Category Archives: Afrique

CHARLES JOSSELIN EST MORT : CE QU’IL SAVAIT DE KAGAME ET DU RWANDA

DÉCÈS DE CHARLES JOSSELIN : UNE FIGURE DE LA POLITIQUE FRANÇAISE AU CŒUR DES RELATIONS FRANCE–AFRIQUE

La disparition de Charles Josselin, ancien ministre français et grande figure politique bretonne, marque la fin d’une longue carrière qui l’a conduit au cœur de la politique africaine de la France et, notamment, des difficiles relations entre Paris et Kigali après 1994.

Né le 31 mars 1938 à Pleslin-Trigavou, dans les Côtes-d’Armor, Charles Josselin a exercé pendant plusieurs décennies des responsabilités locales et nationales. Député socialiste, sénateur et président du Conseil général des Côtes-d’Armor, il a également occupé plusieurs fonctions gouvernementales.

Il fut notamment secrétaire d’État chargé des Transports dans les années 1980, puis secrétaire d’État chargé de la Mer. Mais c’est surtout son passage à la Coopération, de 1997 à 2002, dans le gouvernement de Lionel Jospin, qui le place au premier plan des relations entre la France et l’Afrique.

Josselin et le Rwanda : gérer l’après-1994

Lorsque Charles Josselin arrive à la Coopération en 1997, le Rwanda traverse une période de profondes transformations. Pasteur Bizimungu est officiellement président de la République tandis que Paul Kagame est vice-président et ministre de la Défense.

Les relations entre Paris et Kigali sont alors extrêmement difficiles. Le nouveau pouvoir rwandais met de plus en plus directement en cause la politique menée par la France auprès du régime de Juvénal Habyarimana avant 1994 ainsi que son rôle pendant le génocide des Tutsi.

Josselin n’est donc pas l’un des responsables de la politique française menée au Rwanda entre 1990 et 1994. Il appartient plutôt à la génération de dirigeants français qui ont dû gérer les conséquences diplomatiques de cette période et tenter de reconstruire les relations avec le nouveau pouvoir de Kigali.

C’est également pendant son passage à la Coopération que la France commence à examiner publiquement sa propre action au Rwanda. En 1998, la Mission d’information parlementaire sur le Rwanda, présidée par Paul Quilès, remet son rapport après avoir étudié la politique française entre 1990 et 1994.

Le Rwanda entre au Congo

Mais le dossier rwandais ne se limite déjà plus aux frontières du Rwanda.

Lorsque Josselin est ministre, la région des Grands Lacs est bouleversée par les guerres du Congo. L’armée rwandaise intervient sur le territoire de l’ancien Zaïre puis de la République démocratique du Congo. Après la première guerre du Congo et la chute de Mobutu en 1997, une deuxième guerre éclate en 1998.

La présence militaire rwandaise en RDC devient alors l’un des dossiers majeurs de la diplomatie régionale et internationale. Aux préoccupations sécuritaires invoquées par Kigali s’ajoutent progressivement de graves interrogations sur l’exploitation des ressources naturelles congolaises par les différentes armées et groupes armés présents sur le territoire.

Une confidence de Josselin sur Kagame rapportée par Charles Onana

C’est dans ce contexte qu’un témoignage rapporté récemment par Charles Onana mérite une attention particulière. Selon Onana, qui dit rapporter des confidences que Charles Josselin lui avait faites, l’ancien ministre français aurait un jour directement interrogé Paul Kagame sur la présence de son armée en République démocratique du Congo.

D’après le récit de Charles Onana, Kagame lui aurait alors répondu que « les Blancs avaient pillé le Congo pendant des siècles » et que c’était désormais « le tour des Africains ».

Cette déclaration est particulièrement forte compte tenu des controverses qui entouraient déjà à l’époque l’exploitation des richesses de la RDC.

Une période déterminante dans l’histoire des Grands Lacs

À la fin des années 1990 et au début des années 2000, la présence des forces rwandaises au Congo et la question de l’exploitation des ressources naturelles congolaises deviennent des sujets majeurs aux Nations unies. Le Conseil de sécurité se saisira notamment des conclusions du Groupe d’experts des Nations unies sur l’exploitation illégale des ressources naturelles et autres formes de richesse de la RDC.

Charles Josselin se trouvait donc aux responsabilités françaises pendant une période charnière : rupture entre Paris et Kigali, guerres du Congo, présence militaire rwandaise en RDC, crise des réfugiés et montée de la controverse internationale autour du pillage des ressources congolaises.

Une mémoire qui mérite d’être interrogée

La mort de Charles Josselin ne doit donc pas seulement conduire à rappeler ses nombreux mandats politiques. Elle offre aussi l’occasion de revisiter une période essentielle de l’histoire des relations entre la France, le Rwanda et la République démocratique du Congo.

Parce qu’il fut ministre de la Coopération entre 1997 et 2002, Josselin fut un témoin direct des bouleversements qui suivirent le génocide de 1994 et des premières années de pouvoir de Paul Kagame.

Et les confidences qui lui sont attribuées sur son échange avec Kagame pourraient constituer un témoignage important pour comprendre les discussions qui se déroulaient, loin des déclarations officielles, entre les dirigeants français et rwandais au moment où l’armée rwandaise opérait en territoire congolais.

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Washington, Kinshasa, Kigali : les FDLR ouvrent une nouvelle page de l’histoire des Grands Lacs

En adhérant au protocole de désarmement, de démobilisation et de cantonnement, les FDLR annoncent leur disponibilité à dissoudre le mouvement. Une décision qui pourrait rebattre les cartes des accords de Washington et transformer les rapports entre la RDC, le Rwanda et les États-Unis.

L’annonce de l’adhésion des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) au protocole de désarmement, démobilisation et cantonnement par la sensibilisation constitue l’un des développements les plus significatifs depuis la signature des accords de Washington entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, sous la médiation des États-Unis.

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Deuxième journée du procès du Dr Eugène Rwamucyo en appel devant la Cour d’assises de Paris.

Cette deuxième journée a été marquée par les interventions de plusieurs témoins experts issus de différents domaines. Le premier, spécialiste de l’analyse du comportement humain, était appelé à partager son évaluation de l’état psychosocial du Dr Rwamucyo, avec lequel il avait eu plusieurs échanges au cours de la phase d’instruction.

Les deuxième et troisième témoins ont particulièrement retenu notre attention.

M. Alain Verhaegen, qui se présente comme spécialiste de la coopération au développement, a relaté ses différents séjours au Rwanda. Sans la moindre gêne, il a reconnu avoir, à certaines occasions, pénétré clandestinement sur le territoire d’un État souverain. Une question se pose dès lors : une personne qui ne respecte pas la souveraineté d’un pays respecte-t-elle réellement les principes qu’elle prétend défendre ? Chacun appréciera.

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Rwanda : Paul Kagame, le président prêt à tout pour le pouvoir

La journaliste britannique Michela Wrong publie un ouvrage sans complaisance sur le président rwandais. Un ouvrage pour lequel elle a recueilli une somme impressionnante de témoignages sur la violence exercée par cet homme depuis plus de 30 ans.

Michela Wrong signe un portrait sans concession du président rwandais Paul Kagame. Un portrait qui balaie près d’un demi-siècle d’histoire de cet homme devenu un acteur central de la politique africaine, depuis son exil ougandais jusqu’à son omniprésidence rwandaise, sa soif de pouvoir et sa détermination à se maintenir au sommet et à ne supporter aucun obstacle sur sa route. Michela Wrong, journaliste britannique parcourt l’Afrique depuis plus de 30 ans. Elle a pu rencontrer de nombreux acteurs de cette ascension.

En lisant votre livre, on a le sentiment que le monde entier s’est trompé pendant près de 30 ans sur cet homme ?

Au Rwanda, les opposants ou ses anciens alliés, ceux qui ont commencé le combat avec lui, parlent de Paul Kagame comme un “président par accident”. Ce n’est pas le sauveur qu’il aime incarner, ce n’était pas lui le chef ou le fondateur de son mouvement, le FPR. À l’origine, il y a un groupe d’hommes, essentiellement des anglophones rwandais venus d’Ouganda où ils étaient en exil. Paul Kagame a réussi à s’imposer progressivement en faisant le vide autour de lui. La plupart de ceux qui l’accompagnaient au début ont été marginalisés , emprisonnés, contraints à l’exil ou ils ont disparu dans des conditions mystérieuses quand ils n’ont pas été abattus.

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Emmanuel Macron se rend en Angola vendredi 3 mars, dans le cadre de sa tournée en Afrique. Ce pays n’a jamais fait partie de la sphère d’influence de la France. L’Angola importe énormément, l’Elysée espère nouer des liens avec ce pays.

Emmanuel Macron se rend en Angola vendredi 3 mars, dans le cadre de sa tournée en Afrique. Ce pays n’a jamais fait partie de la sphère d’influence de la France. L’Angola importe énormément, l’Elysée espère nouer des liens avec ce pays.

En Angola, la Françafrique ne pèse pas sur les esprits : c’est une ancienne colonie portugaise, le risque d’accusation d’ingérence dans la politique intérieure y est moindre que dans d’autres pays africains. Le pays a du pétrole, mais pas de denrées. Il importe quasiment tout ce que sa population consomme.

Face à cette faible, production l’Élysée souhaite en profiter pour nouer des relations avec l’Angola. L’idée est de proposer un appui pour développer l’agriculture du pays africain et de l’aider à mieux assurer sa sécurité alimentaire.

Des groupes céréaliers français sont du voyage

Pour ceIa, il va falloir pour cela identifier les bons produits à cultiver dans ce pays riche en eau. De grands groupes céréaliers sont du voyage pour apporter leur expertise. L’idée est aussi d’aider le président Lourenço à anticiper l’abandon des énergies fossiles et à s’assurer des revenus lorsque le pétrole ne sera plus une rente pour l’Angola.

Mais face à la Chine, à la Russie, déjà présente, la France part, peut-être, avec un train de retard dans cette bataille d’influence économique. “Nous verrons ce que l’on nous demande“, rétorque l’Élysée qui semble vouloir y aller en douceur, tout en rondeur, pour sortir de son pré carré.

FranceInfo

Paul Kagame : une menace majeure, et à très court terme, à la paix en Afrique

Comment la théorie de Paul Kagame d’user de son droit d’ intervenir partout où les “rwandophones” seraient menacés dans le monde, est non seulement absurde mais surtout dangereuse.

Rwandophones? Une mise au point sémantique

Ces derniers temps quand Paul Kagame parle de “rwandophones”, il veut en réalité parler de Tutsi et pas de tous les locuteurs du Kinyarwanda. Ceci pour tenter de se tirer de la contradiction que soulèverait son décret annonçant que les ethnies Hutu, Tutsi et Twa n’existeraient pas au Rwanda ni ailleurs, et en même temps continuer à dire qu’il est en croisade pour défendre les intérêts des Tutsi partout dans la région comme il le chantait depuis 1990-94 en conquérant le Rwanda. Ses conseillers lui ont donc convaincu de changer d’appellation et de parler de “rwandophones” en lieu et place des “Tutsi”. Mais, ce faisant, il rend cette mission qu’il s’est fixée, à savoir “défendre les rwandophones partout dans le monde”, plus ridicule et plus encore dangereux comme nous allons le voir.

Il faudra donc lire et entendre dans le vocable “rwandophones” venu de la bouche ou de la plume de Kagame , les “Tutsi”.

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Les FDLR et les interahamwe : un problème inter-rwandais

Il y a lieu de se demander où se situe la responsabilité de la RDC sur cette question. Il s’agit bel et bien d’une question rwandaise qui stipule une réponse appropriée du Gouvernement rwandais élude sa responsabilité depuis des décennies, la renvoyant paradoxalement au gouvernement de la RDC, avec la compréhension complaisante et la fuite en avant de la communauté internationale.

Faut-il rappeler, aussi douloureux que soit ce souvenir, que le génocide de 1994 au Rwanda, s’est passé entre Rwandais, sans aucune implication des Congolais.

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Vénuste Nyombayire n’est plus accusé de génocide rwandais

Un juge d’instruction parisien a rendu un non-lieu au bénéfice de Vénuste Nyombayire, un Rwandais qui était accusé de massacres dans un orphelinat qu’il dirigeait pendant le génocide des Tutsis en 1994, a appris jeudi l’AFP de sources proches du dossier, confirmées par une source judiciaire. L’ordonnance de non-lieu a été rendue le 9 juin, selon la source judiciaire.

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Pourparlers de Nairobi. Une nouvelle opportunité aux groupes armés pour retarder la venue de la paix

« Le gouvernement congolais ne négocie pas avec les groupes armés, mais les incite à désarmer. » C’est de cette façon que Serge Tshibangu, mandataire du Chef de l’Etat justifie la cacophonie qui se déroule à Nairobi au Kenya entre les délégués de la présidence de la république et les groupes armés opérant en RDC. Inciter les gens qui ont fait de la violence leur mode de vie par la simple parole sans connaître leurs motivations. Possible. Car, même l’enfer est pavé de bonnes intentions. Qui peut vraiment croire à pareille justification qui, pour moult raisons, paraît non seulement comme une insulte à la nation et à tous ceux qui ont perdu leur vie à la recherche de la paix à l’est de la RDC, mais surtout comme une sorte d’amateurisme sur les questions de la violence armée dans la région des Grands Lacs africains singulièrement à l’est de la RDC ?

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