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“Évitez de copier les politiques anti-covid-19 occidentales” – La Banque mondiale met en garde les pays africains.

Le Groupe de la Banque mondiale admire la Tanzanie pour sa stratégie originale visant contenir la pandémie de COVID-19.  A la même occasion, la Banque a averti les États africains de ne pas copier et coller les pratiques et politiques occidentales pour limiter la propagation du COVID-19.

“Merci, Monsieur le président John Magufuli de n’avoir pas dupliqué les politiques mises en œuvre dans les pays avancés et certains pays à revenu intermédiaire, telles que collées par certains pays africains de la région”.

Le rapport  de l’ Africa’s Pulse intitulé “Assessing the economic impact of COVID-19 and Policy Responses in Sub-Saharan Africa (Évaluation de l’impact économique du COVID-19 et des réponses politiques en Afrique subsaharienne) publié hier a salué la Tanzanie comme l’un des meilleurs exemples pour ses approches stratégiques qui tiennent compte du meilleur de son économie politique et du bien- être de la société.

Avec 32 cas confirmés de COVID-19, 3 décès et 5 récupérations, la Tanzanie, contrairement aux autres pays africains, n’a pas bloqué les entreprises et ses citoyens. Le pays n’a pas non plus fermé ses frontières mais a lancé des tests stricts et une quarantaine de 14 jours pour toutes les arrivées.

Le rapport de la Banque mondiale met en garde contre les conséquences catastrophiques pour les pays subsahariens qui ont copié et collé des politiques anti-COVID-19.

“Face à une situation en évolution rapide avec une grande incertitude et tant d’inconnues, la plupart des gouvernements du monde entier ont repris des approches similaires pour contenir la pandémie de COVID-19”, indique le rapport.

Le rapport mentionne l’Afrique du Sud, le Ghana, le Rwanda et le Kenya, qui ont réagi rapidement et de manière décisive pour freiner l’afflux et la propagation potentiels du virus COVID-19, ce qui correspond très bien à l’expérience internationale émergente.

Le rapport avertit ces pays que la situation évoluant, il y a plus de questions sur l’adéquation et l’efficacité probable de certaines de ces politiques, par exemple le confinement strict.

Il conseille aux gouvernements africains de déployer une série de mesures d’urgence et les caractéristiques structurelles des économies africaines qui façonnent les réponses politiques conçues et mises en œuvre pour repousser COVID-19.

La Banque mondiale a donné plusieurs raisons pour lesquelles les politiques économiques mises en œuvre en Afrique subsaharienne devraient être différentes de celles adoptées dans les pays avancés et (certains) pays à revenu intermédiaire.

Premièrement, l’emploi informel est la principale source d’emploi en Afrique subsaharienne, représentant 89,2% de tous les emplois (OIT 2018). Hors agriculture, l’emploi informel représente 76,8% de l’emploi total. Sur la base du nombre d’entrepreneurs (travailleurs indépendants et employeurs) qui sont propriétaires d’unités économiques informelles, la grande majorité des unités économiques de la région sont informelles (92,4%). Les travailleurs informels ne bénéficient pas d’avantages tels que l’assurance maladie, l’assurance chômage et les congés payés. La plupart des travailleurs informels, en particulier les travailleurs indépendants, doivent travailler tous les jours pour gagner leur vie et payer leurs nécessités de base. Dans ces conditions, un confinement prolongé mettra en danger la subsistance de leurs ménages.

En outre, la majorité des travailleurs embauchés se trouvent dans une situation précaire, et la plupart de ces emplois sont temporaires et à faible rémunération, n’offrent pas de sécurité sociale et exposent les travailleurs à un risque accru de blessure et de mauvaise santé.

Deuxièmement, les petites et moyennes entreprises (PME), un important moteur de croissance dans les économies de la région, représentent jusqu’à 90% de toutes les entreprises et représentent 38% du PIB de la région. L’accès au financement est l’un des principaux défis auxquels sont confrontées les PME en temps normal, la majorité de ces entreprises ne disposant pas du financement nécessaire pour se développer. Avant COVID-19, le déficit de financement pour les PME de la région était estimé à 331 milliards de dollars (IFC 2018).

Troisièmement, les préoccupations concernant l’impact économique négatif de l’épidémie de COVID-19 ont entraîné des baisses de taux d’intérêt dans plusieurs pays africains conformément aux mesures de politique monétaire dans le monde. Cependant, ce type de relance monétaire peut ne pas être efficace pour deux raisons:

  • la prévalence des effets de l’offre au niveau des mesures de confinement (c’est-à-dire une offre de main-d’œuvre réduite et des entreprises fermées, en particulier dans les secteurs à forte intensité de contact), et
  • la faible transmission monétaire dans les pays aux marchés financiers intérieurs sous-développés.

Les économies africaines doivent encore concevoir des voies politiques pour réaliser une croissance durable, une diversification économique et l’inclusion.

La durabilité économique des économies africaines dépend de leur capacité à transformer leur stock décroissant de richesse naturelle en d’autres immobilisations reproductibles telles que le capital physique, les infrastructures et le capital humain.

Les conclusions de l’impact de Covid-19 sur les économies africaines reposaient sur deux modèles à l’échelle de l’économie: un modèle macro-structurel, le modèle macroéconomique et budgétaire de la Banque mondiale, «MFMOD», et le modèle d’équilibre général calculable dynamique (MEGC) de la Banque mondiale ».

L’analyse s’est appuyée sur deux scénarios.  Le premier est un scénario optimiste qui repose sur les hypothèses selon lesquelles la pandémie culmine dans les économies avancées, que les mesures de confinement seront progressivement supprimées au cours des deux prochains mois, la pandémie s’estompe en Chine et les épidémies sont contenues dans d’autres pays et en Afrique subsaharienne.
Le deuxième est un scénario à la baisse qui suppose que l’épidémie de COVID-19 continue de peser sur l’économie au cours des troisième et quatrième trimestres de 2020 et jusqu’en 2021, car certaines mesures de distanciation sociale sont nécessaires pour maintenir la propagation du virus à des niveaux gérables.

Le rapport en anglais est téléchargeable ici 13358-African Pulse-April

Traduction libre par Chaste GAHUNDE


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L’espion rwandais, Capitaine BWITARE n’est plus

Un bonne nouvelle pour ceux qu’il chassait. Pour ceux qui l’ont envoyé aussi. Car, ils n’auront pas à s’expliquer,  comme il part avec tant de secrets qui devraient les incriminer dans l’avenir.

Le célèbre agent de renseignement extérieur, le capitaine Bwayitare, n’est plus. Son nom est Bwitare, prénom Eulade, connu dans le cercle du renseignement rwandais sous le nom de Bwayitare. Gradé Capitaine dans les Forces Rwandaises de Défense (FRD), il opérait sous la direction d’un service de suivi externe rattaché à la Direction du renseignement militaire (Directorate of Military Intelligence – DMI en sigle ), rebaptisé désormais renseignement de défense.

Le capitaine Bwitare faisait partie des impitoyables agents et l’une des rares personnes nées en République Démocratique du Congo (RDC) à être déployées dans le DMI du criminel Paul Kagame. Il était l’agent de confiance de Jack Nziza qui le surnommait «umucongo» (C’est-à-dire, Congolais). Pendant des années, le capitaine Bwitare a opéré directement sous les ordres du général de division Jack Nziza et du général James Kabarebe. Dans le domaine du renseignement extérieur, le capitaine Eulade Bwitare a participé à la planification, au suivi et exécution des plans d’élimination des opposants réels ou supposés. Plusieurs Rwandais innocents sont morts sous ses opérations.

Des sources dignes de confiance indiquent que lorsque sa santé a commencé à se détériorer, les services rwandais des renseignements extérieurs l’ont relocalisé en Belgique où ils l’auraient aidé à obtenir l’asile sous de fausses histoires et, de ce fait il était permis d’accéder à un système de santé gratuit de première classe.

En Belgique, le capitaine Eulade Bwitare a continué de coordonner les opérations de renseignement du DMI – collecte d’informations, surveillance et guidage des assassins de Kigali qui fréquentent l’Europe pour des opérations de ce genre.

L’on s’attendait à ce que le capitaine Bwayitare (Bwitare) abandonne ses crimes et essaie de se repentir de ses atrocités en matière de droits de l’homme, mais il a plutôt continué à coordonner les activités de renseignement DMI en Europe.

Parmi les cibles clés du capitaine Eulade Bwitare, il y avait, entre autres, le major Jean Marie Micombero, Seruga Titus, Rugema Kayumba, Alex Rudasingwa, Placide Kayumba,etc. Heureusement,  le capitaine part avant ses cibles clés.

En tant qu’ambassadeur du Rwanda en Belgique, Olivier Nduhungirehe a établi une relation de travail étroite avec le capitaine Bwitare et ils sont devenus de bons amis. Pour Olivier Nduhungirehe, c’était un mauvais week-end de Pâques, car cette mort est annoncée au moment où il venait d’être démis de ses fonctions.

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Dans la photo ci-dessous, en pull rouge, c’est Aimable Bayingana, un agent du régime notoire qui a été incorporé pour espionner ses compatriotes hutus. Au milieu, avec un pull blanc – Fidel Sugira, un agent basé en Norvège et le capitaine Eulade Bwitare dans une veste et un chapeau marron.

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Source: BWITARE est mort


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UN List of Suspected Congolese Civil War Criminals to Stay Secret

The UN High Commissioner for Human Rights declared in Kinshasa on Thursday that his office’s data base on suspected perpetrators of serious crimes committed in the Democratic Republic of Congo (DRC) from 1993 to 2003 will remain secret. He said this was because measures are lacking to protect victims and witnesses, but a senior UN official who wishes to remain anonymous claimed African countries are exerting pressure to stop the list being published.

In October 2010, the Office of the UN High Commissioner on Human Rights published its “Mapping” report on serious crimes committed in the DRC between March 1993 and June 2003. This 550-page document covers mainly the two Congo wars in which, between 1996 and 2003, as many as nine countries – Rwanda, Uganda, Burundi, Angola, Namibia, Zimbabwe, Chad, Libya and Sudan – were involved. It documents 617 serious incidents over a decade, including massacres and sexual violence, committed mainly by the Congolese army, foreign armies and rebel groups.

This report has fed a secret data base of suspected perpetrators of abuses, most of which could be categorized as war crimes, crimes against humanity and genocide. Congolese and international NGOs like Human Rights Watch and Amnesty International have frequently called for justice. Pressure is mounting. On March 8, International Women’s Day, an open letter entitled “No to impunity for rapes and massacres in the DRC” was submitted to Zeid Ra’ad al Hussein, the UN High Commissioner for Human Rights.

Massacres of Rwandan Hutu refugees in the DRC by Paul Kagame’s army

This letter signed by nearly 200 Congolese associations – whose October 20 petition gathered 450 signatures – calls for the “embargo” on the database to be lifted. Those supporting the call include gynaecologist Denis Mukwege, famous for his work treating thousands of rape victims in the eastern DRC, which has been unstable for 20 years. “Fighting impunity is a way to protect the women we look after, but also to bring peace,” he told JusticeInfo. “Wherever people have tried to make peace without justice, we can see that it has failed!

Caution

But the UN deems it too dangerous to reveal everything. “This case in particular must always be handled extremely cautiously,” Zeid Ra’ad al Hussein told the press on Thursday in Kinshasa. He said his office has “very sensitive information on a number of different investigations”. “Before disclosing the information to any judicial body investigating the alleged crimes, we need to make sure that there is adequate protection for witnesses and victims,” he continued. “If there is no framework for protection of victims and witnesses, we need to exercise caution.

Dr Mukwege understands these arguments but stresses that “perpetrators of these crimes must not be allowed to escape justice”. “We still need to launch a process fairly quickly to have a judicial body that can try these crimes – war crimes and crimes against humanity – that have been committed in the DRC,” he insists. His remarks come as people are still waiting for the DRC to set up special mixed courts with national and international judges and prosecutors to try the crimes committed in the 1990s in the former Belgian colony.

For the UN, keeping the database secret is also meant to prevent any interference with the administration of justice. In a response to the associations’ open letter, Zeid Ra’ad al Hussein says that unveiling the list could “contribute to the destruction of evidence and compromise future actions and initiatives, in particular trials aimed at holding the perpetrators of serious crimes accountable”. At UN headquarters in New-York, a senior official says that the deadlock is also the result of strong pressure from States.

So who is exerting pressure? According to him, African countries at the UN are “mobilizing to ensure that nothing is revealed `before being sure of the facts`, but in order to be sure of the facts, States need to launch investigations”. They are not in a hurry to do so. “Some States seem to think that [committing serious crimes] is part of war and that it’s a Western speciality to get upset about it,” he says. “Other States do not want their army’s image tarnished by these accusations. So it’s partly nationalism but also the desire to keep power, since they rely on the army to remain in government.”

Pressure from the DRC, Chad and Rwanda

He says States including the DRC, Chad and Rwanda “have all exerted pressure in different ways” to ensure that the list remains secret, including “threats” to withdraw troops deployed in UN peacekeeping missions or to “create administrative difficulties for UN agencies”. In this context and given the high stakes, he thinks it is unlikely the database will be published. “The issue is very sensitive,” he says. “It’s closely guarded, so unless there is a leak or a `UN Snowden`, it is unlikely the list will be revealed.”

Dr Mukwege regrets this pressure. “If we let it go on, it’s a way of saying also that someone else, another army, another organization can commit crimes and then use blackmail!” he says. “I do not think you can have a pretext for war crimes, crimes against humanity and crimes of genocide. There is no pretext. The day must come when the people who have committed these crimes in the DRC are brought to justice. That is the only way, the way that has been used across the world when war crimes and crimes against humanity have been committed. The DRC should not be an exception.

The database is nevertheless used in the wings. According to Zeid Ra’ad al Hussein’s letter, it has allowed “some prosecutions to be initiated” at the International Criminal Court (ICC), at foreign courts that can act under universal jurisdiction and Congolese courts such as the Military High Court. “But,” says the UN human rights chief, “these efforts at various levels are insufficient, and so we will persist in our work, notably through regular exchanges with the Congolese authorities.”

Source : justiceinfo.net


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Coronavirus : le confinement total, une mesure irréaliste dans de nombreux pays africains

Je sais que le coronavirus peut tuer. Mais si je reste à la maison pendant quinze jours sans travailler, je meurs aussi », explique un vendeur malgache à l’AFP. Une phrase qui illustre le dilemme africain. La réaction de cet homme est largement partagée sur tout le continent. Or, de plus en plus d’Etats imposent le confinement. Partiel comme au Nigeria, total comme en Afrique du Sud.

Au Nigeria, les aéroports de Lagos et d’Abuja la capitale sont fermés. Déjà, certains fonctionnaires sont priés de rester chez eux. Et Aisha Buhari, la première dame,  a réclamé l’arrêt total de l’activité  du pays. En Afrique du Sud, les autorités viennent de faire appel à l’armée pour faire respecter le confinement.

« Dans cette lutte contre la propagation du Covid-19, notre principal ennemi sera l’indiscipline et le non-respect des consignes de prévention », a souligné le président de la Côte d’Ivoire Alassane Ouattara, appelant à « l’union sacrée ».

Le poids de l’économie informelle

Mais tout n’est pas qu’affaire de discipline. Dans un continent où l’économie informelle est souvent capitale, rester chez soi c’est mourir de faim. Ainsi, en Afrique du Sud, « avec environ 20% de l’emploi total dans le secteur informel, rester à la maison avec un congé de maladie payé n’est pas une option, ce qui rend les appels à distance sociale irréalistes » explique Ayesha Jacub, médecin sud-africaine dans le Mail & Guardian.

« Cette mesure va poser un gros problème de survie pour presque tous les Africains, car ils sont obligés de travailler hors de chez eux, sans quoi, ils n’ont pas de quoi subvenir à leurs besoins. La plupart d’entre eux n’ont pas de réserves bancaires et ne feront pas de télétravail » explique Augustin Augier, directeur général de l’ONG Alima au journal La Croix.

Une mesure pour pays riches inadaptée ici

La romancière Calixte Beyala condamne ce qu’elle appelle « un mimétisme » avec les pays occidentaux. « Car la plupart des Africains vivent au jour le jour. Ils n’ont pas les moyens de s’approvisionner en nourriture pour une petite semaine ! Ils n’ont pas de frigo et, pour la plupart, pas d’électricité pour pouvoir se payer ce luxe qui certainement diminuerait le nombre de nos morts », explique-t-elle   sur sa page Facebook.

Et la vie suit son cours dans les bidonvilles surpeuplés de Johannesburg, constate le journal Sunday Times. Promiscuité, chômage, pas d’accès à l’eau, ni de sanitaires. « Si nous restons chez nous, nous mourons de privation bien avant que le virus n’arrive », prédit  le responsable d’une ONG locale.

Source : https://www.francetvinfo.fr/

Lire aussi: Rwanda: Mesures COVID-19, un copier-coller illogique.

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Rwanda: Covid-19, opportunité d’un changement politique?

C’est ce que les Rwandais anticipent. Et l’opposition politique s’engage dans ce processus afin que le pays ne plonge dans une autre tragédie due au vide de leadership. Avec la pandémie du COVID-19, les dégâts attendus sont aussi autres que sanitaires, les situations socio-économique et politique étant déjà très fragiles. Cette fragilité conjuguée aux mesures de confinement sans l’accompagnement qu’il faut, risque de provoquer les soulèvements populaires susceptibles de renverser le régime en place.

L’échec du gouvernement

En date du 21 mars 2020, le Premier Ministre, Dr Edouard NGIRENTE, a déclaré les mesures qu’il faut respecter afin de stopper la propagation du COVID-19. Bien qu’illégale et illogique, la déclaration du Premier Ministre a été effective 5 heures plus tard. Les mesures affichent un vide fatidique. Elles imposent aux citoyens de rester à la maison sans se soucier de la survie de ceux qui, habituellement, nourrissent leurs familles après avoir travaillé, et quotidiennement.  Même si les Rwandais sont naturellement solidaires, la responsabilité de l’Etat dans des moments comme ceux-ci ne peut pas être exclue, d’ailleurs , elle est obligatoire. Le gouvernement a raté l’occasion de démontrer ses capacités managériales, dans les limites établies par la loi. Malgré les dettes qui sont garanties au pouvoir au nom du COVID-19, il est important de remarquer que la solution ne viendra pas de là , et les conséquences socio-économiques seront énormes.

Si le confinement dure plusieurs semaines, un mouvement de “résistance” va se créer à partir de petits groupes de personnes qui défieront l’autorité au nom de chercher les nourritures. Les grands stocks de vivres seront visés et dévalisés suivis des résidences des hommes et femmes de la classe politique au pouvoir. Les leaders charismatiques émergeront de la masse qui, depuis longtemps aspire au changement, et exerceront la coordination des petits groupes, peaufinant le mouvement en une vrai lutte politique que le régime ne pourra contrer.

Les forces de l’ordre comprendront très vite l’échec du gouvernement et s’aligneront au mouvement. Les plus courageux assureront la protection du peuple contre quelques éléments restant fidèles au régime. Un haut gradé militaire pourrait déclarer un coup d’état pour restaurer l’ordre, lançant un appel aux forces vives de la nation pour former un gouvernement de transition, qui débouchera aux élections libres et un nouveau chapitre dans la politique rwandaise.

L’effet pangolin

Le potentiel changement politique du au COVID-19 est observable aussi par les grands centres d’études stratégiques. En date du 24 mars 2020, le Centre d’analyse et prospective stratégique (CAPS) a émis une note interne et confidentielle au cercle diplomatique français intitulée “L’effet pangolin” : la tempête qui vient en Afrique?” dans laquelle quelques scénarios sont considérés. Selon ce document qui parle du continent africain en général, les économies vont s’effondrer provoquant les émeutes qui feront tomber les régimes. Le document évoque une thèse, “le mort politique zéro ”  selon laquelle « Le risque d’infection d’un dirigeant âgé et souffrant d’autres pathologies pourrait avoir de lourdes conséquences et obligerait à se positionner clairement et rapidement sur la fin d’un système et sur une transition ».

« Anticiper le discrédit des autorités politiques signifie accompagner en urgence l’émergence d’autres formes d’autorités africaines crédibles pour s’adresser aux peuples afin d’affronter les responsabilités de la crise politique qui va naître du choc provoqué par le Covid-19 en Afrique… et sans doute ailleurs ».

Au vu de la situation au Rwanda, tout est possible. L’absence du président aux côtés du peuple, constitue un augure à ne pas négliger. Les manipulations des images faites par les services de renseignements dans le but de faire croire que Kagame est présent ne font qu’accentuer l’inquiétude et le sentiment que les citoyens du menu peuple sont abandonnés à leur propre sort.

Dans un pays où le président est considéré plus dangereux que COVID-19, l’opposition politique est appelée à jouer son rôle. La société civile doit sa contribution.

Chaste Gahunde


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Rwanda: Opposition , Civil Society advise Kagame on COVID-19.

Open letter to the President of the Republic of Rwanda on proposals for measures to better manage the Covid-19 crisis in Rwanda

Mr. President,
We, the undersigned Rwandans living abroad, feel deeply sorry and stand in solidarity with our compatriots at home for the suffering and difficulties of all kinds that they are enduring during this harsh health crisis caused by coronavirus (COVID_19) pandemic. Many Rwandans, especially those living in rural areas, are living in economic precariousness as a result of the far-reaching change in the agricultural policy which has ruined their food security. The resulting rural exodus has created a high rise in urban population living from hand to mouth because of an unsustainable economic boom that
has failed to create viable jobs.

We are confident that the age-old spirit of solidarity and resilience that characterizes the Rwandan people will enable them to valiantly weather this harsh ordeal. But for this to happen, the government will need to take on complaints and pragmatic advice from its concerned citizens, more than in the past. We ourselves are committed to continuing to reflect on a range of actions of solidarity that would enable us to alleviate the suffering of our compatriots at home, and we will communicate on this in due course. In the meantime, we are sending you, by this letter, a contribution in the form of a few ideas, which we consider useful and practical, easy to implement quickly in order to stem the harmful consequences of the measures your government continues to take to combat the COVID_19 crisis.

Some resources that can be mobilized rapidly

While waiting for the people, taken by surprise by this scourge, to recover and for both national and international solidarity to produce positive impact, we would like to draw your kind attention to the existence of a certain number of internal resources that can be immediately mobilized, in case they have escaped your attention and that of your collaborators.

It is worth remembering the Rwandan saying, “Ukena ufite itungo rikakugoboka”, which translates as, “When poverty knocks at the door, you rely on your savings”. It is important, indeed, that the population we are trying to save from the threat of COVID_19 is not swept away by hunger in their confinement. The damage would be far greater than the damage we want to avoid. It is also important that Rwandans be able to draw on their reserves first while waiting for help from elsewhere.

1. Appeal for support from the “AGACIRO” fund
This fund, which bears an evocative name of “Agaciro = Dignity” was launched in 2012, with the stated objective of promoting self-sufficiency among Rwandans and this within the framework of the master plan which aims to raise Rwanda’s human development from low to medium in 2020. It is time to take advantage of the results of this fund which at the end of 2017 reached 52.3 billion Rwandan francs, of which 41.8 billion Rwandan francs came from contributions, while 10.5 billion Rwandan francs came from the investment income of the same Agaciro Fund. This is the time to use all this money made from the sweat of the Rwandan citizens.

2. Appeal for support from the significant wealth held by the RPF party-state
As you know, Mr. President, the RPF, a political organization that came to power in Rwanda a quarter of a century ago, is among the richest, if not the richest political party in the world. As of 30/07/2017, the RPF was already considered as the country’s largest private employer, whose assets were estimated at some 500 million dollars. In your capacity as the chairman of the Party and President, in these difficult times, your party, the RPF could make a gesture of empathy towards the Rwandan people, by taking some of its immense wealth and help the most needy.

3. Release of prisoners in Rwandan prisons
Currently and officially, there are around 75,000 prisoners in the official Rwandan prisons. As you know, Mr. President, on March 25, 2020, even the UN High Commissioner for Human Rights, Ms. BACHELET Michelle recommended to governments to release “every person detained without sufficient legal basis, including political prisoners, and those detained for critical, dissenting views”, as part of the fight against COVID_19. This recommendation makes a lot of sense, particularly in the case of Rwanda where many prisoners have been locked up for several years without files. This would not only prevent the spread of the coronavirus epidemic in these prison environments but would also free up financial resources that could be immediately mobilized to help the most
vulnerable members of the population. It is true that, as of 1 April 2020, the General Prosecutor has sent a directive to the prosecutors to do so; but the directive is accompanied by vague and limiting conditionalities and only a small segment of the prison population could benefit from it.

4. The ISHEMA RYACU Fund set up at the time of General Karake’s arrest in London on June 20, 2015

You will recall, Mr. President, that General Emmanuel Karenzi Karake, then head of the fearsome National Intelligence and Security Service, was arrested in 2015 in London on the basis of a European arrest warrant issued by Spain. He could only be released on bail of 1 million pounds ($1.5 million) obtained by mobilising the contributions of the Rwandan people. This sum can and should be used immediately to support the most vulnerable sections of the population.

5. Repatriation of the funds stored in tax havens revealed in the “Panama Papers”
Finally, Mr President, a recent World Bank study, based on data from 22 countries, including Rwanda, showed that World Bank aid regularly falls into the hands of predators who are quick to make deposits in external banks where banking secrecy is guaranteed, such as Switzerland, Luxembourg, the Cayman Islands or Singapore. For example, the survey showed that the World Bank has made largesse to Rwanda, which in 2018 received double the aid it used to receive in previous years, rising to $545 million. Researchers discovered during the investigation that $190 million left Rwanda and was deposited in tax havens. These funds, and others like them, must, for reasons of morality and practical efficiency, be quickly returned to the country to be used to alleviate the people’s hardship in the face of this terrible coronavirus crisis.

Good use should be made of the funds from aid or credit facilities that the country may receive in these times
Mr. President, we learn that under the Rapid Credit Facility, the International Monetary Fund has just granted Rwanda a rapid concessional financial assistance of $109.4 million to help address the difficulties associated with managing the coronavirus pandemic. We dare hope that these funds, which the Rwandan taxpayer will have to pay back, will really serve to alleviate the difficulties faced by the most vulnerable and will not end up in the pockets and accounts of the regime’s powerful.
The vulnerable group includes people whose homes have been demolished. Indeed, many of us were surprised to see that while the storm ‘Covid_19’ was forecast, Kigali city officials sent demolition workers to destroy houses in Nyarutarama village. The whole world witnessed these inhuman operations, marked by cruelty and lack of sensitivity and empathy towards these poor families, brutally thrown into the street without any other help. Worse still, in your public intervention, you not only approved these operations to destroy these homes of the poor, but also reaffirmed what you said in 2014 that the demolition workers were kind because they could have swept the houses
with their occupants inside them without mercy.

Investment experiences not to be repeated in the future:
It has come to our attention that certain projects that have consumed huge amounts of public funds and that were commissioned under your full and complete responsibility, Mr. President, have turned out to be budgetary black holes.

  1. For example, it is reported that the OneWeb program to which you committed funds estimated at some $1.2 billion from Rwanda and other partners is bankrupt. It is known that decisions to commit those funds were made at your sole discretion. It is one of the projects whose contours remain unclear to many Rwandans. The people would benefit from a future ban on such practices in the management of public assets.
  2. The Rwandan carrier “RWANDAIR”, which has swallowed up large sums of money in recent years, is currently finding its planes grounded with a high probability of not being able to fly again. It should be recalled that despite the huge sums of public funds that have been injected into it, this white elephant project has always been in the red financially. This is further proof of the discrepancy between your investment choices in recent years and the good father’s predictions that should have been made.
  3. The ”Visit Rwanda” deals saw one of the poorest countries in the world afford to grant some 33 million euros to the Arsenal club and some 8 to 10 million euros per yearaccording to estimates to the Parisian club PSG. In the future, Mr. President, this kind of casino investment should be abandoned in favour of more realistic and more “good head of family ” practices.
  4. Mr. President, another budget-consuming item of recent years that will have to be regulated as soon as possible is your travels abroad. The following figures are frightening;

If there is one positive effect to be remembered from the current coronavirus crisis, it is that you have slowed down your taste for travel. The state coffers are certainly relieved. We note that most of the major meetings are currently conducted via teleconferences. We are delighted about this and we can only encourage you to continue to proceed in the same way even after the crisis.

Mr. President, it is clear that if the resources associated with all these projects mentioned above, and the list is not limited, had been invested in health projects, medical training, adequate payment of teachers, and other projects close to the concerns of the citizen, they would have been of great use to the Rwandan people in these difficult times.

All these projects and so many others of pure prestige will serve as lessons for those who are or will be in charge of our country in future to be pragmatic and far-sighted.

Most importantly, Mr. President, we propose that, as soon as we come out of this crisis, you should dare take firm decisions and agree to open up the Rwandan political space, the only way to free all the energies of the people of Rwanda currently being constrained by the frequent violations of human rights by the regime you lead.
In this regard, opposition groups have repeatedly reached out to you, offering to engage with all the active forces of the country. So far you have preferred to respond with contempt and witch hunt for the opponents.

We urge you, Mr. President, to re-examine your stance and listen, for once, to the voice of the people who are crying out for a change in mentalities and methods of governance and yearning for truth and freedom for all.
The signatories of the present letter are ready to make a positive contribution to a process of change towards lasting social peace can be initiated and achieved.

Done on April 9, 2020

The signatories:
1. Laurent Munyandilikirwa, Président de l’Observatoire des Droits de l’Homme au Rwanda (ODHR);
2. Emery Nshimiyimana, Secrétaire Général de la Fondation IBUKABOSE-RENGERABOSE, Mémoire et Justice pour tous ;
3. Jean Marie Ndagijimana, Coordinateur du Comité pour l’Unité, la Paix et la Réconciliation au Rwanda (CUPR) ;
4. René Mugenzi, Coordinateur de Global Campaign for Rwandans’s Human Rights (GCRHR);
5. Joseph Matata, Coordinateur du Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR);
6. Theobald Rutihunza, Président du Réseau International pour la Promotion et la Défense des Droits de l’Homme au Rwanda (RIPRODHOR) ;
7. Robert Mugabowindekwe, President de JAMBO asbl ;
8. Calixte Kanani, Coordinateur du Comité de Suivi de la Problématique des Réfugiés Rwandais (CSPR) ;
9. Aloys Simpunga, Initiative HUMURA ;
10. JMV Nyirimbirima, Chairperson the Global Voice of Rwandan Refugees (GVRR)
11. Stany Rwandarugari, Rwandan Platform for Dialogue, Truth, and Justice (RDTJ)
12. Marcelline Nyiranduwamungu, Présidente du Réseau international des Femmes pour la Démocratie et la Paix (RifDP);
13. Pascal Kalinganire, General Coordinator of the Organization for Peace, Justice and Development in Rwanda and Great Lakes Region (OPJDR);
14. Pierre Claver Nkinamubanzi, Président du Congrès rwandais du Canada (CRC);
15. Nelson Gatsimbazi, Rwandiska föreningen för mänskliga rättigheter (RFMR);
16. Rugema Kayumba, Norway Sub Sahara Africa development organisation(NSADO);
17. Celestin Muhindura, President of Rwanda National Forum (RNF);
18. Gilbert Mwenedata, Président de l’initiative du Peuple pour l’Alliance Démocratique (IPAD) ;
19. Emmanuel Mugenzi, Coordinator in charge of political matters, Rwandan Alliance for the National Pact (RANP-Abaryankuna) ;
20. Jean Damascène Munyampeta, Secrétaire Général du Pacte Démocratique du Peuple (PDP-IMANZI) ;
21. Général Emmanuel Habyarimana, Président de la Convention Nationale Républicaine (CNRIntwari) ;
22. JABO AKISHULI, Secrétaire Exécutif, UNITED FREEDOM FIGHTERS (UFF- INDANGAMIRWA);
23. Jerôme Nayigiziki, Coordinateur, RNC-Ihuriro ;
24. Jean Baptiste Ryumugabe, Coordinateur PSI-Imberakuri ;
25. Etienne Masozera, Président AMAHORO-PC ;
26. Justin Bahunga, Président FDU-INKINGI;
27. Nadine Claire Kasinge, Présidente ISHEMA PARTY;
28. Anastase Gasana, President Democratic Rwanda Party, DRP-ABASANGIZI;
29. Paul Rusesabagina, Vice President, Mouvement Rwandais pour le Changement Démocratique (MRCD)


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Kagame Sacked Nduhungirehe For Mourning Hutu Opposition Leaders Murdered During Genocide Against Tutsi

The sacked minister Olivier Nduhungirehe served a boss and a government that he did not understand. Had Nduhungirehe understood General Paul Kagame, the minister would have understood that genocide is an industry and brand you do not touch. This industry and brand belongs to only one man – Kagame.

If anyone dares to question any of the elements of the events that led to genocide, how it evolved, the numbers involved, the heroes that ended it, that Doubting Thomas is finished. That is what Nduhungirehe did – he dared touch Kagame’s industry and brand. The former minister dared to go outside the Kagame’s parameters.

Nduhungirehe publicly on Twitter mourned Hutu opposition leaders such as Prime Minister Agathe Uwilingiyimana who were murdered on April 7, 1994. Nduhungirehe added that he knew the murdered families and that he knew some of them “personally and grew up with their children.”

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Nduhungirehe was immediately ambushed by Kagame’s social media army that reminded Nduhungirehe that “Today is not the day to remember politicians.” That was the end of Nduhungirehe career as minister in Kagame’s Rwanda.

Nduhungirehe seems to have forgotten that he worked for a totalitarian dictatorship that operates on the principle of blind and total submission to the powers that be. There is no room in Rwanda to deviate however slightly from the official line even in thoughts let alone spoken words. You are not even allowed to mourn murdered friends.

David Himbara, PhD

https://medium.com


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RWANDA: Les Partis Politiques et Société civile donnent leurs conseils à KAGAME au sujet du Covid-19.

Lettre ouverte au Président de la République rwandaise sur les propositions de mesures en vue d’une meilleure gestion de la crise du Covid-19 au Rwanda

Monsieur le Président,

Nous, les soussignés, rwandais de la diaspora, compatissons et sommes solidaires des souffrances et difficultés de tout genre qu’endurent nos compatriotes au pays durant cette dure période de crise sanitaire du COVID-19. Beaucoup de rwandais, surtout du milieu rural, vivent dans une précarité économique conséquente à une transformation de production agricole qui a fragilisé leur sécurité alimentaire. L’exode rural qui en a résulté a accentué la masse de population urbaine vivant au jour le jour à cause d’une économie sans assises qui n’a su créer des emplois viables.

Nous sommes sûrs que l’esprit séculaire de solidarité et de résilience qui caractérise le peuple rwandais va permettre de traverser vaillamment cette dure épreuve. Mais pour que cela puisse se réaliser, il faudra que désormais, plus que par le passé, le gouvernement soit à l’affût des doléances et des conseils pragmatiques émanant de ses citoyens concernés.Nous sommes nous-mêmes engagés à continuer à réfléchir à toute une série d’actions de solidarité qui nous permettraient d’alléger les souffrances de nos compatriotes au pays et nous communiquerons là-dessus en temps utile. Entre-temps, nous vous faisons parvenir, par la présente, une contribution en quelques pistes d’idées, que nous estimons utiles et rapidement pratiques pour endiguer les conséquences néfastes des mesures de luttes contre la crise du COVID-19 que votre gouvernement continue de prendre.

Certains moyens sont directement mobilisables

En attendant que le peuple, pris par surprise par ce fléau, puisse se ressaisir et que des solidarités tant nationales qu’internationales puissent produire des effets positifs souhaités, nous voudrions attirer votre attention sur l’existence d’un certain nombre de possibilités internes directement mobilisables, au cas où celles-ci auraient échappé à votre attention et à celle de vos collaborateurs.

Il sied de se rappeler de l’adage rwandais : ‘’Ukena ufite itungo rikakugoboka’’, qui se traduit par ‘’Quand la pauvreté frappe à la porte on s’appuie sur ses économies’’. Il est important, en effet, que la population que l’on essaie de sauver de la menace COVID-19, ne soit pas emportée par la faim dans son confinement. Les dégâts seraient de loin supérieurs à ceux que l’on veut éviter. Il est également important que les rwandais puissent puiser dans leurs réserves d’abord en attendant des secours qui viendraient des contrées lointaines.

  1. Faire Appel au Fonds  »AGACIRO ».

Ce fonds, qui porte un nom si évocateur d’« Agaciro = dignité  » fût lancé en 2012, avec pour objectif affiché de promouvoir l’autosuffisance chez les Rwandais et ceci dans le cadre du plan directeur qui visait à faire passer le développement humain du Rwanda de faible à moyen en 2020. Il est temps de tirer profit des résultats de ce fonds qui enfin de l’année 2017 atteignait une bagatelle de 52,3 milliards Frw, dont 41,8 milliards Frw proviennent des contributions, tandis que 10,5 milliards Frw sont issus des revenus d’investissement de ce même Fonds Agaciro. C’est le moment de faire appel à tout ce pactole issu des sueurs des citoyens rwandais.

  1. Faire appel aux importantes richesses détenues par le parti-état du FPR.

Comme vous le savez,Monsieur le Président, le FPR, organisation politique installée sur la scène  rwandaise, il y a seulement un ¼ de siècle, compte parmi les plus riches, si pas le plus riche parti politique au monde. Au 30/07/2017 le FPR était déjà considéré comme le premier employeur privé du pays, dont les actifs étaient estimés à quelque 500 millions de dollars. Le FPR pourrait faire un geste d’empathie envers le peuple rwandais, en prélevant un peu de ses immenses richesses et venir en aide aux plus nécessiteux.

  1. Libération des prisonniers qui peuplent les prisons rwandaises.

Actuellement et officiellement, on dénombrerait autour de 75.000 pensionnaires dans les prisons officielles rwandaises. Vous n’êtes pas sans le savoir, Monsieur le Président, qu’en date du 25 mars 2020, même la Haut-commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU, Madame BACHELET Michelle recommandait aux gouvernements de libérer les prisonniers dans le cadre de lutte contre le COVID-19. Cette recommandation a énormément de sens, particulièrement, dans le cas du Rwanda où beaucoup de prisonniers sont enfermés depuis plusieurs années sans dossiers. Ceci permettrait, non seulement d’éviter, la propagation de l’épidémie de coronavirus dans ces milieux carcéraux, mais également de libérer des moyens financiers immédiatement mobilisables pour aider les plus vulnérables de la population.

Il est vrai qu’en date du 1er Avril 2020 le procureur général a adressé aux procureurs une directive allant dans ce sens, mais ladite directive est assortie de conditionnalités aussi vagues que limitatives que seule une petite frange de la population carcérale pourrait en bénéficier.

  1. Le fonds ISHEMA RYACU constitué lors de l’arrestation du général Karake à Londres le 20/06/2015.

Il vous souviendra,Monsieur le Président, que le Général Emmanuel Karenzi Karake, alors chef du redoutable service national de renseignements et de sécurité, fut arrêté en 2015 à Londres sur base du mandat européen émis par l’Espagne. Il ne put être remis en liberté que contre une caution de 1 million de livres (1,5 million $) obtenue grâce à une mobilisation des cotisations du peuple rwandais. Cette somme peut et doit être utilisée immédiatement aux fins de soutien aux couches de populations les plus vulnérables.

  1. Rapatriement des fonds stockés dans les paradis fiscaux signalés dans le dossier des ‘’Panama Papers’’.

Enfin,Monsieur le Président, une étude récente de la Banque mondiale,portant sur les données de 22 pays dont le Rwanda a montré que l’aide accordée par la Banque mondiale tombe régulièrement entre les mains des prédateurs qui s’empressent à aller faire des dépôts dans des banques extérieures où le secret bancaire est garanti, comme la Suisse, le Luxembourg, les îles Caïmans ou Singapour. C’est ainsi que cette enquête a montré que la Banque mondiale a fait des largesses à l’égard du Rwanda qui a obtenu, en 2018, le double de l’aide qu’il avait l’habitude d’obtenir les années précédentes, passant à 545 millions de dollars. Les chercheurs ont découvert, lors de l’enquête, que 190 millions de dollars ont quitté le Rwanda et ont été déposés dans des paradis fiscaux. Ces fonds et d’autres similaires, doivent, pour des raisons de moralité et d’efficacité pratique, être rapidement ramenés au pays pour servir à soulager les difficultés du peuple face à cette terrible crise du COVID-19.

Il faudra faire bon usage des fonds provenant des aides ou de facilités de crédit que le pays pourrait recevoir dans ces périodes.

Monsieur le Président,nous apprenons que dans le cadre de la Facilité de Crédit Rapide,le Fonds Monétaire International vient d’octroyer au Rwanda une aide financière concessionnelle rapide de 109,4 millions de dollars pour permettre de faire face aux difficultés liées à la gestion de la pandémie du « Covid-19 ». Nous osons espérer que ces fonds, dont le contribuable rwandais devra supporter le remboursement, vont réellement servir à soulager les difficultés rencontrées par les plus vulnérables et ne finiront pas dans les poches et les comptes des puissants du régime. Parmi ce groupe de gens vulnérables figurent des personnes dont les habitations ont été démolies. En effet, beaucoup d’entre nous avons été surpris de voir qu’alors que la tempête « Covid-19 » était annoncée, les responsables de la ville de Kigali ont envoyé des démolisseurs aller détruire les maisons du quartier de Nyarutarama. Le monde entier a ainsi pu assister à ces opérations inhumaines, où la cruauté se dispute au manque de sensibilité et d’empathie envers toutes ces pauvres familles, brutalement jetées dans la rue sans aucun autre secours. Pire encore, lors de votre intervention publique, vous avez non seulement et de façon cynique approuvé ces opérations de destruction de ces habitations de pauvres, mais avez réaffirmé ce que vous aviez dit en 2014 que les démolisseurs auraient dû balayer les maisons avec leurs occupants sans ménagement.

Des expériences en matière d’investissement à ne pas répéter à l’avenir.

De l’actualité, il nous revient que certains projets qui ont englouti des sommes colossales de fonds publics et qui ont été engagés sous votre totale et entière responsabilité,Monsieur le Président, se sont révélé être des trous noirs budgétaires.

  1. Ainsi on signale que le programme OneWeb dans lequel vous avez engagé des fonds estimés à quelques 1.2 milliards de dollars en provenance du Rwanda et d’autres partenaires est en faillite. L’on sait que les décisions d’engager ces fonds est faite à votre seule discrétion. C’est un des projets dont les contours demeurent obscurs pour beaucoup de rwandais. Le peuple gagnerait à ce qu’à l’avenir ce genre de pratiques soient bannies en matière de gestion des biens publics.
  2. La Société Rwandair qui a englouti des sommes importantes ces dernières années trouve, actuellement ses avions cloués au sol avec une probabilité élevée de ne plus pouvoir voler à nouveau. Il faut rappeler que malgré des sommes immenses de fonds publics qui y ont été injectés, cet éléphant blanc n’est jamais passé dans le vert en termes financiers. Ceci est une nouvelle preuve du décalage entre vos choix d’investissements des dernières années et les prévisions de bon père de famille qu’il aurait fallu faire.
  3. Le programme ‘’Visit Rwanda’’ qui a vu un pays parmi les plus pauvres de la planète se permettre d’accorder quelques 33 millions d’euros au club d’Arsenal et quelques entre 8 et 10 millions d’euros par an –selon les estimations au club parisien du PSG. A l’avenir,Monsieur le Président, ces investissements du genre ‘’casino’’ devront être abandonnés au profit de pratiques plus réalistes et plus ‘’bon père de famille’’.
  4. Monsieur le Président, un autre poste budgétivore de ces dernières années et qu’il faudra au plus vite réguler, est celui de vos déplacements à l’étranger. Les quelques chiffres qui suivent donnent froid au dos :

Monsieur le Président, force est de constater que si les ressources liées à tous ces projets cités ci-haut, et la liste n’est pas exhaustive, avaient été investies dans des projets de santé, de formation du corps médical, de paiement adéquat des enseignants et d’autres projets proches des préoccupations du citoyen, ils auraient été d’une grande utilité au peuple rwandais dans les présents moments de difficultés.

Tous ces projets et tant d’autres de pur prestige devront nous servir de leçons et à l’avenir ceux qui sont ou seront aux commandes dans notre pays devront être pragmatiques et prévoyants.

Plus important encore,Monsieur le Président, nous proposons, que dès la sortie de cette crise, vous osiez prendre des décisions fermes et accepter d’ouvrir l’espace politique rwandais, seule voie susceptible de libérer toutes les énergies du peuple actuellement brimées par les fréquentes violations des droits de l’homme par le régime que vous dirigez.

A cet égard, des groupes de l’opposition vous ont tendu la main, à plusieurs reprises, en offrant de dialoguer avec toutes les forces vives du pays. Jusqu’à présent vous avez préféré n’y réserver que mépris et fuite en avant dans la chasse à l’opposant.

Nous vous exhortons,Monsieur le Président, à réexaminer votre stance et à écouter, pour une fois, la voix du peuple qui crie au changement de mentalités et de méthodes de gouvernance et qui aspire à la vérité et à la liberté pour tous.

Les signataires de la présente sont prêts à fournir leur contribution positive afin qu’un processus de changements vers une paix sociale durable soit amorcé et mené à bon port.

Fait le 9 Avril 2020.

Les signataires :

  1. Laurent Munyandilikirwa, Président de l’Observatoire des Droits de l’Homme au Rwanda (ODHR) ;
  2. Emery Nshimiyimana, Secrétaire Général de la Fondation IBUKABOSE-RENGERABOSE, Mémoire et Justice pour tous ;
  3. Jean Marie Ndagijimana, Coordinateur du Comité pour l’Unité, la Paix et la Réconciliation au Rwanda (CUPR) ;
  4. René Mugenzi, Coordinateur de Global Campaign for Rwandans’s Human Rights (GCRHR);
  5. Joseph Matata, Coordinateur du Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR);
  6. Theobald Rutihunza, Président du Réseau International pour la Promotion et la Défense des Droits de l’Homme au Rwanda (RIPRODHOR) ;
  7. Robert Mugabowindekwe, President de JAMBO asbl ;
  8. Calixte Kanani, Coordinateur du Comité de Suivi de la Problématique des Réfugiés Rwandais (CSPR) ;
  9. Aloys Simpunga, Initiative HUMURA ;
  10. JMV Nyirimbirima, Chairperson the Global Voice of Rwandan Refugees (GVRR)
  11. Stany Rwandarugari, Rwandan Platform for Dialogue, Truth, and Justice (RDTJ)
  12. Marcelline Nyiranduwamungu, Présidente du Réseau international des Femmes pour la Démocratie et la Paix (RifDP);
  13. Pascal Kalinganire, General Coordinator of the Organization for Peace, Justice and Development in Rwanda and Great Lakes Region (OPJDR);
  14. Pierre Claver Nkinamubanzi, Président du Congrès rwandais du Canada (CRC);
  15. Nelson Gatsimbazi, Rwandiska föreningen för mänskliga rättigheter (RFMR);
  16. Rugema Kayumba, Norway Sub Sahara Africa development organisation(NSADO);
  17. Celestin Muhindura, President of Rwanda National Forum (RNF);
  18. Gilbert Mwenedata, Président de l’initiative du Peuple pour l’Alliance Démocratique (IPAD) ;
  19. Emmanuel Mugenzi, Coordinator in charge of political matters, Rwandan Alliance for the National Pact (RANP-Abaryankuna) ;
  20. Jean Damascène Munyampeta, Secrétaire Général du Pacte Démocratique du Peuple (PDP-IMANZI) ;
  21. Général Emmanuel Habyarimana, Président de la Convention Nationale Républicaine (CNR-Intwari) ;
  22. JABO AKISHULI, Secrétaire Exécutif, UNITED FREEDOM FIGHTERS (UFF- INDANGAMIRWA);
  23. Jerôme Nayigiziki, Coordinateur, RNC-Ihuriro ;
  24. Jean Baptiste Ryumugabe, Coordinateur PSI-Imberakuri ;
  25. Etienne Masozera, Président AMAHORO-PC ;
  26. Justin Bahunga, Président FDU-INKINGI;
  27. Nadine Claire Kasinge, Présidente ISHEMA PARTY;
  28. Anastase Gasana, President Democratic Rwanda Party, DRP-ABASANGIZI;
  29. Paul Rusesabagina, Vice President, Mouvement rwandais pour le Changement démocratique (MRCD).
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Amb. Nduhungirehe Olivier viré de ses fonctions!

Amb. Nduhungirehe Olivier viré de ses fonctions!

Oui, vous l’avez bien entendu. Monsieur Olivier NDUHUNGIREHE, fils NDUHUNGIREHE Jean Chrysostome et petit-fils NGURUBE, ne répond plus au titre de Ministre. Un non- événement. En effet, tous ceux qui connaissent le modus operandi du FPR s’attendaient à ce qu’un jour ça arrive, mais pas dans ces circonstances. Il est accusé d’avoir promu ses propres ambitions au dessus de la ligne politique du gouvernement. L’on se souviendra que NDUHUNGIREHE ne cessait de dire à ses proches que sa ligne d’arrivée est Village Urugwiro. Tout à fait légitime et légale ailleurs, mais pas au Rwanda.

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Les honneurs royaux au Luxembourg, un avant-goût de la présidence

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Un cortège bien musclé en son honneur

sommet

Les moments mémorables, s’ils pouvaient durer !

Monsieur NDUHUNGIREHE aura savouré les privilèges qui , selon le système du FPR ne reviennent qu’à Paul Kagame. Et ça, ça tue!

Disons qu’il avait déjà cumulé assez de fautes pour mériter son sort, certes, ce n’est pas lui qui devait partir, surtout maintenant. Depuis la disparition de Paul Kagame, pas mal de choses se passent mal.  Les citoyens mis en confinement sans suivre la procédure légale, et le Premier Ministre qui signe au nom du Président sans avoir indiqué officiellement pourquoi, le manque de stratégie explicite contre le COVID-19, les communiqués sans signature comme si les ministres avaient honte d’afficher leur identité et d’assumer leurs actes,…On ne sait pas exactement qui est aux commandes, ce dont est certain, ce n’est pas le dictateur de Kigali.

Que signifie son éloignement?

Même s’il commettait bien de conneries, Monsieur NDUHUNGIREHE servait “d’idiot utile“, un “Hutu de service” au vrai sens du mot. Celui qui défend l’indéfendable, qui accepte d’encaisser les coups à la place de son maître sachant qu’un jour, on lui dira qu’il est viré car ce qu’il a dit n’était pas conforme aux lignes du gouvernement.

Le FPR, n’ayant pas pu convaincre les Hutu, il lui faut des éléments égarés ramassés ici et là, genre UWIZEYIMANA Evode, NDUHUNGIREHE Olivier, BAMPORIKI Edouard, qui ont un talent et qui vont nettoyer l’image, pour éviter le régime d’être traité de ségrégationniste.  Car au Rwanda, il n’y a que ça: les morts discriminés, les tueurs aussi, les orphelins, … dans tous les milieux on sent la discrimination. Le seul moyen de masquer ça, du moins aux yeux des non- Rwandais, est de recruter les “NDUHUNGIREHE” pour “essuyer tout”! Cette stratégie est préférée au dialogue franc qui pourrait intégrer les Hutus après avoir abordé de vrais sujets socio-politiques qui gangrènent la réconciliation nationale car devenus tabous au profit du FPR.

Les Hutus intelligents mais naïfs se sont retrouvés dans cette trappe, sauf qu’ils finissent mal après avoir terni leur propre image.  A l’exception de  ceux qui ont pris les fonctions dans l’immédiat après la conquête du pouvoir,  ces Hutus de service n’avaient pas forcément l’ambition politique, mais avaient d’autres soucis personnels ou professionnels.

Citons-en quelques

  1. Bernard MAKUZA, Premier Ministre de 2000 en 2011. Hutu et issu du Parti politique, Mouvement Démocratique Républicain (MDR). En connivence avec KAGAME, son cousin,  il initia le bannissement officieux de son Parti, et comme récompense il reste jusqu’aujourd’hui en tant que sénateur.
  2. Pierre Damien HABUMUREMYI,  Hutu, Premier Ministre indépendant de 2011 en 2014. Plus tard, il dévoilera qu’il appartenait au FPR.
  3. Anastase MUREKEZI, Hutu, Premier Ministre issu du Parti de NDUHUNGIREHE, PSD, de 2014 en 2017.
  4. De 2017, Edouard NGIRENTE, Hutu, Premier Ministre, indépendant.

Olivier NDUHUNGIREHE a rejoint le système en tant que Conseiller d’ambassade en Ethiopie (2007-2010), puis au siège des Nations Unies (2010 – 2015). En 2016, il devient Ambassadeur en Belgique son ancien pays de refuge et deuxième patrie, mais il est obligé de demander l’annulation de sa nationalité belge. En 2017, il est rappelé à Kigali pour servir en tant que Secrétaire d’Etat au sein du Ministère des affaires étrangères et coopération internationale. C’est lui qui gère les Affaires de L’East African Community, notamment, il est visible dans le dossier de la frontière Ougando-rwandaise. Récemment, il était le seul à justifier les erreurs détectées dans la déclaration des mesures contre COVID-19 en violation de la Constitution rwandaise. L’une des raisons de sa misère? D’autres observateurs avisés suspectent un échange qu’il aurait eu sur Twitter au sujet de la commémoration des victimes du génocide de 1994.

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Il est viré, seulement deux mois après la démission de trois autres ministres dont deux Hutus. De ces trois, le fameux Evode UWIZEYIMANA a disparu des radars depuis. Sans doute que le Premier Ministre aurait dû partir avant NDUHUNGIREHE.

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Chaste Gahunde


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