Author Archives: Chaste Gahunde

RDC : Félix Tshisekedi décrète un état de siège au Nord-Kivu et en Ituri

Le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, a décrété vendredi 30 avril un état de siège au Nord-Kivu et en Ituri. Cette décision a été prise « au regard de la gravité de la situation dans ces deux provinces conformément à l’article 85 de la constitution », a annoncé le ministre de l’Information et des Médias, Patrick Muyaya, tard dans la soirée à la télévision officielle (RTNC) lors de la lecture du compte rendu du premier conseil des ministres.

L’état de siège a été décrété après concertation entre le chef de l’Etat et le conseil supérieur de la défense, constitué notamment du premier ministre et des deux présidents des deux chambres du parlement.

Une ordonnance présidentielle sanctionnant cette décision sera rendue public dans les prochaines heures, a précisé Patrick Muyaya. Selon lui, l’objectif poursuivi est de mettre rapidement fin à l’insécurité qui décime quotidiennement la population locale.

Source : Radio Okapi

Carte blanche: «La traversée» de Patrick de Saint-Exupéry, une autre forme de négationnisme?

L’ouvrage du grand reporter ne fait pas l’unanimité. Pour les auteurs de cette carte blanche, son objectif n’est autre que de dénigrer insidieusement le Rapport Mapping des Nations unies remis en lumière par le Dr. Mukwege dans son discours de réception du Prix Nobel de la Paix en 2018.

Par René Lemarchand, professeur émérite à University of Florida, auteur de «Remembering genocides in Central Afrika» (Routledge edition, 202); Filip Reyntjens, professeur de droit et de sciences politiques à l’Université d’Anvers, auteur de nombreux ouvrages sur la région des Grands Lacs; Johan A. Swinnen, ancien ambassadeur de Belgique au Rwanda (1990-94) et en RDC (2004-08); Luc Henkinbrant, docteur en Droit, ancien directeur d’Amnesty International (AIBF), coordonnateur de l’Unité de lutte contre l’impunité et de justice transitionnelle de la Monuc/Monusco.

En 1997, des réfugiés rwandais arrivent à Ubundu, en RDC.

En 1997, des réfugiés rwandais arrivent à Ubundu, en RDC. – AFP

De nombreux médias francophones ont fait beaucoup d’honneur au « long reportage » du journaliste Patrick de Saint-Exupéry, publié dans La traversée, paru aux éditions Les Arènes dans la Collection Reporters. Nous l’avons donc lu. Et nous voulons faire part de notre indignation.

D’après la quatrième de couverture, l’enjeu de cette « odyssée au cœur de l’Afrique » est de « Vérifier les accusations des autorités françaises répétées inlassablement depuis plus de vingt ans : un génocide se serait déroulé au cœur de la forêt équatoriale congolaise, des centaines de milliers d’hommes et de femmes auraient été massacrés dans l’indifférence ». En réalité, le véritable enjeu de La traversée est insidieusement de décrédibiliser un rapport des Nations unies documentant les crimes de masse impunis dont le Congo a été le théâtre tragique. Ce « Rapport Mapping » a été remis en lumière par le Dr. Mukwege lors de son discours de réception du Prix Nobel de la Paix : « Au moment même où je vous parle, un rapport est en train de moisir dans le tiroir d’un bureau à New York. Il a été rédigé à l’issue d’une enquête professionnelle et rigoureuse sur les crimes de guerre et les violations des droits humains perpétrés au Congo. Cette enquête nomme explicitement des victimes, des lieux, des dates mais élude les auteurs. Ce Rapport du Projet Mapping établi par le Haut-Commissariat des Nations unies aux Droits Humains, décrit pas moins de 617 crimes de guerre et crimes contre l’humanité et peut-être même des crimes de génocide. Qu’attend le monde pour qu’il soit pris en compte » ?

Parmi les pays le plus souvent cités figure en première place le Rwanda, accusé par les enquêteurs de l’ONU d’avoir massacré un nombre incalculable de réfugiés hutus rwandais et de civils congolais. Plus grave, les attaques, « en apparence systématiques et généralisées » de l’AFDL/APR (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo/Armée patriotique rwandaise) contre les civils, lors de la « première guerre du Congo » de 1996 à 1997, « révèlent plusieurs éléments accablants qui, s’ils sont prouvés devant un tribunal compétent, pourraient être qualifiés de crimes de génocide ». Un lecteur non averti pourrait ne pas s’apercevoir que l’objectif de La traversée est de disqualifier le Rapport Mapping et que cette « enquête » ne repose que sur des témoignages très limités et sur des falsifications par altération des documents auxquels elle se réfère.

Des témoins crédibles ?

Comportement étrange pour un journaliste indépendant, avant d’entamer son périple congolais, il prépare son enquête en compagnie de l’officier supérieur rwandais, le général James Kabarebe, qui a dirigé les opérations militaires de l’AFDL/APR visant à démanteler les camps et à traquer les réfugiés hutu à travers le Zaïre. C’est donc avec l’un des principaux auteurs présumés de crimes de masse commis durant cette « traversée » que le reporter trace l’itinéraire qu’il va emprunter.

Son « enquête » se poursuit auprès de « témoins » rencontrés, un peu par hasard, dans les localités congolaises où il fait étape. Quelques Congolais et expatriés avec lesquels il converse. Parmi eux, seulement sept lui parlent des massacres, de manière très générale puisqu’aucun n’a été témoin direct des événements. C’est sur base de ces quelques « témoignages », et d’une prétendue absence de traces, qu’il s’acharne à dénigrer le Rapport Mapping. Sur les 318 pages de son livre, il ne cite in extenso aucun des 1.143 paragraphes du rapport qui décrivent pourtant de nombreux « incidents », la plupart du temps des massacres. Ne pouvant pas les nier, il s’attache à les minimiser et à les présenter comme des conséquences regrettables des aléas de la guerre ou des dommages collatéraux des combats.

Faire dire au Rapport Mapping ce qu’il ne dit pas

A plusieurs reprises, il tente de faire croire que le Rapport Mapping lui-même conclut qu’il n’y a pas eu intention claire de détruire le groupe ethnique hutu, donc qu’il n’y a pas eu de génocide. En réalité, le rapport ne formule très prudemment qu’une hypothèse : « La question du génocide à l’encontre des Hutus demeure irrésolue jusqu’à aujourd’hui. Elle ne pourra être tranchée que par une décision judiciaire basée sur une preuve hors de tout doute raisonnable ». On l’aura compris, on ne peut mettre sur le même pied « l’enquête » de Patrick de Saint-Exupéry et le Rapport du Projet Mapping. Du côté de La traversée, quelques conversations avec 4-5 expatriés et une dizaine de Congolais. Aucun témoin direct, aucun réfugié rwandais rencontré et interrogé. Aucune question sur les très nombreuses fosses communes qui pourraient contenir des preuves de crimes de masse et permettre peut-être de les qualifier juridiquement. Du côté du Rapport Mapping, le travail d’une équipe de 33 experts congolais et internationaux qui, d’octobre 2008 à mai 2009, ont examiné plus de 1500 documents et obtenu des informations de 1.280 témoins en vue de corroborer ou d’infirmer les violations répertoriées.

Pourquoi cette tentative de dénigrement du Rapport Mapping ?

Le Rapport Mapping est une épée de Damoclès sur la tête des dirigeants des pays impliqués dans les crimes de masse perpétrés au Congo-Zaïre et il entraîne pour les plus hauts responsables de ces atrocités des risques évidents de mise en cause.

Le premier est de devoir comparaître un jour devant un tribunal devant lequel ces auteurs présumés pourraient être poursuivis pour crimes de guerre ou, pire encore, pour d’éventuels crimes de génocide à l’encontre du groupe ethnique hutu.

Le deuxième grand risque est que, s’il est établi et reconnu que l’APR a commis des crimes de masse au Congo en 1996-97, beaucoup en arriveront à se demander si le Front Patriotique Rwandais (FPR), organisation politique dont relève l’APR, n’a pas aussi commis, auparavant, au Rwanda, le même genre de crimes de masse contre les Hutus. Cette responsabilité du FPR dans des crimes commis à partir du début de la guerre civile en octobre 1990 est documentée par des organisations internationales de défense des droits de l’homme, des chercheurs, historiens, journalistes. Toutes ces « voix dissidentes », qui reconnaissent et condamnent sans la moindre ambiguïté le génocide à l’encontre des Tutsi mais qui, dans un souci d’objectivité, ont le courage de parler des crimes de masse commis par le FPR/APR, se font systématiquement qualifier de « révisionnistes », voire de « négationnistes », dans le but évident de les discréditer ou de les réduire au silence.

Le troisième risque est que la fin de cet aveuglement, volontaire pour certains, involontaire pour d’autres, sur les crimes de masse commis par le FPR/APR ne conduise à une remise en question radicale de la doxa, du récit historique officiel, propagé depuis 25 ans, qui présente Paul Kagame et son mouvement armé FPR comme les « sauveurs qui ont mis fin au génocide des Tutsi au Rwanda et les libérateurs qui ont chassé Mobutu du pouvoir ». Ce narratif est largement accrédité dans le monde, diffusé par la plupart des médias et reçu comme parole d’évangile par une grande partie de l’opinion.

C’est donc à une opération de désamorçage de ce Rapport explosif que s’est livré le « journaliste d’investigation ». Paradoxalement, et heureusement, La traversée risque fort de produire l’effet inverse de celui recherché. Journalistes et lecteurs dotés d’esprit critique pourraient bien être amenés à s’intéresser à ce Rapport Mapping et à y découvrir par eux-mêmes les crimes de guerre et crimes contre l’humanité et peut-être même les crimes de génocide qui auraient été commis en RDC.

Où sont les négationnistes ?

L’accusation infamante de négationnisme est rabâchée depuis 25 ans par Patrick de Saint-Exupéry et d’autres auteurs, à l’encontre de ceux qui, tout en reconnaissant sans réserve le crime de génocide contre les Tutsi, ont le courage de mettre en lumière tous les crimes de masse commis dans la région des Grands Lacs. Cette accusation pourrait bien se retourner contre l’auteur tant est manifeste, tout au long de son reportage, un parti pris évident. Ne s’agit-il pas là d’une véritable entreprise négationniste ? Et les médias qui ont rendu compte de son livre, parfois sans le moindre esprit critique, ne pourraient-ils pas s’interroger sur la démarche de l’auteur et mener les recherches nécessaires à une vérité historique impartiale ?

Source: Le Soir

FBI probes St. Mary’s Zoom ‘intrusion’ linked to Rwandan regime.


The FBI is investigating accusations that a Rwandan diplomat in Washington crashed a St. Mary’s University Zoom class, apparently to snoop on the family of Paul Rusesabagina, a famous dissident imprisoned in that country.

Rusesabagina became known for saving 1,268 people during the country’s horrific 1994 genocide, a role dramatized in the 2004 Hollywood film “Hotel Rwanda.” He fell out with the country’s new president, Paul Kagame, and became a Belgian citizen and permanent U.S. resident living in San Antonio and Brussels.

Last summer, he was duped by a friend in Dubai into getting on a private plane to Rwanda and was jailed, accused of aiding an armed opposition group. An international campaign has been trying to secure his release.

St. Mary’s President Tom Mengler said in a university news release that the Rwandan government used a spy “to listen in” on an April 6 videoconference class involving students, staff and guests. Rusesabagina’s son, Tresor, attends the class, and the Zoom session also included the student’s mother, Tatiana, and a sister, Anaise Kanimba.

The FBI interviewed several witnesses this month, said Bill Israel, the associate professor of communication studies who led the class.

“They just seemed pretty interested,” Israel said. “They were also pretty tight-lipped about giving away any information, but it was clear that they were interested in what we had to say.”

An FBI spokeswoman in San Antonio declined comment.

The university’s information technology department identified the intruder as Charles Ntageruka, who used the initials “MN” and entered the Zoom meeting for three minutes and signed off, the school said. The caller returned to the session until Israel challenged him and severed the connection.

Ntageruka is a second counselor at the Rwandan Embassy in Washington, according to his LinkedIn profile, Israel said.

The entry to the Zoom session was illegal and “gained by access somehow to our system that we can’t explain,” with Rusesabagina’s family the likely target, Israel said.

Rusesabagina, 66, is a longtime Kagame critic. He is being tried on 13 charges that include financing terrorism, complicity in murder, recruiting child soldiers and forming a rebel group. If convicted, he faces up to 25 years in prison. His friends in the United States and Europe call the accusations absurd.

Kagame has run the Central African country since 2000 and is credited with leading it into a period of stability and prosperity, with a focus on reconciling its two major tribal groups after the bloodletting of the 1990s. Human rights groups have accused him of torturing and killing opponents.

The Rwandan genocide claimed the lives of as many as 1 million ethnic Tutsis and moderate Hutus, though Tutsis also engaged in more limited massacres in parts of the country in the genocide’s aftermath, according to reports.

Rusesabagina emerged as a heroic figure for his cool-headed sheltering of Tutsis trapped for 76 days at a hotel he ran. President George W. Bush presented him with the Presidential Medal of Freedom in 2005.

Kitty Kurth, a Chicago publicist and friend who advises Rusesabagina’s nonprofit foundation and is pressing for his release, said he is refusing to attend his trial because he has not been allowed to meet with his lawyers.

Mengler, the St. Mary’s president, called Rusesabagina “an international hero” in the news release.

“This intrusion by a member of (Rwanda’s) diplomatic corps into a St. Mary’s class shows the paranoia of President Kagame’s administration in seeking to quell a rising chorus of international outrage over its kidnapping of Mr. Rusesabagina,” Mengler said in the release.

Rusesabagina’s reputation within Rwanda itself has grown tarnished under the Kagame regime, where survivors’ accounts of the hotel siege now differ, with some casting him as a profiteer. Even survivors who remember his actions as selfless and humane now criticize his alleged affiliation with a rebel army whose attacks from neighboring countries have killed civilians, according to a March 7 profile in the New York Times Magazine by Joshua Hammer, who covered the 1994 genocide as a Newsweek correspondent.

“What I have learned in the course of this inquiry is there are two kinds of Rwandans — those who flee and those who are on the government payroll,” Israel said.

Rusesabagina’s defenders say the Kagame regime became adept at not only twisting the truth but using protesters to shadow Rusesabagina when he made speaking appearances around the world.

The intrusion of a university Zoom session was in that character, said Rusesabagina’s friend Kurth.

“This is not the first time that the Rwandan government has come at Paul using academic institutions as a vehicle. This is kind of part of a much larger, longer pattern, so while we were surprised at what happened, we weren’t shocked,” she said.

The State Department said it intended to “advocate for legal proceedings against Mr. Rusesabagina to be fair and transparent, consistent with our strong global commitment to the rule of law.”

The university noted that U.S. Sen. John Cornyn, R-Texas, and Rep. Joaquin Castro, D-San Antonio, joined 30 others in a bipartisan letter urging Rusesabagina’s release and return to the U.S.

Kurth said Rusesabagina has been denied medicine for hypertension his family sent last fall via the Belgian Embassy. Rwandan jailers give him an unspecified drug every day, she said, but his blood pressure is still high.

“He also remains in solitary confinement,” Kurth said. “They open the door to his cell two hours a day so he has natural light.”sigc@express-news.net

Written By Sig Christenson

Sig Christenson covers the military for the San Antonio Express-News and been with the paper since 1997. He was embedded with the 3rd Infantry Division during the invasion of Iraq in 2003, and has reported from Baghdad and Afghanistan seven times since.

A Houston native, he covered the Branch Davidian siege, the 1994 Pensacola abortion clinic shooting, the 2003 space shuttle breakup over Texas, the 2009 Fort Hood shooting and its subsequent legal proceedings, as well as hurricanes, tropical storms and floods since 1986, among them Rita and Katrina and Maria.

Some of his projects include “Witness to War,” a special section recounting the invasion and early occupation of Iraq, and “The Only Retreat,” a three-part series detailing the only U.S. defeat during the invasion.

He’s won awards from Hearst Newspapers and the Associated Press, including Texas APME’s Specialties Reporting category in 2008, and was named “Reporter of the Year” by his peers in 2004.

A graduate of the University of Houston, he is a co-founder, former president and former board member of Military Reporters & Editors, established in 2002.

For a look at his work over time, see http://www.sigchristenson.com E-mail Sig at saddamscribe@yahoo.com

Source : San Antonio Express News

Le jour où Paul Kagame ordonna le massacre gratuit de 8000 civils Hutus rwandais

Le 22 avril 1995 : Le jour où Paul Kagame ordonna le massacre gratuit de 8000 civils Hutus rwandais

Au Rwanda, le génocide ne s’est pas arrêté en juillet 1994. L’extermination des Hutus s’est poursuivie les mois et les années qui ont suivi. Le 22 avril 1995, l’Armée patriotique rwandaise (APR) a massacré des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants se trouvant dans le camp des réfugiés de Kibeho. Le carnage s’est déroulé sous le regard ahuri d’une demi-douzaine d’agences de l’ONU et des casques bleus de la MINUAR ayant reçu l’ordre de ne pas intervenir. Selon plusieurs sources, plus de 8000 civils Hutus ont été tués durant cette opération de nettoyage. Les rescapés au nombre de 60 000, selon l’Integrated Operation Center (IOC), la centrale humanitaire de l’ONU, ont plus tard été interceptés sur leur chemin de retour puis achevés par les hommes du lieutenant-colonel Fred Ibingira, officier de l’APR.

Fred IBINGIRA qui a massacré les Hutus à Kibeho est aujourd’hui promu au grade de Général dans l’armée du FPR. Il est aussi l’auteur du génocide de Gakurazo où trois évêques catholiques ont péri avec une centaine de membres du clergé.

Thierry Pickard, un militaire australien de la MINUAR ayant assisté au massacre, a détaillé dans un livre ce qu’il a vu ce jour-là. Son témoignage est effrayant : « Les militaires de l’APR tuaient les rescapés des bombardements avec des baïonnettes pour épargner leurs balles. Dans ce massacre, personne n’était épargné. Même des bébés sur le dos de leurs mères étaient tués. D’autres avaient la gorge coupée. C’est la première fois où je voyais, dans ma vie de militaire, des hommes devenir des cibles de tir à l’arme lourde comme dans les exercices militaires ».

Troublé par le comportement de l’APR, Thierry Pickard se tourna vers un soldat zambien de la MINUAR et lui demanda ce qu’il pensait, en tant qu’Africain, de cette barbarie. Le Zambien lui rétorqua : « Les soldats du FPR ne sont pas des hommes, mais des animaux qui savent se servir des armes à feu ».

Certains observateurs estiment que si les casques bleus de la MINUAR n’étaient pas présents, l’APR aurait certainement fait un plus grand nombre de victimes. Un commandant australien devait déclarer à ses hommes : « Il n’y a absolument aucun doute que si nous n’avions pas été à Kibeho, tout le camp, soit environ 100 000 personnes, aurait probablement été massacré et le monde n’en aurait rien su ».

Inutile de vous dire que l’ONU a couvert ce crime contre l’humanité.

Dans cette rocambolesque histoire qui a mis en évidence toute l’animosité que voue le FPR à l’égard des Hutus, le meilleur avocat du gouvernement rwandais a été l’ambassadeur du Canada au Kenya, Bernard Dussault, dont la juridiction couvrait toute l’Afrique centrale. C’est lui qui a eu la « merveilleuse » idée de proposer une commission d’enquête internationale entièrement dirigée par le pouvoir rwandais pour faire non pas la lumière, mais l’obscurité sur les évènements de Kibeho. Un rapport bidon a été produit et l’affaire a été enterrée. Après tout, que vaut la vie d’un Hutu ?

Patrick MBEKO

Archives Facebook.

Le génocide des Hutus commenté par la télévision française au lendemain du carnage.

“ISO NI NDE”? – the concern of a whole generation?

“ISO NI NDE”? – the concern of a whole generation?

Gustave Mbonyumutwa , April 21, 2021

On April 8th, 2021, as Rwanda just entered the Commemoration Week, a certain Lonzen RUGIRA released a paper called “ISO NI NDE? The relentlessness of genocide deniers” in what seems to be a rebuttal to JAMBO asbl members, which he considers as “the resurgence of denial of the genocide against the Tutsi”.

First and foremost, let us put the record straight. The attacks on JAMBO asbl have nothing to do with fighting “genocide denial” or “genocide ideology” as it has been repeated ad nauseam these last few years. Had that been the case, The Rwandan Government, CNLG or IBUKA or at least one person in this world, would have already filed a complaint against JAMBO asbl in Belgian courts!

In reality, JAMBO asbl is under constant media attacks since it has been, for over a decade now, one of the most “relentless” exposers, in Europe, of RPF-Inkotanyi mass crimes and Human Rights abuses.

Yet RUGIRA’s paper, published on panafricanreview.rw platform, would have gone unnoticed if the Rwandan Minister of Justice, Johnston BUSINGYE and Communication Advisor in the President’s office, Yolande MAKOLO, had not quoted him in their Tweets.

It is not the first time that Lonzen RUGIRA’s public opinion is valued by the very highest authorities of the Rwandan state. Last year in April 2020, he exposed a Minister of State who dared to express his conception of what a genuine KWIBUKA should mean. A few days later, that Minister was fired by presidential order.

Even the members of the President’s family like and retweet his posts, especially Ange KAGAME, whenever it comes to sustaining RPF’s ideology.

This time, Lonzen RUGIRA is reviling JAMBO asbl and its members while paradoxically inviting them to “embrace the truth as the “currency of forgiveness”” and to enter a “virtuous circle as credible and trusted members deserving the community’s good fortune”.

Before reaching this benevolent conclusion, RUGIRA posed the question “Iso ni nde? (who is your father?)” and developed a cumbersome argumentation trying to reconcile the concept of “individual criminality” with the dogma of “collective responsibility” that JAMBO asbl members should bear.

Once decoded, RUGIRA’s complex paper is revealed to be a message to JAMBO asbl members, which is inviting them to ask for forgiveness for what their parents are supposedly accused of, and thus, avoid social and community consequences, as well as preserve their own descendants from being cursed…

This is interesting. But what if this was a concern for a whole generation and not only for JAMBO asbl members?

A generation whose ascendents are wrongfully or rightfully accused of having committed serious crimes including genocides, crimes against Humanity, war crimes and countless political assassinations.

The good news for JAMBO asbl members is that they are very much familiar with the question “Iso ni nde” and they perfectly know how to deal with it. It seems the more they answer it, the less it gets asked …

RUGIRA’s concern should therefore shift towards the offspring of the “mass murderers” identified by the Mapping Report for instance.

What would the descendants of “genocide perpetrators” indicted in the arrest warrants of the Spanish Judge Fernando MEIRELLES reply to the question: “Iso ni nde”?

What kind of mobilization are they doing to “cleanse their forebearers of the responsibility for genocide”?

What about the heirs of those who are proud to murder anyone who betrays “Umuryango” on the excuse that a famous red line has been crossed? 

What are the children of those who shot the presidential plane on April 6, 1994 answer concerning their forebearers?

Iso ni nde” is a question that will be asked to every Rwandan more than once in their life, and the offspring of today’s or yesterday’s RPA/RPF criminals will not escape from it.

If Lonzen RUGIRA is truly concerned about answers from descendants of “killer parents and grandparents”, maybe he should write an essay about those whose parents are still killing to remain in power today?

I am sure all Rwandans, at home or abroad, would be interested to read such a paper. 

Who would not want to know how children reacted after their father had confessed on national TV that he was not “apologetic” for murdering former comrades?

Reading Lonzen RUGIRA’s article with a dispassionate mind is an eye-opener. He has nailed a difficult, yet needed debate that must take place between generations, especially within the RPF-Inkotanyi circles.

The key question being: how to preserve innocent children from bearing the criminal record of their forebearers, and ultimately, how to prevent political criminality from passing from a generation to another?

Instead of wasting intellectual energy with virtual assaults against inexistant genocide deniers – is there really anyone refuting that Tutsi in Rwanda were victims of a genocide in 1994? – perhaps RUGIRA should reflect on how the RPF-Inkotanyi will bequeath its criminal record to the next generation, as this is probably the biggest threat to a truly reconciled Rwandan society.

Gustave Mbonyumutwa

http://www.jambonews.net

[1] https://panafricanreview.rw/iso-ninde-the-relentlessness-of-genocide-deniers/

[2] https://www.rwandanlivesmatter.site

[3] https://twitter.com/BusingyeJohns/status/1381834919178084352?s=20

[4] https://medium.com/@david.himbara_27884/kagame-sacked-nduhungirehe-for-mourning-hutu-opposition-leaders-murdered-during-genocide-against-151b73830c9c

[5] https://youtu.be/uV6tkfyue4Y

[6] https://www.jambonews.net/en/actualites/20180212-rwanda-what-crimes-were-committed-against-the-hutus-and-tutsis/

A quand le dévoilement de la vérité sur le génocide rwandais?

A quand le dévoilement de la vérité sur le génocide rwandais.

Opinion de Johan Swinnen, ancien ambassadeur de Belgique au Rwanda.

Trop souvent nous sommes confrontés à des présentations aussi partiales que peu subtiles de la tragédie rwandaise. C’est comme si nous étions alors acculés à ranger toutes les victimes dans un camp ethnique et tous les coupables dans l’autre.

Une carte blanche de Johan A. Swinnen, Ancien ambassadeur à Kigali (1990-1994). Auteur de ” Rwanda, mijn verhaal ” (Polis-Pelckmans, 2016).

Alors que nous pleurons jusqu’à aujourd’hui le lourd tribut humain du génocide rwandais, nous ne pouvons éviter de nous poser des questions sur les circonstances dans lesquelles la calamité a eu lieu. Les décisions des uns et des autres s’apparentaient alors souvent à un théâtre d’ombres et de lumières.

“Dans quelle pièce avons-nous donc joué ?” C’est la question, sans réponse définitive, que je développe au terme de mon livre de souvenirs d’ambassadeur de Belgique à Kigali, de 1990 à 1994.

Vingt-sept ans après le génocide au cours duquel un million de Tutsis et d’autres citoyens rwandais ont été brutalement assassinés, la tragédie n’a toujours pas livré tous ses secrets.

Certains événements et situations qui défigurent aujourd’hui le décor politique rwandais pourraient-ils être susceptibles d’éclairer quelques pans parmi les plus sombres du passé ?

La recherche de la vérité progresse malgré tout.

Trop souvent cependant, nous sommes confrontés à des présentations aussi partiales que peu subtiles de la tragédie rwandaise. C’est comme si nous étions alors acculés à ranger toutes les victimes dans un camp ethnique et tous les coupables dans l’autre. Les mensonges et l’agit-prop, qui ne le cèdent parfois en rien aux pratiques staliniennes, sont élevés au rang d’expressions crédibles du traumatisme et de l’indignation par des observateurs naïfs, pédants ou suffisants.

Les questions dépourvues de préjugés sur la cause profonde et les véritables circonstances du malheur rwandais sont hélas plus souvent qu’à leur tour écartées par un barrage d’artillerie rhétorique. Les salves d’accusation trop faciles portent les noms de négationnisme ou de divisionnisme. Les interrogations légitimes, les observations impartiales et les préoccupations critiques doivent céder le pas à “l’histoire officielle et fabriquée”, qui bénéficie de l’imprimatur de Paul Kagame, président du Rwanda. Comme si Kigali voulait se réserver en permanence le pouvoir d’exploiter habilement le complexe de culpabilité d’une partie de sa propre population et de la communauté internationale.

Des questions essentielles

Ces obstacles ne doivent pas nous décourager de continuer à chercher la vérité et à questionner sans œillères l’histoire officielle. Comment est-il possible que tant de Rwandais soient tombés dans le piège de la radicalisation meurtrière ? Qui y avait intérêt? Des plans machiavéliques ont-ils été mis en oeuvre ? Habyarimana était-il responsable ou otage d’un entourage hutu extrémiste ? Qui a commandité les meurtres politiques dans les mois précédant le génocide ? Les plans de déstabilisation forgés avant l’attentat contre l’avion présidentiel du 6 avril visaient-ils déjà l’extermination des Tutsis ? Qui a abattu cet appareil ? Kagame n’aurait-il pas pu mettre fin au génocide plus tôt ? Les Belges et les Français n’auraient-ils pas pu, ensemble, peser davantage sur le processus de paix? Les Américains, les Britanniques, l’Ougandais Museveni, peuvent-ils être mis hors de cause? Quid de l’attitude du Conseil de sécurité et du secrétariat de l’ONU ? Sait-on tout du rôle des Belges ? Est-il vrai que notre politique de tutelle avait déjà semé les graines de la tension ethnique ?

Il existe certes ici et là quelques tentatives louables qui tâchent d’interroger avec franchise le passé récent, et on peut espérer qu’elles se multiplient.

Un rapport coupable de légèreté

Mais je doute fort que le rapport de la commission d’historiens français (le rapport Duclert) nous rapproche beaucoup de la vérité. Je ne peux que souscrire à de nombreuses conclusions de l’étude commandée par le président Macron sur le rôle de la France avant et pendant le génocide. Mon livre sur le Rwanda fourmille en effet d’exemples de décisions et d’initiatives françaises, qui ont souvent mis les Belges et les autres acteurs diplomatiques devant le fait accompli. L’arrogance avec laquelle les troupes militaires françaises se sont souvent comportées ou l’indulgence que la France réservait à de graves violations des droits de l’homme restent choquantes. Mais sur des points essentiels, le rapport se montre coupable de légèreté et d’omissions inexcusables. Contrairement à ce qu’affirme la commission, la France a bel et bien soutenu les accords d’Arusha, qui avaient prévu un ample partage du pouvoir (au point de faire craindre à de nombreux Hutus un retour à la domination ancestrale des Tutsis). Les responsabilités du Front patriotique rwandais (FPR) sont tantôt passées sous silence et tantôt sous-estimées. Le malheur causé par les attaques récurrentes du FPR de 1990 à 1994 contre les centaines de milliers d’agriculteurs en fuite est largement édulcoré.

Mais comme si cela ne suffisait pas les déclarations médiatiques intempestives du président de la commission, le professeur Duclert, tournent en dérision le sérieux scientifique qu’il est censé incarner. Des soi-disant axiomes consacrant l’absence d’antagonisme ethnique dans la société rwandaise traditionnelle, des définitions non étayées telles que la “dictature raciste d’Habyarimana”, et enfin le quitus impeccable accordé au FPR, sont tous considérés comme des acquis indiscutables. Le président de la République aurait tort de se vanter de ce rapport et de s’en inspirer pour la conduite de sa diplomatie rwandaise. De même, je crains que le nombre étonnamment élevé de journalistes, d’universitaires et d’hommes politiques français qui rejoignent aveuglément le chœur de la propagande à Kigali, ne se rendent pas compte qu’ils mettent leur propre crédibilité en jeu.

L’indignation sélective a fait son temps

Ce constat peut sembler dur. Mais n’est-il pas grand temps de nous libérer d’une complaisance paralysante ? Tout comme nous nous montrions sévères à l’égard Habyarimana à l’époque, n’est-il pas temps à présent de demander à Kagame qu’il rende des comptes ? Les réalisations indéniables et louables du “Singapour de l’Afrique centrale” ne peuvent plus être invoquées à tout bout de champ. Surtout s’il s’agit de justifier le silence, l’étourderie ou l’indifférence face aux statistiques aseptisées, aux violations des droits humains et aux actions de déstabilisation dans la région des Grands Lacs, qui s’opèrent sous la responsabilité de l’homme fort de Kigali.

L’année dernière, j’avais écrit un article d’opinion indigné sur le silence de nos médias et de nos politiciens concernant la mort suspecte du chanteur de gospel Kizito, un Tutsi qui avait osé demander que la compassion pour la douleur s’étende également aux Hutus. Plus récemment, une mère tutsi de quatre enfants a très courageusement exprimé publiquement son “ras-le-bol” à propos d’un certain nombre d’abus commis au Rwanda aujourd’hui. Elle a été immédiatement menottée et emprisonnée. Depuis des années, des citoyens sont intimidés ou privés de leur liberté. Certains sont portés disparus, d’autres encore ont été assassinés, que ce soit au Rwanda ou à l’étranger.

Paul Rusesabagina fait actuellement l’objet d’un procès à Kigali. Sachant que la diplomatie du mégaphone n’est pas toujours la seule méthode efficace en la matière, j’ose croire que notre gouvernement gère avec sagesse la défense des droits et intérêts de ce compatriote et que notre Parlement s’engage également dans le débat.

Mais nous ne gagnerons ni compréhension ni respect en agissant de manière trop prudente. L’indignation sélective a fait son temps.

Je me demande d’ailleurs pourquoi le président du Conseil européen, Charles Michel, ne s’est pas exprimé en public à ce sujet après sa rencontre à Kigali avec le chef d’État rwandais, quelques jours après qu’une résolution largement soutenue du Parlement européen ait demandé un procès juste et équitable pour Paul Rusesabagina. Espérons qu’il l’ait fait pendant l’audience.

Je persiste à croire que la discrétion dont s’entoure la diplomatie a ses méthodes et ses raisons. Or, fermer les yeux n’est désormais plus possible. Les agendas et leurs acteurs doivent être démasqués. Tout le monde n’en est pas convaincu, mais beaucoup le sont. Il n’y a pas si longtemps, j’écrivais : “Après tout, ne nous sommes-nous pas trompés au sujet de Paul Kagame et de son Front patriotique rwandais (FPR) ? L’emballage habile et attrayant de nobles revendications (retour des réfugiés, démocratie, partage du pouvoir, droits de l’homme) qui se virent bien accueillies en 1990 par la communauté internationale, dont la Belgique, et par l’opposition interne, a servi à cacher ses véritables intentions : attirer tout le pouvoir à lui et le sécuriser d’une main de fer, donner libre cours aux ambitions interventionnistes au Congo…”

Dix-sept ans plus tard, nous devons continuer à insister sur la gravité du génocide et sur les souffrances indicibles de centaines de milliers de malheureuses victimes. Nous devons continuer à lutter contre la banalisation et la simplification extrêmes, afin que chaque Rwandais, sans distinction aucune, ait le droit de faire le deuil de ses prochains.

Une attitude de compassion authentique guidera également la recherche de la vérité, non seulement pour déterminer dans quelle pièce nous avons été amenés à jouer à l’époque, mais aussi pour nous libérer aujourd’hui des ambiguïtés, des présentations unilatérales et des simplismes polarisants.

Source: lalibre.be

Kabuga’s trial: his court – appointed lawyer refuses to communicate on the deteriorating health status.

Brussels, April 2nd, 2021

Press Release

We, the children of Felicien Kabuga are greatly discouraged by out father’s deteriorating health and the lack of information that is shared with us by his court-appointed lawyer, Emmanuel Altit.

On 1 April 2021, the Trial Chamber of the United Nations International Mechanism for Criminal Tribunals issued a decision refusing to dismiss Me. Altit as the lawyer for Felicien Kabuga. Felicien Kabuga had requested that Me. Altit be removed because he refused to share information on his medical condition, and the steps he is taking to protect Mr. Kabuga’s interests, with his children.

Donatien Nshimyumuremyi, the eldest son of Felicien Kabuga, said, “Our father’s health has been deteriorating since he arrived in The Hague and his lawyer, Emmanuel Altit, has not been in contact with our father or his children for more than two months, even after he had an accident within the detention unit and had to go through a major surgery. We feel that our father is being held hostage by his lawyer, who refuses to communicate with him or his family and is not defending him in his best interests.”

We have consulted several international criminal lawyers and have been advised that it is possible, with the consent of our father and the Trial Chamber, for our father’s lawyer to share information on his medical condition, and what he is doing about it, with us. The children have been primarily responsible for the care of their father during recent years and it has been very painful to be excluded by someone who is supposed to be looking out for our father’s best interest.

We note with great concern that our father remains hospitalized in The Hague for more than a month and is so weak and confused that the last status conference had to be only through writing because he was not able to appear. That means, as the lawyer had not seen him for a long time that our father is completely excluded from a proceeding deciding about his fate. He appears to be completely unfit to stand trial. To be without an advocate who can provide us proper information about our father, and what is being done to protect his health and rights, has been devastating. We fear that the lawyer is working with the authorities to put our father on trial regardless of his physical and mental conditions and that our father’s and our human rights are being violated.

We ask that the proceedings in our father’s case be conducted with greater transparency and that he be allowed to have a lawyer who he trusts and who we can be sure will look out for his best interests.

On behalf of Félicien Kabuga Family
Donatien Nshimyumuremyi

Lettre Ouverte au Président français Emmanuel Macron à l’occasion de sa visite annoncée au Rwanda en 2021

Introduction de la Lettre

L’actualité en France sur le Rwanda est marquée par la sortie du rapport Duclert pointant « des responsabilités lourdes et accablantes » de la France dans la dérive ayant abouti au génocide des Tutsi en 1994. ». Un groupe de Français d’origine rwandaise et ressortissants rwandais a souhaité alerter les hommes politiques français ainsi que les principales parties prenantes en France souhaite sur la situation actuelle au Rwanda en 2021.

Une Lettre Ouverte a été adressée au président français Emmanuel Macron pour l’informer de l’inquiétude du groupe « face à la dégradation de la situation politique et de l’absence de la Démocratie, de l’Etat de droit et du manque de respect des Droits Humains au Rwanda ».

Cette lettre s’inscrit dans le cadre d’une manifestation globale ayant eu lieu aux quatre coins du monde samedi dernier le 20 mars 2021 : au Canada, aux Etats-Unis, en Argentine, en Afrique du Sud, en Espagne, aux Pays-Bas, en Suisse, en Suède, au Norvège, au Danemark, en Allemagne, en Belgique, au Royaume-Uni et en France. En France les manifestations ont eu lieu à Lyon, à Strasbourg, à Mayotte et sur internet à Paris.

Si la manifestation à Paris n’a pas pu avoir lieu après annonce du confinement, le groupe a pu réunir en 72h, 120 personnes vivant dans 72 villes françaises pour manifester leur soutien en cosignant la Lettre Ouverte.  Les noms des personnes qui ont cosigné la lettre ne peuvent pas être divulgués car une partie de ces personnes ont peur de représailles sur leurs familles au Rwanda ou sur leurs propres personnes ici en France et ce d’autant plus que Emmanuel Macron soutient aveuglement le régime dictatorial, autoritaire et sanguinaire de Paul Kagame et son Front Patriotique Rwandais.

De lors la situation est d’autant préoccupante lorsque les citoyens français en viennent à vivre dans un climat de peur ici en France car une partie d’hommes politique français préfèrent fermer les yeux sur les violations des droits fondamentaux d’un régime « raciste » (apartheid mémoriel et ségrégation ethnique, « corrompu » (la richesse rwandaise appartient aux oligarques du FPR) et « violent » (exécutions extra-judiciaires, Mapping Report) » du « président tutsi Paul Kagame ». C’est ce que pourra dire le « rapport Duclert 2 » qui analysera la politique de Macron au Rwanda.

Emmanuel Macron reproche à Mitterrand ce que lui même fait à savoir : fermer les yeux pour garder intact son amitié avec Paul Kagame. A quand le rapport Duclert 2 ?

Il est du devoir du groupe d’alerter Emmanuel Macron, le Quai d’Orsay, les parlementaires, les sénateurs, les ambassades, tous les bailleurs de fond du régime de Paul Kagame et tous les organismes pouvant agir afin d’éviter que le pire ne continue de se reproduire au Rwanda.

Lettre Ouverte au Président français Emmanuel Macron à l’occasion de sa visite annoncée au Rwanda en 2021

Monsieur le Président de la République,

Nous avons l’honneur, Monsieur le Président, de nous adresser à vous afin de vous interpeller sur la situation préoccupante des droits de l’Homme au Rwanda, avant votre visite dans le pays annoncée entre avril et mai 2021 selon Jeune Afrique[1].

Nous sommes un groupe de Français d’origine rwandaise et ressortissants rwandais inquiets face à la dégradation de la situation politique et de l’absence de la Démocratie, de l’Etat de droit et du manque de respect des Droits Humains au Rwanda.

C’est avec des sentiments mitigés que nous accueillons votre visite au Rwanda. Nous ne pouvons que nous réjouir des bonnes relations entre la France et le Rwanda. Néanmoins, nous sommes préoccupés par la realpolitik ignorant les violations des droits fondamentaux, au risque de porter préjudice au peuple rwandais.

Nos préoccupations sont les disparitions, les emprisonnements arbitraires, les assassinats politiques et les exécutions extrajudiciaires qui deviennent de plus en plus fréquents et alarmants au Rwanda.

Le cas que nous souhaitons vous parler en premier est très inquiétant et est l’élément déclencheur de notre mobilisation. C’est le cas d’une mère isolée de 4 enfants, rescapée du génocide et aujourd’hui incarcérée pour avoir dit la vérité et exprimé publiquement son opinion sur sa chaîne YouTube. Elle s’appelle Madame IDAMANGE IRYAMUGWIZA Yvonne. Dans sa prise de parole elle a dénoncé :

  • La mort par la faim d’une grande partie de rwandais confinés dans leurs maisons, dans le contexte du covid-19, par un système de copier/coller des mesures occidentales qui, hélas, n’accorde aucune aide compensatoire.
  • La dégradation du système éducatif dont les victimes sont les enfants des classes moyennes et pauvres.
  • L’abandon des rescapés à leur sort, rappelant qu’elle est rescapée elle-même. Elle en déduisait une sorte d’instrumentalisation du génocide par le gouvernement rwandais qui obtient des fonds et des aides au nom des victimes.

Madame IDAMANGE est actuellement détenue par le Rwanda Investigation Bureau (RIB) qui l’accuse d’incitation au trouble à l’ordre public et du non-respect des mémoriaux de génocide.

Madame IDAMANGE IRYAMUGWIZA Yvonne

L’autre cas récent est celui de Paul RUSESABAGINA, qui a acquis la nationalité belge. Ce héros du génocide dont l’histoire a inspiré le film Hôtel Rwanda pour avoir sauvé plus de 1200 Tutsi, devenu opposant au régime du FPR dont il critique les exactions, a été kidnappé. Enlevé à Dubaï par les autorités rwandaises à l’aide d’un jet privé le 27 août 2020, il s’est réveillé à Kigali où il est actuellement détenu. Dans sa Résolution du 11 février 2021, le Parlement Européen, dont la France est membre, a dénoncé et condamné ce kidnapping.

Troisième cas, celui de Kizito MIHIGO, chanteur-compositeur chrétien. Sa mort est survenue le 17 février 2020 dans un cachot de la police où il était détenu depuis 3 jours. Selon la police il se serait « suicidé » dans sa cellule. Le gouvernement rwandais reste sourd aux nombreux appels d’organismes internationaux des Droits de l’Homme[2] réclamant une enquête indépendante. Les morts suspectes dans les geôles rwandaises, souvent qualifiées de « suicide », sont très fréquentes.

A ces cas nous ajoutons quelques chiffres relevés portant uniquement sur la période 2019 et 2020 pour illustrer la situation, veuillez trouver ci-après :

  • 102[3] personnes ont été victimes des exécutions extrajudiciaires par l’un des nombreux organes qui composent les forces de l’ordre rwandaises.
  • 23 prisonniers politiques tels que Déogratias MUSHAYIDI, Dr Théoneste NIYITEGEKA, Theophille Ntirutwa ou Phocas Ndayizera sont incarcérés dans différentes prisons du Rwanda.
  • 14 personnes, en grande majorité des jeunes, sont portées disparues. La dernière victime est le jeune poète Innocent BAHATI qui dénonçait au travers de son art la mauvaise gestion du pays. On ne l’a plus revu depuis le 7 février 2021, jour où il était parti à un rendez-vous dans le sud du Rwanda. Sa famille ignore le lieu de sa détention.

Ces chiffres non-exhaustifs sont documentés, mais ne reflètent pas malheureusement la réalité du terrain. Beaucoup de rwandais terrassés par la peur n’osent pas parler.

Le cas de Kizito MIHIGO, fondateur de l’Association Kizito Mihigo pour la Paix, est le reflet majeur de l’injustice subie par le peuple rwandais, en particulier les rescapés du Génocide perpétré au Rwanda contre les Tutsi en 1994. Kizito prônait la paix, l’unité et la réconciliation des Rwandais. C’est le message de l’une de ses chansons « Igisobanuro cy’urupfu » (L’explication de la mort), laquelle chanson a été le motif de son arrestation en 2014. Il dénonçait toute sorte de crimes et condamnait la ségrégation mémorielle et ethnique au Rwanda.

Permettez-nous, Monsieur le Président, de vous remettre le livre posthume de Kizito MIHIGO dont le titre, « Rwanda : embrasser la Réconciliation pour vivre en Paix et mourir Heureux » et celui de Judi REVER, journaliste Canadienne, portant le titre « Rwanda, l’éloge du sang ». Livre d’investigation sur les crimes du FPR.

A la lecture de ces ouvrages, vous en apprendrez davantage, avant votre rencontre avec votre homologue rwandais, sur la réalité non édulcorée que vit globalement le peuple rwandais et particulièrement le chemin de croix traversé par Kizito.

Comme l’ont fait 29 députés de la République française dans leur courrier de soutien au Dr Denis MUKWEGE daté du 25 novembre 2020, nous souhaitons également, Monsieur le Président, demander que la France soutienne la création d’un Tribunal Pénal International pour les crimes répertoriés dans le Mapping Report et la lutte contre l’impunité dans la région des grands lacs.

Le 12 octobre 2018[4] , en confiant la Francophonie à Madame Louise MUSHIKIWABO, vous avez fait le pari que cette nomination allait changer et transformer le Rwanda. Vous avez déclaré : « Je ne fais pas partie de celles et ceux qui pensent qu’il faut ….faire des mauvais compromis sur les sujets des Droits de l’Homme ».

Monsieur le Président, en vous alertant, notre démarche a pour but de vous permettre d’atteindre le noble objectif que vous êtes assigné à cette occasion. C’est pour cela que nous vous demandons, lors de votre visite, d’user de tous les moyens en votre possession pour que Madame IDAMANGE recouvre sa liberté et puisse s’occuper de ses enfants. De façon plus générale ce sera, nous osons l’espérer, l’occasion de vous entretenir avec votre homologue sur les Droits Humains et les valeurs fondamentales d’une démocratie.

Au-delà de cette Lettre Ouverte, Monsieur le Président, notre délégation est disponible pour vous rencontrer en vue d’un échange davantage édifiant. Nous vous prions de croire, Monsieur le président de la République, à l’assurance de notre plus haute considération.

Signataires :

En leur qualité des porte-paroles l’initiative Idamange France

Marie Goretti Byukusenge        

Mutimukeye Constance          

Patrick Nkubana


[1] https://www.jeuneafrique.com/1125978/politique/rwanda-france-emmanuel-macron-bientot-en-visite-officielle-a-kigali/

[2] https://www.hrw.org/fr/news/2021/03/08/appel-une-enquete-independante-sur-la-mort-du-chanteur-rwandais-kizito-mihigo

[3] https://www.rwandanlivesmatter.site/

[4] [4] RFI et France 24

RELATIONS FRANCE-RWANDA. LE RAPPORT DUCLERT, UNE OPÉRATION POLITICO-MÉDIATIQUE RONDEMENT MENÉE

Rappel du contexte

Le 26 mars 2021, un rapport de près de 1 200 pages a été remis officiellement à Emmanuel Macron. Il y a deux ans, le président français avait chargé une quinzaine d’historiens, réunis au sein de cette commission présidée par l’historien Vincent Duclert, d’examiner « les archives françaises relatives au Rwanda et au génocide rwandais», entre 1990 à et 1994. L’objectif affiché était d’établir le rôle de la France dans le génocide rwandais.

En attendant d’éplucher le volumineux rapport de 1200 pages, ceci est une réaction à chaud suite à sa présentation qui défraie la chronique depuis le 26 mars 2021.

Coup médiatique

Nous osons qualifier la sortie de ce rapport de “coup médiatique” suite à la façon dont il a été présenté et des réactions à chaud des principaux concernés que sont le Gouvernement français et le régime de Kigali.

D’emblée il a été souligné que le rapport commandité par le président de la France Emmanuel Macron lui a été remis au même moment qu’au régime de Kigali. La dépêche de RFI du 26 mars 202 indique en effet que : “En signe de bonne volonté, le rapport a d’ailleurs été remis aux autorités rwandaises au moment où il était présenté officiellement à Emmanuel Macron.”

On pourrait donc se demander à qui il était destiné en premier. Ensuite, les services du président français Emmanuel Macron ont aussitôt déclaré, toujours d’après RFI :« Nous espérons cette fois que la démarche de rapprochement avec le Rwanda pourra être engagée de manière irréversible », explique-t-on avec en ligne mire, la nomination d’un ambassadeur à Kigali prochainement.”

Dans la foulée, le régime rwandais a réagi, toujours selon RFI : “De son côté, le ministère des Affaires étrangères du Rwanda a salué dans la foulée « un pas important vers une compréhension commune du rôle de la France dans le génocide des Tutsis »’’.

On le voit donc, cette coordination médiatique n’est pas le fait du hasard mais le résultat d’une campagne médiatique savamment menée et coordonnée.

Le côté politicien de ce rapport transparait dans une interview de plusieurs minutes que Vincent Duclert qui présidait cette commission des historiens a accordé à RFI juste après la remise de son rapport au président Macron.

Celui qui, au départ, disait rester dans son rôle d’historien s’est répandu dans des considérations politiques et même s’est permis de donner ses avis et considérations sur des affaires judiciaires encore en cours. L’historien Vincent Duclert a en effet affirmé que le régime du Président Juvénal Habyarimana était “raciste et corrompu” mais sans indiquer si c’est dans les archives françaises qui lui étaient ouvertes dans le cadre de la commission qu’il a trouvé ces affirmations ou si c’était son point de vue personnel. Plus grave, il a prétendu que l’avion qui transportait le Président du Rwanda et son homologue du Burundi et leurs suites et qui fut abattu le 06 avril 1994, acte considéré comme “élément déclencheur du génocide” avait été abattu par des “extrémistes hutu” qui trouvaient Habyarimana trop mou. Ceci au moment où ces mêmes “extrémistes hutu” n’ont jamais cessé de demander, même quand ils étaient jugés par un tribunal de l’ONU le TPIR sis à Arusha en Tanzanie, que cet attentat fasse l’objet d’une enquête et que ces auteurs soient jugés, mais en vain. Le TPIR leur répondait en effet que la date du 06 avril 1994 n’entrait pas dans la période pour laquelle il avait le mandat, période qui va du 01 janvier au 31 décembre1994 comme le précisait la Résolution 955 du 8 novembre 1994 créant le TPIR.

Bien plus, les familles des trois citoyens français membres de l’équipage de cet avion et qui ont trouvé la mort dans cet attentat demandent, depuis 27 ans, à la Justice française de leur donner justice, mais le Ministère Public de France fait du forcing pour qu’un non-lieu soit définitivement prononcé pour cette affaire de l’attentat du 06 avril 1994. Quand Vincent Duclert affirme que ce seraient les “ extrémistes hutu“ qui auraient commis cet attentat terroriste, maintenant qu’ils sont démunis, sans défense et apatrides, on ne comprend pas comment la France rechignerait à les juger pour ce crime surtout que des citoyens français aussi en furent des victimes.

L’historien évoque aussi le cas du Capitaine Barril mais on ne voit pas en quoi les actes de cet officier qui n’était plus sous les drapeaux pourraient engager la responsabilité de la France comme il le prétend.

Délicate opération politique franco-française

La lecture de la formulation des conclusions auxquelles est arrivée cette commission Duclert permet de saisir la portée politique de cette entreprise.

La France ne serait pas complice du génocide commis au Rwanda. Mais “La France porte des «responsabilités lourdes et accablantes » dans les évènements qui ont abouti au génocide des Tutsis en 1994, selon les conclusions du rapport.”

Mais cette responsabilité est à mettre sur le dos du seul ancien Président François Mitterrand. C’est astucieux. Sachant que le Parti socialiste de François Mitterrand a éclaté. Ce faisant, Macron récupère les socialistes anti-mitterrandiens genre Bernard Kouchner ou Raphael Glucksmann, … mais sans s’aliéner l’aile socialiste qui comptera tout de même dans la balance électorale dans les perspectives de 2022.

Du même coup, en faisant tout endosser au disparu Président Mitterrand qui, en 1994, était en cohabitation avec la droite, Macron évite de heurter les anciens membres du Gouvernement Balladur qui se trouvent être actuellement ses alliés objectifs (Sarkozy, De Villepin,…) dont il aura besoin en 2022. Il ménage aussi ceux de la droite non complexée qui n’admettraient pas que l’honneur de la France soit sacrifié sur l’autel de la réconciliation avec le régime tutsi du Rwanda, comme Alain Juppé.

Enfin. il se garde de heurter la hiérarchie de la “Grande muette”, l’Armée française  qui est  convaincue d’avoir accompli ses missions dans l’honneur et l’abnégation au Rwanda malgré les calculs des politiciens.

Risques

En cédant aux pressions du régime de Paul Kagame mais sans trop céder, le président français Emmanuel Macron risque de se retrouver dans une position plus inconfortable que celle dont il a hérité en 2017. Fort de son coup, le régime du FPR va faire monter les enchères en exigeant que des personnalités politiques et militaires nommément citées soient traduites en justice pour : “complicité de génocide”. Et pour avoir reconnu la responsabilité de François Mitterrand, le régime du FPR de Paul Kagame va demander à la France des réparations que même les plus puissants ordinateurs du monde ne sauraient chiffrer.

Que retenir de cette histoire pour l’Histoire?

Nous, nous retiendrons seulement que quand une puissance moyenne s’engage dans une guerre aux côtés d’un allié, quand cet allié perd la guerre, les conséquences et surtout l’humiliation de la défaite se répercutent aussi jusque chez cette puissance. La France s’était engagée à soutenir le régime républicain et démocratique agressé par les descendants des féodo-monarchistes membres de l’Armée régulière de l’Ouganda. En acceptant et même en hâtant la défaite de son allié d’alors, elle doit boire la tasse jusqu’à la lie tant que le régime féodo-monarchique restauré au Rwanda en 1994 règnera dans ce pays. Quant à Vincent Duclert et consorts, ils ne sont que des pièces de ce puzzle politico-médiatique.

Emmanuel Neretse

Source: Musabyimana.net

Surprisingly, Kagame is not among 40 leaders invited by Joe BIDEN.

With all rumors about Kagame’s life concerns, the whole world is watching the Rwanda’s leader who was not seen in public since 2020. He did not attend all presidential meetings and, instead, was seen in virtual gatherings. This was interpreted by observers as a way to hide the fragile health status of the President. Some argue that a 3-D mask was engineered and could be put up by any person to replace Kagame without raising questions. In January,2021; a Rwandan woman, IDAMANGE Iryamugwiza Yvonne, declared that President Paul KAGAME is dead since long, that Rwandans are led by a corpse, before calling on Rwandans to meet at President’ office to take out the cadaver. She was second to talk clearly about Kagame’s “death” after Rev Father Thomas NAHIMANA who confirmed detaining same information. The president’s office could neither confirm nor deny the information. Rather, Mrs IDAMANGE was arrested and charged of many allegations except the one to have declared Kagame dead! The US President has just invited 40 world leaders without Kagame, a very first event of such a caliber that will be missed by the Rwandan President in 27 years. This will only fuel more concerns about Kagame’s whereabouts.

President Biden Invites 40 World Leaders to Leaders Summit on Climate

Today, (March 26th 2021) President Biden invited 40 world leaders to the Leaders Summit on Climate he will host on April 22 and 23.  The virtual Leaders Summit will be live streamed for public viewing.

President Biden took action his first day in office to return the United States to the Paris Agreement.  Days later, on January 27, he announced that he would soon convene a leaders summit to galvanize efforts by the major economies to tackle the climate crisis.

The Leaders Summit on Climate will underscore the urgency – and the economic benefits – of stronger climate action.  It will be a key milestone on the road to the United Nations Climate Change Conference (COP26) this November in Glasgow.

In recent years, scientists have underscored the need to limit planetary warming to 1.5 degrees Celsius in order to stave off the worst impacts of climate change.  A key goal of both the Leaders Summit and COP26 will be to catalyze efforts that keep that 1.5-degree goal within reach.  The Summit will also highlight examples of how enhanced climate ambition will create good paying jobs, advance innovative technologies, and help vulnerable countries adapt to climate impacts.

By the time of the Summit, the United States will announce an ambitious 2030 emissions target as its new Nationally Determined Contribution under the Paris Agreement.  In his invitation, the President urged leaders to use the Summit as an opportunity to outline how their countries also will contribute to stronger climate ambition.

The Summit will reconvene the U.S.-led Major Economies Forum on Energy and Climate, which brings together 17 countries responsible for approximately 80 percent of global emissions and global GDP.  The President also invited the heads of other countries that are demonstrating strong climate leadership, are especially vulnerable to climate impacts, or are charting innovative pathways to a net-zero economy.  A small number of business and civil society leaders will also participate in the Summit.

Key themes of the Summit will include:

  • Galvanizing efforts by the world’s major economies to reduce emissions during this critical decade to keep a limit to warming of 1.5 degree Celsius within reach.
  • Mobilizing public and private sector finance to drive the net-zero transition and to help vulnerable countries cope with climate impacts. 
  • The economic benefits of climate action, with a strong emphasis on job creation, and the importance of ensuring all communities and workers benefit from the transition to a new clean energy economy.
  • Spurring transformational technologies that can help reduce emissions and adapt to climate change, while also creating enormous new economic opportunities and building the industries of the future.
  • Showcasing subnational and non-state actors that are committed to green recovery and an equitable vision for limiting warming to 1.5 degree Celsius, and are working closely with national governments to advance ambition and resilience.
  • Discussing opportunities to strengthen capacity to protect lives and livelihoods from the impacts of climate change, address the global security challenges posed by climate change and the impact on readiness, and address the role of nature-based solutions in achieving net zero by 2050 goals. 

Further details on the Summit agenda, additional participants, media access, and public viewing will be provided in the coming weeks.

The President invited the following leaders to participate in the Summit:

  • Prime Minister Gaston Browne, Antigua and Barbuda
  • President Alberto Fernandez, Argentina 
  • Prime Minister Scott Morrison, Australia    
  • Prime Minister Sheikh Hasina, Bangladesh
  • Prime Minister Lotay Tshering, Bhutan
  • President Jair Bolsonaro, Brazil    
  • Prime Minister Justin Trudeau, Canada          
  • President Sebastián Piñera, Chile 
  • President Xi Jinping, People’s Republic of China    
  • President Iván Duque Márquez, Colombia    
  • President Félix Tshisekedi, Democratic Republic of the Congo
  • Prime Minister Mette Frederiksen, Denmark 
  • President Ursula von der Leyen, European Commission
  • President Charles Michel, European Council
  • President Emmanuel Macron, France        
  • President Ali Bongo Ondimba, Gabon        
  • Chancellor Angela Merkel, Germany 
  • Prime Minister Narendra Modi, India    
  • President Joko Widodo, Indonesia      
  • Prime Minister Benjamin Netanyahu, Israel
  • Prime Minister Mario Draghi, Italy    
  • Prime Minister Andrew Holness, Jamaica
  • Prime Minister Yoshihide Suga, Japan  
  • President Uhuru Kenyatta, Kenya      
  • President David Kabua, Republic of the Marshall Islands
  • President Andrés Manuel López Obrador, Mexico  
  • Prime Minister Jacinda Ardern, New Zealand
  • President Muhammadu Buhari, Nigeria        
  • Prime Minister Erna Solberg, Norway 
  • President Andrzej Duda, Poland  
  • President Moon Jae-in, Republic of Korea     
  • President Vladimir Putin, The Russian Federation  
  • King Salman bin Abdulaziz Al Saud, Kingdom of Saudi Arabia
  • Prime Minister Lee Hsien Loong, Singapore
  • President Matamela Cyril Ramaphosa, South Africa 
  • Prime Minister Pedro Sánchez, Spain
  • President Recep Tayyip Erdoğan, Turkey
  • President Sheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan, United Arab Emirates
  • Prime Minister Boris Johnson, United Kingdom
  • President Nguyễn Phú Trọng, Vietnam    

Source: White House