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Uncle Bob is gone: Requiescat In Pace!

Robert Mugabe

Robert Gabriel MUGABE (21/02/1924 – 06/09/2019) Zimbabwean Statesman.

We are on one evening of august 2008 a few months I set feet in what would definitely be my second motherland, Guyana. I am sitting in a hangout spot somewhere in Mahaicony, I am enjoying my favourite caribbean beer, Carib; by my right side is an educated man, an agronomist and veterinarian who turned into local entrepreneurship, Mr Sealey. On my left sitting is a friend of mine, Mr Clinton, who just came from his military detachment. Mr Sealey brings up a discussion topic on leadership in Africa. From his point of view, Africa is entirely corrupt at level where some descendants of slaves would be proud to be brought into the Caribbean. For example, Robert Mugabe of Zimbabwe, “a dictator who made his country’s economy collapse”.

For sometimes I had appreciated discussions with Mr Sealey and found him highly informed on almost any topic of public interest, locally, regionally and internationally. The topic about Robert MUGABE of Zimbabwe made my first discovery. In fact Mr Sealey was dead wrong, or should I say, had been misinformed, or ill-informed, or both. Today, 11 years after, I am sure Mugabe is gone still believed to be the worst beast Africa has been unlucky to have. But why?

Our heroes, their cowards

The end of colonization in Africa was and still is an uneasy task. On one hand, the colonizers couldn’t imagine their way of life after losing what they had built for years, supremacy. On the other hand, Africans had been mentally worked up until they really believed they couldn’t make it out alone, without their former masters. It was the job of the leaders to forge the way forward and to initiate the masses toward that new way of thinking and acting. In many countries, independence was fought for before bringing the colonizers at the negotiation table. Such was the case of Zimbabwe. The former Rhodesia got independent in 1980, twenty years after most of central African countries! And that independence came as a result of blood and sweat of children of Zimbabwe who knew the worth of their nation. MUGABE was among them and came out as a winner. As to those who lost, they never accepted it. While Zimbabweans saw Mugabe as a hero, the former masters portrayed him as a coward.

Mugabe’s most radical approach to land reform cost him a lot. In fact, he realized that the majority of his people had no arable land for even their subsistence while the former masters had millions of acres for exploitation. For him, the independence meant much more than presidency and a government. For having redistributed lands among the ordinary Zimbabweans, Mugabe was called all kinds of names. A big debate has been engaged over whether Mugabe should or shouldn’t have carried out such a reform. Either way, Mugabe would remain the same, not necessarily whom you read in the western media and propaganda outlets, because who we call our heroes might seem their cowards. Mr Sealey agreed with me and another round was ordered.

Uncle Bob is gone. May his soul rest in peace.

Chaste GAHUNDE

Le CLIIR soutient l’initiative de Diane RWIGARA.

COMMUNIQUE  n° 145/2019

La mort et l’humiliation des Rescapés Tutsis dénoncée par Diane Rwigara dans sa lettre du 15/07/2019 au Président Paul Kagame

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« La paix n’est pas un bien que l’on possède, mais un bien que l’on conquiert ».

Dans sa lettre ouverte adressée le 15 juillet 2019 au Président de la République Paul KAGAME, Mademoiselle Diane RWIGARA a osé lui demander d’assurer la sécurité et la paix pour tous. Bien qu’elle se soit focalisée sur les meurtres systématiques des rescapés tutsis, Diane Rwigara exige la fin des meurtres, de l’impunité et de l’injustice. Bref, elle exige le respect de tous les droits humains violés massivement par le régime Kagame depuis 25 ans.

 L’association des Rescapés TutsisIBUKA et la Commission Nationale de Lutte contre le Génocide (CNLG) se sont attaquées à Mlle Diane RWIGARApour lui dénier son droit naturel de défendre son prochain. Diane assume son devoir d’exiger la paix pour tous les survivants et donne, à titre de preuves, une liste de 40 victimes dont la majorité sont TUTSIS.

La religion rappelle à tout homme qu’il est “le gardien de son frère“. Accepter passivement l’injustice – la ségrégation – revient à dire à l’oppresseur que ses actes sont moralement bons. C’est une façon d’endormir sa conscience. Dès cet instant, l’opprimé cesse d’être le gardien de son frère.L’acceptation, si elle est souvent la solution de facilité, n’est pas une solution morale : c’est la solution des lâches. Diane demande des comptes au régime totalitaire qui enferme le peuple rwandais dans l’insécurité et la servitude imposée au Rwanda.

Depuis sa conférence de presse du 23/02/2017, Diane RWIGARA a décidé de travailler sans relâche à la conquête de sa propre dignité et celle de son peuple. Elle n’acceptera jamais de compromis avec le mensonge, la haine ou ladestruction du peuple rwandais. Quant au CLIIR, nous avons déjà publié deux communiqués n°70/2003 et n°120/2010 pour dénoncer et condamner les assassinats de rescapés tutsis tués depuis 1996, il y a 23 ans déjà. Ces deux communiqués sont annexés à notre présent communiqué n°145/2019 du 21/07/2019) :

Notre Communiqué n° 70/2003du 23/12/2003 intitulé :«RWANDA : A qui profite les assassinats de rescapés tutsis ?» ;

Notre Communiqué n°120/2010du 28/01/2010 intitulé «L’extermination programmée des rescapés Tutsis pour avoir un prétexte d’éliminer certains opposants politiques du Rwanda».

Le peuple rwandais est humilié, terrorisé, colonisé et racketté.

Le peuple rwandais vit dans l’humiliation totale et dans l’insécurité généralisée. Il est corvéable et taillable à merci.L’oppresseur est un groupuscule de criminels rassemblés autour du président Paul KAGAME qui accapare et contrôle tous les pouvoirs militaire, politique et économique. Ce peuple ne vit pas dans la paix et la justice. Il est terrorisé, trompé, colonisé, dépossédé et racketté par une véritable Mafia dont les crimes sont couverts par le parti unique : le Front Patriotique Rwandais (FPR). Ce mouvement politico-militaire règne par la terreur, le mensonge et la corruption généralisée. Bref, le peuple rwandais est un des peuples les plus humiliés de la planète. Particulièrement, depuis qu’il est pris en otage par ce noyau de chefs militaires et criminels sans frontières qui ont massacré des populations civiles en Uganda, au Rwanda, en République Démocratique du Congo. Ils ont assassiné des centaines de réfugiés rwandais dans plusieurs pays africains.

Sous le régime totalitaire du Rwanda, l’usage de la terreur, du mensonge et de la corruptionempêche les citoyens rwandais de vivre en paix et dans la dignité. La justice est impossible car l’arbitraire règne à tous les niveaux. Les institutions officielles de l’Etat Rwandais sont noyautéescontrôlées etparalysées par ce petit noyau de chefs militaires et politiques du FPR qui jouit d’un « pouvoir occulte ». Une sorte de « gouvernement parallèle » qui gère le pays par la terreur, le mensonge et la corruptionCe gouvernement invisible orchestre les meurtres, les enlèvements, les disparitions forcées, le racket, le chantage, les spoliations des biens mobiliers et immobiliers appartenant à des propriétaires de biens. Quand ses derniers refusent de céder leurs biens, ils sont assassinés, emprisonnés, pillés, persécutés et/ou contraints de s’exiler. Les pillages des ressources naturelles à l’intérieur et à l’extérieur du pays (en RDC) constituent une autre source d’enrichissement pour cette mafia insatiable et dont la soif de richesse est légendaire.

Les rescapés tutsis sont tués comme des opposants au régime :

 Tous les prétextes sont bons pour la junte militaire du général Paul KAGAME pour se débarrasser des ses opposants réels ou supposés. Toutes les ethnies confondues sont attaquées. Depuis 1996, les rescapés Tutsis nous ont appelés au secours. Notre Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR)* a lancé plusieurs cris d’alarme pour demander la mise en place d’une Commission internationale indépendante pour enquêter sérieusement sur l’assassinat des rescapés Tutsis depuis 1996. Cette commission devrait découvrir non seulement les assassins mais aussi le ou les commanditaires ainsi que les bénéficiaires de la mort des rescapés Tutsis sacrifiés chaque fois qu’il y a une crise politique majeure au Rwanda.

 Il y a 16 ans, le CLIIR a déjà publié deux communiqués pour dénoncer et condamner l’assassinat des rescapés tutsis. Il est inutile de s’attaquer à Diane dont la lettre est justifiée.

 IBUKA et CNLG sont des outils du régime totalitaire. Elles ont un job de défendre le régime totalitaire. Elles n’ont jamais défendu les rescapés face au régime tyrannique. C’est pourquoi elles ont été contraintes de s’attaquer à Mlle Diane RWIGARA sur ordre de Kagame. Mais IBUKA ne se préoccupe jamais de défendre des rescapés tutsis que le régime Kagame qualifie d’opposants. Ces rescapés Tutsis, qui tentent de refuser toute forme d’HUMILIATION, sont décidés de marcher la tête haute dans leur pays. Ils refusent de  vivre dans la terreur quotidienne et dans la servitude imposées à tous les rwandais.

Mlle Diane tient à vivre LIBRE et DIGNE depuis l’assassinat de son père le 04 février 2015. Elle a enterré sa peur. Dans sa lettre du 15/07/2019, elle demande au Président Kagame d’exiger que les assassins du Rwanda « remettent leurs épées au fourreau ». Le CLIIR estime que la violence a vaincu le régime totalitaire de Kagame. Les fondations de ce régime sont gravement rongées par le meurtre, l’impunité, l’injustice, le pillage, la corruption, la cupidité et la stupidité. Il ne lui reste qu’à s’écrouler au moindre coup de vent de la révolution.

Or la cupidité et la stupidité engendrent la cruauté qui frappe tous les rescapés du Rwanda.

Nous encourageons chaque rwandais à être « le gardien de son compatriote » en toutes circonstances. Nous saluons le courage de Mlle Diane RWIGARA et demandons à IBUKA et au CNLG de reconnaître son intrépidité qui lui permet de ne pas trembler devant la tyrannie.

Dans l’histoire du peuple Rwandais, Mlle Diane Shima RWIGARA restera une citoyenne exceptionnelle. Pour elle, les valeurs de fierté et de courage sont universelles.

Le meurtre des rescapés du Rwanda permet au régime de Kagame de vider le pays de ses forces vives. Opposer IBUKA et la CNLG à Mlle Diane RWIGARA, c’est introduire la guerre et la discorde entre les rescapés tutsis, telle est la stratégie du président Kagame.

La guerre entre les rescapés doit cesser immédiatement. C’est l’union de tous les rescapés qui fera leur force. Mlle Diane et le peuple rwandais sont en résistance pacifique, selon le slogan populaire « Exister, c’estrésister». La peur paralyse le cerveau et l’intelligence humaine (selon notre slogan « ubwoba butoba ubwenge »)

Fait à Bruxelles le 21 juillet 2019.

Pour le Centre, MATATA Joseph, Coordinateur (gsm 0476701569)

Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR) Rue de la Colonne, n°54/4 1080 BRUXELLES Tél/Fax : +32.81.601.113 GSM : +32.487.616.651 (Base) & +32.476.701.569 (Proximus)

Kagame lies on corruption issues

Kagame Fed Nigerians A Flattery And A Big Lie In His Speech On Corruption
Open Letter To General Paul Kagame

Dear General, you accomplished two objectives in your speech on corruption delivered at Abuja, Nigeria, on June 11, 2019. First, you flattered Nigerian leaders that they lead a model African nation — wealth side by side with mass poverty notwithstanding. Second, you shamelessly lied to your Nigerian hosts that in Rwanda that you are Mr. Clean while your opponents fled Rwanda because they were corrupt. General Kagame, it’s a truism that politicians bend the truth. But in your case, the question is whether there is an element of truth in what you utter. Case in point is your Abuja speech on corruption.

Kagame flattered his hosts that Nigeria is a great achiever that makes Africa proud

Dear General, here is your flattery to your Nigerian hosts in your own words:

”I wish to start by calling to mind the greatness of this nation. The diversity, creativity, and ambition of Nigerians represent Africa. The achievements of Nigeria’s sons and daughters, here at home and in your global diaspora, make our continent proud. Nigeria has always shown common cause with Africa’s progress and prosperity, and this does not go unnoticed. This country is truly the engine of Africa’s potential. This is how we see Nigeria. I hope you know that.”

General Kagame, if you had said that Nigeria has the potential to be great, that would have been truthful. Your words are above are ill-informed, embarrassing, and clearly opportunistic designed to impress your hosts.

Despite its enormous wealth over half the population of Nigeria lives in poverty.
According to the World Bank, 53.5% of Nigerians are poor — defined as the population living on less than US$1.90 a day. With a population of 200 million, therefore, 107 million Nigerians are poor. Yet, Nigeria is Africa’s largest economy and the largest oil and gas producer on the continent .
The reason for enormous wealth side by side with mass poverty, as the eminent son of Nigeria, Chinua Achebe used to explain, is failure of leadership, social injustice, and corruption. Add to this mix the rise of Boko Haram, a jihadist terrorist organization that has caused havoc in northeastern Nigeria and beyond.

General Kagame, instead of uttering sycophantic phrases to your Nigerian hosts, a real African statesman would have encouraged them to lead Africa in fighting corruption since this was the topic being discussed. You could have also congratulated Nigerians in their current efforts to repatriate from foreign banks billions of dollars stolen by previous dictators. Nigeria has recently begun to recover some of the stolen assets — which is highly commendable.

Kagame’s description of corruption in Rwanda was a big lie

General Kagame, this is how you described corruption in Rwanda:

”We tend to focus on the petty corruption of everyday life while turning a blind eye to the more consequential forms, that people only whisper about because the rich and powerful are the main beneficiaries…Corruption does not take decades to eradicate. Huge gains can be made relatively quickly, once we decide to break the habit…Officials who did not live up to the agreed standards were dismissed or brought to justice. Others fled into exile and pretended to be so-called “opposition” or “pro-democracy” groups…Between fighting corruption and being authoritarian, I prefer being authoritarian. Some thought we could not afford to take this zero-tolerance approach, given the fragility of our environment. The truth, however, is that we couldn’t afford not to do it. It is the foundation of the modest progress for which Rwandans continue to work.”

General Kagame, these are pure lies. The people of Rwanda do not turn a blind eye to the more consequential forms of corruption. Rwandans know you are the kingpin of corruption but they dare not say so because you will wipe them out. Rwandans know you are the Chairman of the ruling party, the Rwandan Patriotic Front (RPF), which owns the business empire known as Crystal Ventures Ltd (CVL). This is how The Economist described the Rwandan situation:

“The dominant political party, the Rwandan Patriotic Front (RPF), does more than help business: it runs its very own conglomerate. Crystal Ventures, the RPF’s holding company, has investments in everything from furniture to finance. It owns the country’s biggest milk processor, its finest coffee shops and some of its priciest real estate. Its contractors are building Kigali’s roads. There are several firms offering security services in Rwanda but the guards from ISCO, part of Crystal Ventures, are the only ones who tote guns. The company is reckoned to have some $500m of assets.”

General Kagame, very simply, you have entrenched corruption and cronyism that would not be tolerated anywhere on the African continent.

Kagame and the history of the big lie

General Kagame, you are a perfect example of politicians who pretty much bend the truth as they please. In your case, the issue is not bending the truth — rather, the question is whether you have ever uttered an element of truth. You belong to the thinking pioneered and mastered by Joseph Goebbels who infamously said that ”if you tell a lie big enough and keep repeating it, people will eventually come to believe it.” Goebbels added:

”The lie can be maintained only for such time as the State can shield the people from the political, economic and/or military consequences of the lie It thus becomes vitally important for the State to use all of its powers to repress dissent, for the truth is the mortal enemy of the lie, and thus by extension, the truth is the greatest enemy of the State.”

General Kagame, you are the best pupil of Joseph Goebbels. You get away with the big lie because your regime has used all its might to smash dissent at home and abroad. Because you are fully aware that the truth is the mortal enemy of your big lie, you hounded out of Rwanda anyone who stood in your way. As the cliché goes, “history is written by the victors” — that is how you are able to call your victims who fled Rwanda the corrupt ones instead of you.

Best Regards,
David Himbara

Une soixantaine d’ex-combattants du M23 rapatriés d’Ouganda

Une soixantaine d’ex-combattants du M23 ont été rapatriés mardi 26 février en République démocratique du Congo (RDC), en provenance d’Ouganda, selon les autorités des deux pays.

Ils sont arrivés à Goma en fin de matinée mardi 26 février. Au total, cinquante-sept ex-combattants accompagnés de dix femmes et enfants. Ces anciens rebelles étaient jusqu’à présent cantonnés dans le camp de Bihanga, à 300 km de Kampala, la capitale ougandaise.

Accueillis officiellement par le commandant de la zone militaire du Nord-Kivu, ils ont été conduits dans un centre de transit pour un séjour « bref », explique Patrick Mutombo Kambila, conseiller au Mécanisme national de suivi de l’accord-cadre d’Addis-Abeba. C’est là qu’ils devront, selon lui, choisir « librement » entre être démobilisés pour rentrer dans la vie civile ou intégrer l’armée congolaise, comme l’ont fait certains de leurs ex-compagnons d’armes rentrés en juillet dernier.

En 2013, un accord avait été signé à Nairobi qui devait permettre de régler la situation de ces centaines d’anciens combattants réfugiés dans les pays voisins – Ouganda, Rwanda – au moment de la chute de leur mouvement fin 2012. Mais ils rentrent au compte-gouttes. En Ouganda, ils seraient encore 200 selon Kinshasa, plus d’un millier selon Kampala. A leur retour, ils ont le choix entre retourner à la vie civile ou intégrer l’armée congolaise.

Rapatriements « volontaires » et « sans conditions »

Ces rapatriements, assure Patrick Mutombo Kambila, sont le résultat d’un accord passé en 2017 à Brazzaville entre les 3 chefs d’Etat concernés – Rwanda, Ouganda et RDC – dans lequel ils se sont mis d’accord sur le rapatriement « sans conditions » des ex-combattants disséminés dans la région, pour « mettre fin à la récurrence de la belligérance ».

Des rapatriements « volontaires », insiste le conseiller, même si jeudi dernier dans un communiqué, alors que ces retours se préparaient, Benjamin Mbonimpa, secrétaire exécutif du M23, a dénoncé des « manoeuvres » autour de cette question du rapatriement et assuré que des « personnes n’appartenant pas au M23 se feraient recruter en dehors du camp de cantonnement » en Ouganda, en échange de la « promesse » d’intégrer l’armée congolaise.

Ce que conteste Patrick Mutombo Kambila pour qui certains leaders du M23 chercheraient seulement à manipuler l’opinion et « prendre en otage les jeunes ex-combattants ». C’est déjà en application de cet accord, assure Kinshasa, que, fin novembre, plusieurs centaines d’ex-combattants FDLR, des Rwandais cette fois, ont été rapatriés dans leur pays, et leurs camps fermés par les autorités congolaises.

Source :RFI

Cour de cassation: Pierre PEAN gagbe le procès contre SOS Racisme. (Publié en 2011)

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Vendredi 11 Novembre 2011 13h32

Le 8 novembre dernier, après cinq années de coûteuses procédures, la Cour de Cassation a rejeté le pourvoi formé par l’association SOS racisme qui poursuivait Pierre Péan, auteur d’un livre intitulé « Noires fureurs, Blancs menteurs » et dans lequel il prend le contre-pied de l’histoire officielle concernant le génocide du Rwanda[1] . Pierre Péan ayant gagné ses procès en première instance et en appel, SOS Racisme subit donc une troisième grave défaite, ce qui devrait faire réfléchir ses généreux donateurs.

A travers ce procès emblématique, SOS Racisme a montré son vrai visage, celui d’une organisation militante dont l’acharnement contre Pierre Péan avait pour but de décourager ceux qui oseraient à l’avenir mettre en doute la thèse de Kigali concernant le génocide du Rwanda.

Or, l’histoire « officielle » de ce génocide a été totalement bouleversée à travers quatre jugements rendus par le TPIR (Tribunal pénal international sur le Rwanda)[2]. Expert assermenté dans trois de ces quatre procès, je suis bien placé pour décrypter la portée des jugements rendus et cela, au-delà du véritable « enfumage » auquel se sont livrés les média ayant une fois de plus agi en simples porte-voix du régime de Kigali et de la vision de l’histoire qu’il prétend imposer.

1) Le 28 novembre 2007, la Chambre d’Appel du TPIR a acquitté Ferdinand Nahimana, un des fondateurs de la Radio Télévision des Mille Collines (RTLM) de l’accusation « de commettre le génocide, d’incitation directe et publique à commettre le génocide, de persécution et d’extermination », considérant que la création de RTLM n’entrait en rien dans le plan génocidaire. Or, jusque là, la thèse officielle était que le génocide avait été programmé puisque les « extrémistes hutu » avaient fondé la RTLM pour le préparer.

2) Le 18 décembre 2008 le TPIR a déclaré le colonel Bagosora non coupable « d’entente en vue de commettre un génocide », faisant ainsi voler en éclats les bases mêmes de l’histoire officielle du génocide du Rwanda car le colonel Bagosora fut constamment présenté comme le « cerveau » de ce génocide.

3) Selon le régime de Kigali, le génocide fut planifié par l’Akazu (ou petite maison, ou petite hutte), cercle nébuleux et criminel constitué autour de la belle famille du Président Habyarimana et dont Protais Zigiranyirazo, frère d’Agathe Habyarimana, épouse du président, était le chef. Ce petit groupe aurait comploté et planifié l’extermination des Tutsi dans le but de préserver son pouvoir et son influence. Le procès de M. Zigiranyirazo était donc lui aussi emblématique puisqu’il était censé mettre en évidence le cœur même de la préparation du génocide.

Or, le 18 décembre 2008 en première instance le TPIR a écarté la thèse du complot ourdi par M. Zigiranyirazo et sa belle famille et l’a acquitté du principal chef d’accusation, à savoir d’avoir prémédité le génocide et d’avoir comploté en ce sens avec le colonel Bagosora et Agathe Kanziga épouse du président Habyarimana pour exterminer les Tutsi du Rwanda. Le mythe de l’Akazu s’envolait donc. Le 16 novembre 2009, en appel, M. Zigiranyirazo a été acquitté des dernières accusations pendantes et immédiatement libéré.

4) Dans l’affaire dite Militaires I étaient notamment jugés les anciens chefs d’état-major de l’armée et de la gendarmerie, les généraux Augustin Bizimungu et Augustin Ndindiliyimana. Le 19 mai 2011, ils ont été acquittés du chef principal qui était celui de l’entente en vue de commettre le génocide. Ainsi donc, pour le TPIR, la hiérarchie militaire n’a ni prémédité, ni programmé le génocide.

A travers ces quatre jugements[3], c’est donc l’histoire « officielle » du génocide du Rwanda qui est réduite à néant. En effet, si ce génocide ne fut ni prémédité, ni programmé, c’est donc qu’il fut « spontané ».

Or, l’évènement majeur et déclencheur qui provoqua la folie meurtrière fut l’assassinat du président Habyarimana dans la soirée du 6 avril 1994, puisque les massacres commencèrent dès la nouvelle de l’attentat connue, quand les partisans du président assassiné attribuèrent ce crime au FPR, donc à leurs yeux aux Tutsi et à leurs alliés hutu, les « Hutu modérés » des journalistes.

Ceux qui ont abattu l’avion du président Juvenal Habyarimana portent donc l’immense responsabilité d’avoir directement ou indirectement provoqué le drame du Rwanda. Or encore, selon le juge français Bruguière et le juge espagnol Merelles, le président Kagamé aurait ordonné cet attentat et ils donnent même les noms de ceux qui auraient tiré les deux missiles ayant abattu l’avion présidentiel.

Voilà ce qui dérange les « amis » de Kigali, dont SOS Racisme. D’autant plus que Théogène Rudasindwa, ancien directeur de cabinet de Paul Kagamé, exige d’être entendu par le TPIR et par un juge français afin, selon ses propres termes, de pouvoir « divulguer tous les détails sur l’attentat du 6 avril 1994 » dont il impute la responsabilité à l’actuel chef de l’Etat rwandais. L’heure de vérité approche donc, et inexorablement.

Bernard Lugan

11/11/11


[1] Pour la déconstruction de cette histoire officielle, on se reportera à mon livre Rwanda : contre-enquête sur le génocide. Privat, 2007.

[2] Pour les détails, explications et développements concernant ces procès, l’on se reportera à l’Afrique réelle n°4

[3] Les prévenus ont été condamnés pour d’autres motifs que celui de préméditation du génocide. Voir à ce sujet les commentaires de ces jugements dans l’Afrique réelle.

Rwandan who challenged president faces 22 years in jail as trial opens

Diane Rwigara denies forgery and inciting insurrection in court in Kigali as prosecutors call for 22-year jail term

The trial of Rwanda’s leading dissident politician has opened with a demand from prosecutors that she be sentenced to 22 years in prison for inciting insurrection and forgery.

Diane Rwigara denies the charges, dismissing them as politically motivated after her blocked attempt to challenge the country’s president, Paul Kagame, in last year’s elections.

The 37-year-old appeared in court in Kigali, the capital, on Wednesday alongside her mother, who faces a similar sentence for alleged insurrection and promoting ethnic hatred.

The two women had spent more than a year behind bars before being released on bail last month ahead of their trial.

Kagame has won international praise for the stability and economic development he has brought to Rwanda since the 1994 genocide, when an estimated 800,000 people were killed, but he has also been accused of running an authoritarian, one-party state.

The 61-year-old former soldier won a landslide victory last year, securing a third term in office with 99% of the vote. His ruling Rwandan Patriotic Front remains unchallenged, and has developed substantial economic interests.

In court, Rwigara was defiant, insisting she had only spoken the truth about Rwanda and so could not be guilty of inciting the masses through falsehoods as the prosecution alleged.

“I stand by my remarks,” she told the court’s three judges. “They reflect my political journey, coupled with calling on Rwandans to resist fear and speak for our country.”

Rwigara denied forging signatures on electoral documents in an attempt to win a place on last year’s presidential ballot, an accusation she says was designed to derail her challenge to Kagame.

Watching proceedings in court was Victoire Ingabire, another woman who sought to run for the presidency in 2010, but was blocked from competing, arrested, tried and spent six years in jail before her release in September.

Ingabire was among more than 2,000 prisoners freed this month

Since Rwigara’s arrest last year, her brothers and sister have been interrogated, family assets have been forcibly auctioned to pay off a multi-million dollar tax claim, while a hotel the family owned was demolished for allegedly failing to abide by city guidelines.

Despite some discontent over unemployment and other domestic issues, and a controversial reputation overseas, Kagame appears to be genuinely popular in Rwanda, which has had some of the fastest economic growth rates in Africa and has become known for its stability in a deeply troubled region.

However, opposition activists, many in exile, say he runs a “police state”, jailing journalists and assassinating dissidents, even overseas. Others question the reliability of the economic statistics showing growth and allege that increasing cronyism could undermine economic progress.

Speaking to AFP earlier this week, Rwigara said Rwanda felt “like a prison”.

“The prison guard is none other than the ruling party … dictating to us how to live, what to do and what to say,” she said in an interview at her home in the capital Kigali.

Although the opposition Green party won its first-ever parliamentary seats earlier this year, Kagame and his party dominate and Rwigara is one of the very few openly critical voices in the country.

The high court is due to issue its verdict, and any sentence, on 6 December.

The Guardian

JEANNE MUKAMURENZI ARAHAMAGARIRA ABEPISKOPI GATOLIKA B’U RWANDA KUGIRA UBUTWARI BWO KURENGERA RUBANDIGOKA

Ibaruwa ifunguye ya banyiricyubahiro Abepiskopi ba kilizaya gatulika mu Rwanda.

Ba Nyiricyubahiro, ndabasuhuje.

Ndagirango ngire icyo mvuga ku ibaruwa yanyu mwanditse mwamagana itegeko ryo gukuramo inda mukanayishyiraho imikono taliki 19 Ukwakira 2018.

Ba Nyiricyubahiro,

Iyi baruwa yagombaga kwandikwa igihe abazunguzayi barimo bakubitwa na Daso.

Iyi baruwa yagombaga kwandikwa igihe Umubyeyi Tewodonsiya Uwamahoro yicwaga ubwo yari yagiye kuzunguza agataro mumujyi wa Kigali mu buryo bwo gushaka icyatunga abana be, yishwe n’abashinzwe umutekano ahetse umwana kugeza na n’ubu ntawe uzi uko impfubyi yasize zibayeho.

Iyi baruwa yagombaga kwandikwa igihe abana 3 batwikirwaga muri ruhurura babiri bakahasiga ubuzima undi umwe agashya bikomeye ngo hagamijwe gukora isuku muri Kigali.

Iyi baruwa yagombaga kwandikwa ibaza ubuyobozi bw’URwanda irengero rya Illuminée Iragena waburiwe irengero kugeza magingo aya azira gusa ko yagemuriraga victoire Ingabire, umuryango we ugizwe n’umugabo n’abana bakameneshwa batamenye irengero ry’umuntu wabo.

Iyi baruwa yagombaga kwandikwa yamagana ubutegetsi burandura imyaka y’abaturage, bakabuzwa guhinga ibyo bashaka mu mirima yabo n’abagize amahirwe yo guhinga bakabuzwa kubisarura bikaborera mu mirima (ibirayi) cyangwa bikababorana byabuze isoko kubera politiki mbi y’ubutegetsi bwa FPR ishaka kugena uko umuturage abaho bikaviramo uduce tumwe kwibasirwa n’inzara ahandi imyaka iborera mu mirima cyangwa mu kusanyirizo.

Iyi baruwa yagombaga kwandikwa yamagana akarengane k’imfungwa zuzuye muri gereza zimazemo imyaka zizira ubusa.

Iyi baruwa yagombaga kwandikwa yamagana igikorwa cyo gufungira ababyeyi ibyara batahaye uburenganzira abaribafungiye.

Ba Nyiricyubahiro,

Iyi baruwa yagombaga kwandikwa yamagana kuzamurwa mu mapeti abasirikare barimbaguye imbaga, barimo Fred Ibingira wishe abihaye Imana bagenzi banyu i Gakurazo akabicana n’umwana muto Richard Sheja.

Iyi baruwa yagombaga kwandikwa isaba ko Abepiskopi biciwe i Gakurazo bashyingurwa mu cyubahiro.

Ba Nyiricyubahiro, mwanditse mwamagana abakuramo inda zitaravuka, hari abavutse bicwa buri munsi mu Rwanda. Ese ababica bazamaganwa na nde Ba Nyiricyubahiro?

Ese abicwa ntibavukiye kubaho, ubuzima bwabo bukubahwa ntibuvogerwe?

Ba Nyiricyubahiro, ntarirarenga kuko akarengane karacyari kose mu Rwanda.

Nk’uko mwamaganye itegeko ryo gukuramo inda, nimwamagana ubutegetsi bwica abene gihugu buri munsi, nimusabe ubutegetsi buhotora rubanda gusubiza inkota mu rwubati.

Nimwamagane politike ikenesha abaturage.

Ni mwamagane politike ishyira abaturage mu byiciro by’ubudehe batarimo bituma abakene nyakujya badafashwa ngo kuko bari mu cyiciro cy’abifashije mu gihe badafite n’urwara rwo kwishima.

Ni mwamagane politike y’urugomo irandura imyaka y’abaturage.

Ni mwamagane politike irobanura impfubyi, aho imfubyi zimwe zifashwa izindi ntizifashwe.

Nimwamagane politike y’urugomo isenyera abaturage.

Nimwamagane politike ishimuta abaturage, igatuma imiryango myinshi ihorana impagarara za mbonye ndamuka sinzi uko ndibwiriwe cyangwa ndara.

Ni mwamagane politike irasa abaturage ku manywa y’ihangu.

Nimwamagane agatsiko k’abayobozi gasahura umutungo w’igihugu mu gihe rubanda ikomeza kwicwa n’inzara.

Ni mwamagane politike iheza abanyarwanda hanze.

Ni mwamagane abayobozi batsimbarara ku butegetsi bakica, bagafunga bakanatoteza undi munyapolitike cyangwa umunyarwanda wese utabona ibintu kimwe nabo.

Nimwamagane politike ya gashoza ntambara mu bihugu by’abaturanyi biviramo abanyarwanda kutarenga imipaka ngo bahahirane n’ibihugu by’abaturanyi.

Ba Nyiricyubahiro, aho ubuzima bw’igihugu cyacu bugeze, birasaba ijwi ryanyu rya kibyeyi gutakamba, ritabariza abarengana rikamagana abarenganya Intama z’Imana.

Amajwi yanyu ntarangirire mu kwamagana abashyiraho itegeko ryo gukuramo inda. Ni murangurure amajwi yanyu mwamagane abica abavutse.

Ba Nyiricyubahiro, ibaruwa mwanditse ibe ikimenyetso cy’uko nta munyarwanda uzongera kwicwa ngo muceceke mutabyamaganye,

Nta muturage uzarandurirwa imyaka ye, agasenyerwa mugaceceka, abantu bagafungirwa ubusa mugaceceka.

Bibe ikimenyetso cy’uko Ba Nyiricyubahiro bagiye kurwanya akarengane gakorerwa rubanda. Ibe ikimenyetso cy’uko Ba Nyiricyubahiro batazarebera mu gihe abaturage bahimbirwa ibyaha bagafungirwa ubusa.

Ibe ikimenyetso cy’uko intama zigiye kwisanzura mu rwuri kuko zizi ko zihagarariwe n’abashumba bazitayeho, urwuri zirimo ari ntavogerwa.

Ba Nyiricyubahiro, reka ndangize mbashimira ubushishozi muzakirana iyi baruwa.

Mbifurije kuyikuramo agasemburo gatuma murushaho kuba amajwi ndetse n’amaso y’abarengana mu gihugu cyacu bose.

Mugire amahoro y Imana.

Jeanne Mukamurenzi

ABANGA IMPINDUKA ZINYUZE MU MAHORO NI BO UBWABO BIKURURIRA IZINYUZE MU MIVU Y’AMARASO

Nadine

Bataripfanakazi, Bataripfana b’ishyaka ISHEMA ry’u Rwanda,

Banyarwandakazi, Banyarwanda namwe nshuti z’u Rwanda,

  1. « Abanga impinduramatwara zinyuze mu mahoro, ni bo ubwabo batuma habaho impinduka zinyuze mu mivu y’amaraso ». Iyi ni imvugo ya Perezida Kennedy wayoboye Leta zunze ubumwe z’Amerika guhera mu mwaka wa 1961 kugeza yishwe mu mwaka wa 1963. Mu bushishozi bwe, yasanze iyo impinduramatwara igeze igihe, hakagira uwanga ko ibaho mu mahoro, byanze bikunze aba ahamagarira abantu gukora impinduramatwara inyuze mu mivu y’amaraso.
  2. Igihugu cyacu cy’u Rwanda gikomeje kuyoborwa n’abantu bagifashe bugwate bakaba badakozwa na busa amajwi menshi abahamagarira kwemera ko habaho impinduka zisonzewe na bose. Barafunga, bakica cyangwa bagatorongeza uwo ari we wese uvugiye rubanda asaba ko abenegihugu bahabwa ijambo bagahabwa uburenganzira bwo kwihitiramo uko bayoborwa.
  3. Tariki ya 16/01/2010, Nyakubahwa Madame INGABIRE Vctoire yasesekaye I Kigali azanye ijambo ry’amahoro yifuza guhatanira ko ukuri n’ubutabera byadufasha kubaka umuryango nyarwanda wasenyutse biturutse ku mateka n’intambara yashojwe na FPR Inkotanyi. Yaratotejwe, arafungwa ndetse akatirwa imyaka 15 kuko yifuje impinduka zinyuze mu mahoro.
  4. Tariki ya 23/11/2016 jyewe ubwanjye Nadine Claire KASINGE mpetse umwana w’uruhinja, ndi kumwe na Padiri Thomas NAHIMANA na Bwana Vénant NKURUNZIZA twangiwe na FPR Inkotanyi kwinjira mu gihugu cyacu ngo duhatanire ko igihugu cyacu cyayoborwa hakurikije amahame ya demokarasi. Tariki ya 22/02/2017 twongeye gufata urugendo, Paul KAGAME na Leta ye bashyira iterabwoba kuri Kompanyi zose zitwara abagenzi zerekeza mu Rwanda ngo dusohorwe mu ndege tugeze ku kibuga cy’indege i Buruseli, mu Bubiligi. Twabujijwe dutyo kwinjira mu gihugu cyacu ngo dufatanye n’abandi kubaka igihugu nyamara nta ntwaro twari twitwaje kuko dushyize imbere impinduka inyuze mu nzira y’amahoro.
  5. Mu kwezi kwa 05/2017, Diane SHIMA RWIGARA yarahagurutse atangaza ko asanga akarengane gakorerwa Abanyarwanda gakabije, yiyemeza guhatanira kuyobora u Rwanda ngo amahame ya demokarasi ahabwe intebe. Yarafashwe arafungwa n’umubyeyi we, imitungo yabo iribwa n’ibisahiranda bitayivunikiye. Diane SHIMA RWIGARA yaharaniraga impinduka zinyuze mu mahoro.

Bataripfanakazi, Bataripfana b’ishyaka ISHEMA ry’u Rwanda,

Banyarwandakazi, Banyarwanda namwe nshuti z’u Rwanda,

Muri iyi minsi haravugwa imirwano ya hato na hato ishyamiranya abasirikare b’u Rwanda n’imitwe itandukanye yitwaje intwaro. Nkaba mboneyeho kubagezaho ibi bikurikira :

  1. Mu gihe haba koko hari urubyiruko rutagishoboye kubaho ruteze amajosi ngo Inkotanyi ziyateme, rugafata intwaro ngo rwirwaneho ndetse rukure abanyarwanda ku ngoyi, ingaruka zose zizabazwe abafite ubutegetsi muri iki gihe bakomeje kunangira ko impinduka zikorwa mu mahoro.
  2. Intambara zigira ingaruka nyinshi by’umwihariko ku bana n’abategarugori. Nk’umutegarugori ni inshingano zanjye gusaba abarwana kwitonda cyane kandi bakabungabunga uburenganzira n’ubuzima bwa’abana n’abari n’abategarugori. Ndasaba kandi ko abarwana bakwirinda icyahungabanya ubuzima bw’abanyarwanda no kwirinda gushora abasiviri mu mirwano badafitiye imyitozo, ubumenyi n’ubushobozi.
  3. Mu izina ry’ishyaka Ishema ry’u Rwanda mbereye umuyobozi, sinabura kwibutsa Paul KAGAME ko agifite akanya ko kwemera kugirana imishyikirano n’abatavuga rumwe nawe hagamijwe ko intambara zakumirwa amazi atararenga inkombe.

 

Harakabaho u Rwanda rugendera ku mahame ya Demokarasi

Harakabaho abanyarwanda babanye mu mahoro

Harakabaho ukuri, ubutwari n’ugusaranganya ibyiza by’u Rwanda.

Bikorewe i Montreal, Canada

Kuwa 23/07/18

Nadine Claire KASINGE

Présidente ISHEMA Party

logo ishema

Rwanda : une nouvelle rébellion revendique les attaques au sud du pays

Ce dimanche 15  juillet  2018, le Mouvement rwandais pour le changement  démocratique (MRCD), a revendiqué les incursions armées qui se commettent depuis un mois au sud du Rwanda à la frontière avec le Burundi. Même si dans un discours du 13 juillet 2018, le général-major Paul Kagame a affirmé que le Rwanda était prêt à affronter toute personne qui lui déclarerait la guerre, le lieutenant-colonel Munyengango, porte-parole de l’armée, minimise la menace et qualifie les assaillants de « simples bandits ». Dans son article pour le journal belge Le Soir, Colette Braeckman semble plus alarmiste et suggère le prélude d’une  nouvelle guerre régionale en évoquant notamment un possible soutien de l’Ouganda, du Burundi et de la RDC à ces infiltrations armées au point que, comparant le Rwanda à Israël, « des officiels [rwandais] n’hésitent pas à évoquer la guerre du Kippour… »[1].  L’armée burundaise dément pour sa part les informations et affirme  « qu’aucun mouvement, ni trace d’éléments armés n’ont été constatés par les unités de la FNDB déployées sur la frontière du Burundi avec le Rwanda ».  Retour sur la chronologie des événements.

      – 04 juillet 2017 : Création du MRCD

MRCD-150x150Le  4 juillet 2017, alors que le FPR célèbre la 23ème année de sa prise du pouvoir, le CNRD-Ubwiyunge (Conseil National pour le Renouveau et la Démocratie) et le PDR-Ihumure (Parti pour la Démocratie au Rwanda) annoncent la création d’une nouvelle plateforme, le Mouvement rwandais pour le changement démocratique (MRCD).

Le CNRD est une rébellion rwandaise née d’une scission des FDLR et présidée par Wilson Irategaka. Il est essentiellement composé de jeunes rebelles Hutu qui, bien qu’ayant les mêmes revendications que les FDLR, à savoir un retour au Rwanda dans la dignité et un dialogue politique avec Kigali, divergent sur la stratégie à adopter pour atteindre cet objectif.

Le PDR-Ihumure est un parti politique rwandais opérant en exil et présidé par Paul Rusesabagina,  le héros du film Hôtel Rwanda qui en plein génocide réussit à sauver la vie des 1268 personnes qui s’étaient réfugiées à l’hôtel des Milles collines dont il assurait la gestion.

La nouvelle plateforme se donne pour objectifs de :

  • Combattre la dictature du Front patriotique rwandais et son président, Paul Kagame, pour un changement démocratique;
  • Réconcilier le peuple rwandais meurtri par la guerre de 1990-1994 qui a conduit au génocide et autres crimes contre l’humanité;
  • Résoudre définitivement le problème récurrent des réfugiés rwandais;
  • Instaurer un état de droit avec une vraie démocratie pluraliste;
  • Promouvoir un développement national basé sur les aspirations légitimes du Peuple rwandais ;
  • Développer une politique de bon voisinage et de coopération régionale et internationale basée sur les intérêts mutuels.

      – 27 octobre 2017 : création du MRR

Le 27 octobre 2017 est annoncée, à Londres, la création du Mouvement révolutionnaire rwandais (MRR).

Notamment créé par des dissidents du RNC, le MRR est présidé par  Callixte Nsabimana, alias « Sankara », un jeune rescapé du génocidedes Tutsis dans lequel il a notamment perdu son petit frère. Au Rwanda, il s’était particulièrement distingué lors de ses études universitaires en défendant à plusieurs reprises les intérêts et droits des étudiants, ce qui lui avait valu le surnom de « Sankara ». Progressivement devenu gênant pour les autorités rwandaises, auxquelles il s’opposait régulièrement dans l’intérêt des étudiants et qui devenaient de plus en plus menaçantes, il a été contraint de prendre le chemin de l’exil et s’est réfugié en Afrique du Sud.

A la fin du mois de mars 2018, dans une interview accordée à la radio « Ubumwe » (uniquement en kinyarwanda) animée par Esperance Mukashema, il avait appelé la jeunesse du Rwanda à se lever face au FPR et à réclamer le respect de ses droits et avait expliqué l’essence de son combat.

Le porte-parole du mouvement est Noble Marara, un ancien garde du corps de Paul Kagame, devenu farouche opposant du régime de Kigali. Dans son livre « Derrière les rideaux de la présidence » publié en kinyarwanda et en anglais, il relate une face particulièrement sombre et « largement inconnue » du chef d’Etat qu’il a étroitement côtoyé durant 8 ans.

      –  31 octobre 2017 : évasion de Cassien Ntamuhanga

Le 31 octobre 2017, Cassien Ntamuhanga, ancien animateur de la radio catholique « Amazing grace », activiste de la réconciliation et co-accusé de l’artiste Kizito Mihigo, s’échappe de la prison de Mpanga à Nyanza. Cette évasion  spectaculaire sera plus tard revendiquée par le MRR.

      – 10-11 mars 2018 : Noble Marara menacé (à nouveau) en Grande-Bretagne

Durant le week-end des 10 et 11 mars 2018, la police britannique s’est rendue au domicile de Noble Marara pour le prévenir de nouvelles menaces pesant sur sa vie et étudier les mesures nécessaires à sa protection.

L’intéressé a relaté à RFI le déroulement des faits et les raisons qui seraient derrière ces nouvelles menaces sur sa personne : « Ils sont venus chez moi samedi vers 9h du soir. Ils m’ont dit que le gouvernement rwandais projetait de m’éliminer et que je n’étais pas en sécurité. Ils m’ont dit qu’ils cherchaient à maîtriser ceux qui voulaient me faire du mal et qu’ils voulaient voir avec moi comment me mettre en sécurité.

Il y a plusieurs raisons qui sont, je pense, à l’origine de cette menace, mais je crois que la traduction de mon livre pèse plus que tout ce que j’ai pu faire avant. Nous sommes environ douze millions de Rwandais, deux millions vivent dans le luxe, et croient savoir alors qu’ils ne savent rien, et les autres,  la majorité, ne peut être touchée qu’en langue locale… Or ce livre va derrière le rideau présidentiel, dans les coulisses de la présidence, et c’est pour ça qu’il donne du fil à retordre au gouvernement. Ce livre va parler à l’esprit des Rwandais parce qu’il est écrit dans notre langue locale. Ne me demandez pas comment mais on est train de faire des efforts pour qu’il puisse atteindre chaque Rwandais. »[2]

      – 18 mars 2018, le MRR rejoint le MRCD

      – Le 15 mai 2018 : Herman Nsengimana rejoint le MRCD

Herman Nsengimana, qui vivait jusque-là au Rwanda, apparaît lourdement armé dans une vidéo publiée sur la platforme Youtube et annonce son ralliement au MRCD. Rescapé du génocide et frère de Gérard Niyomugabo, il explique dans cette vidéo ce qui l’a motivé à rejoindre ce mouvement.

Gérard Niyomugabo, un ami de Kizito Mihigo, est également un activiste de la réconciliation nationale qu’il prêchait régulièrement dans ses émissions. En 2014,  durant la même période que celle de l’arrestation de Kizito Mihigo et Cassien Ntamuhanga, et alors qu’il s’apprêtait à publier un livre sur les problèmes auxquels fait face le Rwanda, il a été kidnappé et n’est plus réapparu depuis. Selon son frère, il a été assassiné par les autorités rwandaises.

Dans cette vidéo publiée sur Youtube il explique, à travers notamment des exemples des persécutions dont lui-même et plusieurs membres de sa famille ont été victimes, l’injustice qui selon lui se commet au Rwanda, et face à laquelle « il ne pouvait pas rester assis les bras croisés ».

      – Mai 2018 : menace contre Rusesabagina en Israël

Paul Rusesabagina explique que le 28 mai 2018, alors qu’il s’apprêtait à tenir une conférence à l’Université de Tel Aviv, il a reçu un appel de la police israélienne l’informant qu’elle était en possession d’informations selon lesquelles sa vie était menacée.

Yediot Aharonot, le principal quotidien israélien rapporte que la conférence aura finalement lieu sous haute sécurité, en présence de l’ambassadeur du Rwanda en Israël qui était accompagné de plusieurs jeunes africains dont certains seraient originaires du Kenya. Les échanges auront lieu dans un climat tendu, l’ambassadeur et plusieurs membres du groupe l’accompagnant essayant à plusieurs reprises de discréditer Paul Rusesabagina en le qualifiant notamment de « négationniste ».

      – 10 juin 2018 : attaque d’une patrouille rwandaise dans le Bugarama

Durant la nuit du 10 au 11 juin 2018, une patrouille de militaires rwandais (RDF) est attaquée dans la région de Bugarama, district  de Rusizi à proximité du Sud-Kivu (RDC). Le journal The Rwandan annonce dans la foulée que cette attaque pourrait être l’œuvre du CNRD-Ubwiyunge

       19 juin 2018 : deuxième  attaque

Le 19 juin 2018, une deuxième attaque a lieu dans la zone de Nyabimata, district de Nyaruguru à proximité de la frontière burundaise. Deux civils sont tués, la voiture du secrétaire exécutif de la zone de Nyabimata est brulée et les assaillants attaquent  l’antenne locale de l’agence bancaire du gouvernement appelée « Umurenge SACCO ».

      – 04 juillet 2018 : combats dans la forêt de Nyungwe

Le 4 juillet 2018, de violents combats ont lieu dans la forêt de Nyungwe, tout près du district de Nyaruguru. Le journal The Rwandan affirme avoir été informé par une source au sein des autorités rwandaises de la stratégie adoptée par ces dernières, à savoir garder le silence sur ces attaques.

       8 juillet 2018 : le colonel Muhizi avertit la population

Le 8 juillet 2018, l’armée et la police du district de Rubavu dans la province de l’Ouest convoquent une réunion de la population. Le colonel Muhizi appelle la population à ne pas collaborer avec les assaillants et à les dénoncer aux autorités et se montre menaçant envers quiconque se hasarderait à héberger des membres de la rébellion : «(…) On ne veut rien qui puisse nous mettre en conflit avec la population, on ne veut pas devoir venir chercher les gens qui se cachent dans les maisons hébergées par les paysans (…) car quand tu acceptes d’héberger l’ennemi, tu acceptes que ton domicile soit un des sièges de la lutte armée n’est-ce pas ? (…) Ce sont des choses qu’on connait, qu’on a déjà traversées en 1994,  en 1997 lors de la guerre des abacengezi, à chaque fois qu’un paysan hébergeait un ennemi, il subissait le même sort que lui ».

Plusieurs membres de la population ayant assisté à la rencontre ont réagi au discours et affirmé avoir retenu « la leçon » de la guerre des abacengezi qui fut particulièrement meurtrière pour la population,  les autorités rwandaises allant parfois jusqu’à raser des collines entières lorsque des habitants étaient soupçonnés d’avoir hébergé des assaillants.  L’un des citoyens ayant assisté à la réunion a ainsi déclaré à la Voix de l’Amérique : « Au vu ce qu’on a traversé en 1997, en 1998 dans cette région aucun paysan ne peut souhaiter que ce qu’on a connu se reproduise. »

      – 10 juillet 2018 : de jeunes assaillants aperçus dans la zone de Kitabi

Le 10 juillet 2018, de jeunes rebelles sont aperçus dans la zone de Kitabi  dans le disctrict de Nyamagabe. Selon plusieurs sources en provenance du Rwanda, l’armée rwandaise aurait déployé les forces spéciales en direction de Kitabi pour les combattre.

      – 13 juillet 2018 : l’armée burundaise dément les informations

Dans un communiqué de presse du 10 juillet 2018 mais publié le 13 juillet 2018 sur son compte twitter, la FDNB (Force de défense nationale du Burundi) a réagi aux informations faisant état de « l’existence d’éléments armés qui attaqueraient le Rwanda à partir du Burundi et qui, après leur forfait se replieraient sur le sol burundais ».

L’armé burundaise dément ces informations et affirme « qu’aucun mouvement, ni trace d’éléments armés n’ont été constatés par les unités de la FNDB déployées sur la frontière du Burundi avec le Rwanda.  »

      – 13 juillet 2013 : Paul Kagame réagit et se dit prêt à la guerre s’il y est contraint

Le même jour, dans un discours prononcé à l’occasion de la promotion de 180 nouveaux officiers, Paul Kagame a implicitement réagi à la situation en déclarant que Kigali était prête à la guerre si elle y était contrainte : « Vous avez été préparés à résister dans des circonstances exceptionnelles (il s’agit d’entrer en guerre), le Rwanda ne le souhaite pas mais est prêt à affronter, s’il y est contraint. L’armée est formée pour la guerre mais n’est pas formée pour déclencher la guerre, elle ne souhaite pas la guerre mais est là pour affronter toute personne qui la déclencherait. Quand les autres nous voient comme un problème et nous déclarent la guerre alors nous utiliserons notre conscience, volonté, entrainement et connaissance pour en venir à bout comme il faut. »

Le lieutenant-colonel Innocent Munyengango minimise pour sa part la situation et compare les assaillants à des « bandits » : « Ce n’est pas avec ces provocations que l’armée rwandaise peut entrer en guerre mais ces gens sont des bandits. Il s’agit de petits problèmes habituels concernant les bandits qui viennent voler, d’où qu’ils viennent et quels que soient leurs objectifs nous promettons aux Rwandais qu’ils le sauront, s’il s’agit d’un groupe de malfaiteurs alors il sera puni. »

      – 15 juillet 2018 : le MRCD revendique les incursions armées au Rwanda

Le 15 Juillet 2018, par un communiqué de presse, le MRCD annonce la création d’une force armée dénommée Forces de libération nationale (FNL)  dont la mission est de mettre un terme sans délai « au pouvoir dictatorial FPR-Kagame en utilisant tous les moyens possibles, y compris la lutte armée ». Le porte-parole des FLN, le major Callixte Sankara revendique par la même occasion les attaques menées à Cyangugu, Nyamagabe, Nyaruguru, Bugesera et Huye.

      – 16 juillet 2018 : interview de Sankara sur les ondes de la BBC

Le 16 Juillet 2018, dans l’interview accordée à la radio BBC Gahuza le porte-parole de la FNL Callixte Sankara, affirme que c’est son armée qui mène les opérations militaires  dans le sud du Rwanda contre l’armée rwandaise et indique que  cela va faire un mois que ces combats ont lieu. Il affirme que les rebelles se trouvent dans plusieurs endroits au Rwanda mais essentiellement dans les districts de Nyaruguru et de Nyamagabe, plus précisément dans la forêt de Nyungwe.

A la question de savoir s’ils ont attaqué en provenance du Burundi comme le déclare le Rwanda, il dément catégoriquement et affirme que parmi les rebelles se trouvent des récents déserteurs de l’armée gouvernementale rwandaise (RDF) et de la police, lesquels, suite aux mauvais traitements que Paul Kagame fait subir à la population, se sont organisés pour se défendre. Il termine son interview en expliquant que l’objectif de leur mouvement, qui est composé de toutes les ethnies du Rwanda, est de libérer le Rwanda dans l’intérêt de l’ensemble des Rwandais.

Le même jour, sur les ondes de la Voix de l’Amérique Kinyarwanda (VOA), le nouveau commandant de l’armée rwandaise dans la zone de Nyaruguru, le lieutenant-colonel Nyirihirwe, a confirmé qu’il y avait eu deux attaques armées  dans cette zone. Il a voulu se montrer rassurant et a regretté qu’une partie de la population ait aidé les rebelles en leur fournissant de la logistique et des renseignements. Il les a mis en garde en indiquant qu’ils seront traités comme des assaillants également. Il a déclaré à la population que ces assaillants sont des « vauriens », infectés par des puce-chiques » et « qui ne pourront rien apporter à la population ».

Sur les mêmes ondes de VOA, Callixte Sankara a dénoncé la « stratégie du DMI », le service de renseignement militaire rwandais qui consisterait « à tuer la population à la machette pendant la nuit pour attribuer ces forfaits  au MRCD dans le but de soulever la population contre la rébellion ».

Constance Mutimukeye, Ruhumuza Mbonyumutwa et Grégoire Karekezi

Source: Jambonews.net

[1] « Rwanda : le président Kagame est sur le qui-vive » , Le Soir du 17 juillet 2018.

[2] « Un ancien garde du corps de Paul Kagame menacé en Grande-Bretagne », RFI du 14 mars 2018.