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L’armée rwandaise en RDC «constitue une violation de l’embargo sur les armes» (GEC)

Y a-t-il des militaires rwandais qui opèrent sur le sol congolais ? La société civile et des députés du Nord-Kivu dénoncent aujourd’hui ce qu’ils qualifient d’envahissement. Ils en appellent aux chefs d’État de la région et demandent à ce que le mécanisme de vérification mis en place par la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) vienne constater cette présence. Le Groupe d’études sur le Congo (GEC) et Human Rights Watch ont régulièrement signalé à travers leur plateforme de surveillance, Kivu Security Tracker, ces allégations. Jason Stearns est le directeur du GEC, centre de recherche de l’université de New York. Il répond aux questions de Sonia Rolley.

RFI : Avez-vous pu confirmer la présence de militaires rwandais en ce moment sur le sol congolais ?

Jason Stearns : Nous avons reçu des rapports des différents points focaux que nous avons sur le terrain et de nos interlocuteurs au sein de la société civile d’une présence des militaires rwandais, les RDF, dans le Rutshuru dans les opérations, en soutien aux opérations FARDC contre les FDLR là-bas (ndlr : rebelles hutus rwandais). On ne sait pas exactement l’échelle de cette présence ou de ce soutien. Mais on s’imagine que cela fait partie d’une série d’opérations que l’armée rwandaise a menée avec les FARDC contre les FDLR ou du groupe dissident des FDLR, le CNRD. Et ces opérations ont lieu depuis l’année passée.

Ça veut dire que la présence rwandaise serait régulièrement sur le sol congolais depuis un an ?

Alors, c’est un peu compliqué de parler de la présence des militaires rwandais dans l’est du Congo parce que si on regarde bien, cette présence n’a presque jamais cessé depuis la fin de l’occupation officielle par l’armée rwandaise qui s’est terminée en 2002. C’est-à-dire que depuis cette époque, il y a souvent une présence rwandaise et notamment un soutien rwandais aux différents groupes armés dans l’est du Congo, avec des périodes d’intensification comme à l’époque du M23. La présence rwandaise était principalement en appui au M23 contre le gouvernement congolais.

Ce qu’on a constaté depuis lors, c’est un revirement dans la nature de cette présence. C’est-à-dire que depuis 2014 environ, l’armée rwandaise est là en collaboration ou avec l’accord tacite de l’armée congolaise et du gouvernement rwandais. Et là aussi, avec des périodes d’intensification. Ce qu’il faut constater, c’est que depuis l’arrivée au pouvoir du président Tshisekedi, on a vu une de ces périodes d’intensification avec plusieurs opérations de l’armée rwandaise sur le sol congolais depuis l’année passée.

Mais est-ce que ce soutien à l’armée congolaise ne devrait pas être signalé au Conseil de sécurité de l’ONU ?

Cette présence de militaires rwandais constitue en principe une violation de l’embargo sur les armes des Nations unies. Tous les États membres des Nations unies devraient notifier toute fourniture d’assistance militaire au gouvernement congolais. Donc évidemment, ça n’a pas été le cas. Le Conseil de sécurité n’a pas ce constat, même si le personnel des Nations unies sur le terrain est informé pas seulement de cette présence aujourd’hui, mais aussi dans le passé.

Qu’est-ce que vous recommandez aujourd’hui ?

Il y a plusieurs niveaux de problèmes par rapport à la présence de l’armée rwandaise au Congo. Le premier, c’est le manque de transparence. Cette armée est là. On ne sait pas exactement combien ils sont, on ne sait pas non plus vraiment ce que ces militaires sont en train de faire. Mais ils mènent des opérations d’envergure sur le sol congolais depuis un certain temps, avec l’aval des autorités congolaises. Je pense qu’il serait beaucoup mieux si cette collaboration était officielle et pas tacite. Comme ça, on pourrait demander une certaine redevabilité. On pourrait savoir ce qu’ils font, combien ils sont et pourquoi ils sont venus opérer sur le sol congolais.

L’autre niveau de problème, c’est la manière dont ils opèrent en RDC. Par exemple, il y a des allégations crédibles de massacres conduits par l’armée rwandaise contre la population réfugiée rwandaise dans le territoire de Kalehe, des dependants de rebelles du groupe armé CNRD. Donc ce n’est pas seulement qu’ils sont là pour opérer contre les rebelles rwandais, mais cela a des répercussions considérables sur les populations civiles et réfugiées.

Source: RFI


 

RDC: Coronavirus tue dans l’entourage de Félix Tshisekedi

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Monseigneur Gérard Mulumba.

Mgr Gérard Mulumba, chef de la maison civile et oncle du président  Félix Tshisekedi est  décédé ce mercredi 15 avril à Kinshasa. Il était atteint du Coronavirus.

Selon des sources familiales, Mgr Gérard Mulumba a été admis aux Cliniques Ngaliema à Kinshasa depuis plusieurs jours où il était diagnostiqué du Covid-19 et suivait des soins.

Frère d’Etienne Tshisekedi, il était évêque émérite du diocèse de Mweka dans la province du Kasaï ou il avait exercé pendant 28 ans.

Il avait été nommé l’an dernier chef de la maison civile du Président de la République.

radiookapi.net


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L’aéroport international de Ndjili infiltré par les espions rwandais!

La DMI (Directorate of Military Intelligence) du Rwanda dispose actuellement d’un avant-poste de renseignement bien équipé à l’aéroport international de Ndjili – Kinshasa, RD Congo.

L’on se souviendra que la DMI a récemment été rebaptisée “Rwanda Investigation Bureau” (RIB) dans l’unique objectif de balayer aux oubliettes de l’histoire les crimes contre l’humanité commis par cet organe clé du régime Kagame pendant plus de 20 ans.

Aussitôt après cette manigance, les renseignements de défense rwandaises ont renforcé les effectifs ainsi que les capacités opérationnelles à l’aéroport international de Ndjili – Kinshasa, République démocratique du Congo (RDC). C’est une opération initiée en avril 2019 quand le président Felix Tshisekedi, venait d’accorder à la compagnie aérienne rwandaise, Rwandair, la permission d’opérer sur le territoire congolais.

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Ainsi, sous la couverture de Rwandair, au su et au vu du président Felix Tshisekedi, la DMI du Rwanda a construit des cellules de renseignement dans différents coins de la République démocratique du Congo.

Pendant des années, le président Joseph Kabila avait refusé d’accorder à Rwandair la permission , chose que Felix Tshisekedi a accepté immédiatement après son investiture en tant que président.

Actuellement, l’aéroport international de Ndjili – Kinshasa, en République démocratique du Congo, est devenu l’un des plus grands hub de la DMI au monde. Tous les personnels de Rwandair à l’aéroport international de Ndjili – Kinshasa, sont des agents de la DMI et  la plupart des bureaux de vente de Rwandair à Kinshasa,  sont dirigés par du personnel attaché au renseignements extérieur du Rwanda.

En RDC, Rwandair n’est pas seulement impliqué dans les vols de passagers et de fret, il est également impliqué dans la contrebande de minéraux.

Contribution externe.


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Paul Kagame va encore mettre le Nord-Kivu à feu et à sang

De source bien informée, nous apprenons que des milliers de soldats rwandais viennent d’être acheminés au Nord-Kivu. Comme d’habitude, le président rwandais a profité de cette période où le monde entier est focalisé sur la pandémie du corona virus pour se livrer à ses actes de prédilection, à savoir chercher noise aux voisins, mais surtout à la République démocratique du Congo qui est devenue son terrain favori pour les actions de déstabilisation.

Selon toujours les même sources, ces militaires sont constitués en grande partie de réservistes qui ont été rappelés au drapeau les jours passés et subi un entraînement intensif dans les centres de Gako et de Bigogwe.

Il vous souviendra que vers la fin de l’année 2019, au Sud-Kivu dans la région de Kalehe, des milliers de réfugiés hutu ont été massacrés par l’armée de Paul Kagame. Le pic de tueries massives a eu lieu dans la nuit du 25 au 26 novembre 2019 alors que les préparatifs d’encerclement du camp avaient commencé le 13/11/2019. Des images des réfugiés rescapés de ce carnage étaient désolantes. On a vu des vieilles personnes, les bras liés, conduits comme des moutons qui vont à l’abattoir.

Ce scénario macabre va se reproduire d’ici quelques jours et ce sont les camps du Nord-Kivu qui sont concernés. Il est également à rappeler que depuis une vingtaine d’années, le régime de Paul Kagame et son armée se livrent impunément aux massacres de réfugiés hutu. La destruction des camps des réfugiés du Nord et du Sud-Kivu à l’arme lourde entre 1996 et 1998 sont encore fraîches dans les mémoires. Tous les rapports sur ces massacres massifs, dont le rapport Mapping produit en 2010,  sont restés sans aucune suite. C’est fort de cette impunité que Paul Kagame va encore sévir en fauchant des centaines de milliers de vies humaines dans la jungle du Nord-Kivu.

Nous en appelons aux autorités congolaises de ne pas laisser faire comme cela s’est passé au Sud-Kivu et de prendre des mesures pour éviter ce carnage des réfugiés qui sont dans leur pays à la recherche de la quiétude. Ces massacres à répétition sur leur territoire par une armée étrangère devraient leur faire prendre conscience car les dommages collatéraux de ces massacres concernent également leur population.

Jean-Jacques Karamira (www.echosdafrique.com)


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