Category Archives: Louise Mushikiwabo

A son tour, Mushikiwabo crucifie Kizito Mihigo!

Le contraire aurait été étonnant. Après quelques semaines de silence imposé, Mushikiwabo ne va pas échapper à la question sur la mort de Kizito Mihigo. Comme on l’aurait deviné, Madame ne se donne pas la peine de feindre l’empathie envers celui qu’elle déshumanise pour le seul fait d’avoir réclamé la reconnaissance des victimes de crimes commis par le Front Patriotique Rwandais (FPR).

L’on reconnait la maîtresse de la diplomatie rwandaise au lendemain de la strangulation dans une chambre d’hôtel Sud-africain de l’ex chef espion rwandais, Patrick Karegeya. Comme tout âme bienveillante attribuait l’assassinat de Karegeya aux escadrons de la mort de Kagame, Mushikiwabo a fustigé ces accusations, sans pour autant manquer d’exprimer l’excitation (ou plus) que la mort de “l’ennemi” de son pays l’avait procurée.

Et qui pourrait oublier son arrogance inégalée lors du sommet France – Afrique tenu à Dakar en 2014? Lors de ce sommet le président français , François Hollande dans le temps, avait critiqué les dirigeants qui manœuvrent les Constitutions  de leurs pays en vue de s’éterniser au pouvoir. Mushikiwabo a vu le doigt pointé à Kagame, et a évacué les propos qui ne pouvaient que l’abaisser, sauf qu’elle s’en tapait, aussi longtemps qu’elle faisait plaisir à son chef. Une année plus tard Kagame a changé la Constitution pour se faire réélire président en 2017. Une autre histoire!

Cette fois-ci, Mushikiwabo tente de justifier l’assassinat de Kizito : “Ce jeune homme avait basculé dans une sorte de recherche de célébrité auprès de toute sorte d’individus qui n’étaient pas des gens qui voulaient du bien au pays”1.  En d’autres termes, la peine de mort “par pendaison” est décrétée à quiconque tente de (1) être une célébrité et/ ou (2) parle aux gens qui ne veulent pas du bien au pays. C’est bien noté Madame. Vous me rappelez un truc: j’ai entendu dire que le prétexte avancé lors du génocide contre les Tutsi était qu’ils s’associaient aux “individus qui n’étaient pas des gens qui voulaient du bien au pays”   et que, de ce fait, leur mort était justifiée. Je n’ai pas été d’accord avec ce prétexte, tout comme je n’achète pas vos conneries sur Kizito.

Chaste Gahunde


(1) Lemonde.fr


Avis aux lecteurs: Nos articles peuvent être reproduits à condition de citer le nom d’auteur et le site web source.                                                                                                          Notice to readers: Our articles may be reproduced provided the author’s name and the source website are cited.

Rwanda: la langue de Molière toujours tenue à l’écart !

Malgré son statut de membre de l’organisation internationale de la francophonie (OIF), le Rwanda ne fait aucun effort pour donner la place à la langue française qui pourtant est désignée par la Constitution comme langue parlée ( avec l’anglais et le Kinyarwanda). Le Rwanda a le privilège de diriger l’OIF, un choix qui a laissé pas mal d’observateurs en état de choc.

En effet, à la veille  de la nomination de la rwandaise Louise Mushikiwabo en tant que secrétaire générale de l’OIF, l’indignation  était totale. Le Rwanda est accusé entre autres de graves crimes contre l’humanité et les abus de pouvoir contre les droits de l’homme. La liberté d’expression,  le droit à la vie et à la propriété privée, l’état de droit, sont bafoués aux yeux de la communauté internationale qui semble hypnotisée par ce comportement inédit d’un régime irrespectueux de tout.

Pourtant,  tous ces abus étaient ignorés sous le même prétexte que celui avancé lors de l’adhésion du Rwanda à l’organisation des pays anciennement colonisés par le Royaume Uni: donner la chance au Rwanda est un appel à l’action, lui donner des responsabilités , c’est le forcer à se conformer aux principes de l’organisation.  Ceci n’est forcément pas une mauvaise idée  sauf que ça ne marche jamais avec Kagame et son système. Kagame vous fera croire qu’il est de même logique que vous, mais il attendra un moment propice pour tricher et vous decevoir.

Ainsi, même après avoir réussi à “infiltrer” Louise Mushikiwabo dans Paris pour cottoyer les influents francophones et plaider en faveur de son ancien maître, la langue française est toujours absente que ce soit dans l’éducation, sur les sites web du gouvernement ou dans les communiqués et décrets dans l’administration publique.

A ce sujet,  Louise Mushikiwabo semble en avoir marre et se révolte.

 

FB_IMG_1584227743194

C’est en réagissant au communiqué du ministère de la santé au sujet des mesures prises contre la pandémie COVID-19. Elle s’en félicite en ajoutant un hashtag “en français s’il vous plait”.

Quoiqu’on fasse la langue de Molière reste négligée non pas par ce qu’elle est moche ( moi je la trouve douce, délicieuse et surtout romantique) mais parce que la clique dirigeante du pays n’en pige que dalle.

Chaste Gahunde.


Avis aux lecteurs: Nos articles peuvent être reproduits à condition de citer le nom d'auteur et le site web source.
Notice to readers: Our articles may be reproduced provided the author's name and the source website are cited.

Louise Mushikiwabo, une candidate qui inquiète la Francophonie

maxresdefault
Le XVIIe Sommet de la Francophonie tiendra ses assises du 11 au 12 octobre à Erevan. À cette occasion, les États et Gouvernements membres choisiront le Secrétaire général pour les quatre prochaines années. La Rwandaise Louise Mushikiwabo est la seule qui se porte candidate pour succéder à l’actuelle Secrétaire générale Michaëlle Jean qui achève son mandat à la tête de la Francophonie.

Depuis l’annonce de sa candidature, le 23 mai dernier par le président de la France Emmanuel Macron pour sceller le pacte qu’il espère avec le président rwandais Paul Kagame, Mme Mushikiwabo n’a pas été très explicite sur ses ambitions réelles pour la Francophonie. L’actuelle ministre rwandaise des Affaires étrangères n’en avait que pour le rapprochement entre son pays et la France qu’elle n’a pourtant cessé de vilipender avec virulence autrefois.

Ce n’est que tout récemment, dans un entretien accordé à l’Agence France Presse, qu’elle a exposé brièvement sa vision et ses priorités, si elle était choisie. Pêle-mêle, Mme Mushikiwabo a parlé de divers sujets qui lui tiendraient à cœur, entre autres de la promotion de la langue française, il le faut bien pour accéder à la fonction. Elle estime que la visibilité de la langue française peut être améliorée sur le plan international et que l’Organisation internationale de la Francophonie « pourrait faire beaucoup plus pour peser sur la scène mondiale […] » et elle promet « d’apporter un vent de renouveau à la Francophonie » si elle était élue à la tête de cette Organisation.

Les quatre priorités de son programme d’actions pour les quatre années à venir sont détaillées brièvement sur son site Internet de campagne et sont essentiellement consacrées au rayonnement de la langue française, à la pertinence de la Francophonie, à l’emploi des jeunes, et à l’échange de bonnes pratiques.

Répondant à la question de l’AFP sur le déficit accablant de démocratie et le non-respect des droits de la personne et des libertés fondamentales dans son propre pays, la candidate du Rwanda s’est portée à la défense de son pays, en tentant de formuler ce qu’elle entend par démocratie :

« Toute la notion de démocratie et des droits, ce n’est pas toujours très clair et très précis ce qu’on veut dire par là. On a collé une étiquette au Rwanda par rapport à ces questions de liberté. Je suis très fière de la gestion politique du Rwanda. Je vois ce que, pas tout le monde, mais la majorité des Rwandais pensent. Ils sont contents du système démocratique qui est là… »

On est bien loin des termes de référence dans lesquels la Francophonie énonce les principes, balises, responsabilités et éléments fondamentaux en démocratie, consacrés entre autres dans la Déclaration de Bamako et dans combien de Conventions internationales que les États membres de l’OIF, dont le Rwanda, ont dûment signées et ratifiées.

Il est par ailleurs important de noter que de nombreux observateurs de l’OIF expriment leur très grande inquiétude et que certaines voix critiques s’élèvent pour exprimer leur crainte quant à l’avenir même de l’Organisation. C’est le cas notamment de l’universitaire Véronique Tadjo qui redoute la polarisation au sein de l’Organisation et le bras de fer possible qui s’annonce entre le Canada et le Rwanda pour le Secrétariat général de la Francophonie, et souligne que « la candidature de Louise Mushikiwabo ne se justifie pas dans le cadre d’une Francophonie rassembleuse ».

Louise Mushikiwabo en banalisant autant la démocratie, la défense des droits et les libertés, mais en insistant de manière si emphatique sur la promotion de la langue française, s’efforce de rejoindre la projection d’Emmanuel Macron pour « une nouvelle Francophonie » qui devrait se limiter au rayonnement, à l’enseignement et à l’usage du français dans le monde. L’action politique et la prévention des crises étant, dit-il, du ressort d’autres organisations, pas de l’OIF.

C’est tout le contraire de la définition des objectifs inscrits dans l’article 1er de la Charte de la Francophonie qui fait de l’action politique l’un de ses piliers. Plus surprenant encore est de vouloir même miser sur une ministre rwandaise pour promouvoir avec conviction l’usage et le rayonnement de la langue française, quand dans son propre pays, sous le régime de Paul Kagame, le français est banni comme langue d’enseignement et de travail dans l’administration publique. De plus, elle n’est surtout pas celle qui fera siennes les valeurs universelles, autre objectif clairement inscrit dans la Charte de la Francophonie, et qui sont si chères à l’OIF.

Comment s’attendre à ce que Mme Mushikiwabo, qui ne réalise pas encore que son pays ait des défis considérables à relever dans le domaine des droits de la personne, puisse s’engager résolument en faveur d’actions d’accompagnement des États dans leurs efforts de consolidation des processus démocratiques et des institutions garantes de l’État de droit ?

Malgré tout le soutien de M. Macron à la candidature rwandaise comme partie de l’opération visiblement pour construire une relation de coopération et faire baisser la tension diplomatique qui perdure depuis 1994 entre les deux pays, le Rwanda n’a, quant à lui, pas bougé d’un iota. Il n’y a toujours pas des signaux clairs en provenance de Kigali qui permettraient de croire au dégel possible des relations entre les deux pays ou à une volonté d’adhérer aux valeurs de la Francophonie.

Nous n’avons aucune raison de douter des bonnes intentions d’Emmanuel Macron et des efforts qui sont faits par la France pour normaliser ses relations avec le Rwanda. Toutefois, on ne peut s’empêcher de se questionner sur la sincérité des uns et des autres, dans une telle démarche qui apparait clairement être à sens unique. À l’heure actuelle, la France ne dispose toujours pas d’ambassadeur accrédité au Rwanda, alors qu’inversement, ce dernier en a un en France.

Il convient de souligner par ailleurs que l’idée d’Emmanuel Macron de présenter la candidature de Louise Mushikiwabo, Paul Kagame affirmant n’avoir jamais démarché en ce sens, non seulement crée beaucoup de remous dans le gotha politique français et international, mais également au sein de nombreuses associations de défense des droits humains, parmi lesquelles Reporters sans Frontières qui a d’ailleurs fait une sortie médiatique remarquée pour dénoncer les restrictions à la liberté de la presse et d’expression au Rwanda, Human Rights Watch, Amnistie internationale et combien d’enquêtes journalistiques qui dans leurs rapports dévoilent le côté sombre d’un régime brutal, répressif et dictatorial.

Le soutien de la France à la Rwandaise, au détriment de la Canadienne d’origine haïtienne a, au niveau national français, fait grincer les dents et vociférer certains ex-haut gradés de l’armée française qui se sont sentis trahis. Au niveau international, le Canada, le Québec, le Nouveau-Brunswick maintiennent leur soutien au renouvellement du mandat de Michaëlle Jean et l’ont déclaré devant les instances de la Francophonie. De manière générale dans le monde francophone, c’est l’embarras, sur fond d’incertitude quant à l’avenir de la Francophonie.

Il y a tout à parier que c’est le choix de la raison qui devra primer sur les intérêts obscurs des uns et des autres, que les chefs d’État et de gouvernement sauront privilégier l’intérêt supérieur de la Francophonie contre tout autre mobile politicien ou stratégique, et que finalement, au nom de ce même intérêt supérieur de l’OIF, Emmanuel Macron et Justin Trudeau sauront trouver un terrain d’entente pour désigner la personnalité qui serait plus encline à porter aisément les actions et missions qui font de l’OIF un acteur désormais incontournable et respecté à l’échelle mondiale.

L’auteur du texte est Isidore Kwandja Ngembo, politologue d’Ottawa.

Ledroit.com

Inquiétudes autour de la candidature rwandaise à la tête de l’OIF

louise_mushikiwabo_0
Louise MUSHIKIWABO, la ministre rwandaise des affaires étrangères 
Après avoir reçu d’importants soutiens et en l’absence d’autres concurrents déclarés, Louise Mushikiwabo, la ministre des Affaires étrangères du Rwanda, a toutes les chances de devenir la prochaine secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Reporters sans frontières (RSF) s’inquiète de cette candidature issue de l’un des pires régimes en matière de liberté de la presse.

Louise Mushikiwabo est à ce jour la seule candidate en lice pour contester un deuxième mandat à Michaëlle Jean à la tête de l’Organisation internationale de la francophonie. L’actuelle ministre des Affaires étrangères et porte-parole du gouvernement rwandais a déjà reçu le soutien public du président français Emmanuel Macron et de l’Union africaine. Le prochain secrétaire général de l’organisation sera désigné lors d’un sommet à Erevan en Arménie prévu les 11 et 12 octobre prochains.

Au Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2018, le Rwanda est 154e. Parmi les 58 Etats membres de l’OIF, seuls cinq pays ont un bilan pire que le Rwanda en matière de liberté d’information. Censure, menaces, arrestations, violences, assassinats… Le régime dirigé d’une main de fer par Paul Kagamé depuis 2000, et dont Louise Mushikiwabo est ministre depuis près de 10 ans, dispose de l’un des pires systèmes de répression à l’égard des médias et des journalistes. Son président occupe une place de choix dans la galerie des prédateurs de la presse constituée par RSF.

Kagame Prédateur

“Comment l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) va-t-elle pouvoir favoriser le pluralisme des médias et la liberté de la presse conformément à ses objectifs en matière de droits de l’Homme, si elle est dirigée par l’une des principales dirigeantes d’un Etat qui piétine le droit à l’information et réprime les journalistes depuis 18 ans, s’inquiète Christophe Deloire, secrétaire général de RSF. C’est la capacité de l’OIF à défendre les médias et les journalistes libres comme acteurs incontournables du développement dans l’espace francophone qui est en jeu”.

Depuis 1996, huit journalistes ont été tués ou sont portés disparus et 35 ont été contraints à l’exil. Ces dernières années, le nombre d’exactions enregistrées par notre organisation a baissé mais la censure reste omniprésente et l’autocensure la règle pour éviter de faire partie du tableau de chasse du régime. Les programmes très écoutés de la BBC en Kinyarwanda sont suspendus depuis 2015, après que la chaîne a diffusé un documentaire évoquant des massacres provoqués par le Front patriotique rwandais (FPR) au moment du génocide des Tutsis de 1994.

Lors du XVIe sommet de la Francophonie à Antananarivo en novembre 2016, les chefs d’Etat et de gouvernement avaient rappelé leur engagement à “garantir la protection effective des journalistes et la liberté de la presse”.

Chaque année, l’OIF décerne le Prix francophone de l’innovation dans les médias avec RSF et RFI.

Source: Reporters Sans Frontières

LOUISE MUSHIKIWABO YATUTSE ABANYARWANDAKAZI BOSE BA RUBANDA RUGUFI NGO NI ABAROZI !

D Rwigara

Diane Shima Rwigara witangiye kuvuganira rubanda rugufi, Mushikiwabo aramwita Umurozi(Sorcière)

Ku cyumweru gishize, taliki ya 29/10/2017, Louise MUSHIKIWABO yagiranye ikiganiro kidasazwe n’ibitangazamakuru mpuzamahanga bya TV5, RFI na Le Monde bikoresha ururimi rw’Igifaransa. Muri icyo kiganiro hari  ibintu bitatu bikomeye MUSHIKIWABO yavuze byateye benshi kumirwa:

  1. Yaratinyutse, yigira umucamanza, asimbura urukiko, aca iteka ko Diane Shima Rwigara yagombaga kubuzwa kwiyamamaza ndetse agafungwa kuko ngo yarimanganyije (« elle a trichee ») mu kubona umubare w’abashyigikira Kandidatire ye mu matora ya Perezida yari ateganyijwe muri Kanama 2017! Uyu Mushikiwabo se yaba asigaye ariwe bucamanza mu Rwanda? None niba Diane Rwigara yarahamijwe icyaha byararangiye aracyaruhira iki ngo araburana! Icyakora ntiyabuze byose, imvugo ya MUSHIKIWABO yashoboye kongera kumvisha Umuryango mpuzamahanga ko mu Rwanda ruyobowe n’Agatsiko k’Abanyamurengwe bitwaje imbunda nta Butabera buhaba, ko ibyo Diane Shima Rwigara n’umubyeyi we Adelina Mukangemanyi bari gukorerwa ari ukugaraguzwa agati mu buryo bwo kubihimuraho no kubishima hejuru, urwabo rukaba rwaraciwe kera! Ko kandi nta kindi bazira uretse kuba barabaye intwari bagatinyuka kwamagana akarengane kagirirwa rubanda bugufi.
  2. MUSHIKIWABO yesheje umuhigo mu kwerekana ko « Agatsiko k’Abanyamurengwe bitwaje imbunda » gatinya ubutabera kurusha abazima n’abapfuye!

Mu gutumira Abanyamakuru ba biriya bitangaza makuru ngo baze i Kigali, nta wundi mugambi wari ubyihishe inyuma uretse kubona uburyo bwo kubihererana hagamijwe kubaguyaguya no kubasaba ubufasha mu gutakambira Abategetsi b’Ubufaransa ngo bakore ibishoboka byose banige Ubutabera bwabo ntibukomeze gukora anketi ku cyaha gikabije Kagame yakoze cyo guhanura indege ya Perezida Habyarimana mu ijoro ryo kuya 6 rishyira iya 7 Mata 1994. Twibuke ko icyo gikorwa cy’iterabwoba aricyo Loni yafashe nk’imbarutso ya jenoside yatsembye abenegihugu basaga miliyoni ! None Mushikiwabo ati « Ces enquêtes n’ont pas de raison d’être » . Bishatse kuvuga ngo Abafaransa nibagire impuhwe, urwo rubanza barwihorere, baruburizemo, nibyo byiza !!! Koko rero  Kagame n’Agatsiko ke bazi neza amahano ndengakamere  bakoze. Kandi ntibayobewe ko umunsi uzaba umwe, byose bikabagwa hejuru, bakayozwa ibyaha bidasaza bakoreye Abanyarwanda . Ubu kandi bagomba kuba batangiye no kubona ko iminsi basigaranye ibarirwa ku ntoki. None dore ga batangiye gusaba uwo bimye: Umufaransa !!!

Niba se nyine ntacyo ba Kagame bikeka, baratinyira iki ubutabera! Baratinyira iki Anketi ku rupfu rwa Habyarimana!  Bazi guhimbukira ku baturage batagira kirengera, bakabica urubozo barangiza bakabacira urwa Pilato kandi  mu by’ukuri aribo ba Nyirabayazana bikoreye ibyaha byoretse igihugu!! Ngaho nibakomeze bigire ishyano, amaherezo y’inzira ni munzu!

Ingabire-victoire-sakharov

Victoire Ingabire Umuhoza, intwari yitangiye rubanda, Mushikiwabo ntatinya kumwita Umurozi(Une Sorcière)

  1. Ariko icyarushijeho kubabaza abantu benshi kikanatera umujinya abumva ururimi rw’Igifaransa ni aho Louise Mushikiwabo yageze akihenura biteye ishozi, akumvikanisha mu gasuzuguro kenshi ko ngo abo bagore bibona nk’INKUNDWAKAZI z’ « Agatsiko k’Abanyamurengwe » (muri iki gihe!!!!) ari ABAMIKAZI( des Reines) naho abagore n’abakobwa bose ba « RUBANDA IGOOKA  » bakaba ari ABAROZI (des Sorcières) uhereye kuriDiane Shima Rwigara na Victoire Ingabire bahisemo gufata iyambere mu kwitangira impinduka yazana umukiro wa rubanda!

Abavugana n’uyu mugore , ndabingize rwose muzamumbwirire ngo azatubere imfura maze ajye ahagaragara yereke Abanyarwanda igitangaza akenyereyeho gituma yishyira mu bicu akiyita « Umwamikazi » kikanamutera kwita abakobwa ba rubanda rugufi ngo ni « Abarozi »(des sorcières)! Ishyano riragwira ni ukuri kw’Imana !

Icyakora nkomeje kwizera ko Abanyarwanda bateze amatwi ibyishongoro bya MUSHIKIWABO bashoboye gusobanukirwa neza ko IKIBAZO gikomereye u Rwanda muri iki gihe gishingiye ku bice bibiri by’abenegihugu bihanganye kandi amaherezo bigomba gusakirana :

(1). Hari AGATSIKO K’ABANYAMURENGWE bitwaje intwaro, kakaba kagizwe na bariya banyamaboko barya ibyabo bakongeraho n’ibyo bambuye rubanda bityo bagakungahara , bakagura amadege,amazu y’akataraboneka iyo mu mahanga, bakohereza abana babo kwiga amashuri za Bulayi na Amerika….mu bya rubanda! Niyo mpamvu bagundira ubutegetsi ndetse bakaba badateze kuburekura ku neza, kuko nta mutima mwiza bigiramo! Bakeneye gukomeza kubwifashisha mu gusahura ibyarubanda!

(2)Hakaba n’igice cyitwa RUBANDA IGOOKA kigizwe na miliyoni cumi n’imwe (11/12) z’ abaturage bakora bakagooka ariko bakaba bicwa n’inzara kuko bamburwa ibyo bakoreye, bagacibwa imisoro n’amahoro by’urudaca, bakamburwa uturima twabo cyangwa bagahatirwa gusorera gakondo, bagasenyerwa amazu, bakarandurirwa imyaka, abana babo bakagirwa abashomeri, bagakeneshwa , bagatindahazwa bitavugwa.

UMWANZURO

Biragaragara neza ko nta kundi umuti w’iki kibazo cy’Agatsiko k’Abanyamurengwe bigize ibimanuka by’indakoreka ushobora kuzaboneka uretse mu gihe « Rubanda igooka » yakwiyemeza guhaguruka ikihagararaho, igasumira bariya Banyamurengwe, ikabambura ubutegetsi, ikabahatira gusubiza imitungo yose bambuye rubanda. Ngiyo Revolisiyo ya rubanda yifuzwa kandi mu by’ukuri biragaragara ko yatangiye gututumba . Diane Shima Rwigara yarayitangije, Rubanda nibe maso, yitegure kwirwanaho. Igihe cyageze…Ntawe usogongera ku ntsinzi ahunga imirwano!

Padiri Thomas Nahimana

Perezida wa Guverinoma ya rubanda ikorera mu buhungiro.

Short of arguments, Rwanda Diplomacy Chief threatens the critics!

LMUs

This is what Minister Louise Mushikiwabo tweeted in Kinyarwanda. The derogatory, very racist tweet was aimed at whites and other non-whites who have been critical of the regime she works for as Foreign Minister, led by dictator Paul Kagame.

I am sick and tired of utuzungu said Mushikiwabo. In Kinyarwanda, Umuzungu means a white person. When you replace the first 3 letters “umu” by “utu”, then the word becomes pejorative. It is a common way of formulating an insult  in Kinyarwanda. In this case it means that those whites are subhumans, small (insignificant)  and beneath her. Rwandans do this a lot. They call people they don’t like subhumans. Before the genocide, Tutsis were called cockroaches and subhumans. It is sad that Rwanda’s Foreign Affairs Minister used the same language, same rhetoric as genocidaires. Of all people, Minister Mushikiwabo should know how labeling other races subhumans simply because they shed some light on your government’s human rights abuses is wrong. Instead of refuting those accusatory reports by facts, she resulted to attacks and insults. She chose Kinyarwanda hoping they will never know maybe!

Here is more Kinyarwanda lesson. Abagabo means men. If you want to insult a bunch of men, you can call them utugabo. It is a disrespectful way of saying that they are a bunch of useless nobodies. In Rwandan culture, there is no grave insult than this, especially when this insult is uttered by a woman. Rwanda is still a society where a woman is supposed be genteel and to have ladylike behavior all the time especially the bourgeoisie and higher ups.

The kind of language Minister Mushikiwabo used, normally is for street walkers and thugs. It is the equivalent of ghetto or hood talk in the US. This is why the tweet was scandalous. Many Rwandans were flabbergasted even shocked by that bad language coming from someone in charge of diplomacy and foreign relations, the government spokeswoman. A woman who uses that kind of language in Rwanda is called “inshinzi” (Huchi mama, vulgar with no self worth) and it is normally not proper for a high ranking official to use that kind of language!

Minister Mushikiwabo accused those whites she qualified of subhumans of writing “amateshwa” about Rwanda. Here she was referring to recent reports condemning human rights abuses by the government of dictator Paul Kagame. In Kinyarwanda amateshwa means rubbish, nonsense, words coming out of a mouth of someone who is stupid, dumb, non important, demented, someone so irrelevant that you have no time for whatever they are saying.

Finally, Mushikiwabo asked “utuzungu”, those insignificant white subhumans who put them in charge of Africa? They need to butt out of african affairs she said!

Source: Iwacuheza.com