Rwanda.

His minister Olivier Nduhungirehe used a picture of super market he stole from the internet to convince the world that Rwanda is massively distributing food to the poor. This is part of regime’s propaganda that it is distributing food to the poor across Rwanda to save them from starvation after the regime imposed a total lockdown in response to Covid19 lockdown. This claim is bogus.

According to the World Bank data, 55.5 percent of Rwandans are poor – they live on less than US$1.90 a day. Which means that 6.6 million out of 12 million Rwandans are poor. If the Kagame regime were to pay the 6.6 million poor people US$1.90 a day in lost income due to the lockdown, that would amount to US$12.5 million in just one day. This translates into US$62.5 million for a five-day working week. The regime does not have that kind of money. And, of course, the regime’s claim that it is distributing food to the poor is a big lie.

That is how Kagame minister Nduhungirehe entered the picture. He proclaimed on Twitter that “National solidarity is a core value of the people of Rwanda” and that the Rwanda government has “started the distribution of food and essential goods for the most vulnerable, who were affected by measures to prevent COVID19 from further spreading.”

Food stuff

There was one problem, however. The minister’s proof that Rwanda is distributing food proved to be false. The minister hunted on the internet a stock photo of super market somewhere out there. Nduhungirehe was immediately caught redhanded by Twitter users. There goes another shameful chapter in the Kagame regime’s crude propaganda that does not add up.

David Himbara, Ph D

medium.com


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Kagame a bluffé les Rwandais!

Le 27 mars 2020, le Général Paul Kagame s’est adressé à la nation sur le coronavirus . En d’autres termes, Kagame aura attendu deux mois et 27 jours pour parler à la nation de la pandémie qui, le 31 décembre 2019 a initialement frappé Wuhan, une ville de l’est de la Chine.

Au moment où Kagame s’est finalement adressé à la nation, 54 Rwandais étaient déjà infectés par Covid19. Le discours qui n’a duré que 5 minutes et 38 secondes était une rhétorique vide. Parmi tant d’autres trois questions clés sont restées sans réponse.

1) Quelles sont exactement les dépenses de santé accrues pour lutter contre la pandémie de coronavirus?

2) Quels sont exactement les secours accordés aux Rwandais qui sont en situation de verrouillage total?

3) Quelles sont exactement les dépenses à plus grande échelle pour soutenir les secteurs économiques durement touchés tels que le secteur du tourisme?

Les Rwandais restent inquiets.

Traduction libre par Chaste Gahunde

David Himbara

htts://medium.com


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Mort de Kizito: Les diplomates belges mis en question.

Ça fait déjà un mois après la mort de l’artiste célèbre rwandais retrouvé pendu dans sa cellule de détention. Le gouvernement rwandais a avancé et confirmé l’hypothèse de suicide, mais les analystes différents, les observateurs avisés et les experts mettent en cause cette assertion gouvernementale. Pour la majorité, il s’agissait bien d’un meurtre. Immédiatement après l’annonce de cette nouvelle terrifiante, les émotions douloureuses et la colère ont été suivies de condamnation consensuelle de l’auteur de ce crime. A l’heure qu’il est, l’on sait que c’est un crime d’état dont le commanditaire est bien sûr Paul Kagame, le chef de projet, Inès Mpambara et les logisticiens, Lt Colonel Gérard Nyilimanzi et Theos Badege , entre autres. Les complices de ce crime sont nombreux mais jusque là, qui aurait cru l’implication des diplomates?

Les belges pointés de doigts. 

D’après le Vif dans harcelé jusqu’à la mort  , Kizito aurait été à l’ambassade de Belgique à Kigali pour demander l’asile suite aux intimidations et menaces qui pesaient sur sa personne. Seulement, un conseil lui a été donné de demander le visa à l’ambassade de Bujumbura. Connaissant la situation du Rwanda et la façon dont les mouvements son contrôlés, les diplomates belges sont sans savoir le risque auquel ils exposaient Kizito Mihigo. 

Les internautes s’indignent

Les discussions à ce sujet se multiplient sur les réseaux sociaux (1) et tous les intervenants pensent que l’ambassade de Belgique n’a pas fait tout en son pouvoir, et selon certains, une simple visite à Kizito ou une déclaration aurait suffi pour sauver sa vie.

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Une comparaison est faite entre le cas de Kizito Mihigo et celui de Bosco NTAGANDA aujourd’hui détenu à la Cour Pénale Internationale de La Haye. Ce dernier avait demandé le refuge à l’ambassade des Etats Unis à Kigali car sa vie était en danger. Ou encore le cas de Patrick HABAMENSHI, ancien ministre dans le gouvernement de Kagame qui avait tenté de se réfugier à l’intérieur de l’ambassade du Canada. 

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Il est sûr que si les diplomates belges étaient intervenus à temps, Kizito serait encore en vie. S’ils ne peuvent pas être amenés à s’expliquer devant la cour de justice pour non assistance à la personne en danger, l’opinion publique les a déjà condamnés. L’histoire ne l’oubliera jamais.

Chaste GAHUNDE

(1) Propos recueillis du Facebook le 20/03/2020. 


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Rwanda: le corona virus au service de la dictature.

L’avènement du corona virus a bouleversé les habitudes de vie dans le monde entier. La Chine fut le premier pays à être touchée. Elle a pris une grave décision de maintenir en confinement et en isolement de millions d’habitants dans la ville de Wuhan fin décembre 2019 début janvier 2020. Malgré cela, il lui a été reproché d’avoir  tardé à reconnaître la dangerosité de l’épidémie car ces mesures sont arrivées sur le tard. Elle avait même arrêté des médecins qui tentaient de donner l’alerte fin décembre 2019.

Aujourd’hui, la pandémie est mondiale et des mesures de confinement sont généralisées dans tous les pays de la planète Terre.

Au Rwanda, le corona virus a été évoqué pour la première fois par le président de la République Paul Kagame. C’était le 16 février 2020 dans son discours d’ouverture de la 17è rencontre des cadres de l’administration publique et du secteur privé.

Devant des centaines de participants médusés, Paul Kagame a justifié pourquoi il avait renvoyé du gouvernement Dr Diane Gashumba, ministre de la Santé.

Selon le président, Diane Gashumba n’avait pas obtempéré à sa demande de soumettre aux examens préalables du corona virus tous les participants aux assises de Gabiro avant qu’ils se rendent sur les lieux. Evidemment le public a applaudi, mais il n’y a rien compris car aucun cas de corona virus n’avait jamais été officiellement déclaré au Rwanda.

Mais le virus était là et le président en était informé. A en croire les réseaux sociaux, les cas du corona virus ont été détectés au Rwanda, mais la consigne était de ne pas divulguer l’information pour ne pas faire capoter le sommet du Commonwealth prévu à Kigali en juin de cette année et dont le Rwanda attend beaucoup de retombées. Aucun doute que dans le cadre du monitoring en usage, la ministre de la santé en avait informé l’OMS, ce qui aurait effarouché le président Kagame jusqu’à la renvoyer.

En effet, il a fallu que l’ambassade des Pays Bas à Kigali dénonce le comportement irresponsable des autorités rwandaises de cacher l’avènement de cette pandémie au Rwanda pour que le ministère de la Santé se décide à sortir un communiqué reconnaissant que le pays faisait face à ce fléau.

Evidemment, des mesures spectaculaires furent prises dont celles de fermer des écoles, des universités et des lieux de culte dès le 15 mars et cela jusqu’à nouvel ordre. Dans les administrations publiques et privées, le télétravail est vivement encouragé, ce qui est par ailleurs illusoire dans un pays où l’électricité est rationnée. Les déplacements ont été également réduits, ce qui arrange aussi le système dictatorial qui a instauré, depuis des années, des contrôles sur bon nombre d’axes routiers.

Dans une émission à   radioinkingi.com, Kayumba Rugema, un ancien officier de l’armée de Paul Kagame, a fait état de l’utilisation du corona virus à des fins criminelles. Il a révélé que le corona virus est bien présent dans des prisons rwandaises. Or quand on sait que les prisons au Rwanda sont bondées et qu’aucune « distanciation sociale » n’est possible, il est facile de s’imaginer ce qu’il peut advenir comme dégâts en vie humaines.

Selon des informations de ses collègues encore au Rwanda, Kayumba Rugema a déclaré que dans la prison de Mulindi, dans les faubourgs de la capitale, on a déjà recensé au moins 20 décès suite au corona virus.

Cette révélation de Kayumba Rugema, si elle est confirmée, est inquiétante, car tous les opposants politiques présents dans les geôles rwandaises risquent de périr, sous prétexte de corona virus.

Jane Mugeni

Source: www.echosdafrique.com 


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Harcelé jusqu’à la mort

Adulé, puis banni, le chanteur Kizito Mihigo est mort dans une cellule de la prison de Kigali. Ses mémoires, dont Knack a publié des extraits, montrent comment l’étau du pouvoir s’est resserré sur lui.

Accusé d’avoir voulu passer au Burundi pour rejoindre un mouvement armé, le très populaire chanteur rwandais Kizito Mihigo est mort quatre jours après son incarcération dans une cellule de la prison de Kigali (voir Le Vif/L’Express du 27 février dernier). Raison officielle : ” suicide “. Quelle troublante destinée pour ce survivant du génocide des Tutsis en 1994, alors qu’il n’avait que 12 ans. Il ne retrouvera jamais le corps de son père, tué par les milices génocidaires hutues. De cette horreur, et de toute sa vie d’après, il témoigne dans un texte rédigé clandestinement, et dont l’ancien journaliste de la VRT Peter Verlinden a publié des extraits dans l’hebdomadaire néerlandophone Knack le mercredi 18 mars.

J’ai éprouvé une profonde honte d’avoir collaboré avec un système aussi barbare. ” Kizito Mihigo, à propos du régime de Kigali.

Depuis le traumatisme du génocide, Kizito avait trouvé la résilience nécessaire pour construire une vie au service de la réconciliation entre les Rwandais. Animé d’une profonde foi chrétienne, il montre très vite des talents pour le chant. En 2001, il participe à la composition du nouvel hymne national. Le régime l’adore. ” En 2003, les plus hautes autorités du pays m’accordent une bourse pour des études de musique en Europe, écrit-il. Le président Kagame me confirmera plus tard, lors d’une rencontre privée, que c’est bien lui qui en a donné l’instruction. “

A son retour en 2010, le chanteur crée une fondation pour la paix. Débutent alors trois années de concerts à succès dans les stades et les églises. Il refuse toutefois de s’engager dans le FPR (Front patriotique rwandais, au pouvoir). ” A cause de mon engagement, les critiques se multiplient, surtout dans le camp des prorégime : “Qui est ce Tutsi rescapé du génocide qui fréquente tous les milieux ? Est-il vraiment tutsi ? Vraiment rescapé ? Il parle avec les génocidaires présumés…” Et moi, dans mon coeur, je me réjouis en disant : “Si ma musique peut créer un terrain de rencontre puis de réconciliation entre deux parties de ma communauté qui ne se rencontrent et ne se parlent jamais, alors c’est de cette façon que je vais servir Dieu.”

Quand tout bascule

Le 5 mars 2014, il lance sa nouvelle chanson, La Signification de la mort. Elle passe très mal en haut lieu. C’est que Kizito appelle à rendre hommage aux victimes du génocide des Tutsis, mais aussi aux victimes des crimes commis par le FPR. Sacrilège ! Ces victimes-là n’ont pas le droit d’être évoquées au Rwanda et ses chansons sont aussitôt interdites d’antenne. L’engrenage est lancé : ” Je reçois tous les jours des coups de fil de personnalités qui m’accusent d’avoir adopté un langage négationniste et révisionniste. ” Le chanteur reçoit des messages selon lesquels il pourrait être tué. ” Certains me conseillent de quitter le pays mais je n’en ai pas envie. “

Kizito raconte les pressions subies, notamment de la part d’Inès Mpambara, directrice de cabinet de Kagame, et de Bernard Makuza, vice-président du Sénat. La première le somme d’enlever la chanson de YouTube, de demander pardon au président Kagame et d’écrire une tribune dans les médias pour s’excuser. Elle aurait averti : ” Kizito, tu dois savoir que, si tu ne fais pas ça, tu es mort ! Tu comprends ? Si tu ne fais pas ça, tu es mort ! ” Même s’il lui est impossible de retirer la chanson de YouTube, Kizito Mihigo marque son accord et compose deux chansons moins polémiques en vue du 20e anniversaire du génocide.

Mais à la veille des commémorations, le 6 avril 2014, il est arrêté et détenu ensuite en plusieurs lieux secrets. Le 15 avril, il est interrogé par le redouté général Dan Munyuza . ” Tu devais mourir mais on t’a laissé en vie parce que tu nous as dit la vérité et tu as demandé pardon “, lui déclare l’officier dans l’entretien reconstitué par le chanteur. Dan Munyuza aurait ajouté : ” Alors, écoute bien si tu veux rester en vie. Tout ce dont on t’accuse, tu dois plaider coupable et demander pardon. Tu as compris ? Si tu fais ça, les choses deviendront faciles. Mais si tu cherches à entrer dans un bras de fer en niant les accusations, on te donnera la perpétuité et tu mourras en prison. “

Dans son livre, Kizito ne cache pas son ” dégoût ” du régime, qui remonte à janvier 2014, quand Paul Kagame avait publiquement cautionné l’assassinat de son ancien chef des services de renseignement Patrick Karegeya. Celui-ci, devenu opposant, avait été étranglé fin 2013 dans sa chambre d’hôtel en Afrique du Sud. ” J’ai éprouvé une profonde honte d’avoir collaboré avec un système aussi barbare “, écrit Kizito. Il ajoute : ” Les services secrets, la police et l’armée tuent et enlèvent des citoyens. Un ami rwandais m’en avait parlé lorsque j’étais en Belgique mais, à cause de mon fanatisme pour Kagame, j’avais toujours réfuté ses allégations. “

A l’ambassade belge de Kigali

Le chanteur est condamné à dix ans de détention pour complot. Au printemps 2018, il reçoit le signal d’une libération anticipée, sur fond d’un deal entre la France et le Rwanda pour la nomination de la ministre Louise Mushikiwabo à la tête de l’Organisation internationale de la francophonie. C’est Dan Munyuza, devenu chef de la police, qui l’en informe. ” Il me demande ce que j’aimerais faire après ma détention, rapporte Kizito. Je lui dis que je suis un chanteur et que j’ai une fondation, et que j’aimerais continuer ma vie ainsi. ” Dan Munyuza lui demande d’intégrer un volet ” sécurité ” dans sa fondation ” pour contrer ces gens qui sèment l’insécurité et veulent la guerre “.

Le 21 septembre 2018, Kizito rencontre le général au siège de la police. ” Il m’accueille avec le sourire en me félicitant d’avoir reçu la grâce présidentielle. Il me demande ensuite d’éviter tout ce qui pourrait me faire tomber dans le même problème car, selon lui, je n’aurais plus la “chance d’être emprisonné”. Je lui confirme que j’ai tout compris. Il m’interdit aussi de parler aux Blancs “. Kizito comprend qu’il ne pourra plus vivre en sécurité dans son pays ” aussi longtemps que le FPR est au pouvoir “.

Quinze jours avant sa mort, le musicien harcelé par le pouvoir aurait rencontré un diplomate de l’ambassade de Belgique pour envisager une demande d’asile. Selon Peter Verlinden, conseil lui aurait été donné de solliciter un visa à l’ambassade belge… de Bujumbura. Le voyage vers le Burundi, durant lequel il a été interpellé, aurait donc eu un tout autre objet que la version officielle. Le 17 février dernier, Kizito Mihigo était retrouvé pendu dans sa cellule, suscitant une onde de choc au Rwanda et dans toute la diaspora.

  •  Vif/L’Express du 19/03/2020
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Colloque de l’Afrique des Grands Lacs au Sénat: Charles Onana répond !

Colloque de l’Afrique des Grands Lacs au Sénat: Charles Onana répond !

Sénat français, le colloque sur l’Afrique des Grands Lacs a subi des pressions mais a eu lieu. Journaliste et politicologue, Charles Onana est un panafricaniste avéré et digne fils d’Afrique, Charles Onana a braqué ses projecteurs sur les morts en RDC. Il est devenu l’ambassadeur itinérant et plénipotentiaire des victimes congolaises du régime dictatorial du Rwanda. Il a été orateur au Sénat.

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Journaliste et politicologue, Charles Onana (à gauche) a mis vingt-ans de sa vie pour ses investigations sur l’Afrique des Grands Lacs. Il en est l’un des experts. Personne ne nie qu’il y a eu génocide au Rwanda en 1994. Panafricaniste avéré et digne fils d’Afrique, Charles Onana a braqué ses projecteurs sur les morts Congolais. Il est devenu l’ambassadeur itinérant et plénipotentiaire des victimes congolaises du régime dictatorial du Rwanda. Paul kagamé et ses affidés européens et anglo-saxons ont “boutiqué” l’histoire du génocide au Rwanda. Ce génocide rwandais est devenu un fonds de commerce pour Paul kagamé, qui le brandit pour culpabiliser le monde entier d’avoir laissé faire. C’est son faire valoir. C’est l’histoire des vainqueurs.

Or il s’est avéré que le même Paul Kagamé qui crie au génocide pour son peuple, uniquement des Tutsi, pas des Hutus ni des Twa, commet des crimes de sang, crimes de génocide et crimes contre l’humanité en République démocratique du Congo. Mieux, Kagamé pille et recel les ressources du Congo en toute impunité. Ayant culpabilisé le monde entier, les crimes de Kagamé sont tus, ignorés et oubliés. Et Charles Onana à la manière d’Emile Zola au cours de l’affaire Dreyfus dit: “J’accuse Paul Kagame de massacrer les populations congolaises pour piller les ressources du Congo”.

Cela choque et gène, tous ceux qui ont bâti le château des cartes de Paul Kagamé sur des mensonges et manipulations. A la différence de Pierre Péan, Charles Onana est un africain, on ne peut donc pas l’accuser de raciste. Et donc on l’accuse d’être “Négationniste” ! Simplement parce qu’Onana a choisi d’écrire l’histoire avec les lunettes du gibier pas avec celles du Chasseur. Sauf que dans les pays des Grands Lacs: prédateurs, pillards, receleurs et chasseurs sont nombreux. Les victimes, plus de 12 millions de morts uniquement en RDC, les Hutus et Twa Rwandais sont décimés, on regarde ailleurs. Un mort est un mort qu’il soit Congolais, Hutu, Tutsi ou Twa dans les pays des Grands Lacs. Charles Onana a été l’un des intervenants du Colloque sur l’Afrique des Grands Lacs au Sénat francais , le lundi 9 mars dernier…colloque que le président du Sénat rwandais et plusieurs associations tutsies rwandaises ont réclamé l’annulation. Le Colloque a bien eu lieu.

1. Réveil FM International: Le palais du Luxembourg, siège du sénat français était imprenable avec le colloque sur l’Afrique des Grands Lacs, le lundi 9 mars. Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères a même dit que jamais le sénat n’avait subi autant de pressions extérieures pour l’annulation de ce colloque…

Charles Onana: Oui, la campagne contre ce colloque sur la tragédie des Grands Lacs africains a été d’une violence et d’une agressivité inouïes. Il s’agissait pourtant d’un simple débat intellectuel qui regroupait des chercheurs européens, africains et nord-américains très compétents et très qualifiés que l’on n’a pas l’habitude d’entendre. L’assistance était composée de chercheurs, de sénateurs, de diplomates, de députés, d’anciens ministres, de responsables politiques, de militants associatifs et de citoyens africains et français de tous bords. C’était un grand moment d’échanges, très civilisés et de réflexion intellectuelle de haut niveau. Mais ce n’est pas nécessairement ce qui ressort du compte rendu des médias en général.

2. Réveil FM International: Aucun média n’a relayé ce que vous avez dit au sénat.. qu’avez réellement dit dans votre intervention ?

Charles Onana: Je crois que certains ont des difficultés à reprendre mes propos tellement ils s’obstinent à dresser de moi un portrait peu flatteur comme le leur demandent les amis du régime de Kigali. Mon propos s’inscrivait plutôt dans le prolongement de ma démarche scientifique relative à mon livre sur l’opération Turquoise. J’ai d’abord précisé que depuis vingt-cinq ans, les accusations contre l’opération Turquoise étaient d’une pauvreté affligeante et que les assertions des accusateurs ne résistaient pas à l’examen des faits et des preuves. J’ai également rappelé que j’avais minutieusement examiné les archives émanant du Conseil de sécurité pendant dix ans et ce que j’ai découvert m’a donné le vertige.

Contrairement à ce qui a été dit et écrit depuis plus de deux décennies, le conseil de sécurité ne s’est jamais désintéressé du Rwanda ni des Rwandais en 1994 mais c’est le FPR de Paul Kagame qui a écrit, entre avril et juin 1994, plusieurs lettres au président et aux membres du Conseil de sécurité pour exprimer son refus catégorique d’une intervention multinationale permettant de mettre fin aux massacres et au génocide. Cette découverte m’a bouleversé. L’existence de ces lettres de la rébellion est une bombe sur le plan scientifique et elle remet en cause l’histoire officielle telle qu’elle est racontée depuis vingt-cinq ans.

3. Réveil FM International: L’hommage à Pierre Péan, grand journaliste Français d’investigation dont vous avez repris le flambeau, doit vous honorer…

Charles Onana: Un hommage a effectivement été rendu à Pierre Péan par Judi River et moi-même car il a été très violemment attaqué, lui aussi, par ceux qui sont hostiles à la vérité et aux révélations qu’il avait apportées dans le dossier de la tragédie des Grands Lacs. Il a fait le travail que peu de journalistes ont eu le courage de faire. En cela, il a fait honneur à toute la profession.

4. Réveil FM International: Que répondez vous à ceux qui vous accuse d’être “Négationniste » ?

Charles Onana: Je n’ai pas de temps à consacrer à des individus qui sont spécialisés dans l’invective et refusent le débat scientifique. Dire de quelqu’un qui publie un livre que personne n’a d’ailleurs attaqué devant les tribunaux qu’il est « négationniste » n’apporte rien au progrès de la connaissance sur les événements du Rwanda et sur ce qui se passe au Zaïre (actuelle République Démocratique du Congo) depuis 1994. Ceux qui me qualifient ainsi sont précisément ceux qui nient l’extermination des millions de Congolais, des Twa, des Hutu et aussi de Tutsi au Rwanda et au Zaïre par les troupes de Paul Kagame. Qui est donc « négationniste », eux qui nient ces victimes ou moi qui apporte les preuves des crimes commis par le « camp des vainqueurs » ? En fait, ces soutiens inconditionnels de criminels contre l’humanité attribuent à des auteurs ou à des responsables politiques un qualificatif qui pour moi relève du même mépris et de la même arrogance avec laquelle ils traitent les victimes congolaises et rwandaises.

5. Réveil FM International: Vous n’avez jamais tué personne, ni fait un coup d’État en Afrique ni envahi un autre pays africain pour piller ses ressources, pourquoi faites-vous peur ? Pourquoi cette volonté de vous bannir dans l’espace francophone ? Vous donner la parole, c’est s’attendre aux ennuis ?

Charles Onana: Manifestement, des messages circulent dans plusieurs rédactions parisiennes interdisant de m’inviter surtout dans les médias publics. Il n’y a toutefois aucune restriction, dans les mêmes médias, envers ceux qui défendent le régime rwandais et qui me traitent de tous les noms d’oiseaux. Je n’écris pourtant que des livres très appréciés du public des Grand lacs africains et je fais simplement de la recherche scientifiques avec un certain niveau d’exigence et de probité. Je crois que les livres et les auteurs qui osent examiner les choses en profondeur sont en principe « dangereux », d’après certains régimes criminels et leurs sympathisants. Aller en profondeur, c’est aussi porter la lumière là où certains préfèrent absolument conserver l’obscurité et le silence de leurs cadavres. Tenter d’apporter des preuves du mensonge là où certains refusent qu’on les montre est effectivement propice aux ennuis.

6. Réveil FM International: Le colloque Afrique des Grands lacs a eu lieu, quelle suite donner à cette rencontre ?

Charles Onana: Une suite qui viserait à cesser de se soumettre intellectuellement au discours officiel de la tragédie rwandaise. La suite serait de ne plus accepter que l’on prétende que le génocide du Rwanda a eu des conséquences non prévues en République Démocratique du Congo (RDC). C’est inexact ! Le drame du Rwanda visait l’invasion et le pillage du Congo. Les preuves existent. Il est donc urgent de réexaminer ce discours stigmatisant, continuellement méprisant et discriminant envers les autres victimes de la tragédie des Grands Lacs. Il faut faire entendre les voix de toutes les victimes : Hutu, Twa, Tutsi et Congolais, tués par les troupes de Paul Kagame au Rwanda et en RDC. C’est une exigence intellectuelle, humaine et scientifique que de refuser de trier dans les charniers. Fléchir et ramper devant les pressions d’une caste de criminels contre l’humanité ou de leurs thuriféraires est une renonciation à notre propre humanité. Tous ceux qui furent tués au Rwanda et en RDC méritent, sans discrimination ni restriction, d’être considérés et respectés. Je ne trie pas les morts Tutsi, Hutu et Twa. De même qu’on ne saurait, pour un enfant né d’un parent Tutsi et d’un parent Hutu et qui a perdu ses deux parents en 1994, s’intéresser à une seule partie de sa famille et considérer que l’autre n’existe pas.

7. Réveil FM International: On dit que vous êtes le chouchou des Africains silencieux, la prunelle des yeux des Congolais l’avez-vous ressenti au Sénat ?

Charles Onana: En tout cas, j’ai le sentiment d’avoir fait mon travail de façon honnête et avec humilité. Je n’ai jamais prétendu détenir la vérité, loin de là. Mais les lecteurs sont ravis et me disent merci d’avoir osé. Ils connaissent bien les enjeux qui pèsent sur ce dossier. Les milliers de femmes violées de la RDCongo en savent quelque chose. J’ai rencontré des lecteurs et lectrices venus de loin, du Canada et même d’Afrique pour ce colloque. C’est dire son importance. Les organisateurs de la rencontre du Sénat ont réussi leur pari. En plus d’ouvrir un débat démocratique et intellectuel d’une grande tenue, ils ont aussi posé un acte de catharsis. Les victimes congolaises ont eu droit à la parole qu’on leur refuse. Les visages, tantôt émus tantôt souriants, exprimaient une grande satisfaction. L’ambiance était chaleureuse et les poignées de mains franches. Dans les médias, on avait plutôt annoncé un « colloque de la honte » et « de la haine » ou du « négationnisme ». Il n’y a rien eu de tout cela. Et c’est dommage que les médias soient passés, une fois de plus, à côté de la réalité en restant sur leurs préjugés plutôt que de rendre compte en toute objectivité.

8. Réveil FM international: Il y a un procès au pénal contre vous pour avoir nié le génocide des Tutsi. Etes-vous déjà fixé ?

Charles Onana: N’importe quoi ! Le ridicule ne tue pas et que rien ne les arrête dans la diffusion du mensonge… Ils seraient bien inspirés de s’intéresser à la situation dramatique de mon ami Déo Mushayidi, victime Tutsi du génocide de 1994, condamné à perpétuité parce qu’il a réclamé, comme moi, vérité et justice pour les Tutsi et les Hutu. Demandez à tous les journalistes et associations qui ont diffusé cette rumeur à quelle date se tient le procès ? C’est hallucinant ! Ce sont des méthodes de voyous. Le droit français reste tout de même précis. Vous aurez remarqué qu’ils m’ont même baptisé « Adrien » pour l’occasion. Je n’ai jamais vu ce prénom dans mes papiers d’identité. Cela vous donne une idée du niveau de rigueur de ceux qui me poursuivent. S’ils en sont à ne même pas savoir comment je m’appelle alors que mon nom est sur tous mes livres, je serais tenté de dire qu’ils vont jusqu’à nier publiquement le nom que m’ont donné mes parents… N’est-ce pas du « négationnisme » ça ?

9. Réveil FM International: 20 ans de votre travail sur les Grands Lacs pour que seulement aujourd’hui la vérité commence petit à petit à faire son chemin…avec la conséquence de votre diabolisation…

Charles Onana: Souvenez-vous que Mandela fut longtemps traité de « terroriste » avant que le monde entier le traite de « Grand homme » ou de « démocrate », Martin Luther King était aussi présenté comme un homme « dangereux pour la sécurité de l’État » simplement parce que ces gens réclamaient la vérité et la justice dans leur pays. Moi je n’ai ni la taille ni le niveau de combativité de ces illustres personnalités. J’écris simplement des livres en apportant généralement des preuves sur ce que j’avance. Ce sont ces preuves qui permettent d’expliquer et de comprendre l’origine ou la cause principale de la tragédie du Rwanda et du Zaïre. Ce sont les même preuves qui me valent toutes les insultes, attaques et autres dénigrements. J’ai découvert des documents que je ne devais pas découvrir, des documents qui devaient rester cachés pour toujours au Conseil de sécurité. Voilà mon crime !

10.Réveil FM International: Êtes-vous en sécurité ? Vous sentez-vous menacé ?

Charles Onana: Je suis serein.

 

Freddy Mulongo

Source: Mediapart 


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La France demande à ses ressortissants de quitter le Rwanda immédiatement.

L’ambassade de France au Rwanda appelle les touristes français sur le territoire rwandais à  regagner la France immédiatement. L’ambassade fait suite au discours du président Emmanuel Macron tenu le lundi 16 mars 2020 au sujet de la pandémie Coronavirus , COVID-19.

Dans le but de faire face à la pandémie,  la France a mis en place de mesures drastiques et a mobilisé les ressources conséquentes car “on est en guerre” a dit Monsieur Macron. Dans son discours suivi par plus de trente millions de téléspectateurs, le président de la France a demandé aux résidents, entre autres d’éviter les déplacements sauf pour des raisons importantes inclus faire des courses, aller au boulot uniquement si le travail est indispensable à la vie du pays et que le télétravail est impossible. Une attestation sur l’honneur devra être signée et portée par la personne souhaitant sortir. Ces mesures seront de rigueur pendant au moins 15 jours.

Les mouvements entre l’espace Schengen et son extérieur sont interdits jusqu’à nouvel ordre. Mais les Français souhaitant rentrer chez eux seront assistés par le gouvernement.

L’ambassade de France à Kigali exécute.

rwamba

Cette décision est à  saluer car, non seulement le Rwanda n’a pas assez de moyens et de systèmes efficaces pour répondre à ce genre de crises, mais aussi apparemment le gouvernement n’est pas transparent dans la communication des statistiques de la propagation de la  pandémie sur le territoire rwandais.

Chaste GAHUNDE


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