Category Archives: Politics

Uncle Bob is gone: Requiescat In Pace!

Robert Mugabe

Robert Gabriel MUGABE (21/02/1924 – 06/09/2019) Zimbabwean Statesman.

We are on one evening of august 2008 a few months I set feet in what would definitely be my second motherland, Guyana. I am sitting in a hangout spot somewhere in Mahaicony, I am enjoying my favourite caribbean beer, Carib; by my right side is an educated man, an agronomist and veterinarian who turned into local entrepreneurship, Mr Sealey. On my left sitting is a friend of mine, Mr Clinton, who just came from his military detachment. Mr Sealey brings up a discussion topic on leadership in Africa. From his point of view, Africa is entirely corrupt at level where some descendants of slaves would be proud to be brought into the Caribbean. For example, Robert Mugabe of Zimbabwe, “a dictator who made his country’s economy collapse”.

For sometimes I had appreciated discussions with Mr Sealey and found him highly informed on almost any topic of public interest, locally, regionally and internationally. The topic about Robert MUGABE of Zimbabwe made my first discovery. In fact Mr Sealey was dead wrong, or should I say, had been misinformed, or ill-informed, or both. Today, 11 years after, I am sure Mugabe is gone still believed to be the worst beast Africa has been unlucky to have. But why?

Our heroes, their cowards

The end of colonization in Africa was and still is an uneasy task. On one hand, the colonizers couldn’t imagine their way of life after losing what they had built for years, supremacy. On the other hand, Africans had been mentally worked up until they really believed they couldn’t make it out alone, without their former masters. It was the job of the leaders to forge the way forward and to initiate the masses toward that new way of thinking and acting. In many countries, independence was fought for before bringing the colonizers at the negotiation table. Such was the case of Zimbabwe. The former Rhodesia got independent in 1980, twenty years after most of central African countries! And that independence came as a result of blood and sweat of children of Zimbabwe who knew the worth of their nation. MUGABE was among them and came out as a winner. As to those who lost, they never accepted it. While Zimbabweans saw Mugabe as a hero, the former masters portrayed him as a coward.

Mugabe’s most radical approach to land reform cost him a lot. In fact, he realized that the majority of his people had no arable land for even their subsistence while the former masters had millions of acres for exploitation. For him, the independence meant much more than presidency and a government. For having redistributed lands among the ordinary Zimbabweans, Mugabe was called all kinds of names. A big debate has been engaged over whether Mugabe should or shouldn’t have carried out such a reform. Either way, Mugabe would remain the same, not necessarily whom you read in the western media and propaganda outlets, because who we call our heroes might seem their cowards. Mr Sealey agreed with me and another round was ordered.

Uncle Bob is gone. May his soul rest in peace.

Chaste GAHUNDE

RWANDA : 1995 – 2005 ma jeunesse dans la prison de 1930.

Rwanda : 1995-2005 ma jeunesse dans la prison de 1930

Imaginez que vous ayez 18 ans, la vie devant vous et la tête pleine de rêves. Comme la majorité des Rwandais, vous êtes au lendemain du génocide perpétré contre les Tutsi en 1994, ce génocide a failli vous emporter et vous essayez de vous reconstruire. Vous êtes réputé brillant en mathématiques et avez entamé les démarches pour reprendre vos études. A la place, du jour au lendemain, vous vous retrouvez dans la prison centrale de Kigali, dite « 1930 ». Dans votre nouveau monde : « Les prisonniers étaient négligés, les malades étaient envoyés dans les hôpitaux pour mourir parce qu’ils étaient transférés au dernier moment. Ils [Les responsables de la prison] les transféreraient quand il était trop tard. Le sort des prisonniers rwandais n’est jamais évoqué : leur souffrance, les tortures physiques et morales qu’ils subissent ». Comment auriez-vous réagi ? Kalima, à qui cette mésaventure est arrivée, nous donne la réponse en racontant son histoire, sa descente aux enfers, sa reconstruction et ses défis aujourd’hui.

Qui est-il ?

Kalima avait 17 ans au moment du génocide contre les tutsi au Rwanda en 1994. Il habitait dans la ville de Kigali et était élève dans une école secondaire. Il vivait avec ses petits frères et sœurs et leur mère, leur père étant décédé avant 1994. Pendant le génocide il a failli être tué à deux ou trois reprises et à chaque fois ses voisins l’ont sauvé. Il avait une carte d’identité hutue mais avait des traits physiques attribués aux Tutsi. Quand la guerre a approché leur quartier, ils se sont déplacés dans un autre quartier et y sont restés jusqu’à la prise de la ville de Kigali par le FPR-Inkotanyi. Il a alors fui la guerre jusqu’à Goma en République Démocratique du Congo. Dans la fuite il a été séparé de sa famille et a préféré retourner au Rwanda à Kigali après deux semaines.

Comment-est-il allé en prison ?

Cela a commencé quand son camarade lui a dit que l’on voulait le faire tuer, il n’a pas pris l’information au sérieux. Le soir de cette journée il a rencontré trois militaires dans la rue qui lui ont demandé s’il connaissait untel. La personne en question était lui-même, Kalima. Il a eu la présence d’esprit de répondre qu’il le connaissait et a indiqué aux militaires le chemin qui allait chez ses parents. A partir de cet instant, il a pris la décision d’aller vivre dans un autre quartier où il a été hébergé par la famille. Il a informé sa mère du lieu où il vivait et passait de temps en temps au domicile familial, en coup de vent.

Le 24 janvier 1995, il marchait dans la rue quand un militaire l’a interpellé par son nom et lui a dit bonjour. Il lui a dit que le commandant de la brigade le cherchait. Kalima était à mille lieux de se douter que c’était pour le mettre en prison. Il a suivi le militaire et une fois à la brigade, le militaire a dit « voici un Interahamwe » ! Kalima n’a pas eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait car, dit- il : « Les militaires se sont déchaînés sur moi et m’ont rué de coups. On m’a conduit là où on enregistrait les nouveaux prisonniers, c’était le début du chemin de croix ». Il est resté dans le cachot jusqu’au 01 février 1995 : « c’était un beau jour de février 1995 vers 15h, nous étions dans une cellule et un militaire, Rukara, a appelé 13 noms, j’ai été cité. Il nous a demandés de prendre nos affaires et les autres codétenus ont commencé à me féliciter, pensant que j’allais être libéré. Si seulement ils avaient su ! » . Ce jour-là un pickup les attendait pour les conduire à la prison centrale de Kigali, la fameuse prison 1930 « le voyage vers l’enfer commençait » nous confie Kalima.

Ils y sont arrivés vers 17h, une fois sur place, les militaires qui gardaient la prison les ont frappés avant de les faire entrer dans la prison. « J’y suis entré avec la peur au ventre, non seulement j’avais peur d’y trouver beaucoup d’Interahamwe, ceux qui avaient tués les gens mais aussi comment allais-je survivre dans cette prison moi, jeune adolescent de 18 ans et 5 mois, timide et introverti ? ». Une fois à l’intérieur, une personne s’est exclamée « ils commencent à enfermer les Tutsi aussi ? ». Pour Kalima, selon la procédure pénale de l’époque, ils auraient dû être interrogés par le procureur public, la seule autorité qui était habilitée à placer des personnes en détention provisoire : « Cette étape a été sautée, mais qui se souciait des procédures ? »

Les premiers pas dans la prison

L’enregistrement dans la prison s’est fait en deux étapes, en premier lieu, les prisonniers ont été enregistrés chez le capita général [1]. On a donné à chaque détenu une couverture, une assiette et un gobelet et on les a affectés à des « blocs ». La prison était divisée en 12 blocs administratifs et chaque prisonnier était affecté à un bloc, le personnel de la prison équilibrait le nombre de prisonniers par bloc. A cette étape un ancien voisin a reconnu Kalima et l’a suivi dans les étapes qui ont suivies. La seconde étape d’enregistrement a été effectuée auprès du bloc d’affectation, on a attribué à Kalima le numéro 521, il y avait déjà 6 000 prisonniers dans la prison pour une capacité de 2 500 personnes, ce chiffre a atteint 10 000 durant le séjour de Kalima. Ensuite Kalima a passé 3h en faisant la queue pour avoir à manger, son plat était composé de pâte de maïs et de haricots dont la moitié était des cailloux. « Cela ne m’a pas surpris, à l’internat on pouvait trouver des cailloux dans le plat des haricots ».

Kalima a mangé chez son voisin, ce dernier s’est assuré que Kalima trouve une place où dormir en le conduisant à un endroit nommé « mu kiderenka – dans la délinquance » et en lui achetant une place à 200Frw, il lui a donné aussi une couverture supplémentaire. Les prisonniers dormaient par terre et utilisaient des briques comme coussins, sa place de fortune était large de 40 cm et longue de 2 m. Kalima se souvient que quelques mètres plus loin, quelques personnes discutaient de comment ils avaient tué des gens au cours du génocide et cela lui glaçait le dos. « Je n’ai pas fermé l’œil cette nuit-là, je n’avais pas encore réalisé quel était mon nouveau monde et j’apprendrai plus tard que ce sera fréquent d’entendre de telles histoires». La prison allait devenir sa nouvelle maison pour les prochains 3 830 jours.

La prison en guise d’université

Quelques jours avant sa détention, Kalima s’était inscrit dans une école pour reprendre ses études de mathématiques et de physique, de ce fait pendant les premiers jours de prison il écoutait attentivement les annonces, il pensait naïvement qu’ils (ceux qui l’avaient arrêté) réaliseraient qu’ils avaient commis une faute et le libéreraient. Dans le jargon de la prison, il était encore un « umuselire – nouvel arrivant », petit à petit il a pris conscience qu’il était entré dans une autre université, celle de la vie dure et que les mathématiques et la physique seraient pour plus tard. Kalima a eu sa première visite après deux semaines en prison. Sa famille était restée sans ses nouvelles depuis son arrestation et c’est la femme du voisin qui avait pu informer sa mère de sa situation « à cette première visite, je n’ai pas parlé à ma mère, elle n’a pas pu s’empêcher de pleurer ».

Petit à petit Kalima commençait à s’habituer à la vie difficile de la prison, la pâte de maïs était devenue savoureuse, faire trois heures de file pour aller aux toilettes ou pour aller boire de l’eau lui semblait normal. Il venait de passer du grade de nouvel arrivant à celui du « umupeuple – une personne habituée à la prison », il n’était plus timide, ni un étudiant, il était devenu un prisonnier : « Les premiers jours sont si difficiles, mais le plus tôt on s’habitue à la vie en prison, le plus vite on accepte le destin, plus facile sera la vie en prison. Le seul choix que l’on a, est d’être mentalement solide, sinon la vie difficile en prison vous fait craquer. ». Il a fallu deux mois à Kalima pour commencer à s’impliquer dans les activités de la prison.

L’organisation de la prison

A l’intérieur de la prison, il y avait un organigramme avec les départements et leurs responsabilités. Le responsable de la prison avait le titre du « capita général », il était à la tête d’un bureau composé d’un secrétaire général et d’un intendant. La nourriture, le savon, et les autres ustensiles étaient distribués dans les 12 blocs administratifs. Les malades étaient enregistrés dans leurs blocs qui se chargeaient de les faire soigner, chaque bloc était dirigé par un « capita » aidé par un secrétaire. Il y avait un service de sécurité dirigé par un Brigadier-chef aidé par 2 sous-brigadiers et un secrétaire. Chaque bloc avait ses propres hommes chargés de la sécurité dont le responsable avait le titre de conseiller et était secondé par un sous conseiller. Il y avait le service d’hygiène, une équipe médicale et une radio « Radio Mouvement Xaveri, RMX » qui informait les prisonniers. Pour finir il y avait un Service d’Encadrement Socio-éducatif (SESE) qui fournissait un apprentissage aux prisonniers avec des leçons variées.

L’aspect judiciaire en prison

  • Les arrestations arbitraires

Au Rwanda, après l’arrivée au pouvoir du FPR-Inkotanyi en 1994, les nouvelles autorités ont ressemblé les gens et les ont mis en prison, elles les accusaient d’avoir participé au génocide. Une grande majorité de gens est sortie de chez elle en suivant les soldats ou les cadres du FPR (abakada), qui leur disaient de les suivre pour aller fournir une petite explication (gusobanura akantu gato). Beaucoup de ces personnes ne sont plus jamais retournées chez elles « 25 ans plus tard, elles sont toujours en train d’expliquer », ironise Kalima. Une autre partie des gens a été arrêtée à la suite de délations de leurs voisins, les gens dénoncés n’avaient pas nécessairement participé au génocide mais étaient dénoncés à cause de la jalousie, de règlements de comptes entre voisins, de la haine pure ou de l’extrémisme.

L’autre motif qui a fait arrêter les gens est leur physionomie, les soldats disaient à propos de ces gens que sans aucun doute ils avaient tué des Tutsi, même s’ils ne les connaissaient pas du tout, bien que personne ne les ait dénoncés. La plupart des gens arrêtés a été torturée au point d’accepter la responsabilité des faits dont elle ne réalisait pas l’ampleur. Par exemple les gens étaient battus au point d’oublier leurs noms. Parfois, les soldats appelaient ceux qui avaient dénoncés à participer au tabassage de ceux qu’ils avaient dénoncés, Kalima a cité un cas « Gasogi, qui avait les mains attachées à l’arrière, un style utilisé par le FPR (ingoyi) et la femme qui l’avait dénoncé a été appelée, comme c’était la nuit, elle a pissé dans sa bouche ».

  • Les détentions arbitraires

Pour Kalima toutes les personnes arrêtées n’ont pas été conduites en prison, une partie seulement l’a été et c’était pour elle un soulagement. En effet après avoir été arrêtés : « Les gens étaient détenus dans des trous, par exemple à Mont Kigali, et les soldats tuaient lentement certains d’entre eux et jetaient leurs corps auprès de ceux qui étaient encore en vie pour les effrayer. Ils ne pouvaient pas se nourrir, ni se laver, leurs corps et leurs vêtements étaient couverts de poux ». Les plus chanceux ont été retrouvés par le CICR, qui les a enregistrés et ils ne pouvaient plus être tués par les soldats du FPR. « La détention a été arbitraire, injuste et illégale », le sort de ceux qui se sont retrouvés dans les prisons n’a jamais été dûment documenté ou a été beaucoup ignoré. Kalima continue en disant que «Cela faisait partie d’un plan sinistre visant à mettre une partie de la population à genoux ». « Dès juillet 1994, les premières personnes ont déjà été arrêtées et détenues à Rilima, comme le regretté ambassadeur Sylvestre Kamali et les autres qui ont été les premières personnes à être emprisonnées. Quand la prison centrale de Kigali a été rouverte en août 1994, son premier détenu a été Hassan Nkunzurwanda (Ndanda), un footballeur ».

  • Le cas de Kalima

De 1995 à 2001, Kalima n’a pas rencontré de procureur, il croupissait en prison sans savoir ce qui lui était reproché. En 2001, la direction a demandé la liste des prisonniers qui n’avaient jamais rencontré le parquet. Quand la liste a été faite, les substituts du procureur ont commencé à interroger les personnes sur la liste un à un. Quand ce fut son tour, Kalima a rencontré le substitut nommé Ndibwami Rugambwa qui lui a demandé de nommer les personnes qu’il connaissait et qui ont été tuées pendant le génocide. De bonne foi Kalima lui a communiqué la liste et le substitut a promis d’enquêter et de revenir vers lui. Trois semaines après, Ndibwami est venu et a inculpé Kalima d’avoir tué les personnes que Kalima avait nommées. Quand ce dernier lui a demandé s’il avait des preuves, il lui a répondu qu’il devait prouver son innocence. « A partir de ce moment-là, après 6 ans de détention illégale et hors la loi, j’ai été formellement inculpé d’une affaire qui a été traitée et classée de manière non professionnelle, la présomption d’innocence, un principe universel, était bafouée ».

  • Les Gacaca dans la prison

Avec plus de 150.000 prisonniers, le gouvernement rwandais a décidé de mettre en place des tribunaux « gacaca » pour accélérer les procès pour génocide. Dans la prison de 1930 on a demandé aux prisonniers de collecter les informations (Ikusanyamakuru) en listant les personnes qui ont été tuées entre le 1er octobre 1990 et le 31 décembre 1994, en indiquant qui les a tuées, quelle arme a été utilisée et l’endroit où les personnes ont été tuées. Pour ce faire les prisonniers se rassemblaient dans leurs cellules en fonction de là où ils habitaient en 1994. L’exercice n’a pas eu les résultats escomptés car la majorité de personnes listées étaient des Hutu tués par le FPR. La direction de la prison a demandé toutes les informations recueillies et le sujet n’a plus jamais été évoqué. On a alors demandé aux prisonniers de ne lister que les victimes tutsies.

  • La conclusion

Selon Kalima, dans la prison tout a été fait pour briser émotionnellement les prisonniers, Une partie a craqué facilement et une autre a résisté. La plupart des prisonniers n’avait pas été inculpée et malgré cela ils ont été traités comme des condamnés. Au Rwanda à l’époque les principes étaient renversés : « La culpabilité jusqu’à ce qu’un tribunal ait prouvé le contraire ». Pendant environ 7 ou 8 ans, les militaires venaient et choisissaient quelques personnes au hasard parmi « les sans dossiers » et ils n’étaient plus jamais revus. Kalima pense qu’ils auraient été tués. La prison était surpeuplée, 10 000 personnes au plus fort pour une capacité de 2 500 personnes. Les prisonniers respiraient difficilement, étaient laissés à la merci des maladies comme le choléra, la dysenterie et la typhoïde, qui ont fait des milliers de morts. Il n’y avait pas d’espoir en prison « les prisonniers demandaient à Dieu de mourir en paix ».

La prison au quotidien

  • Les visites

La prison est un pays à l’intérieur d’un pays, Les prisonniers avaient le droit à une visite de leur famille une fois par semaine. C’était le vendredi ou le samedi pour les étudiants et les travailleurs sur présentation des justificatifs comme une carte scolaire. Un jeudi par mois, sur lequel on a ajouté un mercredi par mois, c’était la journée des enfants en bas âge. La visite n’était pas personnalisée, elle se passait dans une foule immense et durait 3 minutes. L’exception était faite pour les gens qui avaient des justificatifs médicaux attestant qu’ils ne pouvaient pas manger la nourriture de la prison. Eux, avaient droit à une visite quotidienne pour leur apporter à manger.

Pour le reste, la société en prison est comme partout ailleurs: tout le monde n’est pas égal, ceux qui avaient une famille qui prenait soin d’eux étaient les mieux lotis. Celui qui n’avait personne pour venir le voir avait une vie pénible dans la mesure où les rations de nourriture distribuées étaient maigres.

  • La nourriture

D’un point de vue alimentaire, les prisonniers étaient délibérément affamés. Kalima raconte la fois où les geôliers ont élaboré un sinistre plan pour éliminer lentement les prisonniers « Ils grillaient et mélangeaient des éclats de verre dans le sorgho (une céréale servant à préparer la bouillie des prisonniers) : «Imaginez que l’on vous donne des bris de verres pour manger ! » Il y avait aussi les fois où « les prisonniers passaient 3 jours sans manger. Les plus faibles mouraient, et le jour où ils décidaient de ramener la nourriture, les autres mouraient aussi puisqu’ils voulaient beaucoup manger sans savoir qu’après un si long moment de jeûne on mange une petite quantité». Le pire moment pour l’aspect nourriture est le mois de mai 1997 quand « nous n’avons mangé que 8 fois ce mois-là, parfois il y avait de la nourriture et pas de bois pour le feu ou vice versa, les gens dormaient la nuit et ne se réveillaient pas, emportés par la faim».

Pour la qualité, elle n’était pas au rendez-vous, « il y avait cette farine de maïs amère et surtout des haricots pourris infestés de charançons (imungu) ». Pour la quantité, c’était un gobelet de haricots et quelques grammes de pâte de maïs par personne. Exceptionnellement, la pâte de manioc pouvait être distribuée, elle était si maigre que les prisonniers l’avaient surnommé « les miettes ». Dans la grande majorité des cas, le menu était un mélange de haricots et de maïs (impungure) servi en quantité de deux gobelets par personne.

Pour avoir des rations complémentaires, il fallait faire partie de l’équipe de supervision ou travailler dans la cuisine. Dans ce cas, on avait droit à une double ou triple ration. Aussi quand on travaillait pour les autres : laver leur linge, faire la queue à leur place…on était payé en nourriture.

La situation des prisonniers s’est un peu améliorée en 1995 quand le CICR a commencé à fournir des biscuits et des comprimés multivitaminés. Cependant une partie des prisonniers a refusé de prendre ces comprimés, de peur de devenir stérile.

  • La débrouillardise

Les prisonniers n’étaient pas autorisés à posséder de l’argent mais ils en avaient : il y avait beaucoup de petits commerces : les coiffeurs, des boutiques, ceux qui repassaient les habits, les tailleurs, ceux qui allaient chercher l’eau pour les autres…on pouvait aussi travailler en prison comme capita, chargé de sécurité, ou dans la cuisine, si on acceptait d’être payé en nourriture ou en autres avantages comme : ne pas faire la queue pour tous les services (distribution des aliments, récupérer l’eau pour se laver, rencontrer ses visiteurs…) Il y avait aussi la possibilité de faire partie de l’équipe de production qui sortait de la prison pour aller faire les travaux de construction, par exemple. Le SESE (Service d’Encadrement Socio Educatif) donnait des formations diverses, beaucoup de prisonniers y ont appris des métiers et en ont fait leur gagne-pain à leur sortie de prison. Pour Kalima, le plus grand bénéfice et pour le grand nombre a été pour les analphabètes qui ont appris à lire et à écrire en prison.

Pour la prière, il y avait une maison pour toutes les religions chrétiennes qui alternaient pour prier, les musulmans avaient leur mosquée et, un peu partout dans la prison, il y avait des chambres réservées à la prière.

  • La prise en charge médicale

Dans chaque bloc, cinq prisonniers étaient enregistrés tous les matins. Un tirage au sort était effectué pour choisir ceux qui allaient être conduits à l’infirmerie à l’extérieur de la prison. Cette infirmerie était gérée par des infirmiers non prisonniers aidés par des docteurs et infirmiers prisonniers. A l’intérieur de la prison, il y avait un hôpital géré par les prisonniers. Quand on tombait gravement malade au cours de la nuit, on était transporté par la Croix Rouge vers cet hôpital pour recevoir les premiers soins et le lendemain on était amené à l’extérieur. Les cas les plus compliqués étaient envoyés au Centre Hospitalier de Kigali (CHK). C’est le responsable de l’infirmerie qui choisissait les cas qui devaient être transférés au CHK, et le directeur de la prison validait le transfert. Au CHK ce sont les prisonniers qui prenaient soin des détenus hospitalisés car il n’était pas autorisé que leurs familles le fassent. Le service médical composé de médecins et infirmiers incarcérés jouait un rôle essentiel dans la prison, il sensibilisait les prisonniers dans la lutte contre les maladies transmissibles, sur la santé et l’hygiène.

Parfois les prisonniers faisaient une collecte de fonds « la collecte pour les malades » afin de venir en aide aux prisonniers qui n’avaient pas les moyens de se procurer les médicaments, mais cela n’était pas suffisant.

  • Le vivre ensemble

En général, les prisonniers vivaient bien ensemble mais, comme partout, il y avait de petits problèmes entre les gens. Ils pouvaient se battre pour le pouvoir au point de conspirer les uns contre les autres, par exemple on accusait celui que l’on voulait qu’il soit transféré à une autre prison d’avoir empêché les autres d’avouer ce qui leur était reproché. Il pouvait arriver aussi qu’une personne qui a fait mettre les autres en prison, soit aussi emprisonnée à son tour, dans ce cas les premiers jours pouvaient être étranges pour la personne et au bout de quelques jours les protagonistes pouvaient se parler. Il y a eu très peu de cas où les prisonniers se sont battus entre eux. En général il y avait une bonne ambiance dans la prison de 1930 et les chargés de sécurité faisaient bien leur travail en mettant celui qui voulait faire les troubles dans un cachot (à l’intérieur de la prison). Les gens parlaient des ethnies parfois du bout des lèvres mais n’y accordaient pas d’importance. Le souci majeur des prisonniers était de « sortir de la prison ». Avant que Kalima ne quitte la prison, soit en 2005, il commençait à y avoir un mauvais climat lié aux tribunaux Gacaca qui avaient lieu à l’intérieur de la prison et une partie des prisonniers allait demander des mesures de sécurité spécifiques car elle ne se sentait pas en sécurité.

  • Les enfants en prison

Kalima raconte qu’il y avait beaucoup de jeunes en prison, beaucoup plus jeunes que lui. Ils étaient actifs dans les mouvements de jeunesse comme les Xaveri, les Scouts, la Jeunesse ouvrière chrétienne ou la Croix Rouge…

Il y a eu un capita général, qui avait été un professeur dans les écoles secondaires, il avait fait en sorte que les jeunes soient impliqués dans les services de sécurité, d’hygiène ou dans la cuisine, et une petite partie d’entre eux, dont Kalima, était impliquée dans l’administration. Pour la partie sombre, l’homosexualité et la prostitution étaient interdites dans la prison mais malgré cela certains enfants (moins de 18 ans) ont été obligés de se prostituer pour survivre, par exemple pour avoir une ration de nourriture complémentaire. Une petite partie des jeunes est tombée dans la drogue.

« Mettre les enfants en prison revient à les abîmer, ils en ressortent avec beaucoup de blessures, une partie en ressort en étant devenue de dangereux criminels. S’ils ont été emprisonnés alors qu’ils étaient innocents, ils en ressortent avec beaucoup de mécontentement ».

  • Les conséquences pour les familles

Les produits de première nécessité dont la nourriture, étaient une denrée rare en prison. Les prisonniers dépendaient de leurs familles, qui elles-mêmes étaient déjà épuisées car on leur avait privé du principal soutien de la famille. C’est la première conséquence pour les familles.

De plus, les familles étaient utilisées pour mettre la pression sur les prisonniers pour qu’ils avouent, on leur disait que si les leurs restaient en prison c’était parce qu’ils n’avouaient pas. La famille des prisonniers pouvait douter de leur proche et on pouvait assister à des scènes où « les enfants qui venaient rendre visite à leurs parents leur disaient que c’est de leur faute s’ils étaient toujours en prison, que s’ils avaient avoué ils seraient sortis ». Et quelques familles arrêtaient de venir voir les leurs pour ce motif.

Les gardiens ou militaires de la prison profitaient de leur situation pour abuser des femmes : « J’étais là quand les femmes qui venaient rendre visite à leurs pères, frères ou maris étaient amenées à coucher avec les soldats ou gardiens, notamment les sous-lieutenants Beni et Kayijamahe, les sergents Emmanuel, Valens et Sibomana, pour pouvoir voir les leurs ».

  • Le cas spécifique de sa famille

En Juillet 1995 Kalima n’a pas eu la visite de sa mère pendant deux semaines. Il commençait à s’inquiéter quand il a appris qu’elle avait été arrêtée. « Un vendredi après-midi, un de mes compagnons de prison qui la connaissait m’a informé que ma mère était maintenant en prison (quartier des femmes), qu’elle lui avait demandé de m’en informer. J’étais tellement dévasté et espérais qu’elle serait libérée car cette femme ne pouvait même pas faire du mal à une mouche ». Kalima l’a vue le dimanche à l’église dans la messe catholique romaine du dimanche. Voir sa mère en uniforme rose et le crâne rasé, comme il est de coutume pour les détenus au Rwanda, a brisé Kalima. Sa mère lui a souri et salué de loin car le contact n’était pas permis entre les prisonniers.

Le vendredi suivant, à l’occasion de la visite spéciale hebdomadaire autorisée entre les détenus de sexe masculin et féminin apparentés, Kalima a vu sa mère, « elle continuait à lutter pour s’habituer à la réalité de la vie carcérale et espérait sortir assez rapidement et que les choses reviendraient à la normale ». Entre deux visites hebdomadaires Kalima et sa mère s’envoyaient des avions en papier pour communiquer. C’est ainsi que les détenus hommes et femmes communiquaient entre eux, c’était interdit mais ils passaient outre.

En octobre 1997, la mère de Kalima est tombée malade et a été transférée à l’hôpital de Kigali (CHK). Ce sont les membres de la Croix Rouge qui ont informé Kalima, il a été autorisé à aller la voir 3 jours avant sa mort et a passé 7 heures à son chevet « je pouvais voir qu’elle était fragile et ne pouvait pas y arriver ». Elle a gardé un visage courageux et a dit à son fils qu’ils allaient être libérés, que Dieu ne pouvait pas autoriser qu’une telle injustice se poursuive. Le souhait de la mère était que le fils soit libéré avant elle pour qu’il puisse reprendre ses études. Kalima garde en mémoire précieusement le passage de la bible que sa mère avait collé sur son lit d’hôpital «Il y a deux choses que je t’ai demandées ; Ne me les refuse pas avant que je meure : Éloigne de moi fausseté et paroles mensongères ! Ne me donne ni pauvreté, ni richesses ! Dispense-moi le pain de mon ordinaire, De peur qu’étant rassasié je ne te renie Et ne dise : Qui est l’Éternel ? Ou qu’étant devenu pauvre, je ne dérobe Et ne porte atteinte au nom de mon Dieu » Proverbes 30 :7-9. Ce jour-là le fils et la mère ont parlé de beaucoup de choses.

Le 04 novembre 1997, Kalima s’est réveillé avec un mal de dos, une chose inhabituelle vu son jeune âge, et une mauvaise humeur. Plus tard dans la matinée il a été appelé pour aller dans les services sociaux de la prison, là il a rencontré son cousin qui lui apportait la pire nouvelle de sa vie : « Ma mère avait respiré pour la dernière fois, j’ai fondu en larmes ». Il est retourné à l’intérieur de la prison, il ne voulait parler à personne. Les mauvaises nouvelles se rependaient rapidement dans la prison et de nombreux détenus sont venus le voir sur son lit où il était assis pour le consoler : « Plus les gens essayaient de me réconforter, plus la nouvelle me faisait mal, plus j’étais triste, ma meilleure amie était partie, la femme qui a souffert de l’injustice d’un régime qui était obstinément décidé à faire souffrir une partie de la population était décédée, Elle avait emporté avec elle ses espoirs d’avoir droit à une justice, ses rêves de voir ses enfants grandir, son rêve de devenir grand-mère. Elle était partie aussi avec la douleur, la souffrance d’avoir vu la vie de ses enfants brisée, de les laisser jeunes, devant affronter par eux-mêmes un monde plein de haine ». Kalima n’était pas autorisé à aller enterrer sa mère, « c’est la vie en prison » mais se consolait qu’elle ait eu un enterrement digne.

La seconde naissance

Kalima est sorti de la prison le 29 juillet 2005 quand on a sorti des prisons toutes les personnes qui avaient moins de 18 ans pendant le génocide. Il n’a pas pu reprendre les études car il manquait de soutien. Le jour de sortie, Kalima avait des sentiments mixtes, il était content de retrouver enfin la liberté et en même temps appréhendait la réintégration dans la société: « J’avais peur que l’on s’en prenne à moi et je ne savais pas où j’allais habiter. J’étais un adolescent quand je suis allé en prison et j’étais devenu un homme à la sortie, je ne me voyais pas vivre chez quelqu’un ».

La prison avait détruit sa famille: orphelin de père, aîné de sa famille, lui en prison c’était un soutient en moins pour sa mère et ses petits frères et sœurs. L’emprisonnement de sa mère a nui au reste de la fratrie, qui a grandi blessée au point de ne pas aller rendre visite à leur maman et grand frère. La familleélargie avait pris soin d’eux. A la sortie de prison, Kalima est passé par un camp de rééducation pendant un mois. « On nous apprenait l’évangile du FPR ». Après on leur a donné les papiers pour rentrer chez eux et ils devaient se présenter au parquet tous les derniers vendredis du mois. Une fois dehors, le premier conseil que l’on a donné à Kalima est de « vivre en marchant sur les œufs car les gens avaient beaucoup changé». L’appréciation de Kalima du Rwanda après la prison a été que « le pays avait beaucoup changé, les gens, la culture et les comportements avaient changé. Le Rwanda me faisait peur, je ne me voyais pas dans ce Rwanda ».

La vie après la prison a été difficile, Kalima n’a pas pu s’y habituer, il sentait peser sur lui le stigma d’avoir été emprisonné pour le crime de génocide même s’il était innocent. Quand c’était possible, il essayait de le cacher et il a fini par prendre le chemin de l’exil. Malgré la dureté de la vie en prison, elle a été pour Kalima une école de la vie, il y a appris l’anglais, le dédouanement, faire les études des projets et la construction (la théorie). Lorsqu’il est invité à dire un mot sur son expérience Kalima répond « la prison a brisé mes rêves et m’a laissé une dépression dont je souffre toujours »

Le message que Kalima veut faire passer auprès du grand public est de ne pas croire que toutes les personnes en prison sont des malfaiteurs. « Il y a des innocents qui sont en prison à la suite de fausses accusations dont ils ont fait l’objet, ou parce que des plus forts qu’eux les ont fait mettre en prison. Ils sont en prison parce qu’ils faisaient des envieux, ou à cause de la haine ». Il encourage les gens qui ont les leurs en prison d’aller les voir, de ne pas les abandonner car la vie en prison est très dure. «Si vous ne pouvez pas y aller, envoyez quelqu’un à votre place ».

Pour finir, il dit qu’il n’y a pas que du négatif dans la prison, il y a des choses positives comme « le vivre ensemble, c’est une école de la vie, si on n’y restait pas longtemps on en ressortirait avec des nouvelles perspectives sur la vie, mais quand l’on y reste longtemps, la prison abîme ».

La vie en prison a inspiré à Kalima cette devise qu’il partageait avec les jeunes codétenus : « Ne jamais laisser personne briser nos esprits, ils ont peut-être brisé nos os, brisé nos rêves mais nos esprits sont restés intacts. Je ne succomberai jamais à la haine, je ne chercherai jamais à me venger, je plaiderai toujours pour la justice et l’équité, je ne soumettrai jamais aucun être humain à la torture ou à la détention illégale. Au travers de l’expérience en prison les mains de Dieu m’ont gardé, je remets mon destin entre ses mains».

Constance MUTIMUKEYE

Jambonews

Rwanda: “Dépasser Ligne la ligne rouge”: un programme macabre de Kagame

Publié le 29 Juin 2019 par Sylvestre Nsengiyumva

« Ndakureka ukisararangaaa…wamara kurenga umurongo utukura ntumenya ikigukubise! Actually, Sendashonga was shot dead because he had crossed the red line! ».

Voilà ! J’apprends à l’instant la mort « inopinée » du grand frère de Cassien Ntamuhanga, sans doute victime d’une opération « collatérale » dont la vraie cible est l’autre, momentanément hors champ.

Vous savez, un des nombreux jeunes qui disent « kiffer » mes chroniques radiophoniques et mes billets épistolaires n’arrête pas de « me les casser » gentiment, convaincu que je suis fait pour écrire des livres (ça rêve encore à cet âge !).

Soit, pour le calmer, voici en primeur ce qui pourrait être le titre de cet hypothétique ouvrage : RWANDA-LA LIGNE ROUGE SANG. Et, ci-après, une première « bonne feuille »…

Je suis sincèrement peiné de devoir m’inscrire encore en faux contre Paul Kagame (alors que, paraît-il, il me graisse pour « dizinguer » de temps à autres son ennemi mortel Rukokoma !), mais c’est plus fort que moi : sa proposition « tu passes la ligne rouge et je te tue » est une arnaque psychologique inouïe, recyclée par tout criminel depuis que le monde est monde, soucieux à la fois de tromper sa mauvaise conscience et de se dédouaner face aux tiers. Il espère ainsi faire porter le chapeau à sa victime en la rendant responsable de son forfait à lui, mais qu’elle aurait provoqué !

La proposition appropriée est : « je dépasse la ligne rouge, et je te tue » ! Nuance de taille s’il en est, car jamais le futur tué ne dépassera « LA » ligne rouge, et pour cause : il n’en connaît pas l’existence, encore moins la localisation. C’est le bourreau, le tueur, le sanguinaire qui se charge de tout : cette ligne, qui prend un jour naissance dans sa cervelle de psychopathe, sous la forme d’un continuum de sang humain, c’est lui qui en conçoit le tracé et en dessine le contour. Il en définit les modalités gestionnaires (déplacements éventuels dans le temps et /ou dans l’espace), et décide tout seul de l’instant fatidique où il va l’enjamber pour commettre l’irréparable : tuer, assassiner, massacrer, génocider … !

Au Rwanda comme ailleurs, tous les conflits (amasinde) individuels, familiaux, communautaires ou nationaux sont susceptibles d’être aplanis…tant qu’il n’y a pas encore mort d’homme ! Mais ici plus que dans maintes autres sociétés, dans cette culture qui valorise le « guhora » plus encore que la botte italienne valorise la « vendetta », celui qui franchit la ligne rouge et signe le geste ultime et irréversible de tuer, écrit de facto, à l’encre rouge sang indélébile, ce mot effrayant : INZIGO !

Pendant que j’écris ces lignes, la « somalisation » annoncée du Rwanda est déjà en cours dans les forêts du Congo, avant (qui sait ?) de passer la frontière : au moins quatre armées « rwandaises » sont occupées à se trucider mutuellement, sur les différentes lignes de fractures identitaires historiques qui traversent notre société, dans un chaos sanglant indescriptible.

C’est que Paul Kagame, s’il est un artiste en la matière, n’a pas inventé la roue : tout au long de notre histoire, des leaders irresponsables ont allègrement franchi des lignes rouges pour perpétrer des crimes de masse, inaugurant au passage des « Inzigo » collectifs entre les différents groupes prétendument communautaires que compte la société rwandaise.

Le Mwega Kabare a « tikizé » les Banyiginya, du verbe « gutikiza ». Le Hutu Kayibanda a massacré les Tutsi. Le Mukiga Habyarimana a « pogrommé » une cinquantaine de leaders historiques Banyanduga. Le Hutu Sindikubwabo a « génocidé » les Tutsi, pendant que le Tutsi Kagame « punguzait » les Hutu, du verbe swahili « kupunguza ». Paul Kagame continue, depuis, à « gafuner » indistinctement Hutu et Tutsi, du verbe « gukubita agafuni muri nyiramivumbi » ! Résultat : nul ne sait s’il est déjà né l’homme providentiel, le « Mandela rwandais » au charisme divin qui aura assez de magnétisme pour siffler la fin de cette récréation macabre et imposer (enfin) un État-Nation.

Sylvestre Nsengiyumva.

Source :

Imyigaragambyo yamagana Paul Kagame i Buruseli mu Bubiligi.

Paul Kagame akomeje iterabwoba ku banyarwanda bamuhunze !

Kuri uyu wa 18 kamena 2019, abanyarwanda batagira ingano bahuriye i Bruxelles mu Bubiligi
Kwamagana umunyagitugu Paul Kagame wari witabiriye inama ya EUROPEAN DEVELOPMENT DAYS(EDD) yateranye ku nshuro yayo ya 13.
Insanganyamatsiko y’iyi nama iragira iti “Addressing inequalities, building a world which leaves no one behind” ngenekereje mu Kinyarwanda “kurwanya ubusumbane, kubaka isi itagira uwo isiga inyuma”
Iyi nsanganyamatsiko yatumye nibaza icyo Umunyagitugu Paul Kagame aba aje gusangiza abandi mu gihe mu Rwanda harangwa ubusumbane mu mfuruka zose z’igihugu; muri serivise no mu buzima bwa buri munsi ! si icyo gusa kandi PAUL KAGAME icyo Arusha abandi nuko agerekaho gukenesha rubanda; kuburabuza; kwica umuntu wese ugerageje kugaragaza ko mu Rwanda ubusumbane bwahawe intebe!
Ni muri urwo rwego abanyarwanda baturutse imihanda yose y’isi, bakitabira imyigaragambyo bamaganira kure kandi bagaragariza amahanga uburyo umunyagitugu Paul Kagame adasiba kugarika ingogo haba mu Rwanda ndetse no hanze yarwo.
Intero y’abitabiriye imyigaragambyo yagiraga iti:”Paul Kagame umwicanyi, yishe Rwisereka, yica Anselme Mutuyimana, yica abanyarwanda, yica abanyekongo, yica abanyamulenge, yica abafaransa, yica ababiligi,……….Paul Kagame agomba gufatwa akajyanwa i La Haye” ayo niyo mashyi n’impundu yakirijwe umukuru w’igihugu cy’u Rwanda.
Igihe imyigaragambyo yari irimbanyije, intore za Kagame zibasiye imodoka za bamwe mu bari bitabiriye imyigaragambyo zizimena ibirahure! Izi modoka zari ziparitse kure gato y’ahaberaga imyigaragambyo.

Abigaragambya bakimara kubona ibyabaye bitabaje Police dore ko yari ibacungiye umutekano! Police yahise itangira iperereza kuko izo ntore zitahise zifatwa.
Abanyapolitike ndetse n’abahagarariye imiryango ya société civile bari aho, bavuzeko bagiyegukora rapport y’ibyabaye maze bagahamagarira abanyarwanda n’abanyamahanga cyane cyane abatuye i Bulayi mu myigaragambyo karundura yamagana iterabwoba umunyagitugu Paul Kagame akomeje gukorera abanyarwanda, haba mu Rwanda ndetse no hanze yarwo.
Mu ijambo ryo gusoza imyigaragambyo , umuhuzabikorwa wa société civile (CLIIR) Joseph Matata, yabwiye abitabiriye imyigaragambyo ati:”Kagame mwaramuhagurukiye, ntabwo ari igiparu aravaho! Indi nkuru nziza nuko intore ze yazitoje kwicana, twebwe twabatoje kuba libre no kwerekena uburenganzira bwanyu no gutinyuka. Muri abagabo!” Akomeza agira ati “umudigitateri yigiza nkana kuberako aba abona abantu bamwihoreye, ariko iyo bamuhagurukiye!!! Umudigitateri afite utuboko tubiri, akagira utuguru tubiri, akagira agatwe kamwe, akagira amatwi abiri, akagira umunwa umwe, akagira amaso abiri, ni nk’umuturage uwo ariwe wese! Ni ukuvuga ko imbaraga umudigitateri afite nimwe muzimutiza, muzimwambuye yakwirukanka akamera nk’inkoko ikwamiye mu nkike! Ubwo rero murabyumva ni ahanyu, mumwambure amaboko ahasigaye ak’umwicanyi kazaba gashobotse!”
“Kurwanya ubusumbane, kubaka isi itagira uwo isiga inyuma” bigomba guhera mu Rwanda , umunyagitugu Paul Kagame nta mwanya akwiye mu ruhando mpuzamahanga!

Ijisho ry’umutaripfana
Rugaravu Protais

Rwanda:umunyagitugu (Paul Kagame) ashobora guhindanya ate imitekerereze y’umunyabwenge (Jean Damascène Bizimana)?

ob_a5a7ae_ob-57de95-16859389357-4f38e228e4-b.jpg

Uhereye ibumoso: Dr Jean Damascène Bizimana, Bwana Paul Kagame na Madamu Jeannette Kagame.

Dimitri LUKIC-GONFRIER wabaye inshuti ya Jean Damascène Bizimana yamwandikiye kuwa 31/04/2019. Dore ibyo Dimitri Lukic Gonfrier, ukomoka mu gihugu cya Serbiya, yandikiye Jean Damascène Bizimana biganye i Toulouse mu Bufaransa:

Muvandimwe Jean Damascène Bizimana, Umunyamabanga mukuru wa CNLG,

Mbanje kukuramutsa mbikuye ku mutima!

Nategereje igisubizo ku ibarwa nakwandikiye igihe mwiteguraga kwibuka ku nshuro ya 25, ariko ndaheba. Byanteye kwibaza, ariko ntibyantangaje kubera ahantu n’ibihe (environnement) ukoreramo muri iki gihe. Ndizera ko iyo uguma mu Bufaransa wari gukomeza kuba wawundi namenye ku ntebe y’ishuri. Mbere yo kukwandikira nabanje gushidikanya no kwibaza ibibazo byinshi, ariko nyuma niyemeje kukubwira ibyo mbona bidasobanutse kuri wowe. Wowe munyabwenge twasangiye ubumenyi bwo mu ishuri, tukigishwa gushyira mu gaciro, gusesengura, gushishoza no kutabogama; wowe Munyarwanda washenguwe n’agahinda ko kubura abawe, inshuti zawe z’Abatutsi, ariko cyane abo mu muryango wawe w’Abahutu, bishoboka bite ko wagera aho kwibagirwa iby’ingenzi amategeko ashingiyeho?

Namenye bimwe mu byaranze amateka y’igihugu cy’u Rwanda, mbikesha wowe. Wadusobanuriye amahano yagwiriye u Rwanda igihe wakoraga ubushakashatsi utegura impamyabushobozi y’ikirenga mu by’amategeko mpuzamahanga, uyobowe na Mwalimu Jean Marie Crouzier.

Nshuti yanjye, uribuka, igihe wandikaga igitabo cyawe muri 2004, aya magambo y’ingirakamaro kandi yuzuye ubushishozi wanditsemo, wagize uti: “Byongeye, kubera ibyemezo byafashwe mu manza, Urukiko Mpuzamahanga rwashyiriweho u Rwanda rw’Arusha rukora akazi k’ingirakamaro mu bijyanye n’amahoro n’umutekano mu rwego mpuzamahanga. Ariko uru rukiko rwahuye n’ingorane mu nzego zarwo no gufata ibyemezo bibangamiye inyungu z’ubutabera.”

Mu byakemanzwe, watubwiye ko wababajwe, kandi nibyo, nuko ruriya rukiko rutaciriye imanza Abatutsi bo muri FPR batsembye Abahutu, ndetse rukananga gukora iperereza ku ihanurwa ry’indege yari itwaye Perezida Habyarimana, ihanurwa ryategetswe na Perezida Kagame.

Mbese hagati aho byakungendecyeye bite mumyumvire yawe? Mbere wagayaga abanyabwenge b’Abanyafrika bize i Burayi na Amerika ariko nyuma ntishobore gukoresha ubumenyi n’ubumenyi-ngiro bize ngo bateze imbere ibihugu byabo; none ubu urakora kimwe nabo, ndetse urakora bibi kurushaho kuko watatiye amategeko ukora ibinyuranije nayo!

Reka twigarukire ka mateka yawe yakuranze.

Wabaye imfubyi ukiri muto cyane. Igihe wabitubwiraga, byagaragaraga ko uvugisha ukuri n’agahinda kenshi; natwe byaratubabaje cyane kugeza naho kurira. Ntabwo nzi niba uri Umuhutu cyangwa Umututsi, ariko ndibuka ko warezwe mu muryango w’Abahutu. Kwibuka ibi ningombwa. Wonkejwe n’umubyeyi w’Umuhutukazi. Uwo muryango utagereranwa warakureze, wakujyanye mu ishuri, urakubaka ukugira icyo uri cyo ubungubu. Ndizera ko wawurwanyeho, ukawurinda urwango n’umujinya w’abahezanguni b’Abatutsi.

Nyuma wakomeje kubana n’inshuti zawe z’Abahutu. Watubwiraga uwitwa Alexis Twagirayezu, icyo gihe wari Umuyobozi mukuru muri Minisiteri y’Igenamigambi ndetse n’umuyoboke w’Ishyaka rya Habyarimana. Usibye no kuba inshuti yawe, Alexis Twagirayezu yaje no kuba muramu wawe. Ubwo rero warongoye Umuhutukazi, kandi sobukwe Twagirayezu, wari umwe mu bayoboke b’imena ba MDR Parmehutu, yarafatanije n’abandi mu kuvana Abatutsi ku ngoma no kubirukana mu gihugu. Kuri wowe, byarumvikanaga icyo gihe ko Abahutu bigobotora ingoma y’igitugu y’ubwami bw’Abatutsi. Ndibuka akababaro kawe igihe wamenyaga ko Alexis Twagirayezu yari yishwe kuri 06/04/1994, nyuma y’ihanurwa ry’indege ya Perezida. Nyuma yaho watubwiye ko uzi uwamwishe, ariwe Karenzi Karake, wayoboraga Batayo ya FPR yari ifite ikicaro cyayo muri Hoteli Méridien! Wabwiraga umuhisi n’umugenzi ko uzamuhorera. Waba ubigeze hehe?

Igihe watuganirizaga ibijyanye n’intambara mu gihugu cyawe, watubwiraga ko hari Abahutu b’imfura n’Abahutu b’abicanyi, harimo abaciriwe imanza. Ntabwo wiyumvishaga ukuntu ubutabera mpuzamahanga bwafunze amaso ku bicanyi ba FPR b’Abatutsi. Kuri ubu bwicanyi, igihugu cyanjye cya Serbiya cyatangwagaho urugero. Muri iki gihe nagize ubwoba budasanzwe menye ko abo bicanyi bakugize umwe mu babo, ko ubakorera. Urabona ibi bitababaje ku muntu waminuje?Bishoboka bite ko umunyabwenge nkawe yatwarwa n’amafaranga n’ubutegetsi witaga ubw’abicanyi wamaganaga kubera ubuhezanguni bwabwo? Uzi neza nkanjye ko igihe kidasibanganya icyaha, cyane ikibasiye inyokomuntu!

Nshuti yanjye, ntabwo tuzibagirwa ukuntu wemeraga Perezida Pasteur Bizimungu w’Umuhutu kubera ubutwari bwe, urugamba rwo kubanisha Abahutu n’Abatutsi. Icyo gihe wamaganaga Paul Kagame n’ingengabitekerezo ye yo kwigira igitambo (victimaire) no kwihorera asagarira Abahutu yari yaragize abaturage bo mu rwego rwo hasi (seconde zone)!Kugeza magingo aya kandi Kagame ntarahindura politiki ye na gato! Ariko wowe wiyibagije ibyo wemeraga!

Muri ibi bihe, namenye ko Perezida wawe Pasteur Bizimungu washimagizaga yahagaritswe, Kagame akaba yaramwigijeyo. Wakoze iki? Watubwiraga kenshi abantu b’iwanyu i Gikongoro barimo inshuti zawe, nkaBernard Makuza wanengaga ubushobozi bwe buke, ariko akaba yari afite umwanya wo hejuru muri Politiki. Watubwiraga ko icyo yagenderagaho ari uko yari mubyara wa Perezida Kagame. Ibi bigaragaza icyenewabo wamaganaga wivuye inyuma igihe wigaga muri Kaminuza. Ubwenge bwawe wabukoresheje iki?

Mbese amakuru ki ya muramu wawe Norbert Muhaturukundo wari superefe igihe cy’ubutegetsi bw’Abahutu? Ndizera ko mutacanye umubano. Naho se bite bya bishywa bawe b’Abahutu ko watubwiye ko wari ufite benshi? Bafata bate imihindukire yawe muri Politiki? Reka turangirize ku mibare. Numvise ko ukoresha imibare mu kugaragaza jenoside yakorewe Abatutsi. Ariko rero nk’umunyamategeko, biroroshye kwerekana ko iyo jenoside ntawayihakana. Yarabaye bidasubirwaho.

Mbese aho imikorere yawe ntiyaba ipfobya jenoside?Charles Maurice yavuze ko ibintu byose bikabije, birenze urugero bihinduka impfabusa. Mukomeje guhuzagurika mu mibare mukibagirwa ko ukuri kudahinduka. Numvise ko, muri 1991, mu gihugu cyawe imibare y’abaturage yari iteye itya: Abahutu bari 6.467.958 (91.1%), Abatutsi bari 596.387, naho Abatwa bo bari 35.499 (0.5%).

Namenye kandi ko Ibuka na CNLG ubereye Umunyamabanga Mukuru, babaruye mu rwego rw’igihugu, Abatutsi 1.685.784 bishwe kandi Abatutsi bose hamwe bari 596 387 dukurikije imibare y’umuryango udaharanira inyungu w’Abanyamerika USAID. Ese birashoboka ko hashobora kwicwa abarenze umubare w’abariho? Nsobanulira mucuti wanjye?

Abaturage babaruwe muri 1991 Abaturage bishwe muri 1994 (imibare yatanzwe na Leta) Abaturage barokotse Umubare w’abantu bishwe bashyinguwe mu nzibutso (CNLG et IBUKA)
Abatutsi 596 387 800 000 400 000  

1 685 784

Abahutu 6 467 958 0 0
Abatwa 35 499 0 0

Mfite utubazo tubiri nifuza ko unsobanulira:
1° Ushobora gusobanura ute ko iki kinyuranyo ari cyo :596 387 – 800 000 = 400 000?
2° Umuryango wawe CNLG, Ishyirahamwe IBUKA na Leta y’u Rwanda babaruye abantu 1 685 784 bishwe. Abo bishwe ni bande kuko wemeza ko Abahutu n’Abatwa batapfuye (nubwo binyuranije nibyo wemezaga mbere)?

Pierre DAC yaravuze ati: «Amategeko ahana ntavuga ko umuntu afite uburenganzira bwo gukora ibyaha». Muvandimwe, si ngombwa kukwibutsa ko mu bijyanye n’ibyaha byibasiye inyokomuntu, aho akababaro k’uwiciwe karenze ukwemera, birahagije kurega kugirango ukuri k’uwareze gutsinde, ariko ibyo akaba ari iby’igihe gito!

Nshuti yanjye Jean Damascène, nkwifurije urugendo rwiza; ukore uko ushoboye ntuzatwarwe n’inkubi y’umuyaga kandi ugarukire vuba amategeko-remezo .

Byanditswe mu rurimi rw’igifaransa na  Dimitri LUKIC-GONFRIER

Source : Veritasinfo

 

Jeanne Mukamurenzi arahamagarira abategarugori revolisiyo ihereye mu mbere

JEANNE MUKAMURENZI 

ABANYARWANDAKAZI TUGOMBA GUTANGIRA IBIKORWA BY’AMAHORO DUHEREYE KU BAGABO N’ABASORE B’ABANYARWANDA.

Intambara iteka zateye ibibazo mu bana b’u Rwanda birakara kuva kubw’Umwami Ruganzu wa Kabili Ndoli,ngiyo Rucunshu… kugeza ubu mu 2019.

A.Mu kwitabira ibikorwa by’amahoro,abanyarwandakazi bose kuva kuwa 01 Nyakanga 2019,itariki u Rwanda rwigengeyeho niba twumva uburemere bwabyo,dusabwe gufatira ibihano abagabo n’abasore bigize ntibindeba n’intakoreka mu rugamba rw’amahoro duhagarika kubumbulira amaguru ibigwali by’abagabo n’abasore.

B.Ntibyumvikana ukuntu hari ababyeyi nkatwe bamaze imyaka 25 mu Magereza abandi 28 babungera bazira ubusa,abiruka mu mashyamba boshye ibikoko banafatwa ku ngufu,abicuruza kubera ubukene bigeretseho n’ibikorwa biteye isoni biba ku mugaragaro mu Rwanda bikorerwa abo duhuje uko Nyagasani yaturemye;uburyo twakomeza gutetesha ibigwari tutabifatira ibihano.Ari Umuhutu,Umututsi n’Umutwa mu Rwanda no mu mashyamba bambuwe ubumuntu na FPR.Abacu bishwe bagizwe ibicuruzwa.Imisoro,imisanzu,amashuri,ubuvuzi,ubuhinzi n’ubworozi …byose byahindutse isayo yamize rubanda.Harya ngo umusonga wundi ntukubuza gusinzira! Iby’iwacu birarenze usinzira ntacyo yibajije ni umurwayi ukwiye kujya mu baganga bita ku ndwara z’ihungabana ritagaragara.

C.Hari abambwiye ngo basaza bacu baduta bakajya ahandi;bizamenywa ku isi kuko nta mwari n’umubyeyi uzakingurira ibigwari yewe n’abicuruza bazabimenya !!!Yaba uwubatse,umupfakazi,uwatandukanye n’utarashaka ubu butumwa burabareba. Muduhe ibitekerezo kandi ntibushingiye ku ishyaka,umuryango runaka,ni igikorwa kireba buri mubyeyi n’umwari ushyira mu gaciro.Ibiducamo ibice tubyirinde tube nka « Mouvement  » ya ba « Jilets Jaunes » mu Bufaransa.

D.Ntituruta Victoire Ingabire uheruka kubaka urugo akiri i Burayi .Yashoboraga kuhaguma ubuzima bugakomeza kurusha benshi muri twe.Ese abagabo bo bibaza bene wabo nka ba Mushayidi Déogratias,Docteur Niyitegeka Théoneste none hikubiseho n’umusore Sankara Callixte uri mu mazi abira naho abandi bari gukina kuri Watsapu mu bazungu no mu bihugu bya Afurika, Aziya na Austaliya.

E.Tugomba kwiga uko twigaragambya i Bruxelles,Genève, New York, Paris, Moscou, Ottawa, Pretoria, Sydney, Lyon,Washington , Oslo n’ahandi.Abanyepolitiki bacu bameze nk’Abajenerali batagira ingabo.Bashyira hamwe gute abayoboka amashyaka ari ntabo ngo babotse igitutu.Njye sinabagaya babuze abanyarwanda bari mu mahanga. Ntacyo amahanga ataduhaye nitwe twinaniwe.

F.Nidutinyuke tuzambare imyenda ihisha imyanya y’ibanga murebe ku isi itumva umubyeyi n’umwari w’i Rwanda.N’ubundi ku mapiscines niko dukora nta kibi kirimo kimwe n’imyambarire runaka.

G.Noneho icy’ingenzi tuzabikora tugamije gutabara atari ukwinezeza no kwiyerekana. Abakuru b’ibihugu bazadutumaho naho nituguma mu bikoni,amakwe,iminsi mikuru, amazimwe n’ibindi ni ukuri tuzabazwa amaraso y’abanyarwanda bari mu Rwanda no mu Mashyamba.Ibikorwa by’amahoro bikozwe na benshi biruta intwaro Amerika itunze.

H.Abagabo n’abasore batinya gutabara mu mahoro no gufata umuheto koko twabita iki?Murantuka kahave ariko simbura abanshyigikira. Kurya, Kunywa,Kugura Amazu, Gukora cyane cyangwa kunebwa cyane,Gukwiza Impuha, Inzangano, Gusuzugurana mu mago,mu bubari no ku materefoni mutava aho muri mwibwira kw’agatsiko kabyitayeho ka bariya bicanyi b’i Kigali bica ururo n’icyatsi.

I.Abagabo n’Abasore ntibitabira imyigarambyo ikozwe mu mahoro kandi intwaro ya mbere ni iyo izindi zikaza nyuma zirimo itangazamakuru, ibitabo,ibiganiro mbwirwaruhame,Sitini,Kwigisha abo mu Rwanda gukomanyiriza agatsiko mu mayeri mu rwego rw’ubukungu…Abagabo n’Abasore ntibasobanura ikibazo cy’u Rwanda mu turere babamo mu mahanga .Abagabo n’Abasore bacu babuzemo ba Matata Joseph n’abandi banyapolitike babyimeje nk’igihumbi barwanira hirya no hino.

J.Umuntu nka Sezibera wamaze abantu akabatera ubwoba.Niba mudahagurutse mu bikorwa by’amahoro indege zirajya zibamena i Kigali buri munsi guhera umwaka utaha muzira ubusa.Ubwenegihugu bw’amahanga mwiratana,agatsiko kabugize ubusa kanyuze mu Bayahudi bamwe n’abazungu.Maze musange abo mwanze kurengera mu mahoro buzuye ibigo by’iyicarubozo mutinya kubi.Bamwe mwanabibayemo nayo mashyamba.

K.Ibi ntibireba abari n’abategarugoli bo mu Rwanda no mu Mashyamba.N’ubundi abagabo n’abasore baho nabo ubwabo bifitiye ibibazo byuwo mukino ukinwa n’abijuse.Abo mu gatsiko nibo bijuse nk’Abatutsi n’Abahutu bari hanze aha. Abatwa ni mbarwa.

L.Twungurane ibitekerezo maze kuwa 1 Nyakanga 2019 ibigwari by’abagabo n’abasore bikanirwe ibirukwiye kandi bazabone duseruka nka Ndabaga turi benshi.Ibikorwa biruta amagambo. Nibitunanira tuzitwa Ibigwarikazi.Njye nizeye umubyeyi n’umwari w’i Rwanda.

Tubiture Imana y’ i Rwanda.

Jeanne Mukamurenzi,
Norvège.

Post navigation

One thought on “Jeanne Mukamurenzi arahamagarira abategarugori gutangiza Revolisiyo ihereye mu mbere !”

  1. Mukamurenzi ko mbona bitoroshye ibyo uvuga?Ahubwo byo,nimuhaguruke turabajya inyuma. Alla ntiyurukanye Bashir se kureba?Gusa ndakumva pe.Ibyabo iyo bije no intambara ni mwe bisenya cyane. Ni ngombwa rwose gukanguka.Ariko kutatubumburira amaguru,Sinzi niba Hari icyo byatwara kariya gatsiko ahubwo nimuduhate ubushake muhaguruke.Humura kdi Hari benshi barikuza bagera ikirenge my cya Ingabire ,wowe,ba leonila ba Diani…Njye ndagushyikiye cyane kuri icyo cyo guhaguruka pe tukajya mu muhanda no ku rugamba, ariko ntimuterwe NGO namwe mwitere .Igihe cyo kirimo kiregereza.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Commentaire

Nom

Site web

 Prévenez-moi de tous les nouveaux articles par e-mail.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

© 2019 Le Prophète – Umuhanuzi – Tous droits réservés.

Ishema Party : Tugiye gukorera politiki mu RWANDA.

ISHYAKA ISHEMA : TUGIYE GUKORERA POLITIKI MU RWANDA .

Itangazo No 2019/05/001

 Itangazo rigenewe itangazamakuru

« KUJYA GUKORERA POLITIKI MU RWANDA NI IHAME RIDAKUKA »

Hashingiwe ku ngingo 50, 51 na 52 y’Itegeko -Shingiro rigenga Ishyaka ISHEMA ry ‘ u RWANDA,

ABATARIPFANA bayobowe na Madame  Nadine Claire KASINGE, Perezida w ‘Ishyaka, bateraniye muri KONGERE IDASANZWE yabereye i Paris  kuri iki cyumweru taliki ya 5 Gicurasi 2019.

Tumaze kuzirikana uko abaturage b’ igihugu cy’u Rwanda barushaho kuzahazwa n’ingaruka z’ubutegetsi bw’igitugu bukomeje no gufunga urubuga rwa politiki,

Tumaze gusubiza amaso inyuma no gusuzumana ubushishozi  intambwe zatewe mbere n’Ishyaka no kwicengezamo isomo ry’ibyadukomye mu nkokora :

I. Kongere idasanzwe yafashe ibyemezo bikurikira : 

  1. Yongeye gushimangira umurongo Ishyaka Ishema ry’u Rwanda risanganywe : Kujya gukorera politiki mu Rwanda ni ihame ridakuka.
  2. Yatoye kandi igena Umutaripfana Padiri Thomas NAHIMANA nk’Umukandida uzahagararira Ishyaka Ishema ry’u Rwanda mu matora ya Perezida wa Repubulika ateganyijwe mu mwaka wa 2024
  3. Yagennye abagize Ikipe bazafatanya.

II. Yahaye Umukandida n’Ikipe ye izi nshingano zikurikira:

  1. Gukora ibishoboka byose bakagera mu Rwanda bitarenze taliki ya 1 /11/2019
  2. Kwandikisha ishyaka Ishema ry’u Rwanda
  3. Kwitegura no kwitabira amatora y’Inzego z’ibanze ateganyijwe mu mwaka wa 2020
  4. Gutegura no kwitabira amatora y’abagize Inteko Nshingamategeko ateganyijwe muri 2023
  5. Gutegura no kwitabira itora rya Perezida wa Repubulika rizaba mu mwaka wa 2024

III. Icyo dushishikariza Perezida Paul Kagame na Leta ye :

  1. Gufungura amarembo Abanyarwanda bifuza gusubira mu gihugu cyabo bagataha nta nkomyi
  2. Guha urwandiko rw’inzira (Pasiporo) abagize Ikipe y’Ishyaka Ishema ry’u Rwanda biyemeje gusubira mu gihugu cyabo no kutababangamira mu burenganzira bugenewe buri mwenegihugu.

IV. Icyo dusaba Abanyarwanda muri rusange :

Gushyigikira Ishyaka Ishema ry’u Rwanda n’Umukandida waryo mu bikorwa byose bijyanye n’iyi gahunda yo kujya gukorera politiki mu Rwanda hagamijwe kugira uruhare mu gufungura urubuga rwa politiki no kugeza ku benegihugu ubutabera, ubwisanzure busesuye n’imibereho myiza basonzeye.

V. Icyo dusaba abanyarwanda bari mu buhungiro :

Turasaba Impunzi z’abanyarwanda guhaguruka tugafatanya urugendo rwo gusubira mu gihugu cyacu.

U Rwanda ni igihugu cyacu twese , nta Nkotanyi n’imwe ifite uburenganzira bwo kwiyitirira u Rwanda no kuduheeza mu Urwatubyaye.

 

Bikorewe i Paris,

Taliki ya 6/5/2019

Nadine Claire KASINGE,

Perezida w’Ishyaka Ishema ry’u Rwanda

IMG-20170227-WA0049

Ishema Party ryihanganishije FDU -Inkingi ku rupfu rwa MUTUYIMANA

Banyarwanda, banyarwandakazi,

Nyuma y’inkuru y’incamugongo y’iyicwa ry’umurwanashyaka wa FDU Inkingi Anselme MUTUYIMANA, ishyaka Ishema ry’u Rwanda, ryihanganishije abanyarwanda bose bakunda igihugu cyabo kandi bagishakira ineza. Cyane cyane ariko, abataripfana, twihanganishje abarwanashyaka b’ishyaka FDU Inkingi, by’umwihariko umuryango wa nyakwigendera, intwari Anselme MUTUYIMANA.

  1. Abanyarwanda benshi bakomeje guhohoterwa no gucuzwa ubuzima n’inzego z’iterabwoba za FPR Inkotanyi ziyitirira inzego z’umutekano kandi mu by’ukuri arizo zihungabanya umutekano w’abanyagihugu.
  2. Nk’uko bimaze kugaragarira abanyarwanda ndetse n’abanyamahanga ba hafi n’aba kure, FPR Inkotanyi ikomeje gukoresha iterabwoba rishingiye ku ntwaro n’iyicarubozo nk’uburyo bwo gucuza abenegihugu uburenganzira bwabo no kwikubira ibyiza byose by’igihugu.
  3. Mu myaka 25 y’akarengane, iyicwarubozo n’iterabwoba bidashira, abanyarwanda bakomeje kugaragariza FPR ko n’ubwo bwose ibakandagiye ku gakanu, batazigera bahwema guharanira uburenganzira bwabo mu buryo bwose bushoboka kugeza bivunnye umubisha.
  4. Ishyaka ishema ry’u Rwanda riboneyeho gushimangira ko inzira y’amahoro ariyo yonyine ishobora, icyarimwe, gutsinsura inkoramaraso za FPR Inkotanyi, ikanagarura ituze n’ubwunvikane hagati y’abana b’u Rwanda. Tukaba tuboneyeho kandi gushimangira ko abishe Anselme MUTUYIMANA batishe ingufu n’ubushake bye byo kurwanya karengane no guharanira ineza rusange, ko ahubwo bashimangiye ingufu nke zabo imbere y’umwenegihugu uharanira uburenganzira bwe mugihugu cye.
  5. Banyarwanda banyarwandakazi dukunda igihugu cyacu kandi tukifuriza amahoro n’ituze hagati y’abana bacyo, nimucyo duhagarare twemye turwanye akarengane twivuye inyuma bitubere intambwe y’ibanze yo guharura ikibanza cyo kubakiraho ejo hazaza h’u Rwanda abanyarwanda twese twiyumvamo.
  6. Turasaba FPR Inkotanyi kwakira ibitekerezo bijyanye n’igihe tugezemo ikareka gukomeza gutsimbarara ku mitekerereze ishaje yo kumva ko ishobora kumara inyota abanyagihugu bafite yo guharanira uburengazira bwabo ikoresheje iterabwoba. Tukaba twibusta FPR ko ababigerageje bose mu mateka ya muntu barangiye nabi kandi batsinzwe.
  7. Turibusta kandi FPR inkotanyi ko twese turi abana b’u Rwanda, bityo ko kumva ko bashobora gukemura ibibazo bamenamena amaraso y’abavandimwe babo ari ukwibeshya, ahubwo bari kwandika amateka mabi y’inyongera azakurikirana ejo hazaza h’abanyagihugu.
  8. Twifurije iruhuko ridashira Anselme MUTUYIMANA; ingufu z’ubushake bwe zisigare nk’inyenyeyeri imurika mu kirere cy’icuraburindi n’amacakubiri by’amateka y’u Rwanda.

Bikorewe Montreal, tariki ya 11/03/2019

Nadine Claire KASINGE

Présidente

Ishyaka Ishema ry’u Rwanda

logo ishema

 

 

Général Emmanuel Habyarimana, l’homme qui fait peur à Paul Kagame au Rwanda.

Le Général Emmanuel Habyarimana en Suisse

Né au Katanga, en République démocratique du Congo, il est rentré au Rwanda avec ses parents alors qu’il n’avait que 11 ans. Il aime le Congo, jamais il ne se présente comme Congolais. Il est Rwandais. Hitler africain, Paul Kagamé le dictateur rwandais, qui élimine ses opposants y compris à l’étranger, tremble à la simple prononciation du nom du Général Emmanuel Habyarimamana. Au Rwanda, les Hutu sont bien plus nombreux que les Tutsi. Hutu modéré, a lui tout seul il représente ce que répugne le soudard Kagamé : l’intelligence et la connaissance des armes. L’exilé en Suisse est dangereux pour l’unité nationale rwandaise d’après Paul Kagamé, l’autocrate du pays des mille collines. Brillantissime, homme d’une grande acuité intellectuelle, le Général Emmanuel Habyarimana est victime comme la majorité des Hutus de la campagne de diabolisation orchestrée par l’ogre de Kigali, ami de Bill Clinton et qui a pour conseiller diplomatique: Tonny Blair, l’ancien Premier ministre Britannique. Tout Hutu est génocidaire, divisionniste et négationniste. Les Twa-pygmées-2% de la population-ont disparu du Rwanda dans l’indifférence totale de l’opinion internationale. Même si un nourrisson Hutu vient de naître pendant nous couchons ces lignes, alors qu’il n’a jamais connu le génocide rwandais de 1994, il est considéré comme un génocidaire, quelle aberration. “Je suis rentré à Kigali le 29 juillet 1994. Après trois mois de camp de réadaptation, j’ai été réintégré dans les rangs de l’Armée patriotique rwandaise, la branche armée du FPR. J’ai représenté l’armée à l’Assemblée nationale et réorganisé la justice et l’administration militaire. J’ai travaillé directement avec Kagame. Il m’exploitait mais je n’en souffrais pas car j’avais l’impression de participer à la stabilisation du pays. Secrétaire général, puis secrétaire d’Etat, je suis devenu ministre de la Défense lorsque Kagame a quitté ce poste pour devenir président. J’ai réorganisé le statut des militaires et me suis opposé à l’avancement que Kagame voulait donner à des Tutsi ougandais, des officiers de sa famille ou des proches qui avaient du sang sur les mains, comme Fred Ibingira nommé général de la Division Kiga-Kitarama alors qu’il a été condamné pour les massacres de Kibeho. C’est aujourd’hui le bras droit du président. Je me suis aussi opposé à la poursuite des tueries au Congo et me suis battu pour le respect des droits de l’homme, de l’Etat de droit et de la justice. Une loi qui introduisait le Forum des partis stipulait qu’un parti politique ne pouvait se réunir que sous les auspices du FPR. J’ai dit ouvertement que c’était le début du totalitarisme. Je me suis aussi opposé à la privatisation et à la vente à des proches de Kagame de plantations de thé”.

Le Général Emmanuel Habyarimana en Suisse

Il faut aller en Suisse, pour rencontrer le Général Emmanuel Habyarimana, qui n’est pas de la famille de Juvénal Habyarimana, l’ancien président de la République rwandaise de 1973 jusqu’à son décès dans un attentat en 1994, événement déclencheur du génocide des Rwandais-Tutsis et Hutus. “Lorsque j’étais réfugié à Kampala, ils m’ont même traité de génocidaire. Durant l’ancien régime du président Juvénal Habyarimana, avec lequel je n’ai aucun lien de parenté, j’ai été jeté en prison, le 27 octobre 1990. J’y suis resté une année pour intelligence avec l’ennemi, c’est-à-dire avec le FPR de Paul Kagame, actuel président du Rwanda, avant de passer devant un conseil de guerre qui m’a blanchi. Bien que je sois diplômé de l’Ecole royale militaire de Belgique, ils n’ont pas voulu me réintégrer dans l’armée. De fin 1991 à 1994, j’ai été directeur des sports. Quand la guerre génocidaire a éclaté en 1994, j’étais au nord-est du Rwanda, à Nyagatare, où plus de 20 000 fugitifs tutsi étaient regroupés. J’ai été réintégré dans l’armée alors même que Kigali envoyait des autobus de militants chargés de massacrer ces Tutsi. J’ai refoulé les tueurs et sauvé ces réfugiés, leur permettant de s’enfuir vers l’Ouganda voisin. Après diverses mésaventures, je me suis retrouvé à Kigeme où les massacres avaient déjà commencé. On a arrêté les tueries et protégé les fugitifs. Avec d’autres officiers, nous avons publié la Déclaration de Kigeme contre le génocide, mais aussi contre les massacres du FPR qui tuait depuis 1990 chaque fois qu’il passait quelque part. En juillet 1994, le gouvernement hutu a levé contre nous une expédition punitive. Nous avons été attaqués par la garde présidentielle et sauvés de justesse par les Français de l’opération «Turquoise».” Le 10 octobre 2018, le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Paris a requis un non-lieu pour les suspects mis en examen dans l’affaire de l’attentat, le 6 avril 1994, contre l’avion du Président rwandais Juvénal Habyarimana. L’attentat fut non pas la cause, mais l’élément déclencheur du génocide et d’autres crimes de masse. Suite à une plainte avec constitution de partie civile, une information judiciaire avait été ouverte le 27 mars 1998 contre X du chef d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste. Durant les vingt ans qu’elle a duré, cette instruction a connu de nombreux rebondissements et, surtout, provoqué une grande hostilité de la part du régime rwandais envers la France. Le Rwanda est l’un des neuf pays voisins de la République démocratique du Congo. Le Rwanda de Paul Kagamé a commis des massacres de populations civiles et contribué au pillage des ressources de la RDC. “Un pays ne change d’adresse tous les quatre matins”. Le destin de la RDC est intrinsèquement lié avec ses neuf voisins, dont le Rwanda.

Doctorat de l’université de Lyon du Général Emmanuel Habyarimana

DEA de l’université de Genève du Général Emmanuel Habyarimana

Le Général Emmanuel Habyarimana est mentalement fort. Son passé vaut un roman. La fourberie du régime criminel de Paul Kagame n’est pas un petit détail de l’histoire. Les Hutus modérés se sont fait avoir par Kagamé : “Après s’être engagés dans la réconciliation nationale, les Hutus modérés disent avoir ouvert les yeux face aux coups portés contre de nombreux d’entre eux qui avaient opté pour le nouveau régime de Paul Kagame. Le premier ministre Twagiramungu a été écarté. Puis il y a eu l’assassinat à Nairobi de Seth Sendashonga, un Hutu également, l’un des fondateurs du FPR (l’organisation militaire de Kagame). Depuis, le général Habyarimana est réfugié en Suisse et, au Rwanda, la vengeance du régime est retombée sur ses proches. Le 1er avril 2003, un de ses amis, le général Augustin Ngirabatware, avait été arrêté et mis au secret. Damien Musayidizi, son secrétaire lorsqu’il était ministre de la Défense, a «disparu» le 3 avril. Augustin Cyiza, conseiller d’Habyarimana lorsqu’il était ministre de la Défense, militant des droits de l’homme reconnu au niveau international et vice-président de la Cour suprême, a été enlevé à Kigali le 23 avril 2003 et vraisemblablement assassiné. lutte depuis toujours pour la réconciliation. Sous Habyarimana, j’ai obtenu que des Tutsi soient réintégrés dans l’armée. J’ai fait de même pour des militaires hutu sous Kagame.”

Emmanuel Habyarimana “Des métamorphoses géopolitiques de l’Europe pour la paix perpétuelle

La complexité des relations entre les pays des Grands Lacs africains a toujours donné le tournis à plus d’un spécialiste. Avec ses 80 millions d’hectares de terres arables et son sous-sol riche en minerais et métaux précieux, la République démocratique du Congo a le potentiel pour devenir un acteur incontournable en Afrique subsaharienne. Malheureusement, notre pays ne s’est pas encore remis des deux guerres entre 1996 et 2002 qui ont généré un marasme politique, social, économique et humanitaire prolongé. Pour mieux piller ses ressources, des fausses rébellions soutenues par la soldatesque rwandaise et ougandaise font des incursions à l’Est de la République démocratique du Congo: elle massacre des populations civiles sans défense, pille, viol, vol…

Le Rwanda de Paul Kagamé est déclaré premier pays producteur du Coltan qui ne se trouve pas dans son sous sol. La communauté internationale regarde ailleurs. Un génocide non reconnu se vit au Congo: plus de 12 millions des morts, des déplacés et réfugiés dans leur propre pays, des viols des femmes utilisés comme arme de guerre-le Dr. Denis Mukwege, l’homme qui répare des femmes a obtenu le prix Nobel de la paix le 10 décembre 2018 à Oslo. Catapulté sur le trône du Congo pour mieux piller ses ressources, Hippolyte Kanambe Kazembere Mtwale Alias Joseph Kabila, proconsul de Paul Kagame au Congo-Kinshasa a régné 18 ans, sans que la justice n’ait rendu un arrêt sur Eddy Kapend et les présumés assassins de son père adoptif: M’zée Laurent-Désiré Kabila. L’élection du 30 décembre 2018 est gagnée par Martin Fayulu avec 62%. Le Président élu n’a pas l’imperium du pouvoir. Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, monsieur 16% a été proclamé président à l’issue d’un odieux deal avec Alias Kabila. Tshilombo est un pantin,marionnette, valet et vassal qui a signé un accord FCC-UDPS-CACH. Ce petit pseudo-président nommé qui est illégitime, cherche sa légitimité à l’extérieur du Congo. Et Alias Kabila qui a la majorité au parlement est encore le vrai président de la RDC. Nous avons une crise de légitimité post-électoral: la RDC a trois présidents de la République, Martin Fayulu le légitime, Félix Tshilombo le nommé et Alias Kabila, le président sortant non parti !

Le Rwanda voisin a aussi ses réalités. Les Rwandais ont approuvé à 98,13 % la révision de la constitution qui permettrait au dictateur Paul Kagamé de rester au pouvoir jusqu’en 2034. Comme dans d’autres systèmes « développementalistes », le régime dictatorial justifie les restrictions des libertés politiques et des médias par l’amélioration des conditions de vie. Le pays reste marqué par le génocide et les violences passées. Le Rwanda de Kagamé fait du recel des ressources de la République démocratique du Congo, sans que cela n’offusque la conscience de nombreux citoyens.

La région des Grands Lacs est à la croisée des chemins. Les récents processus électoraux ont fragilisé davantage les États et les sociétés. Les crises politiques nationales risquent d’ouvrir une nouvelle phase d’instabilité régionale, ce d’autant plus que les causes profondes des conflits armés et violences passés ne sont pas résolues. A cela s’ajoutent des problèmes majeurs, tels que la pauvreté, le manque de perspectives d’avenir pour la jeunesse, des services de base défaillants, le manque d’inclusion politique, couplé à des violations des droits de l’homme…

Malgré des soubresauts nos peuples dans les pays des Grands Lacs doivent entrevoir le vivre ensemble dans la paix, la démocratie et le respect des droits humains, cela nécessitera forcément de l’audace, de l’innovation, de l’inventivité, du pragmatisme et une réelle volonté politique de chaque pays.
Source : Réveil FM

“Abatwa barababeshyera: abasigajwe inyuma n’amateka ni Inkotanyi ” Mme Claire KASINGE

Mu rwego rwo kumenyesha abanyarwanda amashyaka ya politike aharanira kuyobora u Rwanda, ikinyamakuru IHAME.ORG twihaye gahunda yo kuvugana n’abanyepolitike ndetse abo tutazabasha kubona ngo basobanurire abanyarwanda ibihereranye n’imigabo n’imigambi by’ishyaka ryabo tuzajya twifashisha inararibonye zidufashe gusobanukirwa iby’iryo shyaka.

Uyu munsi twabahitiyemo Ishyaka ISHEMA bityo tuvugana n’Umuyobozi waryo Nadine Claire Kasinge.

Yagerageje inshuro 2 zose kuza gukorera Politike, we n’abagenzi be bafatanije kuyobora Ishyaka Ishema, mu Rwanda ariko bashinja FPR Inkotanyi kubakoma mu nkokora bakababuza gutaha mu gihugu cyabo. Nimukurikire ikiganiro twagiranye:

(1)IHAME.org: Mwatangira mwibwira abasomyi bacu?

Nadine Claire KASINGE: Amazina yanjye ni Nadine Claire KASINGE. Ndi umunyarwandaKazi wo mu bwoko bw’Abahutu. Nkaba naravuye mu Rwanda muw i 1994 nk impunzi nerekeza muri ZAIRE (Repuburika iharanira Demokarasi ya Congo y ubu) aho naje kuva ,nanone, nerekeza ahitwa Firenze mu gihugu cy u BUTALIANI  ari naho  nabyirukiye.  Ubu nkaba mbarizwa mu gihugu cya CANADA mu Ntara ya QUEBEC.

(2) IHAME.org: Abantu bakuzi nk’umwe mubagaragara cyane muri politike nyarwanda, mwatubwira uko mwinjiye muri politike nyarwanda n’amashyaka mwaba mwarabayemo?

Nadine Claire KASINGE : Mbere yo kwinjira muri politique nyarwanda, nabanje kuba actif igihe kirekire  muri politique yaho nari ntuye m’ u BUTALIANI.

Muri make, nkigera m’ u BUTALIANI, ninjiye mu ba SCOUT Cathorique nk ‘uburyo bwo kwimenyereza igihugu gishyashya. Nyuma y imyaka itatu, naje kwisanga mu rubyiruko rwa Coalition politique y icyitwaga MARIGARITA cyaje kubyara il Partito Democratico Italiano : PDI.

Mu ba scout catholiquebabataliani, mu ndahiro yabo yo kwinjira , urangiza urahira kuzarwanirira ishyaka igihugu cyawe igihe cyose.

Kuva nagera mu butaliani nabaye nk umuntu uhuze cyane kuburyo ntongeye gukurikirana ibyaberaga mu Rwanda.

Ni mumwaka w 2010 ubwo Madame Victoire INGABIRE UMUHOZA yagarukaga gukorera politique mu Rwanda, agafungwa azizwa ubusa, nongeye gukurikirana ibyo mu Rwanda. Muri make ifungwa rya INGABIRE ryarambabaje cyane ariko rinaba n’umuhamagaro uranguruye  kuri njye. Nibwo niyemeje ko nzaharanira   kurwanya akarengane gashingiye kunyungu za politique mu RWANDA igihe cyose nzaba ngihumeka. Hamwe na bagenzi banjye tariki ya 28 MUTARAMA 2013 twashinze ishyaka ishema ry’u Rwanda.

Kimwe mubirango by’ishyaka ISHEMA

(3) IHAME.org: Ishyaka Ishema mubereye Umuyobozi ubu ryaba riteganya kujya kwiyandikisha mu Rwanda no gukorerayo politike?

Nadine Claire KASINGE:Eh Cyane, ubu nibyo duhugiyemo tuzabagarukira mu minsi mike iri imbere…mu mwaka wa 2016 nuwa 2017 FPR Inkotanyi yabujije indege zose kutugarura mu Rwatubyaye gukorerayo politique, ariko ni AKATINDIJWE KAZAZA.  U Rwanda ni igihugu cyacu twavukiyemo kandi dukunda cyane,n ubureganzira bwacu rero, kukibamo no kugikoreramo politque mu bwisanzure, FPR yabishaka itabishaka .

(4) IHAME.org: Ishyaka Ishema rigitangizwa ryatangiranye icyo mwitaga Amakipe Ishema yagombaga gukorera mu Rwanda; ayo makipe yaje gukomeza kubaho? Mwatubwira amaze kuba amakipe angahe mu Rwanda n’imiterere yayo?

Nadine Claire KASINGE: Uko byatangiye ninako bimeze. Abataripfana Ni bamutarambirwa…. Ngo aho BARYAMIYE IJANJA.

(5) IHAME.org: Ishyaka Ishema rizwi kuba rifite Perezida w’icyo mwise Guverinoma y’uRwanda ikorera m’ubuhungiro; mubona iyo guverinoma iyobowe na Thomas Nahimana haricyo imaze kugeraho kuva yashyirwaho?

Nadine Claire KASINGE:Gukorera mu rwego rwa Gouvernement Y u RWANDA ‘’ Ikorera mu buhungiro’’ byaduhaye isura n’ingufufu muri communication no muri diplomacie natwe ubwacu tutari twatekereje igihe twayishyizeho. Ubu ntago tugikeneye gusobanura byinshi. Utazi cyangwa uwabeshywe ku Rwanda rwa FPR arangiza gusoma izina ryayo udu ‘’questions marques ku RWANDA twamubanye iryaguye … Burya Ministre aba ari Ministre da! Uzabimbaze.

(6) IHAME.ORG:Ishyaka Ishema mu minsi mike ishize yagiye irangwa n’isezera ry’abarwanashaka b’ikubitiro mubarishinze ese byaba byaratewe n’iki?

Nadine Claire KASINGE:Kwinjira no gusohoka mw ishyaka ubundi ni n ibintu bisanzwe. Gukorera politique mu buhungiro bisaba ubwitange bwinshi, haba mu gihe haba mu mutungo cyane cyane ko turi abakorana bushake baba bagomba no gukora indi mirimo ngo bibesheho. Akenshi na kenshi habaho gufata akaruhuko, arinayo mpanvu nko mwishyaka Ishema nta mu Rwanashyaka w ikubitiro ushobora kwirukanwa…. Igihe cyose washaka kugenda wagenda igihe cyose ushaka kugaruka wagaruka. Umutaripfana ahora ari mutaripfana aho ari hose.

(7)IHAME.org: Amwe mu mashyaka arwanya Ubutegetsi bwa FPR Inkotanyi yishyize hamwe ari 5 akora Ihuriro bise P5. Hari n’andi mashyaka 3 yishyize hamwe  ashinga icyo bise MRCD namwe duheruka mwari mucyitwa Nouvelle Generation ese iryo huriro ryanyu riracyariho?Hari impamvu ibabuza kwishyira hamwe nayo mahuriro yandi murwego rwo kwongera imbaraga?

Nadine Claire KASINGE:Birunvikana ko nta mpanvu ibaho yabuza ishyaka iryariryo ryose gushaka imbaraga z inyongera.

Ishyaka ryose riba rifite imirongo migari rigenderaho. Urugamba rw abatariphana kuva mw’ ikubitiro ni inzira y amahoro : la non-violence.

Urebye navugako nk’ abagendera kuri no violence, ntago twemera intambara nk uburyo bwo gukemura ibibazo politique. Dushyize imbere inzira y amahoro mukunvikanisha ibitekerezo byacu, mu kurwanya akarengane no guhangana n’abo dushyamiranye. Navuga ko mubihe byashize uwo mwimerere wacu wakunze kuba imbogamizi hagati yacu nabo duhuje “adversaire”. Ubungubu iyo mbogamizi n ibisigisigi.  Nfite ikizere gikomeye ko opposition nyarwanda ishyize hamwe iri mu nzira zidatinze.

Kimwe mubirango by’ishyaka ISHEMA

(8) IHAME.org: Ishyaka Ishema ryari ryaratangije icyo mwitaga “Revolisiyo ikaramu” iza gusa n’izimye. Ese byaba byaratewe n’uko mwasanze ntacyo igeraho?

HAHAAA…Niba kuri wowe ”Revolution y ikaramu”yarazimye  bimbwira ko utari wunvise mu byukuri icyo iyo REVOLUTION yari igamije. Hari umunyamahanga w inshuti yanjye ukunze kumara igihe kinini mu Rwanda dukunze kuganira,  umunsi umwe yarambwiye ati…. En tout cas, vous avez libere la parole….

Nyuma ya Revolution y ikaramu ubu turabandanyije muri ”Marche de révolution” ari nayo objectif y’iyi manda

(9) IHAME.org: Mu ishyaka Ishema mwaba mugihagaze kuri politiki mwigeze kwita y’Impanga? Mwayisobanurira abanyarwanda?

Nadine Claire KASINGE: Ni Formule dukomeyeho cyane nk igisubizo cyagarura ituze n amahoro hagati y Abanyarwanda. Muri make, nkuko amateka abitwigisha, ubutegesti bwose bwabayeho mu RWANDA kugeza ubu,uko  bwagiye busimburamwa, kuva kubw ABAHINZA kugeza kubwa none bw’INKOTANYI unyuze kubw’ ABAMI na za REPUBULICA zombi, byaranzwe  na politique ya ‘’Vamo Njyemo’’ y’amoko.

Politique y impanga rero ishingiye kuri formule yatuma buri bwoko bw abanyrwanda buhagararirwa mu nzego zose cyane cyane ariko mu nzego zifata ibyemezo biyobora igihugu, hagamijwe kugirango abanyarwanda bose babwibonemo,mu moko yabo atandukanye.

(10) IHAME.org: Ishyaka ryanyu ryigeze kumvikana risaba  miliyoni y’amadolari kugira ngo ibashe gukuraho Ubutegetsi bw’Inkotanyi, ese uwo mushinga ugezehe? Mwabashije kwegeranya angahe?

Nadine Claire KASINGE:Turacyayisaba! ruhande niba ishyaka ryarashoboye gukora ibikorwa binyuranye muri manda yayo ishize, ni  uko hari abanyarwanda bitanze bikomeye mu bikorwa. Ibyo ndabibashimira mbikuye k’umutima…. Nkaba mboneyeho gukomeza kubashishikariza kudutera inkunga yabo muri “Marche ya revolution”  twatangiye … Aluta continua, mbega.

(11) IHAME.org: Haba hari ibikorwa Ishyaka ryanyu riteganya ubu vuba mu rwego rwo kotsa igitutu ubutegetsi bwa Paulo Kagame? Mwabitumenyesha?

Nadine Claire KASINGE: Bitabaye ibyo ubwo twaba turigukora iki kindi nk’ishyaka rya opposition? FPR ikwiye gushyira ubwenge ku gihe ikemera kuganira n abandi banyarwanda mu maguru mashya. Kuko nitabikora igifite ubutegetsi ntago izabikora bufitwe n abandi.

(12) IHAME.org: Ubu Ishyaka rya FPR Inkotanyi ribahamagariye imyanya m’ubutegetsi i Kigali mwayemera?

Nadine Claire KASINGE: Mu myumvire yacu imyanya itangwa n abaturage, bakayiha ishyaka bumva riharanira inyungu zabo. Ntabwo ari ishyaka runaka ryakagombye gutanga imyanya. FPR nifungure urubuga rwa politique ababyifuza bose, biyumvamo impano yo gutanga umusanzu wabo muri politique mu kubaka igihugu cyacu, bandikishe amashyaka yabo mu bwisanzure, Basobanurire abaturage  imigabo n’imigambi y amashyaka yabo, hanyuma abaturage bihitiremo abo babikwiye. U Rwanda si akarima ka FPR.

(13) IHAME.org: N’iki ishyaka urimo ubu rinenga FPR Inkotanyi?

Nadine Claire KASINGE:Nye mbona ABATWA bababeshyera : abasigajwe nyuma n amateka mu Rwanda mbona ari inkotanyi!

FPR ni DÉMODE cyane mu bikorwa no mubitekerezo……Ni gute wakumva muri 2019 wakomeza kugendera ku butegesti bw igitugu bukenesha abaturage bugashyira ibyiza by igihugu mu mabako y agastiko gato mu gihugu nk u Rwanda? Amateka ntacyo abigisha?

(14) IHAME.org: N’iki kindi mwifuza kubwira abanyarwanda n’abarwanashyaka banyu bari busome iki kiganiro twagiranye?

Nadine Claire KASINGE: Narangiza nshimangira inzira y amahoro twahisemo nk uburyo bwonyine abanyarwanda dufite bwo gukemura ibibazo by ingutu bikomeje kumena amaraso y Abanyarwanda, arinako bizambya ejo hazaza h igihugu cyacu. Reka ndeke Martin Luther king abivuge neza kundusha :

‘’ Inzira y amahoro 

n’ intwaro ifite ingufu karahabutaka kandi zitarenganya,

n’i ntwaro ikata ariko idakomeresta,

n’intwaro ihesha ishema uyikoresha,

n’ intwaro y ubugi buvura’’.

Murakoze

Nyuma y’iki kiganiro twagiranye n’Umuyobozi w’ishyaka Ishema twegereye Thomas Sankara Habyarimana tumubaza uburyo abona ishyaka Ishema n’umugambi w’iryo shyaka wo gutaha gukorera Politike mu Rwanda n’uko agira ati:

“Ishyaka Ishema iyabaga bakoreraga politiki iburayi cyangwa mu bihugu bindi byateye imbere, umuntu yabumva, kuko ubona ari abasore bafite gahunda.

Ukabona kandi ari ab’administrateurs bakeneye umu leader ufite ibintu bimurimo atari ugukurikiza gahunda yasomye mu bitabo.
Padiri ni umucivile butwi, uhanganye n’inyeshyamba butwi. Rero ntibavuga ururimi rumwe. Ishyaka Ishema arijyanye mu Rwanda yaba agiye gutesha umwanya ziriya nyeshyamba, zikirirwa zimukina imikino atigeze asoma no mubitabo, bagirango birinde kumufunga bidateza akavuyo. Bikazajya kurangira yarabaye nayubu.
Utazi inyeshyamba arazibarirwa.

Igihe kimwe afande Bagabo, yigeze gukurura ukuboko Lt Col Nzungize wo muri ex-far, wari muri wa mutwe wa GOM, umwe warushinzwe gucunga ibya ceasefire mu mpande zombi zarwanaga. Aramujyana amukuye mubandi, bagirango hari icyo ashaka ko baganira, bageze hirya gato nko muri metero 5 aramubwira ati mfasha imboro nyare Nzungi! Nzungize agaruka yijujuta, bagenzi be bagirango yasaze bayoberwa ikimubayeho. Iyi ni inkuru nahagazeho.
Padiri rero bajya bamukorera ibintu atazi ko bibaho agacanganyikirwa, kandi noneho nta nicyo yaba amariye rubanda nyamwinshi kuko abafungirwa ingengabitekerezo ya jenoside barushaho kwiyongera, abasigaye bagacisha macye.
Mbona Ishyaka Ishema   ari ingirakamaro kubuyobozi bw’ejo hazaza, aho batoranywamo ab’administrateur bakubaka igihugu gikorera abanyarwanda neza.”

Byakiriwe na JMV Kazubwenge

Ihame.org