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Pierre BUYOYA est mort

Pierre Buyoya, ancien président burundais.
Pierre Buyoya, ancien président burundais. RFI

Texte par :RFI

L’ancien président du Burundi et ex-haut représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel est décédé à 71 ans. Il est mort cette nuit alors qu’il était en train de rejoindre un hôpital parisien.

Pierre Buyoya, 71 ans, avait contracté le coronavirus alors qu’il se trouvait à Bamako au Mali. Il était hospitalisé depuis une semaine à la clinique Pasteur dans la capitale malienne, placé sous respirateur artificiel. Son état de santé s’est brusquement dégradé, selon une source familiale.

Il a finalement été évacué par un avion médicalisé vers Paris jeudi en début d’après-midi et est arrivé dans la capitale française dans la soirée. Trop tard puisqu’il est décédé durant son transfert en ambulance d’un aéroport parisien vers l’hôpital Américain de Neuilly, où il était suivi depuis longtemps pour des problèmes de santé.

Difficile pour l’instant de savoir où et quand l’ancien chef de l’État sera inhumé. Les relations entre l’ancien chef de l’état et le pouvoir burundais étaient au plus mal depuis le début de la crise de 2015, due à la décision du président Pierre Nkurunziza, décédé en juin, de briguer un troisième mandat. Des membres de sa famille sont déjà en route pour la France et devraient arriver à Paris ce vendredi pour décider de la suite.

Il y a trois semaines, Pierre Buyoya avait démissionné de son poste de haut représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel. Une fonction qu’il occupait depuis 2012. Il avait remis sa démission après avoir été condamné à la prison à perpétuité dans un procès qui s’est tenu en son absence au Burundi, condamné pour avoir fomenté en 1993.  y a 27 ans, l’assassinat de Melchior Ndadaye qui était alors président du Burundi.

Pierre Buyoya avait qualifié ce procès de parodie de justice, de mascarade politique. Il expliquait fin novembre démissionner de son poste de haut représentant de l’UA afin de pouvoir « se défendre et laver son honneur ».

Message de félicitations au Président élu de la République du Burundi, Son Excellence Evariste NDAYISHIMIYE.

Monsieur le Président,

Très heureuse d’apprendre votre élection au poste du chef de la magistrature suprême de la République du Burundi lors du scrutin du 20/05/2020, en mon nom personnel, et au nom des membres du parti ISHEMA dont la présidence m’est confiée, je vous adresse toutes nos félicitations.

Monsieur le Président,

Dans notre communiqué de presse No ISH 2020/05/005 du 20 mai 2020 sur les élections burundaises, nous avons exprimé notre satisfaction quant aux circonstances dans lesquelles se sont déroulées les élections, plus particulièrement, l’ouverture d’esprit et l’aspiration à la démocratie du peuple burundais. Le choix de votre personne à la présidence du pays vient confirmer, une fois de plus, un niveau très élevé de discernement, d’appréhension des enjeux politiques nationaux, régionaux, et internationaux du peuple burundais ainsi que leur engagement à l’intérêt général de la nation.

Contrairement au Rwanda, les élections communales, législatives et présidentielles constituent un test démocratique réussi pour le Burundi et tous les Burundais. Que la volonté et la grande confiance exprimées par vos concitoyens vous soient une inspiration pour mener avec succès les objectifs que vous vous êtes fixés dans la poursuite du processus de développement durable, du bien-être et de la sécurité de tout le peuple Burundais.

Je ne doute pas que très bientôt l’amitié et la coopération entre les citoyens Burundais et Rwandais vont reprendre et se renforcer dans l’intérêt commun de nos deux pays.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute et cordiale considération.

Vive la République du Burundi

Vive la Démocratie

Vive le Président élu de son peuple

 

Fait à Montréal, ce 25 mai 2020.

Mme Claire Nadine KASINGE

Présidente du Parti ISHEMA

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Source: http://ishema-party.org

BURUNDI, élections: Le Parti ISHEMA félicite le peuple burundais.

Communiqué de Presse N° ISH 2020/05/005 sur les élections burundaises

  1. Le Parti ISHEMA tient à féliciter le peuple burundais en général, et le président sortant Son Excellence Pierre NKURUNZIZA en particulier, à l’occasion des élections présidentielles, législatives et communales tenues en date du 20 mai 2020.
  2. Le climat pacifique, l’esprit d’ouverture et la compétition démocratique qui ont caractérisé la période de la campagne électorale, la maitrise de la sécurité nationale et la protection des frontières par les forces de l’ordre font preuves de maturité d’une Nation qui, malgré les attaques et calomnies de ses ennemis, a su tenir la tête haute dans les arènes politiques et diplomatiques régionales et internationales.
  3. Il est dorénavant indubitable que le Burundi est capable de surmonter ses difficultés socio-économiques et politiques tout en servant de modèle en matières de l’alternance politique pacifique aux pays encore sous le joug de la dictature, en commençant par son faux jumeau, le Rwanda.
  4. Le Parti ISHEMA exhorte les électeurs à rester calmes et à ne pas céder aux manipulations et provocations potentielles en attendant la proclamation des résultats finaux.

Vive la République du Burundi

Vive le peuple burundais

Que triomphe la démocratie au Burundi et en Afrique

Fait à Montréal, ce 20/05/2020

Mme Claire Nadine KASINGE

Présidente

logo ishema

Communiqué élections BURUNDAISES

Les dépliants d’Addis, Bujumbura explique sa démarche

Les dépliants d’Addis,  Bujumbura explique sa démarche

Willy Nyamitwe: “Ce peuple meurtri a droit à la justice et c’est la démarche des instances judiciaires.”

Des dépliants ont été distribués par la délégation gouvernementale en marge du 32e sommet de l’UA évoquant le mandat d’arrêt du président Pierre Buyoya. Des tracts à mobile politique, selon le concerné.

Les opposants parlent de diversion et de récupération de l’affaire Ndadaye pour mobiliser l’électorat hutu à la veille des prochaines élections de 2020, et passer ainsi pour le justicier qui n’a pas peur de terrasser l’ancien homme fort du Burundi.

Le conseiller principal à la présidence de la République n’y va pas de main morte. L’ambassadeur Willy Nyamitwe assure que dans le même paquet que les détracteurs, il faut aussi ajouter la clique d’extrémistes qui, après avoir échoué à renverser les institutions démocratiquement élues par le truchement d’une insurrection et d’un Coup d’Etat, pensent qu’il est toujours possible de tirer sur la corde sensible, celle de l’ethnisme, pour capter la sympathie de l’opinion et attirer l’ostracisme sur le Gouvernement du Burundi. « Quand il fut battu par le président Ndadaye en 1993, le major et son artillerie propagandiste de mauvais perdants n’hésitèrent point à dénigrer le Peuple Burundais prétextant qu’il n’y avait pas eu d’élections mais qu’à la place d’une expression démocratique d’électeurs il y avait eu un recensement ethnique. La suite on la connaît, macabre. » Willy Nyamitwe indique qu’au-delà de leur appétit démesuré du pouvoir, ils ont commis l’irréparable, renversé les institutions et balayé avec une cruauté sans nom des vies humaines dont le nombre ne sera malheureusement jamais connu. « Ce peuple meurtri a droit à la justice et c’est la démarche des instances judiciaires. Que ceux qui détractent le Burundi et ses institutions comprennent que les temps sont révolus. »

Il est clair que Bujumbura ne va pas lâcher l’affaire. S’il ne mise pas trop sur l’extradition de l’ancien président, il n’en reste pas moins qu’il a décidé de ternir l’image du haut fonctionnaire de l’UA qu’il est devenu. Le dépliant le présente comme l’assassin du premier président démocratiquement élu et ses collaborateurs.

Au-delà de la bataille diplomatique et médiatique entre Bujumbura et Buyoya, les proches collaborateurs du président Melchior Ndadaye craignent que le volet judiciaire ne soit occulté.

Le président Sylvestre Ntibantunganya se dit favorable aux poursuites judiciaires. Les Burundais ont droit de connaître la vérité sur la préparation et l’exécution de l’assassinat du président Ndadaye. Pour l’ancien président qui a été destitué par le deuxième putsch de Pierre Buyoya, l’assassinat du président Ndadaye est la cause de toutes les difficultés auxquelles le Burundi a été confronté depuis lors jusqu’à aujourd’hui. Il n’exclut pas l’hypothèse d’une volonté de récupération politique. «Il a toujours été dit que d’une part le dossier sera tiré des tiroirs en cas de besoin pour des intérêts politiques. Et que d’autres se serviront de la politique d’autre part pour étouffer l’instruction judiciaire du dossier».

Pour rappel, Melchior Ndadaye est le premier président burundais démocratiquement élu. Investi le 10 juillet 1993, il est assassiné après 102 jours de pouvoir au cours d’un coup d’Etat sanglant, le 21 octobre 1993. Pontien Karibwami, président de l’Assemblée nationale, Gilles Bimazubute, vice-président de l’Assemblée nationale, Juvénal Ndayikeza, ministre de l’Administration du territoire et du Développement communal, trouvèrent également la mort.
Ce coup de force va déchaîner des violences inter-ethniques dans tout le pays, déclenchant une guerre civile, qui fera, selon les estimations, entre 50 000 (chiffre avancé par la Commission internationale d’enquête des ONG) et 100 000 (chiffre avancé par les délégués du Haut-commissariat aux Réfugiés).

Stupéfaction de Buyoya

Pierre Buyoya: « A un an des élections, le pouvoir veut instrumentaliser
la justice pour écarter des personnalités gênantes. »

Lors du 32e sommet de l’UA, la délégation de Bujumbura a arpenté couloirs et salles de conférence, distribuant un dépliant (deux pages) qui fait: « une mise au point du Burundi sur le mandat d’arrêt du président Pierre Buyoya. » Le dépliant explique que l’ancien homme fort du pays, Pierre Buyoya, doit rendre des comptes. Il est accusé d’être l’instigateur de l’assassinat du président Melchior Ndadaye et de plusieurs de ses collaborateurs.

Cette « mise au point » du Burundi, c’est aussi une réponse à Moussa Faki, le président de la commission de l’Union africaine. Dans son communiqué sorti au lendemain du lancement du mandat d’arrêt contre Buyoya, 2 décembre dernier, il s’était fermement opposé à cette poursuite estimant que « Cela va compliquer la recherche d’une solution consensuelle conformément à l’esprit de réconciliation nationale ».

Le dépliant distribué à Addis Abeba est clair. Bujumbura persiste et signe. « Pour le Burundi, ne pas poursuivre les auteurs et/ ou planificateurs d’un renversement d’institutions démocratiquement élues et de crimes atroces de 1993, c’est cela qui compliquerait, plutôt, la recherche d’une solution consensuelle ».

« Cela porte atteinte à mon honneur »

« Stupéfaction » C’est ainsi que l’on pourrait résumer la réaction de Pierre Buyoya, présent au sommet de l’Union africaine. Il s’est vite empressé de réagir. « Cela porte atteinte à mon honneur » a-t-il déclaré. L’ancien président occupe un poste important de haut représentant de l’Union Africaine pour le Mali et le Sahel. Dans son communiqué, il a parlé de tract distribué en méconnaissance des règles de fonctionnement de l’Union africaine. Pour lui, à un an des élections, le pouvoir veut instrumentaliser la justice pour écarter des personnalités gênantes. Pour « cette poursuite contre lui est une entreprise politique qui ne peut que pérenniser la haine dans l’esprit et la haine dans l’esprit et la mémoire du Burundais ». Bujumbura, dit-il, doit avoir d’autres priorités notamment un dialogue sincère pour mettre un terme à la crise.

Quid de la distribution des dépliants dans un sommet de haut niveau ?

«Originale » pour certains, peu orthodoxe pour d’autres, la démarche de la délégation burundaise au sommet de l’Union Africaine a suscité des réactions au sein de la classe diplomatique.

Selon un diplomate, les canaux traditionnels, en passant par l’ambassade ou par un envoyé spécial, sont préférables et sérieux. « La délégation burundaise a manifesté un manque de respect et de rigueur diplomatique. Diffuser un tract hors propos avec les débats du jour est ridicule. »

Un autre diplomate estime que tous les moyens sont bons pour transmettre l’information entre pairs. Cela peut passer par un coup de téléphone à un envoi de document suivant les canaux habituels. « Nous n’avez pas idée de ce qu’on peut se transmettre lors d’un sommet. Une clé USB contenant un document important peut passer d’une main à une autre. Alors pourquoi pas un dépliant ?

Source : Iwacu

Impamvu nyamukuru ituma Kagame agiye gutera u Burundi!

paul-kagame-w-troo-umuryango-rwKagame ari gutegura intambara yo gutera i Burundi

Ibimenyetso ni byinshi byerekana ko Kagame agiye gutera Uburundi. Hano i Kigali, inkuru ntigishidikanywaho. Ibyo bigaragarira mu myiteguro inyuranye :

(1). Abasirikari n`insoresore basaga ibihumbi bibiri na magana atanu, bari gutorezwa hano mu Rwanda ;

(2). Muri uyu mugi hamaze gukwira utubari tw`ubwoko bumwe, twiganjemo Abatutsi bavuye i Burundi. Abo bakorera inama zabo muri bene utwo tubari, akenshi bayobowe na bamwe mu ngabo z`u Rwanda ;

(3). Abatutsi b`Abarundi bari hanze, bari gukusanya imisanzu yo kugura intwaro zizakora muri urwo rugamba ;

(4). Intwaro ziri kuva mu Rwanda zigaca muri Repubulika iharanira demokarasi ya Congo, aho Kagame amaze gushinga undi mutwe yise « Alliance de résistants pour la Défense du Congo » (ARDC). Ariko ngo mu by`ukuri, uyu mutwe mushya uri kuvuka muri Congo, utangijwe na Kabarebe, mu murongo wo kurangaza Abanyarwanda n`Abarundi ngo bumve ko muri Congo hari intambara, maze birare. Indi mpamvu y`uyu mutwe wa Kabarebe, ni ugushyigikira mubyara we Hippolite Kanambe (wiyise Joseph Kabila), kuko Abanyecongo batigeze bamwemera. Kabarebe aragira ngo, nihavuka akaduruvayo muri Congo, Kanambe azaburizemo amatora, bityo abe umwami wa Congo

(5). Akaduruvayo n`akavuyo kari i Burundi, yemwe ndetse n`ubwicanyi buri kuba mu Burundi, bihora bifatwamo Abanyarwanda. Twese turibuka uburyo uwitwa majoro Desiré Nyaruhirira aherutse kwirukanwa i Burundi, ubwo bamusanganaga ububiko bw`intwaro iwe mu rugo. Urutonde ni rurerure, ngarukiye aho na mwe mwongereho ibindi. Kuba rero intambara iri hafi, ntibigishidikanywaho. Ikitazwi ni ukumenya niba urwo rugamba Kagame na FPR ye  bazarutsinda.

Ibikekwa cyangwa se byemezwa n`abarebera ibintu inyuma

Bamwe bavuga ko u Burundi bugomba guterwa na Kagame  hamwe na FPR ye, ngo kuko perezida w`u Burundi Nkurunziza, yihambiriye ku butegetsi. Ni nde se washinze Kagame kujya gukemura ibibazo mu bindi bihugu ? Kuri ibi kandi, ngira ngo Kagame nta somo agomba guha u Burundi. Ikibabaje gusa, ni uko ayo mahanga atuma Kagame, (Ababiligi bakorana n`Abanyamerika bakomoka mu Bubiligi) yakamejeje kuri Nkurunziza, ariko Kagame ugeze n`ubwo ahindura itegeko nshinga kugira ngo abe umwami w`u Rwanda, nta cyo bamuvugaho.

Abandi bashakira impamvu mu cyiswe Empire-Hima (Ingoma y`Abahima). Ni ukuvuga ko Abatutsi na babyara babo b`abahima, bashaka kwigarurira akarere kose, guhera muri Etiyopiya, kugeza mu gihugu ngo kizavuka mu Burasira zuba bwa Congo (RDC). Abemeza ibyo, bafatira ku nyandiko zakwirakwijwe ubwo FPR yateraga u Rwanda. Izo nyandiko zavugaga ko benshi mu Batutsi bibumbiye mu cyitwa T.I.P (Tutsi-international-Power). Ibyo bibaye biri no mu mitwe ya bamwe, byaba byubakiye ku bugoryi, kuko mbona n`Abatutsi bari hano mu Rwanda bariho baryana.

Hari n`abavuga ngo Kagame agiye gutera u Burundi, kubera ko perezida Nkurunziza, yanze guha amasoko y`amabuye y`agaciro Canada, Isiraheli na Amerika. Ibyo bihugu bikaba bishaka gukoresha Kagame nk`uko bisanzwe bibigenza, kugira ngo bigere ku nyungu zabyo. Ibi byo ni ukwikinira, kuko iyo ibyo bihugu bishima umurimo wa Kagame, biba byaramurekeye muri Congo.

Ab`intagondwa bo, bemeza ko perezida Nkurunziza ari gutegura jenoside yo kumaraho Abatutsi. Barabisakuza cyane, ndetse bagashyiramo n`amarira, kugira ngo birusheho kumvikana. Nyamara mu bugoryi bwabo buvanze n`ubutindi, bibwira ko abantu batabona ko mu Burundi, kugeza n`uyu munsi, mu nzego zose z`ubutegetsi, Abahutu n`Abatutsi bagaragaramo, hubahirijwe amasezerano ya Arusha. Aha rero niho hari ikibazo nyamukuru, kiri gutuma Kagame ashaka gutera u Burundi.

Dore impamvu y`ukuri

Kagame n`Abatutsi b`intagondwa, bashavuzwa n`intambwe u Burundi bwari bugezeho, mu rwego rw`ubumwe n`ubwiyunge. FPR ikimara gufata ubutegetsi, yakoze ibishoboka byose, yumvisha Abanyarwanda ngo ko ari nta moko aba mu Rwanda. Ibyo byibutsa ko no mu Burundi mu gihe cy`ubutegetsi bw`agatsiko k`Abatutsi bo mu Bururi, bemezaga ko ari nta moko aba mu Burundi. Ibyo icyo kinyoma cyabyaye mu Burundi, twese twarakibonye : kwikubira ubutegetsi, umutungo, igisirikari, n`ubumenyi by`Abatutsi, kugeza ubwo Abahutu basa nk`abiyahura bakishora kuri icyo “gisoda c`ubwoko bumwe”, bakagitsinsura. Ibyo byagaragaye cyane, ubwo Bikomagu na Kagame bari bamaze kwica perezida Ndadaye,wari witorewe n`abaturage. Mu Rwanda naho, aho bigeze nta we utahabona : Ivangura muri byose, rimaze gusumba rimwe ryaranze Afurika y`Epfo. Ibyo biri kuba, mu gihe bamwe mu Batutsi batotezwa n`iyi ngoma mpotozi ya FPR, bagenda bakuramo akabo karenge. Abahutu bo, kubera ko ari nta n`umutungo bakigira, bahindutse “ifu iseye”.

Mu gihe rero Kagame w`umututsi yananiwe kunga n`Abatutsi ubwabo, ashavuzwa no kubona intambwe perezida Nkurunziza w`Umuhutu yari amaze guteza Abarundi. Abarundi bari bamaze imyaka icumi isaga, bubaka ubumwe bwabo, kuko batinyutse ikibazo cy`amoko bakakivuga beruye. Naho Kagame we, nyuma y`imyaka 25, aracyari kubakira politiki ku ijambo ngo “nahagaritse jenoside” ! Ubu, aho Abarundi bari bageze, buri wese yumvaga yisanga mu gihugu cye. Ku muntu rero nka Kagame n`agaco ke bamunzwe n`irondakoko, ntibashobora kwihanganira iyo “succès” ya Nkurunziza w`Umuhutu. Nibutse ko Kagame n`agatsiko cye k`abahezanguni, bumvisha amahanga yose ko, Abahutu ari nta cyo bashoboye na kimwe, uretse “gukorera Abatutsi jenoside”.

Abarundi barasabwa kuba maso, bakirinda ikintu cyose cyatuma Kagame abona urwitwazo yuririraho, kugira ngo atere igihugu cyabo ku mugaragaro. Wenda azagumya gucengera i Burundi, ariko ayo mayeri Abarundi barayazi, kandi imitego myinshi bagenda bayitegura. Ikibabaza Kagame, ni aho Abarundi bageze mu bumwe n`ubwiyunge, ku buryo na bamwe mu bacuti be b`abazungu, bamubwiraga ngo arebere ku Burundi, yemerere Abanyarwanda baganire ku kibazo cy`irondakoko. Abanyarwanda twese tuzi ko Kagame ari umunyeshyari rikabije, ku buryo atihanganira ko hagira undi muntu uvugwaho icyiza. Banyarwanda muve hasi twirukane sekibi, namwe Barundi mube maso.

Byiringiro Aminadabu, Bukavu, RDC.      

ITANGAZO : Amashyaka ya « Nouvelle Génération »nyarwanda aramagana ibitero by’iterabwoba bikomeje kugabwa ku Burundi!

nkurunz-300x200TWAMAGANYE IBITERO BY’ITERABWOBA BIKOMEJE KUGABWA KU BARUNDI NO KU BURUNDI.

1. Amashyaka nyarwanda atavuga rumwe n’ubutegetsi bw’igitugu bwa leta ya FPR-Inkotanyi ahuriye mu rugaga rwitwa NOUVELLE GENERATION ariyo UDFR-IHAMYE, ISHEMA PARTY na FPP- URUKATSA  aramagana byimazeyo ibikorwa by’iterabwoba bigamije guhungabanya umutekano w’igihugu cy’abaturanyi b’Abarundi  bikomeje gukomeretsa no guhitana abenegihugu banyuranye barimo n’umusirikari mukuru Lieutenant Général Adolphe NSHIMIRIMANA wari umujyanama w’umukuru w’igihugu  cy’u Burundi, akaba yarivuganywe n’ababisha mu gitondo cyo ku cyumweru taliki ya 2 Kanama 2015.

2.Reka twibutse ko  Abarundi n’ Abanyarwanda dufitanye isano ikomeye cyane ishingiye ku mateka agaragaza byinshi biduhuza nko kuba twaragizwe igihugu kimwe mu gihe cya gikoloni, kuba duhuje ururimi, umuco, amoko, imihindagurikire y’ikirere,  ndetse n’imiterere ya politiki ijya gusa, dore ko kuva ibi bihugu byombi byabona ubwigenge buri gihugu kitahwemye gucumbikira impunzi z’ikindi gihugu.

3. Nta gushidikanya, ibitero bya « propagande mbisha » n’ibitero bisesa amaraso bimaze iminsi bigabwa kuri iki gihugu  nta kindi bigamije uretse  gusenya intambwe nziza ya Demokarasi Abarundi  bari bamaze kugeraho no gusubiza iki gihugu  mu bihe bibi cyasize inyuma .

4. Amashyaka ya Nouvelle Génération aramagana byimazeyo umuntu wese cyangwa udutsiko tw’abantu bumva ko impinduka zigomba kugerwaho ari uko abenegihugu bagombye kwamburwa uburenganzira bwabo ku buzima, ubwo kuvuga icyo batekereza cyangwa ubwo kwihitiramo  abategetsi bababereye binyuze mu nzira y’amatora na Demokarasi .

5. Twamaganye impuha nyinshi zikomeje gucicikana zigamije guca abaturage intege no kubashyushya imitwe ; turagaya kandi n’amakuru y’ibinyoma akomeje gukwirakwizwa nkana na ba RUSAHURIRAMUNDURU bafite gahunda yo guharabika u Burundi no gutesha agaciro abategetsi babwo mu mahanga , kuko ibyo byose nta cyiza bishobora kuzanira u Burundi n’Abarundi.

6.Tuboneyeho akanya ko kwihanganisha  Abarundi  bose batakaje ababo cyangwa ibyabo muri ibyo bitero,  bityo bakaba bari mu cyunamo kitaboroheye.

7. Tuboneyeho kandi no gusaba Abarundi bose kwirinda guha urwaho wa wundi ugambiriye kubasubiza mu mwiryane ushingiye ku moko ; ahubwo barusheho gukomera ku bumwe bwabo nk’uko babukomeyeho mu gihe cya Kudeta yo kuwa 13 Gicurasi 2015, no mu gihe cy’ibitero bisesa amaraso biherutse kugabwa mu majyaruguru y’ u Burundi mu kwezi kwa Nyakanga uyu mwaka.

8.Turashishikariza Leta y’Uburundi  kwitegura kwirwanaho no gukangurira Abarundi bose guhagurukira hamwe  bakarwanya batajenjetse umwanzi wakereye kubasenyera igihugu.

9. Twijeje Abarundi ko natwe ubwacu twiteguye gutanga umusanzu wose dushoboye kimwe n’uwo twakenerwaho kugira ngo imvururu n’umutekano mukeya mu Burundi bihagarikwe bwangu kuko ngo iyo inzu y’umuturanyi ifashwe n’inkongi y’umuriro iyawe niyo iba iramukiwe. 

Imana irengere u Burundi n’Abarundi bose.

Bikorewe i Paris kuwa 4 Kanama 2015,

Bwana Abdallah Akishuli, FPP-URUKATSA

Bwana Boniface Hitimana, UDFR – Ihamye

Padiri Thomas Nahimana, ISHEMA Party

Burundi: la volte-face d’Agathon Rwasa change la donne politique

Au lendemain de l’élection surprise d’Agathon Rwasa au poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale, les cartes politiques sont rebattues dans l’opposition burundaise. Celui qui comptait parmi les principaux adversaires au troisième mandat de Pierre Nkurunziza a été élu grâce aux voix du parti au pouvoir, au lendemain d’une élection présidentielle dont il affirmait ne pas reconnaître le résultat.

Que va recevoir Agathon Rwasa en échange ? Quel sera le prix de son ralliement ? Personne ne peut le dire pour le moment, mais les choses semblent avoir radicalement changé pour l’opposition burundaise, constituée en coalition contre le troisième mandat du président Pierre Nkurunziza depuis la fin avril.

En ramenant Agathon Rwasa dans ses filets, le pouvoir de Pierrre Nkurunziza vient de réussir un coup de maître. Jeudi, celui qui était encore considéré comme le principal opposant burundais a été élu au poste de premier vice-président de l’Assemblée nationaleavec les voix du CNDD-FDD, le parti présidentiel. Pour le reste de l’opposition burundaise, c’est le signe qu’Agathon Rwasa a conclu un pacte avec son ennemi d’hier.

Charles Nditije isolé

Charles Nditije, qui dirige l’aile majoritaire du parti tutsi de l’Union pour le progrès national (Uprona, parti non reconnu par le pouvoir) et était le principal allié d’Agathon Rwasa au sein de la coalition des Indépendants de l’espoir, se retrouve aujourd’hui tout seul. « On n’attend rien de cette alliance qui va plutôt radicaliser la société burundaise et réveiller les démons de la division ethnique alors que nous commencions quand même à tourner la page », a-t-il déclaré au micro de RFI, jeudi, après l’annonce de ce rapprochement des deux principales forces politiques burundaises, issues toutes les deux de la rébellion hutu de ce pays (CNDD-FDD de Pierre Nkurunziza et FNL d’Agathon Rwasa).

Hasard du calendrier, le reste de l’opposition – composée d’un rassemblement hétéroclite de leaders en exil, d’autres restés au Burundi, ainsi que les auteurs du putsch manqué de mai dernier – se retrouve depuis jeudi 30 juillet à Addis-Abeba, en Ethiopie. Leur objectif est de créer une union sacrée en vue de chasser Pierre Nkurunziza du pouvoir. Mais l’on peut s’interroger sur la marge de manœuvre dont disposera cette opposition.

Le satisfecit de Pierre Nkurunziza

A Bujumbura, Agathon Rwasa reconnaît en effet désormais que Pierre Nkurunziza a « réussi son forcing », même si la communauté internationale considère qu’il a été réélu pour la troisième fois au terme d’un scrutin sans aucune crédibilité.

Dans un discours livré après la validation de sa victoire par la Cour constitutionnelle, jeudi soir, Pierre Nkurunziza a lui-même assuré que la présidentielle s’était « très bien déroulée » et a promis d’être « le président de tous les Burundais » pendant son troisième mandat. Il n’a pas dit un mot sur la crise qu’a traversée le pays depuis qu’il s’est déclaré candidat à un troisième mandat, en avril dernier.

RFI

US strongly opposes any armed activity or incursions into Burundi

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Press Statement

John Kirby
Department Spokesperson
Washington, DC
July 10, 2015

The United States is deeply concerned by reports that fighting has broken out in several areas of Burundi and by recently broadcast remarks by Burundians threatening to use force against the Government of Burundi.

We urge all parties in Burundi to commit themselves to constructive dialogue to resolve peacefully the political impasse that threatens to unravel the peace and stability ushered in by the implementation of the Arusha Agreement over a decade ago. The United States condemns violence as a means to attain political goals, and opposes any attempt to seize power through extraconstitutional means. We strongly oppose any armed activity or incursions into Burundi and will seek to hold accountable those responsible for gross human rights abuses.

Contre Nkurunziza, le Rwanda de Paul Kagame imite Museveni contre Habyarimana en 1990

kagams museveniToutes les sources le confirment: les assaillants qui ont attaqué le Burundi ce vendredi 10 juillet sont entrés par la forêt de Nyungwe. Ils ont attaqué les positions militaires dans la province de Kayanza. Les assaillants estimés autour de 150 combattants lourdement armés se sont heurtés à un feu meurtrier des militaires burundais. Ils auraient perdu beaucoup d’éléments avant de s’attaquer au barrage de Rwegura. Les combats ont duré plusieurs heures et ont provoqué un déplacement d’une population importante. Le gouverneur de Kayanza a clairement accusé le Rwanda d’être derrière cette agression. Dans la soirée, des tirs nourris et des explosions de grenades ont été signalés dans les quartiers de Bujumbura connus pour être le fief de ma contestation ou des insurgés. Ce qui a fait penser à la diversion de Kayanza pour que des éléments infiltrés assiègent la capitale.

Sur RFI,  le journaliste Esdras Ndikumana parle de combats d’une grande intensité à Kayanza. Il pointe du doigt le Rwanda. Même accusation de la part de Sonia Rolley. Cette attaque était très attendue vue que tous les fauteurs de troubles burundais ont menacé de prendre les armes contre Nkurunziza. Le président Paul Kagame souhaiterait, à travers cette attaque, empêcher la tenue des élections présidentielles prévues le 15 juillet.

Maggy Barankitse à Bruxelles

Le Rwanda est le seul pays de l’EAC qui s’oppose à la candidature de Nkurunziza et qui a refusé de reconnaître le bon déroulement des élections des conseillers communaux et des députés au Burundi. Cette attaque survient au moment où Maggy Barankitse venait d’animer une conférence à Bruxelles pour demander d’intervenir militairement et de cesser les résolutions sans effet. Elle a déclaré quitter Bruxelles pour terminer son exil provisoire à Kigali,  aux côtés de ceux qui combattent! Prémonitoire ou complicité?Le parlement européen qui vient de répéter les mêmes accusations contre Nkurunziza et ne condamne que les Imbonerakure serait favorable à cette attaque. Il aurait donné le feu vert et table déjà sur un chiffre de réfugiés de plus de deux cent mille burundais dans la région. Le parti pris des Occidentaux dans cette crise justifie le culot de Paul Kagame qui ouvre un passage des rebelles contre un pays voisin. Cette invasion du Burundi rappelle celle qui a été consommée en 1990 par Museveni contre Habyarimana. Des sources dignes de foi parlent d’une grande infiltration des combattants burundais et des experts rwandais qui aident dans le lancement des grenades, l’usage de l’artillerie lourde et le renseignement. Kagame espère ainsi bloquer Nkurunziza dans son ambition de gagner les élections présidentielles et ainsi obtenir son départ forcé pour installer des marionnettes des Occidentaux. Va-t-il y arriver? Et si Nkurunziza offrait enfin le chemin au RNC et aux FDLR qui se désolent de son indifférence à leurs appels du pied?

Cette guerre contre Bujumbura permettrait à Kagame de faire oublier sa révision de la constitution et ses déboires avec la justice espagnole. La femme de TONY BLAIR qui sert d’avocat à Karenzi Karake ainsi que son ancien Premier ministre de mari sont au four et au moulin pour montrer que Kagame est encore très utile. Mais cette attaque du Rwanda pourrait susciter une réaction de la Tanzanie et de l’Afrique du Sud en soutien à Nkurunziza. Les Américains qui soutiennent l’attaque contre Nkurunziza redoutent l’embrasement et brouillent les pistes avec des communiqués contre toute agression entre pays voisins. Nul n’est dupe. Il appartient plus que jamais au gouvernement de Bujumbura de fournir rapidement les preuves de l’agression et de ne pas tomber dans le piège de la naïveté comme Habyarimana. Inutile de prendre les Occidentaux à temoin mais de mobiliser les pays de la région et les BRICS. Les diplomates burundais doivent mouiller le maillot et contraindre le Rwanda à renoncer à ses folies hégémoniques si récurrentes.

United States has suspended upcoming training for the Burundian military

usdos-logo-sealPress Statement

John Kirby
Department Spokesperson
Washington, DC
July 2, 2015

Burundian President Pierre Nkurunziza’s continued disregard for the Arusha Agreement has resulted in dozens of deaths, the exodus of over 144,000 Burundians to neighboring countries, and a freefall in the Burundian economy causing suffering to millions of Burundians. The Burundian Government’s decision to push forward with the June 29 parliamentary elections despite the complete absence of the necessary conditions for credible elections and widespread calls, including from the African Union and United Nations, to delay the voting further exacerbated an already dire situation.

With presidential elections now scheduled for July 15, the United States joins with the African Union, the United Nations, the European Union, and other regional bodies and leaders in urging President Nkurunziza to place the welfare of Burundi’s citizens above his own political ambitions and participate in dialogue with the opposition and civil society to identify a peaceful solution to this deepening crisis. This solution should include the delay of the July 15 presidential elections until conditions are in place for free, fair, and peaceful elections.

Due to the precarious political and security situation in Burundi and the Government of Burundi’s unwillingness to engage in good faith efforts to negotiate a solution, the United States has today suspended several security assistance programs on which it has cooperated with Burundi. In response to the abuses committed by members of the police during political protests, we are suspending all International Law Enforcement Academy and Anti-Terrorism Assistance training that we provide to Burundian law enforcement agencies.

Recognizing that Burundi’s National Defense Force has generally acted professionally in protecting civilians during protests, the United States continues to value our partnership with the Burundian military and urges them to maintain professionalism and respect for the rule of law. However, due to the instability caused by the Burundian Government’s disregard for the Arusha Agreement and its decision to proceed with flawed parliamentary elections, the United States is unable to conduct peacekeeping and other training in Burundi. As a result, the United States has suspended upcoming training for the Burundian military under the Department of Defense’s Section 1206 Train and Equip program, as well as training and assistance under the Africa Military Education Program. We remain deeply concerned that the current crisis will further hamper our ability to support the important contribution of the Burundian military to international peacekeeping.

Finally, during our upcoming review of Burundi’s eligibility for the trade preferences available to it under the African Growth and Opportunity Act, we will be taking into consideration ongoing violence and instability and the Government of Burundi’s lack of respect for the rule of law in determining their eligibility for these trade preferences moving forward.