Kagame Sacked Nduhungirehe For Mourning Hutu Opposition Leaders Murdered During Genocide Against Tutsi

The sacked minister Olivier Nduhungirehe served a boss and a government that he did not understand. Had Nduhungirehe understood General Paul Kagame, the minister would have understood that genocide is an industry and brand you do not touch. This industry and brand belongs to only one man – Kagame.

If anyone dares to question any of the elements of the events that led to genocide, how it evolved, the numbers involved, the heroes that ended it, that Doubting Thomas is finished. That is what Nduhungirehe did – he dared touch Kagame’s industry and brand. The former minister dared to go outside the Kagame’s parameters.

Nduhungirehe publicly on Twitter mourned Hutu opposition leaders such as Prime Minister Agathe Uwilingiyimana who were murdered on April 7, 1994. Nduhungirehe added that he knew the murdered families and that he knew some of them “personally and grew up with their children.”

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Nduhungirehe was immediately ambushed by Kagame’s social media army that reminded Nduhungirehe that “Today is not the day to remember politicians.” That was the end of Nduhungirehe career as minister in Kagame’s Rwanda.

Nduhungirehe seems to have forgotten that he worked for a totalitarian dictatorship that operates on the principle of blind and total submission to the powers that be. There is no room in Rwanda to deviate however slightly from the official line even in thoughts let alone spoken words. You are not even allowed to mourn murdered friends.

David Himbara, PhD

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RWANDA: Les Partis Politiques et Société civile donnent leurs conseils à KAGAME au sujet du Covid-19.

Lettre ouverte au Président de la République rwandaise sur les propositions de mesures en vue d’une meilleure gestion de la crise du Covid-19 au Rwanda

Monsieur le Président,

Nous, les soussignés, rwandais de la diaspora, compatissons et sommes solidaires des souffrances et difficultés de tout genre qu’endurent nos compatriotes au pays durant cette dure période de crise sanitaire du COVID-19. Beaucoup de rwandais, surtout du milieu rural, vivent dans une précarité économique conséquente à une transformation de production agricole qui a fragilisé leur sécurité alimentaire. L’exode rural qui en a résulté a accentué la masse de population urbaine vivant au jour le jour à cause d’une économie sans assises qui n’a su créer des emplois viables.

Nous sommes sûrs que l’esprit séculaire de solidarité et de résilience qui caractérise le peuple rwandais va permettre de traverser vaillamment cette dure épreuve. Mais pour que cela puisse se réaliser, il faudra que désormais, plus que par le passé, le gouvernement soit à l’affût des doléances et des conseils pragmatiques émanant de ses citoyens concernés.Nous sommes nous-mêmes engagés à continuer à réfléchir à toute une série d’actions de solidarité qui nous permettraient d’alléger les souffrances de nos compatriotes au pays et nous communiquerons là-dessus en temps utile. Entre-temps, nous vous faisons parvenir, par la présente, une contribution en quelques pistes d’idées, que nous estimons utiles et rapidement pratiques pour endiguer les conséquences néfastes des mesures de luttes contre la crise du COVID-19 que votre gouvernement continue de prendre.

Certains moyens sont directement mobilisables

En attendant que le peuple, pris par surprise par ce fléau, puisse se ressaisir et que des solidarités tant nationales qu’internationales puissent produire des effets positifs souhaités, nous voudrions attirer votre attention sur l’existence d’un certain nombre de possibilités internes directement mobilisables, au cas où celles-ci auraient échappé à votre attention et à celle de vos collaborateurs.

Il sied de se rappeler de l’adage rwandais : ‘’Ukena ufite itungo rikakugoboka’’, qui se traduit par ‘’Quand la pauvreté frappe à la porte on s’appuie sur ses économies’’. Il est important, en effet, que la population que l’on essaie de sauver de la menace COVID-19, ne soit pas emportée par la faim dans son confinement. Les dégâts seraient de loin supérieurs à ceux que l’on veut éviter. Il est également important que les rwandais puissent puiser dans leurs réserves d’abord en attendant des secours qui viendraient des contrées lointaines.

  1. Faire Appel au Fonds  »AGACIRO ».

Ce fonds, qui porte un nom si évocateur d’« Agaciro = dignité  » fût lancé en 2012, avec pour objectif affiché de promouvoir l’autosuffisance chez les Rwandais et ceci dans le cadre du plan directeur qui visait à faire passer le développement humain du Rwanda de faible à moyen en 2020. Il est temps de tirer profit des résultats de ce fonds qui enfin de l’année 2017 atteignait une bagatelle de 52,3 milliards Frw, dont 41,8 milliards Frw proviennent des contributions, tandis que 10,5 milliards Frw sont issus des revenus d’investissement de ce même Fonds Agaciro. C’est le moment de faire appel à tout ce pactole issu des sueurs des citoyens rwandais.

  1. Faire appel aux importantes richesses détenues par le parti-état du FPR.

Comme vous le savez,Monsieur le Président, le FPR, organisation politique installée sur la scène  rwandaise, il y a seulement un ¼ de siècle, compte parmi les plus riches, si pas le plus riche parti politique au monde. Au 30/07/2017 le FPR était déjà considéré comme le premier employeur privé du pays, dont les actifs étaient estimés à quelque 500 millions de dollars. Le FPR pourrait faire un geste d’empathie envers le peuple rwandais, en prélevant un peu de ses immenses richesses et venir en aide aux plus nécessiteux.

  1. Libération des prisonniers qui peuplent les prisons rwandaises.

Actuellement et officiellement, on dénombrerait autour de 75.000 pensionnaires dans les prisons officielles rwandaises. Vous n’êtes pas sans le savoir, Monsieur le Président, qu’en date du 25 mars 2020, même la Haut-commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU, Madame BACHELET Michelle recommandait aux gouvernements de libérer les prisonniers dans le cadre de lutte contre le COVID-19. Cette recommandation a énormément de sens, particulièrement, dans le cas du Rwanda où beaucoup de prisonniers sont enfermés depuis plusieurs années sans dossiers. Ceci permettrait, non seulement d’éviter, la propagation de l’épidémie de coronavirus dans ces milieux carcéraux, mais également de libérer des moyens financiers immédiatement mobilisables pour aider les plus vulnérables de la population.

Il est vrai qu’en date du 1er Avril 2020 le procureur général a adressé aux procureurs une directive allant dans ce sens, mais ladite directive est assortie de conditionnalités aussi vagues que limitatives que seule une petite frange de la population carcérale pourrait en bénéficier.

  1. Le fonds ISHEMA RYACU constitué lors de l’arrestation du général Karake à Londres le 20/06/2015.

Il vous souviendra,Monsieur le Président, que le Général Emmanuel Karenzi Karake, alors chef du redoutable service national de renseignements et de sécurité, fut arrêté en 2015 à Londres sur base du mandat européen émis par l’Espagne. Il ne put être remis en liberté que contre une caution de 1 million de livres (1,5 million $) obtenue grâce à une mobilisation des cotisations du peuple rwandais. Cette somme peut et doit être utilisée immédiatement aux fins de soutien aux couches de populations les plus vulnérables.

  1. Rapatriement des fonds stockés dans les paradis fiscaux signalés dans le dossier des ‘’Panama Papers’’.

Enfin,Monsieur le Président, une étude récente de la Banque mondiale,portant sur les données de 22 pays dont le Rwanda a montré que l’aide accordée par la Banque mondiale tombe régulièrement entre les mains des prédateurs qui s’empressent à aller faire des dépôts dans des banques extérieures où le secret bancaire est garanti, comme la Suisse, le Luxembourg, les îles Caïmans ou Singapour. C’est ainsi que cette enquête a montré que la Banque mondiale a fait des largesses à l’égard du Rwanda qui a obtenu, en 2018, le double de l’aide qu’il avait l’habitude d’obtenir les années précédentes, passant à 545 millions de dollars. Les chercheurs ont découvert, lors de l’enquête, que 190 millions de dollars ont quitté le Rwanda et ont été déposés dans des paradis fiscaux. Ces fonds et d’autres similaires, doivent, pour des raisons de moralité et d’efficacité pratique, être rapidement ramenés au pays pour servir à soulager les difficultés du peuple face à cette terrible crise du COVID-19.

Il faudra faire bon usage des fonds provenant des aides ou de facilités de crédit que le pays pourrait recevoir dans ces périodes.

Monsieur le Président,nous apprenons que dans le cadre de la Facilité de Crédit Rapide,le Fonds Monétaire International vient d’octroyer au Rwanda une aide financière concessionnelle rapide de 109,4 millions de dollars pour permettre de faire face aux difficultés liées à la gestion de la pandémie du « Covid-19 ». Nous osons espérer que ces fonds, dont le contribuable rwandais devra supporter le remboursement, vont réellement servir à soulager les difficultés rencontrées par les plus vulnérables et ne finiront pas dans les poches et les comptes des puissants du régime. Parmi ce groupe de gens vulnérables figurent des personnes dont les habitations ont été démolies. En effet, beaucoup d’entre nous avons été surpris de voir qu’alors que la tempête « Covid-19 » était annoncée, les responsables de la ville de Kigali ont envoyé des démolisseurs aller détruire les maisons du quartier de Nyarutarama. Le monde entier a ainsi pu assister à ces opérations inhumaines, où la cruauté se dispute au manque de sensibilité et d’empathie envers toutes ces pauvres familles, brutalement jetées dans la rue sans aucun autre secours. Pire encore, lors de votre intervention publique, vous avez non seulement et de façon cynique approuvé ces opérations de destruction de ces habitations de pauvres, mais avez réaffirmé ce que vous aviez dit en 2014 que les démolisseurs auraient dû balayer les maisons avec leurs occupants sans ménagement.

Des expériences en matière d’investissement à ne pas répéter à l’avenir.

De l’actualité, il nous revient que certains projets qui ont englouti des sommes colossales de fonds publics et qui ont été engagés sous votre totale et entière responsabilité,Monsieur le Président, se sont révélé être des trous noirs budgétaires.

  1. Ainsi on signale que le programme OneWeb dans lequel vous avez engagé des fonds estimés à quelques 1.2 milliards de dollars en provenance du Rwanda et d’autres partenaires est en faillite. L’on sait que les décisions d’engager ces fonds est faite à votre seule discrétion. C’est un des projets dont les contours demeurent obscurs pour beaucoup de rwandais. Le peuple gagnerait à ce qu’à l’avenir ce genre de pratiques soient bannies en matière de gestion des biens publics.
  2. La Société Rwandair qui a englouti des sommes importantes ces dernières années trouve, actuellement ses avions cloués au sol avec une probabilité élevée de ne plus pouvoir voler à nouveau. Il faut rappeler que malgré des sommes immenses de fonds publics qui y ont été injectés, cet éléphant blanc n’est jamais passé dans le vert en termes financiers. Ceci est une nouvelle preuve du décalage entre vos choix d’investissements des dernières années et les prévisions de bon père de famille qu’il aurait fallu faire.
  3. Le programme ‘’Visit Rwanda’’ qui a vu un pays parmi les plus pauvres de la planète se permettre d’accorder quelques 33 millions d’euros au club d’Arsenal et quelques entre 8 et 10 millions d’euros par an –selon les estimations au club parisien du PSG. A l’avenir,Monsieur le Président, ces investissements du genre ‘’casino’’ devront être abandonnés au profit de pratiques plus réalistes et plus ‘’bon père de famille’’.
  4. Monsieur le Président, un autre poste budgétivore de ces dernières années et qu’il faudra au plus vite réguler, est celui de vos déplacements à l’étranger. Les quelques chiffres qui suivent donnent froid au dos :

Monsieur le Président, force est de constater que si les ressources liées à tous ces projets cités ci-haut, et la liste n’est pas exhaustive, avaient été investies dans des projets de santé, de formation du corps médical, de paiement adéquat des enseignants et d’autres projets proches des préoccupations du citoyen, ils auraient été d’une grande utilité au peuple rwandais dans les présents moments de difficultés.

Tous ces projets et tant d’autres de pur prestige devront nous servir de leçons et à l’avenir ceux qui sont ou seront aux commandes dans notre pays devront être pragmatiques et prévoyants.

Plus important encore,Monsieur le Président, nous proposons, que dès la sortie de cette crise, vous osiez prendre des décisions fermes et accepter d’ouvrir l’espace politique rwandais, seule voie susceptible de libérer toutes les énergies du peuple actuellement brimées par les fréquentes violations des droits de l’homme par le régime que vous dirigez.

A cet égard, des groupes de l’opposition vous ont tendu la main, à plusieurs reprises, en offrant de dialoguer avec toutes les forces vives du pays. Jusqu’à présent vous avez préféré n’y réserver que mépris et fuite en avant dans la chasse à l’opposant.

Nous vous exhortons,Monsieur le Président, à réexaminer votre stance et à écouter, pour une fois, la voix du peuple qui crie au changement de mentalités et de méthodes de gouvernance et qui aspire à la vérité et à la liberté pour tous.

Les signataires de la présente sont prêts à fournir leur contribution positive afin qu’un processus de changements vers une paix sociale durable soit amorcé et mené à bon port.

Fait le 9 Avril 2020.

Les signataires :

  1. Laurent Munyandilikirwa, Président de l’Observatoire des Droits de l’Homme au Rwanda (ODHR) ;
  2. Emery Nshimiyimana, Secrétaire Général de la Fondation IBUKABOSE-RENGERABOSE, Mémoire et Justice pour tous ;
  3. Jean Marie Ndagijimana, Coordinateur du Comité pour l’Unité, la Paix et la Réconciliation au Rwanda (CUPR) ;
  4. René Mugenzi, Coordinateur de Global Campaign for Rwandans’s Human Rights (GCRHR);
  5. Joseph Matata, Coordinateur du Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR);
  6. Theobald Rutihunza, Président du Réseau International pour la Promotion et la Défense des Droits de l’Homme au Rwanda (RIPRODHOR) ;
  7. Robert Mugabowindekwe, President de JAMBO asbl ;
  8. Calixte Kanani, Coordinateur du Comité de Suivi de la Problématique des Réfugiés Rwandais (CSPR) ;
  9. Aloys Simpunga, Initiative HUMURA ;
  10. JMV Nyirimbirima, Chairperson the Global Voice of Rwandan Refugees (GVRR)
  11. Stany Rwandarugari, Rwandan Platform for Dialogue, Truth, and Justice (RDTJ)
  12. Marcelline Nyiranduwamungu, Présidente du Réseau international des Femmes pour la Démocratie et la Paix (RifDP);
  13. Pascal Kalinganire, General Coordinator of the Organization for Peace, Justice and Development in Rwanda and Great Lakes Region (OPJDR);
  14. Pierre Claver Nkinamubanzi, Président du Congrès rwandais du Canada (CRC);
  15. Nelson Gatsimbazi, Rwandiska föreningen för mänskliga rättigheter (RFMR);
  16. Rugema Kayumba, Norway Sub Sahara Africa development organisation(NSADO);
  17. Celestin Muhindura, President of Rwanda National Forum (RNF);
  18. Gilbert Mwenedata, Président de l’initiative du Peuple pour l’Alliance Démocratique (IPAD) ;
  19. Emmanuel Mugenzi, Coordinator in charge of political matters, Rwandan Alliance for the National Pact (RANP-Abaryankuna) ;
  20. Jean Damascène Munyampeta, Secrétaire Général du Pacte Démocratique du Peuple (PDP-IMANZI) ;
  21. Général Emmanuel Habyarimana, Président de la Convention Nationale Républicaine (CNR-Intwari) ;
  22. JABO AKISHULI, Secrétaire Exécutif, UNITED FREEDOM FIGHTERS (UFF- INDANGAMIRWA);
  23. Jerôme Nayigiziki, Coordinateur, RNC-Ihuriro ;
  24. Jean Baptiste Ryumugabe, Coordinateur PSI-Imberakuri ;
  25. Etienne Masozera, Président AMAHORO-PC ;
  26. Justin Bahunga, Président FDU-INKINGI;
  27. Nadine Claire Kasinge, Présidente ISHEMA PARTY;
  28. Anastase Gasana, President Democratic Rwanda Party, DRP-ABASANGIZI;
  29. Paul Rusesabagina, Vice President, Mouvement rwandais pour le Changement démocratique (MRCD).
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Amb. Nduhungirehe Olivier viré de ses fonctions!

Amb. Nduhungirehe Olivier viré de ses fonctions!

Oui, vous l’avez bien entendu. Monsieur Olivier NDUHUNGIREHE, fils NDUHUNGIREHE Jean Chrysostome et petit-fils NGURUBE, ne répond plus au titre de Ministre. Un non- événement. En effet, tous ceux qui connaissent le modus operandi du FPR s’attendaient à ce qu’un jour ça arrive, mais pas dans ces circonstances. Il est accusé d’avoir promu ses propres ambitions au dessus de la ligne politique du gouvernement. L’on se souviendra que NDUHUNGIREHE ne cessait de dire à ses proches que sa ligne d’arrivée est Village Urugwiro. Tout à fait légitime et légale ailleurs, mais pas au Rwanda.

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Les honneurs royaux au Luxembourg, un avant-goût de la présidence

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Un cortège bien musclé en son honneur

sommet

Les moments mémorables, s’ils pouvaient durer !

Monsieur NDUHUNGIREHE aura savouré les privilèges qui , selon le système du FPR ne reviennent qu’à Paul Kagame. Et ça, ça tue!

Disons qu’il avait déjà cumulé assez de fautes pour mériter son sort, certes, ce n’est pas lui qui devait partir, surtout maintenant. Depuis la disparition de Paul Kagame, pas mal de choses se passent mal.  Les citoyens mis en confinement sans suivre la procédure légale, et le Premier Ministre qui signe au nom du Président sans avoir indiqué officiellement pourquoi, le manque de stratégie explicite contre le COVID-19, les communiqués sans signature comme si les ministres avaient honte d’afficher leur identité et d’assumer leurs actes,…On ne sait pas exactement qui est aux commandes, ce dont est certain, ce n’est pas le dictateur de Kigali.

Que signifie son éloignement?

Même s’il commettait bien de conneries, Monsieur NDUHUNGIREHE servait “d’idiot utile“, un “Hutu de service” au vrai sens du mot. Celui qui défend l’indéfendable, qui accepte d’encaisser les coups à la place de son maître sachant qu’un jour, on lui dira qu’il est viré car ce qu’il a dit n’était pas conforme aux lignes du gouvernement.

Le FPR, n’ayant pas pu convaincre les Hutu, il lui faut des éléments égarés ramassés ici et là, genre UWIZEYIMANA Evode, NDUHUNGIREHE Olivier, BAMPORIKI Edouard, qui ont un talent et qui vont nettoyer l’image, pour éviter le régime d’être traité de ségrégationniste.  Car au Rwanda, il n’y a que ça: les morts discriminés, les tueurs aussi, les orphelins, … dans tous les milieux on sent la discrimination. Le seul moyen de masquer ça, du moins aux yeux des non- Rwandais, est de recruter les “NDUHUNGIREHE” pour “essuyer tout”! Cette stratégie est préférée au dialogue franc qui pourrait intégrer les Hutus après avoir abordé de vrais sujets socio-politiques qui gangrènent la réconciliation nationale car devenus tabous au profit du FPR.

Les Hutus intelligents mais naïfs se sont retrouvés dans cette trappe, sauf qu’ils finissent mal après avoir terni leur propre image.  A l’exception de  ceux qui ont pris les fonctions dans l’immédiat après la conquête du pouvoir,  ces Hutus de service n’avaient pas forcément l’ambition politique, mais avaient d’autres soucis personnels ou professionnels.

Citons-en quelques

  1. Bernard MAKUZA, Premier Ministre de 2000 en 2011. Hutu et issu du Parti politique, Mouvement Démocratique Républicain (MDR). En connivence avec KAGAME, son cousin,  il initia le bannissement officieux de son Parti, et comme récompense il reste jusqu’aujourd’hui en tant que sénateur.
  2. Pierre Damien HABUMUREMYI,  Hutu, Premier Ministre indépendant de 2011 en 2014. Plus tard, il dévoilera qu’il appartenait au FPR.
  3. Anastase MUREKEZI, Hutu, Premier Ministre issu du Parti de NDUHUNGIREHE, PSD, de 2014 en 2017.
  4. De 2017, Edouard NGIRENTE, Hutu, Premier Ministre, indépendant.

Olivier NDUHUNGIREHE a rejoint le système en tant que Conseiller d’ambassade en Ethiopie (2007-2010), puis au siège des Nations Unies (2010 – 2015). En 2016, il devient Ambassadeur en Belgique son ancien pays de refuge et deuxième patrie, mais il est obligé de demander l’annulation de sa nationalité belge. En 2017, il est rappelé à Kigali pour servir en tant que Secrétaire d’Etat au sein du Ministère des affaires étrangères et coopération internationale. C’est lui qui gère les Affaires de L’East African Community, notamment, il est visible dans le dossier de la frontière Ougando-rwandaise. Récemment, il était le seul à justifier les erreurs détectées dans la déclaration des mesures contre COVID-19 en violation de la Constitution rwandaise. L’une des raisons de sa misère? D’autres observateurs avisés suspectent un échange qu’il aurait eu sur Twitter au sujet de la commémoration des victimes du génocide de 1994.

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Il est viré, seulement deux mois après la démission de trois autres ministres dont deux Hutus. De ces trois, le fameux Evode UWIZEYIMANA a disparu des radars depuis. Sans doute que le Premier Ministre aurait dû partir avant NDUHUNGIREHE.

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Chaste Gahunde


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BIZIMANA Jean Damascène viole le droit de liberté à la religion.

Figure controversée, Dr Jean Damascène BIZIMANA est le secrétaire exécutif de la Commission Nationale de Lutte Contre le Génocide (CNLG). Il s’est rendu célèbre par ses propos déplacés et discours mensongers dont l’unique but est de salir les Rwandais d’origine hutu, et de les qualifier de génocidaires, tous sans exception aucune. Un travail qu’il exécute à l’aide des frais du contribuable rwandais dont la majorité est constituée de ceux qu’il intente démolir.

Sa toute dernière sortie est plus que surprenante. Il menacent les Chrétiens qui mettent l’image de Jésus comme photo de profil sur les réseaux sociaux dans la période de commémoration du génocide. En effet, comme la commémoration a lieu en même temps que la semaine sainte, période de réflexion sur la mort de Jésus Christ, ceux y croient exercent leur droit. En colère, Monsieur BIZIMANA qualifie ce comportement de crime de déni et minimisation du génocide, les Chrétiens voient ça comme entrave à leurs droits.

La déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948, dans son article 18 stipule: “Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites”. 

Et la Constitution rwandaise de 2003 telle que révisée jusqu’aujourd’hui dit dans son article 37, alinéa 1 que ” la liberté de pensée, de conscience, de religion, de culte et de leur manifestation publique est garantie par l’Etat conformément à la loi.

Que la mémoire des victimes du génocide soit légitime et légale, elle ne devrait en aucun cas servir d’instrument de musellement des droits internationaux et, encore moins, constitutionnels.

Chaste Gahunde


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Les Twa, victimes oubliées de la tragédie rwandaise.

Alors que la journée Internationale de réflexion sur le génocide de 1994 au Rwanda est célébrée aujourd’hui, Sandrine Gashonga, qui a dû fuir le Rwanda avec sa famille pour le Luxembourg, revient sur les oubliés d’un pays qui panse toujours ses plaies.

«Pour la première fois ce 7 avril, la plupart des activités commémoratives du génocide rwandais seront annulées en raison de la pandémie du Covid-19. Elles seront remplacées par des célébrations virtuelles à travers le monde, invitant à honorer les 800.000 personnes qui ont été assassinées en moins de trois mois en 1994, et à réfléchir aux souffrances de ceux et celles qui ont survécu.

Ce chapitre parmi les plus sombres de l’humanité fut l’aboutissement de près d’un siècle de divisions, renforcées par la domination belge lors de la colonisation. Le choix stratégique de la Belgique d’imposer les éleveurs Tutsi sur ce territoire pour exercer l‘autorité, sous la tutelle de l‘administration coloniale, a eu pour conséquence le renversement de l’ordre social préexistant. Dans cette alternance du pouvoir, on trouve pourtant une continuité depuis l’arrivée des Hutu entre le XIe et le XIVe siècle, puis des Tutsi au cours du XVe siècle: la persécution de la troisième ethnie du Rwanda, les Twa.

Les Twa (ou Batwa, ou encore Pygmées d’Afrique Centrale), les plus anciens habitants connus de la région des Grands Lacs, sont un peuple de chasseurs-cueilleurs marginalisé, qui ne constitue plus que 0,4% de la population rwandaise. La pression dont ils ont constamment fait l’objet au cours de l’histoire pour quitter leurs terres au profit des deux autres ethnies, les forçant à abandonner leur mode de vie traditionnel et leur culture, a connu son apogée avec les politiques de déforestation et de préservation de l’environnement mises en place par le gouvernement Hutu au pouvoir après l’indépendance. L’accaparement de ses terres par l’État et la privation de sa principale source de subsistance a provoqué sa précarisation croissante, entraînant par la même occasion sa marginalisation et sa stigmatisation par le reste de la population. Au point qu’un préjugé populaire leur attribuait une connivence avec les Tutsi, entraînant sans doute le massacre de 10.000 personnes (un tiers de la population Twa du Rwanda) pendant le génocide des Tutsi.

L’issue du génocide et l’arrivée au pouvoir du Front Patriotique Rwandais (FPR) de Paul Kagame est loin d’avoir amélioré la situation des Twa. En 2004, le Ministère de la Justice rwandais décide de suspendre les activités de la Communauté des Autochtones Rwandais (CAURWA), une association de défense des droits des Batwa. Les raisons invoquées sont l’antagonisme entre la mission de l’ONG et la politique d‘unité nationale et de réconciliation inscrite dans la constitution en l’an 2000, sensée forger une identité unifiée du peuple rwandais en gommant l’appartenance ethnique. Plus tard, prise à la gorge par un chantage à la subvention, la CAURWA fut contrainte de changer sa dénomination en COPORWA (Communauté des Potiers du Rwanda).

Pourtant, le fait d’effacer le nom des Twa des textes officiels ne fera pas disparaître les nombreuses discriminations dont ils sont victimes. Afin de s’acquitter de son obligation de protéger les minorités et les peuples autochtones en vertu du droit international, le Rwanda doit permettre l’établissement de données statistiques à propos des communautés batwa. Le regroupement de données est essentiel à ce que les programmes de développement répondent de manière suffisante et appropriée aux besoins spécifiques de cette population.»

 

Kloertext


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Rwanda : tâtonnements dans la gestion du COVID-19.

A voir de près la façon dont le Rwanda gère la crise du COVID-19, l’on sent l’absence d’un plan d’action, comme celle de Paul Kagame. C’est ça qui conduit aux tâtonnements ici et là, la prise de décisions en violation de la loi, les actions contradictoires aux objectifs, etc. Bref, les décideurs rwandais affichent une attitude de croire que la bonne chance résoudra le problème!

Tout a commencé le jour où la Banque Mondiale a annoncé la mise en place d’un fonds destiné aux pays en voie de développement frappés par COVID-19, pour “soutenir les économies et protéger les emplois”. Quand on parle du pognon, le dictateur de Kigali n’a pas de temps à perdre. Il a mis tout en marche pour la demande d’aide, si impossible, d’un crédit. Ce qui est marrant, il ne sait pas de combien il aura besoin. Pas d’estimations. Car, pas d’état des lieux, pas d’avis du conseil des ministres, pas de concertation des professionnels de la santé, l’homme tâtonne. Et il ne sait pas non plus à quel hauteur son gouvernement saura financer. En plus, il ne veut pas toucher son porte-monnaie aussi longtemps que les “blancs” sont prêts à débloquer des sous. Qui vivra paiera!

Uzziel

MinistreUzziel NDAGIJIMANA

Le FMI accorde 109.4 millions de dollars en crédit, la Banque Mondiale 14 millions de dollars en crédit aussi, USAID apporte 1 million de dollars en aide et l‘Union Européenne 52 millions d’euros en aide. Sauf qu’il n’existe pas de comité de gestion de ces fonds. Le ministre des finances, Mr NDAGIJIMNA Uzziel “embêté” avec cette question, répond, sans honte, qu’il n’ y pas de projet précis,  que ces fonds rentrent dans le budget ordinaire du gouvernement. En d’autres termes, vous ne pourrez jamais en suivre les traces!

Les hauts fonctionnaires privés de leur salaire.

Dans un communiqué, pas comme les autres, il est dit que l’Etat rwandais a décidé que les hauts fonctionnaires allaient ne pas toucher leurs salaires du mois d’avril pour venir en aide aux plus démunis de la société rwandaise ainsi que les plus touchées par le confinement. Le communiqué n’est pas clair quant aux concernés surtout quand il parle des hauts dirigeants des organes du pays (Abayobozi bakuru mu nzego z’igihugu/ senior officials)! Qui sont-ils ? C’est quoi l’objectif? Quel est le montant visé? Et pourquoi tout le monde donne la totalité de son salaire alors qu’ils ne touchent pas tous le même montant? D’ailleurs, quand est-ce qu’a eu lieu le Conseil des Ministres pour approuver ce geste?

Imaginez que, selon ce communiqué, le président du sénat va abandonner son salaire de 4.3 millions de francs rwandais et le secrétaire exécutif du Conseil nationale de la jeunesse 1.3 million de francs rwandais. Comme s’ils avaient le même niveau de vie! Et qui va collecter ces fonds? Qui va les gérer? A quoi vont servir ces fonds? Acheter les masques? De la nourriture? Payer les loyers et les factures d’énergie? Et surtout, comment allons-nous savoir qu’il ne s’agit pas d’une autre de ces farces dont l’objectif est d’inciter les commerçants et autres agents du secteur privé à donner leur argent alors que la destination n’est pas sûre? Ce ne serait pas la première fois. En effet, ce n’est pas tout le temps que celui qui promet de donner une grosse somme le fait réellement.

Fonds de développement Agaciro (AGDF), un précédent

Le Fonds de développement Agaciro (AGDF) est le fonds souverain du Rwanda qui a été lancé en 2011 et lancé officiellement par Paul Kagame le 23 août 2012. AGDF a été créé pour constituer une épargne publique afin de devenir autonome, maintenir la stabilité en période de chocs économiques nationaux et accélérer les objectifs de développement socio-économique du Rwanda. Tous les Rwandais sont obligés de donner leur contribution à ce fonds.

Au lendemain des mesures de confinement, les Rwandais ont commencé à demander que les fonds placés dans AGDF soient débloqués et utilisés car l’un des objectifs est de “maintenir la stabilité en période de chocs économiques nationaux“.  En réponse, le ministre des finances informe le public que leur argent a été investi, sans dire ni où, quand, ou comment. Il ajoute que les Rwandais ne sont plus tenus à verser leurs contributions. Rien n’est plus sûr que les fonds collectés au nom de COVID-19 seront mal gérés et que le peuple n’en gagnera rien. Qui veut parier?

Les tâtonnements se multiplient. Et à chaque demande de transparence, le gouvernement perd les pédales davantage, persévérant dans l’erreur. Rappelons que jusqu’aujourd’hui, l’état de santé de Kagame reste top secret, tout comme sa position géographique.

Chaste Gahunde


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Rwanda: Political parties and activists advise the Commonwealth not hold CHOGM in Rwanda.

Allowing Rwanda and particularly General Paul Kagame to host the CHOGM 2020 will only serve as a declaration of the Commonwealth’s indifference to human rights concerns.

Baroness Patricia Scotland

Secretary General

Commonwealth Secretariat

Headquarters Marlborough House

Pall Mall London SW1Y 5HX                                                                                                Email: secretary-general@commonwealth.int

April 2, 2020

Dear Secretary General,

Subject: Rwanda as the host of CHOGM 2020

This letter follows earlier complaints made by different organisations and individuals about the unsuitability of Rwanda as a host of CHOGM 2020 due to its violation of the core values of the commonwealth particularly the respect for political and civil rights. In the absence of any public statement by Commonwealth secretariat about a change of mind on the matter, we would like to reiterate that your decision to nominate Rwanda to host CHOGM 2020 is a gross contradiction to the Commonwealth’s core values and principles.

The Rwandan regime continues to face allegations of human rights violations that are of an extremely serious nature. There are no better reliable sources than the United  States Government, the biggest democracy and key ally of the Rwandan government, Human Rights Watch, Amnesty International, UN Human Rights Council and Freedom House.

The latest US government report on human rights for the year 2019, highlights among other abuses “unlawful or arbitrary killings by state security forces; forced disappearance by state security forces; torture by state security forces; arbitrary detention by state security forces; political prisoners; arbitrary or unlawful interference with privacy; the worst forms of restrictions on free expression, press, and the internet, including threats of violence against journalists, censorship, website blocking, and criminal libel and slander laws; substantial interference with the rights of peaceful assembly and freedom of association, such as overly restrictive nongovernmental organization (NGO) laws; and restrictions on political participation; criminal violence against women and girls, which the government took insufficient action to prevent or prosecute.” As the US report of 2017 point out the restrictions on freedom to participate in the political process denies the Rwandan citizens “the ability to change government through free and fair elections”.

Freedom House report 2020 considers Rwanda as no free country with a score of 22% in terms of political and civil rights.

For ease of reference we shall highlight the most salient cases of persistent gross human rights violations in Rwanda for the past 26 years. They are widely documented by Human Rights bodies, despite Rwanda’s repeated denials. The UN High Commissioner for Human Rights has always named Rwanda among top 10 countries in the world that have gone unpunished for intimidation and repression against critics.

President Paul Kagame and the ruling Rwandan Patriotic Front (RPF) continue to exert control over political landscape in Rwanda, as political opposition leaders have been intimidated, silenced, arrested, killed or forced into exile. The ruling political party – RPF controls legislative assemblies i.e. Parliament and Senate, through sham elections and partisan appointments. Therefore, President Paul Kagame was able to win an election with a score of 98.8 percent of the vote in the 2017 presidential elections, only possible in totalitarian states. In this respect, the ruling party was able to force constitutional change that allows President Paul Kagame to continue to rule till 2034. For all intents and purposes this was a constitutional coup which should have called for sanctions from the commonwealth.

The Rwandan government continues to limit the ability of civil society groups, the media, international human rights organizations, and political opponents to function freely and independently or to criticize the government’s policies and practices. They are constrained particularly by articles 194 and 204 of the penal code under which criticising government is construed as harmful propaganda to tarnish the image of the country abroad or causing uprising or unrest among the population.

The government appears to use a broad strategy to spread fear to enforce its repressive orders and deter any resistance to government dictates. For example, between April 2016 to March  2017, State security forces in the Western Province summarily killed at least 37 suspected petty offenders, including stealing a goat or a bunch of bananas. The regime continues to arrest and detain people in unofficial military detention centres, where scores of detainees have been tortured.

In July 2018, the United Nations Subcommittee on Prevention of Torture (SPT) cancelled its visit to Rwanda, due to a lack of cooperation from Rwandan authorities, making it the first time in 11 years the SPT would cancel a visit. This followed a suspension of a visit in October 2017 due “series of obstructions imposed by authorities”.

The political transition that Rwanda begun after the genocide has, instead of leading to democracy, resulted in the legitimization and consolidation of authoritarian rule. Rwanda is now a very authoritarian regime with a façade of a democracy. As the report of the Commonwealth Human Rights Initiative (2009) rightly points out, “the regime uses the constitution opportunistically as a façade, which hides the exclusionary and repressive nature of the regime; relies on power structures that sometimes run parallel to, and sometimes cross-cuts the formal government and in which the army plays a central role”. Some political analysts have described Rwanda as an “army with a state” rather than a state with an army.

Rwanda holds regular elections, but their outcome is pre-determined because of the legal, administrative and physical obstacles that the RPF has put in place to deny opposition its constitutional right to get to power. There is no meaningful competition for political power between the RPF and genuine political opposition parties and thus no real opportunity to change the government through free and fair elections.

Elections are systematically manipulated and heavily rigged by the RPF in order to ensure a landslide victory. To create a semblance of a broad-based government and Parliament the RPF is usually compelled to “doctor” the results in order to give the satellite or proxy parties enough votes to meet the threshold required for representation in Parliament.

After years of threats, intimidation, mysterious deaths, and high profile, politically  motivated trials, few opposition parties remain active or make public comments on government policies. For example, the openly active party in Rwanda, Forces Démocratiques Unifiées (FDU)-Inkingi) has paid a heavy price in terms of the highest toll of arrests, forced disappearances and assassinations. Its former President Mrs Victoire Ingabire Umuhoza, was sentenced to 15 years jail after a political trial. Even though she was released under a presidential pardon she is still being harassed by the Rwanda investigation Bureau through constant summons for interrogation about her political life. During the 2019 year alone two members were murdered, and one disappeared in circumstances that led many to believe it was the work of secret services. Mr Anselme Mutuyimana was murdered in March 2019 and Syldio Dusabumuremyi stabbed to death in September 2019. Eugène Ndereyimana, also a member of FDU-Inkingi, was reported missing on 15 July 2019, after he failed to arrive for a meeting in Nyagatare, in Rwanda’s Eastern Province. Boniface Twagirimana, the party’s 1st Vice President mysteriously “disappeared” from his prison cell in Mpanga, southern Rwanda, in October 2018 and is missing up to this day. Several party leaders are still languishing in prison.

Any person suspected of being in touch with members of RNC party outside the country is accused of collaborating with a terrorist organisation.

Opinion leaders from the Tutsi survivors of genocide who have tried to express views different from the government have been put in jail, have been killed or forced into exile. In an open letter to President Kagame in July 2019, presidential hopeful Diane Rwigara, a survivor of genocide too, gave a list of more than 40 survivors of genocide suspected of having been killed by the regime.

– Ms Diane Rwigara, presidential hopeful in 2017 elections, her sister Anne, and their mother were arrested in September 2017. They were charged with “inciting insurrection or trouble among the population” because they had criticised the government.

– Mr Gilbert Mwenedata, another presidential hopeful in 2017 elections, a survivor of Tutsi genocide, was forced to flee the country for fear of reprisals after the elections.

– In February 2020: Barafinda Sekibubo Fred a presidential hopeful in 2017 elections was taken to a mental hospital by Rwanda Investigation Bureau (former CID) after showing what the police consider to be symptoms of mental health problem. In an interview one local TV channel he raised questions as to why people including those who were part of the government are fleeing the country when there is no war in Rwanda and why people are surprised and run to tell the President that there are people fighting the government. The family (wife and 10 children) fear that he could be injected with harmful substances in the psychiatric hospital and end up having mental problems.

– Deo Mushayidi President of PDP-Imanzi and Dr Theoneste Niyitegeka former leader of MDR are still locked up.

– Kizito Mihigo, Rwanda’s most popular and beloved gospel singers, 38-year-old, survivor of  Tutsi genocide, was found dead at a police station in the capital, Kigali, on Monday, 17th February 2020. It is an open secret that it was a murder case carried out by Rwandan security services.

– After the assassination of Kizito Mihigo, opposition politician Victoire Ingabire noted, « I was in prison and spent eight years and when I was released and I thought the government of Rwanda was ready to open up the political space, but one month later, our vice president disappeared, four months later my assistant was killed, in July 2019 our representative in eastern province disappeared, and this year our national coordinator was murdered. Today is Kizito, I think tomorrow will be me, or Bernard Ntaganda or someone else in the opposition.”

Repression Abroad

In May 2011, Scotland Yard warned two prominent Rwandans living in Britain, Mr Rene Mugenzi and Jonathan Musonera and warned them that it had reliable intelligence that Rwanda’s government poses an imminent threat to their lives.

– In September 2019, South Africa’s National Prosecution Authority issued arrest warrants for two Rwandans accused of murdering Rwandan critic Col. Patrick Karegeya, who was found dead in his hotel room in Johannesburg on January 1, 2014.

– South Africa’s special investigative unit said in written testimony that Col Patrick Karegeya’s murder and attacks on Rwanda’s former army chief of staff Gen. Kayumba Nyamwasa “were directly linked to the involvement of the Rwandan government.”

– In October 2019, a Financial Times investigation revealed that Israeli software developed by the NSO Group was used to spy on political dissidents and critics living abroad. The spyware targeted individuals through WhatsApp calls and allowed hackers to access personal data on the phone, such as messages and location.

– Australia’s ABC uncovering allegations of a complex web of Rwandan spies living within the suburbs, creating a culture of fear among the refugees who had escaped that nation in pursuit of a safer life. ABC titled the documentary “Spies in our suburbs, unearthing an alleged shadowy network of spies and their efforts to silence dissent.” Expats and Rwandan refugees in Australia say silencing critics and suppressing support for opposition parties in exile are among the top priorities of the Rwandan Government.

– In 2019, hacking attempts, surveillance and intimidation, the Rwandan government has been accused of putting pressure on opponents and journalists established in Belgium, Le Soir and De Morgen reported on 22nd November 2019. Belgian National security “confirms Rwandan intelligence services are actively engaged in Belgium attempting to weaken what is perceived as a political threat from the opposition” to Paul Kagame’s regime. The justice minister confirmed these allegations in October 2019. Peter Verlinden, a former VRT journalist, and his Rwandan wife Marie Bamutese have been used as an example of the victims of such practices, Belga reports. The couple says they have been threatened since 2015, following the publication of their book concerning violence in eastern DR Congo.

Freedom of Expression

Years of regime interference, repression, incarceration and state sponsored assassinations have left civil society in Rwanda very weak, leaving Rwandan human rights organizations largely unable to publicly document violations by state agents.

While the law guarantees freedom of the press, the media remains tightly controlled by the government. Media outlets are either state-controlled, co-opted or constantly under siege. Most journalists are unable or unwilling to engage in investigative reporting on politically sensitive issues and rarely criticize government policies, because of intimidation, threats, and prosecutions. They risk arrest under a variety of restrictive laws and can face long jail terms if convicted. Many have fled the country to avoid persecution and reprisals, but even in exile Rwandan journalists  have experienced intimidation and even death like Charles Ingabire who was shot in Kampala – Uganda. This has created a culture of fear among journalists and has led to widespread self- censorship.

The Government also intimidates international journalists, for example BBC Kinyarwanda service remains suspended since 2014. The regime censorship of internet content has increased in recent years. Several independent or opposition-aligned news outlets abroad have remained inaccessible in the country, especially those website and blogs which question human rights excesses and regime policies.

We urge the Commonwealth to re-consider Rwanda’s suitability as a host for CHOGM 2020. The Commonwealth secretariat must revisit the conclusions of the Commonwealth Human Rights Initiative delegation to Rwanda in 2009 on the human rights situation in Rwanda and examine the deterioration of the human situation since that visit. It will realise that during the last 26 years the Rwandan regime has demonstrated that it is unwilling to manage societal demands without resorting to violence and coercion. By providing space for Rwanda and particularly General Paul Kagame to host of CHOGM 2020 will only serve as a declaration of the Commonwealth’s indifference to human rights concerns. It will be construed as endorsing the regime over its role in egregious human rights violations and tyranny.

It is very clear that persuasion alone cannot bring the Rwandan regime to behave in a civilised manner. The commonwealth should be able to set SMART objectives for the Rwandan regime to implement the core values of the commonwealth as pre-condition for holding the commonwealth summit in Kigali- Rwanda. The Rwandan regime must show practical steps it will make to restore democracy, observe human rights observance and good governance.

The Commonwealth Secretariat should set benchmarks for Rwanda including:

  1. Fully restore the rule of law;
  2. Lift restrictions on the enjoyment of all fundamental freedoms;
  3. Respect the separation of powers i.e. the independence of the three branches of government;
  4. Institute effective mechanisms to protect journalists, civil society groups and human rights defenders;
  5. Allow full and credible international investigations into all allegations concerning violations of international humanitarian law in the country;
  6. As a matter of urgency allow an immediate and independent enquiry into the death of Mr Kizito Mihigo.

 

Signatories:

  1. Laurent Munyandilikirwa, Président de l’Observatoire des Droits de l’homme au Rwanda (ODHR) ;
  2. Emery Nshimiyimana, Secrétaire Général de la Fondation IBUKABOSE-RENGERABOSE, Mémoire et Justice pour tous ;
  3. Jean Marie Ndagijimana, Coordinateur du Comité pour l’Unité, la Paix et la Réconciliation au Rwanda (CUPR) ;
  4. René Mugenzi, Coordinateur de Global Campaign for Rwandans’s human rights (GCRHR);
  5. Joseph Matata, Coordinateur du Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR);
  6. Theobald Rutihunza, Président du Réseau International pour la Promotion et la Défense des Droits de l’Homme au Rwanda (RIPRODHOR) ;
  7. Robert Mugabowindekwe, President de JAMBO asbl ;
  8. Callixte Kanani, Coordinateur du Comité de Suivi de la Problématique des Réfugiés Rwandais (CSPR) ;
  9. Aloys Simpunga , Initiative HUMURA ;
  10. JMV Nyirimbirima, Chairperson the Global Voice of Rwandan Refugees (GVRR)
  11. Stany Rwandarugari, Rwandan Platform for Dialogue, Truth, and Justice (RDTJ)
  12. Marcelline Nyiranduwamungu, Présidente du Réseau international pour la Démocratie et la Paix (RifDP);
  13. Pascal Kalinganire, General Coordinator of the Organization for Peace, Justice and Development in Rwanda and Great Lakes Region (OPJDR);
  14. Pierre Claver Nkinamubanzi, Président du Congrès rwandais du Canada (CRC);
  15. Nelson Gatsimbazi, Rwandiska föreningen för mänskliga rättigheter (RFMR);
  16. Rugema Kayumba, Norway Sub Sahara Africa development organisation(NSADO);
  17. Celestin Muhindura, President of Rwanda National Forum (RNF);
  18. Gilbert Mwenedata, Président de l’initiative du Peuple pour l’Alliance Démocratique (IPAD) ;
  19. Emmanuel Mugenzi, Coordinator in charge of political matters, Rwandan Alliance for the National Pact (RANP-Abaryankuna) ;
  20. Jean Damascène Munyampeta, Secrétaire Général du Pacte Démocratique du Peuple (PDP- IMANZI) ;
  21. General Emmanuel Habyarimana, Président de la Convention Nationale Républicaine (CNR- Intwari) ;
  22. JABO AKISHULI, Secrétaire Exécutif, UNITED FREEDOM FIGHTERS (UFF- INDANGAMIRWA);
  23. Jerôme Nayigiziki, Coordinateur, RNC-Ihuriro ;
  24. Jean Baptiste Ryumugabe, Secrétaire Exécutif PSI-Imberakuri ;
  25. Etienne Masozera, Président AMAHORO-PC ;
  26. Justin Bahunga, Président FDU-INKINGI;
  27. Nadine Claire Kasinge, Présidente ISHEMA PARTY;
  28. Anastase Gasana, President Democratic Rwanda Party, DRP-ABASANGIZI.

References/Key reading notes

https://apnews.com/a97d40a146284383a717aa2ec42eb39b

https://donordirectaction.org/2012/09/dr-denis-mukwege-addresses-un-on-sexual-violence-in- drc/

https://eastafricamonitor.com/why-are-the-political-killings-and-disappearances-under-paul- kagame-being-ignored/

https://edition.cnn.com/2019/12/24/africa/rwanda-pastor-daughter-treason-charges/index.html

https://newint.org/features/2004/05/01/congo

http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/africa/6131516.stm

https://reliefweb.int/report/burundi/plundering-dr-congo-natural-resources-final-report-panel- experts-s20021146

https://rwandansrights.org/un-special-rapporteur-findings-on-rights-to-freedom-in-rwanda-are- unfortunately-characteristics-of-an-oppressive-regime/

Click to access drc_un_report_final_june2010.pdf

https://abc.net.au/news/2019-08-25/spies-in-our-suburbs-alleged-spy-web-silencing- rwandan-refugees/11317704

https://aljazeera.com/indepth/features/2016/01/blood-minerals-profits-conflict-drc- 160118124123342.html

https://amnesty.org/en/countries/africa/rwanda/report-rwanda/

https://amnesty.org/en/documents/afr47/1600/2019/en/

https://atlanticcouncil.org/events/past-events/nobel-peace-prize-laureate-on-sexual- violence-in-the-drc

https://brusselstimes.com/all-news/belgium-all-news/79862/belgium-a-playground-for- rwandan-spies/

https://cfr.org/blog/alongside-real-progress-kagames-human-rights-abuses-persist

https://dw.com/en/rwanda-gospel-singer-kizito-mihigos-death-likely-a-political- assassination/a-52463272

https://dw.com/en/rwandas-opposition-rattled-by-killings-and-disappearances-of- members/a-50596049

https://hrw.org/news/2012/09/11/dr-congo-m23-rebels-committing-war-crimes

https://hrw.org/news/2013/02/05/dr-congo-war-crimes-m23-congolese-army

https://hrw.org/news/2015/08/27/icc-trial-bosco-ntaganda-alleged-crimes-democratic- republic-congo#2

https://hrw.org/sites/default/files/reports/burundi0904.pdf

https://hrw.org/world-report/2020/country-chapters/rwanda

https://independent.co.uk/news/uk/crime/rwandan-assassin-sent-to-kill-dissidents-in-uk- 2286712.html

https://iol.co.za/news/opinion/death-in-custody-of-rwandas-kizito-mihigo-reminiscent-of- neil-aggett-43672971

https://nybooks.com/daily/2017/08/04/rwanda-kagame-efficient-repression/

https://monitor.co.ug/News/National/Rwanda-makes-3-more-demands-ahead-of- meet/688334-5462902-9ne2ju/index.html

https://ohchr.org/EN/Countries/AfricaRegion/Pages/DRCUNMappingReport.aspx#

https://telegraph.co.uk/news/2019/09/24/rwandan-opposition-leader-third-killed-single- year/

umurage.org/featured-legacy-makers/the-man-who-repairs-women


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Le 6 avril 2020, le génocide du Rwanda sera une fois encore commémoré à travers une histoire fabriquée

Le 6 avril 2020, c’est une nouvelle fois à travers l’histoire fabriquée par le régime du général Kagamé que va être commémoré le 26° anniversaire du génocide du Rwanda. Une histoire dont les trois principaux piliers ont pourtant été pulvérisés par l’historiographie. Ainsi :

1) Contrairement à ce qu’affirme cette histoire fabriquée, ce ne sont pas les « extrémistes hutu » qui ont abattu l’avion du président Habyarimana.

Le génocide du Rwanda ayant été déclenché par l’assassinat du président Habyarimana, l’impératif était donc de connaître les auteurs de ce crime. Or, les alliés du général Kagamé, Etats-Unis et Grande-Bretagne, ont interdit au TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda) dépendant du Conseil de Sécurité de l’ONU (Résolution 955 du 8 novembre 1994), de chercher à les identifier.

Quant à la justice française, seule à avoir enquêté sur cet attentat, elle s’est prudemment défaussée après 21 ans d’accumulation d’éléments semblant pourtant désigner le camp du général Kagamé. Le 21 décembre 2018, suivant en cela les réquisitions du Parquet, elle a ainsi rendu un insolite non-lieu concernant les hauts cadres du général Kagamé que  le juge Bruguière accusait d’être les auteurs ou les commanditaires de l’attentat du 6 avril 1994. Insolite en effet car :

1) Les magistrats écartent la piste des « extrémistes hutu », innocentant ces derniers  de toute responsabilité dans l’attentat qui déclencha le génocide.

2) Ils énumèrent en revanche, et en détail, les nombreux éléments du dossier paraissant désigner à leurs yeux l’équipe du général Kagamé comme étant à l’origine de cet attentat.

3) Mais, in fine, les deux magistrats instructeurs prennent étrangement le contre-pied du déroulé de leur propre argumentation pour conclure que « L’accumulation (je souligne) des charges pesant sur les mis en examen (les membres du premier cercle du général Kagamé mis en examen par le juge Bruguière le 17 novembre 2006) (…) ne peut pas constituer des charges graves et concordantes permettant de les renvoyer devant la cour d’assises ».

Utilisant la seule conclusion de ce singulier non-lieu en taisant soigneusement la liste des charges l’impliquant  énumérées par les magistrats français, le régime de Kigali affirme avec un singulier aplomb qu’il n’est donc pour rien dans l’attentat du 6 avril 1994. Cela lui permet de continuer à soutenir que ce furent les « extrémistes hutu » qui commirent l’attentat alors que rien, ni dans le dossier de la justice française ainsi que nous venons de le voir, ni dans la monumentale masse de documentation étudiée par le TPIR, ne conduit à cette piste. D’autant plus que, présenté par l’histoire fabriquée comme étant l’ « architecte du génocide », donc comme celui qui l’aurait déclenché en faisant abattre l’avion du président Habyarimana, le colonel Bagosora a été totalement lavé de cette accusation par  le TPIR :

« No allegation implicating the Accused (Bagosora) in the assassination of the President is to be found in the indictment, the Pre-Trial Brief or any other Prosecution communication. Indeed, no actual evidence in support of that allegation was heard during the Prosecution case. » (TPIR- Decision on Request for Disclosure and Investigations Concerning the Assassination of President Habyarimana (TC) 17 october 2006).

2) Contrairement à ce qu’affirme l’histoire fabriquée, le génocide n’était pas programmé.

Si le régime de Kigali continue à affirmer contre toute vérité que ce furent les « extrémistes hutu » qui commirent l’attentat du 6 avril 1994, c’est parce que ce postulat couvre le cœur de leur mensonge historique qui est que ces mêmes « extrémistes hutu » ayant programmé le génocide, l’assassinat du président Habyarimana allait leur permettre d’avoir les mains libres pour le déclencher.

Or, ces « extrémistes hutu » qui, comme nous l’avons vu, ne sont pas les auteurs de l’attentat qui coûta la vie au président Habyarimana, n’avaient pas davantage programmé le génocide.

Ce point essentiel a été définitivement  établi devant le TPIR dont le Procureur n’a pas été en mesure de prouver l’existence d’une entente antérieure au 6 avril 1994 en vue de planifier et d’exécuter le dit génocide, ce qui a naturellement conduit à l’acquittement des principaux accusés de ce chef d’accusation majeur. Pour plus de détails à ce sujet on se reportera aux jugements dans les affaires Bagosora, Zigiranyirazo, Bizimungu, Ngirumpatse et Karemera que je présente dans Dix ans d’expertises devant le Tribunal Pénal International pour le Rwanda.

Dans ces conditions, comme le génocide du Rwanda n’était pas programmé, nous en revenons donc à la question essentielle qui est de savoir qui a tué le président Habyarimana puisque ce meurtre fut l’élément déclencheur d’un génocide « improvisé » après le 6 avril 1994 par certains de ses partisans rendus hystériques par son assassinat.

3) Contrairement à ce qu’affirme l’histoire fabriquée, dans la nuit du 6 au 7 avril 1994, quand il reprit unilatéralement la guerre, le but du général Kagamé n’était pas de sauver des vies, mais de conquérir militairement le pouvoir.

Toujours selon l’histoire fabriquée, le général Kagamé fut contraint de violer le cessez-le-feu en vigueur afin de sauver les populations du génocide. Or, une fois encore devant le TPIR, il a été établi que :

– Cette offensive fut lancée dès l’annonce de la mort du président Habyarimana, donc plusieurs heures avant les premiers massacres.

– Cette offensive contre l’armée nationale rwandaise désemparée par la mort de son chef d’état-major tué dans l’explosion de l’avion présidentiel, et dont l’armement avait été consigné par l’ONU dans le cadre du cessez-le-feu et des accords de paix, avait été minutieusement préparée depuis plusieurs semaines, les forces du général Kagamé n’attendant qu’un signal pour marcher sur Kigali.

– Afin de provoquer le chaos, les forces du général Kagamé attaquèrent en priorité les casernements de la gendarmerie afin d’interdire à cette dernière de rétablir la sécurité dans la ville de Kigali, ce qui était sa mission. Voilà pourquoi, dès le 7 avril, avant la vague des premiers massacres, le poste de gendarmerie hautement stratégique de Remera fut pris d’assaut. Quant au camp Kami, principale emprise de la gendarmerie à Kigali, fixée dans sa défense, sa garnison fut donc dans l’incapacité d’intervenir dans la ville pour y mettre un  terme aux massacres.

Ces  points fondamentaux réduisent à néant l’histoire officielle fabriquée par le régime du général Kagamé. Or, comme ils sont systématiquement ignorés par les médias, c’est donc une fausse histoire du génocide du Rwanda qui sera une fois de plus commémorée le 6 avril 2020.

Pour en savoir plus sur la construction et la déconstruction de cette fausse histoire, en plus du PDF : Dix ans d’expertises devant le Tribunal Pénal International pour le Rwanda, on se reportera à mon livre intitulé Rwanda : un génocide en questions.

Bernard Lugan

Source : http://bernardlugan.blogspot.com/


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Rwanda: L’opposition appelle à la démission de Paul Kagame.

En période de crise, lorsque le gouvernement méconnaît délibérément ses responsabilités, le peuple doit prendre son destin en main.

Lors de sa réunion extraordinaire tenue le dimanche 29/03/2020 sous la présidence de Madame Claire Nadine KASINGE, le Comité directeur du Parti Ishema a étudié les problèmes pressants auxquels le Rwanda est confronté au moment où le monde entier fait face à la pandémie du Coronavirus (COVID-19).

Après un moment de réflexion, les membres du Comité déclarent ce qui suit:

1. Le pays du Rwanda est entré illégalement dans un état d’urgence sanitaire. En bref, pendant l’état d’urgence, quelques provisions légales ordinaires du pays sont suspendues en raison d’un grave problème comme des troubles, des épidémies ou d’autres catastrophes qui pourraient entraver le fonctionnement normal des institutions nationales et publiques, mais qui n’ont pas encore atteint l’état de siège ou guerre.

2. Dans de tels cas, des règles et règlements spéciaux sont adoptés pour faire face à ces circonstances particulières. La Constitution de 2003 telle que révisée à ce jour le prévoit aux articles 108, 136, 137, 138.

 ARTICLE 108 , alinéa 3:

“Le Président de la République déclare l’état de siège ou l’état d’urgence dans les conditions prévues par la présente Constitution et d’autres lois”.

3. Le gouvernement gère le pays selon des « nouvelles mesures» annoncées par le Premier ministre Dr Ngirente Edouard, le 21 mars 2020. Cependant, ces mesures ne sont pas conformes à la Constitution, d’autant plus qu’elles portent atteinte aux droits fondamentaux des citoyens et à l’autorité des institutions nationales.  Les “nouvelles mesures” de M. Ngirente violent non seulement les droits fondamentaux du citoyen, mais aussi restent muettes sur le plan du gouvernement pour faire face aux conséquences du confinement imposé, notamment la famine, le suicide, etc.

4. Les cas confirmés du covid-19 sont en augmentation au Rwanda ainsi que dans le monde. Chaque jour, d’autres dirigeants s’adressent aux citoyens pour leur apporter du soutien tant moral que matériel. Quant à Paul Kagame,  il est si invisible que beaucoup de Rwandais pensent qu’il n’est plus de ce monde ou qu’il n’a plus les facultés physiques et mentales de diriger le pays. Effrayé et ne pouvant affronter le danger qui menace son peuple, Paul Kagame doit démissionner.

5. Paul Kagame n’a pas fait le nécessaire pour rassurer le peuple, présenter au peuple son plan pour faire face au COVID-19. Il a abandonné les Rwandais au moment où sa présence est nécessitée le plus.

6. Dans le cas où l’État ne serait pas en mesure de faire face à ces circonstances, il ne devrait pas exposer ses citoyens à un risque plus élevé de cette pandémie. Il est clair que les mesures de M. Ngirente appellent les citoyens sur la totalité du territoire nationale à rester confinés sans réfléchir sur la façon dont ils se nourriront.  Ces mesures n’expliquent en rien les modalités selon lesquelles  les fonctionnaires de l’Etat et le secteur privé survivront une fois leurs opérations fermées. Mais surtout, ces mesures ne montrent pas comment les citoyens du menu peuple pourront subvenir aux besoins de leurs familles.

Pour toutes ces raisons:

1. Le président Paul KAGAME (s’il est encore en vie) et le Premier ministre Edouard NGIRENTE doivent être démis de leurs fonctions et immédiatement traduits en justice pour “violation grave et délibérée de la Constitution”, (article 105). Il est également clair qu’ils n’ont pas la capacité discrétionnaire de protéger les 12 millions de Rwandais contre le Coronavirus et ses conséquences. Le Rwanda a besoin d’un leader qui n’a pas peur du combat, qui ne se cache pas quand le peuple a besoin de lui.

2. Les Rwandais en général sont tenus de prendre leur destin en main, de se défendre et de recouvrer leurs droits: le gouvernement du peuple, pour le peuple et par le peuple. Aucun dirigeant étranger ne viendra à notre rescousse, chacun prêtant attention d’abord à son propre peuple.

Les Leaders du parti Ishema sont prêts à contribuer au triomphe de la cause du peuple rwandais.

Nous exhortons les Rwandais à continuer de se protéger et d’éviter la propagation du coronavirus.

Ensemble, à nous la victoire.

Nadine Claire KASINGE

Présidente Ishema Party

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