RWANDA «LA PLANÈTE TAIRE»

 

Kigali selon KagameMalgré la croissance économique qui se manifeste notamment par des bâtiments luxueux et flambant neufs, comme le Kigali Convention Center, tout ou presque reste à construire sur le plan des droits humains au Rwanda.

Paul Kagame ne tolère aucune contestation, même au sein de son propre parti, le Front patriotique rwandais (FPR). Le miracle économique vanté par le président sert de paravent à la brutalité de son régime.

Quiconque s’aventure à s’opposer au régime de Paul Kagame sait désormais qu’il met sa vie en danger. «Le simple fait de critiquer le régime peut conduire à être abattu, où qu’on se trouve», explique P. Mpora**, un militant des droits humains qui, même sous couvert d’anonymat, affirme désormais vivre avec la peur au ventre.

Une dictature

Pour cet avocat, le régime vire à la dictature pure et dure. «Tous les moyens sont bons pour réduire au silence les voix discordantes», constate-t-il, en évoquant l’exemple de la récente incarcération de l’opposante Diane Rwigara. Cette femme politique a assisté à la mort de son père (ancien militant du FPR et opposant notoire), et a été écartée du scrutin d’août 2017 par la Commission électorale, organisme chargé de la mise en œuvre des procédures électorales. Elle s’est ensuite vue inculpée d’incitation à l’insurrection. Elle est actuellement emprisonnée avec sa mère et sa sœur. «La condamnation de Diane Rwigara, à laquelle viennent s’ajouter l’intimidation et l’emprisonnement d’autres opposant·e·s, vise à réduire l’espace d’expression des citoyens rwandais», regrette l’homme de loi. Il rappelle les maigres résultats des opposant·e·s lors des présidentielles du 4 août 2017: Paul Kagame a obtenu plus de 98 % des voix, tandis que Philippe Mpayimana et Frank Habineza n’ont obtenu respectivement que 0,72 % et 0,45 % des suffrages exprimés. Un temps opposé à la modification de la Constitution organisée pour reconduire l’actuel chef de l’État au pouvoir, le vert Frank Habineza a dû tempérer ses propos après avoir été menacé de mort plusieurs fois. Cette situation fait dire à P. Mpora qu’«il vaut mieux savoir se taire pour survivre au régime en place».

«IL VAUT MIEUX SAVOIR SE TAIRE POUR SURVIVRE AU RÉGIME EN PLACE.»

«Ce climat de terreur, additionné au traumatisme consécutif au génocide de 1994, explique paradoxalement une large adhésion au régime de Paul Kagame», commentent les témoins rencontrés sur place et dans les pays voisins, où continuent de s’exiler nombre de Rwandais·es. A. Butera, élu vice-président du comité directeur de la Ligue pour la promotion des droits de l’homme au Rwanda (LIPRODHOR) en 2014, compte parmi ces personnes poussées à l’exil. Le jour même de son élection, il a été contraint à démissionner par des agents de la police. «Aux yeux du pouvoir, je n’étais pas la bonne personne pour diriger l’association», regrette le quadragénaire, connu pour son rôle en faveur de la justice. Il s’était opposé à divers procès dans le cadre de son travail de juge. «Je m’inscrivais en faux contre les accusations que la justice inventait de toutes pièces pour condamner abusivement des personnes innocentes. Très souvent, la police et l’armée avaient soutiré des informations aux victimes, qui devaient avouer leur collaboration avec les forces démocratiques de libération du Rwanda. Avec de tels procédés, de nombreuses personnes ont été placées dans l’isolement total, parfois plongées dans l’obscurité loin de tout contact avec leurs familles.» Pour avoir dénoncé ce genre d’irrégularités, il s’est vu nargué par son responsable de service: «Il faudra désormais choisir entre travail et défense des droits humains.» Quelques jours plus tard, c’était le licenciement, suivi de la perte de son immunité de juge.

À ses yeux, le pouvoir a mis en place toute une machine de contrôle et de harcèlement judiciaire. Il se réfère entre autres aux conditions qui l’ont poussé à quitter son pays natal. «Après avoir perdu mon poste de travail, j’ai été plusieurs fois perquisitionné à mon domicile et menacé de mort si je continuais à dénoncer les violations des droits humains. Jusqu’au moment où un ami policier est venu m’avertir qu’il fallait me sauver si je ne voulais pas mourir le jour même», nous confie celui qui attend encore que sa famille le rejoigne en Ouganda.

Daniel Uwimana et Evariste Nsabayezu, ses anciens collègues du comité directeur de la LIPRODHOR, ont eux aussi subi la machine répressive du régime Kagame. Ils ont été emprisonnés et injustement accusés d’avoir convoqué l’assemblée générale des militant·e·s avec des «signatures falsifiées».

Malgré la violence de la répression, des personnalités continuent à défendre les droits humains au Rwanda, avec une certaine abnégation, nous explique A. Butera. C’est le cas de l’avocat Evariste Nsabayezu. «D’autres ont, comme moi, fui le système. C’est le cas d’Umuhumuza Valentin, lui aussi membre de la LIPRODHOR, actuellement exilé aux Pays-Bas», confie-t-il.

Le mirage économique

Aux yeux d’A. Butera, il ne reste plus d’organes indépendants pour défendre les droits humains au «pays des mille collines et mille problèmes». L’ancienne LIPRODHOR a été enterrée par les sbires du régime. Pourtant, elle était connue depuis longtemps pour la promotion des droits humains, bien avant même l’arrivée au pouvoir du FPR en 1994. A. Butera précise qu’il ne reste que la LIPRODHOR gouvernementale, dirigée aujourd’hui par Bienvenu Mihigo, connu, selon lui, pour travailler dans l’intérêt du pouvoir et non des victimes des violations des droits humains. Une certitude que partage un habitant de Remera, au centre de Kigali. «On ne peut plus parler d’organisation de défense des droits humains au Rwanda ; l’actuelle LIPRODHOR n’en est pas une!», s’indigne K. Muhenawe. Pour cet observateur, le seul discours désormais autorisé par le pouvoir est celui du décollage économique, qui ne touche pourtant qu’une poignée de privilégié·e·s. «Le jour où tout le monde verra que cet argument économique n’est que la parade à toutes les critiques sur les atteintes aux libertés fondamentales dont nous souffrons, on se soulèvera comme un seul homme pour mettre fin à la “planète Taire” qu’est devenu le Rwanda dirigé par Paul Kagame», conclut-il.

* Pseudonyme.
** Nom d’emprunt.

Source: Amnesty International Mars 2018

Rwanda deserves to be condemned as much as Russia

After a hard week working as a mental health nurse manager, Noble Marara was relaxing at home with his family when they were visited by two police officers. They warned that he was in grave danger because a foreign government posed an “imminent threat” to his life, and urged him to increase security.

This visit took place as Britain reeled from an assassination attempt involving a Russian-made nerve agent in an English city. Evidence points towards the Kremlin, and there is tough talk of sanctions and sporting boycotts in response.

Yet there is silence over another nation that uses similar sinister tactics to eliminate its enemies. This murder threat was against a man living in Kent, a father and spouse of British citizens. And it was not the first such threat: in 2011, Scotland Yard warned two other men that the same thuggish government had sent a hit squad to kill them.

Like Russia, Rwanda gets away with murder. Literally. It hunts down dissidents wherever they live, killing some, kidnapping and threatening others. It prompted Africa’s worst blood-letting this century in the Democratic Republic of Congo, and still stirs trouble in its neighbours.

Yet its president, Paul Kagame, is seen as our friend. Marara spent nine years as a bodyguard and driver for the Rwandan leader, standing by his side as the east African country started to recover from the trauma of genocide. Like others, he saw this aloof character as the heroic saviour of his land. Now the man he once protected wants him dead.

Is it a coincidence that days before the police warning it was disclosed that Marara’s insights into the ruthless Kagame were to be offered in downloadable book form in the Kinyarwanda language? Regardless, the threat raises again the question of what a despot has to do to stop Britain pumping aid into his pocket. This is, after all, an ultra-repressive one-party state in which the ruling party runs everything down to the most minute level. But we pour in millions each year.

For many years, Kagame fooled the world. He posed as protector of his nation and duped naive democratic leaders, who felt guilty over their failure to stop genocide, into believing that a nasty ethnic dictatorship was an inspirational role model for aid and Africa. The likes of Tony Blair, Bill Clinton and David Cameron heard smooth words and saw clean streets, but they missed the blood dripping from the ruler’s hands.

Decent nations do not order hits on their foes in foreign lands. Yes, Britain should stop washing dirty Russian cash from Putin’s pals. By the same token, we should cut off all support for Kagame.

Ian Birrell is a freelance writer

Source: The Times

RWANDA. LA CNLG DE J.DAMASCÈNE BIZIMANA SE LIVRE AU LYNCHAGE MÉDIATIQUE CONTRE CHARLES NDEREYEHE. DÉCRYPTAGE.

Introduction

Ce Lundi 12 mars, le CNLG s’est livré à un lynchage médiatique contre Mr Ndereyehe Charles  commissaire des FDU Inkingi et de la Plateforme P5. Charles Ndereyehe est un néerlandais d’origine rwandaise.

Aucune des accusations de CNLG et les média[2] du FPR n’est nouvelle car elles ont toutes fait objet d’un procès dont l’arrêt du 3 juillet 2015 au tribunal de la Haye[3] a donné raison à C. Ndereyehe mettant ainsi fin aux enquêtes qui avaient commencé en 2010 après le retour de Mme Victoire Ingabire au Rwanda. Le Tribunal a fait tomber une à une les accusations fallacieuses montées de toutes pièces à partir de multiples articles publiés par Tom Ndahiro et Rakiya Omar entre 2010 et 2012. Il n’y a pas eu d’appel contre cet arrêt.

Le procureur improvisé

Les accusations actuelles contre Mr Charles Ndereyehe par le CNLG sont pilotées par Mr Jean Damascene Bizimana[4]. Mais qui est Mr Jean Damascène Bizimana ?

Monsieur BIZIMANA Jean-Damascène, tutsi d’origine de l’ancienne commune de Karama dans la préfecture de Gikongoro, paroisse Cyanika. Il ne peut être capable d’une quelconque objectivité dans une instance sur la question rwandaise. En effet, depuis plus de 23 ans, il n’a cessé de prendre fait et cause pour les réseaux des délateurs et des groupes extrémistes qui enfoncent la société rwandaise dans la haine et l’esprit de revanche. Aussi bien ses travaux que ses prises de position en public n’ont cessé de contribuer à creuser davantage la haine entre les Hutus et les Tutsis et compromettre toute cohabitation et pacification des composantes du peuple rwandais.

Qu’il nous soit permis, d’abord, de rappeler que le sieur BIZIMANA Jean-Damascène était parti aux études à l’Institut Catholique de Toulouse (France) au moment où le pays était en guerre. Des témoignages concordants affirment que le séminariste Jean-Damascène BIZIMANA, une fois arrivé à Toulouse, s’est distingué par un comportement et des actes d’indiscipline notoire devenant, dès lors, indigne et inadmissible aux yeux de ses supérieurs Pères-Blancs. C’est au moment où ces derniers, exacerbés, auraient envisagé de l’exclure de l’Institut qu’il préféra anticiper la sanction et se retirer. Désormais inscrit à la Faculté de Droit de l’Université de Montpellier depuis la rentrée académique 1995, et poussé par l’appât du gain matériel, il entreprit une série d’actes de représailles envers la communauté des Hutus réfugiés en Belgique, en France et envers l’Eglise catholique. C’est dans ce contexte de vengeance et de revanche qu’il publiera son premier livre intitulé « L’Eglise et le génocide au Rwanda : les Pères Blancs et le négationnisme », paru aux Editions L’Harmattan en mars 2001.


A lire également : Le génocide rwandais de nouveau à la rescousse d’un régime aux abois


Dans ce pamphlet acerbe, Jean-Damascène BIZIMANA se fera la « vuvuzela » des thèses les plus jusqu’au-boutistes et radicales des réseaux extrémistes. Servant de fer de lance au sein de la branche IBUKA de France, il se distinguera notamment comme témoin dans divers dossiers de suspects du génocide, notamment celui du Père Wenceslas MUNYESHYAKA envers qui un non- lieu a été prononcé par la justice française. Mais, à plusieurs reprises, c’est plus comme délateur que comme personne-ressource crédible sur le Rwanda qu’il marquera les esprits. Rappelons, pour mémoire, que le sieur Jean-Damascène BIZIMANA servira dans les Commissions MUTSINZI et MUCYO, respectivement sur la responsabilité de l’assassinat du Président HABYARIMANA et le rôle de la France dans le génocide rwandais. Précisons que les rapports produits par lesdites Commissions étaient tellement grotesques et mensongers aux yeux des observateurs qu’ils sont vite tombés dans les oubliettes.

Mr J.D. Bizimana est animé par la haine anti hutu et sa revanche contre l’Eglise catholique. Il est cité dans plusieurs affaires dans lesquelles il a accusé des personnes innocentes des crimes abominables dont le génocide. Il a fabriqué ainsi de fausses accusations de génocide contre Monseigneur Augustin MISAGO, évêque de Gikongoro (son évêque donc) uniquement parce qu’il était hutu et que Monsieur BIZIMANA Jean Damascène ne le voulait pas à ces hautes charges. Toutes ces fausses accusations ont été démontées par la défense de ce prélat qui a été finalement acquitté totalement de toutes les charges pour lesquelles les syndicats de délateurs avaient préparé les faux témoignages sous la direction de Monsieur BIZIMANA Jean Damascène. L’acquittement de Monseigneur Augustin MISAGO a mis à jour le rôle néfaste joué par Monsieur BIZIMANA Jean Damascène contre les dignitaires et tous les intellectuels hutus.

Monsieur BIZIMANA Jean Damascène a été l’architecte des accusations contre Père Guy THEUNIS, un belge membre de la congrégation des Pères Blancs, qu’il a fait arrêter et emprisonner à Kigali pour son rôle supposé pendant le génocide des Tutsi. Le Père Guy THEUNIS a pu démontrer que les accusations contre lui étaient farfelues mais a continué malgré tout à être détenu. Sous pression de la Belgique, il a été libéré avec promesse de continuation des poursuites en Belgique. Le Rwanda a transféré à la Belgique un dossier ridicule, sans pièces justifiant le sérieux des poursuites. Le parquet fédéral belge a décidé de n’y réserver aucune suite. Il s’agit d’une deuxième douche froide qui montre l’acharnement, le fanatisme mais surtout la haine qui anime le sieur BIZIMANA Jean Damascène dans la justice qu’il considère comme une arme du système politique en place au Rwanda au détriment de la vérité.

Monsieur BIZIMANA Jean Damascène s’est toujours comporté comme le Procureur Général bis du Rwanda, envers les Hutu politiciens et hommes de l’Eglise catholique. Son action nuisible ne s’est pas arrêtée sur le sol rwandais. Il s’est permis de poursuivre les Hutu même en Europe avec des fausses accusations à cause de sa haine ethnique et son projet d’anéantir les intellectuels hutus dans tous les domaines. Dans ce cadre, il s’est acharné contre l’Abbé SAGAHUTU Joseph pour l’empêcher d’être reconnu réfugié en Belgique et de pouvoir le mettre en prison en Belgique notamment en l’accusant de génocide. Suite à l’investigation des autorités belges, toutes les fausses accusations lancées contre cet homme d’Eglise notamment concernant la mort de l’Abbé RWANYABUTO Jean Marie Vianney ont fondu comme la neige. Dans ce dossier, Monsieur BIZIMANA Jean Damascène ne cessait de court-circuiter le parquet général du Rwanda pour envoyer lui-même des messages accusateurs farfelus et intoxiquer les médias belges, certaines organisations comme African Rights de Madame RAKIYA Omar pour arriver à ses fins mais sans résultat. En conséquence, aucune information judiciaire n’a été ouverte en Belgique contre cette cible privilégiée de Monsieur BIZIMANA Jean Damascène et finalement l’Abbé SAGAHUTU Joseph a été reconnu réfugié au sens de la Convention de Genève et naturalisé belge.

Ces affaires ont pu prouver, devant ces autorités européennes, que le sieur BIZIMANA Jean Damascène n’est pas crédible et ne peut rien apporter à l’œuvre de justice.

L’activisme du sieur BIZIMANA Jean-Damascène va évidemment lui valoir beaucoup d’estime de la part du régime en place au Rwanda, qui ne demandait qu’à avoir une caisse de résonnance pour l’aider à mâter toutes velléités d’opposition tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. C’est ainsi que, s’étant constamment distingué au sein des réseaux extrémistes d’IBUKA (Souviens-toi), il va rapidement monter dans les échelons jusqu’aux fonctions de Sénateur ; et par la suite, de Président de la Commission Nationale de Lutte contre le Génocide. La Commission Nationale de Lutte contre le Génocide (CNLG) au Rwanda est une institution de droit public de l’ETAT RWANDAIS et une émanation du parti FPR. Cette Commission a été créée par la loi n° 09/2007 du 16/02/2007[5]. Cette loi stipule que la Commission est une institution nationale permanente disposant d’une autonomie financière ; la politique de cette institution est définie par un Conseil Consultatif. Ce Conseil est chargé de définir les orientations et les lignes directrices de la Commission sous la direction du Président de la République ou de son représentant. A cet effet, le CNLG est donc un des outils[6] de persécution des opposants au gouvernement rwandais.


A lire également : Le professeur belge Filip Reyntjens dans le collimateur du régime de Paul Kagame


Dans son livre en Kinyarwanda « INZIRA YA JENOSIDE YAKOREWE ABATUTSI MU RWANDA » (Les origines du Génocide commis contre les Tutsi au Rwanda) publié en mars 2014, éditions Imprimerie Muhima, Mr Bizimana Jean Damascène devient l’idéologue de la commercialisation du crime de génocide en tentant de démontrer à tort que le génocide rwandais commence en 1956 avec Monsieur Joseph GITERA, un des leaders de la révolution rwandaise de 1959, qui a osé remettre en cause et dénoncer les injustices sociales qui se commettaient au Rwanda contre les Hutu depuis le XVIè siècle avec la féodalité tutsi (voir point 3.1 du livre p.21 à 24). Il remet également en cause et traite d’idéologues du génocide les premiers leaders politiques tels que le président Grégoire KAYIBANDA (point 3.4 du livre p.27 à 71), Jean Baptiste RWASIBO (voir point 3.3 p.24 à 26), le président Juvénal HABYARIMANA (voir p.72 à 250).

Monsieur BIZIMANA Jean Damascène qui est un docteur en droit, ne sait pas que le droit pénal est un droit clair, précis et concis. Il a su identifier les idéologues de la planification du génocide rwandais depuis 1956 alors que le Tribunal pénal international sur le Rwanda qui a mené des enquêtes à ce sujet, pendant 20 ans, adopte une attitude de grande réserve.

La Chambre qui a eu à juger entre autres l’Affaire Bagosora, parlant de la planification du génocide, s’exprime en ces termes : « La Chambre relève qu’en ce qui concerne le début de la planification, les opinions exprimées par les témoins experts diffèrent. Elle fait observer que lors de sa déposition, Alison Des Forges a précisé que la phase « organisationnelle » du génocide planifié a commencé en 1993 et au début de 1994, sauf à remarquer qu’un petit groupe de personnes avait déjà entrepris de conceptualiser et de planifier le génocide depuis « un temps assez considérable ». Elle souligne que selon Filip Reyntjens,  « il n’y avait pas eu un moment donné dans le temps où un certain nombre de personnes s’étaient réunies pour conspirer et dire : nous allons organiser un génocide ». La Chambre fait toutefois observer que Reyntjens a affirmé que l’intention de commettre le génocide était présente, et qu’elle s’est développée de manière progressive, à partir du 1er octobre 1990. Elle relève d’autre part, que Bernard Lugan a indiqué qu’il n’y avait aucune preuve de l’existence d’un plan ou d’une entente visant à tuer des Tutsi. Elle constate enfin qu’en ce qui concerne Helmut Strizek, il fait savoir qu’il n’y a eu aucune entente en vue de commettre le génocide, attendu qu’à ses yeux, c’est le fait que l’avion du Président ait été abattu qui avait déclenché le génocide. » (voir Jugement n°9841- 01, p.749, n°2095).

Au regard de ce qui précède, le sieur BIZIMANA Jean-Damascène est incapable de toute objectivité. Voici quelqu’un qui a énormément contribué à construire les stratégies de nature à obstruer le processus de vérité-justice au sein de la société rwandaise post-génocide. Etant un des érudits de l’organisme IBUKA qui a excellé en matière de fabrication de la preuve à charge et de constitution de syndicats de délateurs, Jean-Damascène BIZIMANA s’est distingué en lançant des campagnes d’accusation contre les Hutus de l’extérieur comme de l’intérieur sans avoir aucune preuve.

Malgré qu’il soit juriste de formation, Jean-Damascène BIZIMANA est pourtant célèbre par son manque de foi en la justice pénale internationale. En effet, dans ses différentes prises de position, notamment contre le Tribunal Pénal International pour le Rwanda et la justice des pays tiers, la seule justice acceptable est celle qui arrange les intérêts du FPR et qui écrase ses opposants réels ou supposés. C’est ainsi qu’il n’a pas hésité à réclamer, haut et fort, que les acquittés du TPIR et ceux qui ont purgé leurs peines rentrent au Rwanda pour être rejugés. L’on croirait que Monsieur BIZIMANA Jean Damascène, docteur en droit, ne reconnaîtrait pas l’un des principes fondamentaux du droit « Non bis in idem ».  Cela signifie, en fait, que pour lui aucun Hutu ne devrait être acquitté des accusations alors que parfois lesdites accusations sont purement mensongères.

Jean-Damascène BIZIMANA a excellé dans la délation, notamment dans le dossier contre les militaires français de l’Opération Turquoise qui avait été autorisée par l’ONU. Rappelons que la France a été félicitée par les Nations unies pour la réussite de cette opération. Par ailleurs, Monsieur BIZIMANA fait partie des ténors de la polémique ambiante sur l’implication de la France – son pays d’adoption pourtant – dans le génocide rwandais.

*1. L’activisme et le fanatisme ayant caractérisé le parcours du Dr BIZIMANA Jean Damascène, au cours des 20 dernières années, sont incompatibles avec les exigences d’objectivité ;

*2. Dr BIZIMANA Jean Damascène a, pendant très longtemps, servi de cheville ouvrière des réseaux délateurs et extrémistes, qui ne conçoivent la justice que comme outil de revanche et de vengeance entre les mains des rescapés Tutsi ;

*3. Les différentes publications, les activités militantes ainsi que les déclarations publiques du Dr BIZIMANA Jean Damascène montrent clairement qu’il ne saurait contribuer à la recherche de la vérité et de la justice étant donné qu’il est très engagé auprès des milieux tutsis radicaux et extrémistes ;

*4. La politique et les orientations stratégiques de la CNLG sont imprégnées de l’extrémisme anti hutu de son Président, Monsieur BIZIMANA Jean Damascène, depuis sa nomination à la tête de cette institution.

Le modus opérandi des extrémistes de la trempe de Mr J.D. Bizimana

De prime abord, soulignons que les extrémistes du FPR utilisent toutes les manœuvres diaboliques pour se maintenir au pouvoir. Ils exercent notamment le chantage et déstabilisent toute personne susceptible de mettre en cause leur autorité morale, contester leur légitimité ou s’opposer à leur dictature. Kagame n’a-t-il pas dit qu’il avait érigé un « mur de lois »[7] infranchissable par les opposants ?

Cet arsenal de lois liberticides fait justement partie de ce que l’opposition lui reproche :

*1. Le régime du FPR a mis en place une loi vague sur le négationnisme, le divisionnisme et l’idéologie génocidaire dont il se sert pour condamner toute personne qui critique sa mauvaise gouvernance, dénonce l’exclusion et la marginalisation d’une partie de la population, revendique un deuil non discriminatoire ou dénonce les crimes commis par certains éléments de son armée;

*2. Il s’immisce quotidiennement dans la justice, a utilisé les Gacaca comme tribunaux politiques pour éliminer tous les opposants politiques ou leaders d’opinions non acquis à leur cause, ainsi que des intellectuels qui occupent ou sont susceptibles d’occuper des postes d’emploi convoités par des membres du FPR, leurs supporteurs ou leurs sympathisants;

*3. Il a mis en place des syndicats des délateurs formés ou réseau de faux témoins bien encadrés vers lesquels sont orientés les enquêteurs étrangers à la recherche d’information prétendument « plausibles ». Certains témoignages sont extorqués par torture[8] ou suite aux promesses de libération des détenus souvent injustement emprisonnés. Ces faux témoignages, sont placés sur INTERNET et des socio-média pour amplifier l’effet multiplicateur pour appuyer des listes sauvages transmis à INTERPOL. Ces délateurs induisent en erreur et piègent les non-avertis par de fausses accusations montées de toutes pièces ; ils déstabilisent et portent des préjudices moraux, sociaux et matériels aux victimes certaines fois jetées en prison durant des années avant d’être disculpés ;

*4. Il harcèle, menace, terrorise, maltraite physiquement ou jette en prison les témoins à décharge ou même les avocats de la défense pour décourager toute personne susceptible de lutter pour une justice équitable ou défendre les droits de la personne humaine.

Les accusations contre Charles Ndereyehe

 1. Le CNLG accuse Ndereyehe d’avoir appartenu à la CDR et formation des milices :

Nous savons tous que Charles Ndereyehe n’a jamais appartenu à la CDR. Les listes des 51 membres fondateurs[9] de la CDR sont connus et on fait objet des enquêtes du TPIR. Aucun acteur de la scène politique rwandaise actif entre 1992-1994 ne peut pointer Charles Ndereyehe du doigt et affirmer qu’il aurait été membre de la CDR.

2. Les milices INTERAHAMWE

Ceux qui étaient au Rwanda savent que les affrontements des milices des partis politiques ont commencé début 1992 et se sont amplifiés en mai 1992. Où était Mr Bizimana et où était Mr Ndereyehe ? A notre connaissance ce dernier était à Rubona depuis février 1992. L’organisation des milices entre 1991-1993 est amplement documentée dans un texte que l’ancien ministre de la défense Dr James Gasana[10] a soumis à la Commission d’enquête du Parlement français. Les accusations concernant les milices en relation avec Mr Ndereyehe sont de la pure fiction.

3. De l’auto-défense civile et des actes de génocide en 1994

L’auto-défense civile (ADC) à Butare a fait également objet d’enquêtes fouillées du TPIR. En ce qui concerne Butare, la jurisprudence du TPIR[11] est sans équivoque : «Le Procureur c. Nyiramasuhuko et consorts, affaire n° ICTR-98-42-T ».

Le cas de la Défense civile à Butare a été largement débattu dans le procès  Ntezilyayo et Kanyabashi au TPIR. Les deux coaccusés responsables du recrutement, de l’armement et de l’entrainement de l’auto-défense civile à Butare ont été acquittés du chef d’accusation d’actes de génocides commis par certains individus de l’ADC. Le TPIR en a également déchargé les ministres Bizimungu Casimir, Bicamumpaka Jérôme et Ntagerura André alors qu’ils faisaient partie du gouvernement qui a mis en place le programme de l’auto-défense Civile (ADC).

Ceux qui commettaient des crimes dans cette période étaient des truands de droit commun.

4. Des GACACA et procès sur les crimes commis à l’ISAR-Rubona en Avril 1994

Contrairement à ce que affirment les délateurs de CNLG, nous savons, de sources sûres et dignes de fois que, jusqu’à la clôture des Gacaca, Mr Ndereyehe n’a jamais fais objet ni des Gacaca de RUBONA ni impliqué de près ou de loin dans les procès qui on eu lieu entre 2000 et 2002 concernant les crimes commis à l’ISAR- Rubona[12]. Les Tribunaux ont conclu que la responsabilité de ces crimes était personnelle et individuelle[13]. Par ailleurs, plusieurs auteurs affirment que la Station de Rubona fut le refuge de tous ceux qui se sentaient menacés dans les communes environnantes.

Si donc le CNLG insinue le contraire, c’est qu’il est en train de produire de faux documents y relatifs.

Le fait que Mr Ndereyehe figure sur les listes publiées par INTERPOL n’est pas une preuve de sa culpabilité. En effet, ces listes sont faites sur demande des pays membres. Les règles d’Interpol reposent sur le principe de souveraineté nationale qui fait que la source des données enregistrées reste propriétaire de ses données. Dans le cas d’espèce c’est le gouvernement du FPR qui est responsable des accusations envoyées à Interpol pour neutraliser ses opposants réels ou supposés.

Beaucoup de membres des FDU ont été mis sur des avis de recherche lancés par le gouvernement du FPR après la création des FDU-Inkingi en 2006. D’autres ont été ajoutés après l’arrivée au Rwanda de la Présidente des FDU-Inkingi Mme Victoire Ingabire Umuhoza en 2010 pour challenger le général Kagame dans les élections présidentielles. Enfin, beaucoup d’autres figurent actuellement sur la liste des personnes recherchées depuis la création de la plateforme P5, une coalition des organisations politiques AMAHORO P.C, FDU – INKINGI, PDP – IMANZI, PS – IMBERAKURI ET RWANDA NATIONAL CONGRESS (RNC);

Ce n’est donc pas pour rien que l’appartenance au FDU-Inkingi figure sur la liste des accusations[14] (n.5) portées contre Ndereyehe. Tout le monde sait que le parti FDU-Inkingi est une des principales forces politiques de l’opposition démocratique au FPR. Il est donc facile de comprendre pourquoi la dictature du FPR s’acharne contre ses leaders[15].

 Conclusion 

Que Mr Jean Damascène BIZIMANA s’acharne sur Mr NDEREYEHE Charles en l’accusant de crimes innommables, ceci n’étonne pas les personnes avisées.

Nous espérons que les autorités des Pays-Bas ne se laisseront pas berner, une fois de plus, par les agents du FPR.

La réconciliation des Rwandais ne sera effective que si on réussit d’isoler les extrémistes de tous bords.

Gaspard MUSABYIMANA
13/03/2018.

Source: musabyimana.net


[1] http://mobile.igihe.com/amakuru/u-rwanda/article/cnlg-yasabye-u-buholandi-gufata-ndereyehe-wa-fdu-ushinjwa-gutera-inkunga

https://www.bwiza.com/u-buholandi-ndereyehe-ntahontuye-charles-ukurikiranweho-uruhare-muri-jenoside-ni-muntu-ki/

[1]https://uitspraken.rechtspraak.nl/inziendocument?id=ECLI:NL:RBDHA:2015:7860&showbutton=true&keyword=NL%3aRBDHA%3a2015%3a7860

[2] http://www.newtimes.co.rw/section/read/229932/

[3] http://www.cnlg.gov.rw/about-us/vue-densemble/?L=2

[4] http://unity-club.org/IMG/doc/CYANIKA_26022012_1_.doc;

http://www.minagri.gov.rw/index.php?id=469&tx_ttnews%5Btt_news%5D=1087&cHash=af66284e701c775410ad04e79c1503b1;

http://www.newtimes.co.rw/section/article/2015-06-23/189988/

[5] http://www.fdu-rwanda.com/fr/l-illegitimite-du-proces-victoire-ingabire-umuhoza/

[6] https://www.hrw.org/fr/news/2017/10/10/rwanda-detention-militaire-illegale-et-torture

https://www.hrw.org/fr/news/2017/11/01/rwanda-une-tentative-de-nier-les-meurtres

https://www.hrw.org/world-report/2018/country-chapters/rwanda

https://www.youtube.com/watch?v=Y6a1MmkOdQw&feature=youtu.be

http://tbinternet.ohchr.org/_layouts/treatybodyexternal/Download.aspx?symbolno=CAT%2fC%2fRWA%2fCO%2f2&Lang=en

[7] André Guichaoua : Mars 2004 : Butare la Préfecture rebelle,  Tome 1, pagina 52, pt 3.2.2

[8] Commission Parlementaire Française et au TPIR :
http://jkanya.free.fr/Texte15/violencerwanda1991_1993.pdf

[9] http://unictr.unmict.org/sites/unictr.org/files/case-documents/ictr-98-42/appeals-chamber-judgements/en/151214.pdf

[10] http://unictr.unmict.org/sites/unictr.org/files/case-documents/ictr-98-42/appeals-chamber-judgements/en/151214-judgement.pdf

http://unictr.unmict.org/sites/unictr.org/files/case-documents/ictr-98-42/trial-judgements/en/110624.pdf

[11] RMP41640/S8/RP72/2/2000 à Butare et RPA145-1-201-NZA à Nyanza-Nyabisindu

www.asf.be/wp-content/publications/ASF_JurisprudenceGenocide_4.pdf  pages 11-27 et pages 293-313

[12]page 6-7 RMP41640/S8 RP76/2/2000 et page 13 RPA145-1-001-NZA/RP76/2/2000) .

[13] https://www.bwiza.com/u-buholandi-ndereyehe-ntahontuye-charles-ukurikiranweho-uruhare-muri-jenoside-ni-muntu-ki/

[14] http://www.fdu-rwanda.com/fr/rwanda-la-sentence-du-proces-des-leaders-des-fdu-ikingi-en-appel-pour-la-liberation-provisoire-fut-prononcee-loin-des-representations-diplomatiques-des-media-et-des-observateurs-de-droits-de-l/


Avis aux lecteurs: Nos articles peuvent être reproduits à condition de citer le nom d’auteur et le site web source.
Notice to readers: Our articles may be reproduced provided the author’s name and the source website are cited.

Laureats du Prix Victoire Ingabire Umuhoza pour la Démocratie et la Paix – 2018

Onana_PhilPour la septième fois, Le RiFDP viens de décerner publiquement le Prix Victoire Ingabire Umuhoza pour la Démocratie et la Paix à l’occasion de la journée internationale de la femme qu’il a célébré ce samedi le 10 mars 2018 en Belgique.

Laureats du Prix Victoire Ingabire Umuhoza pour la Démocratie et la Paix – 2018

ONANA Charles

Charles ONANA est journaliste d’investigation de nationalité franco-camerounaise. Ses recherches sur la tragédie rwandaise et son extension au République démocratique du Congo  en font incontestablement un expert reconnu sur le plan international.

Depuis de nombreuses années, il dénonce inlassablement le système de pensée unique que tentent d’imposer, urbi et orbi, ceux-là même qui ont précipité la région des Grands Lacs dans un chaos mortifère.

L’investissement personnel consenti par Charles ONANA constitue une contribution directe à la manifestation de la vérité et par voie de conséquence, au retour de la démocratie et de la paix dans la région des Grands Lacs d’Afrique.

Son champ d’investigation ne se limite pas aux événements déclencheurs des conflits dans cette region. De façon tout aussi engagée, il dénonce les errements d’une justice internationale totalement inféodée à des intérêts partisans peu soucieux du besoin du peuple rwandais et congolais à plus de justice et d’équité.

Le militantisme qu’il déploie depuis près de vingt ans pour la cause de la vérité et de la justice vient de connaître une étape capitale. En effet, le 21 décembre dernier, à l’issue d’un travail de recherche de plusieurs années, Charles ONANA a défendu avec succès, à l’université Jean Moulin de Lyon, une thèse de doctorat en science politique. qui constitue aussi une réelle contribution à une connaissance plus correcte de la réalité des événements de 1994.

Phil Taylor

Phil Taylor est l’animateur du Taylor Report, une émission en langue anglaise à Toronto au Canada sur CIUT 89.5 FM. Depuis 2011, il a présenté plusieurs émissions sur l’Afrique des Grand Lacs ou les Tribunaux internationaux y compris plusieurs émissions sur Victoire Ingabire Umuhoza.

Phil Taylor a commencé à suivre de près les évènements de la région des Grands Lacs d’Afrique après l’assassinat du président Melchior Ndadaye du Burundi en 1993. Depuis lors, il n’a cessé de décrier les abus contre les droits de la personne dans cette partie de l’Afrique et particulièrement au Rwanda depuis la tragédie de 1994. Son émission “The Taylor Report – CIUT 89.5 FM” diffusée par CUIT 89.5 FM à l’Université de Toronto est un programme hebdomadaire qui couvre des sujets d’actualités mondiales diverses incluant la politique, les droits de l’homme, la paix et le travail, ainsi que des histoires et des individus qui ne sont pas couramment entendus dans les médias usuels.

Phil donne souvent des interviews à des personnes qui s’occupent du dossier de cette région y compris ceux qui suivent la lutte démocratique contre les dictatures criminelles dans la région des Grands Lacs. Phil est un des rares canadiens défenseurs infatigables des peuples opprimés de la région des Grands lacs africains, et ce depuis le tout début des années 90.

À qui est décerné ce prix ?

Ce prix est décerné à toute personne physique ou morale, s’étant distinguée par son travail, de manière pacifique, dans le domaine de la promotion de la démocratie, de la paix, de la liberté d’expression, du respect des droits de la personne et qui a contribué de manière significative à instaurer le rapprochement des peuples par le dialogue, le respect de la personne humaine, de la justice sociale dans le but d’améliorer la qualité de vie de la population de la région des grands lacs africains.

Historique

Ce prix a été créé par le Réseau International des Femmes pour la Démocratie et la Paix le 12 mars 2011, en hommage à Madame Victoire Ingabire Umuhoza. Ce prix incarne le courage, le leadership de Victoire Ingabire Umuhoza dans sa démarche pacifique et démocratique de résolution de conflits.

Femme d’un courage exceptionnel, impliquée dans un processus de résolution du conflit qui afflige le peuple rwandais depuis 1994, Victoire Ingabire Umuhoza se démarque par son leadership, son esprit d’abnégation qui dépasse les intérêts de son noyau familial et de son appartenance ethnique et régionale. Elle a pris sur ses épaules le destin de tout un peuple et de toute une nation en décidant d’affronter l’oppression qui règne dans son pays d’origine, dans l’espoir d’offrir au peuple rwandais une alternative de gouvernance démocratique et de paix durable.

Elle est emprisonnée au Rwanda depuis le 14 octobre 2010 pour avoir osé exprimer des opinions différentes de celles du pouvoir en place.

Rwanda: à quand le dialogue?

Devant les protestations de l’ambassade du Rwanda en Belgique, une conférence-débat qui devait se tenir à la demande de l’ASBL Jalmbo au Parlement fédéral sur le projet de loi du député Gilles Foret visant à réprimer la négation du génocide des Tutsis en 1994 a été annulée. L’auteur de cette carte blanche regrette cette occasion manquée pour l’ouverture d’un dialogue entre toutes les communautés concernées.

À la veille de la 24e commémoration du Génocide perpétré contre les Tutsis, les tensions ressurgissent au sein des populations rwandaises particulièrement ici en Belgique. La cause ? Une conférence qui devait se tenir à la Chambre à propos d’une loi visant à réprimer la négation du Génocide perpétré contre les Tutsis au Rwanda. Positions tranchées, accusations, insultes, diffamations, calomnies, caricatures d’opinion, stigmatisations… ont rythmé le dialogue de sourds qui s’est installé au sein des populations rwandaises. 24 ans n’ont pas suffi à panser les plaies, pourtant tous les remèdes ont été essayés. Tous, à part un : le dialogue.

Le 26 janvier 2018, dans sa 72e session, l’Assemblée générale des Nations Unies a décidé «  de proclamer le 7 avril Journée internationale de réflexion sur le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994  » et a rappelé, à cette même occasion, «  que, durant le génocide des Tutsis en 1994, des Hutus et d’autres personnes s’étant opposées au génocide ont également été tués  ». Cela met fin à 24 ans de flou, où le terme « Génocide rwandais » habituellement utilisé a contribué à noyer l’ensemble des crimes de guerre, des massacres, des assassinats politiques et des crimes de génocide, qui ont été commis durant la tragédie qui a endeuillé le Rwanda depuis 1990, sous une seule et même appellation globalisante et non conforme à la réalité des faits. Tout le monde gagne à utiliser les mots qu’il faut pour qualifier les réalités historiques telles qu’elles se sont déroulées. À commencer par les rescapés tutsis, qui désormais peuvent légitimement revendiquer le droit à ce qu’il puisse y avoir des lois mémorielles visant à les protéger contre tous les discours tendant à la négation du génocide dont ils ont été victimes.

Le débat citoyen sacrifié

Justement, c’est dans cet esprit que le député Gilles Foret a déposé une proposition de loi visant à «  réprimer la négation, la minimisation, la justification ou l’approbation du génocide commis contre les Tutsis au Rwanda en 1994  ». Cette proposition de loi a suscité de nombreuses polémiques, tant sur la scène politique belge que sur les réseaux sociaux. Une organisation de droit belge du nom de Jambo ASBL a souhaité initier un débat citoyen, démocratique et contradictoire, afin de veiller à ce que «  cette loi qui est une nécessité pour la mémoire, serve seulement et uniquement à protéger les rescapés et ne puisse être instrumentalisée par quiconque au détriment des victimes et pour des intérêts politiques  ». Le débat citoyen qui devait se tenir à la Chambre des Représentants avec le soutien du MR et de Défi n’a finalement pas eu lieu. Pour cause, l’ingérence du gouvernement rwandais et de sa ministre des Affaires Etrangère Louise Mushikiwabo, dans le fonctionnement législatif belge. Au final, les députés Gilles Foret (MR) et Olivier Maingain (Défi), soutien de la première heure pour l’un et, pour l’autre, parrain de la conférence qui devait se tenir, n’ont pas résisté aux pressions politico-diplomatiques de ce gouvernement étranger. Tous deux ont fini par sacrifier une des valeurs fondamentales de la démocratie belge, le débat citoyen, face aux pressions de ce pays africain dont la « démocratie » est classée 159e sur 180 au classement de la liberté d’expression et de la presse.

Concurrence mémorielle

Pour autant, dans l’intérêt de la population rwandaise, de sa diaspora en Belgique et de l’Etat belge, cette proposition de loi aurait tout intérêt à marquer l’avènement d’un réel dialogue entre les rescapés rwandais toutes ethnies confondues. Aujourd’hui, ce que réclament les rescapés du Génocide perpétré contre les Tutsis, c’est que la mémoire des victimes de ce crime abominable soit reconnue de tous et que sa négation puisse enfin être pénalisée. De l’autre côté, les populations hutues réclament que leurs droits soient respectés, dont celui de pouvoir se déclarer « victime ». En effet, les crimes dont elles ont été victimes depuis 1990 dans le nord du Rwanda jusqu’à ceux commis dans les camps de réfugiés à l’Est du Congo en 1997 sont largement documentés dans des rapports des Nations Unies et de diverses organisations internationales. Certains de ces crimes, relatés très précisément dans « l’historique » Rapport Mapping, réalisé par de hauts experts de l’ONU, «  révèlent plusieurs éléments accablants qui, s’ils sont prouvés devant un tribunal compétent, pourraient être qualifiés de crimes de génocide  ». Ce droit à se déclarer victime est dénié tant par la communauté internationale, qui n’a toujours pas mis en place une juridiction compétente pour enquêter sur les crimes de masse qu’ont subis les populations hutues, que par le régime rwandais au pouvoir qui accuse tout Hutu qui se dit « victime », de « négationniste » du Génocide perpétré contre les Tutsis.

La tragédie qu’a connue le Rwanda a conduit à bon nombre d’histoires dramatiques. Mais toutes ne trouvent pas leur place dans la narrative officielle. Aujourd’hui, trop de Rwandais, toutes ethnies confondues, ont le sentiment que leur histoire n’est pas prise en compte à sa juste valeur, que les crimes dont ils ont été victimes ne sont pas suffisamment reconnus et que leur statut de victime n’est pas suffisamment respecté. Cela conduit inévitablement à une concurrence mémorielle à laquelle les seuls perdants sont ceux qui ont été victimes de ces crimes. C’est donc un cercle vicieux, où ceux qui ont échappé à la mort hier, continuent d’être victimes aujourd’hui en subissant négationnisme et déni de droit.

Le dialogue pour la co-construction d’une histoire réconcilié

L’entre-soi et le culte de la pensée unique ont conduit à la radicalisation des opinions et la stigmatisation de l’autre. La première étape à l’élaboration d’une histoire commune est l’acceptation de l’histoire de l’autre. Pour autant, cela ne pourra advenir qu’à la suite d’un réel dialogue, inclusif, ouvert et libre. Ce dialogue est le seul cadre propice à l´édification du climat de confiance entre les ethnies, indispensable à la réconciliation effective, à la paix et au développement durable au Rwanda et dans ses diasporas. Ce dialogue entre les victimes et rescapés, quels que soient les crimes dont ils ont été victimes, est aussi une condition sine qua non à l’élaboration d’une histoire mais aussi d’un avenir réconcilié.

Les liens historiques entre les peuples belge et rwandais, confèrent à la Belgique un rôle et une responsabilité. En cédant aux pressions du régime rwandais, Messieurs Maingain et Foret ont raté La Marche de l’histoire car ils auraient pu contribuer à la mise en place de ce dialogue inter-rwandais hautement nécessaire. Nous sommes toujours au carrefour de l’histoire, la Belgique peut soit initier ce dialogue et donc être un acteur prépondérant dans la reconstruction et la réconciliation du peuple rwandais, soit elle peut le refréner et ainsi contribuer à l’exacerbation des tensions au sein de la population rwandaise et dans ses diasporas. Ainsi donc, aux positions tranchées, accusations, insultes, diffamations, calomnies, caricatures d’opinion, stigmatisation… qui régissent les relations inter-rwandaises, le remède ne peut être que le dialogue pour qu’advienne enfin une co-construction d’une histoire réconciliée entre tous les Rwandais quels que soient les crimes dont ils ont été victimes.

Source: Le Soir

ITANGAZO : TURAMAGANA UBWICANYI AGATSIKO K’ABANYWAMARASO B’UMUNYAGITUGU PAUL KAGAME KAKOREYE IMPUNZI Z’ABATUTSI B’ABANYAMULENGE MU NKAMBI YA KIZIBA.

Itangazo   rya Guverinoma y’u Rwanda ikorera mu buhungiro No 2018/02/001

Umunyagitugu Paul Kagame yategetse ingabo ze kurasa no kurimbura ku manywa y’ihangu impunzi z’Abatutsi b’Abanyamulenge zabarizwaga mu nkambi ya KIZIBA !

1. Guhera tariki ya 20/02/2018 impunzi z’Abanyekongo b’Abatutsi b’Abanyamulenge zabarizwaga mu nkambi ya KIZIBA, zafashe icyemezo cyo kwigaragambya mu mutuzo, zikambika imbere y’ibiro by’Umuryango mpuzamahanga wita ku mpunzi HCR zisaba uwo muryango ko wasubiza bimwe mu bibazo bizikomereye .  Zishingiye ku mibereho mibi zimazemo igihe harimo kwicishwa inzara no gutereranwa mu buryo bwinshi bunyuranye, zasabaga kuvanwa mu Rwanda zikimurirwa ahandi cyangwa se zigasubizwa mu gihugu cya Repubulika Iharanira Demokarasi ya Kongo(RDC) zikomokamo.

2.Tariki ya 22/2/2018 umunyagitugu Paul Kagame usuzugura rubanda rugufi bidasanzwe, yahaye Agatsiko ke k’Abanywamaraso itegeko ryo kurasa no gutsemba  ng’« uwo mwanda w’impunzi »  z’abanyekongo. Uwo munsi hishwe abarenga 40, benshi cyane barakomeretswa, muri icyo gitero cyagabwe ku mpunzi kiyobowe na Jenerali Kagame Alex wigeze no gutegeka umutwe w’ingabo zirinda Paul Kagame.

3.Ubu bwicanyi buje bukurikira irimburambaga aka Gatsiko kakoreye izindi mpunzi z’Abatutsi b’Abanyekongo mu nkambi za MUDENDE na NKAMIRA mu myaka ya 1995 na 1996.

4.Ntitwakwibagirwa kandi ubwicanyi ndengakamere nk’ubu Paul Kagame n’agatsiko ke bakoreye abanyarwanda bo mu bwoko bw’Abahutu bari mu nkambi ya Kibeho mu mwaka wa 1995, hakicwa baturage b’inzirakarengane barenga ibihumbi 80.

5.Icyo ibi byose bigaragaza ni uko Paul Kagame ari umwicanyi utagira umutima, utagira ubwoko, utagira idini, utitaye ku kaga k’abaturage !

Guverinoma y’u Rwanda ikorera mu buhungiro yamaganye ku mugaragaro ubu ubwicanyi bwakorewe impunzi z’Abanyekongo b’Abanyamulenge bugamije gukomeza gukaza iterabwoba no gufunga abantu BOSE umunwa ngo hato batisanzura bakavuga icyo batekereza cyangwa bagatinyuka guharanira uburenganzira bwabo.

KOKO RERO :

1. Mu gihe Impunzi z’Abanyekongo b’Abanyamulenge zahisemo kugaragaza mu mutuzo imibereho mibi zibayemo, aho kubatega amatwi no kubafasha gushaka umuti, umunyagitugu Paul Kagame we yarahutereye abatura ibitwaro bya kirimbuzi, abarasa atababarira mbese nk’urimo kurwanya umwanzi wateye igihugu. Ibi bikaba binyuranye n’amahame yo kurinda impunzi no kuzifasha kubaho neza.

2.Kuba impunzi z’Abanyamulenge zarasabye kwimurirwa ahandi cyangwa zigasubizwa mu gihugu zikomokamo aho gukomeza kwicirwa n’inzara mu Rwanda, Kagame we akihutira kuzirasa urufaya, birahishura umugambi we wo gukomeza kuzigira INGWATE agamije kuzikoresha mu nyungu ze bwite no kuzigira urwitwazo rwo kuzakomeza kwinjira muri Kongo guhungabanya umutekano no gusahura umutungo kamere w’icyo gihugu.

KUBERA IZO MPAMVU ZOSE :

I. Guverinoma y’u Rwanda ikorera mu buhungiro iributsa Kagame n’agatsiko ke k’Abanyamurengwebagashize ko nta kabuza bazaryozwa ibikorwa bw’ubwicanyi n’iyicarubozo bakomeje gukorera impunzi z’Abanyekongo ndetse n’Abanyarwanda muri rusange batinyuka kugaragaza ibitekerezo byabo.

II. Turasaba abakuru b’ibihugu bigize umuryango w’ubumwe bwa Afrika gukuraho icyizere umwicanyi Paul Kagame kuko akomeje guhohotera Abanyafurika yari akwiye kurinda no kuvugira.

III.  Turasaba Abanyarwanda aho bari hose guhaguruka bagafasha impunzi zabahungiyeho kwamagana ubwicanyi n’ibikorwa by’ubugome Kagame n’agatsiko ke k’Abanywamaraso bakomeje kubakorera

IV.Turashishikariza Abanyarwanda bose, abari imbere mu gihugu no hanze yacyo, GUTINYUKA bagahaguruka, bagaharanira uburenganzira bwabo nk’uko impunzi z’Abanyamulenge zatinyutse zikagaragaza akarengane zirimo gukorerwa

V.Turasaba umuryango mpuzamahanga wita ku mpunzi(HCR) gukora anketi yimbitse kuri ubwo bwicanyi kandi ababugizemo uruhare bose bagashyikirizwa inkiko mpuzamahanga.

VI. Guverinoma y’u Rwanda ikorera mu buhungiro igennye umunsi wo kuwa kane tariki ya mbere ukwezi kwa gatatu 2018 nk’umunsi w’icyunamo, umunsi wo gusengera abishwe no gutekereza ku cyakorwa ngo twigobotore umwanzi ukomeje kutumaraho abantu.

VII. Turarikiye kandi Abanyamulenge by’umwihariko, Abanyekongo muri rusange, Abarundi, Abagande, Abatanzaniya n’Abanyarwanda banga AKARENGANE kandi barambiwe ubwicanyi bwa Kagame n’agatsiko ke k’Abanywamaraso kuzahurira i Paris mu Bufaransa tugakora IMYIGARAGAMBYO KABUHARIWE yo kwamagana ubwicanyi bwakorewe impunzi z’Abanyekongo zivuga ururimi rw’ikinyarwanda zo mu nkambi ya Kiziba, kimwe n’ubundi bwicanyi bwose Kagame yakwirakwije mu Karere k’Ibiyaga bigari .

VIII.   Iyo myigaragambyo izakorwa izabera imbere y’ibiro by’Umuryango Mpuzamahanga wita ku Mpunzi (HCR), ku wa kane taliki ya 22/03/2018

IX. Turashishikariza abatazashobora kugera i Paris ko nabo bakwisuganya maze iyo myigaragambyo bakazayikorera mu bihugu batuyemo.

X. Guverinoma y’u Rwanda ikorera mu buhungiro ikomeje gufata mu mugongo no kwihanganisha imiryango yaburiye ababo muri ubwo bwicanyi.

Ubwigenge n’ubwisanzure biraharanirwa.

Bikorewe i Paris, taliki ya 26/02/2018

Chaste Gahunde,

Minisitiri w’Itangazamakuru

Umuvugizi wa Guverinoma y’u Rwanda ikorera mu buhungiro

 

28 MUTARAMA : TWANZE UBUHAKE BW’ABANYIGINYA NTABWO TUZEMERA UBUJA BW’ABEGA !

logo ishema

Ijambo ry’Umuyobozi w’Ishyaka Ishema ry’u Rwanda

28 MUTARAMA : TWANZE UBUHAKE BW’ABANYIGINYA NTABWO TUZEMERA UBUJA BW’ABEGA !

Banyarwandakazi, Banyarwanda,

Bataripfana b’Ishyaka Ishema ry’u Rwanda n’abakunzi bacu

Baturanyi namwe ncuti z’Abanyarwanda,

1.Taliki ya 28 Mutarama 1961, abagabo b’INTWARI zikunda rubanda bitavugwa bahuje umugambi bazindukira i GITARAMA, batitaye ku kaga kashoboraga kubagwira kuko ubutegetsi bwariho icyo gihe butari bwishimiye impinduka nziza bifurizaga igihugu. Bagiye inama bafata ibyemezo bidateze kwibagirana mu mateka y’uRwanda :

*Basezereye Kalinga n’izayo zose, bashinga Repubulika

*Baciye ubuhake bw’Abanyiginya bari bacyishuka ko bo bavukiye gutegeka naho abandi benegihugu bakavukira kubabera abagaragu

* Uwo munsi batangije « Ubutegetsi bwa rubanda, bushyizweho na rubanda kandi bukorera rubanda »

2.Guhera uwo munsi abenegihugu bari baramenyerejwe kwitwa  ABAGARAGU bamenye bidasubirwaho ko nabo bafite uburenganzira budakuka mu gihugu cyabo. Bahishuriwe ko ubutegetsi ari ubwabo kandi ko bafite ububasha bwo kuburagiza abayobozi bishakiye binyuze mu matora aciye mu mucyo. Uwo munsi haciwe iteka ko batazongera kwitwa « Abagererwa n’Inkomamashyi » mu gihugu cyabo !

3.Abanyarwanda barishimye bishyira kera, Abanyuramatwi babishyira mu majwi anoze y’indirimbo, bose bakikiriza ko ubuhake bugiye nk’ifuni iheze, ko Umunyarwanda avuye bidasubirwaho ku ngoyi ya Kalinga, ko ibihe bishya kandi byiza bitangiye kuri buri mwenegihugu.

4.Icyakora nyuma y’imyaka 33 benshi baje gutungurwa no gutahura amatwara, imyemerere n’imigenzereze bitakijyanye n’igihe tugezemo by’Umutwe wa FPR INKOTANYI wafashe ubutegetsi ku ruhembe rw’umuheto mu mwaka w’1994 nyuma y’intambara n’imivu y’amaraso yahinduye igihugu cyacu amatongo.

5.Jenerali Paul Kagame wayoboye uwo mutwe w’abicanyi kabuhariwe, yirengagije amateka y’u Rwanda,ntiyatinya kwiyimika no kwigira Umwami w’Umwega, ngo uteganya kuzavanwa ku butegetsi n’urupfu rwonyine. Yabuze ubutwari bwo kuvuga ku mugaragaro ko agaruye ingoma ya cyami, ya  yindi  y’abasekuru be yari yarasezerewe  na rubanda taliki ya 28/1/1961, nuko yemera agononwa kwiyita Perezida ariko mu by’ukuri imikorere n’imyitwarire bye biguma kuba iby’umwami w’umwega unejejwe cyane no gusubiza Abanyarwanda bose mu buja, abatabyemeye akabafunga , abandi akabica, ab’amahirwe bagakizwa no gutorongera bagafata iy’ubuhungiro. Umubare wabo ntuhwema kwiyongeraho ibihumbi byinshi buri mwaka ! Ni ubwambere mu mateka y’u Rwanda, Gahutu, Gatwa na Gatutsi bahuzwa no guhunga ikivunge « ingoma » ibica itarobanuye !

6.Ngiyo impamvu yatumye taliki ya 28 Mutarama 2013 abandi banyarwanda b’ababyiruka bifuza kugera ikirenge mu cy’intwari zo hambere kandi bahujwe n’umugambi wo gusubiza u Rwanda Ishema rukwiye, bahuriye mu mujyi wa Paris ho mu Bufaransa, bashinga Umutwe wa politiki bawita ISHEMA ry’u Rwanda, biha izina ry’ubuhizi ry’ABATARIPFANA, binjira batyo mu ruhando, batangira kurengera inyungu za rubanda. None dore ngiyi imyaka ishize ari itanu.

7.Ku Bataripfana, iki ni igihe gikwiye cyo gusuzuma ibyo bagezeho, ibyabagoye ndetse n’ibyabananiye. Ikigaragara ni uko ikintu cyenda gusa n’ubwami bw’Umwega Paul Kagame kimaze imyaka 24 gica ibintu mu Rwanda, kwitwa Repubulika bikaba ntacyo bigabanya ku rugomo rukabije rugirirwa abenegihugu no ku karengane kadasanzwe ubutegetsi bw’igitugu bukomeje gukorera rubanda rugufi.  Abaturage basubijwe mu buja, bose barongeye bahindurwa abagaragu, barakora bakagoka ariko Agatsiko kakaba ariko gatungwa n’ibyo baruhiye : Barahinga ntibasarure, bakubaka inzu bakazisenyerwa hejuru, bacuruza inyatsi FPR ikabatwara byose, dore bigeze n’aho basorera amasambu gakondo nk’aho ari inguzanyo bahawe n’uyu mugabo wigize umwami wabo ku kingufu ! Iruhande rw’umunyagitugu Paul Kagame harasagamba « Agatsiko k’Abanyamurengwe bagashize » biheshereza agaciro mu kurya ibyabo bakagerekaho no gukungahazwa n’ibindi byinshi bambuye Rubandigoka !

8.Nicyo gitumye abashinze Ishyaka ISHEMA ry’u Rwanda, bamaze imyaka itanu bakora iyo bwabaga ngo barenganure rubanda, ubu noneho  bihaye gahunda yo gukora URUGENDO rudasanzwe , bityo guhera kuri iyi taliki nziza ya 28 Mutarama 2018, bakaba bafashe igihe cy’amezi  atanu yo kuvugurura Ishyaka ryabo (Refondation) , baryinjizemo  Abarwanashyaka bashya, barihe inzego nshya, barihe gahunda n’ingamba bishya bizaryongerera ubushobozi bwo gusezerera umunyagitugu Paul kagame n’Agatsiko ke  k’Abanyamurengwe bagashize bidatinze, hagamijwe gusubiza Abenegihugu uburenganzira bwabo bwose bambuwe.

9.Kubera izo mpamvu zose, Ikipe Nyobozi y’Ishyaka Ishema yagennye ko :

(1)  Kwizihiza Isabukuru y’Imyaka itanu ISHYAKA ISHEMA rimaze rivutse bishyizwe taliki ya 1 Nyakanga 2018. Aho ibyo birori bizabera muzahamenyeshwa bidatinze.

(2) Hatanzwe Ishimo ku Benegihugu bagomba gufatwa nk’icyitegererezo cy’ubutwari n’ubutaripfana. Bene abo bagomba kumenyeshwa abanyarwanda, amateka y’ubuzima bwabo n’ibikorwa byabo byiza bikigishwa urubyiruko.

Banyarwandakazi, Banyarwanda,

Bataripfana b’Ishyaka Ishema ry’u Rwanda n’abakunzi bacu

Baturanyi namwe ncuti z’Abanyarwanda,

10.Abahawe Ishimo  ry’INTWARI ZA RUBANDA ni aba bakurikira :

(1)Umwami Mutara III Rudahigwa waciye ubuhake kandi agatura u Rwanda Kristu Umwami.

(2)Perezida Mbonyumutwa Dominiko wabaye Perezida wa mbere wa Repubulika yasezereye ubwami ikavana rubanda mu buja

(3)Perezida Geregori Kayibanda wabaye Perezida wa kabiri akaba n’Impirimbanyi y’ikirenga mu batangije Repubulika na Demokarasi ishingiye kuri rubanda mu Rwanda

(4)Perezida  HABYARIMANA Yuvenali wahimbye UMUGANDA watoje abenegihugu kwitabira umurimo no guteza imbere ibikorwa remezo rusange kandi agahihibikanira gushimangira amajyambere nyakuri ya rubanda.

11.Abahawe Ishimo nk’ababaye URUGERO RW’UBUTARIPFANA ni aba bakurikira :

a)Abanyapolitiki

(1) Madame Victoire INGABIRE, umutegarugori wa mbere watinyutse agasiga umuryango we mu mahanga,  akajya mu Rwanda guhangara no  kubwiza ukuri umunyagitugu Paul Kagame n’Agatsiko ke  k’Abanyamurengwe bagashize agamije kurengera rubanda iri mu kaga.

(2) Bwana Deogratias Mushayidi, Umwenegihugu wabaye umuyoboke wa FPR nyamara agatinyuka gutangaza ku mugaragaro, mu mvugo no mu nyandiko, ko niba ubutegetsi bwa FPR buhisemo kwimika akarengane nk’ako ku ngoma ya cyami buzakurwaho na rubanda nk’uko ingoma ya cyami yasezerewe.

(3) Maitre Bernard NTAGANDA nk’umwenegihugu watinyutse guhirimbanira imbere mu gihugu, agatotezwa, agafungwa ariko agakomera ku ntego yo gucungura Rubandigoka.

(4)Umwari Diane SHIMA RWIGARA wanze akarengane kagirirwa umuryango we ndetse na rubanda muri rusange agahitamo gutinyuka, agahaguruka agahangana n’umunyagitugu atitaye ku ngaruka zo gutotezwa no kwamburwa imitungo yose y’umuryango.

b) Abo muri Sosiyete Sivile

(5) Bwana Simeon MUSENGIMANA, watinyutse gushinga Radiyo Ijwi Rya Rubanda, agamije gukangurira Abanyarwanda kuva mu mwobo ,bagacika ku muco mubi wo gukora bufuku, bakajya ahagaragara bakamagana urugomo rw’Inkoramaraso zose, kandi bakihatira guharanira impinduka nziza mu gihugu cyabo.

(6) Bwana MATATA Yozefu kubera ko yatinyutse kwamagana atitangiriye itama akarengane FPR ikorera rubanda, akigisha ko Inzira  y’amahoro (Non-Violence)  aricyo gisubizo kandi akitangira gutabariza abenegihugu bakomeje kuvutswa uburenganzira bw’ikiremwamuntu.

(7) Bwana KIZITO MIHIGO umuhanzi ukundwa n’abanyarwanda benshi cyane kubera ko yatinyutse guhimba no kuririmba indirimbo zisana imitima akanitangira kwigisha ubwiyunge butanga amahoro nyakuri abinyujije muri Fondation KMP(Kizito Mihigo pour la Paix) .

Muri iyi minsi ikurikira italiki nziza ya 28 Mutarama, buri wese muri izi ntwari tuzamuha umunsi we wo kumuvuga ibigwi no kwereka urubyiruko icyo rukwiye kumwigiraho.

Banyarwandakazi, Banyarwanda,

Bataripfana b’Ishyaka Ishema ry’u Rwanda n’abakunzi bacu

Baturanyi namwe ncuti z’Abanyarwanda,

12.Sinasoza iri jambo ntongeye gushima mbikuye ku mutima, abenegihugu bose bakiriye neza ukuza kw’Ishyaka Ishema, bakatugirira icyizere bakatugira inama nziza.

13.By’umwihariko ndashimira abagabo n’abagore, cyane cyane abaciye bugufi, bikokoye bakadutera inkunga yose bashoboye kugira ngo ibikorwa byari biteganyijwe bigerweho. Abaturihiye ingendo, abatwakiriye mu ngo zabo, bakadufungurira, bakatumesera, bakatugurira inkweto n’udukanzu tw’urugendo, abo bose ndabashimira kandi mbizeza ko tutazabatenguha. Urugendo ruracyari rurerure ariko twiteguye kurukomeza.

14.Abataripfana bitanze mu ikubitiro ariko bakaza gucika intege kubera ibigeragezo by’urugendo turabashimira umuganda batanze kandi turabasezezeranya ko Ishyaka Ishema ridateze kubibagirwa.

15.By’Umwihariko turazirikana Dogiteri Joseph NKUSI, twafatanyije cyane mu ntangiriro z’Ishyaka Ishema. Muri iki gihe ari mu kigeragezo gikomeye cyo kuba yarashimuswe aho yari yarahungiye mu gihugu cya Norvege akajyanwa gufungirwa i Kigali kandi atari umunyacyaha no kuba afite abana bato badafite kirengera. Turasaba Paul Kagame ko yamurekura agasubirana ubwigenge bwe nta yandi mananiza.

16.Rubanda yanze ubuhake bw’Abanyiginya, ntabwo iteze kwemera ubuja bw’Abega. U Rwanda ni Repubulika, ntituzahwema guharanira ko igendera ku mahame ya Demokarasi isesuye.

17.Niyo mpamvu inteye kwatura,kuri iyi taliki nziza ya 28 Mutarama,  nk’Umuyobozi w’Ishyaka riharanira ISHEMA rya rubanda , nkagusaba wowe  Bwana Paul Kagame kugabanya ubugwari bugutera guhora usonzeye gufatwa nk’Ikigirwamana; ukingure amarembo dutahe mu gihugu cyacu; ishakemo ubutwari bwo gufungura urubuga rwa politiki, urekure abo wagize imbohe bose ubarenganya. Uzitwa intwari nutera intambwe yo kurekura ubutegetsi wihaye ku ngufu no mu buriganya bugayitse, ugasubiza rubanda amahirwe yo kwikihitiramo abategetsi bayinogeye binyuze mu matora akozwe mu mucyo.  Nukomeza kunangira umutima no kungikanya urugomo ukorera abaturage, tuzakora ibishoboka byose kugira ngo RUBANDA iguhagurukane igukosore, icyo gihe nta we uzakurengera kuko n’abakurwanyeho kuva mu ntangiriro umaze kubajogorora. Kandi na we urabizi neza ko nutisubiraho bwangu  umunsi umwe uzaryozwa ibibi BYOSE wakoreye RUBANDA.

Harakabaho Repubulika ishingiye ku mahame ya Demokarasi

Harakabaho Ishyaka ISHEMA ry’u Rwanda,

Harakabaho umuco mwiza w’UBUTARIPFANA mu Banyarwanda

Bikorewe i Paris, taliki ya 28 Mutarama2018

Padiri Thomas Nahimana,

Umunyamabanga mukuru w’Ishyaka ISHEMA

logo ishema

 

IMINSI 2 GUSA NIYO ISIGAYE NGO ISHYAKA ISHEMA RY’U RWANDA RYIZIHIZE ISABUKURU Y’IMYAKA 5 RIVUTSE!

IMG-20180126-WA0092

ISHEMA RY’U RWANDA 2013-2018:   HABAYE AH’ABAGABO. …

Gukora umurimo wa politiki ku ruhande rutavuga rumwe n’ubutegetsi bw’igitugu nk’ubwimitswe na FPR Inkotanyi ni ikintu kitoroshye ndetse n’ubu kigifatwa n’abatari bake nk’ubwiyahuzi. Iyi myemerere ya benshi mu Banyarwanda ifite inkomoko : Agatsiko-Sajya kimitse iterabwoba mu Banyarwanda, kabapfuka umunwa, kababuza kuvuga icyo batekereza n’ubigerageje agacibwa umutwe aka Rwisereka, cyangwa agafungwa aka Ingabire Victoire, Déo Mushayidi, Theoneste Niyitegeka n’abandi. Ku babashije gufata iy’ubuhungiro bo, FPR ibinyujije mu biro by’umushinjacyaha mukuru yakoze urutonde rw’abo ishinja ibyaha (ababikoze koko kimwe n’abo ibigerekaho batarabikoze) , ibashumuriza inkiko mpuzamahanga ngo zibahigishe uruhindu, bamburwa batyo uburenganzira bwabo bwo gukora  politiki. Ng’uko uko ikibuga cya politiki nyarwanda cyabaye ubutayu, ugerageje kuvugira rubanda akabanza agahenengera mu mwobo, akiyita amazina atabaho ndetse akaba atakwerekana isura ye. Icyari gikenewe ni uguhindura iyi myumvire tugahangara Agatsiko-sajya izuba riva ,tukakabwiza ukuri ko tudatinya gupfa kuko no hakurya y’imva hari ubugingo.

Twari tuzi neza ko igikorwa dutangiye cyasabaga ubwitange, gushirika ubwoba no gusobanura tudategwa umurongo duhisemo gufata w’ubutaripfana. Hari hakenewe guhangana n’imyemerere y’ubwoba yokamye benshi, ndetse rimwe na rimwe twanyuzagamo hakazamo no gucyocyorana n’abadushotoraga. Nanone byari ngombwa kwishakamo ubutwari bwo kwitandukanya n’ibidusubiza inyuma harimo utunyungu tw’umuntu ku giti cye, impungenge z’abo duhuje imiryango, gukorera kuri « baranyica »,  n’isoni zo kubwiza ukuri abaturuta!

Mu masaha 72 yakurikiye ishingwa ry’ishyaka ISHEMA twakiriye ubutumwa bw’abantu 467 badusezeraho ngo aheza ni mu ijuru tuzahurirayo ! Batwemezaga ko tu ta mara ebyumweru  bibiri Kagame ataduciye imitwe twese!

  1. Ese Ishyaka Ishema ry’u Rwanda hari igishya ryazanye mu rubuga rwa Opozisiyo nyarwanda ?
  • Twazanye umuco wo kujya impaka zubaka (DÉBAT constructif) haba mu nyandiko cyangwa ku ma radiyo. Uwadutumiye ngo tuganire wese twaramwitabye cyakora hari benshi bakomeje kudutinya ndetse bakatwita abirasi n’abishongozi. Hari n’abo twasabye guhura tukaganira ariko baranangira.
  • Twahaye agaciro gakomeye ihame ry’uko politiki nziza igomba gukorerwa mu Rwanda kandi ko abanyapolitiki bakorera mu buhungiro bakwiye gukora ibishoboka byose bagataha mu Rwanda gufatanya urugendo rw’impinduka na Rubanda.
  • Twatsindagiye ko inzira y’amahoro ikwiye kwitabazwa mu gukemura ibibazo by’u Rwanda cyane cyane ko twabonye ingaruka mbi cyane intambara ya FPR Inkotanyi yatangiye taliki ya 1/10/1990 yakururiye u Rwanda.
  • Twahamagariye ‘Nouvelle génération’ kwitabira ibikorwa bya politiki no kwirinda ko urubuga rukomeza kwiharirwa n’abafite ibiganza bijejeta amaraso y’Abanyarwanda.
  • Twakanguriye Abanyarwanda kwemera no kugira iryabo ihame ry’uko nta wundi ubibabereyemo kandi ko ak’imuhana kaza imvura ihise bityo bakitegura guhagurukira mu majyaruguru , amajyepfo, uburengerazuba n’uburasirazuba bagasimbukana agatsiko-sajya kabahinduye Abagereerwa n’Inkomamashyi mu gihugu cyabo.
  1. Ese hari umuganda wihariye Ishyaka ISHEMA ryatanze ?

Ngo nyiramaso yerekwa bike,ibindi akibonera.

  • Habonetse abasore n’inkumi batinyuka bakajya ku mugaragaro bakamagana badatinya ubutegetsi bw’agatsiko, ikintu cyari imbonekarimwe mbere.
  • Ibi byatumye nà bake cyane bari barabitangiye mbere bagira imbaraga ntibacika intege ntibacogozwa n’ibizazane bahuraga nabyo
  • Bityo rero, ubu nta wavuga ko ari umunyapolitiki nibura adatinyuka kwerekana ifoto ye ngo avuge ibyo yemera ahagaze ku maguru yombi.

Ubutaha tuzakomeza turebera hamwe aho Ishyaka ISHEMA rigeze rishyira mu bikorwa gahunda ryiyemeje.

Biracyaza…

Chaste GAHUNDE,

Umunyabanga Nshingwabikorwa,

Tel: 00 33 6 43 60 13 11

HASIGAYE IMINSI 3 GUSA ISHYAKA ISHEMA RY’U RWANDA RIKIZIHIZA ISABUKURU Y’IMYAKA 5 RIVUTSE

IMG-20180125-WA0036

ISHEMA ry’u Rwanda 2013-2018 : Utazi iyo ava, ntamenya aho yerekera .

Turabyibuka neza Ishyaka ISHEMA ry’u Rwanda ryatangijwe taliki ya 28 Mutarama 2013. Ryaje rizanye amatwara atari amenyerewe muri Opozisiyo nyarwanda.

(1)Ryabimburiwe n’ibitekerezo byatangazwaga mu kinyamakuru UMUHANUZI, http://www.leprophete.fr guhera mu ntangiriro y’umwaka wa 2011.

(2)Ryamenyekanye kurushaho kubera ibiganiro-mpaka n’ubuhamya abayobozi baryo batangaga kuri Radiyo Ijwi rya Rubanda .

(3) Ryatangijwe n’abasore n’inkumi bakibyiruka batari basanzwe bazwi mu rubuga rwa politiki nyarwanda. Twanyurwaga no kwiyita Abanyapolitiki ba  « Nouvelle Generation ».

(4) Twihaye izina ry’ubuhizi ry’ « ABATARIPFANA » (Ijambo) kandi koko nyuma gato biza kugaragariraga  ko  « GUTINYUKA », kuva mu mwobo no gukorera ku mugaragaro twari tubifite nk’intego.

(5) Gahunda yacu yari iyobowe n’intego-ndangarumuri twashyize hanze rugikubita : UKURI-UBUTWARI-UGUSARANGANYA.

(6) Twavugaga mu magambo yacu ko ikibazo u Rwanda rufite ari  « Ubutegetsi bw’Agatsiko k’Indobanure z’Abasilikari b’Abatutsi baturutse Uganda(Agatsiko-Sajya), bwubakiye ku Kinyoma, Iterabwoba n’Ukwikubira ibyiza byose  by’igihugu ».

(7) Twahamagariraga rubanda kwisuganya hagamijwe kuvudukana ubutegetsi bw’Agatsiko binyuze muri REVOLISIYO ya rubanda idasesa amaraso, hagashyirwaho Leta ihangayikishijwe by’ukuri no guteza imbere inyungu z’umuturage.

(8) Twemezaga ko politiki yagira icyo ihindura ku mibereho y’ubuja abanyarwanda babayemo ari iyakorerwa mu Rwanda . Twabonaga ko igihe cy’amatora ari amahirwe abaturage baba bahawe nk’akadirishya banyuramo bagahindura ubutegetsi.

(9)Twateganyaga ko Ishyaka Ishema rigiye kwiyubaka rishingiye ku matsinda mato-mato (structure-clé ) yitwa « Ikipe Ishema ». Buri Kipe Ishema  ikaba yaragombaga kugirwa n’abarwanashyaka nibura batandatu.

(10) Amakipe Ishema yari agiye gutangizwa imbere mu gihugu yagombaga gukorera mu ibanga kugeza igihe Abalideri b’Ishyaka Ishema bazinjirira mu gihugu , bakandikisha Ishyaka kugira ngo ritangire gukorera ku mugarago.

(11) Twateganyaga kuzajya mu matora y’umukuru w’igihugu yo mu 2017.

None dore imyaka 5 irashize ! Ni igihe cyo gusubiza amaso inyuma, kwibaza no kwisubiza. Ngo utazi iyo ava ntamenya n’aho yerekera.

  1. Ese Ishyaka Ishema ry’u Rwanda hari igishya ryazanye mu rubuga rwa Opozisiyo nyarwanda ?
  2. Ese hari umuganda wihariye ryatanze ?
  3. Ibyo ryasezeranyije abaturage rigitangira ryaba rigeze he ribishyira mu bikorwa?
  4. Ese intego ryihaye yo guhirika ubutegetsi bw’Agatsiko-Sajya rizashobora gufasha Abanyarwanda kuyigeraho ?
  5. Ese Abanyarwanda bakiriye bate Ishyaka Ishema ?
  6. Ishyaka Ishema rizahimbaza rite iyi Sabukuru y’imyaka itanu?
  7. Ni iyihe ntambwe ikurikiraho Ishyaka Ishema ryiteguye gutera ?

Ibi bibazo hamwe n’ibindi buri wese yakwibaza bizahabwa ibisubizo mu nyandiko zacu zitaha.

BIRACYAZA…..

 

Nadine Claire KASINGE,

Umunyamabanga mukuru wungirije

w’Ishyaka Ishema ry’u Rwanda.

 

I love Donald Trump says Ugandan President Museveni

M7

Ugandan President Yoweri Museveni has said he loves the United States President Donald Trump who was recently reported to have referred to Africa countries as “shithole”.

Addressing members of the East African Legislative Assembly (Eala) at its opening in Kampala on Tuesday, Mr Museveni said the US president was frank.

“I love Trump because he tells Africans frankly. I don’t know whether he’s misquoted or whatever. He talks to Africans frankly,” he said.

He said Africans need to solve their own problems through integration.

“You can’t survive if you are weak. It is the Africans’ fault that they are weak… that’s why we need East African integration.

“We are 12 times the size of India, but why are we not strong?” He posed.

The East African Community has six member states — Uganda, Kenya, Tanzania, Rwanda, Burundi and South Sudan. Somalia is also seeking admission to the bloc.

Apology

Meanwhile, earlier Tuesday, the US ambassador to Uganda Ms Deborah Malac apologised over Mr Trump’s comments terming them insensitive.

“For people like me and many of my colleagues who have spent many years working in Africa, we have many relationships and friendships across the continent, [the comments] are obviously quite disturbing and upsetting…” Ms Malac told Uganda’s Speaker of Parliament Rebecca Kadaga.

“…I can assure you that we remain engaged and committed to working not just in Uganda but in all the other countries that we work with on the continent and our programmes continue,” she added.

Ms Malac was responding to Ms Kadaga’s query about the comments attributed to Mr Trump.

President Trump, in a meeting with US lawmakers on January 18 is reported to have dismissed Haiti, El Salvador and Africa as “shithole countries” whose inhabitants are not desirable to immigrate to America. But Mr Trump later denied using the derogatory term saying that he only used “tough language”.

His remarks were criticised across the world with many African nations calling for his apology.

Uganda’s neighbour Kenya said it had no problem with Mr Trump’s comments since he did not necessarily direct them at the country.

Eala

The regional assembly began its plenary session in Kampala this week amid division over the election of the Speaker with Burundi refusing to recognise Rwanda’s Martin Ngoga as the new Speaker.

“In a nutshell, integration is about the future of our people,” Mr Museveni told the MPs, adding that “It’s not about positions. When I hear you quarrel about positions, I feel sorry.”

Nelson Wesonga The East African