Category Archives: COVID-19

Korona Virusi mu rugo kwa Kagame?

Abanyarwanda bakomeje guhezwa mu gihirahiro ku bijyanye n’ubuzima bw’umukuru w’igihugu, Bwana Paul Kagame. Kuva icyorezo cya Korona Virusi cyavugwa mu Rwanda, Paul Kagame yahise aburirwa irengero. Abenshi bakomeje kwibaza niba ari ingamba yafashe ku bushake akiheza kugira ngo atanduza abandi. Hari n’abavuga ko yigiriye ubwoba bwo kwandura agahita ahunga igihugu dore ko indege asanzwe agendamo yageze i Londres mu Bwongereza tariki ya 21 Werurwe 2020 ntiyongere kuhava.

Impaka zabaye ndende kugeza n’aho bamwe bemeza ko Kagame yaba yarapfuye abanyarwanda ntibabimenyeshwe. Koko rero, ku muntu wese uzi Kagame n’uburyo akunda kwigaragaza nk’umuntu ufata iya mbere mu guhangana n’ibibazo, kuba atagaragara ni uko afite ikibazo gikomeye. Ijambo yagerageje kuvuga nta kintu yavuze gifite ireme, cyakora yasabye Imana kurinda Abanyarwanda. Ibintu byatunguye benshi kuko Kagame akunze gupinga Imana n’ababona ko Imana ishobora gukemura ibibazo.

Umuhanzi akaba n’umukinnyi wa Film utuye mu Bufaransa Gaël FAYE yanditse ku rukuta rwe rwa facebook yemeza ko amaze ibyumweru bibiri mu kato kubera indwara ya Korona virusi yanduye mu gihe yari mu Rwanda mu minsi ishize. Yongeraho ko abagize ikipe ye bose bashyizwe mu bitaro kubera iyo ndwara.

GAYE

Ikizwi ni uko mu gihe yari i Kigali Bwana FAYE yabonanye, ahoberana na Madamu Jeannette Kagame ndetse bamarana umwanya utari mutoya. Abandi bari bahari ni Madamu Ines MPAMBARA wa wundi wavuzwe cyane ku ruhare yagize mu rupfu rwa Kizito Mihigo.

nyiga

Madame Jeannette Kagame hagati na Bwana FAYE iburyo.

Mongifaye

Madame Jeannette Kagame ibumoso, Ines Mpambara hagati, Gaël Faye n’ikipe ye iburyo.

Nta shiti ko urugo rwa Kagame rwaba rwarinjiwe n’iki cyorezo ariko abantu bakibaza impamvu bigirwa ibanga kandi nyamara nta gisebo kirimo.  Cyakora ibihugu bitegekeshwa igitugu bikunze kwimana amakuru ajyanye n’ubuzima bw’abakuru b’ibihugu. Urugero, mu minsi ishize Perezida wa Gabon yagize ikibazo cy’umutima bigirwa ibanga rikomeye, aza kugaragara nyuma y’amezi menshi agenda atitimira.

ibibazo

Kubera ko nta makuru bahabwa, Abanyarwanda bagerageza kwinjira mu bitekerezo by’urugo rwa Kagame.

Turakomeza kwibaza ngo Kagame ari he? amerewe ate? Ese ni ikigwari gitinya aho rukomeye?

Chaste Gahunde.


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Famille KAGAME atteinte du Corona Virus?

Le public se pose toujours les questions sur l’état de santé de Paul Kagame. Car, Kagame a disparu des radars depuis au moins trois semaines. Sous pression, Kagame a voulu s’adresser au public, sauf qu’il n’allait pas bien, et son discours était sans substance. De nouveaux éléments sont disponibles pour nous éclairer davantage.

On doit cette information à Gaël FAYE.

GAYE

Mr FAYE était au Rwanda pour tourner son film “Petit Pays” un événement auquel Madame Jeannette KAGAME a participé.

nyiga

Tous les membres de l’équipe de Monsieur Faye ont été hospitalisés. Ceci explique pourquoi Paul Kagame n’est plus visible, mais le gouvernement ne veut pas le communiquer aux citoyens.

Le jet du Général Kagame a atterri à Londres le 21 mars 2020 et y reste cloué. Il reste à savoir combien de membres de la première famille seraient testés positifs au covid-19. Quant au président, il serait en convalescence. Il faut que la présidence soit transparente à ce sujet.

A suivre.

Contribution externe


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“Libérez les prisonniers pour lutter contre COVID-19” – ONU.

Les gouvernements sont exhortés à libérer les prisonniers dans le cadre de lutte contre Corona Virus. C’est une recommandation du Haut-commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU, Madame BACHELET Michelle en date du 25 mars 2020.

UNHRC

La détention de détenus pendant la crise # COVID19 comporte un risque élevé et devrait être une mesure de dernier recours. Avec les flambées épidémiques en augmentation et le nombre croissant de décès dans les prisons et autres institutions dans de nombreux pays, les autorités devraient agir maintenant.  

Le Rwanda étant parmi les pays dont la concentration carcérale est très élevée devrait respecter cet appel du Haut Commissaire afin d’éviter la propagation. Selon World Prison Brief, le Rwanda occupe la 28ème place au monde avec 65.000 de prisonniers, soit à peu près 550 détenus sur une population de 100.000. Les vieux, les porteurs de maladies chroniques sont beaucoup plus vulnérables au Corona Virus.

La réponse du Rwanda est susceptible d’être négative car, pour le régime en place, l’emprisonnement ne constitue pas une correction et une préparation à l’insertion dans la société après la peine, mais plutôt, une injustice institutionnalisée, un moyen de règlement de compte, un moyen d’éliminer à petit feu les opposants politiques réels et supposés. Dans les situations ordinaires, même les clauses de la loi qui ordonnent la mise en liberté  de détenus sont ignorées. Par exemple en 2018, lors de la candidature du Rwanda à la direction de ‘Organisation Internationale de la Francophone (OIF), le gouvernement a annoncé la libération de 2500 prisonniers, un chiffre qui plus tard est confirmé fictif. En réalité quelques détenus ont été libérés dont l’opposante Madame Victoire INGABIRE et le chantre de la réconciliation Kizito MIHIGO. Les autres comme Déogratias MUSHAYIDI se sont vu refuser la liberté alors qu’ ils remplissaient les mêmes conditions. Le 17 mars 2020, MIHIGO est retrouvé mort dans sa cellule de police, MUSHAYIDI est toujours en prison et INGABIRE subit des persécutions et harcèlements incessants dans sa demie liberté, en dehors de la prison.

Madame BACHELET propose, par exemple, la libération des malades. Ce qui est délicat car au Rwanda, la majorité de prisonniers sont malades à cause des conditions de détention déplorables.

Un défi lancé aux dirigeants du Rwanda qui dernièrement ont profité de la situation du pays face au COVID-19 pour booster leur réputation mythifiée. 

Par contre,  le président nigérien Issoufou Mahamadou a annoncé vendredi 27 mars 2020 la remise gracieuse des peines pour 1.540 détenus, l’Iran en a libéré 85.000.

Chaste GAHUNDE. 


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Covid-19: Les Rwandais vont-ils servir de cobayes?

Le 30 mars 2020, le Dr Clet Niyikiza a annoncé à la télévision gouvernementale rwandaise que sa société, L.E.A.F Pharmaceuticals (Lifting and Empowering All Families), basée aux USA, allait procéder à des essais cliniques d’un vaccin contre le corona virus (Covid-19). Dr Charles Karangwa, directeur de Rwanda Food and Drugs Authority (FDA) lui a emboîté le pas et a confirmé que cette société avait reçu les autorisations nécessaires pour commencer ses expériences.

D’emblée, sur les réseaux sociaux et dans certains média en en ligne, des gens ont crié, à juste titre, au scandale. La question lancinante est de savoir comment ces essais cliniques vont s’effectuer au Rwanda alors que le pays ne compte qu’une septantaine de malades en comparaison aux autres pays comme l’Italie ou même les USA où cette pandémie fait des morts par milliers.

Une autre raison d’inquiétude est de voir avec quelle rapidité la société LEAF a obtenu les autorisations nécessaires. Dans la stricte application des protocoles préliminaires à ce genre d’expériences, il y a de longues consultations entre les acteurs nationaux et (Ordre des médecins et des pharmaciens, Comité national d’éthique, spécialistes des maladies pulmonaires, médecine des catastrophes,..), internationaux (OMS) et les autorités du pays concerné, non pas pour freiner ou retarder la recherche, mais pour s’assurer que le produit n’aura pas de conséquences néfastes sur la santé de la population. Au Rwanda, ces assises consultatives n’ont jamais eu lieu. La décision est passée comme une lettre à la poste. Même le ministre de la Santé est resté bouche bée alors que c’est à lui, en tant que haute autorité de la Santé, qu’il incombe d’annoncer cette initiative qui a des incidences incommensurables sur la vie des Rwandais.

Comment cela peut-il s’expliquer ? David Himbara, ex-conseiller économique de Paul Kagame, nous apprend que Clet Niyikiza est un homme de main du président rwandais.

En effet en 2009, Paul Kagame a prélevé plus de 22 millions de dollars sur les fonds de pension rwandais (Rwanda Social Security Board, ex- Caisse sociale du Rwanda). Il les a versés dans la société américaine Merrimack Pharmaceuticals et qui compte parmi ses actionnaires, Michael Fairbanks et Michael Porter, deux éminents membres de son conseil consultatif présidentiel (Presidential Advisory Council : PAC).

Dans le cadre de l’accord régissant cet investissement « rwandais », Clet Niyikiza, membre lui aussi du PAC, a rejoint Merrimack en tant que vice-président principal en 2009. Sans aucune explication, Niyikiza a quitté cette multinationale pharmaceutique en 2014 et a formé sa propre société, L.E.A.F. Pharmaceuticals LLC. Personne ne sait ce que sont devenus les 22 millions de dollars investis par le Rwanda. Est-ce l’argent que Niyikiza a utilisé pour lancer sa propre entreprise, avec Kagame comme investisseur en filigrane ? Et voilà encore que le corona virus devient une mine d’or pour le président Paul Kagame, Clet Niyikiza interposé. En effet, ce vaccin, c’est une affaire de gros sous. Des millions de dollars ont été versés pour la recherche du vaccin. Voilà pourquoi pour en bénéficier, le Rwanda va exposer sa population pour des intérêts financiers d’un seul homme, Paul Kagame. Et voilà comment Clet Niyikiza prend les antennes de la télévision nationale pour annoncer la « bonne nouvelle ». Qui d’autre pouvait l’y autoriser si ce n’est le tout puissant président rwandais ?

Il n’est pas inutile de signaler que Clet Niyikiza n’est pas médecin. Après des études de statistiques au Rwanda, il est parti aux Etats-Unis où il a décroché un doctorat en Mathématiques. Il est entré dans le secteur pharmaceutique. C’est un pur produit de Big Pharma. En 1991 il était chez Syntex Corporation rachetée par Roche Holding AG ; entre 1993 à 2005, il était chez Eli Lilly, une société biopharmaceutique ; de 2005 à 2009, il était vice-président de GlaxoSmithKline (GSK), l’un des dix géants de l’industrie pharmaceutique mondiale puis de 2009 à 2014, il fut Vice-President Exécutif de Merrimack Pharmaceuticals.

En 2011, la société américaine Merck a reçu l’autorisation de vacciner plus de 100.000 jeunes filles rwandaises dont l’âge tournait autour de 12 ans et qui étaient en 6è année de l’école primaire. Sur les centres scolaires, elles ont été alignées et contre leur gré, furent injectées avec le gardasil, un vaccin sensé lutter contre le cancer du col utérin, mais dont les effets indésirables étaient encore loin d’être suffisamment maîtrisés. Et si les 100.000 jeunes filles avaient servi de cobayes à ce laboratoire? Ce qui est à noter est que derrière cette campagne massive de vaccination inédite, – le Rwanda a été le premier pays africain à administrer ce vaccin à grande échelle sur sa population – se cachait une affaire de gros sous. Le géant pharmaceutique Merck avait offert gratuitement au Rwanda 2 millions de doses. Mais à quelles conditions ces facilités de vaccination massive avaient-elles été accordées ?

Nous avons également en mémoire des actes de stérilisation obligatoire masculine sous couvert de circoncision soit disant pour lutter contre le Sida. N’eût été la vigilance des ONG des Droits de l’homme dont Human Rights Watch, cet acte criminel aurait fait des ravages. En effet HRW avait alors rappelé au gouvernement rwandais que la vasectomie obligatoire qu’ il applique à sa population masculine est une pratique dévalorisante, coercitive et qui dénie à l’être humain ses droits en matière de santé reproductive et que donc elle devait être stoppée.

Avec le corona virus, le Rwanda va également être un des premiers pays africains, voire au monde, à tester le vaccin contre cette pandémie. Comment cela est possible ? Ceci me rappelle un ami de la Banque Mondiale (BM) qui m’avait expliqué un jour que les institutions de Bretton Woods aimaient bien les dictateurs des pays en voie de développement. Il m’a dit : la BM et la FMI sont des banques. La raison d’être d’une banque, c’est placer l’argent et le rentabiliser. Dans certains pays africains, un délégué de ces banques atterrit au pays, il approche le président et lui miroite les bienfaits du crédit. En bon dictateur, le président concerné ne consulte personne et donne ordre au ministre des Finances qui signe le crédit souvent à un taux d’intérêt non négocié. Le pays peine ainsi, pendant une cinquantaine d’années à payer un crédit obtenu avec des clauses léonines.

Si le Rwanda a été choisi pour tester le vaccin du corona virus, c’est que le président Paul Kagame est un dictateur patenté et que le modus operandi est rôdé pour ce genre de magouilles.

La population à vacciner sera-t-elle volontaire ou on va convoquer la population, la regrouper et la vacciner à la chaîne comme cela a été fait pour les pauvres jeunes filles évoquées ci-haut ?

Wait and see.

Gaspard Musabyimana

Source: https://www.musabyimana.net


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“Pas d’état d’urgence au Rwanda” Nduhungirehe persévère dans l’ignorance.

covidrwLa question de savoir où se trouve le Président rwandais a provoqué des vagues. Comme si l’on y avait pas droit. Ne trouvant pas Kagame auprès de son peuple au moment où son implication est indispensable, à la recherche des réponses, deux hypothèses étaient mises en avant:

  1. Le président va mal ou est en dehors du pays
  2. Le Premier Ministre acte anticonstitutionnellement 

La première hypothèse se fonde sur le fait que selon la Constitution rwandaise, l’état d’urgence sanitaire (comme tout autre état d’urgence) ne peut être déclaré par le Premier Ministre sauf si le Président est indisponible (malade ou en dehors du pays). D’ailleurs le jet du Président était vu à Londres depuis le 21 mars 2020.

La deuxième hypothèse suppose que le Premier Ministre, pour des raisons qu’on ignore, aurait acté anticonstitutionnellement, sans assumer les fonctions du Président par intérim. D’ailleurs, il n’a jamais eu de Conseil des Ministres pour lui autoriser ce qu’il a fait.

Ambassadeur Nduhungirehe sort du silence en commentant sur l’un de nos articles:

ONDU

Amb. Olivier NDUHUNGIREHE

“Un état d’urgence peut être sanitaire c’est vrai, mais tout état d’urgence implique la SUSPENSION DE LA CONSTITUTION pour octroyer au pouvoir exécutif des pouvoirs exceptionnels qui étaient autrement détenus par d’autres pouvoirs. Et ceci n’est pas le cas au Rwanda”.

Me Joseph Cikuru Mwanamayi octroie une leçon gratuite à l’Ambassadeur Olivier Nduhungirehe, qui est aussi le Ministre d’Etat au ministère rwandais des affaires étrangères. L’avocat aux barreaux de Kigali et Bruxelles partage notre avis que ce qui est fait au Rwanda est anticonstitutionnel.

CIK

Me Joseph Cikuru Mwanamayi

“M. Nduhungirehe n’est pas sans ignorer qu’en droit international public, un État d’urgence peut peut être décrété, généralement en temps de guerre où la Constitution n’est nécessairement pas suivie dans son application. C’est dans ce contexte qu’il insiste – à tort et à travers- sur le fait qu’il n’y a aucune disposition constitutionnelle ayant été suspendue d’être appliquée pour parler d’un Etat d’urgence où l’un de 3 pouvoirs n’a pas été en mesure d’exercer son rôle.

Pourtant, en l’espèce, à moins de m’établir le contraire, il s’est avéré que les membres de l’Exécutif se sont permis d’agir dans une situation d’urgence sanitaire, en prenant des mesures qui ne relevaient pas de leurs compétences matérielles ( ratione materiae).

En effet, en cas d’une crise générale sur l’étendue du territoire, aucun Ministre n’a compétence (légale) d’arrêter des mesures visant l’intérêt général de la population sans que ces mesures n’aient été adoptées par l’organe constitutionnellement habilité.

Quel cet organe tel que prévu par la Constitution du Rwanda?

– C’est le Président de la République (Chef de l’Exécutif),

– Le Parlement, et ;
– Le Judiciaire.

Pour le cas qui nous intéresse, “l’état du Codiv-19” qui s’est abattu, d’une façon inattendue, sur le Rwanda devrait, d’après les dispositions constitutionnelles, impérativement être débattu en Conseil des Ministres en sa session ordinaire.

Mais comme cette urgence s’est fait sentir, sans que le Conseil du Gouvernement ne puisse se tenir, la Présidence de la République devrait prendre un acte administratif et le diffuser le plus urgemment possible car visant la vie de la population en danger.

En cas d’empêchement du Président, le Chef du Gouvernement (Dr Ngirente Edouard) allait intervenir.

Mais cela n’a pas été le cas. Plutôt le MINISANTE, le MINALOC, le MINEDUC, le MINICOM, la Police Nationale, se sont contentés, chacun pour ce qui le concerne, à lancer des communiqués officiels en désordre bien ordonné (l’un après l’autre), et ce EN PRESENCE du Président de la République et de celle du PM.

C’est que les juristes professionnels, nous relevons la suspension de la Constitution car certains Ministres ont usurpé les pouvoirs qui ne leur appartiennent pas.

A supposer même que, vu l’extrême urgence, les Ministres intéressés se soient concertés mutuellement, soit par téléphone, soit par autre moyen, leur proposition n’a pas fait l’objet d’une approbation du Cabinet Meeting.

D’ailleurs, d’aucuns s’interrogeaient sur la portée du communiqué du PM Ngirente Edouard daté du 21 mars 2020, intervenu postérieurement à ceux lancés par ses subalternes et dont le contenu ou le message est presqu’identique (renforcement des mesures de confinement).

M. l’Amb. Nduhungirehe persévère toujours en affirmant qu’aucune disposition constitutionnelle n’a été violée. Mais, il ne parvient pas à éclaircir sur quelle base légale divers chefs de portefeuilles ministériels sont autorisés à prendre les décisions susceptibles d’être qualifiées de “privation de liberté de tout un peuple”, SANS AVOIR ÉTÉ APPROUVÉES, NI SIGNÉES par le Président de la République ou son Premier Ministre ?

Et pire encore, selon le discours pré-enregistré du Chef de l’État du 27/03/2020 à 22h, une Commission chargée de la question Covid-19 dont la direction a été confiée au Premier Ministre aurait été mise en place.

M. l’Amb.Nduhungirehe ne saurait décrire sa composition, dégager quand plus précisément elle a été constituée et publiée officiellement, QUI ET QUI L’ ONT INSTITUÉE, etc.

Telles sont les violations flagrantes de la Constitution qui emporteraient certains dans leurs conviction que la Constitution a été suspendue d’être appliquée, contrairement à la fausse prétention du Secrétaire d’état au MINAFFET”.

I cannot agree more.

Chaste GAHUNDE


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Kagame Propaganda On Food Distribution Backfired – Minister Nduhungirehe Caught Redhanded Lying

Wonders never cease in General Paul Kagame’s Rwanda.

His minister Olivier Nduhungirehe used a picture of super market he stole from the internet to convince the world that Rwanda is massively distributing food to the poor. This is part of regime’s propaganda that it is distributing food to the poor across Rwanda to save them from starvation after the regime imposed a total lockdown in response to Covid19 lockdown. This claim is bogus.

According to the World Bank data, 55.5 percent of Rwandans are poor – they live on less than US$1.90 a day. Which means that 6.6 million out of 12 million Rwandans are poor. If the Kagame regime were to pay the 6.6 million poor people US$1.90 a day in lost income due to the lockdown, that would amount to US$12.5 million in just one day. This translates into US$62.5 million for a five-day working week. The regime does not have that kind of money. And, of course, the regime’s claim that it is distributing food to the poor is a big lie.

That is how Kagame minister Nduhungirehe entered the picture. He proclaimed on Twitter that “National solidarity is a core value of the people of Rwanda” and that the Rwanda government has “started the distribution of food and essential goods for the most vulnerable, who were affected by measures to prevent COVID19 from further spreading.”

Food stuff

There was one problem, however. The minister’s proof that Rwanda is distributing food proved to be false. The minister hunted on the internet a stock photo of super market somewhere out there. Nduhungirehe was immediately caught redhanded by Twitter users. There goes another shameful chapter in the Kagame regime’s crude propaganda that does not add up.

David Himbara, Ph D

medium.com


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COVID-19: Quand Amb Nduhungirehe saute à la rescousse de ses chefs!

S’il y a une chose de précieux qui manque aux Rwandais, c’est le débat au sujet de gestion de la chose publique. Le régime en place n’offre pas l’espace propice aux échanges et débats contradictoires constructifs. Et par peur d’être tenu responsable de ses actions, le régime préfère les ténèbres à la lumière, l’opacité à la transparence.

Depuis quelques jours, un débat est soulevé par un citoyen concerné, engagé à la promotion de la culture du débat autour des affaires d’intérêt national. Soucieux de voir un jour la transparence régner dans tout ce qui (n’)est (pas) fait pour le peuple, l’auteur de ce blog , basé sur la situation inquiétante du Coronavirus, a posé la question qu’il partage avec des milliers d’autres Rwandais: Kagame est-il vraiment confiné? Et pour cause, un document dit “Ingamba nshya zo gukumira icyorezo cya Koronavirusi” (nouvelle mesures contre la propagation de la pandémie Corona Virus). Ce document signé par Dr Edouard NGIRENTE, Premier Ministre rwandais, met en place les mesures à mettre en exécution à partir de 23 heures 59 du même jour.

Après l’analyse approfondie de ce document, il s’est avéré qu’il soit anticonstitutionnel. En effet, la partie “visa” du document ne fait référence à aucune loi,  à aucun instrument légal, plutôt “aux mesures prises par d’autres pays dans la lutte contre le même virus”.

visa

 Or ces pays ont décrété l’état d’urgence sanitaire. Pourrait-on en déduire que le Premier Ministre l’a fait aussi?! Peut-être oui, peut-être non, même le Premier Ministre n’en sait rien!

S’il a fait comme les autres pays, c’est dire qu’il a mis le pays en état d’urgence mais sans suivre la procédure prévue par la Constitution rwandaise.

Pour l’Ambassadeur Nduhungirehe, “Cette mesure d’état d’urgence implique la suspension de la Constitution et l’octroi à l’exécutif de pouvoirs exceptionnels pour faire face à une crise où un désastre. Et cela n’est pas le cas au Rwanda. Aucune provision de la Constitution n’a été suspendue et les trois (3) pouvoirs, ainsi que la population, maintiennent leurs prérogatives, droits et obligations” 

Il nous est commode de faire remarquer la note suivante à l’Ambassadeur Nduhungirehe.

  1. Les autres pays auxquels se réfère le Premier Ministre et dont il imite les mesures sont en état d’urgence. Pourquoi auriez-vous appliqué les mesures de l’état d’urgence sanitaire si ce n’était pas les cas?

 

covid soe

 

  1. Les provisions de la Constitution ont été suspendues jusqu’à nouvel ordre par le document du Premier Ministre. Les déplacements suspendus, les marchés aussi, les taxis moto, les bars et restaurants.

ingamba

Ci-après quelques articles de la Constitution qui ont été suspendus par le document du Premier Ministre.

Article 26: Droit à la liberté de circulation et de résidence
Tout Rwandais a le droit de se déplacer librement et de résider dans n’importe quel lieu du territoire rwandais.

Article 30: Droit au libre choix du travail
Toute personne a droit au libre choix de son travail.

Le cas du Rwanda est un état d’urgence sanitaire. Si votre Premier Ministre n’a pas écrit exactement “état d’urgence sanitaire“, il s’est référé aux autres pays en état d’urgence et pour la même pandémie. L’Italie est en état d’urgence sanitaire,  la France aussi, les USA, l’Espagne, pour ne citer que ceux-là. Tous en état d’urgence sanitaire! Et vous avez copié-collé leurs mesures tout court. Sauf que eux, ils ont suivi les procédures légales selon les lois des pays respectifs et ont prévu les packages pour pallier la perte subséquente à ces mesures.

Maintenant dites nous, sur quelle base, Dr Ngirente a décidé de prendre les mesures qui violent les droits de circulation des Rwandais? Sur quelle base légale, deux hommes ont été tués parce qu’ils ont violé la mesure de confinement publiée par  le Premier Ministre. Et enfin, pourriez-vous dire que ce que le Premier Ministre a FAIT EST JUSTIFIABLE LÉGALEMENT ? J’ai l’impression que vous vous entêtez, juste que pour défendre votre gouvernement, mais dans des moments comme ceux-ci, l’intelligence qui une fois vous a défini, devrait obliger.  Il faut qu’on crée un espace du débat et de transparence? surtout en ce qui concerne la gestion de la chose publique.

Chaste Gahunde


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COVID-19 : Le Congo va-t-il encore une fois sauver la planète ?

Avec l’éclosion du COVID-19 et la découverte du Professeur Didier Raoult sur les vertus de la chloroquine, tout le monde parle désormais de ce médicament. Cet antipaludéen, utilisé depuis plusieurs décennies dans les pays tropicaux, est un substitut synthétique de la quinine, molécule naturelle extraite du quinquina. Et vous savez quoi ? L’Est du Congo posséderait les plus grandes plantations de quinine au monde. Le Congo va-t-il sauver la planète du COVID-19?

À la fin du 19è siècle, l’industrie automobile, en plein essor, eut besoin du latex naturellement sécrété par l’hévéa, un arbre qui pousse en abondance au Congo, pour la fabrication des pneus. Pendant la Première Guerre mondiale, ce sont les mines du Congo qui fournirent le cuivre utilisé dans la production des munitions utilisées par les alliés. Durant la Seconde Guerre mondiale, le Congo participe considérablement à l’effort de guerre allié en accroissant sa production de matières premières (huile de palme, hévéa, coton, étain, uranium, cuivre…). Lorsque les États-Unis entrent en guerre, ils dépendent presque entièrement du Congo pour leur approvisionnement en cobalt et en uranium. Idem pour les Britanniques qui reçoivent à l’époque 800 mille tonnes de cobalt pour leur industrie militaire.
Les usines qui travaillent dans le cadre de programmes militaires ont besoin de quantités croissantes de cobalt qui entre dans la composition d’aciers spéciaux avec lesquels on fabrique des outils à coupe rapide, des soupapes de chars et d’avions, des projecteurs de marine, des turbocompresseurs d’avion… Et nul n’ignore que c’est du gisement de la mine de Shinkolobwe (situé dans le Katanga) que fut extrait l’uranium qui permit aux États-Unis de fabriquer la première bombe atomique qui fut larguée sur Hiroshima en 1945.

Au début des années 2000, c’est la colombo-tantalite (communément appelée coltan) et la cassitérite du Congo qui ont été sollicitées avec le boom de l’industrie technologique et aéronautique mondiale. Avec l’essor des véhicules électriques ces dernières années, le cobalt du Congo est revenu au goût du jour. Comme l’a souligné l’auteur belge David Van Reybrouck, dans son livre “ Congo : une Histoire » (Actes Sud, 2010)”;

“Ces cent cinquante dernières années, chaque fois que le marché international a exprimé une demande pressante pour une certaine matière première ─ l’ivoire à l’époque victorienne, le caoutchouc après l’invention du pneu gonflable, le cuivre lors de la forte expansion industrielle et militaire, l’uranium durant la guerre froide, le courant alternatif pendant la crise pétrolière des années 1970, le coltan à l’ère de la téléphonie mobile ─, le Congo s’est avéré disposer de gigantesques réserves de la marchandise convoité “

Maintenant que tout le monde parle de la chloroquine pour neutraliser le COVID-19, le Congo va-t-il encore une fois voler au secours de la planète ?

Peut-être. Mais rien ne dit que les Congolais en tireront profit si cela devait arriver. Parce que depuis près de 150 ans, tout le monde profite des richesses du Congo, excepté les Congolais…

Je ne sais pas pourquoi mais une profonde amertume m’a envahi en bouclant ce post…

Patrick MBEKO

Source:Facebook


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Kagame a bluffé les Rwandais!

Le 27 mars 2020, le Général Paul Kagame s’est adressé à la nation sur le coronavirus . En d’autres termes, Kagame aura attendu deux mois et 27 jours pour parler à la nation de la pandémie qui, le 31 décembre 2019 a initialement frappé Wuhan, une ville de l’est de la Chine.

Au moment où Kagame s’est finalement adressé à la nation, 54 Rwandais étaient déjà infectés par Covid19. Le discours qui n’a duré que 5 minutes et 38 secondes était une rhétorique vide. Parmi tant d’autres trois questions clés sont restées sans réponse.

1) Quelles sont exactement les dépenses de santé accrues pour lutter contre la pandémie de coronavirus?

2) Quels sont exactement les secours accordés aux Rwandais qui sont en situation de verrouillage total?

3) Quelles sont exactement les dépenses à plus grande échelle pour soutenir les secteurs économiques durement touchés tels que le secteur du tourisme?

Les Rwandais restent inquiets.

Traduction libre par Chaste Gahunde

David Himbara

htts://medium.com


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