Category Archives: Paul Kagame

“Pas d’état d’urgence au Rwanda” Nduhungirehe persévère dans l’ignorance.

covidrwLa question de savoir où se trouve le Président rwandais a provoqué des vagues. Comme si l’on y avait pas droit. Ne trouvant pas Kagame auprès de son peuple au moment où son implication est indispensable, à la recherche des réponses, deux hypothèses étaient mises en avant:

  1. Le président va mal ou est en dehors du pays
  2. Le Premier Ministre acte anticonstitutionnellement 

La première hypothèse se fonde sur le fait que selon la Constitution rwandaise, l’état d’urgence sanitaire (comme tout autre état d’urgence) ne peut être déclaré par le Premier Ministre sauf si le Président est indisponible (malade ou en dehors du pays). D’ailleurs le jet du Président était vu à Londres depuis le 21 mars 2020.

La deuxième hypothèse suppose que le Premier Ministre, pour des raisons qu’on ignore, aurait acté anticonstitutionnellement, sans assumer les fonctions du Président par intérim. D’ailleurs, il n’a jamais eu de Conseil des Ministres pour lui autoriser ce qu’il a fait.

Ambassadeur Nduhungirehe sort du silence en commentant sur l’un de nos articles:

ONDU

Amb. Olivier NDUHUNGIREHE

“Un état d’urgence peut être sanitaire c’est vrai, mais tout état d’urgence implique la SUSPENSION DE LA CONSTITUTION pour octroyer au pouvoir exécutif des pouvoirs exceptionnels qui étaient autrement détenus par d’autres pouvoirs. Et ceci n’est pas le cas au Rwanda”.

Me Joseph Cikuru Mwanamayi octroie une leçon gratuite à l’Ambassadeur Olivier Nduhungirehe, qui est aussi le Ministre d’Etat au ministère rwandais des affaires étrangères. L’avocat aux barreaux de Kigali et Bruxelles partage notre avis que ce qui est fait au Rwanda est anticonstitutionnel.

CIK

Me Joseph Cikuru Mwanamayi

“M. Nduhungirehe n’est pas sans ignorer qu’en droit international public, un État d’urgence peut peut être décrété, généralement en temps de guerre où la Constitution n’est nécessairement pas suivie dans son application. C’est dans ce contexte qu’il insiste – à tort et à travers- sur le fait qu’il n’y a aucune disposition constitutionnelle ayant été suspendue d’être appliquée pour parler d’un Etat d’urgence où l’un de 3 pouvoirs n’a pas été en mesure d’exercer son rôle.

Pourtant, en l’espèce, à moins de m’établir le contraire, il s’est avéré que les membres de l’Exécutif se sont permis d’agir dans une situation d’urgence sanitaire, en prenant des mesures qui ne relevaient pas de leurs compétences matérielles ( ratione materiae).

En effet, en cas d’une crise générale sur l’étendue du territoire, aucun Ministre n’a compétence (légale) d’arrêter des mesures visant l’intérêt général de la population sans que ces mesures n’aient été adoptées par l’organe constitutionnellement habilité.

Quel cet organe tel que prévu par la Constitution du Rwanda?

– C’est le Président de la République (Chef de l’Exécutif),

– Le Parlement, et ;
– Le Judiciaire.

Pour le cas qui nous intéresse, “l’état du Codiv-19” qui s’est abattu, d’une façon inattendue, sur le Rwanda devrait, d’après les dispositions constitutionnelles, impérativement être débattu en Conseil des Ministres en sa session ordinaire.

Mais comme cette urgence s’est fait sentir, sans que le Conseil du Gouvernement ne puisse se tenir, la Présidence de la République devrait prendre un acte administratif et le diffuser le plus urgemment possible car visant la vie de la population en danger.

En cas d’empêchement du Président, le Chef du Gouvernement (Dr Ngirente Edouard) allait intervenir.

Mais cela n’a pas été le cas. Plutôt le MINISANTE, le MINALOC, le MINEDUC, le MINICOM, la Police Nationale, se sont contentés, chacun pour ce qui le concerne, à lancer des communiqués officiels en désordre bien ordonné (l’un après l’autre), et ce EN PRESENCE du Président de la République et de celle du PM.

C’est que les juristes professionnels, nous relevons la suspension de la Constitution car certains Ministres ont usurpé les pouvoirs qui ne leur appartiennent pas.

A supposer même que, vu l’extrême urgence, les Ministres intéressés se soient concertés mutuellement, soit par téléphone, soit par autre moyen, leur proposition n’a pas fait l’objet d’une approbation du Cabinet Meeting.

D’ailleurs, d’aucuns s’interrogeaient sur la portée du communiqué du PM Ngirente Edouard daté du 21 mars 2020, intervenu postérieurement à ceux lancés par ses subalternes et dont le contenu ou le message est presqu’identique (renforcement des mesures de confinement).

M. l’Amb. Nduhungirehe persévère toujours en affirmant qu’aucune disposition constitutionnelle n’a été violée. Mais, il ne parvient pas à éclaircir sur quelle base légale divers chefs de portefeuilles ministériels sont autorisés à prendre les décisions susceptibles d’être qualifiées de “privation de liberté de tout un peuple”, SANS AVOIR ÉTÉ APPROUVÉES, NI SIGNÉES par le Président de la République ou son Premier Ministre ?

Et pire encore, selon le discours pré-enregistré du Chef de l’État du 27/03/2020 à 22h, une Commission chargée de la question Covid-19 dont la direction a été confiée au Premier Ministre aurait été mise en place.

M. l’Amb.Nduhungirehe ne saurait décrire sa composition, dégager quand plus précisément elle a été constituée et publiée officiellement, QUI ET QUI L’ ONT INSTITUÉE, etc.

Telles sont les violations flagrantes de la Constitution qui emporteraient certains dans leurs conviction que la Constitution a été suspendue d’être appliquée, contrairement à la fausse prétention du Secrétaire d’état au MINAFFET”.

I cannot agree more.

Chaste GAHUNDE


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Rwanda: Le discours vide de contenu de Kagame suscite plus d’inquiétudes.

Depuis le 21 mars 2020 le Rwanda est en confinement décrété anticonstitutionnellement. En effet, la Constitution du pays prévoit la procédure à suivre pour déclarer un état d’urgence. Une procédure qui a été ignorée par le Premier Ministre qui, selon plusieurs sources proches du régime, exerce les fonctions du Président en intérim suite à l’indisponibilité de Paul Kagame liée à son état de santé.

Les voix montent. Où est le président? Mais dans “où”, Kagame, lui, va comprendre le circonstanciel de lieu, ce qui contribue aux doutes déjà existant quant à sa capacité de gouvernance. Réellement, le “où” des Rwandais est une lamentation équivalente à “qu’avons-nous fait au Bon Dieu pour mériter un tel président?” Dans d’autres parties du monde, les dirigeants donnent des mises à jour quotidiennes sur la façon dont leurs gouvernements luttent contre le coronavirus. Pas Kagame. Demander où il se trouve, c’est un appel à l’action, un rappel qu’ en tant que président, on attend de lui certaines choses.

On a vu Président Macron rendre visite aux personnes atteintes de COVID-19, on a vu Putin, et Donald Trump devant les journalistes en direct, on a vu Magufuli et Uhuru s’approcher de leurs peuples respectifs pour apporter un soutien tant moral que matériel. Où est Paul Kagame? Qu’il soit contaminé, c’est compréhensible! Mais pourquoi ne pas le déclarer personnellement au public? D’ailleurs, ce serait une bonne façon de sensibiliser les Rwandais, de leur dire que COVID- 19 est réel, un virus qui n’a pas peur du président.

Le soir du 27 mars 2020, la Télévision rwandaise a passé un discours pré-enregistré de Kagame. Le choix de l’heure de passage est stratégiquement choisie: 22 heures, heure locale. A ceux qui l’ignorent, il faut signaler que 90% de Rwandais vont au lit au plus tard à 20 heures pour économiser l’électricité, une commodité  au coût inabordable pour un citoyen moyen. L’intention, limiter le nombre de téléspectateurs directs pour semer le doute chez ceux qui le visualiseront après. Si le message est vide, on se dira qu’il aura été retravaillé, que certaines choses auront dû être enlevées.

Surprise: Même le message télévisé ( en direct) n’est pas direct! Il a été pré-enregistré.

Contenu: zéro, si ce n’est que dire que des mesures ont été prises et que d’autres le seront bientôt. Celles qui ont été prises, on les a vues et on sait qu’elles sont anticonstitutionnelles. Mais lesquelles sont encore à être imposées? Et surtout, comment êtes-vous prêts à gérer les conséquences et les imprévus? Voilà, entre autres, ce qu’on attendait de vous Monsieur Kagame. Mais remarquant à quel niveau vous ne vous sentiez pas bien, et on attend que votre remplaçant, Monsieur NGIRENTE dise quelque chose. Espérant qu’il soit en possession de toutes ses facultés en pleine forme.

Chaste Gahunde


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Paul Kagame confiné !? Les Rwandais (se) demandent.

Où se trouve le président? C’est la question qui se pose de plus en plus. Pas de réponse, bien sûr. Car, dans un pays où le président pense qu’il ne doit rien à ses gouvernés, poser une question n’a qu’une seule issue sûre: les ennuis.

Malgré tout, au milieu de la pandémie comme COVID-19, l’incertitude oblige. C’est l’économiste David Himbara qui extériorise ce que 12 millions se demandent silencieusement. “Le Général manque à l’action au moment où le Rwanda a besoin de lui” s’insurge-t-il. Monsieur Himbara sait comment traquer le dictateur de Kigali. Localiser le Gulfstream du Général peut donner une indication. Effectivement, le Jet du général a atterri à Londres le 21 mars 2020 et y reste cloué.

David Himbara n’épargne en rien son ancien chef: “Dans d’autres parties du monde, les dirigeants donnent des mises à jour quotidiennes sur la façon dont leurs gouvernements luttent contre le coronavirus. Pas Kagame. Il est introuvable. Le général est absent au moment où le Rwanda a besoin de lui”. Et moi d’ajouter: Et s’il avait attrapé le covid-19 et que sa vie se détériorait? Il aurait pu nous le dire quand-même pour qu’on prie pour son âme!

kagcharles

Une photo de lui avec Charles, le Prince de Galles est publiée. Or, le Prince Charles est testé positif au Covid-19. Les réseaux sociaux s’inondent de discussions sur l’état de santé de Kagame. Qui aurait contaminé l’autre, entre Kagame et Charles? Est-il confiné déjà ? Et sa famille, elle- est touchée aussi? Pas de réponse toujours. Quand la transparence est absente, on se cherche les réponses, les hypothèses se multiplient.

kaga

Kagame dit qu’il a eu une conversation avec le Premier Ministre Canadien au sujet des mesures de combattre Covid-19. Le Premier Ministre le confirme par un communiqué. Kigali publie une photo des deux dirigeants, qui soulève plus de questions que de réponses. La photo aurait déjà été publiée le 10 juin 2018.

kagtrudeau

En tout cas, la rencontre physique des deux dirigeants est la plus improbable car aujourd’hui Monsieur Trudeau est en isolement volontaire depuis que sa femme a été testée positive au Covid-19.  Dailleurs le 24 mars 2020, il a lancé un appel au monde entier :

trudeau

  1. Pourquoi Kagame ne s’est jamais adressé à la nation au sujet de la pandémie?
  2. Pourquoi Kagame voudrait nous faire croire qu’il est au Canada?
  3. Pourquoi le président rwandais obligerait les rwandais à privilégier le télétravail alors que lui, il doit se déplacer pour un simple entretien?
  4. Y aurait-il une autre raison( thérapeutique ou autre) qui impérativement pousse le président rwandais à voyager au milieu de la pandémie?

Bien sûr, comme je l’ai dit en haut de la page, quand la transparence est absente, on ouvre la porte aux suppositions diverses et aux rumeurs.

Où est Kagame ?

Chaste Gahunde


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Rwanda: Mesures COVID-19, un copier-coller illogique.

Au Rwanda, le premier cas de Corona virus a été déclaré le 14 mars 2020 deux jours après la déclaration de l’ambassade des Pays Bas à ce sujet. Depuis, la propagation a continué pour faire 19 cas confirmés à l’heure de la rédaction, malgré les mesures prises par le gouvernement. Samedi le 21 mars 2020, Le gouvernement a décrété des «Mesures de prévention renforcées contre Covid19» sauf qu’il s’agit d’un copié-collé des mesures prises par les pays occidentaux.

Dans une lettre ouverte adressée au président rwandais, l’économiste David Himbara, critique cette pratique qui vise la séduction des donateurs mais, qui met en danger les vies des citoyens rwandais. 

Tout d’abord, malgré ses implications, le décret entre en vigueur quelques heures après sa publication ne laissant pas du temps de préparation à ceux qui doivent le mettre en exécution. “Dans les pays normaux, les citoyens ont le temps de se préparer aux mesures de confinement – par exemple pour stocker des vivres et d’autres produits de première nécessité”, explique Dr Himbara.

Le télétravail impossible

Si la mesure de privilégier le télétravail dans les pays développés est envisagée, elle est quasi impossible dans le contexte rwandais, et l’on se demande pourquoi le gouvernement la conseille quand-même. “La notion de travail à domicile au Rwanda est farfelue et irrationnelle. Le travail à domicile peut être pratique dans les centres mondiaux cosmopolites de New York ou de Londres, ou dans la Silicon Valley de San Francisco, mais pas au Rwanda, ni même dans la capitale, Kigali”, s’insurge l’économiste enseignant au Canada. Et pour appuyer son assertion, les statistiques parlent. 

Sur les 3,4 millions de Rwandais activement employés en 2019, 37,3% étaient engagés dans l’agriculture, la foresterie et la pêche. L’industrie employait 17, 2% alors que les services (y compris le commerce de gros et de détails, la réparation de véhicules automobiles et de motocyclettes) employaient 45,5%.

Dr Himbara se demande comment ces 3,4 millions de travailleurs rwandais employés dans l’agriculture, l’industrie et les services pourront faire du télétravail et qui les paiera. 

Un copier-coller dépourvu de tout sens

Dr Himbara accuse Paul Kagame de plagiat.

“Général Kagame, il semble que vous ayez naïvement coupé et collé des directives de pays à revenu élevé”. 

Sauf que dans ces pays, les mesures complémentaires sont en place, notamment, des milliards de dollars pour soutenir les entreprises ainsi que les citoyens, une période supplémentaire pour payer les impôts, et les programmes de remise aux citoyens de chèques pour pallier la perte de revenus provoquée par les mesures en question. Le Rwanda ne peut pas se permettre  ces mesures à cause de sa situation économique, (1) une production annuelle de 10 milliards de dollars américains, (2) un budget gouvernemental annuel de 3 milliards de dollars américains, (3) une forte dépendance à l’aide extérieure qui s’élève à 1,1 milliard de dollars, sans oublier (4) une dette de 5 milliards de dollars, soit 55% du PIB.

Avec des ressources aussi limitées, dit l’économiste, le Rwanda peut à peine soutenir les employés des services publics!

Conçu pour impressionner?! 

Dr Himbara connaît bien le dictateur rwandais pour avoir servi dans son gouvernement en tant que conseiller présidentiel aux affaires économiques. C’est à partir de cette expérience que l’économiste sait bien lire les intentions de Kagame. En effet, il existe déjà un programme d’aide Covid-19 de 14 milliards de dollars annoncé par le Groupe de la Banque mondiale (World Bank Group). Le Fonds Monétaire International (FMI) a également annoncé qu’il pourrait débourser rapidement 50 milliards de dollars par le biais de ses mécanismes de financement d’urgence aux pays à faible revenu et aux marchés émergents confrontés à la pandémie. Pour cela, avance Dr Himbara, Kagame veut faire croire à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et aux autres bailleurs de fonds que son gouvernement prend une position ferme pour sauver des vies rwandaises pour être compté parmi les bénéficiaires du programme d’assistance COVID-19. 

Pour clore, l’économiste met en garde le président rwandais:

“Votre décret d’une page est superficiel et indigne de son titre. Et si vous utilisez vos forces de police et militaires pour garder les Rwandais confinés chez eux vous les affamerez”.

Tiré de : Lettre ouverte à P. Kagame.

Par Chaste Gahunde


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RWANDA : Kagame décide d’exposer son peuple au Corona Virus!

RWANDA : LE GOUVERNEMENT EXPOSE SA POPULATION AUX RISQUES DU CORONA VIRUS

Depuis le lundi 16 mars 2020, la ville de Kigali a repris l’opération de démolition de maisons dans les quartiers pauvres de la capitale pour laisser la place à de riches promoteurs immobiliers. Les propriétaires sont obligés de démolir leurs maisons sous la supervision des autorités locales, de la police et du célèbre DASSO (service de sécurité de l’administration du district). Les autorités locales embauchent des démolisseurs lorsque les propriétaires osent résister.

Les victimes en appellent à toute personne qui peut plaider en leur nom. Elles dénoncent le processus qui a abouti à la destruction de leurs maisons et accusent les autorités de « les vendre aux riches », violant les lois du pays, y compris la Constitution (article 34) qui stipule que la propriété privée, qu’elle soit la propriété individuelle ou collective, est inviolable. Le droit de propriété ne doit pas être empiété sauf dans l’intérêt public et conformément aux dispositions de la loi. Il doit y avoir une compensation appropriée.

Or, les autorités ordonnent la destruction de ces maisons sans compensation appropriée. Selon les dires de la population, elles ont procédé à une évaluation arbitraire des propriétés il y a trois ans, et n’ont jamais payé les frais d’indemnisation arrêtés. Les propriétaires sont sommés de déguerpir contre 90 000 francs rwandais (94 $ US ou 80 £ UK), supposés être un loyer de trois mois en attendant que des maisons soient trouvées pour les victimes. Cette somme est illusoire car elle ne suffit même pas pour un loyer d’un mois : la demande étant de loin supérieure à l’offre, les prix de location ont flambé.

Par ces destructions sauvages, des familles entières sont jetées dans la rue, en cette période de fortes pluies au Rwanda et où tout le monde doit prendre des mesures restrictives pour se protéger contre la pandémie de coronavirus.

De même, les enfants de ces familles sans abri ne peuvent pas aller à l’école et courent un risque très important de tomber malade à cause des conditions de vie.

Dans la vidéo ci-dessous, on entend une dame crier en disant qu’elle a 5 enfants, que le mari l’a abandonnée et qu’elle est revenue  de la République démocratique du Congo en tant que réfugiée tutsie sans aucun parent au Rwanda. Elle n’a pas d’autre endroit où aller sauf retourner en RDC.

Des informations plausibles font état des arrestations de personnes qui ont osé dénoncer cette barbarie auprès des journalistes. Elles sont susceptibles d’être inculpées en vertu des articles  de la Constitution qui condamnent la diffusion de fausses informations ou propagande susceptible de provoquer une opinion hostile au gouvernement (art. 194) ; de provoquer des soulèvements ou des troubles au sein de la population (art 204) ou d’entraîner des manifestations illégales (art 225).

Il est utile de souligner que par ces agissements, le gouvernement expose ces familles au risque de virus corona Covid-19 et aurait dû retarder cette opération qui ne requiert aucune urgence. En effet, il est cynique, voire criminel que le gouvernement rwandais puisse envoyer des familles entières errer  tout en donnant des directives de confinement à cause du corona virus.

L’on ne le dira jamais assez mais le gouvernement rwandais vient encore de dévoiler son vrai visage. Il a érigé l’injustice en mode de gouvernement et affiche le mépris total à l’État de droit et une inhumanité envers les plus vulnérables que sont les enfants, les mères allaitantes, les  personnes âgées.

Dans des interviews diffusées par des chaînes de TV en ligne, la population précise que les promoteurs immobiliers qui ont acheté le terrain sont représentés par un certain Karera  Dennis, ancien directeur de la police nationale, grand frère du ministre de la Justice Johnston Busingye et homme de main du président Kagame.

De fait, au lieu d’avoir de la compassion pour ces pauvres qui n’ont plus de logis, le président Kagame a donné une réponse qui laisse plus d’un pantois. Il a dit :

« En fait ailleurs, ils apportent des machines à chenilles «tinga tinga», des  bulldozers, ils soulèvent la maison et ses occupants et ils jettent le tout quelque part ». De là à lier cela aux dires des habitants lésés que la démolition vise également à tracer une route destinée à désengorger l’école privée Green Hills de la première dame, il n’y a qu’un pas.

Il n’est tard pas pour le gouvernement rwandais de se ressaisir et de réparer le plus tôt possible les torts causés à ces personnes qu’il a réduites au statut de sans-abris, sans parler de risques sanitaires auxquels il les expose.

Gaspard Musabyimana

Source: www.musabyimana.net 


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Sous Kagame, le Rwanda parmi les pays les moins heureux du monde!

C’est la conclusion du dernier rapport des Nations Unies,  “World Happieness Report” rendu public ce 20 mars 2020. Ce rapport est préparé chaque année depuis 2012. 

Avoir quelqu’un sur qui compter, un sentiment de liberté pour prendre des décisions clés dans la vie, la générosité et la confiance sont, entre autres, les facteurs utilisés par le rapport pour expliquer le bonheur d’un pays. 

C’est la Finlande qui bat le record (pour la troisième fois), suivi du Danemark en deuxième position, la Suisse est la troisième, l’Islande en quatrième position, et la Norvège se classe cinquième. Les places six à dix sont occupées par Pays-Bas (6), la Suède(7), la Nouvelle-Zélande(8), l’Autriche (9), et le Luxembourg (10).

Les Rwandais jugés moins heureux

Il est très rare que les rapports internationaux sur le Rwanda reflètent la réalité vécue sur terrain. Ceci est le résultat du travail dit de “soigner l’image du pays” , qui consiste à présenter aux enquêteurs des statistiques manipulées en vue de vanter le régime en place comme exemplaire. Il y va sans dire des millions de dollars versés aux lobbyistes pour promouvoir la personne de Paul Kagame en tant qu’ un leader extraordinaire. Ce rapport fait la différence.

Le Rwanda est classé quatrième moins heureux du monde sur 153 pays pris en considération pour ce rapport. Il vient après l’Afghanistan, le pays le moins heureux, le Sud-Soudan,  et le Zimbabwe. Dans les cinq plus moins heureux, la Centrafrique suit immédiatement le Rwanda.

Ce rapport casse le myth du leader visionnaire. Il est publié par Sustainable Development Solutions Network (SDSN). Le rapport est édité par le professeur John F. Helliwell (University of British Columbia); Le professeur Richard Layard, (Center for Economic Performance, London School of Economics); Le professeur Jeffrey Sachs, directeur du SDSN et du Earth Institute’s Center on Sustainable Development; Professeur Jan-Emmanuel De Neve, directeur du Wellbeing Research Center de Oxford University.

Chaste Gahunde


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Kagame Quarantined Me. Covid-19 Quarantined Him.

Kagame Quarantined Me. Covid19 Quarantined Him.

Kagame is a club member of billionaires who fly the Gulfstream G650ER jet including Amazon’s Jeff Bezos, Larry Ellison, co-founder and chief executive of Oracle Corporation, and Laurene Powell Jobs, the widow of Steve Jobs, Apple’s cofounder.

I have lived under General Paul Kagame’s quarantine for a decade since 2010 when I fled Rwanda to South Africa. The year 2010 was when hell broke loose in Rwanda. A year of presidential elections which Kagame won by 95%, many Rwandans were jailed, others simply disappeared, fled, or died mysteriously. Among those who died in 2020 were opposition leader, André Kagwa Rwisereka, vice-chairman of the Democratic Green Party of Rwanda. He was found murdered and partially beheaded near a wetland in Butare on July 14, 2010.

In South Africa where I fled, I was quarantined in my house, especially after I was almost kidnapped to Rwanda in 2012. On the New Year’s Day of 2014, the exiled former Rwandan intelligence, Patrick Karegeya, was murdered in Johannesburg, which led me to flee to Canada. Once there I was quarantined once again – I couldn’t travel least of all to Africa.

Fast forward to 2020. Kagame who is a club member of billionaires who fly the Gulfstream G650ER jet – including Amazon’s Jeff Bezos, Larry Ellison, co-founder and chief executive of Oracle Corporation, and Laurene Powell Jobs, the widow of Steve Jobs, Apple’s cofounder – is quarantined.

Coronavirus has trapped Kagame in Rwanda. As the saying goes, God works in mysterious ways.

David Himbara,  PhD

Source: https://medium.com


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Rwanda: le corona virus au service de la dictature.

L’avènement du corona virus a bouleversé les habitudes de vie dans le monde entier. La Chine fut le premier pays à être touchée. Elle a pris une grave décision de maintenir en confinement et en isolement de millions d’habitants dans la ville de Wuhan fin décembre 2019 début janvier 2020. Malgré cela, il lui a été reproché d’avoir  tardé à reconnaître la dangerosité de l’épidémie car ces mesures sont arrivées sur le tard. Elle avait même arrêté des médecins qui tentaient de donner l’alerte fin décembre 2019.

Aujourd’hui, la pandémie est mondiale et des mesures de confinement sont généralisées dans tous les pays de la planète Terre.

Au Rwanda, le corona virus a été évoqué pour la première fois par le président de la République Paul Kagame. C’était le 16 février 2020 dans son discours d’ouverture de la 17è rencontre des cadres de l’administration publique et du secteur privé.

Devant des centaines de participants médusés, Paul Kagame a justifié pourquoi il avait renvoyé du gouvernement Dr Diane Gashumba, ministre de la Santé.

Selon le président, Diane Gashumba n’avait pas obtempéré à sa demande de soumettre aux examens préalables du corona virus tous les participants aux assises de Gabiro avant qu’ils se rendent sur les lieux. Evidemment le public a applaudi, mais il n’y a rien compris car aucun cas de corona virus n’avait jamais été officiellement déclaré au Rwanda.

Mais le virus était là et le président en était informé. A en croire les réseaux sociaux, les cas du corona virus ont été détectés au Rwanda, mais la consigne était de ne pas divulguer l’information pour ne pas faire capoter le sommet du Commonwealth prévu à Kigali en juin de cette année et dont le Rwanda attend beaucoup de retombées. Aucun doute que dans le cadre du monitoring en usage, la ministre de la santé en avait informé l’OMS, ce qui aurait effarouché le président Kagame jusqu’à la renvoyer.

En effet, il a fallu que l’ambassade des Pays Bas à Kigali dénonce le comportement irresponsable des autorités rwandaises de cacher l’avènement de cette pandémie au Rwanda pour que le ministère de la Santé se décide à sortir un communiqué reconnaissant que le pays faisait face à ce fléau.

Evidemment, des mesures spectaculaires furent prises dont celles de fermer des écoles, des universités et des lieux de culte dès le 15 mars et cela jusqu’à nouvel ordre. Dans les administrations publiques et privées, le télétravail est vivement encouragé, ce qui est par ailleurs illusoire dans un pays où l’électricité est rationnée. Les déplacements ont été également réduits, ce qui arrange aussi le système dictatorial qui a instauré, depuis des années, des contrôles sur bon nombre d’axes routiers.

Dans une émission à   radioinkingi.com, Kayumba Rugema, un ancien officier de l’armée de Paul Kagame, a fait état de l’utilisation du corona virus à des fins criminelles. Il a révélé que le corona virus est bien présent dans des prisons rwandaises. Or quand on sait que les prisons au Rwanda sont bondées et qu’aucune « distanciation sociale » n’est possible, il est facile de s’imaginer ce qu’il peut advenir comme dégâts en vie humaines.

Selon des informations de ses collègues encore au Rwanda, Kayumba Rugema a déclaré que dans la prison de Mulindi, dans les faubourgs de la capitale, on a déjà recensé au moins 20 décès suite au corona virus.

Cette révélation de Kayumba Rugema, si elle est confirmée, est inquiétante, car tous les opposants politiques présents dans les geôles rwandaises risquent de périr, sous prétexte de corona virus.

Jane Mugeni

Source: www.echosdafrique.com 


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Kizito Mihigo Calvary: what he said before he was assassinated

One of motives to kill Kizito MIHIGO was to prevent him from talking about what he saw througout his ordeal. He had just discovered that all the Human Rights Watch’s reports on rights abuses, torture cases,.. which Kigali refuted all the time were true. He was ready to testify. Kagame’s men killed him. But it was to late he had managed to speak out.

The following text is an initial transcript of parts of the recordings he sent out to his contact whilst in prison.

This note was recorded on October, 6th, 2016. I am Kizito Mihigo. I am detained in the central prison of Kigali, officially called Nyarugenge prison, and alternatively called 1930, in reference to the year when it was built. In April 2014, after having composed and produced a christian song, I was kidnapped, detained and accused of plotting and conspiring against the regime and its president.

In fact, on March 5th, 2014 I had made public a new song titled “igisobanuro cy’urupfu”, (translation: explanation of death). And I published it on my youtube channel, on my personal website, and the official pages of my foundation. During the following days, I received insults, menaces and warning messages telling me that something bad was going to happen to me. I was also contacted several times by government officials, including the minister of culture, the chief of the criminal investigation department (CID), the responsible of culture in the ministry of defense, the executive director of the National Commission Against the Genocide (CNLG) and the office of the president. 

During his speech at the occasion of delivering new ranks to police officers on March 17th, 2014, the president had declared this: “I am not a singer to please the country’s enemies.” In the evening of April 1st, 2014 I was invited by the Chief of staff in the president office. The meeting took place in the office of the president of the senate. The current senate president at the time was vice president of the same institution. Both told me that the president had not liked my song. Therefore I had to apologise in writing to him. I had also to apologise to the population, which allegedly had been shocked by my song. At that meeting I tried to explain unsuccessfully that my song hadn’t been composed with the intention of harming anyone. It was rather a christian message which preached compassion, forgiveness and reconciliation to its audience.

The president’s chief of staff and the senate’s vice president told me that if I didn’t comply with what they were asking me to do, I was a dead man. Therefore I did what they had asked me, meaning apologizing to the president through a letter and the population through the media. The president’s chief of staff had reassured me that if I did what was asked from me, I wouldn’t have any more problems or face any other (translator emphasis – punitive) measures. 

But on April 06, 2014, between 10:00am and 11:00am, when, with my driver I arrived in front of the traffic lights located on the road between the Parliament building and the Rwanda Development Board (RDB) headquarters, a  person entered spontaneously into my car through an unlocked door. It was a policeman I knew. He ordered me to get out of my car and enter his. I went into his car. It was driven by another policeman that I also knew. They confiscated my phone, they told me that we were going to meet one of their superiors who wanted to talk to me. We didn’t go where they had mentioned, but instead we drove around the city of Kigali for tens of minutes. At the end I was taken to the police centre of Gikondo, generally known as Chez Gacinya.

I stayed there for nearly 30 minutes, in a conference room without anyone asking me anything. And when I tried to ask questions, nobody replied to me. I was thereafter put back into the car, then we drove towards Kicukiro. Before arriving at the destination, two individuals in civil uniforms joined us. They sat one on my left and the other on my right. The vehicle continued towards the Nyanza forest. The area is located in the city suburb in the direction leading to Bugesera.

I remained in the car parked in that forest, and surrounded by people I didn’t know and who were not talking to me. From midday until late evening around 8:00pm. Around 6:00pm, a thought came to my mind telling me that these people were going to kill me in that forest. My body was going to be discovered the following day, on April 07, the day of comemorating the 94 genocide. Then I said (to my kidnappers) that if the problem was my song, I had discussed the issue with the president’s chief of staff and the senate’s vice president. Within a few minutes, the car left the forest and I was again driven to the office of the senate’s vice president. I met with the same officials as before, but there was a third one this time, the deputy police commissioner.

They told me that, on top of the song, for which I was accused, they had found in my phone a whatsapp discussion where I exchanged views with someone from the opposition. And it was true. I had a conversation with someone from the opposition, and in our exchange we were very critical of the government. I knew that the Rwandan government didn’t like to be criticised. And for me it’s not a crime to criticise a government.

During that second meeting in the office of the senate’s vice president, I was seriously insulted by the three present personalities, and threatened of being killed. I said sorry. I was then told that I needed to continue asking for forgiveness, but that this time they were not sure if I was going to be forgiven. I was then taken to the car. Once inside, I had my head and face covered with a black balaclava. The vehicle was running but I couldn’t know where we were going. Within minutes, I found myself in a room with a bed, in a residential house, and I stayed there for nine days. 

I was handcuffed 24/7. I ate once every two days. On this very day while I am saying this, I can’t tell where that house/ prison is located. Because each time I was taken out or coming in, my head and face were always covered. I got seriously questioned in that house, and on several occasions. On April 10th for example, meaning four days after the kidnapping, I was taken to the office of the deputy police commissioner, Dan Munyuza, I was beaten up by policemen who were there, I was lying on the ground and getting hit on my back. Thereafter I was taken to a room at the offices of the prime minister. I found there many VIPs from the government. They asked me as well many questions about my song and my whatsapp conversation with a member of the opposition.

Up until April 15th, I stayed locked up in the same secret safe house. It was the same day that I was brought in front of the media. The deputy police commissioner came to me and said that if I continued asking for forgiveness publicly and pleading guilty for all the accusations against me, for the period of investigation and hearing in front of the court, things would be easier for me. On the other hand, if I pleaded not guilty and started denouncing all the injustices I had been victim of, I was going to be sentenced for life imprisonment. And I was certainly going to die in prison. He continued insisting on me pleading guilty on that day, before I appeared in front of the journalists. He explained that pleading guilty and asking for forgiveness, that’s how things will get easier for you, but if you start challenging the authority, pleading not guilty or denouncing your kidnapping or torture and other illegal practices inflicted unto you, you will get a life imprisonment.

I agreed on the terms of the arrangement. To the media and the judge I said that I was sorry for my deeds, but I couldn’t help saying that I only discussed with someone my song. During my hearing, nothing related to the song was mentioned, but I know well deep down that it is central to the whole saga. It was farther to its launch that I had been arrested, even if they hadn’t traced that conversation (with someone in the opposition), they would’ve caused me problems. That had already occurred uniquely because of that song.

On April 15th, after addressing the press, I was taken to the public attorney without a lawyer. The public attorney gave me one day to find myself a lawyer. During my hearing, I always pleaded guilty as I had promised. And on February, 27th 2015 I was sentenced to 10 years of imprisonment. I was told that I was guilty of all the accusations against me, except being complicit in acts of terrorism. Within 30 days after the sentencing, I introduced an appeal to the High Court and I am still waiting (on October 6th, 2016) to hear from them.

This note is recorded on February 8th, 2017 at the Central prison of Kigali, called 1930. I am Kizito Mihigo, detained since April 2014. Recently, exactly on January 21st 2017, I received the visit of the General Police Commissioner, Emmanuel Gasana, who came alone and I chatted with him in the office of the prison’s director. He explained to me that the motive of his visit was to ask me if I didn’t have any message to transmit to the highest authority of the country. I told him that the only message for him was to ask for forgiveness and be allowed to get back into society and become active again, pursue my musical activities. He asked me a few questions about my case. He asked me among other things why I had dared discussing with a member of the opposition, which is the main official offence for my imprisonment. I replied that I was frustrated. I disagreed with some government policies and actions. And that on a personal level I had also had opposing views with some political personalities. He asked me if there wasn’t any other way of solving issues which didn’t involve discussing with the opposition. I replied that I hadn’t anymore trust in the government, and that I needed someone who could understand me. He asked me if I wanted the president to forgive me or a presidential pardon. I said yes. I wanted to be forgiven, but that I wanted to be allowed to pursue my artistic and christian work, which promotes peace and reconciliation. I explained to him that by advocating for peace and reconciliation as an artist, I would be contributing to the work of the government for national reconciliation. After around ten minutes of conversation, the police commissioner left without saying goodbye. The same way as he had come in and didn’t greet me. I didn’t know exactly the motive of his visit, neither who had sent him. 

In conclusion, in my view, my case is political, with fabricated evidence. For example, I didn’t know the individuals who were brought to testify against me. I only knew Cassien Ntamuhanga who was a journalist. I find that there wasn’t any connection between our cases. But the prosecution needed those false witnesses to prove that I was guilty. And the evidence of such manipulation is that the witness called Jean Paul indicated to the judge in the courtroom that the police had tortured him telling him that he had to plead guilty to make Kizito become guilty. It was a political case, without any respect for proper legal procedures. It was characterised by many illegal practices, including torture, kidnapping, unauthorised detention. The arrest procedure was also illegal. Normally, when someone is arrested, they are told the motive of the arrest and shown a legal document authorising it. This wasn’t the case in my situation.”

The list of the people in high positions of authority in Rwanda, from government officials, to security forces and civilians, who tortured Kizito Mihigo directly and or indirectly by giving orders, includes the following names. The list is not comprehensive.

abishi

Paul Kagame, Protais Mitali, Gerard Nyilimanzi, Ines Mpambara, Bernard Makuza, Athanase Ruganintwali, Aphrodis, Dan Munyuza, Jean de Dieu Mucyo, James Kabarebe, Karenzi Karake, Jack Nziza, Fred Ibingira, Rurayi Gasana, Jean Pierre Dusingizemungu, and Egide Gatera.

Source: The Rising Continent


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KAGAME a dissimulé les informations sur Corona Virus au Rwanda.

On ne pourra jamais faire confiance au régime de Paul Kagame. Une fois de plus le gouvernement est attrapé la main dans le sac. Il ne s’agit pas d’un sujet à prendre à la légère car ça concerne la santé publique.
En effet, le gouvernement de Paul Kagame a tenté de dissimuler les informations concernant la présence du virus sur le territoire rwandais. Le régime a annoncé le premier cas de Covid-19 au Rwanda le 14 mars 2020. Mais l’ambassade des Pays-Bas l’avait déjà annoncé le 12 mars 2020 – deux jours avant le gouvernement du Rwanda.
Certaines maisons de presse ont immédiatement publié les révélations de l’ambassade des Pays-Bas. En d’autres termes, le régime n’a pas pu cacher l’affaire une fois que les Néerlandais l’ont révélée et que les médias ont publié l’histoire. L’on ne sait pas encore comment l’ambassade des Pays Bas a été au courant de la présence du virus.
Tout ce qu’on sait est que  le régime subit beaucoup de pression ces derniers jours après l’assassinat de Kizito MIHIGO dans les locaux de la police où il était détenu provisoirement avant de répondre aux allégations de “tentative de s’exiler”. Une pétition a été mise en ligne pour demander les pays membres du Commonwealth de ne pas tenir le sommet de CHOGM (Commonwealth Heads of Governments Meeting) à Kigali suite aux abus multiples du pouvoir contre les droits de l’homme.
Ayant peur de rater l’opportunité d’accueillir ce sommet si important, le régime voudrait dissimuler toutes les mauvaises nouvelles, inclus le Coronavirus au Rwanda. Ainsi, Kagame  mettait en danger plus de douze millions de vies humaines pour soigner son image. C’est horrible!
COVID RWANL

Chaste GAHUNDE


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