L’ouvrage du grand reporter ne fait pas l’unanimité. Pour les auteurs de cette carte blanche, son objectif n’est autre que de dénigrer insidieusement le Rapport Mapping des Nations unies remis en lumière par le Dr. Mukwege dans son discours de réception du Prix Nobel de la Paix en 2018.
Par René Lemarchand, professeur émérite à University of Florida, auteur de «Remembering genocides in Central Afrika» (Routledge edition, 202); Filip Reyntjens, professeur de droit et de sciences politiques à l’Université d’Anvers, auteur de nombreux ouvrages sur la région des Grands Lacs; Johan A. Swinnen, ancien ambassadeur de Belgique au Rwanda (1990-94) et en RDC (2004-08); Luc Henkinbrant, docteur en Droit, ancien directeur d’Amnesty International (AIBF), coordonnateur de l’Unité de lutte contre l’impunité et de justice transitionnelle de la Monuc/Monusco.
En 1997, des réfugiés rwandais arrivent à Ubundu, en RDC. – AFP
De nombreux médias francophones ont fait beaucoup d’honneur au « long reportage » du journaliste Patrick de Saint-Exupéry, publié dans La traversée, paru aux éditions Les Arènes dans la Collection Reporters. Nous l’avons donc lu. Et nous voulons faire part de notre indignation.
D’après la quatrième de couverture, l’enjeu de cette « odyssée au cœur de l’Afrique » est de « Vérifier les accusations des autorités françaises répétées inlassablement depuis plus de vingt ans : un génocide se serait déroulé au cœur de la forêt équatoriale congolaise, des centaines de milliers d’hommes et de femmes auraient été massacrés dans l’indifférence ». En réalité, le véritable enjeu de La traversée est insidieusement de décrédibiliser un rapport des Nations unies documentant les crimes de masse impunis dont le Congo a été le théâtre tragique. Ce « Rapport Mapping » a été remis en lumière par le Dr. Mukwege lors de son discours de réception du Prix Nobel de la Paix : « Au moment même où je vous parle, un rapport est en train de moisir dans le tiroir d’un bureau à New York. Il a été rédigé à l’issue d’une enquête professionnelle et rigoureuse sur les crimes de guerre et les violations des droits humains perpétrés au Congo. Cette enquête nomme explicitement des victimes, des lieux, des dates mais élude les auteurs. Ce Rapport du Projet Mapping établi par le Haut-Commissariat des Nations unies aux Droits Humains, décrit pas moins de 617 crimes de guerre et crimes contre l’humanité et peut-être même des crimes de génocide. Qu’attend le monde pour qu’il soit pris en compte » ?
Parmi les pays le plus souvent cités figure en première place le Rwanda, accusé par les enquêteurs de l’ONU d’avoir massacré un nombre incalculable de réfugiés hutus rwandais et de civils congolais. Plus grave, les attaques, « en apparence systématiques et généralisées » de l’AFDL/APR (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo/Armée patriotique rwandaise) contre les civils, lors de la « première guerre du Congo » de 1996 à 1997, « révèlent plusieurs éléments accablants qui, s’ils sont prouvés devant un tribunal compétent, pourraient être qualifiés de crimes de génocide ». Un lecteur non averti pourrait ne pas s’apercevoir que l’objectif de La traversée est de disqualifier le Rapport Mapping et que cette « enquête » ne repose que sur des témoignages très limités et sur des falsifications par altération des documents auxquels elle se réfère.
Des témoins crédibles ?
Comportement étrange pour un journaliste indépendant, avant d’entamer son périple congolais, il prépare son enquête en compagnie de l’officier supérieur rwandais, le général James Kabarebe, qui a dirigé les opérations militaires de l’AFDL/APR visant à démanteler les camps et à traquer les réfugiés hutu à travers le Zaïre. C’est donc avec l’un des principaux auteurs présumés de crimes de masse commis durant cette « traversée » que le reporter trace l’itinéraire qu’il va emprunter.
Son « enquête » se poursuit auprès de « témoins » rencontrés, un peu par hasard, dans les localités congolaises où il fait étape. Quelques Congolais et expatriés avec lesquels il converse. Parmi eux, seulement sept lui parlent des massacres, de manière très générale puisqu’aucun n’a été témoin direct des événements. C’est sur base de ces quelques « témoignages », et d’une prétendue absence de traces, qu’il s’acharne à dénigrer le Rapport Mapping. Sur les 318 pages de son livre, il ne cite in extenso aucun des 1.143 paragraphes du rapport qui décrivent pourtant de nombreux « incidents », la plupart du temps des massacres. Ne pouvant pas les nier, il s’attache à les minimiser et à les présenter comme des conséquences regrettables des aléas de la guerre ou des dommages collatéraux des combats.
Faire dire au Rapport Mapping ce qu’il ne dit pas
A plusieurs reprises, il tente de faire croire que le Rapport Mapping lui-même conclut qu’il n’y a pas eu intention claire de détruire le groupe ethnique hutu, donc qu’il n’y a pas eu de génocide. En réalité, le rapport ne formule très prudemment qu’une hypothèse : « La question du génocide à l’encontre des Hutus demeure irrésolue jusqu’à aujourd’hui. Elle ne pourra être tranchée que par une décision judiciaire basée sur une preuve hors de tout doute raisonnable ». On l’aura compris, on ne peut mettre sur le même pied « l’enquête » de Patrick de Saint-Exupéry et le Rapport du Projet Mapping. Du côté de La traversée, quelques conversations avec 4-5 expatriés et une dizaine de Congolais. Aucun témoin direct, aucun réfugié rwandais rencontré et interrogé. Aucune question sur les très nombreuses fosses communes qui pourraient contenir des preuves de crimes de masse et permettre peut-être de les qualifier juridiquement. Du côté du Rapport Mapping, le travail d’une équipe de 33 experts congolais et internationaux qui, d’octobre 2008 à mai 2009, ont examiné plus de 1500 documents et obtenu des informations de 1.280 témoins en vue de corroborer ou d’infirmer les violations répertoriées.
Pourquoi cette tentative de dénigrement du Rapport Mapping ?
Le Rapport Mapping est une épée de Damoclès sur la tête des dirigeants des pays impliqués dans les crimes de masse perpétrés au Congo-Zaïre et il entraîne pour les plus hauts responsables de ces atrocités des risques évidents de mise en cause.
Le premier est de devoir comparaître un jour devant un tribunal devant lequel ces auteurs présumés pourraient être poursuivis pour crimes de guerre ou, pire encore, pour d’éventuels crimes de génocide à l’encontre du groupe ethnique hutu.
Le deuxième grand risque est que, s’il est établi et reconnu que l’APR a commis des crimes de masse au Congo en 1996-97, beaucoup en arriveront à se demander si le Front Patriotique Rwandais (FPR), organisation politique dont relève l’APR, n’a pas aussi commis, auparavant, au Rwanda, le même genre de crimes de masse contre les Hutus. Cette responsabilité du FPR dans des crimes commis à partir du début de la guerre civile en octobre 1990 est documentée par des organisations internationales de défense des droits de l’homme, des chercheurs, historiens, journalistes. Toutes ces « voix dissidentes », qui reconnaissent et condamnent sans la moindre ambiguïté le génocide à l’encontre des Tutsi mais qui, dans un souci d’objectivité, ont le courage de parler des crimes de masse commis par le FPR/APR, se font systématiquement qualifier de « révisionnistes », voire de « négationnistes », dans le but évident de les discréditer ou de les réduire au silence.
Le troisième risque est que la fin de cet aveuglement, volontaire pour certains, involontaire pour d’autres, sur les crimes de masse commis par le FPR/APR ne conduise à une remise en question radicale de la doxa, du récit historique officiel, propagé depuis 25 ans, qui présente Paul Kagame et son mouvement armé FPR comme les « sauveurs qui ont mis fin au génocide des Tutsi au Rwanda et les libérateurs qui ont chassé Mobutu du pouvoir ». Ce narratif est largement accrédité dans le monde, diffusé par la plupart des médias et reçu comme parole d’évangile par une grande partie de l’opinion.
C’est donc à une opération de désamorçage de ce Rapport explosif que s’est livré le « journaliste d’investigation ». Paradoxalement, et heureusement, La traversée risque fort de produire l’effet inverse de celui recherché. Journalistes et lecteurs dotés d’esprit critique pourraient bien être amenés à s’intéresser à ce Rapport Mapping et à y découvrir par eux-mêmes les crimes de guerre et crimes contre l’humanité et peut-être même les crimes de génocide qui auraient été commis en RDC.
Où sont les négationnistes ?
L’accusation infamante de négationnisme est rabâchée depuis 25 ans par Patrick de Saint-Exupéry et d’autres auteurs, à l’encontre de ceux qui, tout en reconnaissant sans réserve le crime de génocide contre les Tutsi, ont le courage de mettre en lumière tous les crimes de masse commis dans la région des Grands Lacs. Cette accusation pourrait bien se retourner contre l’auteur tant est manifeste, tout au long de son reportage, un parti pris évident. Ne s’agit-il pas là d’une véritable entreprise négationniste ? Et les médias qui ont rendu compte de son livre, parfois sans le moindre esprit critique, ne pourraient-ils pas s’interroger sur la démarche de l’auteur et mener les recherches nécessaires à une vérité historique impartiale ?
The FBI is investigating accusations that a Rwandan diplomat in Washington crashed a St. Mary’s University Zoom class, apparently to snoop on the family of Paul Rusesabagina, a famous dissident imprisoned in that country.
Rusesabagina became known for saving 1,268 people during the country’s horrific 1994 genocide, a role dramatized in the 2004 Hollywood film “Hotel Rwanda.” He fell out with the country’s new president, Paul Kagame, and became a Belgian citizen and permanent U.S. resident living in San Antonio and Brussels.
Last summer, he was duped by a friend in Dubai into getting on a private plane to Rwanda and was jailed, accused of aiding an armed opposition group. An international campaign has been trying to secure his release.
St. Mary’s President Tom Mengler said in a university news release that the Rwandan government used a spy “to listen in” on an April 6 videoconference class involving students, staff and guests. Rusesabagina’s son, Tresor, attends the class, and the Zoom session also included the student’s mother, Tatiana, and a sister, Anaise Kanimba.
The FBI interviewed several witnesses this month, said Bill Israel, the associate professor of communication studies who led the class.
“They just seemed pretty interested,” Israel said. “They were also pretty tight-lipped about giving away any information, but it was clear that they were interested in what we had to say.”
An FBI spokeswoman in San Antonio declined comment.
The university’s information technology department identified the intruder as Charles Ntageruka, who used the initials “MN” and entered the Zoom meeting for three minutes and signed off, the school said. The caller returned to the session until Israel challenged him and severed the connection.
Ntageruka is a second counselor at the Rwandan Embassy in Washington, according to his LinkedIn profile, Israel said.
The entry to the Zoom session was illegal and “gained by access somehow to our system that we can’t explain,” with Rusesabagina’s family the likely target, Israel said.
Rusesabagina, 66, is a longtime Kagame critic. He is being tried on 13 charges that include financing terrorism, complicity in murder, recruiting child soldiers and forming a rebel group. If convicted, he faces up to 25 years in prison. His friends in the United States and Europe call the accusations absurd.
Kagame has run the Central African country since 2000 and is credited with leading it into a period of stability and prosperity, with a focus on reconciling its two major tribal groups after the bloodletting of the 1990s. Human rights groups have accused him of torturing and killing opponents.
The Rwandan genocide claimed the lives of as many as 1 million ethnic Tutsis and moderate Hutus, though Tutsis also engaged in more limited massacres in parts of the country in the genocide’s aftermath, according to reports.
Rusesabagina emerged as a heroic figure for his cool-headed sheltering of Tutsis trapped for 76 days at a hotel he ran. President George W. Bush presented him with the Presidential Medal of Freedom in 2005.
Kitty Kurth, a Chicago publicist and friend who advises Rusesabagina’s nonprofit foundation and is pressing for his release, said he is refusing to attend his trial because he has not been allowed to meet with his lawyers.
Mengler, the St. Mary’s president, called Rusesabagina “an international hero” in the news release.
“This intrusion by a member of (Rwanda’s) diplomatic corps into a St. Mary’s class shows the paranoia of President Kagame’s administration in seeking to quell a rising chorus of international outrage over its kidnapping of Mr. Rusesabagina,” Mengler said in the release.
Rusesabagina’s reputation within Rwanda itself has grown tarnished under the Kagame regime, where survivors’ accounts of the hotel siege now differ, with some casting him as a profiteer. Even survivors who remember his actions as selfless and humane now criticize his alleged affiliation with a rebel army whose attacks from neighboring countries have killed civilians, according to a March 7 profile in the New York Times Magazine by Joshua Hammer, who covered the 1994 genocide as a Newsweek correspondent.
“What I have learned in the course of this inquiry is there are two kinds of Rwandans — those who flee and those who are on the government payroll,” Israel said.
Rusesabagina’s defenders say the Kagame regime became adept at not only twisting the truth but using protesters to shadow Rusesabagina when he made speaking appearances around the world.
The intrusion of a university Zoom session was in that character, said Rusesabagina’s friend Kurth.
“This is not the first time that the Rwandan government has come at Paul using academic institutions as a vehicle. This is kind of part of a much larger, longer pattern, so while we were surprised at what happened, we weren’t shocked,” she said.
The State Department said it intended to “advocate for legal proceedings against Mr. Rusesabagina to be fair and transparent, consistent with our strong global commitment to the rule of law.”
The university noted that U.S. Sen. John Cornyn, R-Texas, and Rep. Joaquin Castro, D-San Antonio, joined 30 others in a bipartisan letter urging Rusesabagina’s release and return to the U.S.
Kurth said Rusesabagina has been denied medicine for hypertension his family sent last fall via the Belgian Embassy. Rwandan jailers give him an unspecified drug every day, she said, but his blood pressure is still high.
“He also remains in solitary confinement,” Kurth said. “They open the door to his cell two hours a day so he has natural light.”sigc@express-news.net
Sig Christenson covers the military for the San Antonio Express-News and been with the paper since 1997. He was embedded with the 3rd Infantry Division during the invasion of Iraq in 2003, and has reported from Baghdad and Afghanistan seven times since.
A Houston native, he covered the Branch Davidian siege, the 1994 Pensacola abortion clinic shooting, the 2003 space shuttle breakup over Texas, the 2009 Fort Hood shooting and its subsequent legal proceedings, as well as hurricanes, tropical storms and floods since 1986, among them Rita and Katrina and Maria.
Some of his projects include “Witness to War,” a special section recounting the invasion and early occupation of Iraq, and “The Only Retreat,” a three-part series detailing the only U.S. defeat during the invasion.
He’s won awards from Hearst Newspapers and the Associated Press, including Texas APME’s Specialties Reporting category in 2008, and was named “Reporter of the Year” by his peers in 2004.
A graduate of the University of Houston, he is a co-founder, former president and former board member of Military Reporters & Editors, established in 2002.
Le 22 avril 1995 : Le jour où Paul Kagame ordonna le massacre gratuit de 8000 civils Hutus rwandais
Au Rwanda, le génocide ne s’est pas arrêté en juillet 1994. L’extermination des Hutus s’est poursuivie les mois et les années qui ont suivi. Le 22 avril 1995, l’Armée patriotique rwandaise (APR) a massacré des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants se trouvant dans le camp des réfugiés de Kibeho. Le carnage s’est déroulé sous le regard ahuri d’une demi-douzaine d’agences de l’ONU et des casques bleus de la MINUAR ayant reçu l’ordre de ne pas intervenir. Selon plusieurs sources, plus de 8000 civils Hutus ont été tués durant cette opération de nettoyage. Les rescapés au nombre de 60 000, selon l’Integrated Operation Center (IOC), la centrale humanitaire de l’ONU, ont plus tard été interceptés sur leur chemin de retour puis achevés par les hommes du lieutenant-colonel Fred Ibingira, officier de l’APR.
Fred IBINGIRA qui a massacré les Hutus à Kibeho est aujourd’hui promu au grade de Général dans l’armée du FPR. Il est aussi l’auteur du génocide de Gakurazo où trois évêques catholiques ont péri avec une centaine de membres du clergé.
Thierry Pickard, un militaire australien de la MINUAR ayant assisté au massacre, a détaillé dans un livre ce qu’il a vu ce jour-là. Son témoignage est effrayant : « Les militaires de l’APR tuaient les rescapés des bombardements avec des baïonnettes pour épargner leurs balles. Dans ce massacre, personne n’était épargné. Même des bébés sur le dos de leurs mères étaient tués. D’autres avaient la gorge coupée. C’est la première fois où je voyais, dans ma vie de militaire, des hommes devenir des cibles de tir à l’arme lourde comme dans les exercices militaires ».
Troublé par le comportement de l’APR, Thierry Pickard se tourna vers un soldat zambien de la MINUAR et lui demanda ce qu’il pensait, en tant qu’Africain, de cette barbarie. Le Zambien lui rétorqua : « Les soldats du FPR ne sont pas des hommes, mais des animaux qui savent se servir des armes à feu ».
Certains observateurs estiment que si les casques bleus de la MINUAR n’étaient pas présents, l’APR aurait certainement fait un plus grand nombre de victimes. Un commandant australien devait déclarer à ses hommes : « Il n’y a absolument aucun doute que si nous n’avions pas été à Kibeho, tout le camp, soit environ 100 000 personnes, aurait probablement été massacré et le monde n’en aurait rien su ».
Inutile de vous dire que l’ONU a couvert ce crime contre l’humanité.
Dans cette rocambolesque histoire qui a mis en évidence toute l’animosité que voue le FPR à l’égard des Hutus, le meilleur avocat du gouvernement rwandais a été l’ambassadeur du Canada au Kenya, Bernard Dussault, dont la juridiction couvrait toute l’Afrique centrale. C’est lui qui a eu la « merveilleuse » idée de proposer une commission d’enquête internationale entièrement dirigée par le pouvoir rwandais pour faire non pas la lumière, mais l’obscurité sur les évènements de Kibeho. Un rapport bidon a été produit et l’affaire a été enterrée. Après tout, que vaut la vie d’un Hutu ?
Patrick MBEKO
Archives Facebook.
Le génocide des Hutus commenté par la télévision française au lendemain du carnage.
On April 8th, 2021, as Rwanda just entered the Commemoration Week, a certain Lonzen RUGIRA released a paper called “ISO NI NDE? The relentlessness of genocide deniers” in what seems to be a rebuttal to JAMBO asbl members, which he considers as “the resurgence of denial of the genocide against the Tutsi”.
First and foremost, let us put the record straight. The attacks on JAMBO asbl have nothing to do with fighting “genocide denial” or “genocide ideology” as it has been repeated ad nauseam these last few years. Had that been the case, The Rwandan Government, CNLG or IBUKA or at least one person in this world, would have already filed a complaint against JAMBO asbl in Belgian courts!
In reality, JAMBO asbl is under constant media attacks since it has been, for over a decade now, one of the most “relentless” exposers, in Europe, of RPF-Inkotanyi mass crimes and Human Rights abuses.
Yet RUGIRA’s paper, published on panafricanreview.rw platform, would have gone unnoticed if the Rwandan Minister of Justice, Johnston BUSINGYE and Communication Advisor in the President’s office, Yolande MAKOLO, had not quoted him in their Tweets.
It is not the first time that Lonzen RUGIRA’s public opinion is valued by the very highest authorities of the Rwandan state. Last year in April 2020, he exposed a Minister of State who dared to express his conception of what a genuine KWIBUKA should mean. A few days later, that Minister was fired by presidential order.
Even the members of the President’s family like and retweet his posts, especially Ange KAGAME, whenever it comes to sustaining RPF’s ideology.
This time, Lonzen RUGIRA is reviling JAMBO asbl and its members while paradoxically inviting them to “embrace the truth as the “currency of forgiveness”” and to enter a “virtuous circle as credible and trusted members deserving the community’s good fortune”.
Before reaching this benevolent conclusion, RUGIRA posed the question “Iso ni nde? (who is your father?)” and developed a cumbersome argumentation trying to reconcile the concept of “individual criminality” with the dogma of “collective responsibility” that JAMBO asbl members should bear.
Once decoded, RUGIRA’s complex paper is revealed to be a message to JAMBO asbl members, which is inviting them to ask for forgiveness for what their parents are supposedly accused of, and thus, avoid social and community consequences, as well as preserve their own descendants from being cursed…
This is interesting. But what if this was a concern for a whole generation and not only for JAMBO asbl members?
A generation whose ascendents are wrongfully or rightfully accused of having committed serious crimes including genocides, crimes against Humanity, war crimes and countless political assassinations.
The good news for JAMBO asbl members is that they are very much familiar with the question “Iso ni nde” and they perfectly know how to deal with it. It seems the more they answer it, the less it gets asked …
RUGIRA’s concern should therefore shift towards the offspring of the “mass murderers” identified by the Mapping Report for instance.
What would the descendants of “genocide perpetrators” indicted in the arrest warrants of the Spanish Judge Fernando MEIRELLES reply to the question: “Iso ni nde”?
What kind of mobilization are they doing to “cleanse their forebearers of the responsibility for genocide”?
What about the heirs of those who are proud to murder anyone who betrays “Umuryango” on the excuse that a famous red line has been crossed?
What are the children of those who shot the presidential plane on April 6, 1994 answer concerning their forebearers?
“Iso ni nde” is a question that will be asked to every Rwandan more than once in their life, and the offspring of today’s or yesterday’s RPA/RPF criminals will not escape from it.
If Lonzen RUGIRA is truly concerned about answers from descendants of “killer parents and grandparents”, maybe he should write an essay about those whose parents are still killing to remain in power today?
I am sure all Rwandans, at home or abroad, would be interested to read such a paper.
Who would not want to know how children reacted after their father had confessed on national TV that he was not “apologetic” for murdering former comrades?
Reading Lonzen RUGIRA’s article with a dispassionate mind is an eye-opener. He has nailed a difficult, yet needed debate that must take place between generations, especially within the RPF-Inkotanyi circles.
The key question being: how to preserve innocent children from bearing the criminal record of their forebearers, and ultimately, how to prevent political criminality from passing from a generation to another?
Instead of wasting intellectual energy with virtual assaults against inexistant genocide deniers – is there really anyone refuting that Tutsi in Rwanda were victims of a genocide in 1994? – perhaps RUGIRA should reflect on how the RPF-Inkotanyi will bequeath its criminal record to the next generation, as this is probably the biggest threat to a truly reconciled Rwandan society.
"Jambo kids/political entrepreneurs seek to hold the entire ethnicity hostage, conceiving it as a human shield for their private interests, shielding the forebears from criminal responsibility by means of which they access political power" by @LonzenRugirahttps://t.co/GqdEvIEK1z
Opinion de Johan Swinnen, ancien ambassadeur de Belgique au Rwanda.
Trop souvent nous sommes confrontés à des présentations aussi partiales que peu subtiles de la tragédie rwandaise. C’est comme si nous étions alors acculés à ranger toutes les victimes dans un camp ethnique et tous les coupables dans l’autre.
Une carte blanche de Johan A. Swinnen, Ancien ambassadeur à Kigali (1990-1994). Auteur de ” Rwanda, mijn verhaal ” (Polis-Pelckmans, 2016).
Alors que nous pleurons jusqu’à aujourd’hui le lourd tribut humain du génocide rwandais, nous ne pouvons éviter de nous poser des questions sur les circonstances dans lesquelles la calamité a eu lieu. Les décisions des uns et des autres s’apparentaient alors souvent à un théâtre d’ombres et de lumières.
“Dans quelle pièce avons-nous donc joué ?” C’est la question, sans réponse définitive, que je développe au terme de mon livre de souvenirs d’ambassadeur de Belgique à Kigali, de 1990 à 1994.
Vingt-sept ans après le génocide au cours duquel un million de Tutsis et d’autres citoyens rwandais ont été brutalement assassinés, la tragédie n’a toujours pas livré tous ses secrets.
Certains événements et situations qui défigurent aujourd’hui le décor politique rwandais pourraient-ils être susceptibles d’éclairer quelques pans parmi les plus sombres du passé ?
La recherche de la vérité progresse malgré tout.
Trop souvent cependant, nous sommes confrontés à des présentations aussi partiales que peu subtiles de la tragédie rwandaise. C’est comme si nous étions alors acculés à ranger toutes les victimes dans un camp ethnique et tous les coupables dans l’autre. Les mensonges et l’agit-prop, qui ne le cèdent parfois en rien aux pratiques staliniennes, sont élevés au rang d’expressions crédibles du traumatisme et de l’indignation par des observateurs naïfs, pédants ou suffisants.
Les questions dépourvues de préjugés sur la cause profonde et les véritables circonstances du malheur rwandais sont hélas plus souvent qu’à leur tour écartées par un barrage d’artillerie rhétorique. Les salves d’accusation trop faciles portent les noms de négationnisme ou de divisionnisme. Les interrogations légitimes, les observations impartiales et les préoccupations critiques doivent céder le pas à “l’histoire officielle et fabriquée”, qui bénéficie de l’imprimatur de Paul Kagame, président du Rwanda. Comme si Kigali voulait se réserver en permanence le pouvoir d’exploiter habilement le complexe de culpabilité d’une partie de sa propre population et de la communauté internationale.
Des questions essentielles
Ces obstacles ne doivent pas nous décourager de continuer à chercher la vérité et à questionner sans œillères l’histoire officielle. Comment est-il possible que tant de Rwandais soient tombés dans le piège de la radicalisation meurtrière ? Qui y avait intérêt? Des plans machiavéliques ont-ils été mis en oeuvre ? Habyarimana était-il responsable ou otage d’un entourage hutu extrémiste ? Qui a commandité les meurtres politiques dans les mois précédant le génocide ? Les plans de déstabilisation forgés avant l’attentat contre l’avion présidentiel du 6 avril visaient-ils déjà l’extermination des Tutsis ? Qui a abattu cet appareil ? Kagame n’aurait-il pas pu mettre fin au génocide plus tôt ? Les Belges et les Français n’auraient-ils pas pu, ensemble, peser davantage sur le processus de paix? Les Américains, les Britanniques, l’Ougandais Museveni, peuvent-ils être mis hors de cause? Quid de l’attitude du Conseil de sécurité et du secrétariat de l’ONU ? Sait-on tout du rôle des Belges ? Est-il vrai que notre politique de tutelle avait déjà semé les graines de la tension ethnique ?
Il existe certes ici et là quelques tentatives louables qui tâchent d’interroger avec franchise le passé récent, et on peut espérer qu’elles se multiplient.
Un rapport coupable de légèreté
Mais je doute fort que le rapport de la commission d’historiens français (le rapport Duclert) nous rapproche beaucoup de la vérité. Je ne peux que souscrire à de nombreuses conclusions de l’étude commandée par le président Macron sur le rôle de la France avant et pendant le génocide. Mon livre sur le Rwanda fourmille en effet d’exemples de décisions et d’initiatives françaises, qui ont souvent mis les Belges et les autres acteurs diplomatiques devant le fait accompli. L’arrogance avec laquelle les troupes militaires françaises se sont souvent comportées ou l’indulgence que la France réservait à de graves violations des droits de l’homme restent choquantes. Mais sur des points essentiels, le rapport se montre coupable de légèreté et d’omissions inexcusables. Contrairement à ce qu’affirme la commission, la France a bel et bien soutenu les accords d’Arusha, qui avaient prévu un ample partage du pouvoir (au point de faire craindre à de nombreux Hutus un retour à la domination ancestrale des Tutsis). Les responsabilités du Front patriotique rwandais (FPR) sont tantôt passées sous silence et tantôt sous-estimées. Le malheur causé par les attaques récurrentes du FPR de 1990 à 1994 contre les centaines de milliers d’agriculteurs en fuite est largement édulcoré.
Mais comme si cela ne suffisait pas les déclarations médiatiques intempestives du président de la commission, le professeur Duclert, tournent en dérision le sérieux scientifique qu’il est censé incarner. Des soi-disant axiomes consacrant l’absence d’antagonisme ethnique dans la société rwandaise traditionnelle, des définitions non étayées telles que la “dictature raciste d’Habyarimana”, et enfin le quitus impeccable accordé au FPR, sont tous considérés comme des acquis indiscutables. Le président de la République aurait tort de se vanter de ce rapport et de s’en inspirer pour la conduite de sa diplomatie rwandaise. De même, je crains que le nombre étonnamment élevé de journalistes, d’universitaires et d’hommes politiques français qui rejoignent aveuglément le chœur de la propagande à Kigali, ne se rendent pas compte qu’ils mettent leur propre crédibilité en jeu.
L’indignation sélective a fait son temps
Ce constat peut sembler dur. Mais n’est-il pas grand temps de nous libérer d’une complaisance paralysante ? Tout comme nous nous montrions sévères à l’égard Habyarimana à l’époque, n’est-il pas temps à présent de demander à Kagame qu’il rende des comptes ? Les réalisations indéniables et louables du “Singapour de l’Afrique centrale” ne peuvent plus être invoquées à tout bout de champ. Surtout s’il s’agit de justifier le silence, l’étourderie ou l’indifférence face aux statistiques aseptisées, aux violations des droits humains et aux actions de déstabilisation dans la région des Grands Lacs, qui s’opèrent sous la responsabilité de l’homme fort de Kigali.
L’année dernière, j’avais écrit un article d’opinion indigné sur le silence de nos médias et de nos politiciens concernant la mort suspecte du chanteur de gospel Kizito, un Tutsi qui avait osé demander que la compassion pour la douleur s’étende également aux Hutus. Plus récemment, une mère tutsi de quatre enfants a très courageusement exprimé publiquement son “ras-le-bol” à propos d’un certain nombre d’abus commis au Rwanda aujourd’hui. Elle a été immédiatement menottée et emprisonnée. Depuis des années, des citoyens sont intimidés ou privés de leur liberté. Certains sont portés disparus, d’autres encore ont été assassinés, que ce soit au Rwanda ou à l’étranger.
Paul Rusesabagina fait actuellement l’objet d’un procès à Kigali. Sachant que la diplomatie du mégaphone n’est pas toujours la seule méthode efficace en la matière, j’ose croire que notre gouvernement gère avec sagesse la défense des droits et intérêts de ce compatriote et que notre Parlement s’engage également dans le débat.
Mais nous ne gagnerons ni compréhension ni respect en agissant de manière trop prudente. L’indignation sélective a fait son temps.
Je me demande d’ailleurs pourquoi le président du Conseil européen, Charles Michel, ne s’est pas exprimé en public à ce sujet après sa rencontre à Kigali avec le chef d’État rwandais, quelques jours après qu’une résolution largement soutenue du Parlement européen ait demandé un procès juste et équitable pour Paul Rusesabagina. Espérons qu’il l’ait fait pendant l’audience.
Je persiste à croire que la discrétion dont s’entoure la diplomatie a ses méthodes et ses raisons. Or, fermer les yeux n’est désormais plus possible. Les agendas et leurs acteurs doivent être démasqués. Tout le monde n’en est pas convaincu, mais beaucoup le sont. Il n’y a pas si longtemps, j’écrivais : “Après tout, ne nous sommes-nous pas trompés au sujet de Paul Kagame et de son Front patriotique rwandais (FPR) ? L’emballage habile et attrayant de nobles revendications (retour des réfugiés, démocratie, partage du pouvoir, droits de l’homme) qui se virent bien accueillies en 1990 par la communauté internationale, dont la Belgique, et par l’opposition interne, a servi à cacher ses véritables intentions : attirer tout le pouvoir à lui et le sécuriser d’une main de fer, donner libre cours aux ambitions interventionnistes au Congo…”
Dix-sept ans plus tard, nous devons continuer à insister sur la gravité du génocide et sur les souffrances indicibles de centaines de milliers de malheureuses victimes. Nous devons continuer à lutter contre la banalisation et la simplification extrêmes, afin que chaque Rwandais, sans distinction aucune, ait le droit de faire le deuil de ses prochains.
Une attitude de compassion authentique guidera également la recherche de la vérité, non seulement pour déterminer dans quelle pièce nous avons été amenés à jouer à l’époque, mais aussi pour nous libérer aujourd’hui des ambiguïtés, des présentations unilatérales et des simplismes polarisants.
We, the children of Felicien Kabuga are greatly discouraged by out father’s deteriorating health and the lack of information that is shared with us by his court-appointed lawyer, Emmanuel Altit.
On 1 April 2021, the Trial Chamber of the United Nations International Mechanism for Criminal Tribunals issued a decision refusing to dismiss Me. Altit as the lawyer for Felicien Kabuga. Felicien Kabuga had requested that Me. Altit be removed because he refused to share information on his medical condition, and the steps he is taking to protect Mr. Kabuga’s interests, with his children.
Donatien Nshimyumuremyi, the eldest son of Felicien Kabuga, said, “Our father’s health has been deteriorating since he arrived in The Hague and his lawyer, Emmanuel Altit, has not been in contact with our father or his children for more than two months, even after he had an accident within the detention unit and had to go through a major surgery. We feel that our father is being held hostage by his lawyer, who refuses to communicate with him or his family and is not defending him in his best interests.”
We have consulted several international criminal lawyers and have been advised that it is possible, with the consent of our father and the Trial Chamber, for our father’s lawyer to share information on his medical condition, and what he is doing about it, with us. The children have been primarily responsible for the care of their father during recent years and it has been very painful to be excluded by someone who is supposed to be looking out for our father’s best interest.
We note with great concern that our father remains hospitalized in The Hague for more than a month and is so weak and confused that the last status conference had to be only through writing because he was not able to appear. That means, as the lawyer had not seen him for a long time that our father is completely excluded from a proceeding deciding about his fate. He appears to be completely unfit to stand trial. To be without an advocate who can provide us proper information about our father, and what is being done to protect his health and rights, has been devastating. We fear that the lawyer is working with the authorities to put our father on trial regardless of his physical and mental conditions and that our father’s and our human rights are being violated.
We ask that the proceedings in our father’s case be conducted with greater transparency and that he be allowed to have a lawyer who he trusts and who we can be sure will look out for his best interests.
On behalf of Félicien Kabuga Family Donatien Nshimyumuremyi
L’actualité en France sur le Rwanda est marquée par la sortie du rapport Duclert pointant « des responsabilités lourdes et accablantes » de la France dans la dérive ayant abouti au génocide des Tutsi en 1994. ». Un groupe de Français d’origine rwandaise et ressortissants rwandais a souhaité alerter les hommes politiques français ainsi que les principales parties prenantes en France souhaite sur la situation actuelle au Rwanda en 2021.
Une Lettre Ouverte a été adressée au président français Emmanuel Macron pour l’informer de l’inquiétude du groupe « face à la dégradation de la situation politique et de l’absence de la Démocratie, de l’Etat de droit et du manque de respect des Droits Humains au Rwanda ».
Cette lettre s’inscrit dans le cadre d’une manifestation globale ayant eu lieu aux quatre coins du monde samedi dernier le 20 mars 2021 : au Canada, aux Etats-Unis, en Argentine, en Afrique du Sud, en Espagne, aux Pays-Bas, en Suisse, en Suède, au Norvège, au Danemark, en Allemagne, en Belgique, au Royaume-Uni et en France. En France les manifestations ont eu lieu à Lyon, à Strasbourg, à Mayotte et sur internet à Paris.
Si la manifestation à Paris n’a pas pu avoir lieu après annonce du confinement, le groupe a pu réunir en 72h, 120 personnes vivant dans 72 villes françaises pour manifester leur soutien en cosignant la Lettre Ouverte. Les noms des personnes qui ont cosigné la lettre ne peuvent pas être divulgués car une partie de ces personnes ont peur de représailles sur leurs familles au Rwanda ou sur leurs propres personnes ici en France et ce d’autant plus que Emmanuel Macron soutient aveuglement le régime dictatorial, autoritaire et sanguinaire de Paul Kagame et son Front Patriotique Rwandais.
De lors la situation est d’autant préoccupante lorsque les citoyens français en viennent à vivre dans un climat de peur ici en France car une partie d’hommes politique français préfèrent fermer les yeux sur les violations des droits fondamentaux d’un régime « raciste » (apartheid mémoriel et ségrégation ethnique, « corrompu » (la richesse rwandaise appartient aux oligarques du FPR) et « violent » (exécutions extra-judiciaires, Mapping Report) » du « président tutsi Paul Kagame ». C’est ce que pourra dire le « rapport Duclert 2 » qui analysera la politique de Macron au Rwanda.
Emmanuel Macron reproche à Mitterrand ce que lui même fait à savoir : fermer les yeux pour garder intact son amitié avec Paul Kagame. A quand le rapport Duclert 2 ?
Il est du devoir du groupe d’alerter Emmanuel Macron, le Quai d’Orsay, les parlementaires, les sénateurs, les ambassades, tous les bailleurs de fond du régime de Paul Kagame et tous les organismes pouvant agir afin d’éviter que le pire ne continue de se reproduire au Rwanda.
Lettre Ouverte au Président français Emmanuel Macron à l’occasion de sa visite annoncée au Rwanda en 2021
Monsieur le Président de la République,
Nous avons l’honneur, Monsieur le Président, de nous adresser à vous afin de vous interpeller sur la situation préoccupante des droits de l’Homme au Rwanda, avant votre visite dans le pays annoncée entre avril et mai 2021 selon Jeune Afrique[1].
Nous sommes un groupe de Français d’origine rwandaise et ressortissants rwandais inquiets face à la dégradation de la situation politique et de l’absence de la Démocratie, de l’Etat de droit et du manque de respect des Droits Humains au Rwanda.
C’est avec des sentiments mitigés que nous accueillons votre visite au Rwanda. Nous ne pouvons que nous réjouir des bonnes relations entre la France et le Rwanda. Néanmoins, nous sommes préoccupés par la realpolitik ignorant les violations des droits fondamentaux, au risque de porter préjudice au peuple rwandais.
Nos préoccupations sont les disparitions, les emprisonnements arbitraires, les assassinats politiques et les exécutions extrajudiciaires qui deviennent de plus en plus fréquents et alarmants au Rwanda.
Le cas que nous souhaitons vous parler en premier est très inquiétant et est l’élément déclencheur de notre mobilisation. C’est le cas d’une mère isolée de 4 enfants, rescapée du génocide et aujourd’hui incarcérée pour avoir dit la vérité et exprimé publiquement son opinion sur sa chaîne YouTube. Elle s’appelle Madame IDAMANGE IRYAMUGWIZA Yvonne. Dans sa prise de parole elle a dénoncé :
La mort par la faim d’une grande partie de rwandais confinés dans leurs maisons, dans le contexte du covid-19, par un système de copier/coller des mesures occidentales qui, hélas, n’accorde aucune aide compensatoire.
La dégradation du système éducatif dont les victimes sont les enfants des classes moyennes et pauvres.
L’abandon des rescapés à leur sort, rappelant qu’elle est rescapée elle-même. Elle en déduisait une sorte d’instrumentalisation du génocide par le gouvernement rwandais qui obtient des fonds et des aides au nom des victimes.
Madame IDAMANGE est actuellement détenue par le Rwanda Investigation Bureau (RIB) qui l’accuse d’incitation au trouble à l’ordre public et du non-respect des mémoriaux de génocide.
Madame IDAMANGE IRYAMUGWIZA Yvonne
L’autre cas récent est celui de Paul RUSESABAGINA, qui a acquis la nationalité belge. Ce héros du génocide dont l’histoire a inspiré le film Hôtel Rwanda pour avoir sauvé plus de 1200 Tutsi, devenu opposant au régime du FPR dont il critique les exactions, a été kidnappé. Enlevé à Dubaï par les autorités rwandaises à l’aide d’un jet privé le 27 août 2020, il s’est réveillé à Kigali où il est actuellement détenu. Dans sa Résolution du 11 février 2021, le Parlement Européen, dont la France est membre, a dénoncé et condamné ce kidnapping.
Troisième cas, celui de Kizito MIHIGO, chanteur-compositeur chrétien. Sa mort est survenue le 17 février 2020 dans un cachot de la police où il était détenu depuis 3 jours. Selon la police il se serait « suicidé » dans sa cellule. Le gouvernement rwandais reste sourd aux nombreux appels d’organismes internationaux des Droits de l’Homme[2] réclamant une enquête indépendante. Les morts suspectes dans les geôles rwandaises, souvent qualifiées de « suicide », sont très fréquentes.
A ces cas nous ajoutons quelques chiffres relevés portant uniquement sur la période 2019 et 2020 pour illustrer la situation, veuillez trouver ci-après :
102[3] personnes ont été victimes des exécutions extrajudiciaires par l’un des nombreux organes qui composent les forces de l’ordre rwandaises.
23 prisonniers politiques tels que Déogratias MUSHAYIDI, Dr Théoneste NIYITEGEKA, Theophille Ntirutwa ou Phocas Ndayizera sont incarcérés dans différentes prisons du Rwanda.
14 personnes, en grande majorité des jeunes, sont portées disparues. La dernière victime est le jeune poète Innocent BAHATI qui dénonçait au travers de son art la mauvaise gestion du pays. On ne l’a plus revu depuis le 7 février 2021, jour où il était parti à un rendez-vous dans le sud du Rwanda. Sa famille ignore le lieu de sa détention.
Ces chiffres non-exhaustifs sont documentés, mais ne reflètent pas malheureusement la réalité du terrain. Beaucoup de rwandais terrassés par la peur n’osent pas parler.
Le cas de Kizito MIHIGO, fondateur de l’Association Kizito Mihigo pour la Paix, est le reflet majeur de l’injustice subie par le peuple rwandais, en particulier les rescapés du Génocide perpétré au Rwanda contre les Tutsi en 1994. Kizito prônait la paix, l’unité et la réconciliation des Rwandais. C’est le message de l’une de ses chansons « Igisobanuro cy’urupfu » (L’explication de la mort), laquelle chanson a été le motif de son arrestation en 2014. Il dénonçait toute sorte de crimes et condamnait la ségrégation mémorielle et ethnique au Rwanda.
Permettez-nous, Monsieur le Président, de vous remettre le livre posthume de Kizito MIHIGO dont le titre, « Rwanda : embrasser la Réconciliation pour vivre en Paix et mourir Heureux » et celui de Judi REVER, journaliste Canadienne, portant le titre « Rwanda, l’éloge du sang ». Livre d’investigation sur les crimes du FPR.
A la lecture de ces ouvrages, vous en apprendrez davantage, avant votre rencontre avec votre homologue rwandais, sur la réalité non édulcorée que vit globalement le peuple rwandais et particulièrement le chemin de croix traversé par Kizito.
Comme l’ont fait 29 députés de la République française dans leur courrier de soutien au Dr Denis MUKWEGE daté du 25 novembre 2020, nous souhaitons également, Monsieur le Président, demander que la France soutienne la création d’un Tribunal Pénal International pour les crimes répertoriés dans le Mapping Report et la lutte contre l’impunité dans la région des grands lacs.
Le 12 octobre 2018[4] , en confiant la Francophonie à Madame Louise MUSHIKIWABO, vous avez fait le pari que cette nomination allait changer et transformer le Rwanda. Vous avez déclaré : « Je ne fais pas partie de celles et ceux qui pensent qu’il faut ….faire des mauvais compromis sur les sujets des Droits de l’Homme ».
Monsieur le Président, en vous alertant, notre démarche a pour but de vous permettre d’atteindre le noble objectif que vous êtes assigné à cette occasion. C’est pour cela que nous vous demandons, lors de votre visite, d’user de tous les moyens en votre possession pour que Madame IDAMANGE recouvre sa liberté et puisse s’occuper de ses enfants. De façon plus générale ce sera, nous osons l’espérer, l’occasion de vous entretenir avec votre homologue sur les Droits Humains et les valeurs fondamentales d’une démocratie.
Au-delà de cette Lettre Ouverte, Monsieur le Président, notre délégation est disponible pour vous rencontrer en vue d’un échange davantage édifiant. Nous vous prions de croire, Monsieur le président de la République, à l’assurance de notre plus haute considération.
Signataires :
En leur qualité des porte-paroles l’initiative Idamange France
Le 26 mars 2021, un rapport de près de 1 200 pages a été remis officiellement à Emmanuel Macron. Il y a deux ans, le président français avait chargé une quinzaine d’historiens, réunis au sein de cette commission présidée par l’historien Vincent Duclert, d’examiner « les archives françaises relatives au Rwanda et au génocide rwandais», entre 1990 à et 1994. L’objectif affiché était d’établir le rôle de la France dans le génocide rwandais.
En attendant d’éplucher le volumineux rapport de 1200 pages, ceci est une réaction à chaud suite à sa présentation qui défraie la chronique depuis le 26 mars 2021.
Coup médiatique
Nous osons qualifier la sortie de ce rapport de “coup médiatique” suite à la façon dont il a été présenté et des réactions à chaud des principaux concernés que sont le Gouvernement français et le régime de Kigali.
D’emblée il a été souligné que le rapport commandité par le président de la France Emmanuel Macron lui a été remis au même moment qu’au régime de Kigali. La dépêche de RFI du 26 mars 202 indique en effet que : “En signe de bonne volonté, le rapport a d’ailleurs été remis aux autorités rwandaises au moment où il était présenté officiellement à Emmanuel Macron.”
On pourrait donc se demander à qui il était destiné en premier. Ensuite, les services du président français Emmanuel Macron ont aussitôt déclaré, toujours d’après RFI :« Nous espérons cette fois que la démarche de rapprochement avec le Rwanda pourra être engagée de manière irréversible », explique-t-on avec en ligne mire, la nomination d’un ambassadeur à Kigali prochainement.”
Dans la foulée, le régime rwandais a réagi, toujours selon RFI : “De son côté, le ministère des Affaires étrangères du Rwanda a salué dans la foulée « un pas important vers une compréhension commune du rôle de la France dans le génocide des Tutsis »’’.
On le voit donc, cette coordination médiatique n’est pas le fait du hasard mais le résultat d’une campagne médiatique savamment menée et coordonnée.
Le côté politicien de ce rapport transparait dans une interview de plusieurs minutes que Vincent Duclert qui présidait cette commission des historiens a accordé à RFI juste après la remise de son rapport au président Macron.
Celui qui, au départ, disait rester dans son rôle d’historien s’est répandu dans des considérations politiques et même s’est permis de donner ses avis et considérations sur des affaires judiciaires encore en cours. L’historien Vincent Duclert a en effet affirmé que le régime du Président Juvénal Habyarimana était “raciste et corrompu” mais sans indiquer si c’est dans les archives françaises qui lui étaient ouvertes dans le cadre de la commission qu’il a trouvé ces affirmations ou si c’était son point de vue personnel. Plus grave, il a prétendu que l’avion qui transportait le Président du Rwanda et son homologue du Burundi et leurs suites et qui fut abattu le 06 avril 1994, acte considéré comme “élément déclencheur du génocide” avait été abattu par des “extrémistes hutu” qui trouvaient Habyarimana trop mou. Ceci au moment où ces mêmes “extrémistes hutu” n’ont jamais cessé de demander, même quand ils étaient jugés par un tribunal de l’ONU le TPIR sis à Arusha en Tanzanie, que cet attentat fasse l’objet d’une enquête et que ces auteurs soient jugés, mais en vain. Le TPIR leur répondait en effet que la date du 06 avril 1994 n’entrait pas dans la période pour laquelle il avait le mandat, période qui va du 01 janvier au 31 décembre1994 comme le précisait la Résolution 955 du 8 novembre 1994 créant le TPIR.
Bien plus, les familles des trois citoyens français membres de l’équipage de cet avion et qui ont trouvé la mort dans cet attentat demandent, depuis 27 ans, à la Justice française de leur donner justice, mais le Ministère Public de France fait du forcing pour qu’un non-lieu soit définitivement prononcé pour cette affaire de l’attentat du 06 avril 1994. Quand Vincent Duclert affirme que ce seraient les “ extrémistes hutu“ qui auraient commis cet attentat terroriste, maintenant qu’ils sont démunis, sans défense et apatrides, on ne comprend pas comment la France rechignerait à les juger pour ce crime surtout que des citoyens français aussi en furent des victimes.
L’historien évoque aussi le cas du Capitaine Barril mais on ne voit pas en quoi les actes de cet officier qui n’était plus sous les drapeaux pourraient engager la responsabilité de la France comme il le prétend.
Délicate opération politique franco-française
La lecture de la formulation des conclusions auxquelles est arrivée cette commission Duclert permet de saisir la portée politique de cette entreprise.
La France ne serait pas complice du génocide commis au Rwanda. Mais “La France porte des «responsabilités lourdes et accablantes » dans les évènements qui ont abouti au génocide des Tutsis en 1994, selon les conclusions du rapport.”
Mais cette responsabilité est à mettre sur le dos du seul ancien Président François Mitterrand. C’est astucieux. Sachant que le Parti socialiste de François Mitterrand a éclaté. Ce faisant, Macron récupère les socialistes anti-mitterrandiens genre Bernard Kouchner ou Raphael Glucksmann, … mais sans s’aliéner l’aile socialiste qui comptera tout de même dans la balance électorale dans les perspectives de 2022.
Du même coup, en faisant tout endosser au disparu Président Mitterrand qui, en 1994, était en cohabitation avec la droite, Macron évite de heurter les anciens membres du Gouvernement Balladur qui se trouvent être actuellement ses alliés objectifs (Sarkozy, De Villepin,…) dont il aura besoin en 2022. Il ménage aussi ceux de la droite non complexée qui n’admettraient pas que l’honneur de la France soit sacrifié sur l’autel de la réconciliation avec le régime tutsi du Rwanda, comme Alain Juppé.
Enfin. il se garde de heurter la hiérarchie de la “Grande muette”, l’Armée française qui est convaincue d’avoir accompli ses missions dans l’honneur et l’abnégation au Rwanda malgré les calculs des politiciens.
Risques
En cédant aux pressions du régime de Paul Kagame mais sans trop céder, le président français Emmanuel Macron risque de se retrouver dans une position plus inconfortable que celle dont il a hérité en 2017. Fort de son coup, le régime du FPR va faire monter les enchères en exigeant que des personnalités politiques et militaires nommément citées soient traduites en justice pour : “complicité de génocide”. Et pour avoir reconnu la responsabilité de François Mitterrand, le régime du FPR de Paul Kagame va demander à la France des réparations que même les plus puissants ordinateurs du monde ne sauraient chiffrer.
Que retenir de cette histoire pour l’Histoire?
Nous, nous retiendrons seulement que quand une puissance moyenne s’engage dans une guerre aux côtés d’un allié, quand cet allié perd la guerre, les conséquences et surtout l’humiliation de la défaite se répercutent aussi jusque chez cette puissance. La France s’était engagée à soutenir le régime républicain et démocratique agressé par les descendants des féodo-monarchistes membres de l’Armée régulière de l’Ouganda. En acceptant et même en hâtant la défaite de son allié d’alors, elle doit boire la tasse jusqu’à la lie tant que le régime féodo-monarchique restauré au Rwanda en 1994 règnera dans ce pays. Quant à Vincent Duclert et consorts, ils ne sont que des pièces de ce puzzle politico-médiatique.
With all rumors about Kagame’s life concerns, the whole world is watching the Rwanda’s leader who was not seen in public since 2020. He did not attend all presidential meetings and, instead, was seen in virtual gatherings. This was interpreted by observers as a way to hide the fragile health status of the President. Some argue that a 3-D mask was engineered and could be put up by any person to replace Kagame without raising questions. In January,2021; a Rwandan woman, IDAMANGE Iryamugwiza Yvonne, declared that President Paul KAGAME is dead since long, that Rwandans are led by a corpse, before calling on Rwandans to meet at President’ office to take out the cadaver. She was second to talk clearly about Kagame’s “death” after Rev Father Thomas NAHIMANA who confirmed detaining same information. The president’s office could neither confirm nor deny the information. Rather, Mrs IDAMANGE was arrested and charged of many allegations except the one to have declared Kagame dead! The US President has just invited 40 world leaders without Kagame, a very first event of such a caliber that will be missed by the Rwandan President in 27 years. This will only fuel more concerns about Kagame’s whereabouts.
President Biden Invites 40 World Leaders to Leaders Summit on Climate
Today, (March 26th 2021) President Biden invited 40 world leaders to the Leaders Summit on Climate he will host on April 22 and 23. The virtual Leaders Summit will be live streamed for public viewing.
President Biden took action his first day in office to return the United States to the Paris Agreement. Days later, on January 27, he announced that he would soon convene a leaders summit to galvanize efforts by the major economies to tackle the climate crisis.
The Leaders Summit on Climate will underscore the urgency – and the economic benefits – of stronger climate action. It will be a key milestone on the road to the United Nations Climate Change Conference (COP26) this November in Glasgow.
In recent years, scientists have underscored the need to limit planetary warming to 1.5 degrees Celsius in order to stave off the worst impacts of climate change. A key goal of both the Leaders Summit and COP26 will be to catalyze efforts that keep that 1.5-degree goal within reach. The Summit will also highlight examples of how enhanced climate ambition will create good paying jobs, advance innovative technologies, and help vulnerable countries adapt to climate impacts.
By the time of the Summit, the United States will announce an ambitious 2030 emissions target as its new Nationally Determined Contribution under the Paris Agreement. In his invitation, the President urged leaders to use the Summit as an opportunity to outline how their countries also will contribute to stronger climate ambition.
The Summit will reconvene the U.S.-led Major Economies Forum on Energy and Climate, which brings together 17 countries responsible for approximately 80 percent of global emissions and global GDP. The President also invited the heads of other countries that are demonstrating strong climate leadership, are especially vulnerable to climate impacts, or are charting innovative pathways to a net-zero economy. A small number of business and civil society leaders will also participate in the Summit.
Key themes of the Summit will include:
Galvanizing efforts by the world’s major economies to reduce emissions during this critical decade to keep a limit to warming of 1.5 degree Celsius within reach.
Mobilizing public and private sector finance to drive the net-zero transition and to help vulnerable countries cope with climate impacts.
The economic benefits of climate action, with a strong emphasis on job creation, and the importance of ensuring all communities and workers benefit from the transition to a new clean energy economy.
Spurring transformational technologies that can help reduce emissions and adapt to climate change, while also creating enormous new economic opportunities and building the industries of the future.
Showcasing subnational and non-state actors that are committed to green recovery and an equitable vision for limiting warming to 1.5 degree Celsius, and are working closely with national governments to advance ambition and resilience.
Discussing opportunities to strengthen capacity to protect lives and livelihoods from the impacts of climate change, address the global security challenges posed by climate change and the impact on readiness, and address the role of nature-based solutions in achieving net zero by 2050 goals.
Further details on the Summit agenda, additional participants, media access, and public viewing will be provided in the coming weeks.
The President invited the following leaders to participate in the Summit:
Prime Minister Gaston Browne, Antigua and Barbuda
President Alberto Fernandez, Argentina
Prime Minister Scott Morrison, Australia
Prime Minister Sheikh Hasina, Bangladesh
Prime Minister Lotay Tshering, Bhutan
President Jair Bolsonaro, Brazil
Prime Minister Justin Trudeau, Canada
President Sebastián Piñera, Chile
President Xi Jinping, People’s Republic of China
President Iván Duque Márquez, Colombia
President Félix Tshisekedi, Democratic Republic of the Congo
Prime Minister Mette Frederiksen, Denmark
President Ursula von der Leyen, European Commission
President Charles Michel, European Council
President Emmanuel Macron, France
President Ali Bongo Ondimba, Gabon
Chancellor Angela Merkel, Germany
Prime Minister Narendra Modi, India
President Joko Widodo, Indonesia
Prime Minister Benjamin Netanyahu, Israel
Prime Minister Mario Draghi, Italy
Prime Minister Andrew Holness, Jamaica
Prime Minister Yoshihide Suga, Japan
President Uhuru Kenyatta, Kenya
President David Kabua, Republic of the Marshall Islands
President Andrés Manuel López Obrador, Mexico
Prime Minister Jacinda Ardern, New Zealand
President Muhammadu Buhari, Nigeria
Prime Minister Erna Solberg, Norway
President Andrzej Duda, Poland
President Moon Jae-in, Republic of Korea
President Vladimir Putin, The Russian Federation
King Salman bin Abdulaziz Al Saud, Kingdom of Saudi Arabia
Prime Minister Lee Hsien Loong, Singapore
President Matamela Cyril Ramaphosa, South Africa
Prime Minister Pedro Sánchez, Spain
President Recep Tayyip Erdoğan, Turkey
President Sheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan, United Arab Emirates
Discours historique et prophétique de Mme Yvonne Idamange Iryamugwiza traduit librement et écrit en français
Madame Yvonne Iryamugwiza Idamange
60 ans après la révolution rwandaise de 1959, une deuxième révolution est déclenchée par le discours historique et prophétique de Mme Yvonne Idamange Iryamugwiza. C’était le 31 Janvier 2021, en deux semaines seulement, son discours sur sa chaine YouTube a battu tous les records rwandais avec plus de 200 000 visionnements. Pour le monde entier et pour les amis du Rwanda francophones, il me fait un grand plaisir de traduire en français le discours intégral de Mme Yvonne IryamugwizaIdamange.
Discours historique et prophétique de Mme Yvonne Idamange Iryabagwiza traduit librement et écrit en français par Jotham Rwamiheto, vivant à Montréal, au Canada.
Bonjour Mesdames et Messieurs, les Rwandais. Je suis heureuse d’avoir cette opportunité d’interagir avec vous. Mais permettez-moi d’abord de me présenter, car il est bon que les gens se connaissent avant d’entretenir une conversation. Ce n’est pas bien que je vienne simplement et que je commence à vous parler sans me présenter à vous.
Je suis Idamange Iryamugwiza Yvonne, je reste dans la ville de Kigali, dans le district de Gasabo dans le secteur de Kimironko, je suis rwandaise. Dans ma vie ordinaire, je suis née dans le district de Kamonyi, dans la province du sud, dans le secteur de Rugarika, appelé communément Kigezi. C’est là que j’ai fait mes études primaires. J’ai ensuite poursuivi mes études secondaires à Kansi, à Butare, et j’ai obtenu mon diplôme de l’ECOS Musambira. C’est là que j’ai terminé mes études secondaires. J’ai poursuivi mes études universitaires à Kigali Institute of Management (KIM), et j’ai fait mon Master à l’ULK. Je suis parent et mère de 4 enfants.
Je voudrais vous parler en tant que mes compatriotes rwandais, et en tant qu’une femme rwandaise qui aime mon pays et qui lutte pour la fierté de mes compatriotes rwandais.
Il y a quelques points clés sur lesquels je voudrais me concentrer maintenant pendant que je vous parle, je souhaite que nous abordions beaucoup de choses mais je ne peux pas tout finir en même temps. Il y a des points clés que je veux vraiment que nous abordions :
Le premier point dont je souhaite que nous parlions est celui du droit de vivre.
Le deuxième point concerne l’éducation au Rwanda.
Le troisième point concerne la liberté religieuse pour les Rwandais.Le quatrième point, qui sera probablement le dernier, est de savoir si nous, lesRwandais, ne sommes pas conduits comme des moutons sans berger!Permettez-moi de commencer par le premier point sur le droit de vivre tel qu’il est nécessaire à un être humain. Peut-être que beaucoup pourraient se demander pourquoi je vous parle du droit de vivre comme si nous ne vivions pas. Il y a vivre juste en faisant semblant de vivre, mais il y a aussi vivre en vivant comme il faut. Dans le droit de vivre que nous avons en tant qu’humains, il y a le droit que nous avons obtenu de Dieu, qu’aucun être humain ne devrait nous en empêcher. Disons par exemple le droit de respirer. C’est seulement Dieu qui nous donne l’oxygène que nous respirons. Personne ne peut vous empêcher de respirer, à part Dieu qui vous a donné ce droit.Maintenant, comme je choisis qu’on parle du droit de vivre comme il faut, dans notre pays, c’est parce qu’il y a longtemps qu’on a des problèmes, c’est même partout dans le monde, liés à la pandémie de coronavirus, mais très souvent, pour nous Rwandais, nous ne parvenons pas à y faire face. Comme juste pour la première fois, nous exhortons automatiquement les citoyens à rester chez eux. Demander aux gens de rester à la maison pendant que les gens ne se sont pas préparés, nous pouvons le comparer à une pluie qui tombe soudainement alors que les gens n’ont vu aucun signe qu’il va pleuvoir.Seul le Conseil du Cabinet a lieu et ils décident du jour au lendemain que tous les Rwandais doivent rester chez eux. De telles décisions sont prises tard dans la nuit, lorsque certaines personnes dorment déjà, ont des programmes le matin, le jour suivant. Lorsqu’elles se réveillent, elles se rendent compte que tous les programmes ont changé. Ces décisions sont prises alors qu’il y a des citoyens qui n’ont pas pris le temps de collecter des fonds, et qui n’ont par la suite, pas même un sous à la maison pour s’occuper de la famille. Ces décisions sont prises tard dans la nuit.A vrai dire, je ne suis pas venu ici pour m’opposer au fait que les Rwandais doivent lutter contre le coronavirus. Non, c’est une pandémie qui est réelle, je l’accepte, mais ce que je demande à notre gouvernement du Rwanda, c’est que, nous soyons capables de lutter contre le coronavirus et le gérer avec succès, au lieu de le laisser nous gérer, nous pousser à rester cachés chez nous, nous faire vivre sous pression; et tout d’un coup, la vie des citoyens s’arrête à cause du coronavirus.
Il est vrai que je suis d’accord avec le fait de se laver les mains et de respecter les mesures de distanciation sociale et de ne pas se disperser partout, mais sans toutefois oublier la vie des Rwandais. Si le Conseil du Cabinet décide que les Rwandais doivent rester chez eux en ignorant qu’il y a des Rwandais qui n’ont pas à manger, en ignorant que les Rwandais trouvent de quoi manger parce qu’ils sont sortis travailler, ce citoyen dont vous vous occupez face au coronavirus va mourir de faim. Quelle est l’importance de cela? Vous dites que vous nous aidez, vous aidez les citoyens lorsque vous les incitez à rester chez eux, que leur donnez-vous? La farine amère pourrie? Laissez-moi vous dire qu’ils ne peuvent même pas faire du foufou (patte de maïs) avec cette farine. Au lieu de cela, ils font la bouillie parce qu’il leur a été impossible de faire une patte.
Pensez-vous vraiment que vous aidez ces citoyens ou que c’est la punition? Vous leur donnez un kilogramme de haricots, un kilogramme qu’ils vont avoir du mal à cuisiner. Ils vont devoir acheter du charbon de bois de 2000 RWF pour cuire 1 kg, aidez- vous vraiment ces citoyens ou vous les envoyez simplement rester à la maison? Qu’ils survivent ou meurent, vous ne vous en souciez pas.
Chers gestionnaires, ces denrées alimentaires que vous donnez aux Rwandais, cette farine de maïs, ces haricots, y a-t-il quelqu’un parmi vous qui peut les rapporter à la maison et nourrir la famille avec? Il est nécessaire que nous prenions des décisions en tenant compte de la vie des
Tous les Rwandais n’ont pas les mêmes normes de vie. Par conséquent, il n’est pas juste que l’Europe décide d’exhorter ses citoyens à rester chez eux, l’Amérique pareil et le Rwanda fait de même sans leur donner les moyens de subsistance de base. Lorsque ces pays obligent leurs citoyens à rester chez eux, ils les nourrissent. Aucun citoyen ne peut mourir de faim. Peut-être que certains d’entre vous ne seront pas d’accord avec cela. Par exemple, j’ai entendu le ministre SHYAKA dire: «Je préfère mourir de faim que de mourir de coronavirus». Mais Monsieur le ministre, quand pensez-vous que la faim vous tue, vraiment? Vous êtes le ministre, votre salaire mensuel est toujours là, que vous travailliez ou non, que vous incitiez les citoyens à rester à la maison ou non, votre salaire est là. Quand la faim vous tuera-t-elle? Vous ne faites du mal aux citoyens qu’en disant que vous préférez mourir de faim plutôt que de mourir de coronavirus.
D’autres fois, vous dites que même les vendeurs qui passent du temps à se déplacer avec des paniers sur leurs épaules, nous devons les exhorter à rester à la maison, mais Ministre SHYAKA, laissez-moi vous demander, car vous n’êtes pas né à New York mais êtes né ici au Rwanda, comme nous tous. Ignorez-vous qu’un citoyen ordinaire doit courir avec un panier sur l’épaule pour survivre? S’il n’est pas en mesure de ramasser de la nourriture dans le magasin à la maison, ou d’acheter de la nourriture avec une voiture comme vous le faites, ils doivent se déplacer avec un panier sur l’épaule pour survivre car c’est ainsi que leur style de vie est, et nous ne pourrons jamais vivre le même style de vie.
Le Rwanda n’est pas seulement un pays de riches, mais c’est plutôt un pays de riches et de pauvres. Nous devons avoir les mêmes droits. Les deux paquets de bananes dont vous parlez, ce n’est que ce qu’ils ont pu obtenir. S’ils ont pu l’obtenir, il y en a même d’autres qui n’ont pas pu l’obtenir; qui dorment à la maison, mourant de faim. La raison pour laquelle vous le mentionnez est que vos enfants ont mangé, c’est parce que vous n’avez jamais ressenti la faim dont vous parlez.
On demande à ces gens ordinaires, quand ils sortent, où ils vont, mais vous, personne ne vous demande où vous allez. C’est pourquoi vous sous-estimez les problèmes des Rwandais. Ce sont des mots frustrants pour les Rwandais, ce ne sont pas les mots d’un leader qui défend les Rwandais, vous le prononcez alors qu’il y en a beaucoup qui ont faim et n’ont aucune issue.
Par conséquent, pour cette question d’exhorter les Rwandais à rester à la maison, moi en tant que Rwandaise qui ose prendre la parole, car je sais qu’il y en a tellement qui souhaitent dire quelque chose mais qui ont peur, moi en tant que Rwandaise qui a surmonté la peur, je demande le gouvernement rwandais d’ouvrir les portes afin que nous sortions et travaillions, que nous prenions soin de nous-mêmes sans dépendre de petites quantités de nourritures que vous nous donnez, qui ne sont même pas reçues par tout le monde.
Nous vous demandons vraiment de nous ouvrir les portes afin que nous vivions chez nous et que nous sortions. Comme vous le Ministre SHYAKA, je continue de vous parler, je vous ai entendu dire aux gens de faire du sport à la maison et de ne pas sortir. SHYAKA, qui vous a dit que tous les citoyens restent dans leurs propres concessions? Il y a des citoyens qui n’ont pas leurs propres terrains assez grands pour pratiquer le sport à l’intérieur. Et si le coronavirus vient et attaque les gens par les zones respiratoires, pourquoi nous empêchez-vous de respirer? Ces personnes vont être victimes d’autres maladies parce qu’elles sont obligées de rester à la maison.
Vous obligez les gens à rester à la maison pendant que leurs affaires vont mal, ils ont dépensé beaucoup d’argent, ils doivent beaucoup d’argent aux banques, demain les banques fonctionneront après; vous, en tant que gouvernement, vous n’avez jamais empêché l’Autorité fiscale du Rwanda de collecter des impôts. Les gens continuent de payer des impôts, ils doivent payer des loyers pour les espaces qu’ils louent, et les banques viendront demain prendre leurs biens en raison de prêts impayés. Comment pourront-ils dormir s’ils sont enfermés chez eux en attendant le coronavirus?
Il y a une vie minimale de base que vous devez respecter pour laisser les gens vivre. Vous prenez des décisions qui ont été prises par l’Europe pour inciter les gens à rester chez eux parce qu’ils sont capables de les nourrir et vous faites de même ici au Rwanda!
Nous avons notre propre style de vie, nous savons comment nous vivons, c’est très différent du style de vie des Européens, encore une fois, nous devons nous rappeler que nous ne sommes plus sous leur colonisation. Nous devons tous savoir que nous ne sommes plus colonisés de telle manière qu’ils décident de prendre des décisions et que nous les mettons en œuvre ici. S’il en est ainsi, la démocratie pour laquelle nous nous battons n’aurait aucune valeur.
En ce qui me concerne, en tant que Rwandaise qui aime le Rwanda mon pays, je voudrais vous demander, au nom de mes autres rwandais, de nous permettre de sortir. Si ce n’est pas le cas, les gens mourront de dépression. Ils rentreront chez eux, dormiront et réfléchiront aux problèmes causés par le confinement et mourront de dépression et de crises cardiaques.
Nous savons que le coronavirus est une vraie maladie, mais s’il vous plaît, n’en faites pas un jeu, pardonnez-nous. Le coronavirus n’est pas la seule maladie pandémique qui éclate ici au Rwanda. Il y a eu d’abord le cancer, il y a eu de nombreuses maladies qui ont tué beaucoup de gens, il y a eu le sida qui a coûté la vie à de nombreuses personnes, mais il n’y a jamais eu de verrouillage. S’il vous plaît, ouvrez-nous des portes pour que nous sortions, travaillions, prenions soin de nos familles et luttions contre le coronavirus. Je vous en prie, pardonnez-nous, arrêtez de nous mettre dans ces prisons pour des faits pour lesquels vous ne nous dites jamais les crimes que nous avons commis.
Nous ne pouvons pas oublier qu’il y a beaucoup de familles que vous avez séparées. Il y a des gens qui sont partis en province, il y en a d’autres qui sont venus dans la ville de Kigali alors qu’ils voulaient rentrer chez eux. Ces personnes ont été séparées de leurs familles et c’est leur droit de vivre avec les leurs. Je vous en prie, ne sous-estimez pas ce droit de la famille. Et veuillez considérer toute cette période de perte et baisser toutes les taxes pour que les gens aient le temps de travailler, de reconstruire leur entreprise et ensuite de payer des impôts. Dire à quelqu’un de fermer l’entreprise à 18 heures avant le verrouillage, puis de lui dire plus tard de payer toutes les taxes, d’où vont-ils obtenir de l’argent? S’il vous plaît, prenez cela en compte et arrêtez de dire qu’il y a eu un Conseil du Cabinet et que de telles décisions ont été prises, décisions selon lesquelles tous les citoyens doivent rester à la maison, ce que vous nous dites d’ailleurs avec beaucoup d’arrogance et d’humiliation à notre égard. Dites-le-nous plutôt en tant que Rwandais, en tant que pays fondé sur la démocratie.
Notre souhait est la justice. Nous souhaitons vivre de manière à ce que chacun ait le droit de vivre. Ce point, je pourrais continuer à en parler, mais ce que nous souhaitons, c’est que vous nous ouvriez les portes pour que les gens sortent et travaillent et puissent vivre, et ne dépendent pas seulement des articles que vous nous donnez, que vous ne pouvez pas consommer vous-mêmes et ne peuvent même pas atteindre tous les citoyens pour que les Rwandais ne meurent pas de faim.
Un autre point que je vais mentionner concerne l’éducation au Rwanda. C’est le deuxième point. Mesdames et messieurs Rwandais, je n’ai pas peur d’en parler parce que je vous ai dit que je n’avais pas peur. Je n’ai pas peur des armes à feu, car j’ai dit que j’avais une arme ici : ma Bible. Je n’ai donc pas peur des armes à feu.
Laissez-moi vous dire que le problème de l’éducation ici au Rwanda est très préoccupant. Et la principale raison pour laquelle il est inquiétant, est qu’il effraie une partie de la population alors que l’autre ne l’est pas. La partie qui n’est pas inquiète est celle qui a le pouvoir.
Quand nous parlons d’éducation au Rwanda, de nombreuses personnes souffrent au plus profond de leur cœur parce que le secteur de l’éducation est mort il y a longtemps, pas aujourd’hui. Il est mort le jour où quelqu’un s’est réveillé et a décidé, si c’est à partir de leurs rêves ou de leurs pensées que maintenant j’annule la langue française, maintenant les élèves seront éduqués en anglais. C’était une menace très forte pour l’éducation. Ce n’est pas parce que nous ne voulions pas connaître l’anglais parce que nous savons qu’il est susceptible de devenir la première langue internationale. Non, mais une langue ne doit pas être annulée du jour au lendemain. C’est un processus. Car, annuler une langue dans les écoles, alors que même les enseignants susceptibles d’enseigner la nouvelle langue ne la connaissent pas, honnêtement qui étaient les Rwandais qui ont pu utiliser l’anglais lorsque le français a été annulé? Qui étaient les professeurs capables d’enseigner l’anglais dans les écoles? Il n’y en avait pas.
C’est ainsi que des Ougandais, des Kenyans et d’autres étrangers sont venus dans notre pays et ont eu un impact négatif sur l’éducation de nos enfants, parce qu’ils n’avaient aucun esprit patriotique pour aimer notre pays et qu’ils n’étaient pas obligés de le faire. Ils leur apprenaient simplement ce qu’ils voulaient, sans se soucier qu’ils comprennent ou non. Ces enseignants n’enseignaient que dans des écoles internationales en leur payant beaucoup d’argent, pas dans les écoles publiques. Ainsi, nous pourrions réaliser que le secteur de l’éducation est paralysé. Un citoyen a sa propre façon d’enseigner aux enfants du pays, car ils décident de leur inculquer des connaissances pour les préparer à ce qu’ils viendront demain pour le développement du pays, mais un étranger vient juste pour l’argent. C’est la seule raison pour laquelle ils viennent.
Vous trouvez un Ougandais enseignant la géographie du Rwanda, où la connaît-il? Un enfant vous dira qu’il a fait de la géographie et qu’il a obtenu son diplôme sans même pouvoir vous dire une culture qui est cultivée dans son pays parce qu’il a été formé par un ougandais ou tout autre étranger. Ils sont venus et ils enseignent l’histoire du Rwanda, où la connaissent-ils? Simplement parce que ce sont eux qui connaissent cette langue. Nous n’allons pas nous attarder sur ce point, mais ce que je voulais vous dire, c’est que le secteur de l’éducation est mort il y a longtemps. Au Rwanda, il est mort il y a longtemps.
Un ministre peut être nommé et remplacé, il y a même ceux qui sont restés moins d’un an. Un ministre est nommé et apporte son propre système, un autre est nommé et apporte le sien, tout cela étant appliqué à la jeunesse rwandaise et à son intelligence. Le secteur de l’éducation est devenu un terrain de jeu et vous avez oublié que vous jouez sur la jeunesse du Rwanda. Un pays qui n’a pas d’enfants n’a aucune chance de se développer et vous oubliez que la jeunesse est le Rwanda de demain. Vous avez oublié que vous qui faites cela vieillissez et que les jeunes avec lesquels vous jouez sont ceux qui viendront vous remplacer et développer le pays.
Le secteur de l’éducation est en train de mourir, et la raison en est que les enfants des leaders n’étudient pas ici, ceux qui parlent pour les autres font ce que j’ai mentionné ci- dessus et envoient leurs enfants étudier à l’étranger. Lorsqu’ils obtiennent leur diplôme, ils les inscrivent dans de bonnes écoles avec des systèmes internationaux et ce secteur éducatif ne les concerne pas car leurs enfants n’y sont pas formés.
Mais les dirigeants, laissez-moi vous dire que c’est une mauvaise habitude de ne pas aimer votre patrie, c’est une mauvaise habitude de ne pas aimer les citoyens et de savoir comment leur donner ce qu’ils méritent.
Une autre chose que je voudrais vous dire sur l’éducation est que nos enfants vont passer 2 ans à la maison. Depuis l’épidémie de coronavirus, la première action a été la fermeture des écoles. Une année entière s’est écoulée, les enfants du pays étant à la maison, tandis que d’autres enfants qui sont dans les systèmes internationaux étudient et avancent dans les classes sans difficulté. Mais les enfants qui sont dans le système rwandais, récemment, nous étions fiers de l’ouverture de l’école, mais dans moins de deux mois, l’école a fermé. Récemment, il y a eu une annonce aux parents pour se préparer à l’ouverture des écoles le 18, ceux de l’école primaire qui n’avaient pas encore commencé, les parents se sont préparés et ont vendu tout ce qu’ils avaient, d’autres ont emprunté de l’argent et sont allés payer les frais de scolarité, les uniformes scolaires, ils sont allés acheter du matériel scolaire, et la date de la reprise de l’école qui était le 18, à la même date le 18 janvier, c’est à ce moment-là qu’ils ont annoncé la fermeture de toutes les écoles même celles qui fonctionnaient. Pouvez-vous imaginer à quel point cela a blessé un parent qui avait fait toutes ces dépenses pour un enfant mais qui est maintenant assis à la maison avec l’enfant! Dirigeants, vous devriez réfléchir à la souffrance des parents qui restent à la maison pendant deux ans avec des enfants, pensez-vous aux conséquences futures sur ces enfants ou sur ceux qu’ils ont déjà subis?
L’année dernière, il y a eu un très grand nombre de filles qui avaient eu des grossesses non désirées pendant la période de confinement. Je ne sais pas si Mme Janet Kagame a déjà entendu parler de ces chiffres parce que j’ai entendu dire que dans ses initiatives, elle a une institution pour défendre les filles, pour les aider à avancer. Je la voyais s’occuper de tels travaux si je ne me trompe pas . Mais ce ne sont pas des choses que vous faites de manière formelle et que vous montrez aux Nations que vous préconisez pour les filles, y a-t-il quelque chose que vous avez préparé pour ces filles Mme Janet Kagame? Je vous parle personnellement, je ne sais pas si vous nous ferez un retour, mais même s’il n’y aurait pas , j’aimerais que vous y réfléchissiez, et j’espère que vous ferez quelque chose pour elles, car, maintenant ce qui a suivi c’est que vous les avez ramenés à la maison, et même ceux qui n’avaient pas accouché vont probablement accoucher ou même ceux qui avaient accouché vont retomber enceintes, et cela parce que les enfants rwandais n’étudient pas. Des enfants qui ont déjà acquis l’habitude de travailler pour de l’argent, est-ce que ces enfants vont retourner à l’école, respecter l’enseignant et suivre les cours de manière humble car vous savez qu’étudier est un défi et pas quelque chose à prendre pour acquis? Veuillez penser à cela.
Il y a des enfants en âge de commencer l’école maternelle qui sont à la maison, il y en a d’autres qui étaient à l’école maternelle qui sont maintenant à la maison, et nous savons tous qu’au Rwanda, le nombre d’enfants surtout dans les écoles publiques augmente très rapidement, qu’est-ce que vous allez faire avec ces enfants? Allez-vous obliger certains enfants d’âge scolaire à rester à la maison, allez-vous les mettre dans les mêmes classes? Je ne sais vraiment pas comment vous allez gérer cette situation, mais en tant que parents et Rwandaise qui aiment le Rwanda, nous souhaitons que vous nous expliquiez clairement comment vous envisagez de résoudre ce problème.
Aujourd’hui Kigali est dans le confinement, en provinces les élèves étudient, comment vont-ils passer le test national? Allez-vous préparer un test national pour les provinces et un autre pour la ville de Kigali? Ou allez-vous laisser les enfants étudier et terminer leurs études et leur donner des certificats? Vous devez nous expliquer clairement comment vous allez gérer cette situation sans utiliser l’expression «nous verrons comment la gérer» car cette expression comporte beaucoup de choses, qui peuvent être positives pour les parents, sans oublier qu’elles pourraient même être négatives et avoir des conséquences sur nos enfants. Expliquez-nous comment vous allez le gérer. Ces enfants qui sont à l’école alors que d’autres ne le sont pas, vont-ils passer les examens ensemble? Vont-ils avoir le même programme ou il y aura un changement au Rwanda et nous aurons un programme provincial et un programme pour la ville de Kigali?
Merci, mais je demanderais à nos dirigeants de nous aider à comprendre ce défi lié à l’éducation, car l’éducation au Rwanda a été comme un terrain de jeu, veuillez cesser de jouer sur l’éducation de nos jeunes, car vos enfants étudient sans difficulté, veuillez patienter et aidez-nous.
Permettez-moi de terminer ici ce point de l’éducation, mais je ne peux pas conclure sans mentionner les enfants rwandais qui sont dans l’ internat jusqu’à aujourd’hui. Il y a des enfants qui sont allés dans les provinces qui sont dans des internats et ils sont nombreux et il y a même ceux qui sont dans des internats à Kigali. Chers Rwandais, ces enfants ont été comme ceux qui ont commis des crimes, ils sont comme ceux qui sont en prison et ils ont été séparés de leurs parents. Dirigeants, vous avez oublié les droits de la famille, vous avez oublié que les enfants ont besoin de connaître les nouvelles de leurs familles, vous avez ignoré que les parents ont besoin de connaître les nouvelles de leurs enfants, imaginez par exemple si nous vous prenons Ministre ou Janet, mettez-vous à la place des parents qui ont des enfants en internat. Si vous deviez être emmené et séparé de vos enfants, s’ils ont été placés dans un internat et que vous n’êtes pas autorisé à aller leur rendre visite, vous ne savez pas comment votre enfant a été, et quand vous demandez, ils vous disent que votre l’enfant est là, seulement ça.
Sur le même point que nous avons abordé, celui de nous garder à la maison et de porter des masques là où ce n’est pas nécessaire, nous pourrions ajouter un autre problème, celui du vaccin. Il existe actuellement un vaccin qui existe déjà dans notre pays, de telle sorte que certaines personnes sont déjà venues se faire vacciner. Il s’agit notamment du personnel médical, des personnes âgées et des personnes souffrant de maladies chroniques. Nous ne nous opposons pas au vaccin, je ne viens même pas ici pour vous interdire d’accepter la décision parce que la maladie est là, je l’accepte, mais il y a quelque chose à quoi nous devons faire attention. Les vaccins dans la vie ordinaire ont une période de test suffisante pour qu’ils n’aient pas de conséquences sur ceux qui vont les utiliser.
Mesdames et Messieurs, ce n’est que moins d’un an que ces vaccins contre le coronavirus ont été fabriqués et testés si l’on considère l’heure à laquelle le coronavirus a éclaté. Ensuite, être envoyé dans notre pays et mis en œuvre automatiquement, je pense que c’est effrayant pour tout Rwandais réfléchi, car, même ceux qui nous l’ont envoyé, c’est comme s’ils ne lui faisaient pas confiance, ils ne croient pas en la façon dont cela fonctionne, ils ne connaissent pas ses conséquences.
Un autre aspect qui fait peur c’est la façon dont cela se fait si rapidement. Depuis longtemps, il y a eu des maladies comme le diabète, le sida, le cancer, ils n’ont jamais cherché un vaccin de manière urgente, mais le vaccin contre le coronavirus se trouve en moins d’un an. Nous devons être très prudents avec cela parce que les corps des Rwandais ne doivent pas être des organismes de test pour affirmer l’efficacité des vaccins. Ce ne sont pas des corps de vers ou de rats pour des tests de vaccin contre le coronavirus. Nous ne refusons pas le vaccin, mais le gouvernement devrait l’aborder lentement et ne pas simplement commencer à l’appliquer sur la vie des gens. Chaque personne qui sera vaccinée qu’elle le fasse volontairement ou non, laisse-moi espérer que ce vaccin ne sera jamais obligatoire.
La première erreur de faire du vaccin une urgente a été commise, mais j’espère qu’elle ne sera jamais obligatoire ici au Rwanda. Parfois, nous pouvons dire que ce n’est pas une obligation alors que c’est d’une manière qui n’est pas clairement visible. Cela peut être indirectement obligatoire, par exemple, si c’est dans un lieu de travail donné, ils déclarent que chaque personne qui s’y rend doit être vaccinée. Et la personne qui est là, au lieu de prendre le temps de l’examiner et d’y réfléchir, elle leur dit simplement qu’elle n’est pas autorisée à être là parce qu’elle peut contaminer les autres avec le coronavirus. De cette manière, il y aura une injustice pour les Rwandais, les vaccins auront été rendus obligatoires d’une manière qui n’est pas visible.
Si quelqu’un peut aller demander un service donné que ce soit dans une banque ou à l’hôpital et qu’on lui dise qu’il ne peut pas entrer sans montrer un document requis donné, ou que vous ne pouvez pas prendre un taxi sans montrer un certificat attestant que vous avez été vacciné contre le coronavirus , de cette façon nous aurons rendu indirectement le vaccin une obligation.
C’est pourquoi j’appelle mes compatriotes rwandais à être patients, aux dirigeants pour s’assurer que ce vaccin n’est pas obligatoire. Nous ne le savons pas encore, parfois, même les pharmaciens qui les fabriquent se concentrent uniquement sur les gains d’argent et ils oublient qu’il s’agit de protéger la vie humaine, surtout qu’ils ne se soucient généralement pas des Africains. Ensuite, les dirigeants devraient nous pardonner et bien l’organiser de manière à ce que quiconque ressent de la peur et a besoin d’être vacciné puisse y aller de son propre chef, mais pour quelqu’un qui y réfléchit encore, s’il vous plaît, ne nous y obligez pas pour que demain nous commençons à voir des gens nous venir à la maison nous vacciner comme si c’était la seule maladie qui n’ait jamais existé.
Jusqu’à présent, j’ai une question, je ne sais pas si d’autres Rwandais l’ont, je me demande s’il n’y a pas d’autres maladies qui tuent car maintenant chaque personne qui souffre et meurt on dit qu’ils sont tués par le coronavirus.
D’autres maladies sont-ils en vacances pour que, même ceux qui ont souffert de diverses maladies comme le diabète et d’autres deviennent des décès par coronavirus? Aucune autre personne n’est tuée par d’autres maladies! Je ne sais pas si vous vous posez de telles questions! J’y pense et je me rends compte qu’il y a de nombreuses raisons qui peuvent pousser les gens à prendre ce vaccin qui leur causera des problèmes.
Je sais qu’il y a eu un temps où notre président a dit qu’il n’avait plus besoin que les Blancs nous apportent ce qu’ils veulent et nous dirigent comme ils le veulent. Cette fois, il agissait comme un Africain qui aime l’Afrique, qui ne veut pas être un canard de blancs. Pourquoi devenons-nous leurs canards aujourd’hui en restant à la maison, en portant des masques, pourquoi les copions-nous sans même savoir dans quoi nous sommes, pourquoi devenons-nous leurs canards en prenant un vaccin fabriqué dans leur pays sans être testé par aucun Africain, ignorant que toutes les matières premières qu’ils utilisent sont originaires d’Afrique. La seule raison pour laquelle ils s’intéressent à nous, c’est leurs intérêts? Pourquoi fabriquent-ils un vaccin et en très peu de temps, ils nous l’envoient très rapidement. Je demande au gouvernement d’être très prudent à ce stade et d’éviter de nous le donner comme une obligation, et cette question du vaccin qui fait vraiment peur à beaucoup de gens, je demande au gouvernement de prendre les devants et de nous aider de telle façon que seuls, ceux qui ont envie d’être vaccinés le fassent et ceux qui ne veulent pas être vaccinés s’en abstiennent.
Il est très important que nous considérions les questions pertinentes et que nous y travaillions sérieusement et que nous surmontions et osions dire quelque chose, chers Rwandais. Permettez-moi de vous dire, qu’il est temps que nous, les Rwandais, surmontions la peur et sachions ce que nous devons faire qui a un avantage pour nous et libérer la force de la majorité. Si David devait continuer à craindre Goliath, jusqu’à aujourd’hui, les Philistins auraient toujours persécuté le peuple de Dieu. Mais qu’a-t-il utilisé pour le tuer? Il n’a utilisé qu’une pierre parce qu’il savait qu’il était soutenu par Dieu. Il est vrai que Dieu prend soin de nous. Mais nous aussi, nous devons nous lever et Lui demander des choses : demander la paix, demander la fierté, personne n’est autorisé à vous empêcher d’être fier.
Parfois, quand je regarde autour de moi, c’est comme si nous pleurions des choses que nous ne connaissons pas ici au Rwanda. Je ne vois pas pourquoi nous ne sommes pas fiers, c’est notre droit. Nous avons été créés pour être fiers, mais être fiers est un problème ici au Rwanda. Ce n’est pas vrai. Soyons fiers, profitons de la vie, luttons contre le coronavirus, sans toutefois le laisser prendre le dessus pour nous cacher dans des trous, de telle manière que nous vivions en fuyant et nous tournions vers des endroits même dangereux. Merci.
J’étais sur la question des enfants dans les internats. Ces enfants sont comme des prisonniers avec des écoles. C’est très triste qu’un parent appelle à l’école pour s’enquérir de la santé d’un enfant et il demande comment va l’enfant et on lui dit que l’enfant va bien et leur demande de lui donner une conférence et ils leur disent simplement que l’enfant va bien et le parent pourrait être informé de tout ce qui arrivera à l’enfant. Parents, Rwandais, que signifie ce mot pour un parent? Pouvez-vous vous endormir la nuit en entendant ce mot? Est-ce une garantie que votre enfant va bien? Il faut que chacun soit mis à sa place. Je n’affirme pas bien que parmi ces décideurs, si de telles décisions devaient être prises sur leurs enfants, ils l’accepteraient ou en seraient fiers.
Terminons ce point par ici, mais de toute façon, ils verront comment nous l’expliquer avec les questions d’éducation, mais si un enfant est allé au pensionnat, chers dirigeants, merci de bien vouloir nous pardonner ainsi que ces internats qui sont devenus des prisons pour enfants. , des internats devenus des objets de séparation entre enfants et parents, c’est très triste, même si vous voyez que les Rwandais ne parlent pas, restez simplement silencieux, c’est très embarrassant et il faut y réfléchir avec prudence.
Passons rapidement au troisième point qui concerne le droit à la liberté de religion au Rwanda. Peut-être pourriez-vous me demander de quelle foi je parle, mais partout dans le monde, chaque personne a sa propre façon d’exposer sa foi. Il y a ceux qui prient, il y en a d’autres qui pratiquent encore les cultes traditionnels, il y a ceux qui croient au Christ, il y a ceux qui croient en Mohamed, mais en tant que Rwandais, nous devons avoir la liberté de notre foi. La raison pour laquelle j’ai pensé à cela, ce n’est pas un point sur lequel je vais m’attarder parce que je ne suis pas pasteur, je ne suis pas religieux et je dois parler en tant que représentant des religions, mais j’ai vu que lors du premier confinement, les premiers endroits à être fermés étaient les églises. Je ne vois pas pourquoi les églises devaient être fermées en premier lieu. Je ne vois pas comment les gens peuvent aller au marché, se contrôler, respecter les mesures de distanciation sociale, se laver les mains et porter des masques, mais cependant, ceux qui vont aux églises ne peuvent pas le faire. Je me demande si ces gens qui vont à l’église sont têtus de telle manière qu’ils ne peuvent pas faire ce que font ceux qui vont au marché, c’est à dire respecter la distance sociale, se laver les mains, porter des masques et adorer Dieu. Respecter la foi de chacun, les laisser aller dans la maison de Dieu et prier, surtout que, j’ai étudié que la religion ou l’obéissance à Dieu fait partie des toutes premières choses qui aident le gouvernement à bien diriger.
Parce qu’il y a des choses que les citoyens ne font pas, pas parce qu’ils craignent le gouvernement, mais parce qu’ils craignent Dieu, grâce à leur foi. Il pourrait y avoir quelqu’un qui ne craindrait pas de tuer une personne parce qu’il dit qu’il la mettrait en prison, mais s’il se tournait vers la foi, craignez Dieu parce qu’il sait que tuer est un péché. Alors je me demande comment le gouvernement ferra régner l’ordre s’il n’y a pas d’obéissance à Dieu dans le pays! Si l’obéissance à Dieu tend à se perdre dans le pays, n’est-ce pas une question qui causera des troubles au pays à l’avenir, de même que la question de l’éducation?
Il y a une façon dont j’ai pensé à ce problème : Imaginez si vous étiez un homme et que quelqu’un vous chassait de votre maison et que vous en souffriez beaucoup. Lorsque la pandémie a éclaté pour la première fois dans le pays, le fait que la première chose à faire a été de chasser Dieu du pays, a été quelque chose qui ne pouvait pas être expliqué. D’autres lieux s’ouvraient progressivement, ce qui était très lent et rare pour les églises et avec de nombreuses conditions.
Il est vrai qu’on nous apprenait à lutter contre le coronavirus dans la maison de Dieu, mais ce coronavirus pour nous faire perdre la tête, le coronavirus pour nous faire parler de n’importe quoi. Parfois j’analyse, laissez-moi le dire je n’ai pas peur de le dire, parce que je l’ai dit, il y a des niveaux que vous atteignez et vous n’avez plus peur. Je vois que le coronavirus est devenu un jeu ici au Rwanda. Regardez-le très bien, je me rends parfois compte que le coronavirus est devenu un jeu au Rwanda, oui il est là, et la façon dont nous le prenons n’est pas la façon dont il devrait être pris. Nous lui accordons beaucoup de poids pour des raisons politiques, je n’ai pas peur de le dire. Nous accordons au coronavirus beaucoup plus de poids qu’il n’en a et prenons des mesures au-delà de ce que nous devrions prendre, en raison des intérêts spécifiques du gouvernement. Je ne comprends pas comment nous décidons que les gens restent chez eux, alors que les aéroports sont ouverts, que les touristes viennent visiter la beauté du Rwanda.
Un étranger peut venir frapper à votre porte ayant été autorisé à entrer par le pays sous prétexte qu’il a été testé pour le coronavirus, alors que votre voisin n’a pas le droit de venir vous demander comment vous avez passé votre nuit, même ceux dont les parents meurent les provinces ne peuvent pas aller les enterrer sans avoir une autorisation spécifique. Si votre ami peut mourir sans les voir alors que vous n’êtes pas des ennemis, et qu’un étranger a le droit dans votre pays plus que vous. Essayez de le voir, même lorsque vous vous rencontrez à la banque, ils font passer un étranger pendant que vous restez dans la file d’attente. Pourquoi ça? Pourquoi ont-ils plus de droits dans notre pays que nous? Je vous ai dit que nous ne sommes plus sous une colonisation que nous avons déjà surmontée. S’il vous plaît, ne nous ramenez pas à la colonisation. Ensuite, quand vous le regardez, vous vous rendez compte que le coronavirus est une carte de jeu du gouvernement qu’il utilise pour protéger ses intérêts, sous-estimant les intérêts de la population qui constitue la majorité.
Veuillez être patients rwandais nos dirigeants, ne nous posez pas de problème d’être beaucoup plus intelligents que nous, de nous prendre pour des objets, de nous jouer aux cartes, comme si nous n’étions pas intelligents et juste faire les choses pour vos propres intérêts. Le coronavirus est une carte de jeu, une carte de jeu de génocide.
Au Rwanda, il y a quelques temps, quand nous étions encore enfants, quelqu’un pouvait faire quelque chose et ensuite juste pour les humilier, on pouvait les blâmer comme s’ils avaient commis un génocide. Chers Rwandais, ne généralisons pas et ne considérons pas toutes les personnes comme des malfaiteurs, sans oublier qu’il y a ceux qui nous ont cachés et jusqu’à présent nous sommes encore en vie grâce à eux.
Chaque fois que la carte du jeu du génocide, chaque fois que le génocide contre les Tutsi est devenu une chanson, des monuments sont visités, des devises étrangères circulent dans le pays pour le génocide contre les Tutsi, nos corps sont vendus, je n’ai pas peur de le dire, et nous, les survivants, sommes comme sous-estimés, ne recevant aucun soin de personne, oui, FARG (une organisation qui assiste des survivants du génocide au Rwanda) s’est occupé de nous, mais comment pouvez-vous en tant que parent prendre soin d’un enfant et qu’ils n’ont pas de vêtements à porter? Comment pouvez-vous payer l’école pour un enfant qui n’a pas de frais de transport pour y aller et comment y arrivera-t-il? Et quand ils ont fini, ils s’assoient et disent que les enfants de FARG ne sont pas sérieux, ce sont eux qui ne sont pas intelligents parce qu’ils étudient gratuitement.
J’entendais tout ça, j’étais frustré et je ne savais pas quoi faire. Nous étions plutôt ceux qui étaient intelligents. Prenez votre propre enfant et emmenez-le étudier dans les conditions dans lesquelles nous nous trouvions, sans personne pour prendre soin d’eux, personne pour les aider et voir s’ils pourront étudier. Nous étions très intelligents. Et vous consommez beaucoup à cause de cette carte de jeu. Nous écoutons tout ça mais nous souffrons en silence. Il y a des veufs dont les maisons s’effondrent sur eux, ceux dont les maisons avaient été construites dans des matériaux fragiles puis se sont effondrés. Mais les corps de nos proches sont vendus dans différents mémoriaux du génocide, et vous passez du temps à chanter le génocide comme c’est facile chanter quelque chose qui ne vous est pas arrivé.
Désolé, ce n’est pas ça sur quoi je voulais me concentrer; c’est que parfois, j’ai beaucoup des choses dans le cœur et elles débordent. Je vois que le coronavirus va être une carte de jeu comme le génocide au Rwanda. Arrêtons-nous. À chaque fois qu’il s’agit d’un coronavirus, les gens ont peur à cause du coronavirus. Mais comment une personne porte-t-elle un masque, debout devant son enceinte? Je ne suis pas venu pour empêcher les Rwandais de lutter contre le coronavirus. Je suis d’accord avec le port d’un masque, mais sans oublier que l’oxygène que nous respirons vers l’extérieur est mauvais et que nous ne devons donc pas le respirer vers l’intérieur. Nous souffrirons beaucoup plus du coronavirus parce que nous respirons l’oxygène des masques. Nous devons respirer un bon air, de l’oxygène de l’extérieur. C’est ainsi que Dieu a créé l’être humain.
Il se peut que nous les portions peut-être au marché, ailleurs où il y a beaucoup de monde, mais sans forcément avoir à abîmer notre corps. Mais, même debout devant son enceinte, il faut forcément mettre un masque? Si vous êtes seul, que devez-vous couvrir? Les gens qui sont dans la même voiture de la même maison, et une police les arrête et leur demande pourquoi les masques sont baissés. Ils sont de la même maison, ils restent dans la même maison, s’il vous plaît, soyez raisonables et donnez la paix aux Rwandais, pour qu’ils aient le temps de se détendre et d’être fiers. Les Rwandais ne profitent plus de la vie. Soyez patient et arrêtez très souvent d’utiliser le coronavirus pour que cela devienne un autre prétexte pour les Rwandais d’être moralement blessés.
On décide de rester à la maison, aller travailler à l’extérieur est très problématique, pour sortir, il faut s’expliquer, mais l’équipe nationale peut aller jouer à l’étranger. Ne sont-ils pas des Rwandais? Les détestons-nous? Pourquoi gâtons-nous leur corps et leur permettons-nous d’aller jouer dans de tels moments? Il y a eu récemment une question après la victoire de notre équipe, si c’était une question ou une réponse je ne sais pas comment l’expliquer, mais pour les rwandais c’était une réponse car c’était une victoire, le problème était qu’il y avait du monde qui ont été ravis et ont exprimé leur joie dans les rues. Ils ont même oublié les masques, sont devenus fous et sont allés chanter la victoire de l’équipe nationale. Mais dans notre nature de Rwandais, nous avons été créés un peuple heureux, c’est ainsi qu’un être humain est même partout dans le monde. Parce qu’il est vrai que c’est un enjeu clé pour quelqu’un de vivre plus longtemps, mais que les structures policières vont prendre des mesures, je crois que le jour où l’équipe nationale jouera, il y aura des agents de police sur chaque terrain pour que personne ne sorte . Mais nous croyons que c’est notre équipe nationale et que nous sommes des citoyens. Par conséquent, prendre des mesures pour rester à la maison devrait être pour tout le monde sans exception s’il n’y a pas de spéculation à ce sujet.
S’il n’y a pas de spéculation sur les devises étrangères à entrer, les touristes ne viendraient pas dans le pays, ceux qui apportent ce coronavirus, ils auraient dû être arrêtés.
Ce que je ne sais pas, c’est la raison pour laquelle nous restons à la maison, mais le nombre de ceux qui sont testés positifs ne cesse d’augmenter! Comment est-ce possible? Le gouvernement devrait essayer d’être notre œil, et comme je le vois, il est temps que chacun qui croit avoir ce qu’il peut faire pour les Rwandais pour qu’ils aient la paix le fasse, en fonction de leur pouvoir. Je dis cela, mais je sais qu’il y en a encore beaucoup plus qui y pensent, et qui peuvent faire quelque chose à ce sujet, nous leur demandons de se lever et de faire quelque chose pour que les Rwandais obtiennent la paix, pour que nous vivions nos vies ordinaires car il est nécessaire. Laissez-moi conclu ce point sur la liberté religieuse, qui m’a d’ailleurs pris un peu plus de temps.
Je vais aborder un autre point, le quatrième point : Je me demande si les Rwandais ne sont pas comme des moutons sans berger! Un berger signifie un esclave, un chef, quelqu’un qui voit pour les autres, c’est ce que je veux dire par berger.
La raison pour laquelle je me demande si les Rwandais ne sont pas comme des moutons sans berger, c’est parce que toutes ces choses que nous traversons, ces choses qui nous embarrassent, il y a un moyen de s’en débarrasser, car il y en a qui sont chargé de cela, ils pourraient s’occuper de cela en notre nom. Dans la vie normale, quand il y a un problème, le père de la maison est celui qui sort, s’il y a une question effrayante, c’est le père de la maison qui sort, c’est pourquoi la Bible l’appelle le chef de la maison. Il sort pour voir ce qui se passe, de sorte qu’au besoin il calme les autres membres de la famille, car il a plus de pouvoir et d’autorité qu’eux. Si le mari n’est pas là, est malade ou a un autre problème, c’est la femme qui sort. Elle sort à la place du représentant de la maison et revient calmer les enfants. Ils ne peuvent pas continuer à pleurer tant qu’il y a des parents. Et quand les parents ne sont pas là, il y a généralement d’autres personnes qui vivent dans cette enceinte, par exemple des agents de sécurité ou d’autres employés, qui sortent et reviennent pour calmer les enfants sur l’absence de danger. Quand toutes ces personnes ne sont pas là et que le père de famille a des enfants plus âgés, l’aîné ou l’aîné après lui / elle, est celui qui sort pour voir ce qui se passe et revient voir les petits frères / sœurs et leur dit : calmez-vous, il n’y a pas de danger et sait comment gérer la situation.
Par conséquent, ce que j’ai vu au Rwanda est étrange. Je ne peux pas dire que c’est étrange d’une manière sacrée, c’est vraiment étrange d’une manière que je ne peux pas qualifier. J’ai vu qu’au Rwanda, chacun se bat pour lui-même, en sa propre capacité, dans ce qu’il ne peut pas se permettre et que les gens se taisent. Mais, mes chers, depuis que la pandémie de coronavirus a éclaté, je n’ai jamais vu Son Excellence le président de la République sortir, prendre un micro et dire aux Rwandais: «Rwandais mon peuple, restez forts, n’ayez pas peur, ne vous découragez pas, la pandémie est là, mais nous avons des stratégies pour la combattre, et comme nous vous exhortons à rester chez vous; entrez dans la maison, mais vous serez nourris de cette façon. Calmez- vous, aucun Rwandais ne mourra de faim, aucun Rwandais ne manquera de moyens de se faire soigner, calmez-vous, restez forts, je suis là en tant que votre chef, je suis devant vous. Je ne sais pas s’il y en a d’autres qui l’ont vu, mais personnellement, honnêtement, je ne l’ai pas vu.
Ce à quoi je pensais, c’était que, s’il voyage et qu’il n’est pas là, ou pour d’autres raisons, Mme Janet Kagame devait prendre le micro, en tant que parent, surtout que, nous les parents nous sommes très souvent émotifs, quand il y a un problème, très souvent nous avons tendance à courir et à tenir les enfants ensemble pour les calmer. Je croyais qu’elle aurait pris le micro et prendre les devants en tant que première dame, et nous dire: «calmez-vous, soyez calme, même s’il n’est pas là, il y a des stratégies que nous envisageons pour vous protéger. Il y a des stratégies que le pays a déjà pensé à mettre en œuvre, soyez calme, aucun Rwandais ne mourra de faim, même si le coronavirus est là, tenons-nous fermement et prions. Je n’ai jamais vu quelque chose comme ça. À vrai dire, je n’ai jamais vu quelque chose comme ça.
Nous avons des ministres, nous avons comme le Premier ministre et divers dirigeants, députés et dirigeants que nous avons élus, je n’ai vu personne prendre un micro et nous parler, nous dire qu’il faut être calme car ils sont là devant nous, là sont des choses que nous sommes sur le point de faire, nous préparons ceci et cela, nous sommes sur le point de le faire, il n’y a pas de problème, aucun Rwandais ne mourra de faim, et que nous lutterons contre le coronavirus en tant que Rwandais unis.
J’ai vu ce qui est similaire, mais ce n’était pas réel. Je ne l’ai pas vraiment vu. Si toutes ces personnes ne sont pas là, Son Excellence notre président a des enfants d’âge mûr. Ce qui plairait aux gens pendant la période de séjour à la maison, ce serait d’entendre par exemple qu’Ange a pris de la nourriture, est allé dans un village et a distribué la nourriture pour que les gens ne meurent pas de faim. Ce serait d’entendre que cet enfant a pris un camion plein de riz ou de farine de maïs dans une zone donnée, mais pas celui qui a péri, il / elle est allée aider une zone donnée afin que d’autres enfants aient de quoi manger. Peut-être, je ne sais pas si vous avez vu de telles choses, mais personnellement, je n’ai jamais vu quelque chose comme ça.
Et ce qui nous ferait plaisir serait de les voir dans des moments difficiles, dans des moments où quelqu’un peut passer une nuit vide et mourir dans sa maison, sans que son voisin ne soit pas au courant. C’est ce que j’ai vu qui serait agréable. C’est ce qui m’a fait dire que les Rwandais souffrent de l’intérieur du cœur et chuchotent en parlant, les gens le disent et vous pouvez voir qu’ils sont fatigués dans leur cœur, mais, dans ce que nous traversons, où sont nos dirigeants?
Ces gens qui voient pour nous, les généraux, les officiers de l’armée, où sont-ils? Ces personnes auxquelles vous avez pensé et qui risquent de mourir de faim en continuant à leur dire de rester à la maison pour lutter contre le coronavirus, vous avez beaucoup de pouvoir pour faire quelque chose de manière à ce que chaque Rwandais se détende, fasse quelque chose pour que les Rwandais obtiennent la paix.
Si je commence par vous James Kabarebe, vous êtes le conseiller du président, vous êtes le conseiller du pays, et vous gardez de nombreux secrets. Il y a même des secrets qui jusqu’à présent ne sont pas faciles pour vous. Vous gardez de nombreux secrets sensibles du pays et vous pouvez faire beaucoup de choses. Kabarebe vous avez la clé !! Vous avez la clé pour ramener les Rwandais en paix si vous le souhaitez, en ce moment, vous avez la clé pour faire quelque chose. Attendez-vous que Dieu Lui-même vous dise de faire quelque chose pour que les Rwandais soient libres? Soyez patient et courageux! Soyez courageux au moins une fois dans la vie, libérez les Rwandais, essayez, et essayez au moins. Je vous en supplie, faites de votre mieux. Il y a vos tantes, vos neveux, les Rwandais sont très tristes même s’ils vous montrent qu’ils rient. Leur cœur est pourri. Je vous en prie, pardonnez-nous et ne nous faites pas comme l’enfant qui vit chez leur belle-mère, quand la belle-mère voit le père, elle porte l’enfant, les habille très bien, les nourrit et danse pour eux. Mais quand le père est parti, les torture, les bat et les fait mourir de faim, parce qu’elle a montré au père qu’elle aime son enfant alors qu’en réalité elle ne les aime pas. C’est ainsi que les Rwandais sont aux yeux des étrangers.
Lorsque vous rencontrez des étrangers, vous leur montrez la beauté des Rwandais. Vous leur montrez que nous sommes en paix, que nous sommes développés et qu’il n’y a pas de Rwandais qui meurt de faim, mais ce n’est pas ainsi que les choses se passent, le cœur des Rwandais est pourri, ils sont très tristes, leur cœur est brisé. S’il vous plaît, faites quelque chose pour leur donner la paix, au moins, soyez courageux une fois. Mme Janet Kagame, vous pouvez faire quelque chose en tant que parent. Regardez les enfants du Rwanda et rappelez-vous que si vos enfants sont empêchés de sortir, vous souffrirez, si vous êtes empêché de sortir, vous souffrirez, et vous et vos enfants êtes invités à rester à la maison pendant que vous n’avez pas quoi à donner pour manger. En tant que parent et mère, imaginez quelqu’un qui vous oblige à rester à la maison alors que vous n’avez rien à donner aux enfants! Comment te sentirais-tu? Il y a quelque chose à faire!
Les Rwandais ne devraient pas continuer à vivre comme des moutons sans berger, comme des gens sans chefs. Si vous prenez des décisions qui ont été prises par les Européens, mieux vaut aller en Europe et nous laisser notre Rwanda. Nous voulons rester avec notre démocratie. Si vous voulez que nous prenions des décisions comme celles prises par les blancs, nous le ferons pas parce que nous ne retournons pas sous leur colonisation. Il y a quelque chose que vous pouvez faire, il y a quelque chose que vous pouvez faire. Ne sous-estimez pas les gens ordinaires, vous ne verrez jamais un pays de riches seulement, il y aura dans le pays, des gens de toutes catégories, c’est ainsi que Dieu l’a prévu.
Il ne faut pas sous-estimer le droit à la vie, le droit fondamental d’un Rwandais. C’est pourquoi je dis que nous ne pouvons pas continuer à vivre comme des brebis sans berger. Essayez de prendre les devants pour nous, essayez de nous aider, soyez plus proches de nous et faites ce que nous attendons de vous. Je vous le demande sérieusement. Je ne demande pas que le président sorte pour vous voir, ou accepte qu’il soit là, non, ce n’est pas ce que je demande, laissez-le se reposer, laissez reposer notre vieil homme. En fait, chaque personne a son propre temps pour dialoguer avec Dieu. Et lorsque vous interagissez avec Dieu, vous n’avez pas le droit de dire non. Non! Vous pouvez sous-estimer les gens, mais vous ne pouvez pas refuser quand Dieu dit qu’il veut dialoguer avec vous.
Je ne veux pas entrer dans les détails à ce sujet, pas du tout, ce que je demande seulement, c’est que ceux qui ont le pouvoir de nous libérer le fassent, afin que demain nous n’ayons pas de personnes qui se suicident à cause du chagrin. Même si chaque personne qui dit ce qui est le contraire de ce que veut le gouvernement est prise comme ennemie du pays, je sais que dans la culture rwandaise, je sais qu’en me levant pour le dire, vous pouvez m’appeler ainsi mais ce n’est pas vrai. Plutôt, si tous les Rwandais devaient se lever et aimer le pays, aimer les citoyens et dire qu’ils ne veulent pas qu’ils soient des sujets d’injustice, ce serait un succès pour nous.
Je ne suis pas un ennemi du pays, je suis une Rwandaise qui aime les Rwandais, qui est très choquée par ce qui arrive aux Rwandais, les problèmes auxquels ils sont confrontés, qui a un esprit patriotique d’aimer les Rwandais où qu’ils soient, que ce soit ici dans le pays ou dans la brousse, ou à l’étranger ou ailleurs, mon cœur les aime à condition qu’ils soient rwandais et qu’ils aient le même droit que celui des autres.
C’est pour ça que je me bats, je ne me bats pas pour des positions politiques, je suis désolée de ne pas avoir besoin de ça, je ne viens même d’aucun parti politique, seulement je suis très triste de voir que les Rwandais ne vivent pas comme ils devraient vivre , Je suis triste de voir qu’ils n’apprécient pas la vie, c’est pourquoi je m’exprime. Je ne suis pas un ennemi du pays, je ne me bats pas contre mon pays. Si je me lève et que vous me traitez comme un ennemi, mais ce n’est pas ainsi que les choses se passent. Seulement, je n’ai pas peur au point que ça me domine, je ne me suicide même pas, si vous êtes parent et mère de quatre enfants, si vous mourez il y en a beaucoup qui souffrent, il y a même ceux qui deviennent orphelins. J’en ai peur parce que j’ai grandi en étant orpheline. J’en ai alors peur, mais en avoir peur ne veut pas dire que je voulais forcément rester caché dans un coin et continuer à me taire pendant que je vois d’autres Rwandais victimes d’injustice.
Je n’ai pas réussi à garder le silence avec ça, je veux que tu sois patient avec ça, et fais ce que tu veux, même si tu veux, tu peux venir m’arrêter aujourd’hui et m’amener au tribunal pour m’accuser de crimes, même si tu ajoutes plus de crimes, je suis prêt à passer par là. À ce moment-là, même si vous me tuez, mes rêves de vous faire savoir que les Rwandais sont très tristes sont devenus réalité. Même si nous sourions, nous sommes très malheureux. Je me bats pour rien d’autre, mais pour les intérêts du peuple rwandais qui fait la majorité, ces femmes avec un panier que vous courez toujours après.
Il faut savoir que tous les Rwandais ont le même droit. S’il y a autre chose que j’avais le pouvoir de faire, je pourrais le faire, je n’ai pas d’arme, je ne sais même pas comment le tenir, je ne sais pas Je n’ai pas non plus de gardes du corps, et je suis un citoyen très ordinaire, je suis une personne qui ne peut pas être tuée au hasard comme on le voudrait parce que j’ai un puissant roi sur moi, cette arme (la Bible) que j’ai, peut se battre pour moi, si on veut me tuer alors que je ne me suis pas battu pour mon intérêt personnel, et me battre pour les intérêts des Rwandais.
Il est temps de laisser libre le peuple de Dieu et ce sont des Rwandais, il est temps de laisser les Rwandais avoir le droit de vivre au Rwanda comme des Rwandais, de se détendre et d’être fiers.
Il est temps que les dirigeants libèrent le peuple de Dieu et ce sont les Rwandais, permettez-moi de le répéter pour vous, il est temps de libérer le peuple de Dieu, et ce sont les Rwandais. Laissez les Rwandais se détendre, laissez les Rwandais être heureux, arrêtez de les tuer de chagrin.
Et vous les Rwandais, il est temps que vous surmontiez la peur et démontriez que vous êtes triste, et arrêtez de prétendre que vous êtes heureux alors que vous ne l’êtes pas. Laissez-moi vous dire quelque chose. Si Moïse devait rester au palais du roi comme c’est là où il avait été élevé, manger de la nourriture et être heureux, les Israélites ne se seraient pas débarrassés de l’exploitation des Égyptiens. Même aujourd’hui, ils seraient encore dans l’exploitation égyptienne. Moïse a dû surmonter la peur. Il est donc temps pour quiconque a quelque chose à faire, de cesser de considérer qu’il est à l’intérieur du pays et d’avoir peur qu’on va l’arrêter.
Non, je ne suis pas au Burundi notre pays voisin, comme je l’ai dit, je suis dans la ville de Kigali, je vous ai dit où je suis à Kimironko, dans le district de Gasabo. Laissez-moi vous dire mon numéro de téléphone avant que j’oublie pour que quiconque reçoit une question sur ma vidéo demande une explication de ma part, et même quiconque voudrait m’arrêter soit pour m’emmener en prison pour ne pas avoir à enquêter de loin, juste qu’ils m’appellent et me disent que c’est la police rwandaise. Je serai volontairement présente. Je ne me cache pas, je vous ai dit que je m’appelle Idamange Iryamugwiza Yvonne, mon numéro de téléphone est le 0788830576, je le répète, et c’est le 0788830576.
Celui qui a besoin de moi peut me chercher via ce téléphone, soyez calme, je ne l’éteindrai pas, Je ne vais pas me cacher, seulement ce que je voudrais vous dire c’est que je ne suis pas un imbécile, que je n’ai aucun problème psychologique, pas du tout, que personne ne dit que je suis fou, je suis tout à fait normal. Je ne mendie même pas, je n’ai pas faim. Je ne vais même pas me suicider, que personne ne ment, chers Rwandais que je me suis suicidé, c’est le seul suicide que je commets: venir et vouloir libérer les Rwandais. Je ne peux pas me suicider. Je vous ai dit que j’étais parent – mes enfants ont besoin de moi. Je n’ai même pas de maladie spécifique qui puisse me pousser à m’épuiser et à me suicider.
Quiconque dirait cela mentirait. Pendant que je parle, je suis à la maison, je suis dans le confinement, je ne sors pas, qu’ils ne cherchent donc pas à me courir dessus. Je suis vraiment désolé, je suis même en bonne relation avec mes employés, ils ne vont pas me tuer, quoi qu’il en soit qui va m’arriver aura à voir avec ce que je viens de dire, et je n’ai pas peur parce que j’ai dit en étant préparé que tout est possible et je l’ai dit étant très fatigué.
Quoi qu’il puisse m’arriver à cette minute, j’aurai révélé mes rêves de libération des Rwandais, j’aurai transmis le message que je veux transmettre. Et laissez-moi vous dire que même si quelqu’un pouvait me faire du mal et me tuer, demain naîtrait quelqu’un d’autre comme moi.
Toutes les personnes ne sont pas prêtes à accepter toutes choses et à applaudir à tout ce qui est dit. Non, il y aura des personnes qui verront de mauvaises choses et expliqueront qu’elles sont mauvaises, surtout que le Rwanda que nous avons aujourd’hui n’a pas besoin d’être dirigé par quelqu’un, qui ressent en lui des idées qu’il est plus Hutus que d’autres Hutus, debout pour les Hutus. Il n’a pas besoin d’être dirigé par un Tutsi qui représente les Tutsi. Non plus, on ne s’attend pas à être dirigé par un autochtone qui représente les autochtones. Le Rwanda n’a pas besoin d’un leader qui a une seule discrimination, qu’elle soit basée sur la région d’où l’on vient, qu’elle soit basée sur la couleur de la peau, qu’elle soit basée sur l’ethnie, qu’elle soit basée sur le sexe ou toute autre chose. .
Le Rwanda a besoin d’être dirigé par quelqu’un qui ressent de l’amour pour les Rwandais en lui, qui a l’esprit patriotique en lui, qui peut se battre pour leur pays si nécessaire. Qui peut sacrifier sa vie pour les Rwandais si besoin est, qui ne se soucie pas seulement de lui-même. Et surtout, un dirigeant qui respecte Dieu, qui a peur des yeux de Dieu, qui respecte Dieu, qui croit que Dieu lui demandera son peuple, qui croit que quoi qu’il fasse, que ce soit bon ou mauvais, un jour, Dieu lui demandera des comptes, une personne qui respecte Dieu, qui a peur de Dieu et tremble devant Lui, qui croit ne pas pouvoir tuer les gens comme il veut. C’est la personne dont le Rwanda a besoin.
Chers Rwandais, je ne souhaite pas prendre si longtemps, je ne veux pas parler de beaucoup de choses car je n’ai même pas la capacité de traverser des ennuis aujourd’hui, mais ce que je sais, c’est que peu importe combien de temps cela peut prendre, les problèmes seront réglés et les Rwandais se réjouiront. Peu importe le temps que cela prendra, la paix prévaudra dans notre pays.
Je conclus en vous remerciant et en vous souhaitant la protection de Dieu, que la paix de Dieu soit avec vous, et je vous souhaite de continuer à vous protéger contre le coronavirus, mais en pensant à d’autres stratégies à utiliser pour que vous viviez sans être tué par la dépression ou le chagrin à la maison et en respectant Dieu.
Merci beaucoup, s’il y a d’autres choses que je veux partager avec vous, par la grâce de Dieu; je suis encore en vie, je vais vous parler, parce que j’aime beaucoup les Rwandais, que le Dieu céleste vous bénisse. Amen.