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Un petit geste noble d’unité et de justice: Apollinaire Hitimana

Texte de Mukundente Ariane

Nous sommes toujours dans les cent jours de commémorations du génocide contre les Tutsis. Il y a des activités d’ici et là pour souligner cette période noire de l’histoire du Rwanda. Parmi ces activités on peut citer celles d’unité et réconciliation pour le vivre ensemble des rwandais. Parmi toutes ces activités, j’aimerais y insérer un acte qui a sa place dans cette période, car il a un rapport avec le génocide et le rectifier serait un geste de bravoure d’unité et de justice.

Regardez les deux photos ci-bàs. À gauche, c’est la photo d’un rwandais, Apollinaire Hitimana, 68 ans, prise octobre 2020. À droite, c’est le même homme, Apollinaire Hitimana, 42 ans, prise juin 1994. Cette dernière photo avec la machette à la main est la photo qui est exposée à Kigali Genocide Memorial pour représenter un génocidaire. Avertissement de la plus haute importance: Mr. Hitimana n’est pas génocidaire, il était même parmi les personnes intègres choisi pour diriger les procès Gacaca tel que mentionné dans cette article de BBC en Kinyarwanda. Cette photo a été prise par Alexander Joe de l’AFP qui était avec les militaires du FPR qui ont demandé à Mr. Hitimana de poser avec la machette à la main (lire l’article de BBC).

Les autorités rwandaises ont reconnu qu’il y a eu une erreur et que ce citoyen est irréprochable pour ce qui est du génocide. Maintenant, imaginez ta photo exposée devant le monde entier où chaque visiteur identifie ton visage comme le prototype d’un génocidaire, le plus grand des crimes! Ce serait une injustice pour toi, n’est-ce pas? Demain, le Président Macron va visiter le Memorial de Gisozi. Quand il va passer devant cet homme, il lira la description et on le lui présentera comme un génocidaire, alors que c’est un mensonge, cet homme est innocent! Je sais que c’est un pauvre paysan et que tout le monde s’en fout. Mais, imaginez si c’était vous ou quelqu’un de votre famille, vous réagirez n’est-ce pas? Il n’est pas de ma famille et je ne le connais pas, mais cette personne aurais pu être moi, car c’est un être humain comme moi.

Alors, j’ai une requête à demander, humblement, à qui de droit : sans égard à Macron ou toute autre personne qui a visité ou visitera ce memorial, juste par souci de justice, d’unité et de retourner cet homme sa dignité, dans cette période de commémoration du génocide contre les Tutsis, s’il vous plaît, retirez cette photo du Memorial de Gisozi. Ça ne coûte rien, c’est juste un petit geste de lever le bras et de la retirer. Si vous voulez, ce n’est pas les génocidaires qui manquent, vous remplacerez sa photo par une autre de quelq’un dont vous avez la certitude qu’il a commis le génocide. S’il vous plaît, soyez juste, faîtes un geste courageux et rendez juste à cet homme en retirant cette abominable photo.

Normalement, il devrait avoir des compensations pour sa réputation et son honneur bafoués, mais un petit geste de retirer cette photo est déjà un pas dans la bonne direction.
Un petit geste logique que je pourrais qualifier de grand geste pour le Rwanda, car apparemment ça exige un effort herculéen pour rendre justice à ce citoyen rwandais et donner, par conséquent, la vraie version de l’histoire du génocide contre les Tutsis pour ce qui est de cette photo. S’il vous plaît, agissez!

Source: Facebook page

Rwanda. “Génocide contre les Tutsi” : l’impasse du mensonge.

L’entrée fracassante d’une jeune femme rescapée du «Génocide des Tutsi», Yvonne Iryamugwiza Idamange, sur la scène médiatique a beaucoup suscité des remous dans les rangs du Front patriotique rwandais (FPR) et ses services, dont notamment la Commission nationale de lutte contre le Génocide (CNLG). Ceux de l’autre bord, les langues se sont déliées pour manifester et dénoncer publiquement les dérives de ce parti militaro-dictatorial au pouvoir depuis 1994: discours haineux et actions viles et honteuses de ses agents ou acolytes. Décryptage et analyse de cet événement hautement médiatisé et politisé.

Tout part des mesures de confinement drastiques prises par le Gouvernement rwandais. Des mesures copiées textuellement de l’Occident, principalement de la France et de la Belgique: couvre-feu strict à 18 heures, arrêt de toutes les activités génératrices de revenus permettant aux gens de nourrir leurs familles. Ouverture uniquement des magasins alimentaires. En plus de cela, on instaure des mesures de «distanciation sociale» et de «port des masques». Des nouvelles notions sociologiques introduites et inhabituelles aux Rwandais.

En effet, ces mesures d’Europe imposées de force restreignent la solidarité et convivialité africaines. Dans le contexte africain et rwandais, en particulier, elles inspirent la solitude et enfreignent les impératifs moraux, sociaux et culturels, surtout en matière de mariage et de funérailles. Elles éloignent et éteignent complètement la vie familiale et sociale.

Ces mesures adoptées et appliquées à la lettre au Rwanda, à nos yeux de sociologue africain, ouvrent davantage les portes à l’individualisme et concoctent le «capitalisme sauvage » déjà en cours. Le comble c’est qu’elles n’ont même pas été présentées comme une nouvelle expérience à tester pour essayer de contrecarrer le coronavirus mais plutôt en des lois tombées du ciel. Le Talmud des juifs ou plutôt la Torah que Dieu aurait  remis aux mains propres des autorités rwandaises à l’instar de Moïse sur le mont Sinaï! Des lois coronavirus trop dures et strictes.

Créées pratiquement «ex nihilo », donc à partir de rien, ces nouvelles lois sont venues exacerber la situation des populations pauvres et malmenées. Car, les gens vivent dans la précarité et dans certains quartiers de Kigali ils sont quotidiennement expulsés «manu militari» de leurs biens, sans être préalablement indemnisésCes gens qui trouvent difficilement de quoi nourrir leurs familles et voient leurs maisons démolies ne comprennent pas comment un État qui se dit démocratique peut prendre de telles mesures sans tenir compte de leur situation et du pays, en général.

Ces mesures qui, aux yeux des autorités rwandaises – et non pas aux yeux de la population – visent à contrecarrer et stopper la propagation de la pandémie coronavirus. Elles sont beaucoup critiquées et jugées inadaptées au contexte rwandais. Malgré ces critiques acerbes et la grogne de la population, elles sont appliquées. Et leur application ne tient toujours pas compte de la situation spécifique du pays. La population les trouve donc non seulement étrangères à elle mais aussi inhumaines.

Les lois qui en résultent – Torah des faux Moïse des Rwandais – sont jugées non seulement très répressives mais aussi imprécises. Un plan d’homicides volontaires concocté par le Gouvernement rwandais ! Les autorités qui les ont émises ou édictées sont ipso facto vues d’irresponsables et insoucieuses de la vie quotidienne de la population. Elles sont même qualifiées de «mercenaires, abacanshuro» des néo-colonialistes occidentaux. Un jugement très sévère de nombreux rwandais – de l’intérieur comme d’ailleurs ceux de l’extérieur – qui se base sur les décisions que ces autorités [rwandaises]  prennent par rapport aux pays voisins, comme par exemple, la Tanzanie ou le Burundi. Ces deux pays voisins n’ont jamais contraint leurs populations à fermer les lieux de cultes (églises ou mosquées), ou à arrêter les activités professionnelles ou de revenues permettant aux gens de faire vivre leurs familles, etc.

C’est dans ce contexte socio-politico-économique déjà tendu que va surgir Madame Idamange Iryamugwiza Yvonne. Elle en a vraiment marre et veut exprimer publiquement son ras-le-bol. Un ras-le-bol qu’elle partage avec beaucoup de Rwandais. Un ras-le-bol que beaucoup aimerait exprimer publiquement comme Madame Idamange mais à cause de la peur et surtout des tabassages policiers personne n’ose le faire. Car, pour échapper à la  répression, beaucoup préfèrent le dire à voix basse et aux coins de leurs salons.

Mais alors… ! Que faire dans une capitale resplendissante des «residential Building», comme Kigali, où l’aide sociale n’existe pas et les gens n’arrivent pas à trouver à manger suite à ce confinement inadapté et imposé ? Faut-il croiser les bras ou plutôt braver les interdits, les lois répressives et homicides et décrets administratifs? C’est ce que  Madame Idamange Iryamugwiza Yvonne a osé faire et appelle à faire.

Idamange, la «Voix des Sans-Voix».

Madame Idamange estimant que les médias [locaux et internationaux] ne parlent ni osent dénoncer ces mesures disproportionnées de l’autorité rwandaise, elle emprunte  la voie des réseaux sociaux et ouvre un compte You Tube «Idamange» par lequel elle fait passer son message. Ne voulant pas se limiter à des mesures coronavirus seulement, Madame Idamange choisit délibérément d’élargir les angles et d’interpeler les autorités rwandaises sur plusieurs sujets sensibles: mesures restrictives de confinement prises à contrario du contexte spécifique rwandais, mesures délibérées et insoucieuses de la promotion de la qualité de l’enseignement des enfants des pauvres, durcissement des lois répressives contre la presse et violations massives des droits de l’homme dont la liberté d’expression et d’opinion.

© Photo/UJRE: Mme Yvone Idamange. Une citoyenne libre et révolutionnaire. Une veilleuse de la conscience collective rwandaise.

Très croyante et observatrice de bonne conscience de la société rwandaise, Madame Idamange s’autorise à interpeller également les autorités rwandaises sur la fermeture irrespectueuse des lieux de cultes/liberté de religion et sur l’injustice criante résultant du totalitarisme de l’État qui prône le « capitalisme sauvage » où les plus puissants et des riches proches du pouvoir s’accaparent librement les terres des pauvres et démolissent leurs maisons au vue de tout le monde sans les avoir expropriés ou indemnisés.

Madame Idamange ne s’arrête pas là. Elle enfonce le clou et dénonce énergiquement des disparitions et exécutions sommaires des survivants tutsis. Elle critique et décrie également l’exploitation du «Génocide », des douleurs des rescapés et des sites mémoriaux à des fins politiques et économiques, etc.

Dans toutes ces vidéos, elle pointe du doigt et met en question l’attitude du gouvernement et des associations ayant dans leurs attributions la défense et le soutien moral et financier des rescapés. Elle part d’une série des cas bien connus pour montrer et dénoncer l’indifférence manifeste et total et le manque de compassion du gouvernement et de ces associations qui se disent défenseuses des rescapés. Le cas récent notoire est, par exemple, celui de la mort du célèbre chanteur Kizito Mihigo dont la police prétend dire qu’il se serait suicidé en prison alors qu’il était sous leur surveillance.

Le fait qu’aucun membre du gouvernement ou de ces associations n’ait participé à ses funérailles – pour manifester leur compassion aux rescapés et réconforter la famille endeuillée comme d’ailleurs la culture rwandaise l’exige – cela montre combien la peine des rescapés n’a aucun sens pour le gouvernement ni pour ces associations. En terme éthique ou morale, ils ont enfreint les impératifs sociaux, politiques et culturels dont ils devraient pourtant être gardiens. Et c’est sur ces points que Mme Idamange les interpelle et les accuse même de vouloir étouffer délibérément toutes les voix qui réclament une enquête indépendante sur la mort de ce chanteur et d’autres rescapés assassinés ou portés disparus.

Déchainée et furieuse mais consciencieuse de ce qui l’attend (la mort ou prison), elle monte au créneau pour accuser les autorités rwandaises d’être en connivence avec la Commission nationale de lutte contre le Génocide (CNLG) et IBUKA, associations de défense des rescapés, dans le détournement des fonds destinés aux rescapés.

En effet, Mme Idamange accuse le leadership rwandais et ces associations, non seulement d’immoralité mais aussi d’indifférentisme et immobilisme politique. Ainsi, va-t-elle même oser déclarer «la mort du président Kagame» et à interpeller les hauts gradés de l’armée – officiers généraux – à faire quelque chose pour secourir, voire donc libérer les Rwandais.

Mme Idamange ne s’arrête donc pas là. Elle va aussi critiquer la gestion des sites mémoriaux dans lesquels les restes des victimes sont exposés. Pour Madame Idamange – et d’ailleurs pour tout Rwandais qui se respecte –, cela est inadmissible. Car, non seulement cette attitude est irrespectueuse de la dignité de la personne humaine mais aussi de la culture rwandaise qui nous recommande vivement l’enterrement des morts et l’entretien de leurs sépultures.

Toutes ces doléances que Madame Idamange formule à l’État rwandais au nom du peuple, elle les consigne dans ses vidéos publiées sur YouTube « Idamange » depuis le 31 janvier 2021 jusqu’au 15 février 2021.

Dans sa dernière vidéo du 15/02/2021, elle invitait tous les rwandais à faire une marche pacifique qui aurait dû se dérouler mardi le 16 février 2021 – le jour de son arrestation – vers le palais présidentiel sis à Kacyiru-Kigali. Elle appelait également les rwandais résidant en dehors de la capitale Kigali à se rendre aux bureaux des autorités régionales les plus proches de leurs localités afin de manifester et faire entendre leurs voix. Les Rwandais de la diaspora, quant à eux, étaient conviés à manifester devant les ambassades du Rwanda.

En guise de réaction, le gouvernement rwandais a initié et organisé une campagne de lynchage à travers les réseaux sociaux et ses médias. Cette campagne était non seulement à l’encontre de Mme Idamange pour la faire taire mais aussi visait à faire peur et à démoraliser quiconque aurait l’intention de l’imiter.

Cette campagne haineuse proférée par le gouvernement rwandais devenait de plus en plus tenace et menaçante dès déjà les trois premières vidéos diffusées.  La sécurité et la vie de Mme Idamange était donc en danger, avant même sa dernière vidéo qui a été le point culminant de son arrestation.

Elle était donc devenue la cible du gouvernement et traitée de tous les maux par les vuvuzela de ce régime sanguinaire: une fausse rescapée, une tutsi devenue pire qu’interahamwe, négationniste ou encore révisionniste du «Génocide», etc. Bref, une maman très respectueuse dans ses propos interpellant les autorités rwandaises à prêter l’oreille au cri du peuple qui a été malheureusement vilipendée et mise au banc d’infamies.

En l’espace de deux semaines seulement, Mme Idamange était devenue la nouvelle bête noire du régime mais aussi, du côté de l’opposition, une héroïne de la liberté d’expression. Dans ses six vidéos postées avant son arrestation le 16 février, elle accuse sans aucun détour son gouvernement de profiter du coronavirus pour cadenasser davantage les espaces de liberté d’expression et vouloir faire mourir les pauvres de faim.

Saluée par la communauté rwandaise dans l’ensemble et l’opposition, en particulier, tant de l’intérieure que de l’extérieure, elle a été immédiatement vilipendée par les acolytes et adhérents fervents du système et ses services, dont notamment la Commission Nationale de Lutte contre le Génocide (CNLG), l’association des rescapés tutsis IBUKA qui ont vite appelé à son assassinat ou arrestation. Ces vuvuzela du régime sanguinaire au pouvoir et leurs alliées l’accusent de minimiser le génocide. Un crime impardonnable au Rwanda. Ils sont allés trop loin même jusque à la traiter de « fausse » rescapée, pour dire qu’elle n’est réellement pas de l’ethnie tutsi.

Dans un pays où la liberté d’expression est quasi inexistante, voire donc très limitée, notre  youtubeuse devenue controversée sur les réseaux sociaux, assurait déjà – avant qu’elle soit arrêtée à son domicile – qu’elle ne pouvait rester silencieuse alors que ses compatriotes souffrent et meurent de faim.

Quand le mensonge prend l’ascenseur, la vérité, elle, prend l’escalier !

Eh bien, il est maintenant vrai et vérifiable que « Le mensonge donne toujours des fleurs mais jamais des fruits ». C’est ce que croit, en tout cas,  Joseph Matata, coordinateur du Centre de Lutte contre l’injustice et l’impunité au Rwanda (CLIIR). Ce marathonien rwandais des droits de l’homme appelle depuis longtemps les Rwandais, en particulier les rescapés Tutsi, a ‘‘refuser l’inacceptable’’ : être une caisse de résonance du système sanguinaire dans sa propagande haineuse et sa politique mensongère. Un vibrant appel qui a trouvé un bon accueil chez Mme Idamange et d’autres rescapés. Une heureuse nouvelle de ce marathonien rwandais des droits de l’homme qui ne transige jamais avec ce régime et appelle de tous ses vœux à le démystifier, à le combattre, à lutter et à déconstruire sa culture du mensonge imposée depuis 1994.

Ce défenseur infatigable des droits de l’homme dénonce depuis déjà plusieurs années, – sans être écouté – l’instrumentalisation des rescapés Tutsi et des Hutu cadres et ordinaires. Beaucoup d’entre eux sont devenus ces derniers temps des agents féroces de la propagande mensongère du FPR et praticiens de la mise en œuvre de sa politique répressive. C’est ce que ce marathonien des droits de l’homme appelle un «réseau de délateurs» pour le régime militaro-dictatorial. Lire et écouter l’intégrité de son interview exclusive publiée dans notre édition du 22/11/2018 : ”Le mensonge est le biberon des Rwandais”, Joseph Matata.

Le rêve de ce défenseur des droits de l’homme commence aujourd’hui à prendre sens et être non seulement le rêve d’un seul homme mais plutôt de tous les Rwandais. Car, effectivement, comme le dit Elder Camara «lorsqu’on rêve tout seul, ce n’est qu’un rêve alors que lorsqu’on rêve à plusieurs c’est déjà une réalité». Une pure et simple vérité proche de celle-ci qui dit que «le mensonge prend toujours l’ascenseur et n’arrive nulle part, alors que la vérité, elle, elle prend l’escalier et arrive jusqu’au bout»!

Et c’est ce qui est en train de se réaliser au Rwanda où le Front patriotique rwandais au pouvoir depuis 1994 a pensé que son mensonge restera toujours le biberon des Rwandais, pour emprunter l’expression de Joseph Matata, et que alors maintenant beaucoup commencent à le démasquer et le défier dans sa politique de capitalisation du  «Génocide».

«Génocide», un fonds de commerce qui n’a plus aujourd’hui de client !

Refuser d’être instrumentalisé. Depuis 1994 jusqu’à ce jour, le «Génocide contre les tutsis» était devenu un fonds de commerce. Une recette exclusive du FPR largement vendue, durant ces 26 ans, en Occident et dans quelques peu de pays africains. Une recette qui, jusqu’à ce jour, n’avait manifestement pas encore séduit le monde oriental. Une recette aujourd’hui qui peine à tenir ses résistances malgré son brevet hautement protégé.

L’entrée fracassante d’une jeune femme, Yvonne Iryamugwiza Idamange, sur la scène publique a encore démasqué et mis à nu la politique du Front patriotique rwandais (FPR) du mensonge sur le «Génocide rwandais». Les langues, surtout celles des rescapés tutsis de l’intérieur, commence à se délier petit à petit. Une prise de conscience de l’exploitation politico-politicienne démesurée du  «Génocide contre leurs congénères tutsi». La politique du FPR s’écroule petit à petit et au grand jour.

La défense de la cause des tutsi qui a été, pour le FPR, un excellent tremplin – un motif justifié aux yeux des grandes puissances occidentales  – pour accéder au pouvoir avec les kalachnikovs n’a plus aujourd’hui de crédits.

Ce mythe n’a pour le moment aucun fondement aux yeux des tutsi qui, depuis 26 ans, ont été politiquement utilisés pour miroiter la bonne image du FPR au monde. Ils ne veulent plus continuer d’être le bouclier du pouvoir autocratique et sanguinaire de Kigali. Une prise de conscience un peu tardive mais quand-même très fructueuse pour le changement. Une révolution en marche où l’indignation des plus jeunes, surtout, surfe sur la face. Une révolution sociale et politique en ébullition. Une urgence mais aussi une chance pour le FPR à accepter d’ouvrir des espaces politiques et négocier avec ses détracteurs pour éviter un bain de sang au Rwanda.

Le pouvoir n’en a donc plus d’autres choix que d’accepter le débat sur tous les aspects et dans tous les domaines de la vie sociale des Rwandais, y compris même sur le «génocide» aujourd’hui devenu sa «chasse gardée». Le FPR va-t-il vraiment se remettre à ouvrir les espaces d’expression et accepter les négociations? La question reste toujours posée et ouverte ?

Tharcisse Semana

Umunyamakuru.com

Gushyingura cyangwa kubika mu tubati imibiri y’abishwe? Tubyibaze.

Ikibazo kiri mu mutwe w’iyi nyandiko cyabajijwe n’umuntu ukoresha amazina ya Hon Oré kuri facebook. Aribaza niba Leta yarasabye uruhushya imiryango y’abishwe, bakemeranywa kubika iyi mibiri mu tubati aho kuyishyingura.

Dore uko abivuga:

Mu myaka yashize nagize ibyago cyangwa amahirwe yo gusura camp de concentration ya Auschwitz – birkenau muri Pologne ahakorewe génocide y’abayahudi.

➡️Nabonye ibyumba byuzuyemo za lunettes abahamburiwe ubuzima babaga bambaye.
➡️Mbona imbago n’utugare tw’ibimuga byahiciwe
➡️Mbona amafoto y’abahasize ubuzima
➡️Mbona chambres à gaz zakoreshwaga mu guhohotera izo nzirakarengane
➡️ n’ibindi byinshi…

Gusa nta mirambo, amagufa, cyangwa uduhanga by’abahasize ubuzima nahabonye.

Ibibazo abaza ni ibi bikurikira:

  1. Ese iwacu kuki twahisemo kwanika amagufa n’uduhanga by’abacu?
  2. Ko atari umuco wacu, tukaba n’ubundi dukopera abandi, kuki tutiganye uburyo abahuye n’ako kaga mbere yacu babigenje kugirango bitazibagirana?
  3. Ese Leta yaba yarabajije ababuze ababo uruhushya mbere yo kubashyira muri turiya tubati?

Ibi bibazo buri wese yabyibaza ariko ibisubizo byatangwa na Leta ya FPR. Na none umuntu yakwibaza ati ese ni nde ufite uburenganzira ku murambo w’uwitabye Imana, yaba yishwe cyangwa apfuye urupfu rusanzwe?

Nanjye nkibaza niba koko FPR yaba ifite gahunda yo kuzashyingura iyi mibiri mu gihe abiciwe ababo baba bakomeje gusaba ko bikorwa, cyane ko benshi mu banyarwanda babona kugumisha iyi mibiri mu tubati ari agashinyaguro!

Icyitonderwa: Ubusanzwe, umubiri ugizwe n’amagufwa, amazi avanze n’amaraso, n’inyama. Iyo umuntu amaze gupfa umubiri urabora hagasigara amagufwa yonyine. Ngo mu rwego rwo kubaha abishwe, FPR yafashe icyemezo cyo kuvuga imibiri mu kigwi cy’amagufwa. Ibi bikaba mu maso y’abatari bakeya bigaragara nko gushaka gushuka abiciwe ko abantu babo bapfuye batigeze babora. Abazi ibinyanye n’ibinyabuzima bemeza ko kugira ngo umubiri udashanguka, bisaba kuwutera imiti yabugenewe iwufasha kandi igatuma abawegereye batagira indwara banduzwa na wo.

Inyandiko y’umukunzi wacu.

Rwanda : Le recyclage de l’usage de listes par CNLG. C’est du déjà vu.

Sur son site web, Rwanda Broadcasting Agency (RBA) a sorti une liste d’une trentaine de médecins de l’Hôpital universitaire de Butare censés avoir participé dans le génocide rwandais de 1994. Cette liste est un recyclage d’une vieille liste sortie par une certaine Rakiya Omaar d’Africa Rights et qui était payée par le gouvernement rwandais pour fabriquer ces accusations. Les compromissions entre Rakiya Omaar et le FPR furent découvertes et étalés au grand public. Prise de honte, elle qui se disait militer pour les droits de l’homme, Rakiya Omaar disparut dans la nature. Que Jean Damascène Bizimana  du CNLG (Commission nationale de lutte contre le génocide) sorte de nouveau la liste, c’est de bonne guerre mais ça ne convainc personne. C’est plutôt la loi du moindre effort et une façon ostentatoire de montrer qu’il travaille et que le budget colossal alloué au  Centre qu’il préside se justifie.

Une petite historique de l’usage de listes montre que le FPR (Front patriotique rwandais, parti au pouvoir au Rwanda) y fait régulièrement recours pour traquer ses opposants politiques ou ceux dont il soupçonne de n’être pas d’accord avec sa politique. Il a donc imaginé ce raccourci de listes de « génocidaires ». C’est une arme politique redoutable et qui a été utilisée avec succès par l’UNAR (Union Nationale Rwandaise) ancêtre du FPR.

L’usage de listes à des fins criminelles date de novembre 1959. Cette année, des extrémistes du parti UNAR (Union Nationale Rwandaise, ancêtre du FPR) y ont eu recours pour désigner les Hutu à abattre. Ceux qui avaient commencé à manifester leur ras-le-bol avec le système féodal en vigueur furent listés et qualifiés d’« abaporosoma », membres du parti APROSOMA (Association pour la Promotion Sociale de la Masse) de Joseph Habyarimana Gitera (Temps Nouveaux, 1/11/1959). Il est vrai que bon nombre des ces avant-gardistes étaient des leaders de ce parti. Ils furent pourchassés et assassinés atrocement.

Le système de listes ayant fait ses preuves, il fut adopté par le FPR durant la préparation de la guerre. Ainsi, parallèlement aux attaques qu’il menait, le FPR élaborait des listes des personnes à abattre. Déjà en mars 1993, en pleine négociation d’Arusha, il avait fourni une liste des autorités administratives et politiques à relever de leurs fonctions. La plupart ont été assassinées. Après la descente de l’avion du Président Habyarimana, tout au début du mois d’avril 1994, le FPR envoya à bon nombre de pays et de chancelleries ce qu’il appela la « CDR list », contenant selon lui les noms de ceux qui étaient impliqués dans des massacres. La liste comprend même des personnes inexistantes ou qui ne vivaient pas au pays depuis de longues années.

Après sa prise de pouvoir en 1994, le FPR officialisa le système de listes. En 1995, un projet de loi révisant le code pénal pour y introduire le crime de génocide fut préparé par feu Alphonse Marie Nkubito, alors ministre de la justice. Parallèlement, un autre projet fut initié par les services du FPR. Ils proposaient la mise sur liste des suspects du génocide, leur catégorisation et le principe de plaidoyer de culpabilité. Pour donner une force à son projet et enterrer celui du ministère de la justice, le FPR organisa à Kigali un symposium international en décembre 1995 dont les recommandations allaient dans le sens de son projet de loi. Après l’éviction de Nkubito, sa remplaçante, Marthe Mukamurenzi, endossa le projet mais au moment d’aller le défendre au Parlement, elle fut remplacée par Charles Muligande, alors Ministre des Transports et Secrétaire Général du FPR.

Sitôt arrivé à Kigali, le FPR lança une liste de 428 personnes. Elle fut revue et enrichie jusqu’à 1946 personnes et publiée au Journal Officiel la République Rwandaise comme «  Liste n°1 de la première catégorie prescrite par la loi organique n°8/96 du 30/08/1996 ».

La liste du 30/08/1996, comme par ailleurs toutes les précédentes, condamne avant même de juger et pêche contre le principe de la présomption d’innocence. Elle a fait des ravages en particulier dans l’intelligentsia hutu. Pourtant, les critiques qui lui sont faites lui ôte pratiquement toute sa valeur.

En effet, on y retrouve par exemple des personnes mortes avant 1990 et d’autres mortes avant 1994. Parmi celles-ci se retrouvent même des victimes du FPR d’avril 1994 dont notamment Théoneste Mujyanama assassiné par le FPR à Kigali, ancien ministre de la justice; Sylvestre Baliyanga, ancien Préfet de Kibuye et de Ruhengeri, assassiné par le FPR avec sa famille chez lui à Remera, à Kigali; Jean Hategekimana, ancien Président du Tribunal de Première Instance de Kigali et sa famille assassinés par le FPR à Kigali.

La liste contient aussi par des fautes de forme inexcusables dans une matière aussi grave. A certains endroits, la numérotation manque ou les numéros sont repris deux fois. L’identification des personnes est incomplète vu qu’elle ne fait mention, dans la plupart des cas, que des noms et prénoms sans autres coordonnées. Certaines personnes sont même identifiées uniquement par leurs prénoms. A certains numéros, on retrouve les mêmes personnes mais identifiées avec des données différentes.

Appelé à s’expliquer par une certaine opinion nationale choquée par la grossièreté des erreurs de la liste qui dépassaient tout entendement, le Procureur Général Siméon Rwagasore, signataire de la liste, a été obligé d’avouer, dans une interview au journal Intego (n° 25, décembre II, 1996), que la liste n’avait pas la valeur qu’on voulait lui prêter. Pourtant au Rwanda, des centaines de personnes ont été arrêtées et emprisonnées par le fait même qu’elles figuraient sur la liste, malgré des discours officiels rassurants (Amiel Nkuliza, Le Partisan, n° 40, janvier 1997).

Fort heureusement, certains Etats démocratiques se sont aperçus du manque de sérieux de cette liste et ont accordé l’asile politique à certaines personnes qu’elle reprend. Pouvait-il en être autrement puisque même le pouvoir de Kigali a affecté aux hautes fonctions des personnalités figurant sur la liste.

La liste du 30/08/1996 a été actualisée le 31 décembre 1999. Elle contenait les mêmes erreurs que la précédente malgré un vernis qui ne pouvait tromper personne. Elle pêchait toujours contre la présomption d’innocence. Elle condamnait avant jugement.

La liste mentionnait même le nom de Juvénal Habyarimana. Pourtant le FPR est désigné par plusieurs sources comme le commanditaire de son assassinat.

Le 19 mars 2001 la liste fut portée à 2898 noms. 36 noms avaient disparu et 801 nouveaux noms y étaient apparus ; Pierre Célestin Rwigema qui a été chef du gouvernement du FPR pendant 5 ans y figurait en bonne place.

Au fil des années, le FPR n’a pas désarmé. Il a envoyé des agents de la DMI dans bon nombre de pays africains et européens. Ils avaient une couverture d’étudiants ou de diplomates ou se présentaient eux aussi comme des réfugiés.

Leur rôle était de recenser les réfugiés hutu se trouvant dans ces pays. A partir des informations qu’ils transmettaient régulièrement, une liste de 93 hutu vivant à l’étranger fut élaborée et transmise à bon nombre de pays ainsi qu’à INTERPOL.

Le système de listes fut utilisé dans les Tribunaux Gacaca. Un million de personnes furent recensées : des hommes et des femmes encore valides, des leaders d’opinion, des intellectuels (enseignants, agronomes, infirmiers,…). Le même travail fut fait à l’étranger et la liste arrêtée contenait plus de 40000 personnes.

Le système de listes a fait ses preuves. Le FPR y fait recours pour maintenir et consolider son pouvoir dictatorial et criminel, en tentant d’intimider quiconque est susceptible de porter un jugement sur sa gestion bananière du pouvoir.

Gaspard Musabyimana
23/5/2020

RWANDA. LA CNLG DE J.DAMASCÈNE BIZIMANA SE LIVRE AU LYNCHAGE MÉDIATIQUE CONTRE CHARLES NDEREYEHE. DÉCRYPTAGE.

Introduction

Ce Lundi 12 mars, le CNLG s’est livré à un lynchage médiatique contre Mr Ndereyehe Charles  commissaire des FDU Inkingi et de la Plateforme P5. Charles Ndereyehe est un néerlandais d’origine rwandaise.

Aucune des accusations de CNLG et les média[2] du FPR n’est nouvelle car elles ont toutes fait objet d’un procès dont l’arrêt du 3 juillet 2015 au tribunal de la Haye[3] a donné raison à C. Ndereyehe mettant ainsi fin aux enquêtes qui avaient commencé en 2010 après le retour de Mme Victoire Ingabire au Rwanda. Le Tribunal a fait tomber une à une les accusations fallacieuses montées de toutes pièces à partir de multiples articles publiés par Tom Ndahiro et Rakiya Omar entre 2010 et 2012. Il n’y a pas eu d’appel contre cet arrêt.

Le procureur improvisé

Les accusations actuelles contre Mr Charles Ndereyehe par le CNLG sont pilotées par Mr Jean Damascene Bizimana[4]. Mais qui est Mr Jean Damascène Bizimana ?

Monsieur BIZIMANA Jean-Damascène, tutsi d’origine de l’ancienne commune de Karama dans la préfecture de Gikongoro, paroisse Cyanika. Il ne peut être capable d’une quelconque objectivité dans une instance sur la question rwandaise. En effet, depuis plus de 23 ans, il n’a cessé de prendre fait et cause pour les réseaux des délateurs et des groupes extrémistes qui enfoncent la société rwandaise dans la haine et l’esprit de revanche. Aussi bien ses travaux que ses prises de position en public n’ont cessé de contribuer à creuser davantage la haine entre les Hutus et les Tutsis et compromettre toute cohabitation et pacification des composantes du peuple rwandais.

Qu’il nous soit permis, d’abord, de rappeler que le sieur BIZIMANA Jean-Damascène était parti aux études à l’Institut Catholique de Toulouse (France) au moment où le pays était en guerre. Des témoignages concordants affirment que le séminariste Jean-Damascène BIZIMANA, une fois arrivé à Toulouse, s’est distingué par un comportement et des actes d’indiscipline notoire devenant, dès lors, indigne et inadmissible aux yeux de ses supérieurs Pères-Blancs. C’est au moment où ces derniers, exacerbés, auraient envisagé de l’exclure de l’Institut qu’il préféra anticiper la sanction et se retirer. Désormais inscrit à la Faculté de Droit de l’Université de Montpellier depuis la rentrée académique 1995, et poussé par l’appât du gain matériel, il entreprit une série d’actes de représailles envers la communauté des Hutus réfugiés en Belgique, en France et envers l’Eglise catholique. C’est dans ce contexte de vengeance et de revanche qu’il publiera son premier livre intitulé « L’Eglise et le génocide au Rwanda : les Pères Blancs et le négationnisme », paru aux Editions L’Harmattan en mars 2001.


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Dans ce pamphlet acerbe, Jean-Damascène BIZIMANA se fera la « vuvuzela » des thèses les plus jusqu’au-boutistes et radicales des réseaux extrémistes. Servant de fer de lance au sein de la branche IBUKA de France, il se distinguera notamment comme témoin dans divers dossiers de suspects du génocide, notamment celui du Père Wenceslas MUNYESHYAKA envers qui un non- lieu a été prononcé par la justice française. Mais, à plusieurs reprises, c’est plus comme délateur que comme personne-ressource crédible sur le Rwanda qu’il marquera les esprits. Rappelons, pour mémoire, que le sieur Jean-Damascène BIZIMANA servira dans les Commissions MUTSINZI et MUCYO, respectivement sur la responsabilité de l’assassinat du Président HABYARIMANA et le rôle de la France dans le génocide rwandais. Précisons que les rapports produits par lesdites Commissions étaient tellement grotesques et mensongers aux yeux des observateurs qu’ils sont vite tombés dans les oubliettes.

Mr J.D. Bizimana est animé par la haine anti hutu et sa revanche contre l’Eglise catholique. Il est cité dans plusieurs affaires dans lesquelles il a accusé des personnes innocentes des crimes abominables dont le génocide. Il a fabriqué ainsi de fausses accusations de génocide contre Monseigneur Augustin MISAGO, évêque de Gikongoro (son évêque donc) uniquement parce qu’il était hutu et que Monsieur BIZIMANA Jean Damascène ne le voulait pas à ces hautes charges. Toutes ces fausses accusations ont été démontées par la défense de ce prélat qui a été finalement acquitté totalement de toutes les charges pour lesquelles les syndicats de délateurs avaient préparé les faux témoignages sous la direction de Monsieur BIZIMANA Jean Damascène. L’acquittement de Monseigneur Augustin MISAGO a mis à jour le rôle néfaste joué par Monsieur BIZIMANA Jean Damascène contre les dignitaires et tous les intellectuels hutus.

Monsieur BIZIMANA Jean Damascène a été l’architecte des accusations contre Père Guy THEUNIS, un belge membre de la congrégation des Pères Blancs, qu’il a fait arrêter et emprisonner à Kigali pour son rôle supposé pendant le génocide des Tutsi. Le Père Guy THEUNIS a pu démontrer que les accusations contre lui étaient farfelues mais a continué malgré tout à être détenu. Sous pression de la Belgique, il a été libéré avec promesse de continuation des poursuites en Belgique. Le Rwanda a transféré à la Belgique un dossier ridicule, sans pièces justifiant le sérieux des poursuites. Le parquet fédéral belge a décidé de n’y réserver aucune suite. Il s’agit d’une deuxième douche froide qui montre l’acharnement, le fanatisme mais surtout la haine qui anime le sieur BIZIMANA Jean Damascène dans la justice qu’il considère comme une arme du système politique en place au Rwanda au détriment de la vérité.

Monsieur BIZIMANA Jean Damascène s’est toujours comporté comme le Procureur Général bis du Rwanda, envers les Hutu politiciens et hommes de l’Eglise catholique. Son action nuisible ne s’est pas arrêtée sur le sol rwandais. Il s’est permis de poursuivre les Hutu même en Europe avec des fausses accusations à cause de sa haine ethnique et son projet d’anéantir les intellectuels hutus dans tous les domaines. Dans ce cadre, il s’est acharné contre l’Abbé SAGAHUTU Joseph pour l’empêcher d’être reconnu réfugié en Belgique et de pouvoir le mettre en prison en Belgique notamment en l’accusant de génocide. Suite à l’investigation des autorités belges, toutes les fausses accusations lancées contre cet homme d’Eglise notamment concernant la mort de l’Abbé RWANYABUTO Jean Marie Vianney ont fondu comme la neige. Dans ce dossier, Monsieur BIZIMANA Jean Damascène ne cessait de court-circuiter le parquet général du Rwanda pour envoyer lui-même des messages accusateurs farfelus et intoxiquer les médias belges, certaines organisations comme African Rights de Madame RAKIYA Omar pour arriver à ses fins mais sans résultat. En conséquence, aucune information judiciaire n’a été ouverte en Belgique contre cette cible privilégiée de Monsieur BIZIMANA Jean Damascène et finalement l’Abbé SAGAHUTU Joseph a été reconnu réfugié au sens de la Convention de Genève et naturalisé belge.

Ces affaires ont pu prouver, devant ces autorités européennes, que le sieur BIZIMANA Jean Damascène n’est pas crédible et ne peut rien apporter à l’œuvre de justice.

L’activisme du sieur BIZIMANA Jean-Damascène va évidemment lui valoir beaucoup d’estime de la part du régime en place au Rwanda, qui ne demandait qu’à avoir une caisse de résonnance pour l’aider à mâter toutes velléités d’opposition tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. C’est ainsi que, s’étant constamment distingué au sein des réseaux extrémistes d’IBUKA (Souviens-toi), il va rapidement monter dans les échelons jusqu’aux fonctions de Sénateur ; et par la suite, de Président de la Commission Nationale de Lutte contre le Génocide. La Commission Nationale de Lutte contre le Génocide (CNLG) au Rwanda est une institution de droit public de l’ETAT RWANDAIS et une émanation du parti FPR. Cette Commission a été créée par la loi n° 09/2007 du 16/02/2007[5]. Cette loi stipule que la Commission est une institution nationale permanente disposant d’une autonomie financière ; la politique de cette institution est définie par un Conseil Consultatif. Ce Conseil est chargé de définir les orientations et les lignes directrices de la Commission sous la direction du Président de la République ou de son représentant. A cet effet, le CNLG est donc un des outils[6] de persécution des opposants au gouvernement rwandais.


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Dans son livre en Kinyarwanda « INZIRA YA JENOSIDE YAKOREWE ABATUTSI MU RWANDA » (Les origines du Génocide commis contre les Tutsi au Rwanda) publié en mars 2014, éditions Imprimerie Muhima, Mr Bizimana Jean Damascène devient l’idéologue de la commercialisation du crime de génocide en tentant de démontrer à tort que le génocide rwandais commence en 1956 avec Monsieur Joseph GITERA, un des leaders de la révolution rwandaise de 1959, qui a osé remettre en cause et dénoncer les injustices sociales qui se commettaient au Rwanda contre les Hutu depuis le XVIè siècle avec la féodalité tutsi (voir point 3.1 du livre p.21 à 24). Il remet également en cause et traite d’idéologues du génocide les premiers leaders politiques tels que le président Grégoire KAYIBANDA (point 3.4 du livre p.27 à 71), Jean Baptiste RWASIBO (voir point 3.3 p.24 à 26), le président Juvénal HABYARIMANA (voir p.72 à 250).

Monsieur BIZIMANA Jean Damascène qui est un docteur en droit, ne sait pas que le droit pénal est un droit clair, précis et concis. Il a su identifier les idéologues de la planification du génocide rwandais depuis 1956 alors que le Tribunal pénal international sur le Rwanda qui a mené des enquêtes à ce sujet, pendant 20 ans, adopte une attitude de grande réserve.

La Chambre qui a eu à juger entre autres l’Affaire Bagosora, parlant de la planification du génocide, s’exprime en ces termes : « La Chambre relève qu’en ce qui concerne le début de la planification, les opinions exprimées par les témoins experts diffèrent. Elle fait observer que lors de sa déposition, Alison Des Forges a précisé que la phase « organisationnelle » du génocide planifié a commencé en 1993 et au début de 1994, sauf à remarquer qu’un petit groupe de personnes avait déjà entrepris de conceptualiser et de planifier le génocide depuis « un temps assez considérable ». Elle souligne que selon Filip Reyntjens,  « il n’y avait pas eu un moment donné dans le temps où un certain nombre de personnes s’étaient réunies pour conspirer et dire : nous allons organiser un génocide ». La Chambre fait toutefois observer que Reyntjens a affirmé que l’intention de commettre le génocide était présente, et qu’elle s’est développée de manière progressive, à partir du 1er octobre 1990. Elle relève d’autre part, que Bernard Lugan a indiqué qu’il n’y avait aucune preuve de l’existence d’un plan ou d’une entente visant à tuer des Tutsi. Elle constate enfin qu’en ce qui concerne Helmut Strizek, il fait savoir qu’il n’y a eu aucune entente en vue de commettre le génocide, attendu qu’à ses yeux, c’est le fait que l’avion du Président ait été abattu qui avait déclenché le génocide. » (voir Jugement n°9841- 01, p.749, n°2095).

Au regard de ce qui précède, le sieur BIZIMANA Jean-Damascène est incapable de toute objectivité. Voici quelqu’un qui a énormément contribué à construire les stratégies de nature à obstruer le processus de vérité-justice au sein de la société rwandaise post-génocide. Etant un des érudits de l’organisme IBUKA qui a excellé en matière de fabrication de la preuve à charge et de constitution de syndicats de délateurs, Jean-Damascène BIZIMANA s’est distingué en lançant des campagnes d’accusation contre les Hutus de l’extérieur comme de l’intérieur sans avoir aucune preuve.

Malgré qu’il soit juriste de formation, Jean-Damascène BIZIMANA est pourtant célèbre par son manque de foi en la justice pénale internationale. En effet, dans ses différentes prises de position, notamment contre le Tribunal Pénal International pour le Rwanda et la justice des pays tiers, la seule justice acceptable est celle qui arrange les intérêts du FPR et qui écrase ses opposants réels ou supposés. C’est ainsi qu’il n’a pas hésité à réclamer, haut et fort, que les acquittés du TPIR et ceux qui ont purgé leurs peines rentrent au Rwanda pour être rejugés. L’on croirait que Monsieur BIZIMANA Jean Damascène, docteur en droit, ne reconnaîtrait pas l’un des principes fondamentaux du droit « Non bis in idem ».  Cela signifie, en fait, que pour lui aucun Hutu ne devrait être acquitté des accusations alors que parfois lesdites accusations sont purement mensongères.

Jean-Damascène BIZIMANA a excellé dans la délation, notamment dans le dossier contre les militaires français de l’Opération Turquoise qui avait été autorisée par l’ONU. Rappelons que la France a été félicitée par les Nations unies pour la réussite de cette opération. Par ailleurs, Monsieur BIZIMANA fait partie des ténors de la polémique ambiante sur l’implication de la France – son pays d’adoption pourtant – dans le génocide rwandais.

*1. L’activisme et le fanatisme ayant caractérisé le parcours du Dr BIZIMANA Jean Damascène, au cours des 20 dernières années, sont incompatibles avec les exigences d’objectivité ;

*2. Dr BIZIMANA Jean Damascène a, pendant très longtemps, servi de cheville ouvrière des réseaux délateurs et extrémistes, qui ne conçoivent la justice que comme outil de revanche et de vengeance entre les mains des rescapés Tutsi ;

*3. Les différentes publications, les activités militantes ainsi que les déclarations publiques du Dr BIZIMANA Jean Damascène montrent clairement qu’il ne saurait contribuer à la recherche de la vérité et de la justice étant donné qu’il est très engagé auprès des milieux tutsis radicaux et extrémistes ;

*4. La politique et les orientations stratégiques de la CNLG sont imprégnées de l’extrémisme anti hutu de son Président, Monsieur BIZIMANA Jean Damascène, depuis sa nomination à la tête de cette institution.

Le modus opérandi des extrémistes de la trempe de Mr J.D. Bizimana

De prime abord, soulignons que les extrémistes du FPR utilisent toutes les manœuvres diaboliques pour se maintenir au pouvoir. Ils exercent notamment le chantage et déstabilisent toute personne susceptible de mettre en cause leur autorité morale, contester leur légitimité ou s’opposer à leur dictature. Kagame n’a-t-il pas dit qu’il avait érigé un « mur de lois »[7] infranchissable par les opposants ?

Cet arsenal de lois liberticides fait justement partie de ce que l’opposition lui reproche :

*1. Le régime du FPR a mis en place une loi vague sur le négationnisme, le divisionnisme et l’idéologie génocidaire dont il se sert pour condamner toute personne qui critique sa mauvaise gouvernance, dénonce l’exclusion et la marginalisation d’une partie de la population, revendique un deuil non discriminatoire ou dénonce les crimes commis par certains éléments de son armée;

*2. Il s’immisce quotidiennement dans la justice, a utilisé les Gacaca comme tribunaux politiques pour éliminer tous les opposants politiques ou leaders d’opinions non acquis à leur cause, ainsi que des intellectuels qui occupent ou sont susceptibles d’occuper des postes d’emploi convoités par des membres du FPR, leurs supporteurs ou leurs sympathisants;

*3. Il a mis en place des syndicats des délateurs formés ou réseau de faux témoins bien encadrés vers lesquels sont orientés les enquêteurs étrangers à la recherche d’information prétendument « plausibles ». Certains témoignages sont extorqués par torture[8] ou suite aux promesses de libération des détenus souvent injustement emprisonnés. Ces faux témoignages, sont placés sur INTERNET et des socio-média pour amplifier l’effet multiplicateur pour appuyer des listes sauvages transmis à INTERPOL. Ces délateurs induisent en erreur et piègent les non-avertis par de fausses accusations montées de toutes pièces ; ils déstabilisent et portent des préjudices moraux, sociaux et matériels aux victimes certaines fois jetées en prison durant des années avant d’être disculpés ;

*4. Il harcèle, menace, terrorise, maltraite physiquement ou jette en prison les témoins à décharge ou même les avocats de la défense pour décourager toute personne susceptible de lutter pour une justice équitable ou défendre les droits de la personne humaine.

Les accusations contre Charles Ndereyehe

 1. Le CNLG accuse Ndereyehe d’avoir appartenu à la CDR et formation des milices :

Nous savons tous que Charles Ndereyehe n’a jamais appartenu à la CDR. Les listes des 51 membres fondateurs[9] de la CDR sont connus et on fait objet des enquêtes du TPIR. Aucun acteur de la scène politique rwandaise actif entre 1992-1994 ne peut pointer Charles Ndereyehe du doigt et affirmer qu’il aurait été membre de la CDR.

2. Les milices INTERAHAMWE

Ceux qui étaient au Rwanda savent que les affrontements des milices des partis politiques ont commencé début 1992 et se sont amplifiés en mai 1992. Où était Mr Bizimana et où était Mr Ndereyehe ? A notre connaissance ce dernier était à Rubona depuis février 1992. L’organisation des milices entre 1991-1993 est amplement documentée dans un texte que l’ancien ministre de la défense Dr James Gasana[10] a soumis à la Commission d’enquête du Parlement français. Les accusations concernant les milices en relation avec Mr Ndereyehe sont de la pure fiction.

3. De l’auto-défense civile et des actes de génocide en 1994

L’auto-défense civile (ADC) à Butare a fait également objet d’enquêtes fouillées du TPIR. En ce qui concerne Butare, la jurisprudence du TPIR[11] est sans équivoque : «Le Procureur c. Nyiramasuhuko et consorts, affaire n° ICTR-98-42-T ».

Le cas de la Défense civile à Butare a été largement débattu dans le procès  Ntezilyayo et Kanyabashi au TPIR. Les deux coaccusés responsables du recrutement, de l’armement et de l’entrainement de l’auto-défense civile à Butare ont été acquittés du chef d’accusation d’actes de génocides commis par certains individus de l’ADC. Le TPIR en a également déchargé les ministres Bizimungu Casimir, Bicamumpaka Jérôme et Ntagerura André alors qu’ils faisaient partie du gouvernement qui a mis en place le programme de l’auto-défense Civile (ADC).

Ceux qui commettaient des crimes dans cette période étaient des truands de droit commun.

4. Des GACACA et procès sur les crimes commis à l’ISAR-Rubona en Avril 1994

Contrairement à ce que affirment les délateurs de CNLG, nous savons, de sources sûres et dignes de fois que, jusqu’à la clôture des Gacaca, Mr Ndereyehe n’a jamais fais objet ni des Gacaca de RUBONA ni impliqué de près ou de loin dans les procès qui on eu lieu entre 2000 et 2002 concernant les crimes commis à l’ISAR- Rubona[12]. Les Tribunaux ont conclu que la responsabilité de ces crimes était personnelle et individuelle[13]. Par ailleurs, plusieurs auteurs affirment que la Station de Rubona fut le refuge de tous ceux qui se sentaient menacés dans les communes environnantes.

Si donc le CNLG insinue le contraire, c’est qu’il est en train de produire de faux documents y relatifs.

Le fait que Mr Ndereyehe figure sur les listes publiées par INTERPOL n’est pas une preuve de sa culpabilité. En effet, ces listes sont faites sur demande des pays membres. Les règles d’Interpol reposent sur le principe de souveraineté nationale qui fait que la source des données enregistrées reste propriétaire de ses données. Dans le cas d’espèce c’est le gouvernement du FPR qui est responsable des accusations envoyées à Interpol pour neutraliser ses opposants réels ou supposés.

Beaucoup de membres des FDU ont été mis sur des avis de recherche lancés par le gouvernement du FPR après la création des FDU-Inkingi en 2006. D’autres ont été ajoutés après l’arrivée au Rwanda de la Présidente des FDU-Inkingi Mme Victoire Ingabire Umuhoza en 2010 pour challenger le général Kagame dans les élections présidentielles. Enfin, beaucoup d’autres figurent actuellement sur la liste des personnes recherchées depuis la création de la plateforme P5, une coalition des organisations politiques AMAHORO P.C, FDU – INKINGI, PDP – IMANZI, PS – IMBERAKURI ET RWANDA NATIONAL CONGRESS (RNC);

Ce n’est donc pas pour rien que l’appartenance au FDU-Inkingi figure sur la liste des accusations[14] (n.5) portées contre Ndereyehe. Tout le monde sait que le parti FDU-Inkingi est une des principales forces politiques de l’opposition démocratique au FPR. Il est donc facile de comprendre pourquoi la dictature du FPR s’acharne contre ses leaders[15].

 Conclusion 

Que Mr Jean Damascène BIZIMANA s’acharne sur Mr NDEREYEHE Charles en l’accusant de crimes innommables, ceci n’étonne pas les personnes avisées.

Nous espérons que les autorités des Pays-Bas ne se laisseront pas berner, une fois de plus, par les agents du FPR.

La réconciliation des Rwandais ne sera effective que si on réussit d’isoler les extrémistes de tous bords.

Gaspard MUSABYIMANA
13/03/2018.

Source: musabyimana.net


[1] http://mobile.igihe.com/amakuru/u-rwanda/article/cnlg-yasabye-u-buholandi-gufata-ndereyehe-wa-fdu-ushinjwa-gutera-inkunga

https://www.bwiza.com/u-buholandi-ndereyehe-ntahontuye-charles-ukurikiranweho-uruhare-muri-jenoside-ni-muntu-ki/

[1]https://uitspraken.rechtspraak.nl/inziendocument?id=ECLI:NL:RBDHA:2015:7860&showbutton=true&keyword=NL%3aRBDHA%3a2015%3a7860

[2] http://www.newtimes.co.rw/section/read/229932/

[3] http://www.cnlg.gov.rw/about-us/vue-densemble/?L=2

[4] http://unity-club.org/IMG/doc/CYANIKA_26022012_1_.doc;

http://www.minagri.gov.rw/index.php?id=469&tx_ttnews%5Btt_news%5D=1087&cHash=af66284e701c775410ad04e79c1503b1;

http://www.newtimes.co.rw/section/article/2015-06-23/189988/

[5] http://www.fdu-rwanda.com/fr/l-illegitimite-du-proces-victoire-ingabire-umuhoza/

[6] https://www.hrw.org/fr/news/2017/10/10/rwanda-detention-militaire-illegale-et-torture

https://www.hrw.org/fr/news/2017/11/01/rwanda-une-tentative-de-nier-les-meurtres

https://www.hrw.org/world-report/2018/country-chapters/rwanda

https://www.youtube.com/watch?v=Y6a1MmkOdQw&feature=youtu.be

http://tbinternet.ohchr.org/_layouts/treatybodyexternal/Download.aspx?symbolno=CAT%2fC%2fRWA%2fCO%2f2&Lang=en

[7] André Guichaoua : Mars 2004 : Butare la Préfecture rebelle,  Tome 1, pagina 52, pt 3.2.2

[8] Commission Parlementaire Française et au TPIR :
http://jkanya.free.fr/Texte15/violencerwanda1991_1993.pdf

[9] http://unictr.unmict.org/sites/unictr.org/files/case-documents/ictr-98-42/appeals-chamber-judgements/en/151214.pdf

[10] http://unictr.unmict.org/sites/unictr.org/files/case-documents/ictr-98-42/appeals-chamber-judgements/en/151214-judgement.pdf

http://unictr.unmict.org/sites/unictr.org/files/case-documents/ictr-98-42/trial-judgements/en/110624.pdf

[11] RMP41640/S8/RP72/2/2000 à Butare et RPA145-1-201-NZA à Nyanza-Nyabisindu

www.asf.be/wp-content/publications/ASF_JurisprudenceGenocide_4.pdf  pages 11-27 et pages 293-313

[12]page 6-7 RMP41640/S8 RP76/2/2000 et page 13 RPA145-1-001-NZA/RP76/2/2000) .

[13] https://www.bwiza.com/u-buholandi-ndereyehe-ntahontuye-charles-ukurikiranweho-uruhare-muri-jenoside-ni-muntu-ki/

[14] http://www.fdu-rwanda.com/fr/rwanda-la-sentence-du-proces-des-leaders-des-fdu-ikingi-en-appel-pour-la-liberation-provisoire-fut-prononcee-loin-des-representations-diplomatiques-des-media-et-des-observateurs-de-droits-de-l/


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