A sa sortie, Kagame est encore peu prometteur!

Ça faisait longtemps que Paul Kagame ne s’adressait pas aux Rwandais, et quand il fait ce 27 avril 2020, il s’exprime en anglais. Moins de 20% de Rwandais comprennent cette langue. Quant au contenu, le président rwandais ne livre rien. Absolument rien. La seule chose qu’il aura réussie, c’est de semer plus de doutes sur sa localisation sa conférence étant faite à distance.

Avant cette sortie, beaucoup de rumeurs circulaient. L’absence du président inquiétait les Rwandais, les uns allant jusqu’à poser qu’il est mort. C’est peut-être cette prétendue mort qui l’a poussé à sortir subitement, et visiblement, mal préparé. Dans ces réponses , aux journalistes bien sélectionnés comme si le message était destiné à une audience précise,  Kagame ne maîtrise rien. Ceci soulève plus de questionnements: Est-il vraiment vivant? Comment se peut-il qu’après plus d’un mois, un chef d’Etat ne s’adresse pas à son peuple pour exprimer une solidarité?

De la crise causée par la pandémie, Kagame ne livre rien. Pas de statistique. Pas de stratégie, pourtant demandée par plusieurs Rwandais. Le président ne dit rien sur la gestion des fonds déjà reçus dans l’effort de lutter contre Covid-19. Il ne pense pas aux citoyens du menu peuple dont le bien-être est mis à mal par les mesures de confinement décrétées sans suivre la procédure légale pourtant prévue par la Constitution rwandaise. Tout ce qu’il révèle est qu’un conseil des ministres va se tenir cette semaine pour déterminer la voie à suivre dans les prochains jours.

Une journaliste de RFI lui pose la question sur l’assassinat du chantre rwandais Kizito Mihigo mort en février 2020. Kagame, manifestement mal à l’aise avec cette question, réplique qu’il ne sera jamais capable de convaincre qui que ce soit sur la thèse du suicide. Lui-même sait que ce mensonge ne tient pas la route. Et, il demande à la journaliste: “Can we put it to rest, please?” Il évite d’en parler.

Rappelons que depuis l’assassinat de ce jeune homme, Kagame a du mal à justifier son innocence dans ce dossier. Dans ses notes, Kizito explique le rôle important de la directrice de cabinet de Kagame à l’époque, Inès MPAMBARA, dans son calvaire. La femme est même  allée jusqu’à menacer de mort le jeune artiste.

Une question intéressante sur l’incursion de l’armée rwandaise au Congo, une information qui circule depuis quelques semaines. Sauf que le chef de l’Etat nie toutes les allégations en bloc, tentant de façon maladroitement voilée, de justifier cette action militaire s’elle avait eu lieu. Pour tout observateur avisé, sa réponse constitue un aveu sans équivoque. Sauf un enfant né d’hier, l’on sait que les soldats rwandais ont toujours été au Congo, et que Kagame l’a toujours nié.

Le silence de Kagame au sujet de la misère du peuple rwandais, sa disparition des radars pendant longtemps, les actes de barbarie commis par son armée contre les citoyens, l’arrestation des journalistes au nom du Covid-19 mais, qui réellement, on le sait, vise à museler les lanceurs d’alerte, tout porte à croire que Kagame n’est pas l’homme de la situation, maintenant, encore moins pour la période après Covid-19.

Chaste Gahunde


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Uganda/ COVID-19: 883 prisoners released after Presidential pardon.

The Uganda Prisons Service has, on Monday, April 27, confirmed the pardon and release of 883 prisoners from their facilities across the nation.

While speaking to the media, Uganda Prisons Services Spokesperson, Frank Baine confirmed the development citing the 833 prisoners released was an effort to decongest prisons amid the COVID-19 Pandemic.

On April 6, the Commissioner-General of Uganda Prisons, Dr Johnson Byabashaija, disclosed that government was planning to decongest prisons by pardoning over 2,000 inmates as one of the ways to decongest prisons in a move to control the spread of COVID-19.

Byabasahija made this revelation while addressing the media at parliament after his appearance before the parliamentary committee on appointments for vetting following the renewal of his contract by President Museveni.

He said that inmates who were on light sentences and those who had covered three-quarters of their sentences are being considered. Others to be considered for pardon include; breastfeeding mothers and those inmates aged above 65 years.

“We are going to submit the list to the Attorney General for consideration of pardon in order to decongest the prisons. Secondly, we are also writing to the registrar of courts of judicature to release remands who have reached their remand mandatory period. This is not for capital offenders,” Byabashaija said.

He added that apart from decongesting the prisons, they have also isolated prisons around across the country where new prisoners are being held for the moment, also all prison staff have been prohibited from going back to their homes as one of the measures to contain the spread of the virus.


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The genocide plan against Rwandans currently disguised as COVID-19 confinement

The genocide plan against Rwandans currently disguised as COVID-19 confinement

1. The 1994 genocide as a precedent
During the period of April-June 1994, Hutus and Tutsis were killed for who they were in either controlled zones by the Rwandan Patriotic Front (RPF) led by Paul Kagame or the then Rwandan government headed by Jean Kambanda.
2. The enabler of the 1994 genocide
The then US president Bill Clinton refused to call genocide what was happening in Rwanda at that time, because of his administration’s strategy for non-intervention to enable RPF to gain power. This US attitude was part of a regional political game plan, which considered RPF as the main player to have more influence at the expense of France and Belgium.
3. A never-ending genocide
After RPF took over from the Hutu government, it put in place internal and external policies aimed at reducing the number of Hutus, among these were:

1. Targeting and killing Hutu political leaders and intellectuals inside and outside Rwanda, with an objective of retaining the political supremacy of RPF as long as possible; while this was happening, Hutu refugees were attacked, killed and persistently disturbed in their precarious lives everywhere.
2. Denying their survivors access to any sort of assistance that would help them to recover from suffered traumas.
3. Devising economic, agricultural, employment, health and educational policies aimed at making Hutus poorer, die silently or feel as second class citizens.

4. How Rwanda’s neighbouring countries are dealing with COVID-19 Burundi, DRC, Uganda and Tanzania, the neighbouring countries of Rwanda, haven’t instructed their citizens to strictly stay at home as a way of fighting the COVID-19 pandemic. After objective analysis of the conditions within which their people live, they consequently found that confining them without giving them food would’ve been like ordering them to die.

5. The suffering of Rwandan people under confinement
Since the Prime Minister’s public announcement of the confinement on March 21st, we have noticed that there is no provision of food to the population from the government. The journalists who went out to learn from the people how they were coping with the confinement and highlighted the dire conditions under which they were living, were arrested. Presently, the general public doesn’t know what is happening indoors across Rwanda, because no independent journalist is allowed to report about that situation.

6. The coverup of an ongoing genocide
The same way the RPF government has covered up deliberate killings of Rwandans over the past 26 years, it is feared that under the current COVID-19 pandemic, everything seems to point to a well-engineered strategy of drastically reducing the number of Rwandans. If the confinement is not immediately reversed, with the lack of any provision of food to the confined people, between 3 to 4 millions of Rwandans can die by the end of May. These deaths would only be discovered years later because of the RPF mastery of covering up its crimes.

Maniragena Valens   and Nzeyimana Ambrose


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Rwanda. La Vision 2020 a montré son vrai visage. Que nous réservent les rêves de Clare Akamanzi, pour 2050 ?

Au moment où l’année 2019 se termine et que 2020 arrive à grands pas, l’heure du bilan pour la « Vision 2020 » est arrivée.

La « Vision 2020 » est ce plan directeur lancé en 2000 par le gouvernement rwandais et  annoncé avec grand fracas dans des discours politiques et sur les réseaux sociaux. Sur papier, ce plan visait entre autres à faire du Rwanda un Etat de droit avec une bonne gouvernance, à développer l’économie, à promouvoir le secteur privé et à moderniser l’agriculture et l’élevage. Sans oublier la promotion de l’éducation et de la santé. Bref, il s’agissait de niveler vers le haut tous les secteurs de la vie nationale. Un pan caché de cette Vision était de « venger les Tutsi » en s’en prenant aux Hutu, considérés globalement comme « génocidaires ».

Plus d’une vingtaine d’années de massacres impunis

A sa victoire en juillet 1994, le FPR a procédé systématiquement au massacre des populations qui n’avaient pu fuir vers les pays limitrophes. Les informations recoupées par le journal français Libération font état de 150.000 victimes d FPR entre fin mai et début septembre 1994, massacres confirmés par d’autres sources dont le rapport Gersony.

La population qui a fui ces massacres et qui s’est mise sous la protection des Casques Bleus de l’ONU et regroupée dans le camp de Kibeho au Sud du Rwanda n’a pas été épargnée. En avril 1995, le FPR l’a exterminée à l’arme lourde faisant environ 10.000 morts. Le témoignage d’un Casque Bleu australien, présent au moment des faits, donne de la chair de poule.

Poursuivant ses « actions punitives », le FPR a attaqué les camps de la RDC entre 1996 et 1998, faisant des centaines des milliers de morts. Le rapport mapping des Nations Unies, produit en 2010, précise que des actes commis, s’ils sont prouvés devant un tribunal compétent, pourraient être qualifiés de crimes de génocide.

Les rescapés de ces massacres sont revenus de force au Rwanda où ils sont devenus des citoyens de seconde zones, considérés globalement comme des « génocidaires ». Comme tels, dans le plan du FPR, ils ne sont bons que pour la mise à mort par tous les moyens. Les tueries du FPR n’ont pas cessé sur les villages, loin des regards indiscrets, comme le souligne Amnesty International notamment dans son rapport du 23 juin 1998 intitulé : Rwanda À l’abri des regards, les « disparitions » et les homicides continuent.

 

Pour montrer un semblant de visage humain, un simulacre de justice fut mis sur pied par le FPR : les tribunaux Gacaca qui ont débuté procès en 2005. Ils ont officiellement clôturé leurs travaux en juin 2012. Selon le journal « Le Monde » se référant à des données du gouvernement rwandais, deux millions de personnes furent jugés, pour un taux de condamnation de 65%. Au bas mot au moins 1.300.000 Hutu ont été condamnés par les Gacaca à des peines allant de 19 ans à la perpétuité. Alison Des Forges, pourtant l’un des principaux témoins à charge au TPIR, n’a pas manqué de s’interroger sur la nature des Gacaca, a qualifié les Gacaca « d’avantage politique que judiciaire ».

Cette coupe sombre dans les rangs de Hutu ne s’est pas arrêtée là, elle a continué par le biais d’autres programmes visant spécifiquement à stigmatiser à jamais le Hutu et ses descendants afin qu’ils se sentent partout coupables du « péché originel ».

En effet, un an après la clôture des procès Gacaca, il fut mis sur pied un autre programme non moins cruel appelé « Ndi Umunyarwanda » (Je suis rwandais). Il fut lancé par le président Paul Kagame le 30/06/2013 alors qu’il participait à une réunion d’« Imbuto Foundation », une mystérieuse organisation chapeautée par son épouse. Kagame dévoila un des objectifs de « Ndi Umunyarwanda » : il enjoignit, séance tenante, à tous les enfants hutu de demander pardon pour les crimes commis par leurs parents. Autrement dit, comme les adultes hutu ou ceux qu’il en restait, étaient pratiquement tous à genoux, leurs enfants devenaient une cible bien indiquée.

L’agenda caché de la Vison 2020 était en train d’être mis inexorablement en application. Dans ce cadre, comme l’a écrit l’analyste politique Faustin Nsabimana en décembre 2013, l’objectif du système-FPR est d’« atteindre le psychique des Hutu pour leur faire perdre « l’estime de soi ». Et pour ce faire, il a été mis « en place le plan génocidaire sous le nom de code « Ndi Umunyarwanda » qui procède à la fois de la culpabilisation collective et de l’humiliation », bref une « déshumanisation des Hutu. Ce qui est en fait une exploitation éhontée du génocide dans le but de faire taire ou de casser dans l’œuf toute opposition réelle ou potentielle des Hutu ».

Des politiques contre une partie de la population

Le PNUD, dans son rapport de 2007, a fait remarquer que 62% de la population rurale vivait dans la misère la plus abjecte alors que cette proportion n’était que de 50,3% en 1990, que le Rwanda figurait parmi les 15% des pays les plus inégalitaires au monde et que le gouvernement accordait seulement 3% de son budget à l’agriculture alors que ce secteur employait 80% de la main d’œuvre rwandaise.

Dans le cadre de la réforme agraire et des plans directeurs des villes, des lois contraires à la propriété privée ont été imposées.

Ainsi, suite à la politique de villagisation, le paysan a été obligé de détruire sa maison pour aller s’installer dans une zone insalubre, sans aucune infrastructure, où il dormait souvent à la belle étoile ou dans des abris couverts de plastique alors qu’il avait une maison en matériau durable.

A la mi-octobre 2004, le ministre de l’Enseignement, Romain Murenzi, décida de renvoyer et de mettre en prison plus de 450 étudiants hutu qui terminaient leurs études secondaires. Ils étaient soupçonnés d’avoir été en possession d’un poison censé être donné à leurs collègues tutsi. Leurs noms furent diffusés à plusieurs reprises sur les antennes de la radio nationale comme si leur culpabilité avait été déjà prouvée. Le renvoi suivi de la prison toucha également des professeurs et des directeurs, accusés de propager ‘‘une idéologie génocidaire’’.

La stigmatisation d’une partie de la population à travers des lois iniques et des réformes intempestives se poursuivit après 2004.

Fin décembre 2005, le gouvernement procéda au nouveau découpage territorial. La population eut de la peine à s’y retrouver. A cela, il faut ajouter le déplacement et la disparition des archives surtout celles en rapport avec l’état civil, une opération visant, ni plus ni moins, à provoquer la « mort civile » d’une partie de sa population.

En 2006, le pouvoir décréta, pour apparemment des raisons d’hygiène, le port obligatoire de chaussures dans plusieurs endroits publics. Comme les chaussures coûtent cher et que leur port n’est pas une priorité pour une population pauvre qui a à peine de quoi se nourrir, plusieurs personnes ne purent pas aller se faire soigner, faire des démarches administratives ou se rendre au marché pour vendre les produits de leur récolte.

 

 

 

 

 

 

 

 

La même année, en septembre, les autorités rwandaises ordonnèrent à la population de Gitarama d’arracher ses bananiers et de les remplacer par la culture des fleurs et des arbres fruitiers. Cette décision autoritaire condamnée par les ONG de défense des droits de l’Homme, ne peut s’expliquer que par la volonté d’affamer le paysan rwandais et d’enrichir les dignitaires du régime.

Dans la même période, le gouvernement imposa la monoculture, consistant à cultiver une seule culture par région. Les paysans qui refusaient de se plier à cette directive étaient punis par la destruction de leurs plantes.

A partir de l’année scolaire 2009, le gouvernement décréta l’anglais comme langue d’enseignement. Cette réforme improvisée sacrifia toute une génération d’élèves car les enseignants n’étaient pas formés pour dispenser les cours dans cette langue.

Depuis novembre 2010, le gouvernement du Rwanda adopta un programme de destruction des maisons en paille sur toute l’étendue du pays. La police et l’armée furent mises à contribution. Plus de 115.000 maisons furent ainsi abattues, sans aucune compensation ou une autre alternative pour leurs occupants.

Deux ans plutôt, soit en février 2008, un programme de stérilisation obligatoire des hommes par la vasectomie fut initié. Le 30 janvier 2011, Dr Richard Sezibera, alors ministre de la santé, devant le Parlement, laissa entendre que pour faire face à une démographie galopante, le gouvernement rwandais avait lancé une campagne de stérilisation masculine : 700.000 personnes devaient être vasectomisées sur 3 ans. Dans l’identification des groupes-cibles pour cette opération, un accent particulier devait être mis sur les ménages pauvres à travers le pays, selon le ministre. Human Rights Watch avait, à cette occasion, rappelé au gouvernement rwandais que la stérilisation obligatoire allait à l’encontre des objectifs d’amélioration de la santé reproductive qu’il s’était fixés et que les « dispositions dévalorisantes, coercitives ou qui refusent à l’être humain ses droits en matière de santé reproductive doivent être retirées de l’actuel projet de loi ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Victimes des toutes ces multiples politiques de harcèlement, la population rwandaise n’est pas du tout heureuse. Selon l’Indice de bonheur de la population 2015-2017 publié tous les 3 ans par le « Global Happiness Council », le dernier rapport paru en  2018 a classé le Rwanda à la 151ème place sur 156 pays, derrière la Syrie.

Le Rwanda, un Etat de non droit

De 2000 à 2019, tous les rapports des ONG de défense de droits de l’homme n’ont cessé de dénoncer les violations des droits humains au Rwanda. Human Right Watch (HRW), dans son rapport du 25 juillet 2008 intitulé « La loi et la réalité », signalait que le régime rwandais sanctionnait, muselait et limitait les activités des opposants politiques ou des personnes considérées comme telles par le FPR. Le constat de HRW reste d’actualité en 2019.

Dans son récent rapport sur le Rwanda, le département d’Etat américain aux droits de l’homme signale qu’en 2018, les forces de sécurité de ce pays se sont livrés aux actes illégaux dont des détentions arbitraires, des homicides, des disparitions forcées,  des tortures par asphyxie ou par décharges électriques, … ; des menaces et des violence contre les journalistes, des blocages de sites Web, …

S’agissant de la bonne gouvernance, nous avons encore en mémoire le bidouillage de la Constitution en 2015 pour permettre à Paul Kagame de régner sur le Rwanda jusqu’au moins en 2034. Par ailleurs, il est éclairant de mentionner que quiconque a voulu se présenter pour « challenger » Paul Kagame en a appris à ses dépens : en 2003, Dr Théoneste Niyitegeka a voulu se présenter aux élections présidentielles, il a été arrêté mis en prison et condamné à 30 ans. En 2010, lors d’un déplacement à Ruhango, Paul Kagame a déclaré : « Cette femme doit aller où est sa place » [c’est-à-dire en prison], instruisant ainsi publiquement les juges de stopper cette brave dame par ce qu’il a appelé « un mur de lois ». Par la suite Victoire Ingabire  a écopé de 15 ans de prison et fut libérée sur grâce présidentielle après 8 ans passés derrière les barreaux. En 2017, ce fut le tour de Diane Rwigara : sitôt sa candidature annoncée, elle fut mise en prison. Elle n’a dû son salut qu’à la pression des sénateurs américains.

Le baromètre de Democracy Index publié chaque année par The Economist Intelligence Unit, le Rwanda se situe dans le rouge, à la 128 place, avec 3,35/10 sur 167 pays du monde.

Le développement économique : des chiffres falsifiés

Au cours des assises du Dialogue national qui ont eu lieu à Kigali du 19 au 20 décembre 2019, les ministres du gouvernement rwandais ont rivalisé d’adresse pour étaler les performances de l’économie rwandaise dont la croissance aurait atteint 8% voire 10% dans certains secteurs.

Ces chiffres ne peuvent tromper personne quand on se souvient qu’en août de cette année, le journal Financial Times, relayés par d’autres médias comme France 24, ont montré avec force détails, que le Rwanda n’a cessé de falsifier ses statistiques économiques notamment pour cacher la pauvreté de la population. Cette hantise de présenter le Rwanda comme un eldorado a pris une envolée avec à l’approche du somment Commonwealth qui aura lieu à Kigali en juin 2020. Des quartiers pauvres sont rasés sauvagement pour cacher la misère aux 10.000 délégués attendus.

Il est utile de savoir que l’économie rwandaise est aux mains du FPR. Son holding Crystal Ventures est tentaculaire. Il a le monopole dans presque tous les secteurs de l’activité économique. Quiconque veut se lancer comme indépendant ne peut qu’être sous-traitant de cette méga-entreprise.

Le développement économique du Rwanda, tant vantée à coups de dollars donnés aux sociétés de lobby, n’est qu’un mirage. Cela est affirmé par l’ancien Conseiller économique de Paul Kagame (2006-2010) qui analyse ce phénomène dans un livre fouillé intitulé : « Kagame’s Economic Mirage ».

La santé et l’éducation

Ces deux secteurs sont les parents pauvres du système politique rwandais. L’enseignement est au rabais. Des enfants terminent l’école primaire sans savoir ni lire ni écrire ni compter. Une première dans l’histoire du monde !

Dans la santé, le système de « mutuelles », qui était en principe une bonne initiative, est entaché par le système d’Ubudehe, consistant à classer la population catégories : riches, moyennement riches, pauvres, … Les autorités locales, pour appliquer le vicieux mot d’ordre de cacher la pauvreté de la population, placent la majorité des habitants dans la catégorie intermédiaire et qui doivent du coup payer des sommes exorbitantes pour leur mutuelle de santé. Résultat : beaucoup de personnes n’ont pas de mutuelle faute de moyens de la payer.

Vingt ans d’une discrimination  légale

L’histoire se répète. Avant 1959, les dignitaires tutsi empêchaient les enfants hutu d’aller à l’école, privaient la propriété à leurs parents pour les appauvrir davantage, les exploitaient en les obligeant à travailler gratuitement pour les chefs, les empêchant ainsi à accéder à la richesse, à l’emploi rémunéré, … Les mêmes méthodes sont aujourd’hui utilisées par Paul Kagame et son régime.

Pour ce faire, il a été institué, légalement un statut de « rescapé » qui confère au détenteur de la carte ad hoc tous les avantages socio-économiques et financiers.

Dans le domaine de l’éducation, l’enfant « rescapé » étudie gratuitement au niveau primaire et secondaire. Il a une bourse pour ses études supérieures et universitaires. Il bénéficie des aides du Fonds d’Aide aux Rescapés du Génocide (FARG) pour l’achat du matériel scolaire.  Le « rescapé » a une mutuelle gratuite pour les soins médicaux. Il a une maison mise à sa disposition, etc. Dans les services publics, il est servi prioritairement.

Or quand on sait que « rescapé » = Tutsi, tout devient clair. Au Rwanda où les ethnies sont officiellement bannies, il n’y a que deux catégories de citoyens : les rescapés du génocide contre les Tutsi et les Hutu.

Comme le « rescapé » a tout ce qu’il lui faut, il n’y a que le Hutu qui doit remuer ciel et terre pour trouver l’argent pour payer les frais de scolarité de ses enfants. Pour des études supérieures, c’est la même galère. Pour la mutuelle, il doit trouver l’argent pour sa cotisation. La mutuelle de santé est obligatoire. Pour toute famille incapable de payer cette mutuelle, elle se voit dépouillée de tous ses biens qui sont ensuite vendus aux enchères. Au point de vue économique, des mesures ont été prises par le pouvoir en vue de réduire drastiquement le pouvoir d’achat du Hutu. Cette situation est vécue quotidiennement par une partie de Rwandais, devenus citoyens de seconde zone, mais personne n’en parle sous peine d’être condamné pour « idéologie génocidaire ».

Clare Akamanzi, gourou de la Vision 2050

Lors des Assises du Dialogue national, Clare Akamanzi, patronne de Rwanda Development Board, un super ministère, a fait l’éloge de la Vison 2020 et est longuement revenue sur la Vison 2050.

Pour ce faire, elle a mis en scène une jeune fille qui va naître en 2020 et qui aura 30 ans en 2050. Elle a dit que cette fille sera bien éduquée, qualifiée entre autres en ingénierie informatique. Elle va fonder une entreprise semblable à Facebook et qui va générer un milliard de dollars par an, avec beaucoup d’employés ayant un salaire mensuel de 10.000 dollars chacun, tous polyglottes,… Voilà, par un exemple romancé, ce que sera les jeunes rwandais en 2050.  Un rêve irréalisable !

Clare Akamanzi, future présidente du Rwanda

Clare Akamanzi est bardée de diplômes universitaires et donne l’impression d’être une dame intelligente. Ce qui est sûr, c’est qu’elle est un des membres du cercle fermé autour du président Paul Kagame.

Dans son discours d’ouverture des Assises du dialogue national, Paul Kagame a fait une déclaration qui a surpris son auditoire. Il a dit qu’il se pourrait qu’il soit remplacé par une dame comme future présidente de la République Rwandaise. Comme il fallait s’y attendre, les réseaux sociaux se sont emballés en spéculations : sa femme Jeannette, sa fille Ange Kagame, …

Mais les connaisseurs pensent plutôt à Clare Akamanzi, dont il est certain qu’elle a des relations privilégiées avec Paul Kagame. Son investiture serait faite à la Poutine, c’est-à-dire qu’elle serait là pour un mandat pour ensuite permettre à Paul Kagame de reprendre sa place. Cette option est à prendre au sérieux car lors de son séjour à Doha du 14 au 15 décembre 2019, Kagame, a lâché, évidement sans conviction, qu’il pense se retirer en 2024.

Dans ce scénario que Paul Kagame est en train de monter, aucun doute que Victoire Ingabire, politicienne chevronnée, ne compte pas, car c’est un opposant de taille qui ne s’accommoderait pas de ces manigances.

En conclusion, comme pour la Vision 2020, la Vision 2050 ne peut qu’être un leurre. Elle sera, elle aussi, une couverture à d’autres politiques criminelles que les officines du FPR ont déjà élaborées pour continuer cette « vengeance » qui est loin d’être assouvie à voir ce qui se passe dans l’actualité. Les quartiers qui sont en train d’être rasés sans indemnisation appartiennent à une population qui habitent ces quartiers depuis une trentaine d’années.

Gaspard Musabyimana

http://www.echosdafrique.com


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Kako Nubukpo : « Pourquoi les dettes africaines reviennent toujours ? »

TRIBUNE. Les annonces d’annulation de la dette africaine se succèdent depuis le début de la pandémie du Covid-19, comme un rituel d’exorcisme de la pandémie.

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Kako Nubukpo

Les chiffres donnent le tournis : les ministres africains des Finances et l’Union africaine demandent un allègement immédiat de la dette de 44 milliards de dollars et la constitution d’un fonds supplémentaire de 50 milliards de dollars pour faire face au report du paiement des intérêts de la partie non-annulée de la dette africaine. Après le FMI et la Banque mondiale, le G20 et le président français Emmanuel Macron ont annoncé un allègement massif de la dette africaine. Même le pape François a réclamé dimanche dernier lors de sa bénédiction pascale « Urbi et Orbi » l’annulation de la dette africaine. De quoi ce bel unanimisme est-il l’expression ? Pourquoi les dettes africaines reviennent de façon récurrente dans le débat international comme l’illustration de la compassion du reste du monde à l’endroit de l’Afrique ?

Au départ, une vision de la solidarité pour le développement

Le monde de l’après-Seconde Guerre mondiale s’est construit sur l’idée que les pays riches devaient aider les pays pauvres à impulser leur processus de développement, en finançant l’écart entre les besoins d’investissement de ces derniers et leur faible épargne intérieure. Le schéma fut celui du plan Marshall qui a permis à l’Europe de financer sa reconstruction et d’enclencher la période faste dite des Trente Glorieuses, qui prit fin avec la première crise pétrolière de 1973.

Cette vision de l’aide connut d’autant plus de succès qu’elle était d’une simplicité désarmante – l’appui financier dédouanait de l’effort d’appréhension de la complexité des spécificités institutionnelles – et semblait obéir à une logique de gains mutuels dans la mesure où des pays aidés renouant avec la prospérité économique deviennent de facto des partenaires commerciaux florissants : « La marchandise suit l’aide. »

L’Afrique n’échappa pas à cette doctrine portée au pinacle par le FMI et la Banque mondiale et illustrée par une série de plans successifs d’allègements de la dette : le plan Brady, le plan Baker, le plan Kissinger, etc. du nom de secrétaires d’État américains successifs, jusqu’à l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) qui a permis au début des années 2000 d’effacer massivement la dette africaine.

L’implacable réalité pour l’Afrique

La logique derrière l’allègement de la dette est implacable : pour que l’Afrique soit un véritable partenaire commercial, c’est-à-dire pour qu’elle puisse acheter des biens et services en provenance du reste du monde, il faut qu’elle puisse disposer de marges de manœuvre budgétaires et des ressources privées suffisantes, la fameuse capacité d’absorption. Mais pour que sa capacité d’absorption fût préservée, il fallait régulièrement effacer sa dette dont le service (remboursement d’une partie du principal et des intérêts) plombe sa capacité à s’insérer harmonieusement dans le jeu commercial international. Les annonces actuelles d’annulation des dettes africaines n’échappent pas à cette logique, dans un contexte où l’après-crise de Covid-19 s’annonce difficile pour les économies du monde développé et émergent.

Pourquoi la dette persiste-t-elle ?

En revanche, relativement peu de gens se posent la question de savoir pourquoi les dettes africaines reviennent toujours, pourquoi l’Afrique n’arrive pas à se sortir de la spirale infernale du surendettement. Or, c’est dans la réponse apportée à cette question structurelle que réside une véritable émergence du continent africain :

Le premier facteur explicatif de l’endettement africain récurrent est le taux de pression fiscale (rapport entre les recettes fiscales et la richesse créée au cours d’une année) en Afrique subsaharienne qui est structurellement bas, inférieur à 20 % du produit intérieur brut (PIB), alors qu’il se situe au-delà de 40 % dans le monde développé. Or, ce sont les ressources fiscales qui constituent l’essentiel des recettes des États, leur permettant de financer les dépenses publiques. Qui dit donc taux de pression fiscale élevé, dit a priori bonne couverture des dépenses publiques par les recettes éponymes.

Le deuxième facteur explicatif du surendettement est le niveau structurellement élevé des taux d’intérêt réels en Afrique, souvent plus du double du taux de croissance économique ; or, quand vous empruntez à un taux d’intérêt supérieur au taux de croissance économique, il y a peu de chances que vous puissiez rembourser votre emprunt, vu que le rythme de création de richesses (le taux de croissance économique) est plus faible que le coût d’acquisition des moyens de création de richesses (taux d’intérêt). Ce raisonnement est aussi valable sur le plan microéconomique que macroéconomique. Résultat des courses pour les États africains, les flux de déficits s’accumulent et se transforment en stock additionnel de dettes en fin d’année budgétaire.

Le troisième et dernier facteur (le plus structurel) est l’étroitesse de la base productive africaine. L’Afrique ne se décide toujours pas à produire elle-même ce qu’elle consomme. Elle se complaît dans la place qui lui a été assignée dans la division internationale du travail, à savoir exportatrice de matières premières dont les recettes sont volatiles et moins élevées que les prix des biens et services qu’elle importe massivement pour faire face à sa forte demande sociale, conformément à la loi dite de Prebisch-Singer. Le résultat de cette insertion primaire de l’Afrique au sein du commerce international est l’accumulation de déficits dits jumeaux, à savoir le déficit budgétaire et celui du compte courant de la balance des paiements.

Une approche inadaptée parce que d’un autre temps

Au final, l’annonce de l’annulation massive de la dette africaine ressemble à s’y méprendre à la prédominance de recettes anciennes pour faire face au nouveau monde. L’Afrique d’après le Covid-19 ne peut accepter de jouer un jeu dans lequel elle sortira une nouvelle fois perdante, car les mêmes causes produiront les mêmes effets.

Des dirigeants qui détournent massivement les aides et prêts à eux consentis par la communauté internationale qui, tel le Tartuffe de Molière, détourne pudiquement les yeux de la mauvaise gouvernance chronique des économies africaines. Peut-on décemment se glorifier d’effacer une dette africaine dont les montants n’ont que très peu aidé l’Afrique ? Peut-on applaudir les mauvais élèves au détriment des bons élèves, qui péniblement tentent d’assainir leurs finances publiques année après année, mettent en place le contrôle citoyen de l’action publique et ont à cœur la poursuite de l’intérêt général ? L’allègement de la dette ne doit pas se traduire par une démobilisation générale de l’Afrique qui lutte au quotidien pour sa dignité et sa souveraineté, cette « Afrique d’après » que nous appelons de nos vœux. Il ne doit pas servir à récompenser les « passagers clandestins » de la bonne gouvernance.

L’économie politique de la compassion internationale ne peut être la voie privilégiée de l’émancipation africaine. Méditons ensemble ce proverbe qui dit : « La main qui donne est toujours au-dessus de la main qui reçoit. »

https://www.lepoint.fr

 

Le chanteur Kizito MIHIGO : Missions accomplies.

La date du 17 février 2020 sera à jamais gravée dans la mémoire de l’humanité toute entière, en particulier dans la mémoire des Rwandais. Je note bien « L’humanité toute entière », oui, parce que Kizito Mihigo aura été probablement le plus grand Humaniste de l’époque contemporaine, dévoué et sacrifié pour la cause humaine.

Kizito Mihigo dont le monde a salué l’audace, l’abnégation et le sacrifice ultime de soi, a bien accompli sa mission. Il a certainement rejoint Celui qui l’avait choisi pour semer la graine de la vie contre celle de la mort, Celui qui  lui avait envoyé cette Colombe de la paix, du pardon et de la réconciliation, en tant que messager dans un pays déchiré par la haine.

« La colombe, symbole de l’amour et de la paix parmi les hommes ; la colombe, symbole de la demande et de l’offre du pardon ; la colombe, symbole de la réconciliation, symbole de l’apaisement et de la justice, symbole de la sagesse et du discernement; c’est cette colombe dont nous avons besoin» (sa chanson : « Inuma » traduit «la Colombe ») 

Un devoir d’extirper les racines du mensonge qui détruisait les générations depuis plusieurs années,un devoir de lever  le voile qui cachait la face de la vérité rwandaise,  telle était la mission éminemment sensible et risquée! Pour une aussi lourde et périlleuse responsabilité, il aura bien fallu un Monsieur hors du commun, un Homme de foi guidé probablement par la force du Tout Puissant. Ce pari réussi au prix de son sang aura, sans nul conteste, des fruits délicieux à déguster . Il l’a dit et répété car c’était déjà son expérience de vie :       « C’est nous qui témoignerons de l’unité parce que nous avons subi la haine de l’intolérance.   Nous serons les fruits adulés, cueillis sur un arbre sorti de la misère »

                                   Kizito Mihigo, et maintaint ?

Le lundi 17 février  et les jours qui ont suivi, auront été d’une grande tristesse, très amers. On a du mal par moment à admette sa mort, son départ. Or, il n’est plus là, du moins physiquement! En revanche, il a tout fait pour nous. Il a tracé tout le chemin, il a abordé l’inabordable malgré toutes sortes d’intimidation qui pesaient sur lui. Il  a contredit les menteurs qui se sont payés de sa vie. Il  leur a appris que la vérité, la justice, le pardon et la vraie réconciliation seraient les seules sources de vie dans une communauté meurtrie par l’auto-destruction.

Les Rwandais et d’autres communautés ont été sensiblement touchés par cette mort. De cette dernière en revanche, on veut ardemment en sortir la vie, celle qui traversera des siècles. La vie qui va souder le Rwanda, ses fils et ses filles, toutes ethnies et toutes régions. C’est le rêve de Kizito Mihigo qui se réalisera absolument, il n’est plus que question de temps. Qui pourra refuser cette chance, ce beau cadeau qu’il nous a offert et qu’il a offert aussi, et oui,  à ses détracteurs et à ses persécuteurs ? On le connaît notre ami Kizito, il aime tout le monde et il pardonne.

Beaucoup d’initiatives désormais en cours dans les quatre coins du monde sont à mon avis très salutaires (Kmp, Kms, funclubs, divers groupes.). Elles ne devraient, cependant, se focaliser qu’à un seul but, celui de concrétiser l’héritage Kizito: « la vérité, la justice,  le pardon, l’unité et la réconciliation  entre tous les Rwandais, sans aucune forme d’exclusion». Se disperser à tout-va, se servir de son nom pour des intérêts égoïstes, politiques ou économiques, ne serait que polluer et spolier son héritage. Ce serait d’énorme gâchis dont profiteraient ses détracteurs et tous les malveillants.

Bref, l’avenir du Rwanda est désormais connu et tracé. Kizito Mihigo a posé ses bases qu’il a arrosées avec son propre sang. On ne pourra plus revenir en arrière. Tous les Rwandais: homes, femmes, hutu, tutsi,  twa, dirigeants et dirigés, il est temps de réexaminer notre passé douloureux avec équité, justice et pardon. Nous ne devons plus admettre que le sang des Rwandais continue  à  être abusivement versé. Nous sommes des humains, point!

Les médias internationaux en l’occurrence,  seraient conviées à la même marche, pour se décaler des idées manipulées, manichéennes, et enfin aider véritablement les Rwandais à construire l’avenir. Un avenir qui ne tue plus, un avenir qui ne discrimine plus,  un avenir juste.

Pour terminer, on ne peut souhaiter que Kizoto Mihigo soit reconnu à juste titre,  pour toute son œuvre. Les instances et institutions habilitées, tant laïques que religieuses, nationales et internationales pourront jouer leur rôle dans ce processus de gratification du Grand Homme de tous les temps. Bien sûr, la meilleure gratification pour Kizito sera toujours le partage et la pérennisation de ses valeurs!

Faustin Kabanza
Le 26 avril 2020

https://www.musabyimana.net


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Uganda: Mbarara has a new Archbishop, His Grace Lambert Bainomugisha.

Archbishop-elect His Grace Lambert Bainomugisha. (AGENCIES PHOTO)

Archbishop His Grace Lambert Bainomugisha.

Pope Francis has appointed Lambert Bainomugisha the new Archbishop of Pope Francis after His Grace Paul K. Bakyenga sought to retire.

In an April 25 letter by Apostolic Nuncio, Luigi Bianco confirmed Pope Francis’ acceptance the resignation of Archbishop Paul Bakyenga who had reached his canonical age limit.

“The Apostolic Nunciature has the joy to announce that the Holy Father Pope France has appointed Rt. Rev. Lambert Bainomugisha Auxilliary Bishop of Mbarara, as the new Archbishop of Mbarara, while accepting the resignation from the Pastoral Care of the Archdiocese presented by the Most Rev. Paul K Bakyenga, upon reaching the canonical age limit,” read part of the letter.

The Rt. Rev. Lambert Bainomugisha was born 12th July 1961 at Kashumba, Bukanga, Isingiro in what was at that time the Diocese of Mbarara. He studied both in Uganda and in Canada and obtained a degree in Canon Law through the University of St Paul of Ottowa. He was ordained priest on 13 July 1991 at Mbarara Cathedral.

He exercised his pastoral ministry for several years in St Joseph the Worker Parish in Rubindi, Mbarara. He then returned to Canada in 1994 to complete his studies. After returning to the Diocese, he was the Chancellor of the Archdiocese from 2000 to 2005.

On July 2, 2005, he was appointed Auxiliary Bishop for the Archdiocese of Mbarara and Titular Bishop of Tacia Montana. He received episcopal consecration on 1 October the same year.

On 13 November, 2009 Pope Benedict XVI appointed him Apostolic Administrator sedes plena et ad nutum Sanctae Sedis of the Diocese of Hoima, until a new Bishop of Hoima was ordained and appointed on 29 February 2016. Bishop Lambert then returned to the Archdiocese of Mbarara to continue his duties as Auxiliary Bishop.

Archbishop-elect Bainomugisha is also the President of the Legal Service Commission and is a member of other commissions of the Uganda Episcopal Conference.

Redpepper

RDC: Le Cardinal Fridolin AMBONGO nommé pour la gestion du Fonds COVID – 19

Le président Félix Tshisekedi a nommé ce mercredi les membres du Comité de gestion du Fonds national de solidarité contre le Coronavirus (FNSCC). Ce comité est piloté par le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa. Il est secondé par le représentant légal de l’Eglise du Christ au Congo (ECC), le révérend André Bokundoa.

Le représentant de la Communauté islamique au Congo siègera comme membre aux côtés d’autres personnalités issues du monde scientifique et associatif.

Ce comité composé de 12 personnalités va gérer ce fonds.

L’équipe se présente de la manière suivante :

  • Cardinal Fridolin Ambongo Besugu, coordonnateur
  • Révérend André Bokundoa, coordonnateur adjoint
  • Pr Jean-Jacques Muyembe, membre
  • Cheick Abdallah Mangala, membre
  • Révérend pasteur Sony Kafuta, membre
  • Révérend Delphin Ebele Katalay, membre
  • Mme Liliane Bakeyela, membre
  • Mme Marie Madeline Kalala Ngoy, membre
  • Mr Roger Kamba, membre
  • Mr Patrick Ngulu, membre
  • Mr Patient Bashombe, membre
  • Mr Yvon Tshizumbu, membre

Le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, a créé le Fonds national de solidarité pour la lutte contre le Covid-19 (FNSCC). Cette structure a pour mission de rechercher et collecter les moyens financiers qui aideront à soutenir les malades et le personnel soignant.

Selon cette ordonnance, le FNSCC va fonctionner durant toute la période d’état d’urgence sanitaire décrétée par Félix Tshisekedi. L’état, les entreprises publiques ou privées et les bailleurs de fonds vont alimenter le Fonds.

Le FNSCC est créé pour financer les fournitures essentielles comme les équipements de protections individuelles à la population et aux agents de santé qui sont en première ligne sur l’étendue du territoire national.

Il va aussi soutenir financièrement le Comité multisectoriel de riposte au Covid-19 en lui donnant les moyens de suivre et détecter la maladie et en renforçant les capacités du laboratoire par la formation et la fourniture des matériels adéquats.

Radio Okapi

Rwanda : Vague d’arrestations et d’abus liés au confinement

Il faut mettre fin à la répression des médias et aux arrestations arbitraires massives

La police rwandaise a arrêté arbitrairement des dizaines de personnes depuis que les directives pour empêcher la propagation du Covid-19 sont entrées en vigueur le 22 mars 2020. Les autorités ont accusé des personnes d’avoir enfreint les mesures, les détenant parfois dans des stades sans procédure régulière ni autorité légale.