Monthly Archives: June 2021

Des Tutsis emprisonnés pour génocide au Rwanda pour avoir refusé de faire partie des menteurs.

Les accusés de génocide en comparution devant les juges Gacaca

Introduction

Quand on parle de procès de génocide commis contre des Tutsis, on im plique implicitement des Hutus qui ont été jugés et condamnés à des années de prison. Evidemment, c’est compréhensible car les victimes étaient en général des Tutsis proches de ceux qui avaient attaqué le pays en 1990 et qui gagneront la guerre après 4 ans de lutte. Cependant, étant donné les abus auxquels se livreront les juges, certains Tutsi honnêtes refuseront d’être de faux informateurs et seront punis. Qu’est-ce qui a poussé ces vaillants hommes à transcender les clivages ethniques et à rester intransigeants bon gré mal gré ? Ces lignes abordent succinctement cette rare réalité.

1.Les faits

Safari est tutsi et certains de ses frères sont partis rejoindre la rébellion du FPR et le quartier en est conscient car ces jeunes ne sont plus visibles dans le quartier des pauvres de Kiyovu.

D’ailleurs son petit frère aura joué un grand rôle dans la libération de certaines victimes qui séjournaient à la paroisse Sainte Famille car comme il habite dans la localité, il leur a montré les chemins les plus discrets.

Dans sa cachette, Safari était avec d’autres Tutsis, dont un vieil homme qui lui a donné son testament lui demandant de le transmettre à ses enfants s’il en sort vivant; Safari fait de même.

Soudain, une bombe disperse les fugitifs et le vieil homme est ensuite tué mais Safari en sort indemne.

Lors des procès gacaca, Safari qui a recouvré ses fonctions de président laïc de la paroisse Sainte Famille et ayant épousé une femme hutue est appelé à témoigner contre les hutus qui ont tué des personnes dans leur quartier. Il a révélé ce qu’il savait mais il a refusé de témoigner contre des accusés innocents et cela a déclenché la colère de certains extrémistes qui se sont mis à le scruter et ont découvert qu’il ne peut pas jouer leur jeu tant que sa femme est une hutue et qu’il s’attache à l’église catholique  dont le rôle dans le génocide est évident selon eux.

Ils en profitent pour exploiter le testament qu’il a reçu du vieillard décédé et lui demandent d’expliquer les circonstances de sa mort en mettant de côté le fait qu’il a été tué plus tard lorsque le fugitif avait été dispersé par les bombes. Il est condamné à 17 ans de prison. de prison et à 19 ans en appel.

K.S est un habitant tutsi de Bumbogo dans la campagne de Kigali, aujourd’hui district de Gasabo dans la ville de Kigali. Lors du procès de Kamuhanda Jean de Dieu qui était ministre dans le gouvernement nommé après le crash de l’avion du président Habyarimana Juvénal, le ministère de la justice l’a invité à faire partie des témoins qui déposaient devant le TPIR. Il répondit qu’il était chrétien et qu’il ne connaissait pas cet homme et qu’il n’avait rien à témoigner sur son cas. Les agents du ministère lui ont dit qu’ils étaient au courant mais qu’il était mieux indiqué car il est originaire de la même région que l’accusé et que ce fait suffit à convaincre le juge et mieux encore qu’ils lui livreront ce qu’il dira devant le tribunal. Il a catégoriquement rejeté l’offre et est rentré chez lui. Lors des procès Gacaca de leur région, il est étonnamment accusé d’avoir aidé des criminels hutus lors du génocide et il est condamné à 17 ans de prison. Sa fille que nous avons rencontrée a raconté que le père n’a pas été jugé pour faits de génocide étant donné qu’il s’était caché avec d’autres Tutsis en fuite et n’a commis aucun acte de complicité mais il est vraiment puni pour avoir entendu des secrets d’Etat et n’avoir pas accepté la mission qui lui a été confiée ; que l’emprisonnement est inférieur à ce qu’il devrait subir pour une telle inconduite vis-à-vis du régime.

M.J.P est un Tutsi rescapé du génocide et était dans une session Gacaca qui remplissait les listes des accusés de génocide dans le secteur Mutete et un faux témoin l’a cité parmi les victimes d’un voisin qui a été dénoncé. Demandant la parole, il réfuta toutes les déclarations du témoin et comme preuve tangible; il déclara que le nom d’une victime prétendument tuée lui appartenait et invita le tribunal à éviter de telles personnes car elles serviraient à tromper toutes les décisions attendues de lui. Lors du procès des Gacaca, MJP. est accusé d’avoir assisté à une réunion de milices Interahamwe qui préparaient des tueries dans la région ; cet ancien faux témoin dont les déclarations avaient été réfutées fait partie des témoins l’accusant de faits et il est condamné à 10 ans de prison.

Les illustrations sont nombreuses, mais ces trois suffisent à rendre compte du phénomène oublié.

2.Analyse

Ce cas précis des Tutsis qui n’ont pas accepté l’instrumentalisation des procès gacaca pour réprimer tous les Hutus comprenant même des innocents est une autre preuve tangible de l’échec de ce système extrajudiciaire gacaca. En effet, les opposants aux gacaca craignaient que le recours aux juridictions gacaca – traditionnellement réservées aux petits litiges civils – ne minimise la gravité des crimes. Certains se sont également demandé si les citoyens ordinaires, souvent sans instruction et sans formation juridique formelle, avaient les compétences nécessaires pour gérer les procès et appliquer correctement les lois nationales. D’autres craignaient que les parents et amis ayant des liens étroits avec la communauté ne soient indûment influencés et fassent preuve de partialité dans leurs décisions, créant ainsi de nouveaux conflits et tensions.

Les partisans des gacaca se sont opposés à ces réserves et ont finalement gagné. Ils ont souligné que l’utilisation des gacaca pour les crimes de génocide ne banaliserait pas les crimes, mais forcerait plutôt les communautés à traiter les crimes au niveau où ils ont été commis et aiderait à mettre fin à l’impunité localement. Ils ont également fait valoir que les citoyens ordinaires pourraient être formés pour appliquer correctement la loi et pourraient recevoir l’assistance d’avocats si nécessaire. Certains membres ont déclaré que la tenue des procès en public réduirait le risque que les juges prennent parti et découragerait les membres de la communauté de faire de faux témoignages. Dans leur réflexion, les avantages de l’utilisation des gacaca pour individualiser la culpabilité, pour dissiper l’idée que tous les Hutus ont commis un génocide et pour donner aux Rwandais ordinaires un rôle actif dans la justice pour le génocide l’emportaient de loin sur toutes les limitations potentielles.

Cependant, de nombreuses lacunes peuvent être attribuées au compromis le plus important fait en choisissant d’utiliser les gacaca pour juger les affaires de génocide : la restriction des droits à un procès équitable de l’accusé. Bien que ces droits soient garantis à la fois par le droit rwandais et le droit international, les lois gacaca n’ont pas mis en place de garanties adéquates pour garantir que tous les accusés comparaissant devant les juridictions gacaca bénéficieraient d’un procès équitable. Les lois gacaca ont tenté de trouver un équilibre en protégeant certains droits, notamment le droit d’être présumé innocent jusqu’à preuve du contraire ; en modifier d’autres, comme le droit de disposer d’un temps suffisant pour préparer sa défense ; et sacrifier complètement les autres, y compris le droit à un avocat. Des dizaines de cas mentionnés montrent comment ces manquements à une procédure régulière ont directement contribué aux irrégularités des procès gacaca. Le gouvernement a fait valoir que les droits traditionnels à un procès équitable n’étaient pas nécessaires parce que les membres de la communauté locale – qui ont été témoins des événements de 1994 et savaient ce qui s’était réellement passé – participeraient aux procès et interviendraient pour dénoncer les faux témoignages d’autres membres de la communauté ou la partialité des juges. Contrairement à ces attentes, cependant, les Rwandais qui ont été témoins de procédures injustes ou partiales ont décidé de ne pas s’exprimer parce qu’ils craignaient les répercussions potentielles (allant des poursuites pénales à l’ostracisme social) et ont plutôt participé passivement au processus gacaca. Sans une participation populaire active, les procès étaient plus facilement manipulés et ne révélaient pas toujours la vérité sur les événements qui se sont passés au sein des communautés locales.

Conclusion

Certaines personnes courageuses se sont échappées du panier ethnique et ont combattu sans crainte l’injustice à leurs risques et périls comme c’est le cas de Karasira qui fait face à des poursuites pénales pour avoir dit la “vérité”. Et ce cas de Tutsi qui a rejeté le mensonge commun est un fait supplémentaire aux multiples lacunes et échecs des procès pour génocide qu’il importe de dénoncer haut et fort: violations fondamentales du droit à un procès équitable et limitations de la capacité des accusés à se défendre efficacement ; une prise de décision erronée (souvent causée par les liens des juges avec les parties dans une affaire ou des idées préconçues sur ce qui s’est passé pendant le génocide) conduisant à des allégations d’erreurs judiciaires ; des affaires fondées sur ce qui semblait être des accusations inventées de toutes pièces, liées, dans certains cas, à la volonté du gouvernement de faire taire les critiques (journalistes, militants des droits humains et fonctionnaires) ou à des différends entre voisins et même parents ; l’intimidation des témoins à décharge par des juges ou des fonctionnaires ; corruption des juges pour obtenir le verdict souhaité ; et d’autres irrégularités graves de procédure.

The Rwandan Lawyer

NK’UMUNTU WARI MEMBRE WA APR INKOTANYI, NSABYE IMBABAZI AIMABLE KARASIRA

Banyamuryango ba APR INKOTANYI, cyera nyakwigendera yasabye abahutu gusaba imbabazi z’ibyaha bya ba se na basekuru kugirango bitandukanye n’izo nkozi z’ibibi zarimbuye imfura. Nanjye ni muri urwo rwego nitandukanije n’izo nkozi z’ibibi zo muri APR zishe umuryango wa Karasira Aimable, wari warokotse genocide. Uretse na Karasira, ndasaba n’imbabazi n’undi wese izo nkozi z’ibibi zahemukiye zikamwicira abari barokotse genocide. Kandi ndasaba kuboneraho kubwira abandi ba member ba APR kuboneraho gusaba imbabazi z’imiryango yacu yishwe n’ibikoko twabanaga, bari barokotse genocide, nka mukuru wanjye kwa data wacu Bayingana. Namwiboneye n’amaso yanjye ndi muri convoy agiye i Byumba n’izindi mpunzi, sinongeye kumubona ukundi. Ba comrades mwese nanjye nkeneye pole!

Biriya bintu byakorewe Karasira ntibyari bikwiye. Yari akwiye gusabwa imbabazi ndetse agahabwa n’indishyi z’akababaro z’umuryango we bishe. Turiya dufaranga bavuga ngo bamusanganye, byagombaga kubashimisha ahubwo bakamwongerera, bakamuhumuriza , bakamufata mu mugongo, bakagerageza kumusana umutima.

Ntabwo bagomba kumufata nkatwe twanyazwe inyana n’ibiziriko. Uriya ni muto akeneye gusabwa imbabazi. Niba bamushinja gukorana n’ibipinga, ese niba ibyo bipinga bimuha pole urumva yaba umutindi wanga umugirira neza!

Karasira nta gikorwa kibi yakoze ahubwo arazira ko yiciwe. Wenda ibyo yaririmbye byababaje abana b’imfubyi ba nyakwigendera, aho avuga ko atazakumbura se ubabyara kuko ariwe wari ukuriye abamwiciye.

Ibyo byose ni ibintu byumvikana, abivuga mu rwego rwo gutaka. Ubwe yivugiye ko aba ku miti y’agahinda. Kuki mumushinyagurira aho kumusaba imbabazi? Ese ubwo aguye muri mabuso mwazavuga iki imbere y’abagabo, payback yanyu ibagezeho? Barabashuka ngo ni mukande abantu ntimumenye ko muri gutoza abandi. Ibyo ni ubujiji, si uko umuntu akora. Ineza ni yo yonyine yabategurira amaherezo meza.

Erega utwo tuntu twose muba mukora ndatubona nkagerageza kubumva kuko ibyanditswe bidakuka. Ariko kubera ayo manyanga mwongeraho, ntibishobora kubahira. Uko mukorera abandi payback ni ko murushaho kuremereza iyanyu.

Abantu mugirwa inama naTom Ndahiro, civiliani muri abasirikari, akabaragira nk’ihene! Kuko aziko muri ibisazi, azi aho gukanda mukaka nk’ishanyarazi! Na bariya bagore batakigira umutima wa kibyeyi, baravuga mukumva? Mwagishije inama ba nyoko na ba nyokosenge ko bamwe mukibafite?! Nibabagira inama nk’iza bariya bagore, tuzamenya ko hapfuye inka n’ingoma.

Thomas Sankara

Jenoside: Imiburanire y’imanza yashyizwe mu bihangano.

Bumwe mu buryo bwo kumenya neza ibyabaye mu mateka, ni ugusoma ibyandikwaga muri icyo gihe no kumva ibihangano ( indirimbo, imivugo n’ibisigo) byahimbwaga. Uramutse wumvise indirimbo ivuga MRND wamenya ko itahimbwe mbere y’itariki ya 5 Nyakanga 1975.

Ubu mu Rwanda hari ikibazo cy’ubwisanzure bubangamirwa mu ngeri zose z’ubuzima kugeza no ku bahanzi batinya kuririmba ubuzima nyakuri bw’igihugu, kuko ngo uvuze ibitagenda neza aba arwanya igihugu. Usanga abenshi baririmba urukundo rw’Imana, urukundo rw’abantu, ariko bakirinda kuvuga ibibazo biriho muri sosiyete.

Umuhanzi Gihanze Musasizi amaze gushyira mu majwi n’inshurango igitekerezo yise “Iromba rya Musenyeri ryamurinze kubambwa”. Asobanura ko mu gihe habaga imanza za jenoside, hari umubikira washinje Musenyeri ko yamuhinduye umugore yitwaje ko ari umututsikazi. Ngo mu gihe cy’amezi atatu Musenyeri yaba yarafataga ku ngufu uwo mubikira.

Mu kwiregura, Musenyeri yasabye urukiko kubaza Ma Sœur ubumuga yaba yaramusanganye cyane ko nta muntu bwaca mu rihumye. Umubikira yavuze ko nta bwo rwose ngo ko Musenyeri ari umugabo nk’abandi. Musenyeri mu kumubeshyuza , yazamuye igishura yereka abari bahateraniye , basanga afite iromba, umubikira aramwara.

Koko rero muri ibi bintu bya jenoside , hari abantu benshi bigize abashinjabinyoma cyangwa bategekwa gutanga ubuhamya bw’ibinyoma, ariko bakaba hari utuntu batazi tubakubita hasi mu gihe habonetse ubutabera nyabwo koko. Hari abashinja ibintu bavuga ko bahagazeho, wababaza aho bari bari ugatungutwa no kumva ngo ” nari nihishe muri plafond yo kwa Mugemana, numva abantu basakuza, ndeba hanze mbona Kamanzi atemagura Mukakalisa ku ga centre mu Nganzo”. Wareba intera iri hagati y’aho hantu, ugasanga nta muntu ushobora kuhabona uhagaze mu rugo rwa Mugemana. Ikibabaza ni uko ababeshyera abandi ntawe ubahana. Nk’umubikira wabeshyeye Musenyeri nta wabura kwibaza niba hari igihano yagenewe.

Birakwiye ko abakoze ibyaha babihanirwa cyangwa bakababarirwa niba bafite ukwicuza. Ariko na none ababeshyera abandi bagamije kubabambisha bakwiye guhanwa by’intangarugero niba koko dushaka kubaka umuryango nyarwanda.

Reka twumve uko Iromba rya Musenyeri ritari rizwi na Ma Sœur ryatumye habaho ubutabera.

WILL PAUL KAGAME’S REGIME PIN AN ASSASINATION OF AIMABLE KARASIRA ON COVID-19?

The Kagame Regime is the enemy of free-thinking Rwandans. On almost every occasion that someone — Rwandan or otherwise– has spoken up about the repression by the regime, the government builds a case for a smear campaign against critics.

Following smear campaigns are disappearances, prison sentences, and assassinations. In countless cases, the Kagame regime has combined prison sentences and assassinations.

Such is the case of Aimable Karasira, a university professor, musician, and famous YouTuber who speaks out on issues affecting ordinary Rwandans. He is bold and energetic, charismatic, and charming. He is also fearless, humane, and compassionate. His human values and compassion are demonstrated in the platform he built and used to address injustices affecting his fellow citizens within Rwanda. Unfortunately, Aimable Karasira has been a target of formal and informal smear campaigns and demonization by the RPF since 2019.

How Does Rwanda Smear & Outcast Dissenters?

Demonization and smear campaigns are run formally (by the government) and informally (by Kagame’s or his regime’s supporters). Formal smear campaigns typically utilize government tabloids and propaganda newspapers as well as known agents of the Rwandese Patriotic Front. In a coordinated attack, publications run articles demonizing and smearing Kagame critics while RPF agents take to social media to slander the victim. Inside the country, intelligence services track people down to express free thought against the Kagame regime.

Meanwhile, domestic and global supporters of Paul Kagame run informal smear campaigns. Those operating outside of the country compliment formal Kagame agents by spreading rumors about the victim and using “innocent criticism” to fuel anti-victim sentiments. They often claim the victim is too radical and should temper their criticism of the government, meanwhile overlooking blatant governmental abuses of power. They feign support while spreading the idea that the victim will eventually be “punished” for speaking out and us the fear of punishment as their reasons not to speak out against the regime.

Channels withing the government of Rwanda such as The Rwanda Diaspora also known as The Rwandan Community Abroad (RCA), the Center for the Fight Against Genocide (CNLG) and Ibuka often spearhead these informal movements. Even though CNLG is an official govenrment entity, the RCA and Ibuka present themselves as unaffiliated with the government. These channels seem harmless and front as anti-genocide and genocide survivor advocates. However, their demonstrated commitment to the Kagame regime and erasure of Rwandan Genocide survivors who do not align with the regime prove otherwise. Ibuka and CNLG serve as attack dogs for the Kagame regime, often using the 1994 genocide as blackmail against the victims of their smear campaigns. Abroad, RCA and Ibuka members conduct community surveillance and are coordinated and financed by Rwandan embassies in countries they operate in. They harass critics globally and infiltrate with the intent to destroy groups that are critical of the government. This isn’t conspiracy talk, either. It is a well-known fact among Rwandans that this happens. Global journalists, such as those at the New York Times, are also beginning to pick up on these tactics. Kagame’s advisor, general James Kabarebe stated recently in a vitriolic speech that they conduct these types of activities abroad intending to destroy exiles and refugees or Rwanda.

These cover-ups work two ways. First, they distract the general population from the abuses of power under the Kagame regime, including the ongoing killings within the country and the Congo (including babies). Second, these slur campaigns scare others into refraining from discussing the issues for fear of what will happen to them. The cycle continues in Rwanda until the newest targeted victim is willfully disappeared by government agents, indefinitely imprisoned, assassinated, or a combination of one or more of these events.

About Aimable Karasira

Aimable Karasira is a survivor of the Rwandan genocide that took place in 1994. The RPF won the war during which the genocide occurred, and the party claimed to stabilize the country. However, during their “stabilization efforts,” the RPF massacred hundreds of thousands of people– including Karasira’s parents and two siblings who had survived the initial genocide. Talking about his family and what was done to them by the RPF after the genocide has brought the hammer of government newspapers, the groups mentioned above, agents, and sympathizers of the government onto Aimable Karasira’s shoulders.

Supporters of the Kagame regime have even accused him of denying the genocide, which he has openly talked about surviving. In Rwanda, denying the genocide is a crime. Misinformation and false rumors by RPF agents about his genocide denial increased calls for imprisonment across the country. This all culminated in Karasira being arrested on May 31st, 2021.

For three weeks, Karasira has been held without a single appearance in court. During this time, he has reportedly been held in the Kicukiro jail without contact with other inmates. Rwandan law states he is supposed to appear in court within three days of his arrest, so his detainment without court appearance is unlawful.

On the weekend of June 19th, Karasira was moved to an unknown location with the claim that he contracted Coronavirus. Readers and defenders of global justice worldwide should be worried about this. Karasira has been quarantined for the last three weeks in a jail cell by himself, begging the question of how and where he picked up the virus. Those who have a working knowledge of the injustices of the Kagame regime understand this news is likely grim. The government might have detained Karasira to a torture chamber. It’s also possible that they plan on assassinating him and covering up the death as a coronavirus death. His safety has been in danger for years now, but he may be in much greater danger of being assassinated with this claim.

This would not be the first of such inmate deaths at the hands of the government. Countless outspoken critics of the Kagame regime have been assassinated in Rwandan jails. Kizito Mihigo died in police custody, and the government of Rwanda claimed that he committed suicide. There are dozens of cases of prisoners who the government has shot, and the government attempted to cover up the deaths by claiming they were trying to flee jail or prison. Many of these victims were shot while handcuffed.

What Can Be Done To Stop This?

Citizens of donor nations are generally unaware of their governments supporting repressive regimes like the one in Rwanda. One thing they can do is to share this article widely to ensure the rest of the world or their networks are informed about this issue.

Knowing about the injustices and human rights violations done by the Kagame regime, donor nations such as the US and the UK must withhold aid to Rwanda and be wary of accounts about dissidents coming from the government. The Netherlands, in particular, funds Rwanda’s judicial system — a system that has been proven to be broken. Their withholding of aid would go a long way to spark change at the government level. When criminals such as Kagame are given resources, they commit more crimes. Holding off on aid sends a message that human rights violations will never be rewarded and begs the regime to change its standards.

Donor nations must call for an immediate release of Aimable Karasira and other prisoners of conscience and political prisoners. These include Paul Rusesabagina (the real-life hero of the Hollywood film Hotel Rwanda), Deo Mushayidi, Mitsindo Viateur and many more innocent Rwandans languishing in prisons. They must also produce poet Bahati Musa who has been missing since early February 2021.

https://www.blackstarnews.com

Vendredi de gratitude avec Ariane Mukundente

Vendredi de gratitude : La résiliente Ingabire Umuhoza Victoire

Vendredi de gratitude : La résiliente Ingabire Umuhoza Victoire

La quasi majorité des personnes que j’ai présentée jusqu’à maintenant pour mes vendredis de gratitude sont des hommes. Le Rwanda est un pays patriarcal où la femme était toujours effacée. C’est pour cela qu’on n’a pas vu beaucoup de femmes rwandaises qui peuvent rivaliser avec les hommes dans leur carrière, sauf tout récemment après 1994. C’est ainsi que pour mon vendredi de gratitude d’aujourd’hui, j’ai le plaisir de présenter une femme très courageuse, Mme Umuhoza Ingabire Victoire.
Femme politicienne, elle suscite beaucoup de réactions. Elle est violemment calomniée par ses adversaires politiques et admirée par les autres pour son courage et sa résilience. Une chose est sûre c’est une personnalité qui ne passe pas inaperçue, sa notoriété est même internationale pour l’opposante la plus populaire au Rwanda.

Bien que je m’intéresse à la politique en générale, moi qui crois au vrai multipartisme et aux vrais partis d’opposition qui aspirent au pouvoir, la politique Rwandaise n’est pas très excitante, car tout est prévisible. Donc, avant, je ne me suis jamais intéressée à la politique de qui que ce soit au Rwanda, y compris celle Ingabire. Elle a attiré mon attention par un simple hasard suite à un article d’un journal en ligne, igihe.com. Cet article affirmait qu’Ingabire lors d’une réunion avec ses partisans avait demandé à ces derniers de ne pas recruter des Tutsi dans son parti. C’était quelque mois après sa sortie de prison. Cette nouvelle m’a coupé le souffle. Comment une femme intelligente, instruite comme Ingabire qui vient de sortir de prison et qui connait les conséquences des tels propos au Rwanda pouvait prononcer ces mots? Il y avait anguille sous roche, pour moi, c’était impossible. Le mensonge était trop gros pour être vrai. Il s’est avéré effectivement que c’était un mensonge grossier, Igihe.com s’est distancé de cet article lorsqu’Ingabire a voulu porter plainte.

Après cet incident, j’ai été très curieuse. Le journal Igihe.com est un journal pro-gouvernemental, il peut plaider l’ignorance, mais il ne peut pas publier un article comme celui-là sans raison. Je comprends très bien les attaques d’un adversaire en politique, c’est de bonne guerre.
Mais ce qui m’a intrigué ce jour-là, c’est la nature de l’attaque. Comment les gens peuvent-ils inventer des mensonges en rapports avec la haine ethnique? Pourquoi vouloir attribuer à Ingabire, un discours raciste qu’elle n’a pas tenu? Pourquoi ressortir les fantômes de l’ethnisme délibérément dans un pays où on dit que les ethnies n’existent plus? Comment un journal pro-gouvernemental comme Igihe.com a-t-il publié un article sur la haine ethnique en manipulant la population ? J’avais beaucoup de questions, car de simples paysans avaient été manipulés pour mentir sur la haine ethnique. On ne joue pas avec ces choses-là, ça a conduit à un génocide. Et j’ai commencé à suivre attentivement les discours d’Ingabire, car je voulais savoir exactement ce qu’elle dit dans ses discours pour déceler moi-même l’extrémisme qu’on voulait lui attribuer. Je venais de me rendre compte que ce qu’on écrit et dit sur elle n’étaient plus fiable, il fallait l’écouter soi-même pour mieux comprendre ses propos.

Je voulais savoir entre Ingabire et ses adversaires qui dit la vérité, qui véhicule les discours de la haine et de la division ethnique. Je l’ai suivie à la lettre, je disséquais chaque mot qu’elle disait pour l’analyser. Je suis tombée des nues. De tous les discours des politiciens tant de l’intérieur que de l’extérieurs, du Rwanda, Ingabire est parmi les plus pacifistes. Elle a un discours rassembleur, inclusif qui s’adresse à toute la population rwandaise. Après cette découverte, je me suis amusée à demander aux gens qui ne l’aimaient pas, le pourquoi de cette animosité car j’étais curieuse de leur réponse.

La plupart d’entre wux ne pouvait pas me répondre, c’est comme si je les prenais de court, car ils étaient obligés de réfléchir pour me répondre. Certains me disaient qu’elle était extrémiste et quand je leur demandais de me donner une seule phrase qu’elle aurait dite qui prouve son extrémisme ethnique, ils ne savaient pas me répondre car, certains n’avaient même pas écouté aucun des discours d’Ingabire. Les plus virulents évoquaient des mots qu’elle aurait prononcés au site mémorial de Gisozi en 2010, insinuant que les Hutus ont été tués aussi et qu’il fallait le reconnaître publiquement. Au fait ce que Victoire Ingabire a dit ce jour-là ne fait pas d’elle une extrémiste ethnique, car cela n’a pas de rapport. De plus , ce qu’elle a dit a été repris récemment par le Président Kagame dans un journal Britannique à savoir qu’un grand nombre de Hutus sont morts.

J’ai lancé un défi à n’importe quelle personne de me montrer un seul discours d’Ingabire qui prêche la haine que ses adversaires essayent de nous faire avaler. Au fait, plus ils mentent à propos d’elle, plus les gens éprouvent de la sympathie pour elle et elle gagne en popularité. Car les mensonges et les calomnies sont tellement grossiers et violents qu’on a envie de chercher à connaître Mme Ingabore et d’écouter ce qu’elle dit. Et quand on se rend compte du contraste de ce qu’elle dit et ce qui est dit sur elle, on tombe des nues. C’est à se demander qui véhicule la haine. Et c’est admirable de voir comment elle reste digne devant cette animosité à son égard. Elle reste une politicienne modèle qui appelle au respect de la loi et des institutions. C’est ici qu’on voit l’aura de cette grande dame et son respect devant la fonction suprême qu’elle convoite. Elle en a les qualités et les compétences, ces épreuves font d’elle, une femme résiliente et aguerrie de la politique rwandaise. Qui est-elle?

Ingabire Umuhoza Victoire est née le 3 Octobre en 1968 au Rwanda. Après ses études primaires et secondaires, elle ira faire ses études universitaires au Pays-Bas, en droit commercial et comptabilité. Brillante, en 1997, elle continue ses études supérieures en économie commerciale et gestion des entreprises. Après ses études, elle obtient un poste de cadre dans une compagnie privée de dimension internationale ayant son siège aux Pays-Bas, où elle est chargée de contrôler et de coordonner les services comptables de 25 filiales installées en Europe, en Asie et Afrique. Ingabire a tout: un emploi prestigieux, un foyer et trois adorables enfants.

Toutefois, en 2010 elle plaque tout et descend dans son pays natal, le Rwanda pour briguer la présidence aux élections de 2010. Arrivée sur le terrain, son calvaire commence. Quelques mois après son arrivée au Rwanda, elle est arrêtée et fut condamnée en première instance à 8 ans d’emprisonnement pour «conspiration contre les autorités par le terrorisme et la guerre» et «minimisation du génocide» de 1994. Elle porte le jugement en appel en Cour Suprême. Ce dernier alourdit à 15 ans de prison la condamnation de Victoire Ingabire. Son avocat porta le jugement à la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP). Septembre 2018, elle est libérée par la grâce présidentielle. Entre temps, elle est blanchie par CADHP le 7 décembre 2018, et ce denier condamne le gouvernement rwandais à verser 72 000$ à l’opposante Victoire Ingabire en guise de réparation des préjudices matériels et moraux occasionnés par ses huit années d’emprisonnement.

Dès sa sortie de prison le 15 Septembre, Ingabire n’a pas abandonné la politique active, malgré les épreuves. L’élite du Rwanda tape fort sur elle sans arrêt avec les accusations les plus abjectes sous l’œil bienveillant du pouvoir qui laisse cette haine se déverser sur une citoyenne innocente, malgré ses appels aux autorités pour le respect de la loi. Elle perd toute sa garde rapprochée, les assassinats et disparitions des partisans de son parti FDU-Inkingi, ensuite Dalpha-Umurinzi ne s’arrêtent pas, la liste est longue. Mais devant ces épreuves Mme Ingabire dans sa douceur reste zen, elle continue son bout de chemin sans broncher en gardant le focus sur son travail de politicien.

À ceux qui ne la connaissent pas je ne vous demande pas de me croire, écoutez vous-même ses discours et c’est à vous de juger si vous êtes devant un monstre qu’on essaye de nous présenter. Ensuite , demandez-vous la raison de cette violence qui flirte souvent avec de l’ethnisme dans notre Rwanda d’après 1994. Vous allez entendre qu’elle négationniste. Demandez à voir la preuve de cette accusation : une seule phrase qu’elle aurait prononcée, un seul geste qu’elle aurait fait. Et saviez-vous quoi? Elle a perdu son petit frère dans le génocide, on l’avait pris pour un Tutsi. Dans cette période de commémoration, elle aussi, elle se souvient la mort de son frère. Acceptons que Mme Ingabire a le droit de faire la politique et d’aspirer à la fonction suprême. C’est son droit le plus absolu. Mais si on choisit aussi, l’option de mentir à son égard, eh bien préparez-vous, car elle défie toutes règles. Lorsqu’il s’agit d’elle le « mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose » devient « mentez, mentez et la vérité sortira ». Si je n’étais pas tombée sur ce gros mensonge de l’article d’Igihe, j’aurais peut-être cru à ce qu’on me dit sur elle. Mais ce jour-là, j’ai compris l’importance de vérifier toujours l’information surtout quand on est en face de la propagande pure et dure.

Ses adversaires et les autres politiciens ont beaucoup à apprendre d’elle. Elle a beaucoup d’avance sur eux étant sur le terrain et maîtrisant comment faire de la politique, la vraie : par un discours positif et apaisant, une attitude de proximité sincère avec les gens; par le respect des lois du pays et les droits humains; et enfin, par la recherche du bien commun plus que les intérêts personnels.
Quant à nous, simples citoyens, nous ne pouvons que souhaiter d’avoir des politiciens à l’image Victoire Ingabire Umuhoza qui ont un message apaisant, inclusif et rassembleur axé sur le respect de la loi et l’émergence d’un pays de droit. Un peuple a les politiciens qu’il mérite, exigeons la qualité.

Rendons, aujourd’hui, hommage à cette grande dame charismatique dont le discours rassembleur et inclusif apaise les esprits dans un pays où la peur de l’autre risque de s’installer au quotidien si les politiciens ne font pas attention à leur discours imbu de haine.
Les Rwandais ont besoin d’entendre un discours apaisant.

Mme Ingabire Victoire Umuhoza, niyubahwe!

Mme Ingabire Victoire Umuhoza, yubahwe!

Ariane Mukundente Clarisse Kayisire

Abantu batinyuka kuvuga ko hishwe Abatutsi gusa si Abanyarwanda ni Abanyamahanga kuko ibyo bavuga si ibintu by’i Rwanda.

Muri Nyakanga, tariki ya 19,1994, niho twashyizeho Guverinoma, twise iy’ubumwe. Iyo Guverinoma y’ubumwe ntiyagiyeho ku bushake bwa FPR. Reka da! Kubera ko kwica Perezida Habyarimana wari waremeye amasezerano yashyizeho umukono we, Kagame yashakaga, gufata igihugu cyose. Mbese nk’uko bafashe Uganda bari kumwe na Museveni wabafashije gufata u Rwanda. Kugira ngo andi mashyaka ajye mu buyobozi bw’igihugu, nyuma yo kwicwa kwa Perezida Habyarimana, byakozwe ku mabwiriza y’ibihugu by’inshuti za FPR. Kubera ko itashoboraga kubisuzugura, cyane igihugu nka USA. Kuri FPR ntibyari bikiri ngombwa rwose ko iyo guverinoma ihurirwamo nandi mashyaka, nk’uko byari biteganijwe mu masezerano ya Arusha. Ikindi nanjye ni uko narokotse kandi izina ryanjye ryari mu masezerano ya Arusha ko ari Faustin Twagiramungu wo muri MDR uzayobora guverinoma y’inzibacyuho.

Kuri Kagame we, yumvaga ko yafashe igihugu ko agomba kukiyobora uko ashaka: nk’uko abikora ubu. Ubu arica, akanakiza. Rero njye sinabaye Ministre w’lntebe ku bushake bwa FPR-Inkotanyi. Uretse ko kujya muri iriya guverinoma kw’amashyaka yandi bitabujije ko abantu bakomeza kwicwa: mwibuke ibyabereye i Kibeho, cyangwa muri Gitarama, nyuma y’intambara hiciwe abantu 18.000, mfitiye gihamya! Ibi kandi narabyamaganye igihe nari Ministre w’intebe mu bihe bitandukanye by’umwihariko taliki ya 8/12/1994. Ubwo namaganaga ku mugaragaro ubwicanyi inkotanyi zarimo zikora hirya no hino mu gihugu.

Iyi Guverinoma ihuriweho n’amashyaka menshi, yemeje ko abantu benshi bishwe n’InterahamwePawa na bamwe mu basirikare n’Abaturage bavugaga ko bari guhorera Perezida Habyarimana wishwe n’Inkotanyi.

Ntawahakana ko abanyarwanda batari muri MRND na CDR, cyane Abatutsi, batishwe! Barishwe, Abatutsi n’Abahutu batari muri MRND-CDR bafatwaga nk’abanzi b’Igihugu. Mu nama za mbere za guverinoma zakozwe twashatse uburyo bwose kugira abicanyi bazafatwe “bakanirwe” urubakwiye. Bivuze ko bacirwa imanza bagahanwa by’intangarugero. Byabaye ngombwa ko ibyakozwe nyuma y’iraswa ry’ndege ya Perezida Habyarimana dushaka uburyo bwumvikana neza kugirango dusobanure icyo twise “Jenoside” (Génocide) Ni ukuvuga ko hari Abatutsi bishwe batemaguwe bazira ko ari abatutsi, n’abahutu benshi bari mu mashyaka ya MDR, PSD, PL barwanyaga politike ya Habyarimana muri MRNDD na politike ya CDR. Abenshi biswe ibyitso baricwa indege ya President Habyarimana ikimara kuraswa.

Mu nama za guverinoma twakoze twaje kumvikana ko inyito twaha ubwicanyi bwabaye mu Rwanda kuva Inkotanyi zimaze kwica Perezida HABYARIMANA yari: ITSEMBABWOKO N’ITSEMBATSEMBA. Iyi nyito nijye wayitanze, yemerwa n’inama y’abaministre, yariyobowe na Perezida w’uRwanda Pasteur Bizimungu, na Visi Perezida Général Paul Kagame. ITSEMBABWOKO bivuze ko hari abatutsi bazize ubwoko bwabo. Ko hari n’abahutu bazize ubwoko bwabo. Ntitwigeze tuvuga Itsembabwoko Tutsi Gusa. Aha byumvikane neza! Abana b’abasore baririmbaga ngo: “Navaho Impundu zizavuga! Bari abatutsi harya?” Aba bose indege ikimara kuraswa babirayemo barabica. Uko Interahamwe Pawa zicaga ni nako abatekinisiye ba FPR nabo bicaga aho bari barashyizwe mu gihugu hose nkuko Tito Rutaremara yabyiyemereye kuri Radio na Television by’u Rwanda ko FPR yarifite abantu bayo mu gihugu hose no mu mashyaka yose.
Nina ko kandi Ingabo za APR/FPR zicaga Abahutu aho zanyuraga hose.

ITSEMBATSEMBA bivuze ko: habaye ubwicanyi bwo kwica rubanda gusa nta gusobanura.

Reka rero mbwire abasoma ibi nanditse, mbyanditse mfite ikiniga nibaza niba tukiri abantu, cyangwa tukiri Abanyarwanda, cyangwa ba: Ntabuntu, Ntamutima, ndetse na Ntabwenge. Abantu batinyuka kuvuga ko hishwe Abatutsi gusa! Abo si Abanyarwanda ni Abanyamahanga kuko ibyo bavuga si ibintu by’iRwanda: ni abamamyi bishakira ubutegetsi bakoresheje agahinda dufite kokubura abacu. Cyakora niba Ntibazirikana.

Abantu banyagirwa bombi: umwe ati “nijye wanyagiwe jyenyine!!!
NI AGAHINDA GUSA.

Faustin TWAGIRAMUNGU

Uwabaye Minisitiri w’intebe w’u Rwanda.

Le travail de justice est loin d’être terminé au Rwanda

Par Lewis Mudge, Directeur pour l’Afrique centrale à Human Rights Watch.

La visite du président français Emmanuel Macron au Rwanda a mis en lumière l’importance de faire face aux responsabilités dans les crimes du passé, quel que soit le temps que cela prend. Ceux qui portent une responsabilité d’atrocités, qu’il s’agisse de génocide ou de crimes de guerre, devraient en prendre note.

La visite est intervenue après des années de relations tendues entre les deux pays. En demandant pardon, Macron entend ouvrir une nouvelle page entre la France et le Rwanda. La semaine dernière, Kigali a approuvé le choix de la France pour son prochain ambassadeur au Rwanda – le premier à occuper ce poste depuis 2015.

Les origines de ces tensions remontent au génocide au Rwanda, en 1994. Orchestré par les extrémistes politiques et militaires de l’ethnie hutue et perpétré essentiellement contre l’ethnie tutsie, le génocide a fait au moins un demi-million de morts et a été exceptionnel par sa brutalité, son organisation méticuleuse et la vitesse à laquelle les massacres ont été perpétrés. La France avait appuyé l’ancien gouvernement extrémiste du Rwanda, et avait soutenu et entraîné son armée et certaines des forces qui ont commis le génocide.

La France a aussi été critiquée, y compris par l’actuel gouvernement rwandais, pour son manque d’empressement à traduire en justice les génocidaires en fuite vivant en France. Emmanuel Macron, faisant allusion à cette question, a déclaré à Kigali : « reconnaitre ce passé, c’est surtout aussi poursuivre l’œuvre de justice ».

Le président rwandais Paul Kagame a salué son discours, affirmant que : « La vérité guérit. » Ils ont tous les deux raison. Mais une approche sélective de la vérité risque fort, un jour ou l’autre, de les rattraper.

Au Rwanda, tout le monde n’est pas autorisé à parler des exactions subies par soi-même ou ses proches au cours de l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire du pays. Le 31 mai, Aimable Karasira, un universitaire, rescapé du génocide et critique du gouvernement, a été arrêté, accusé de nier et de justifier le génocide, d’être un instigateur de divisions, et de fraude. Depuis plusieurs mois, il est harcelé et régulièrement convoqué par le Bureau d’investigation rwandais pour avoir publié sur YouTube des vidéos critiques sur l’histoire de sa famille et le génocide.

Issu de l’ethnie tutsie, Aimable Karasira affirme que des soldats du Front patriotique rwandais (FPR) ont tué plusieurs membres de sa famille à la suite du génocide. Parler des crimes commis par le FPR, qui gouverne le pays depuis 1994, représente une ligne rouge que la plupart des Rwandais n’osent pas franchir. Les crimes commis par le FPR au Rwanda n’égalent certes pas le génocide en termes de portée et d’échelle, mais ils restent des crimes de guerre atroces dont personne n’a eu à répondre.

En mars, une commission établie par Emmanuel Macron pour enquêter sur le rôle de la France dans les massacres de 1994 a publié un rapport de 1 200 pages qui a conclu que la France a des responsabilités qualifiées de « lourdes et accablantes », notamment son aveuglement quant à la préparation du génocide et sa lenteur à rompre avec le gouvernement qui l’a orchestré. En avril, un rapport mandaté par le gouvernement rwandais a conclu que le gouvernement français « porte une lourde responsabilité pour avoir rendu possible un génocide prévisible ».

Tandis que les autorités rwandaises saluent les efforts de la France pour faire face à son rôle dans les atrocités, elles continuent d’ignorer les crimes internationaux commis par des soldats rwandais dans l’est de la République démocratique du Congo. Alors qu’il se trouvait à Paris pour un sommet sur le financement post-pandémie pour le continent africain, le président rwandais Paul Kagame a, dans des interviews, écarté les questions sur les crimes terribles commis en RD Congo au lendemain du génocide. Une fois de plus, il a rejeté l’enquête de l’ONU sur ces crimes, le « Rapport Mapping » publié en 2010, et l’a qualifié de « controversé », « politisé » et « très contesté ».

Le Rapport Mapping fournit un compte-rendu détaillé de l’enquête menée par le Bureau du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme au Congo, documentant les crimes graves commis entre mars 1993 et juin 2003. Il conclut que la majorité de ces crimes peuvent être qualifiés de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, notamment des massacres, des violences sexuelles et des attaques contre des enfants, ainsi que d’autres exactions.

Les enquêteurs de l’ONU ont décrit le rôle de l’ensemble des principales parties congolaises et étrangères responsables, y compris les soldats rwandais et les rebelles congolais qu’ils soutenaient, qui sont accusés de certains des crimes les plus graves documentés dans ce rapport. L’absence de justice pour ces crimes est choquante, et les remarques de Paul Kagame indiquent clairement que le gouvernement rwandais n’a aucune intention de demander des comptes aux auteurs rwandais pour les crimes et exactions commis.

L’impunité pour les crimes perpétrés par des acteurs étatiques rwandais se poursuit. Lors de la même interview à Paris, Paul Kagame a rejeté d’un revers de main les préoccupations sur l’extradition illégale médiatisée de Paul Rusesabagina en août dernier et le décès particulièrement suspect en garde à vue du chanteur très populaire et engagé pour la paix, Kizito Mihigo, en février 2020. Paul Kagame est apparemment peu concerné par la reconnaissance par son propre ministre de la Justice, lors d’un appel vidéo enregistré, du rôle du gouvernement dans la disparition forcée, le transfert illégal et les violations des droits à un procès équitable de Paul Rusesabagina. Son procès pour terrorisme s’est ouvert le 17 février.

Plus d’un an après le décès de Kizito Mihigo, Paul Kagame a fait une vague allusion à une enquête fantoche, une tactique d’écran de fumée courante au Rwanda. « Tout est réglé par le biais de l’enquête et du tribunal », a-t-il dit. Ceci est clairement faux. Une enquête véritablement indépendante est nécessaire. Étant donné le nombre de meurtres d’opposants politiques à l’intérieur et hors du Rwanda, il n’est pas surprenant qu’une telle enquête n’ait pas encore été menée.

La France est en train de faire face à ses responsabilités pour les atrocités passées, mais elle devrait aller plus loin et s’assurer que les auteurs du génocide soient traduits en justice. Les dirigeants du Rwanda devraient reconnaître leur propre rôle dans les crimes passés et actuels. Entre-temps, Emmanuel Macron devrait veiller à ne pas  adhérer à des discours réécrivant le passé et à des présentations tronquées du présent, et s’engager à défendre les droits humains dans son pays comme à l’étranger.

Human rights Watch

Itangazo mbwirwaruhame ry’umuryango wa Yuvenali Habyarimana

Twebwe abana b’umuryango wa Habyarimana tubabajwe n’amakuru amaze iminsi acicikana mu binyamakuru ko umubyeyi wacu yateguye kandi akanashyira mu bikorwa amahano yabereye mu Rwanda muri 1994 y’ubwicanyi bwiswe itsembabwoko.

Tubabazwa cyane n’uburyo abanyarwanda (ndetse n’abanyamahanga) bamwe bakomeje umuco wo gushyigikira ibinyoma bakanga kuvuga ukuri kugirango bateshe umutwe abatavuga rumwe nabo.

Ibinyoma ku mubyeyi wacu byatangiye kera ku buryo byageze n’aho bavuga ko ari we wishe data muri cya gikorwa terabwoba cyamuhitanye ku ya 6 Mata muri 1994. None bigeze n’aho bamugerekaho ko yateguye itsembatsemba.

Ababivuga biyibagiza nkana ko inkiko zakoze kuri iki kibazo cya jenoside mu Rwanda zitashoboye kugira uwo ziyihamya kuyitegura mu bo zemeye gucira imanza. Mu muryango wacu twabaha nk’urugero kuri musaza wa mama, Protazi Zigiranyirazo, nawe wari wararezwe kuba yarateguye akanakora iyo jenoside ko urubanza rwe rwarangiye, «Urukiko Mpanabyaha Mpuzamahanga Rwashyiriweho u Rwanda» (TPIR) rwa Arusha, rumugize umwere mu byaha byose yaregwaga. Turagira ngo twibutse, by’umwihariko, ko ku bijyanye n’ikirego cy’Akazu bakunze gutsindagira kuri mama, urwo rukiko rwasanze ibimenyetso ubushinjacyaha bwaruzaniye, bishingiye ku mazimwe adafite ifatizo.

Tuributsa kandi ko mu madosiye yose yizwe n’urwo rukiko, nta na hamwe izina rya maman rivugwa ko haba hari uruhare yagize mu bwicanyi bwabaye mu Rwanda.

Umubyeyi wacu turamuzi neza. Kuva yashakana na papa, nta kazi ka Leta yigeze akora; nta mwanya w’ubuyobozi yigeze agira mu rwego rw’ubucungagihugu cyangwa urw’amashyaka. Yewe, nta n’ibiro yigeze agira nk’uko tubibona mu bihugu bimwe na bimwe, ku mufasha w’umukuru w’igihugu.  Ntabwo yigeze akoresha inama cyangwa ngo ayitabire, yaba iya gisilikare cyangwa iyabanyapolitiki, haba mbere cyanga nyuma y’aho papa wacu yitabiye Imana. Ku batabizi, cyangwa abatangiye kubyibagirwa, twibutse ko mama yahise ahungishwa papa akimara kwicwa, ku tariki ya 8 Mata, kubera imirwano yari yubuye muri Kigali, yibasiye cyane cyane agace ka Kanombe aho twari dutuye. Abafaransa babimufashijemo bakamugeza i Bangui mu gihugu cya République Centrafricaine, barabizi neza. Kandi n’umuntu ushyira mu gaciro wese yakumva ko, urebye ukuntu itumanaho ryo muri ibyo bihe ryari rimeze, nta kuntu washobora gutanga amabwiriza ku basirikari cyangwa ku bakuru b’amashyaka, umunsi ku wundi. Ese ubundi, usibye gushinyagura, umugore ukimara gutakaza umugabo, agahungishwa atanashoboye kumushyingura, icyamushishikaza ni iki kindi usibye gushaka uko yakwiyubaka mu gahinda n’ishavu biri kumushengura?

Icyaha kigaragarizwa mu bucamanza: Twemera ko ubucamanza butagira aho bubogamira mu gushaka ukuri aribwo bwonyine bufite ubushobozi bwo gutanga ubutabera. Nta n’umuntu n’umwe wundi ubifitiye uburenganzira, kabone n’ubwo yaba akomeye ate muri politiki.

Umubyeyi wacu ntabwo yihishe. Nta rukiko rwigeze rumushaka ngo rumubure. Ntiyigeze ahwema gutangariza amahanga yose ko yiteguye kwitaba urukiko rwose rwo mu gihugu abarizwamo cy’Ubufaransa igihe cyose ruzumva rumukeneye. Tuboneyeho no gusaba abirirwa bamwandagaza ko bamuha amahoro bakareka inzego z’ubutabera, niba barazitabaje, zigakora akazi kazo.

 Amategeko agenga ikiremwa muntu bita mu gifransa «Déclaration Universelle des Droits de l’Homme», yashyizweho n’umuryango w’abibumbye, ntabwo yemera ko umuntu afatwa nk‘igicuruzwa, agatotezwa ndetse akaba ashobora kuguranwa inyungu z’agatsiko aka n’aka, amafaranga cyangwa ibintu ibyo ari byo byose.  https://www.un.org/fr/universal-declaration-human-rights/. Igituma tugombye kubyibutsa ni uko duhereye ku byo tubona mu nzego z’ikwirakwiza amakuru, Perezida w’Ubufransa asa n’ushaka kugira umubyeyi wacu kimwe mu biguzi Perezida w’u Rwanda yamuciye kugira ngo ibyo bihugu byombi bishobore gutsura umubano umaze igihe uri mu mahindure.

Icyo twifuza :

  • Dufitiye icyizere inzego z’ubutabera z’Ubufaransa. Nizo zishobora gukemura ikibazo cy’ibirego byose bamuhimbira. Turahamya ko zitazabura gusanga ko ari umwere koko.
  • Dusabye abantu bose bazi ukuri ku bahanuye indege ko badufasha kugushyira hanze, maze uwakomye imbarutso akagaragara kandi agashyikirizwa ubucamanza.
  • Twifuza ko abanyarwanda twashyira imbere gushaka ukuri n’ubutabera ku byabaye mu Rwanda tutabangamirana. Ni byo nzira y’ubwiyunge nyabwo.
  • Ikwirakwiza ry’ibihuha no gusebanya bihagarare maze umubyeyi wacu agire amahoro. Aha ageze mu zabukuru, abone igihe cyo kwiyitaho we n’umuryango we. Buri wese afite uburenganzira bwo kuba aho ashaka mu mahoro n’umutekano.
  • Abanyarwanda bicare bashyire hamwe bashake ubumwe n’ubwiyunge aho guhora bashyamirana bakanahimbirana ibyaha bitigeze bikorwa.
  • Ifatwa, irigiswa n’ iyicarubozo ku banyarwanda bya buri munsi rigomba guhagarara hagashyirwa imbere ingamba zihuza Abanyarwanda aho kubatanya.

Dushimiye abadufasha bose muri uru rubanza rwo gushaka ukuri.  Imana ibahe umugisha

Bikorewe i Paris kuri 20/06/2021.

Umuryango wa Habyarimana.

La France au Rwanda: De Mitterrand à Macron, une attitude ambiguë

Le réchauffement des relations diplomatiques et politiques, entre la France et le Rwanda, de ces derniers temps m’a poussé à me faire une réflexion sur le comportement de la France au Rwanda, depuis l’intervention militaire de la France au Rwanda, dès octobre 1990 à aujourd’hui.

L’on peut légitimement se demander pourquoi la France a suivi la voie de l’humiliation face à un régime qui a choisi de montrer les muscles alors même qu’en théorie les forces sont inégales?

La France n’a pas encore reconnu son rôle dans l’instauration ou le maintient des différentes dictatures en Afrique (Gabon, Congo-Brazzaville, Togo, Bourkina-Fasso,…) ni sur dans l’assassinat de quelques leaders indépendantistes ou panafricanistes ( Thomas Sankara, Sylvanius Olympio,… ). La France n’a pas encore reconnu son rôle dans l’imposition de certains présidents comme Allasane Outtara en Côte d’Ivoire, elle n’a pas non plus reconnu son rôle dans la fabrication des crimes accusés à tort à l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo destitué chez lui par les militaires français déguisés en militaires ivoiriens aux ordres de Nicolas Sarkozy. Pour la petite histoire, Nicolas Sarkozy, alias Paul Bismuth, fait actuellement face à la justice dans plusieurs affaires dont le financement libyen de sa campagne présidentielle et l’affaire Bygmalion entre autres, alors Laurent Gbagbo a été acquitté! La France n’a pas non plus reconnu son rôle dans l’assassinat de Mouammar Kadhafi, assassinat qui a mis à genou le peuple libyen et l’a plongé dans dans une guerre civile interminable et a déstabilisé toute la région du Sahel avec son lot des groupes djihadistes et terroristes.

Alors pourquoi la France courbe-t-elle l’échine devant la petite dictature rwandaise allant jusqu’à sacrifier ses soldats ainsi que ses citoyens assassinés au Rwanda comme l’équipage du Falcoln 50 qui transportait l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana, son homologue burundais Cyprien Ntaryamira avec leurs suites, qui a été abattu au dessus de Kigali dans la nuit du 06 avril 1994 ainsi que les deux gendarmes chargés d’interception des messages radio, Jean-Paul Maïer et Alain Didot, assassinés à Kakiru en avril 1994 par un commando du FPR d’après le livre de Pierre Péan, “Noires Fureurs, Blancs menteurs”?

Pour bien comprendre certaines choses il m’a fallu lire le Rapport Duclert commandé par le président Emmanuel Macron et lui remis le 23 mars 2021 par le professeur Vincent Duclert; rapport qui a relancé les relations entre la France et le Rwanda et à la suite duquel les présidents français et rwandais se sot rendus mutuellement visite pour marquer ces retrouvailles. Rappelons au passage que le Rwanda avait rompu ses relations diplomatiques avec la France, suite à l’accusation et aux mandats d’arrêt émis contre des proches de Paul Kagame par le juge anti-terroriste Jean-Louis De Bruguière, dans le dossier de l’attentat contre l’avion du président Habyarimana au printemps 1994 au Rwanda. Avec la victoire du président Nicolas Sarkozy, un ami personnel de Paul Kagame en la personne de Bernard Kouchner, était devenu ministre des Affaires étrangères et avait conseillé au gouvernement rwandais de laisser faire un simulacre d’arrestation de l’une des personnes visées par les mandats d’arrêt émis par le juge Jean-Louis De Bruguière pour accéder au dossier et le détruire sans jamais se présenter autrement devant la justice. Ce rôle fut confié au Colonel Rose Kabuye, ancienne conseillère de Paul Kagame. Elle fut arrêtée en Allemagne le 09 novembre 2008 et livrée à la France pour être inculpée. Le stratagème fonctionna correctement et après que les avocats des 9 personnalités rwandaises accusées par le juge De Bruguière ont pu accéder au dossier, Rose Kabuye rentra dans son pays comme une héroïne, une Jeanne d’Arc rwandaise. La suite est connue: le successeur de Jean-Louis De Bruguière, Marc Tréviduc ainsi que ses successeurs les juges Nathalie Poux et Jean-Marc Herbaut, finissent par ordonner un non lieu, un non lieu dont les motivations politiques ne sont pas difficiles à déceler.

Le Rapport Duclert est donc une suite logique au démantèlement du dossier de l’attentat.
Mais ce qui m’a fait réfléchir sur ce comportement c’est qu’en lisant ce rapport, je me suis rendu compte de certaines choses étranges:

  • La France n’a vraiment jamais voulu apporter une aide décisive aux Forces Armées rwandaises (FAR) pour qu’elles viennent au bout de la rébellion du FPR: les différentes demandes du président Habyarima pour disposer d’une supériorité aérienne (hélicoptères) et des moyens d’artillerie, ont toujours été refusées,
  • La France s’est toujours contentée d’empêcher l’effondrement des FAR, sans vouloir réellement qu’elles prennent le dessus,

-Même cette aide à demi-teinte accordée par le président Mitterrand au président Habyarimana était conditionnée à des concessions multiples et des avancées démocratiques que le président rwandais a toujours acceptées allant jusqu’à nommer un gouvernement d’opposition qui lui était hostile en temps de guerre,

-Contrairement à certaines rumeurs, ce n’est pas le docteur Nsengiyaremye Dismas, premier-ministre d’alors, qui a chassé les Français du Rwanda mais la France qui se cherchait une sortie honorable, a offert ce départ au FPR tout en l’encourageant à une solution négociée avec le gouvernement rwandais,

-Les boîtes noires du Falcoln 50 abattu au dessus de Kigali avaient disparus de la circulation avant d’être retrouvées dans les placards des Nations Unies à New York, alors que ces boîtes avaient été récupérées par Paul Barril, un “mercenaire” français qui travaillait avec les services de renseignement extérieurs français,….

Tout ceci m’emmène donc à me poser sérieusement la question de savoir si la France n’est pas impliquée, elle ou certains de ses “agents”, dans cet attentat qui est l’élément déclencheur du génocide, avec des plans qui auraient peut-être mal tourné?
En lisant le rapport Duclert, on a comme impression que même aux yeux de certains responsables français, Habyarimana apparaissait comme l’obstacle majeur à la paix et à la démocratisation du pays, ce qui, évidemment était un lecture biaisée.

Sinon, comment diantre, un grand pays comme la France, pays des droits de l’Homme peut-elle sacrifier la vérité judiciaire, sacrifier la vérité historique, sacrifier l’honneur de ses soldats et ses hommes politiques dans le seul but de normaliser les relations avec un pays qui n’a même aucun intérêt économique ou stratégique pour la France? Les accusations de participation au génocide ne résistent pas à l’analyse et aux preuves et les menaces maintes fois brandies par le Rwanda d’inculper les haut responsables français pour génocide ou complicité de génocide n’auraient pas abouti à des condamnations devant un tribunal indépendant. Par contre, si le FPR possède des éléments qui vont dans le sens de ma supposition, cela peut faire l’effet d’une bombe et pousser le gouvernement Macron à tout faire pour normaliser les relations avec le Rwanda et enterrer une vérité qui risquerait de faire beaucoup de dégâts.
J’espère que d’autres mèneront cette réflexion qui pourra conduire à une validation ou non de cette thèse.

Emmanuel Mwiseneza, le 18 juin 2021

Paul Rusesabagina, who inspired Oscar-nominated film, facing prospect of life in Rwandan prison

It’s unclear precisely how Paul Rusesabagina ended up in Rwanda after flying from U.S. to Dubai.

Rwanda Hotel Rwanda Arrest
Paul Rusesabagina appears in front of the media at the headquarters of the Rwanda Bureau of Investigations building in Kigali in August 2020. Rwandan prosecutors on Thursday requested a life sentence for Rusesabagina, who inspired the film Hotel Rwanda after saving hundreds of people from the 1994 Rwandan genocide. He has been charged with terrorism, but his family says he’s facing mistreatment and an unfair trial. (The Associated Press).

Rwandan prosecutors on Thursday requested a life sentence for the man who inspired the film Hotel Rwanda as he faces terrorism charges, while his family asserts that he faces mistreatment and an unfair trial.

Paul Rusesabagina, once praised for saving hundreds of ethnic Tutsis from Rwanda’s 1994 genocide as a hotel manager, faces charges related to attacks by an armed group inside Rwanda in 2018 and 2019.

The nine charges include the formation of an irregular armed group, membership in a terrorist group and financing terrorism. Prosecutors seek to link him to activities that killed at least nine people.

Rusesabagina, a Belgian citizen and Texas resident, has denied the charges, arguing his case is politically motivated in response to his criticism of Rwanda’s longtime President Paul Kagame.

Abduction alleged

Rusesabagina alleges that he was abducted last year while visiting Dubai and taken to Rwanda, where he was charged. But a court ruled that he was not kidnapped when he was tricked into boarding a chartered flight.

Rwanda’s government has asserted that Rusesabagina was going to Burundi to co-ordinate with armed groups based there and in neighbouring Congo.

“My father Paul Rusesabagina is a political prisoner. He is accused of invented charges, and zero evidence against him has been presented in the Rwandan kangaroo court,” daughter Carina Kanimba tweeted after the prosecution sought the life sentence.

The family also has said Rusesabagina was being denied access to food and water, but Rwanda’s prison authority has denied it.

Global attention

Rusesabagina’s case has received global attention.

This month the Lantos Foundation for Human Rights and Justice said it had filed a formal submission in the U.S. recommending sanctions against Rwandan Justice Minister Johnston Busingye and the head of the Rwanda Investigation Bureau, Col. Jeannot Ruhunga, for their role in Rusesabagina’s detention.

Rusesabagina stopped appearing in court in March, saying he doesn’t expect justice after his request to postpone the trial to prepare his defence was rejected.

His attorney, Felix Rudakemwa, has asserted that Rusesabagina’s legal papers were confiscated by prison authorities.

The Oscar-nominated 2004 film Hotel Rwanda starred Don Cheadle as Rusesabagina. A year later, president George W. Bush awarded Rusesabagina the Presidential Medal of Freedom.

With files from CBC News

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