Category Archives: Economic Development

Paul Rusesabagina, who inspired Oscar-nominated film, facing prospect of life in Rwandan prison

It’s unclear precisely how Paul Rusesabagina ended up in Rwanda after flying from U.S. to Dubai.

Rwanda Hotel Rwanda Arrest
Paul Rusesabagina appears in front of the media at the headquarters of the Rwanda Bureau of Investigations building in Kigali in August 2020. Rwandan prosecutors on Thursday requested a life sentence for Rusesabagina, who inspired the film Hotel Rwanda after saving hundreds of people from the 1994 Rwandan genocide. He has been charged with terrorism, but his family says he’s facing mistreatment and an unfair trial. (The Associated Press).

Rwandan prosecutors on Thursday requested a life sentence for the man who inspired the film Hotel Rwanda as he faces terrorism charges, while his family asserts that he faces mistreatment and an unfair trial.

Paul Rusesabagina, once praised for saving hundreds of ethnic Tutsis from Rwanda’s 1994 genocide as a hotel manager, faces charges related to attacks by an armed group inside Rwanda in 2018 and 2019.

The nine charges include the formation of an irregular armed group, membership in a terrorist group and financing terrorism. Prosecutors seek to link him to activities that killed at least nine people.

Rusesabagina, a Belgian citizen and Texas resident, has denied the charges, arguing his case is politically motivated in response to his criticism of Rwanda’s longtime President Paul Kagame.

Abduction alleged

Rusesabagina alleges that he was abducted last year while visiting Dubai and taken to Rwanda, where he was charged. But a court ruled that he was not kidnapped when he was tricked into boarding a chartered flight.

Rwanda’s government has asserted that Rusesabagina was going to Burundi to co-ordinate with armed groups based there and in neighbouring Congo.

“My father Paul Rusesabagina is a political prisoner. He is accused of invented charges, and zero evidence against him has been presented in the Rwandan kangaroo court,” daughter Carina Kanimba tweeted after the prosecution sought the life sentence.

The family also has said Rusesabagina was being denied access to food and water, but Rwanda’s prison authority has denied it.

Global attention

Rusesabagina’s case has received global attention.

This month the Lantos Foundation for Human Rights and Justice said it had filed a formal submission in the U.S. recommending sanctions against Rwandan Justice Minister Johnston Busingye and the head of the Rwanda Investigation Bureau, Col. Jeannot Ruhunga, for their role in Rusesabagina’s detention.

Rusesabagina stopped appearing in court in March, saying he doesn’t expect justice after his request to postpone the trial to prepare his defence was rejected.

His attorney, Felix Rudakemwa, has asserted that Rusesabagina’s legal papers were confiscated by prison authorities.

The Oscar-nominated 2004 film Hotel Rwanda starred Don Cheadle as Rusesabagina. A year later, president George W. Bush awarded Rusesabagina the Presidential Medal of Freedom.

With files from CBC News

ABC

Kako Nubukpo : « Pourquoi les dettes africaines reviennent toujours ? »

TRIBUNE. Les annonces d’annulation de la dette africaine se succèdent depuis le début de la pandémie du Covid-19, comme un rituel d’exorcisme de la pandémie.

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Kako Nubukpo

Les chiffres donnent le tournis : les ministres africains des Finances et l’Union africaine demandent un allègement immédiat de la dette de 44 milliards de dollars et la constitution d’un fonds supplémentaire de 50 milliards de dollars pour faire face au report du paiement des intérêts de la partie non-annulée de la dette africaine. Après le FMI et la Banque mondiale, le G20 et le président français Emmanuel Macron ont annoncé un allègement massif de la dette africaine. Même le pape François a réclamé dimanche dernier lors de sa bénédiction pascale « Urbi et Orbi » l’annulation de la dette africaine. De quoi ce bel unanimisme est-il l’expression ? Pourquoi les dettes africaines reviennent de façon récurrente dans le débat international comme l’illustration de la compassion du reste du monde à l’endroit de l’Afrique ?

Au départ, une vision de la solidarité pour le développement

Le monde de l’après-Seconde Guerre mondiale s’est construit sur l’idée que les pays riches devaient aider les pays pauvres à impulser leur processus de développement, en finançant l’écart entre les besoins d’investissement de ces derniers et leur faible épargne intérieure. Le schéma fut celui du plan Marshall qui a permis à l’Europe de financer sa reconstruction et d’enclencher la période faste dite des Trente Glorieuses, qui prit fin avec la première crise pétrolière de 1973.

Cette vision de l’aide connut d’autant plus de succès qu’elle était d’une simplicité désarmante – l’appui financier dédouanait de l’effort d’appréhension de la complexité des spécificités institutionnelles – et semblait obéir à une logique de gains mutuels dans la mesure où des pays aidés renouant avec la prospérité économique deviennent de facto des partenaires commerciaux florissants : « La marchandise suit l’aide. »

L’Afrique n’échappa pas à cette doctrine portée au pinacle par le FMI et la Banque mondiale et illustrée par une série de plans successifs d’allègements de la dette : le plan Brady, le plan Baker, le plan Kissinger, etc. du nom de secrétaires d’État américains successifs, jusqu’à l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) qui a permis au début des années 2000 d’effacer massivement la dette africaine.

L’implacable réalité pour l’Afrique

La logique derrière l’allègement de la dette est implacable : pour que l’Afrique soit un véritable partenaire commercial, c’est-à-dire pour qu’elle puisse acheter des biens et services en provenance du reste du monde, il faut qu’elle puisse disposer de marges de manœuvre budgétaires et des ressources privées suffisantes, la fameuse capacité d’absorption. Mais pour que sa capacité d’absorption fût préservée, il fallait régulièrement effacer sa dette dont le service (remboursement d’une partie du principal et des intérêts) plombe sa capacité à s’insérer harmonieusement dans le jeu commercial international. Les annonces actuelles d’annulation des dettes africaines n’échappent pas à cette logique, dans un contexte où l’après-crise de Covid-19 s’annonce difficile pour les économies du monde développé et émergent.

Pourquoi la dette persiste-t-elle ?

En revanche, relativement peu de gens se posent la question de savoir pourquoi les dettes africaines reviennent toujours, pourquoi l’Afrique n’arrive pas à se sortir de la spirale infernale du surendettement. Or, c’est dans la réponse apportée à cette question structurelle que réside une véritable émergence du continent africain :

Le premier facteur explicatif de l’endettement africain récurrent est le taux de pression fiscale (rapport entre les recettes fiscales et la richesse créée au cours d’une année) en Afrique subsaharienne qui est structurellement bas, inférieur à 20 % du produit intérieur brut (PIB), alors qu’il se situe au-delà de 40 % dans le monde développé. Or, ce sont les ressources fiscales qui constituent l’essentiel des recettes des États, leur permettant de financer les dépenses publiques. Qui dit donc taux de pression fiscale élevé, dit a priori bonne couverture des dépenses publiques par les recettes éponymes.

Le deuxième facteur explicatif du surendettement est le niveau structurellement élevé des taux d’intérêt réels en Afrique, souvent plus du double du taux de croissance économique ; or, quand vous empruntez à un taux d’intérêt supérieur au taux de croissance économique, il y a peu de chances que vous puissiez rembourser votre emprunt, vu que le rythme de création de richesses (le taux de croissance économique) est plus faible que le coût d’acquisition des moyens de création de richesses (taux d’intérêt). Ce raisonnement est aussi valable sur le plan microéconomique que macroéconomique. Résultat des courses pour les États africains, les flux de déficits s’accumulent et se transforment en stock additionnel de dettes en fin d’année budgétaire.

Le troisième et dernier facteur (le plus structurel) est l’étroitesse de la base productive africaine. L’Afrique ne se décide toujours pas à produire elle-même ce qu’elle consomme. Elle se complaît dans la place qui lui a été assignée dans la division internationale du travail, à savoir exportatrice de matières premières dont les recettes sont volatiles et moins élevées que les prix des biens et services qu’elle importe massivement pour faire face à sa forte demande sociale, conformément à la loi dite de Prebisch-Singer. Le résultat de cette insertion primaire de l’Afrique au sein du commerce international est l’accumulation de déficits dits jumeaux, à savoir le déficit budgétaire et celui du compte courant de la balance des paiements.

Une approche inadaptée parce que d’un autre temps

Au final, l’annonce de l’annulation massive de la dette africaine ressemble à s’y méprendre à la prédominance de recettes anciennes pour faire face au nouveau monde. L’Afrique d’après le Covid-19 ne peut accepter de jouer un jeu dans lequel elle sortira une nouvelle fois perdante, car les mêmes causes produiront les mêmes effets.

Des dirigeants qui détournent massivement les aides et prêts à eux consentis par la communauté internationale qui, tel le Tartuffe de Molière, détourne pudiquement les yeux de la mauvaise gouvernance chronique des économies africaines. Peut-on décemment se glorifier d’effacer une dette africaine dont les montants n’ont que très peu aidé l’Afrique ? Peut-on applaudir les mauvais élèves au détriment des bons élèves, qui péniblement tentent d’assainir leurs finances publiques année après année, mettent en place le contrôle citoyen de l’action publique et ont à cœur la poursuite de l’intérêt général ? L’allègement de la dette ne doit pas se traduire par une démobilisation générale de l’Afrique qui lutte au quotidien pour sa dignité et sa souveraineté, cette « Afrique d’après » que nous appelons de nos vœux. Il ne doit pas servir à récompenser les « passagers clandestins » de la bonne gouvernance.

L’économie politique de la compassion internationale ne peut être la voie privilégiée de l’émancipation africaine. Méditons ensemble ce proverbe qui dit : « La main qui donne est toujours au-dessus de la main qui reçoit. »

https://www.lepoint.fr

 

Rwanda, covid-19: another lunatic measure!

In Rwanda, wonders shall never end! During this time of COVID-19 and the lockdown measures decreeted by Kigali Government, another lunatic decision was made: an online teaching platform.  A wonderful idea, isn’t it? But something is rotten. Follow me!

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Rwanda Education Board announces the setting up of an online learning initiative. However, the teaching platform requires other tools such as computers, tablets or smartphone; power and internet connection. All these are not available to rwandan students, especially in rural areas.

According to CIA Factbook about 3, 7 million people used internet in 2017, that is about 30% of the total population. By June 2019, internet subscriptions are said to be 6.2 millions representing 51.6% ( RURA 2018-2019 report). Knowing how the government uses cooked statistics, let us keep it as it is for now.  The most appaling is electricity availability. The number of customers with access to electricity is 951,613 (less than a million)  with an annual energy supply equivalent to 854,183.87 MWh (for home and industrial consumption).  One should recall that the total population is a little more than 12 millions!

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It is important to note that currently, based on REB statistics, Rwanda has more than 1 million enrolled students (secondary, vocational and tertiary schools).

What about computers, tablets and/ or smartphones? Here is what Rwandans have to say:

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The government of Rwanda intends to impress the international community by putting in place far-fetched solutions which cannot fit into the national context. No machines, no electricity and no internet, yet you pretend to run an online teaching platform!

What’s a lunacy! Wonders shall never end.

Chaste Gahunde


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RDCongo : Comment le duo Tschisekedi-Kamerhe travaille au bradage des ressources naturelles congolaises au profit du Rwanda.

RDC: Comment le duo Tshisekedi-Kamerhe travaille au bradage des ressources naturelles congolaises au profit du Rwanda
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Dans une interview accordée à un journal de Kinshasa à l’occasion de l’an 1 de « l’alternance » made in Kingakati, Vital Kamerhe a abordé la question de la paix au Kivu et de la stratégie adoptée par le gouvernement congolais pour mettre fin à la situation d’instabilité qui perdure dans cette région. Selon le directeur de cabinet de Félix Tshisekedi, la seule façon d’éviter la guerre dans cette partie du pays est de créer les conditions économiques qui permettraient aux pays de la sous-région de se rapprocher. Voici les propos tenus Vital Kamerhe : « Aujourd’hui, il y a un rapprochement où il y a des actes concrets qui montrent que nous voulons avoir des intérêts communs au niveau de la région (Gagnant-gagnant) pour que nos populations en sortent bénéficiaires. Aujourd’hui Rwand’Air atterrit à Kinshasa, le régime passé hésitait de la faire en considérant que le peuple congolais va se soulever. Aujourd’hui nous sommes en discussion et nous avons dit avec le Président Kagame que la meilleure façon d’éviter la guerre à l’Est, c’est d’avoir aussi un plan économique de développement de la région de grands lacs… », a-t-il déclaré à ACTUALITE.CD.

À première vue, ces propos peuvent paraître anodins. Mais pour quiconque comprend les enjeux qui sous-tendent l’instabilité dans le Kivu, les déclarations de Vital Kamerhe sont d’une extrême gravité. Car derrière « le plan économique » auquel il fait allusion, c’est bien le fameux projet du « partage des richesses » du Congo avec le Rwanda qui est promu ici.

Concocté par les Rwandais avec l’appui de certains pays occidentaux, ce projet a été au cœur des discussions entre Paul Kagame et Joseph Kabila en 2005, en marge de l’investiture du Président Jakaye Kikwete de Tanzanie. En 2008, l’ancien secrétaire d’État aux Affaires africaines, Herman Cohen, en a parlé à mots couverts dans le New York Times. En janvier 2009, Nicolas Sarkozy l’a abordé ouvertement, en parlant du « Rwanda, pays à la démographie dynamique et à la superficie petite », et de la « République Démocratique du Congo, pays à la superficie immense et à l’organisation étrange des richesses frontalières ». Et d’ajouter : « Il faudra bien qu’à un moment ou un autre il y ait un dialogue qui ne soit pas simplement un dialogue conjoncturel mais un dialogue structurel : comment, dans cette région du monde, on partage l’espace, on partage les richesses et on accepte de comprendre que la géographie a ses lois, que les pays changent rarement d’adresse et qu’il faut apprendre à vivre les uns à côté des autres. »

Quelques jours après, le Courrier International titre : « Sarkozy veut dépecer la RDC ». Tandis que le journal Le Monde, dans son édition du 18 janvier 2009, reprend le discours du Président français en confirmant l’existence d’un « plan Sarkozy » sous forme d’une initiative de paix que celui-ci devait présenter aux autorités de Kinshasa.

Au regard de toutes ces manoeuvres, le consultant américain Alain Bischoff fera observer : « La solution envisagée par les Occidentaux revient à confier au Rwanda le leadership économique de la région des Grands Lacs africains au détriment du Congo producteur des richesses.»

C’est justement cette « solution » que le duo Tshisekedi-Kamerhe promeut aujourd’hui pour soi-disant ramener la paix dans le Grand-Kivu. En fait, le nouveau pouvoir congolais remet tout simplement au goût du jour le projet de partage de richesses proposé par Nicolas Sarkozy, Herman Cohen et tous ces gens qui promeuvent une exploitation sans entraves des richesses congolaises via le Rwanda interposé. Les propos de Kamerhe à ce propos ne souffrent d’aucune ambiguïté. Bien qu’il parle de « rapprocher les pays de la sous-région », le principal bénéficiaire de cette politique méphistophélique est le Rwanda de Paul Kagame. Kamerhe ne déclare-t-il pas lui avoir dit que la solution passe par un plan économique régional ?

Je ne cesserais jamais de le dire : ce que Joseph Kabila n’a pu faire ou n’a pas voulu faire par peur de la réaction du peuple congolais, le duo Félix Tshisekedi-Vital Kamerhe le fait au grand jour, au mépris de la souveraineté du Congo. Plus le temps passe, plus il nous révèle la nature et la mission de ces deux hommes à la tête de la République à démocratiser du Congo.

Demain, personne ne dira qu’il ne savait pas…

Patrick MBEKO.

Comment les Banyamulenge sont devenus Congolais sans vraiment l’être

Comment les « Banyamulenge » sont devenus Congolais sans vraiment l’être
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Comme nous ne le savons tous, les « Banyamulenge » prétendent qu’ils sont originaires du Congo; ils déclarent à qui veut l’entendre qu’ils sont Congolais au même titre que les autochtones de ce pays. Mais que disent donc les faits, pour ne pas dire l’Histoire ?

Puisque la question de la nationalité congolaise est au cœur des revendications des « Banyamulenge », c’est donc autour de celle-ci que je vais articuler mon analyse. Cette dernière va porter sur l’historique de la nationalité congolaise à travers les grandes périodes de l’Histoire du Congo-Zaïre que l’on peut subdiviser en six périodes :

1. La période antérieure à la création de l’État Indépendant du Congo (EIC).
2. La période de l’État Indépendant du Congo (1885-1908).
3. La période coloniale (1908-1960).
4. La période prémobutienne (1960-1965).
5. La période mobutienne (1965-1997)
6. De la période AFDLienne à nos jours (1997-…)

Durant la première période, celle antérieure à la création de l’EIC, la notion de nationalité congolaise n’existait pas pour la simple et bonne raison que l’État congolais n’était pas encore créé. Toutefois, chaque individu appartenait à une tribu. Celle-ci était définie par les attributs suivants : la langue, le territoire et les coutumes. Même si la cartographie géographique n’était pas connue à l’époque, chaque tribu connaissait cependant les limites exactes de son territoire de telle sorte que, malgré les migrations, on ne pouvait pas venir s’installer n’importe où sans courir le risque d’en découdre avec le premier occupant d’un territoire donné. Dans le cas qui nous concerne, le territoire du Kivu revendiqué par certains immigrants rwandophones (Goma, Walikale, Rutshuru, Masisi, Kalehe et Idjwi) était occupé en premier lieu par les Shi et les Hunde après avoir chassé les pygmées. Ce sont ces deux tribus qui se sont donc approprié les terres conquises. Quant à la conquête ultérieure de ce même territoire par les rois Tutsis du Rwanda (RUGANZU II, NDORI et KIGERI IV, RWABUGIRI), aucun fait historique ne vient accréditer cette thèse, comme le démontre le professeur Assani, qui a produit une analyse interessante sur la question.

Durant la seconde période (celle de l’EIC-1885-1908), la situation change. Pour la première fois, la notion de nationalité congolaise est définie par décret le 27 décembre 1892. L’article premier de ce décret dit clairement que « la nationalité congolaise s’acquiert par la naissance sur le territoire de l’État de parents congolais, par la naturalisation, par la présomption de la loi et par l’option ». Il en découle que la nationalité congolaise d’origine procède du système du jus soli (né au Congo) et de celui du jus sanguinis (de parents congolais). Ce décret aurait-il attribué la nationalité congolaise aux immigrants rwandophones installés au Congo en 1892 ? Pas sûr. L’autorité coloniale belge savait pertinemment bien que les ressortissants rwandophones installés au Kivu étaient des immigrés qui ne jouissaient d’aucun droit politique ni foncier. N’étant donc pas nés sur le sol de l’EIC, ils ne pouvaient pas obtenir la nationalité congolaise au même titre que les autochtones. Durant toute cette période, aucun Rwandophone ne semble s’être prévalu de la nationalité congolaise.

La période coloniale (1908-1960) est celle qui a connu une immigration importante et soutenue des rwandophones au Congo, dans le cadre entre autres de la Mission d’Immigration de Banyarwanda (MIB), dont il a été question dans un texte précédent. Pendant toute cette période, l’autorité belge n’a jamais promulgué une nouvelle loi sur la nationalité congolaise de telle sorte que seules les personnes nées des parents congolais se sont transmis la nationalité congolaise de génération en génération par filiation.

Durant la période prémobutienne (1960-1965), le Congo a été confronté à plusieurs exodes massifs (1959, 1962 et 1963) des populations tutsies rwandaises fuyant leur pays suite à la Révolution sociale hutu de 1959. C’est durant cette période que la première loi sur la nationalité congolaise a été promulguée. Cette loi, édictée en 1964 par la Constitution dite de « Luluabourg », stipulait que : « Est congolais, au terme de l’article 6 de la Constitution, à la date du 30 juin 1960, toute personne dont un des ascendants est ou a été membre d’une des tribus établies sur le territoire de la République démocratique du Congo dans ses limites du 18 octobre 1908 et telles que modifiées par les conventions ultérieures ». À l’instar du décret du 27/12/ 1892, cette loi n’attribue à aucun immigrant rwandophone la nationalité congolaise.

Toutefois un événement significatif se produisit à cette même période suite à l’accession du Rwanda à l’indépendance, en 1962 : la promulgation d’une loi sur la nationalité rwandaise. Cette dernière stipule que « est Rwandais, tout individu né d’un père rwandais ou dont la possession d’État Rwandais est établie ». Fondée sur le droit du sang, cette loi attribua d’office la nationalité rwandaise à tous les immigrants rwandophones installés depuis longtemps au Congo-Zaïre sans demander leur avis. Depuis la promulgation de ladite loi, aucun de ces immigrants n’a protesté ni renoncé à cette nationalité. En définitive, on peut donc dire que c’est à l’indépendance du Rwanda que la nationalité rwandaise des Rwandophones vivant au Congo a été confirmée. De plus, le statut de réfugiés des exilés tutsis installés au Congo (ceux qui se feront plus tard appeler « Banyamulenge ») durant cette période a été confirmé dans une note du Haut-commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), qui les enjoignait à ne pas s’impliquer dans aucune activité politique que ce soit sur le territoire congolais.

Si jusqu’ici la question de la nationalité congolaise des Rwandophones vivant au Congo n’a posé aucun problème, c’est à partir de la période mobutienne (1965-1997) que va réellement surgir la problématique des tutsis rwandais vivant au Congo. On va assister à des revendications de plus en plus virulentes, non pas de tous les Rwandophones, mais bien d’un groupe de Tutsis arrivés au Congo au début des années 1960, comme susmentionné.

Durant la Deuxième République qui a vu le Congo devenir le Zaïre, trois lois sur la nationalité furent promulguées. S’agissant des populations rwandophones, la première ordonnance-loi (n° 71-020), édictée le 26 mars 1971, stipulait que « les personnes originaires du Ruanda-Urundi établies au Congo à la date du 30 juin 1960 sont réputées avoir la nationalité zaïroise à la date susdite ».

Comme on peut le constater, cette loi fait la différence entre les Congolais d’origine et « les personnes ORIGINAIRES du Ruanda-Urundi » établies au Congo avant l’indépendance. En passant, le Rwanda-Urundi, c’est ce qui est devenu aujourd’hui le Rwanda et le Burundi…

Quelques mois après la promulgation de la loi du 26 mars 1971, une autre loi sur la nationalité est promulguée le 5 janvier 1972, référencée sous le n° 72-002. À son article 47, elle énonce : « L’ordonnance-loi n° 71-020 du 26 mars 1971 est nulle et non avenue. Toutes les dispositions législatives antérieures contraires à la présente loi sont annulées ». Au premier article, alinéa 2, cette loi stipule : « Sont Zaïrois, aux termes de l’article 5 de la Constitution, à la date du 30 juin 1960, toutes les personnes dont un des ascendants est ou a été membre d’une des tribus établies sur le territoire de la République du Zaïre dans ses limites du 15 novembre 1908 et telles que modifiées par les conventions ultérieures.» S’agissant des populations rwandophones, l’article 15 de la loi énonce : « Les personnes originaires du Ruanda-Urundi, qui étaient établies dans la province du Kivu avant le 1er janvier 1950 et qui ont continué à résider depuis lors dans la République du Zaïre jusqu’à l’entrée en vigueur de la présente loi, ont acquis la nationalité zaïroise à la date du 30 juin 1960. »

Deux observations à faire ici : 1) la seconde loi (no 72-002) annule les dispositions de la première (référencée sous le n° 71-020) en réaffirmant le principe de la définition de la nationalité d’origine par appartenance. 2) Toutefois, cette même loi (no 72-002), dans son article 15, octroie la nationalité congolaise aux sujets rwandophones.

Détail important : cette seconde loi, qui octroie la nationalité zaïroise au sujets rwandophones présents au Zaïre, a été instituée par un autre rwandophone évoluant dans les arcanes du pouvoir zaïrois, notamment dans le cabinet du Président Mobutu : le Tutsi Barthelemy Bisengimana. Ce dernier a été l’un des artisans de la stratégie d’infiltration des institutions zaïroises et d’autres pays de la région par les Tutsis exilés arrivés au début des années 1960. Dans les années 1970 déjà, Bisengeimana avait attiré l’attention des services de renseignement zaïrois qui, à la suite d’une longue enquête menée au Rwanda, au Burundi, en Tanzanie, au Kivu et au Katanga, avaient découvert qu’il était à la tête d’un redoutable réseau d’exilés tutsis aux ambitions obscures et démesurées. C’est à ce réseau que devait appartenir Paul Kagame qui évoluait à l’époque en Ouganda.

À la différence des Tutsis exilés [va-t-en-guerre] qui avaient tenté, en vain, de reconquérir le pouvoir au Rwanda par les armes en 1963 et 1966, Bisengimana, lui, préconisait une stratégie à long terme privilégiant l’accès à l’éducation pour les jeunes tutsis dans les pays d’accueil et l’établissement des liens d’amitié partout où cela s’avérait nécessaire. L’option militaire ne devait être relancée qu’une fois les réfugiés bien organisés et mieux outillés. C’est dans cette optique que les exilés tutsis ont bâti un vaste « réseau » s’étendant sur tous les continents avec des antennes dans les milieux politiques en Occident et dans les pays de la région. La création du FPR en Ouganda par Fred Rwigema et Paul Kagame s’inscrivait dans cette dynamique. Au Zaïre, il y avait Bisengimana et un certain nombre de notables tutsis, dont un certain Gisaro Muhoza. Ce dernier, l’éminence grise des exilés tutsis vivant au Zaïre, est à l’origine du nom « Banyamulenge » en 1976. Profitant de la loi sur la nationalité initiée par son frère Bisengimana, il va postuler et se faire élire, après une élection contestée, comme commissaire du peuple (Député) à Uvira. Fermons la parenthèse et revenons à l’analyse de la loi 72-002. Que constate-t-on ?

Bien que cette loi soit la seule qui attribue la nationalité zaïroise aux immigrants rwandophones, elle présente deux écueils majeurs sur lesquels je ne vais pas m’attarder ici. Ce qu’il importe de savoir, c’est que, contrairement à la pensée répandue, la loi 72-002 n’a jamais été appliquée dans les normes, puisque le recensement permettant d’identifier les sujets visés dans son article 15 n’a jamais eu lieu. C’est donc en toute illégalité que certains Rwandais ont acquis la nationalité zaïroise en se référant à la loi du 5 janvier 1972. Un autre point important: cet article ne concernait pas les «Banyamulenge» qui sont arrivés au début des années 1960, mais bien les Rwandophones arrivés avant le 1er janvier 1950…

Constatant l’anticonstitutionalité de cette loi et ayant pris conscience du danger qu’elle représentait, le législateur congolais promulgua une troisième loi sur la nationalité le 29 juin 1981, portant le n° 81-002. Cette loi abrogea avec effet rétroactif la loi de 1972. Mais c’est l’ordonnance n° 82-061 du 15 mai 1982 complétant cette nouvelle loi qui porta un coup dur aux desseins des « Banyamulenge » vivant au Congo-Zaïre. L’énoncé de cette ordonnance-loi portant certaines mesures d’exécution de la loi sur la nationalité disposait en effet, en son article 20 : « Sont nuls et non avenus les certificats de nationalité zaïroise ou tout autre document d’identité délivré en application de l’article 15 de la loi n° 72-002 du 5 janvier 1972 sur la nationalité zaïroise. » Par conséquent, tous les sujets Rwandophones, qui ont obtenu la nationalité zaïroise en se prévalant de la loi 72-002, ont automatiquement perdu cette nationalité.

À l’époque, les « Banyamulenge », furieux, ont écrit un mémo au secrétaire général de l’OUA. Voici un extrait de leur correspondance : « Grâce à notre influence grandissante dans le pays, certains de nos compatriotes occupent des postes de première importance. C’est ainsi, suite au soutien personnel de Son Excellence le président Mobutu Sese Seko, à cette époque-là, une loi sur la nationalité globale fut promulguée en 1972 et qui nous reconnaissait le droit à la citoyenneté zaïroise. »

On constate ici que les « Banyamulenge » fondent leur revendication de la nationalité zaïroise (congolaise) en se référant à la loi n° 72-002 du 5 janvier 1972 instituée par leur frère. Aucune allusion à une quelconque origine zaïroise…

Aujourd’hui, le problème identitaire au Kivu a été résolu sans équivoque. L’article 10 de la dernière mouture de la Constitution congolaise approuvée par référendum le 19 décembre 2005 stipule : « Est Congolais d’origine, toute personne appartenant aux groupes ethniques dont les personnes et le territoire constituaient ce qui est devenu le Congo (présentement la RDC) à l’indépendance. »

Au regard de tout ce qui précède, on peut affirmer, sans crainte d’être contredit par les petits « historiens de Wikipédia » qui intoxiquent certains Congolais naïfs et/ou intellectuellement paresseux, que les « Banyamulenge » ne sont pas originaires de la RDC; que depuis l’arrivée de tous les immigrants rwandophones au Congo en vagues successives, aucune loi ne leur a attribué globalement et définitivement la nationalité congolaise. C’est donc par les armes (en 1996-97, puis en août 1998), le mensonge et la fourberie que les « Banyamulenge » vont obtenir la nationalité congolaise sans vraiment devenir des vrais congolais, mettant ainsi à mal les autres populations rwandophones qui désirent vivre en paix avec leurs frères de la RDC et qui ont le droit d’obtenir la nationalité congolaise au même titre que tout étranger désirant faire du Congo sa seconde patrie. J’y reviendrai dans la troisième partie…

Patrick MBEKO

The Debts of Dictators : who will pay back Kagame’s debts?

FB_IMG_1576138428060“The Debts of Dictators “

So,I’ve just learned that Rwanda’ President Paul Kagame auctioned part of Rwanda by selling for “eternity” the Bugesera International Airport to the Emir of Qatar(60% of stakes ).

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Appolinaire NISHIRIMBERE

I immediately remembered a documentary watched while at AFRODAD Summer School, edition 2019 in Pretoria: “The Debt of Dictators “.
The one-hour documentary film shows how dictators contract loans with international financial institutions like World Bank (WB, International Monetary Fund (IMF), and others and consequently the price poor citizens pay to repay. It’s horrible and odious. For example, people say that South Africa is rich, right ? Did you know how much the apartheid government contradicted for its army, police and other white owned infrastructures?

All those loans were contracted to repress black South Africans. The apartheid debt is now being expensively repaid by the poor South Africans. It was heartbreaking to see that there are even some communities who wish to get infected with HIV/AIDS just to benefit from social assistance as the ANC Government is repaying billions of dollars as part of apartheid loans, annually.

Now the question is : why should financial institutions keep pumping money into governments like the government of Rwanda while they are aware that the same money is being used to repress and torture citizens and opponents ? Who will repay it as even the poor children are born with debt?

Why do IMF , World Bank and some Governments keep funding a Government which is funding in return with billions of US dollars big western soccer teams like Arsenal and PSG while the money given is intended to fund grassroots wellbeing? Is this normal and fair ?

Why dictators prefer foreign loans instead of domestic resources mobilization to fund national economies ? Part of the answer is that if citizens directly pay in taxes for their economic development , their governments will be accountable and citizens will demand for accountability, and therefore participate in management of their countries.

While loans are easy to get, the said documentary contends that some of the international bankers are like lawyers, they even support criminals , dictators as long as their interest is secured no matter who will repay the price. Therefore, loans benefit the industrialized countries and keep developing countries poorer and poorer as they reimburse their debts huge interests. Now you can understand who help who and why.

Hummm ! Haven’t you said that President Kagame is the smartest African leader who is miraculously developing Rwanda ? My African friends, he is rubbing with western bankers and Asian sultans and Emirs. Is he developing Rwanda or giving it as bank guarantee ? Who will repay his debt, not poor Rwandan taxpayers, years after him ? Remember some of those sovereign loans are paid back even after 4 decades or more and affect the most vulnerable (women and children) when those who are answerable will have passed away like in the case of South Africa today.

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Rwanda’s national airport sold to Qatar.

Africans , wake up and stop selling your continent, engage in win win cooperation which benefits the poor.

Source: Appolinaire Nishirimbere (facebook page).

The danger of unchallenged myth: The lie that is Rwandan President Paul Kagame.

 

1*9mch3Fn5a2fXGPQ7M-Byng@2xThe danger of an unchallenged myth: The lie that is Rwandan President Paul Kagame

When I set about writing this, two poignant quotes kept bouncing around in my head, which describe everything I want to express in this column. The first, by Martin Luther King goes thus: “Nothing in all the world is more dangerous than sincere ignorance and conscientious stupidity.” The second quote, from a speech by US President John F. Kennedy at Yale University goes thus: “For the great enemy of truth is very often not the lie — deliberate, contrived and dishonest — but the myth — persistent, persuasive, and unrealistic.”

These two quotes perfectly sum up my views on the sudden appearance of Paul Kagame as a kite being flown within Nigerian political and policy circles. Regardless of who is behind the sudden emergence of an East African strongman as a purported example for Nigerian or African leadership, it is very important to question and challenge this dangerous narrative before it takes root and begins to infect national decision making, as is so often the case. The case for Kagame-style leadership as a panacea to African development issues hinges on two major beliefs: that Kagame is a “benevolent dictator” who leads with his country’s interests in mind, and that he is a “competent dictator” who knows how to get things done and achieve results.

Let us briefly interrogate these two notions.

The ‘benevolent dictator’ is fictional

What is most commonly used to sell the myth of Paul Kagame is the idea that he is some sort of patriotic strongman – the father of the modern Rwandan nation who came in like a hero at the country’s darkest hour to steer it away from genocidal division toward the cusp of a 21st century economic breakout. His “example” is typically cited by non-Rwandan Africans as a stark contrast to their incompetent and corrupt (elected) governments. “If only Kagame’s peers across Africa could be like him! Africa would be so developed by now!”

This myth conveniently ignores some very inconvenient facts that tell a completely different story about who Kagame is and what the modern state of Rwanda is actually built on. First of all, Kagame’s portrayal as a hero in the context of the events of 1994 could not be wider of the mark. It often comes as a shock to many who discover upon some cursory reading, that there was a second genocide happening almost concurrently in Rwanda as well as in neighbouring Burundi and Eastern DRC in 1994. This genocide, which was characterised by massacres and rapes of hundreds of thousands of Hutu civilians and refugees between 1990 and 1996, was twice recognised the UN in 1997 and 1998 as a genocide under Article 2 of the 1948 Genocide Convention.

Paul Kagame’s Rwandan Patriotic Front (RPF), and later on his Rwandan-backed Alliance of Democratic Forces for the Liberation of Congo-Zaire (AFDL), were repeatedly implicated in these sordid events, but the sheer ferocity of the 1994 Tutsi genocide perhaps allowed him to fly under the radar as the lesser of two evils. By invoking the memory of April 1994 at every opportunity, Kagame has successfully convinced the world to forget that he was in fact, a tribal warlord fighting an illegitimate war against an elected government, before a series of “convenient” events led him into power in Kigali.

What Kagame really is more than anything else, is an opportunist – the ruthless winner who got to write history and cynically exploit the world’s emotions by presenting a complicated – and by no means concluded – conflict as a 3-month spurt of madness that he heroically ended. Rather than contextualise the Rwandan genocide as part of a wider African Great Lakes regional crisis, and acknowledge the ongoing role of the Kagame regime in destabilising and plundering the Eastern DRC, Africa and the world have falled for his contrived and carefully cultivated leadership myth, allowing him to repeatedly escape difficult questions.

Difficult questions like: “Why do Rwandan opposition members keep going missing?” “How did he get 99 percent of the votes cast in the 2017 Rwandan election?” “Why is Diane Rwigara in prison?” “Why does his government regularly seize, expropriate and auction homes, property and businesses belonging to government critics?” “How come Rwanda has barely any coltan deposits, but is one of the world’s largest coltan exporters, while coincidentally sharing a border with the Eastern DRC which has extensive coltan deposits and an everlasting civil war fueled by armed groups linked to Kigali?” “How many civilian massacres and mass rapes did the RPF under his leadership carry out between 1990 and 1996?”  “Why did he respond to a 2006 report by French magistrate Jean-Louis Bruguière, linking him to the assassination of former Rwandan president Juvenal Habyarimana by breaking off Rwanda’s diplomatic relationship with France?”

In an alternate universe, Paul Kagame would be answering questions about RPF war crimes and his role in the events of 1994 at the United Nations International Criminal Tribunal for Rwanda (ICTR) in Arusha, Tanzania. Instead, because of the power of the “benevolent dictator” myth, this charming, narcissistic Mobutu Sese Seko regen with a nice smile and good PR is currently the toast of many within Africa’s ironically-termed intelligentsia.

The ‘competent dictator’ is another myth

When Customs Controller General, Col. Hamid Ali recently made a comment comparing Nigeria’s nonsensical border closure to China’s alleged border closure in the 20th century, it was a sign that Nigeria’s government has moved on from selling myths and inaccurate information to Nigerians, and started formulating real policies with long term consequences based on false information. Why this worried me was that it presented the possibility of a scenario where the Kagame myth will be used as a basis for policy and political moves that will destroy our hard-won democratic freedoms and wreck our economy for nothing.

If an MDA head and his boss in Aso Rock are making policy decisions based on Chinese ‘historical events’ that simply did not happen, they can also make decisions based on a Rwandan success story that is entirely fictional. As of today, for example, Rwanda has roughly one doctor per 15,600 people. To put that in perspective, Nigeria has roughly one doctor per 2,500 people, and it is widely accepted that this figure represents a healthcare emergency. Rwanda’s per capita GDP is also a miserable $850, putting it behind Chad and war-torn Yemen, and just ahead of economic powerhouses like Haiti, Afghanistan and South Sudan. In 25 years since seizing power, Paul Kagame’s regime has managed to pave just 1,000km of the country’s 12,000km of roads – about 8.3 percent of the total road network.

Even in the famously clean and shiny capital city Kigali, only the most important roads are paved, with the majority of streets still brown earthroads. Most tellingly, anything from 30 to 50 percent of Rwanda’s national budget is still funded by foreign aid every year, more than a quarter of a century after Paul Kagame seized power. Behind the shiny, clean streets of Kigali and the PR-savviness of Kagame’s regime, complete with poverty statistics manipulated to look good as discovered recently by the Financial Times, Rwanda remains a dirt poor banana republic populated by impoverished and terrified people.

If there is such a thing as a “competent dictatorship,” Rwanda is not it, and I cannot stress this point enough. The economically illiterate decision to self harm by closing the borders without sorting out any of the underlying issues that make imported goods more competitive, is an example of ruinous national decision decision-making based on myths like “the Chinese closed their borders.”

Hopefully, we won’t have to learn the hard way that the myth of Paul Kagame – no matter how much we want to believe in it – is just a myth.

David HUNDEYIN

Businessday.ng

The Financial Times says Rwanda has manipulated its economic data.

On Tuesday, in a lengthy investigation using data journalists, the Financial Times said Rwanda has manipulated its poverty statistics. In 2015, France 24 had already reported that Kigali had fiddled with its economic statistics.

Four years ago credible insider sources told France 24 that Rwanda had manipulated its poverty statistics. Now, the Financial Times, using data journalists, has reached the same conclusion. The manipulation took place just before a referendum in 2015 that allowed President Paul Kagame to extend his then 15-year rule for up to another two decades. Within this context, Kagame could not accept statistics which would show that poverty had risen.

The FT writes that its “analysis of the survey’s more than 14,000 data points and interviews with academics shows that rising prices for Rwandan families meant poverty most likely increased between 2010 and 2014”. The English daily adds that “there has been a consistent attempt since 2015 to misrepresent the results” regarding poverty.

Rwanda has rejected the newspaper’s findings, as has the World Bank – at least officially, for the FT also published Tuesday for the first time an internal letter that five World Bank staff members wrote to the institution’s leaders in 2015. The authors voiced their concern over what they called “the manipulation of official statistics and failure to provide reliable data openly”.

“Recent developments point to potentially serious reputational risks for the Bank if its Rwanda operations continue in the current trajectory,” the letter said.

Source: France24


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Kagame regime’s false claims on financial self-reliance.

General Paul Kagame and his regime live in fantasy land. They tirelessly seek to impress the world that Rwanda is an African success story and development model. The latest big lie is that Rwanda is weaning itself off from foreign aid. This fantasy was floated by the minister of finance who spectacularly claimed in his budget speech that Rwanda is moving towards financial self-reliance:

”Total domestic resources and loans combined account for 85.8 percent of the entire budget of 2019/2020 fiscal year, which is a good indication towards our objective of self-reliance.”

A closer look at the 2019/20 budget shows the reverse. Kagame’s Rwanda remains a Banana Republic heavily dependent on foreign aid.

The 2019/2020 budget demonstrates the reverse of the regime’s claim that it is moving towards self-reliance.

According to Rwanda finance minister, the total budget for 2019/20 is RWF2.87 trillion or US$3.2 billion. He then says that RWF1,963.8 or US$2.1 billion will come from ”domestic resources.” Here, the minister’s story begins to fall apart. The US$2.1 billion to be raised from within Rwanda, in the minister’s own words ”include domestic borrowing.” Even though the minister does not reveal the amount of money that will come from domestic borrowing, he nonetheless indicates what will be generated from government via taxes. In the minister’s own words, ”tax revenue collections are estimated at Frw 1,535.8 billion which accounts for 53.4% of the total budget.” Put in another way, the regime’s own contribution to the 2019/20 is US$1.7 billion representing 53.4%.

This is embarrassing in a double sense. First, here is a regime that can mobilize only 53.4% of its budget from its own tax revenue but keeps boasting that it is an African success story. Second, here is a regime that thinks everyone else is stupid and will swallow its falsehoods.

Where will the rest of budget financing come from?

Government briefing donors during budget formulation, 2019

The rest of budget financing for 2019/20 will come from donor grants and loans — and of course, domestic borrowing. The ministry of finance describes donor financing of the budget as follows:

”The remainder of the budget will be funded through external sources worth Frw906.7 billion which accounts for 31.5% of the total budget. These include grants worth Frw409.8 billion (14.2%) and loans worth 497.0 billion (17.3%).

There goes Kagame’s financial self-reliance. As indicated in the ministry of finance’s statement, the external grant and external loan components of the 2019/20 budget amount to RWF9 billion or US$1 billion representing 31.5%.

Enormous amounts of foreign grants and loans go into Rwanda’s development budget.

According to the World Bank, 58.6% of capital formation in Rwanda comes from foreign aid.

There is worse news than foreign grants and loans that amount to 31.5% of Kagame’s budget. This is shown by the financing of the development budget as opposed to the recurrent budget. In 2019/20 Rwandan budget, 49.5% of the total budget is earmarked for the recurrent budget, while 40% will finance development budget.

The development budget amounting to RWF1.15 trillion or US$1.2 billion reveals an additional form of donor dependence by the Kagame regime. Donors will pump into the development budget some RWF458.2 billion or US$511 million versus the regime’s own funding of RWF694 billion or US$775 million. In other words, the difference between what Kagame and the donors will spend in capital formation is a mere US$264 million. And if 2017/18 is any indication, the Kagame regime may not fulfill its promises and donors may once again step in to supplement the development budget. Here is how the Ministry of Finance explains what happened in 2017/18:

”During the FY 2017/18, total actual capital expenditure amounted to 850 billion FRW…The increased performance under this category was driven by foreign financed expenditure and offset the shortfall in domestic capital financed. Regarding the domestically financed portion, the amount of 463 billion FRW spent was 23.4 billion FRW lower…This lower spending was due to some delays in completing all spending documents including those of tendering on time. While the excess in foreign capital expenditure was due to accelerated implementation of several on-going infrastructural projects especially in the roads sector.”

Wonders never cease in Kagame’s Rwanda

The Kagame regime claimed that it is moving towards financial self-reliance. Stripped of domestic borrowing, foreign grants, and foreign loans, the regime’s own contribution to the 2019/20 is US$1.7 billion representing 53.4%. This is not an indication that Rwanda is achieving self-reliance. Far from it. This is further evidence that in Rwanda, wonders never cease.

Source :Himbara

Kagame lies on corruption issues

Kagame Fed Nigerians A Flattery And A Big Lie In His Speech On Corruption
Open Letter To General Paul Kagame

Dear General, you accomplished two objectives in your speech on corruption delivered at Abuja, Nigeria, on June 11, 2019. First, you flattered Nigerian leaders that they lead a model African nation — wealth side by side with mass poverty notwithstanding. Second, you shamelessly lied to your Nigerian hosts that in Rwanda that you are Mr. Clean while your opponents fled Rwanda because they were corrupt. General Kagame, it’s a truism that politicians bend the truth. But in your case, the question is whether there is an element of truth in what you utter. Case in point is your Abuja speech on corruption.

Kagame flattered his hosts that Nigeria is a great achiever that makes Africa proud

Dear General, here is your flattery to your Nigerian hosts in your own words:

”I wish to start by calling to mind the greatness of this nation. The diversity, creativity, and ambition of Nigerians represent Africa. The achievements of Nigeria’s sons and daughters, here at home and in your global diaspora, make our continent proud. Nigeria has always shown common cause with Africa’s progress and prosperity, and this does not go unnoticed. This country is truly the engine of Africa’s potential. This is how we see Nigeria. I hope you know that.”

General Kagame, if you had said that Nigeria has the potential to be great, that would have been truthful. Your words are above are ill-informed, embarrassing, and clearly opportunistic designed to impress your hosts.

Despite its enormous wealth over half the population of Nigeria lives in poverty.
According to the World Bank, 53.5% of Nigerians are poor — defined as the population living on less than US$1.90 a day. With a population of 200 million, therefore, 107 million Nigerians are poor. Yet, Nigeria is Africa’s largest economy and the largest oil and gas producer on the continent .
The reason for enormous wealth side by side with mass poverty, as the eminent son of Nigeria, Chinua Achebe used to explain, is failure of leadership, social injustice, and corruption. Add to this mix the rise of Boko Haram, a jihadist terrorist organization that has caused havoc in northeastern Nigeria and beyond.

General Kagame, instead of uttering sycophantic phrases to your Nigerian hosts, a real African statesman would have encouraged them to lead Africa in fighting corruption since this was the topic being discussed. You could have also congratulated Nigerians in their current efforts to repatriate from foreign banks billions of dollars stolen by previous dictators. Nigeria has recently begun to recover some of the stolen assets — which is highly commendable.

Kagame’s description of corruption in Rwanda was a big lie

General Kagame, this is how you described corruption in Rwanda:

”We tend to focus on the petty corruption of everyday life while turning a blind eye to the more consequential forms, that people only whisper about because the rich and powerful are the main beneficiaries…Corruption does not take decades to eradicate. Huge gains can be made relatively quickly, once we decide to break the habit…Officials who did not live up to the agreed standards were dismissed or brought to justice. Others fled into exile and pretended to be so-called “opposition” or “pro-democracy” groups…Between fighting corruption and being authoritarian, I prefer being authoritarian. Some thought we could not afford to take this zero-tolerance approach, given the fragility of our environment. The truth, however, is that we couldn’t afford not to do it. It is the foundation of the modest progress for which Rwandans continue to work.”

General Kagame, these are pure lies. The people of Rwanda do not turn a blind eye to the more consequential forms of corruption. Rwandans know you are the kingpin of corruption but they dare not say so because you will wipe them out. Rwandans know you are the Chairman of the ruling party, the Rwandan Patriotic Front (RPF), which owns the business empire known as Crystal Ventures Ltd (CVL). This is how The Economist described the Rwandan situation:

“The dominant political party, the Rwandan Patriotic Front (RPF), does more than help business: it runs its very own conglomerate. Crystal Ventures, the RPF’s holding company, has investments in everything from furniture to finance. It owns the country’s biggest milk processor, its finest coffee shops and some of its priciest real estate. Its contractors are building Kigali’s roads. There are several firms offering security services in Rwanda but the guards from ISCO, part of Crystal Ventures, are the only ones who tote guns. The company is reckoned to have some $500m of assets.”

General Kagame, very simply, you have entrenched corruption and cronyism that would not be tolerated anywhere on the African continent.

Kagame and the history of the big lie

General Kagame, you are a perfect example of politicians who pretty much bend the truth as they please. In your case, the issue is not bending the truth — rather, the question is whether you have ever uttered an element of truth. You belong to the thinking pioneered and mastered by Joseph Goebbels who infamously said that ”if you tell a lie big enough and keep repeating it, people will eventually come to believe it.” Goebbels added:

”The lie can be maintained only for such time as the State can shield the people from the political, economic and/or military consequences of the lie It thus becomes vitally important for the State to use all of its powers to repress dissent, for the truth is the mortal enemy of the lie, and thus by extension, the truth is the greatest enemy of the State.”

General Kagame, you are the best pupil of Joseph Goebbels. You get away with the big lie because your regime has used all its might to smash dissent at home and abroad. Because you are fully aware that the truth is the mortal enemy of your big lie, you hounded out of Rwanda anyone who stood in your way. As the cliché goes, “history is written by the victors” — that is how you are able to call your victims who fled Rwanda the corrupt ones instead of you.

Best Regards,
David Himbara