Category Archives: Politics

RWANDA Govt social media accounts used to “intimidate people” – US Government.

“Government-run social media accounts were used to debate and at times intimidate individuals who posted online comments considered critical of the government,” reads the 38-page report in part.

The report, compiled annually by the US State Department, also says the Rwandan government continued to monitor email and internet chat rooms.

It reads: “Individuals and groups could engage in the peaceful expression of views online, including by email and social media, but were subject to monitoring. There were reports that some individuals were arrested based in part on information obtained from email and internet monitoring.”

As for how much access Rwandans have to content online, the Americans, who are the single biggest bilateral donor to Rwanda, say there is notable restrictions of what we in Rwanda can see.

The report reads: “The government restricts the types of online content that users can access, particularly content that strays from the government’s official line, and continued to block websites.”

In May 2019, the minister of information and communications technology and innovation, Paula Ingabire, announced in Parliament the government planned to impose regulations on social media content so as to combat misinformation and protect citizens.

Minister of information and communications technology and innovation, Paula Ingabire  Musoni was instrumental in establishing censorship against critics.

The government blocked access within the country to several websites critical of its policies, including websites of the Rwandan diaspora.

According to a 2010 law relating to electronic messages, signatures, and transactions, intermediaries and service providers are not held liable for content transmitted through their networks.

Nonetheless, says the US report, service providers are required to remove content when handed a takedown notice, and there are no avenues for appeal.

 

Chris Kamo 


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Rwanda : Kizito Mihigo was killed for acknowledging that Hutu are human.

IMG-20200223-WA0023Rwanda: Kizito was not killed for preaching the sole peace and recociliation, rather for acknowledging that Hutu are humans.

How many sang peace and reconciliation and were killed for it? No one. The message from National Unity and Reconciliation, isn’t about peace and reconciliation? Pastor Rutayisire doesn’t teach peace and reconciliation? How about Gitwaza and all churches, etc ? Aren’t they safe?
Now it must be clear in all your heads.

Kizito Mihigo was not killed because he sang peace and reconciliation. His only sin was that he dared say ” Na bo ni abantu, ndabazirikana” Meaning, they are also humans, I think of them.
Rwandans from hutu families are not allowed to express their sufferings and their mistreatment. Not only Kizito Mihigo, whoever else will say it openly, will face consequences.

Because that is the political pillar of the RPF: dehumanize the Hutu, negate their existence, diabolize them in order to control the power. Kizito was killed for the sole reason that he acknoweledged that Hutu are human, that their victims must be commemorated as it is done for Tutsi victims, no matter what kind of death they faced.

I call on all citizens of goodwill to distance themselves from this satanic mindset, rebuke the RPF regime, and know that our diversity constitutes more an advantage than a disadvantage.

Being Hutu or Tutsi is not a crime, it is rather our social construct on which we can build an equal and equitable society by cooperation and “comparative advantage”.
May the blood of Kizito Mihigo help us grasp this great principle.

Chaste Gahunde

Rwanda : Yolande MUKAGASANA se réjouit de la mort de Kizito MIHIGO.

RWANDA : YOLANDE MUKAGASANA SE RÉJOUIT DE LA MORT DE KIZITO MIHIGO !

Dans une tribune libre parue dans igihe.com dans son édition du 27 février 2020, Yolande Mukagasana fait un long réquisitoire contre Kizito Mihigo de telle sorte qu’elle apparaît comme faisant partie du complot ourdi de longue date contre le regretté.

Yolande Mukagasana : Rétrospectives

A son arrivée en Belgique après 1994, Yolande Mukagasana, aidée par ses «  nègres littéraires », a été très prolifique. Elle a écrit entre autres « La mort ne veut pas de moi », sorti en 1997.

Alors doctorant à l’Université Catholique de Louvain, Maurice Niwese, dans ses travaux de recherche, a présenté, en 2005, un document intitulé « Le Rwanda face à sa crise identitaire ». Il s’agit d’une analyse faite à partir du livre de Yolande Mukagasana.

Un extrait tiré de ce travail universitaire donne la mesure du contenu du livre :

Dans son témoignage La mort ne veut pas de moi, Yolande Mukagasana se définit comme étant d’ethnie tutsi, à laquelle elle est fière d’appartenir, mais elle semble affirmer en même temps que cette ethnie n’existe pas, puisqu’il n’y a pas d’ethnies au Rwanda. Cette prise de position qu’un raisonnement rigoureux qualifierait d’absurde est un symptôme d’une crise identitaire dont le Rwanda a encore du mal à se défaire. Comment, sans nier sa propre existence, peut-on dire qu’on appartient à une ethnie qui n’existe pas ? Logiquement, si un élément fait partie d’un ensemble, nier l’existence de l’ensemble entraîne la négation de l’élément. Comment peut-on être et ne pas être en même temps ? […] En rassemblant dans un même raisonnement deux discours contradictoires – c’est-à-dire qui ne peuvent être vrais ni faux en même temps – on aboutit à une situation difficilement tenable. Effectivement, pour le cas du Rwanda, c’est à la fragilité identitaire que conduira la contradiction. On assistera à l’émergence des identités mal assumées, ce qui ne va pas sans traîner à sa suite des conséquences néfastes [p 24].

A la publication de ce livre, Yolande Mukagasana a enchaîné des succès. Des TV des pays occidentaux se l’arrachaient les unes après les autres pour des interviews. Dans la foulée, elle a été le principal témoin à charge des premiers procès d’assises en Belgique.

Yolande Mukagasana a été sur tous les fronts avec l’objectif inavoué d’être parmi ceux qui comptent dans le régime incarné par Paul Kagame. Pour ce faire, elle a multiplié des actions de propagande pour contrer toute voix discordante au discours du pouvoir de Kigali. Elle a même une fois tenté d’empêcher une conférence organisée par Paul Rusesabagina au motif que la salle était dans les parages de son habitation et que cela réveillait ses traumatismes de 1994.

En décembre 2010, elle a encore fait parler d’elle à l’occasion de la visite du président Paul Kagame en Belgique. Prenant la parole, elle a dit qu’elle a voulu le rencontrer à plusieurs reprises, mais que cela n’a pas pu se faire suite au refus d’audience de son directeur de cabinet, Dr Thégène Rudasingwa. Elle parlait de celui-ci avec mépris car il venait de s’exiler. Lors de cette prise de parole, elle avait également fustigé le discours d’Evode Twagirayezu, alors représentant de la diaspora rwandaise en Belgique qui avait suggéré au président que son gouvernement se penche sur la question de la qualité de l’enseignement qui laissait à désirer. Yolande Mukagasana avait laissé entendre publiquement qu’elle ne se retrouvait pas dans cette diaspora dirigée par quelqu’un qui tient de tels propos et le président Paul Kagame lui avait donné raison. Depuis lors, elle a acquis ses lettres de noblesse et réside au Rwanda en conseiller occulte du régime. C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre sa sortie dans igihe.com où elle est d’avis que la mort de Kizito était justifiée.

Approbation de la mort de Kizito Mihigo

Dans son écrit du 27/2/2020, Yolande Mukagasana raconte qu’elle connaît Kizito Mihigo en Belgique. Ils sont devenus amis et n’ont cessé de se fréquenter. Il l’a accompagnée quand elle a quitté la Belgique pour aller s’installer au Rwanda. Le rendez-vous avait été fixé à Kigali après les études de Kizito Mihigo. Mukagasan  rappelle que Kizito Mihigo, à son arrivé au Rwanda, ne l’a pas appelé comme promis. Et pour cause, il avait basculé du côté des ennemis du régime, précise Mukakagasana, de façon qu’il allait même chanter les messes commémoratives du 6 avril. Ce qui,  pour Yolande Mukagasana, est inacceptable.

Finalement Mukagasana a pu rencontrer Kizito à Kigali. Elle a remarqué que le jeune homme avait changé, dit-elle. Mais leurs relations sont devenus exécrables quand Kizito a produit la chanson « igisobanuro cy’urupfu » qui, pour Yolande Mukagasana, est une négation du génocide commis contre les Tutsi avec toutes les conséquences que cela comporte.

Dans son écrit, Yolande Mukagasana approuve l’emprisonnement de Kizito Mihigo car il était dans le complot d’assassiner le chef de l’Etat Paul Kagame.

En lisant entre les lignes, le texte de Yolande Mugasana transpire une grande haine contre Kizitio Mihigo. Elle est d’avis que Kizito Mihigo ne pouvait que se suicider vu tout ce qu’il a fait comme traîtrise pour le pays, pour son ethnie et pour sa famille.

Ghislain Mikeno
28/02/2020

Les “Banyamulenge “. Qui sont-ils réellement ?

La question des « Banyamulenge » a toujours suscité des débats passionnés en RDC. Il faut que les Congolais et la Communauté internationale comprennent une chose : ceux qu’on appelle « Banyamulenge » sont des Tutsis rwandais arrivés au Congo suite à la Révolution sociale hutue qui a conduit à la chute de la monarchie tutsie au Rwanda, en 1959. Ces exilés tutsis, qui ont été installés par le HCR sur le site de Mulenge dont ils emprunteront le nom plus tard, n’ont rien à voir avec les Rwandophones arrivés au Congo dans les années 1930 dans le cadre de la Mission d’Immigration de Banyarwanda (MIB), mouvement de transplantation des Rwandophones vers le Congo impulsé par les autorités coloniales belges qui avaient besoin d’une main d’oeuvre dans les plantations européennes et les mines du Katanga. Cette distinction est très importante. Pourquoi ?

Parce que les Rwandophones arrivés dans le cadre de la MIB et ceux arrivés au début des années 1960 (donc les « Banyamulenge ») n’avaient pas les mêmes objectifs. Les premiers n’avaient pas d’ambitions politiques et n’ont pas eu du mal à s’intégrer dans la communauté congolaise, alors que les seconds ont toujours caressé le rêve de reconquérir le pouvoir perdu au Rwanda. Dans cette optique, le Congo, comme les autres pays de la région où ils ont obtenu l’asile, devait servir de base arrière à leur projet de reconquête.

C’est en connaissance de cause que le HCR leur demanda de ne pas se mêler de politique au Congo : « Vous avez obtenu asile au Congo à condition que vous ne vous occupiez en aucune façon de politique. Si quelqu’un vient solliciter votre appui, vous devez répondre qu’en tant qu’étrangers, réfugiés et hôtes de la République du Congo, vous ne pouvez pas, vous ne devez pas prendre part à quelque mouvement politique que ce soit. Restez calmes. Travaillez, comme vous l’avez fait jusqu’à présent en suivant les conseils de votre agronome. Que chacun reste à son poste, mais surtout restez en dehors de toute politique. »

Cette note laisse penser que les autorités du HCR étaient bien conscientes des velléités tutsies à cette époque. Dès octobre 1990, de nombreux « Banyamulenge » basés au Zaïre ont envoyé leurs enfants soutenir l’Armée patriotique rwandaise (APR) qui venait d’attaquer le Rwanda. Les plus riches d’entre eux ont financé l’aventure militaire de la rébellion tutsie. En juillet 1994, lorsque le FPR de Kagame s’est emparé du pouvoir à Kigali, de nombreux « Banyamulenge » travaillant dans les institutions zaïroises ont traversé la frontière pour rejoindre les nouveaux dirigeants du Rwanda, à la grande surprise des Zaïrois qui les considéraient comme leurs compatriotes. Parmi les « Banyamulenge » qui se sont retrouvés du jour au lendemain au service du FPR, il y a par exemple Nyumbahire de la Banque du Rwanda, qui a été le secrétaire général de la société AFRIMA et le délégué général-adjoint de l’Union zaïroise des banques; il y a aussi Rwigamba, le directeur de la Banque de la CEPGL (communauté économique des pays des Grands Lacs), qui a occupé au Zaïre la fonction de directeur général de la Société Financière de Développement (SOFIDE). Pour ne citer que ces deux là…

Mais les « Banyamulenge » ne se contenteront plus seulement du pouvoir qu’ils ont réussi à reconquérir au Rwanda. Avec leurs frères du FPR, ils viseront désormais plus grand, établir dans la région des Grands Lacs une sorte de « Tutsiland », lequel engloberait le Rwanda, l’Ouganda, le Burundi et… une partie du Kivu. À ce propos, voici ce que dit l’ancien assistant spécial du représentant spécial du secrétaire général de l’ONU au Rwanda en 1994, Gilbert Ngijol : « L’occupation des villes et localités des provinces zaïroises du Haut-Zaïre, du sud Kivu et de tout le Zaïre par les “Banyamulenge” n’était pas le fait d’un hasard. C’était le résultat d’une action concertée, suite logique d’un processus visant dans un premier temps à étendre l’espace vital de l’Ouganda et surtout du Rwanda et du Burundi, dans la perspective peut-être, d’une éventuelle création de cet État tutsi de la région de volcans… » Et de souligner : « La succession des événements dans les pays de la région des Grands Lacs montre aujourd’hui que ce projet auparavant utopique et invraisemblable, pourrait devenir une réalité car au fait, sa réalisation avait effectivement commencé avec la prise du pouvoir en Ouganda par un Hima en la personne du président Museveni. Elle continua au Rwanda avec la prise du pouvoir par le FPR, le parti politique armé tutsi. Quant au Burundi, son armée, instrument privilégié du pouvoir, a toujours été dominée par la minorité tutsie depuis la décolonisation. »

Pour la petite histoire, Paul Kagame lui-même n’a jamais fait mystère de ses intentions. Au moment où il amorce la phase finale de la conquête du pouvoir en 1994, il confie au commandant de la mission de l’ONU au Rwanda, le général Dallaire que « le FPR allait imposer une hégémonie tutsie sur la région des Grands Lacs. »

Dieu merci, les pays impliqués dans ce projet macabre sont aujourd’hui à couteaux tirés. Mais les Congolais devraient redoubler de vigilance car les « Banyamulenge », eux, n’ont pas encore dit leur dernier mot. Pour faire triompher leur cause, ils ont fait appel à Me Bernard Maingain, l’avocat belge du gouvernement rwandais. C’est dire…

Pour le reste, vous remarquez par ailleurs que les «Banyamulenge» sont les seuls, parmi toutes les populations rwandophones présentes sur le sol congolais, à avoir pris les armes contre le Congo et à exiger une partie du territoire national, tout en se faisant passer pour des autochtones…

J’y reviendrai…

Patrick MBEKO

La Balkanisation de la République Démocratique du Congo: Kagame, chef de projet.

L’idée de la balkanisation de la RDC n’est pas neuve. Elle est en gestation depuis des années dans les officines des superpuissances qui planchent sur le meilleur moyen d’avoir accès aux ressources naturelles de la RDC.

Elle revient à la Une de l’actualité suite aux événements récents à Beni où la présence des Casques Bleus de l’Onu a été mise en question par des manifestations appelant leur départ vu leur inaction face à la montée de l’insécurité dans cette région.

Le 30 décembre 2019, en séjour dans la ville de Butembo, le cardinal de Kinshasa, Mgr Fridolin Ambongo, a déclaré à la presse que la menace de balkanisation de la République Démocratique du Congo était bien réelle.

Le 4 janvier 2020, les FARDC ont emboîté le pas au prélat. Dans un communiqué signé par le porte-parole de l’armée, le général major Léon-Richard Kasonga, elles  ont appelé la population à la vigilance pour faire échec au projet de balkanisation de la partie Est du territoire national.

La balkanisation du Congo, un projet pluriannuel 

Les observateurs ont encore en mémoire que  le général rwandais James Kabarebe fut chef d’Etat-major de l’armée congolaise en 1997. Il a fallu à Laurent Kabila un sursaut de nationalisme pour se débarrasser de ce conquérant des temps modernes. En 1998, Kabarebe lance une attaque et occupe la localité de Kitona, au Bas-Congo, l’objectif étant de mettre Kinshasa à genoux en détruisant le barrage d’Inga et ainsi plonger la capitale congolaise dans le noir. Il fut stoppé par les armées zimbabwéennes et angolaises venues à la rescousse de Laurent Kabila.

Le Rwanda et ses parrains concepteurs du projet ont rectifié le tir. La formule est connue : saucissonner la difficulté en morcelant l’immense territoire congolais. Les efforts furent  concentrés sur l’Est de la RDC. Depuis lors, les officiers rwandais occupent cette région sans discontinuer jusqu’aujourd’hui : le nord Kivu et sa capitale Goma furent mis à feu et à sang par Laurent Nkunda du CNDP (Congrès National pour la Défense du Peuple) entre 2003 et 2009 au Sud-Kivu, Jules Mutebutsi occupa Bukavu en 2004 ; Bosco Ntaganda fit la loi en Ituri et étendit son influence au Nord-Kivu entre 2002 et 2013 ; Sultan Makenga  fonda le M23 (2012-2013) et remplaça Laurent Nkunda exfiltré au Rwanda. La présence de militaires rwandais à l’Est de la RDC a été une constante depuis bientôt deux décennies. Actuellement, selon plusieurs sources, l’armée rwandaises a déversé des bataillons entiers à l’Est de la RDC sous le commandement des généraux Eugène Nkubito et Vincent Gatama. Le succès qu’ils ont engrangés dans le massacre de réfugiés hutu tout au long du mois de novembre 2019  dans la région de Kalehe montre que cette armée opère sur un territoire déjà conquis. C’est tellement flagrant que des soldats rwandais au sol ont été appuyés par des hélicoptères de combat.

« Balkanisation de la RDC » : un projet « Made in USA »

Dans la foulée des deux guerres du Congo (1996-1998), un pan de ce plan d’ invasion a été  dévoilé par des éminences grises américaines.

Dans un rapport célèbre publié le 05/6/1996 par Steven Metz, professeur à l’U.S Army War College et intitulé « Reform, conflict and security in Zaire », il y transparaît que la partition de la RD-Congo est, à la longue, inévitable. Pour ce chercheur, « au cas où une telle ‘‘désintégration’’ du pays se produirait, les Etats-Unis n’auraient pratiquement pas d’autre choix que d’accepter tous les Etats nouveaux qui émergeraient du Zaïre. Ils pourraient offrir du soutien diplomatique pour réduire au minimum la violence qui accompagnerait cette désintégration nationale et ils devraient ouvrir des canaux de communication avec les nouveaux Etats ». Pour Steven Metz, au lieu d’assister à la faillite de l’Etat central embourbé dans l’impasse et la corruption, incapable de se réformer, autant soutenir une province séparatiste clairement attaché à la démocratie.

 

Le 8 juin 1999, Marina Ottaway, co-directrice du projet « Démocratie et Etat de Droit », fit un témoignage devant la sous-commission de l’Afrique du Sénat américain, dans lequel elle évoque, elle aussi,  la partition éventuelle de certains Etats africains, dont le Congo  : « Aussi longtemps que le vide du pouvoir continue au Congo, d’autres pays vont continuer à intervenir directement pour soutenir des insurrections armées et sauvegarder leurs propres intérêts. […] Toute solution imposée par des non Africains exigera une présence étrangère massive pour être appliquée. Les intentions peuvent être louables, mais des interventions pour une partition du territoire africain et pour la création de nouvelles entités politiques et institutions, placeraient les Etats-Unis et d’autres puissances étrangères dans un rôle colonial. Ce qui n’est pas une décision à prendre à la légère. L’alternative, que je crois être plus appropriée pour le moment, est de laisser les pays africains trouver leurs propres solutions. Inévitablement, cela comprendra une continuation des combats internes et entre Etats et probablement la division de certains pays avant d’arriver à une nouvelle stabilité. Ce n’est pas une perspective réjouissante, mais il n’y a pas d’alternatives réalistes ».

Le 18 mars 2009, deux sommités, Jeffrey Herbst et Greg Mills, ont publié, dans le magazine « Foreign Policy » sous la rubrique de « Failed States » (des Etats en faillite), un article au titre bien évocateur : «There is No Congo » (le Congo n’existe pas) . Après une bonne démonstration, ils en arrivent à la conclusion que « le concept même d’un État congolais a perdu son utilité ».

Le 11 février 2013, dans une intervention devant le Brookings Institute de Washington, le Sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires africaines, Johnnie Carson, s’est lâché et a clairement indiqué que la solution pour ramener la paix en RDC devra emprunter les schémas de l’ex-Yougoslavie ou du Soudan, voulant dire par là que la balkanisation de ce pays était un passage obligé.

Johnnie Carson/photo RFI

L’Ambassadeur Johnnie Carson sait de quoi il parle. En effet il fut, de 1991 à 1994, ambassadeur des Etats-Unis à Kampala et à ce titre, il a accompagné la consolidation du pouvoir de Yoweri Museveni en Ouganda, l’invasion du Rwanda par les éléments tutsi de l’armée ougandaise et finalement la conquête totale du Rwanda par ceux-ci en 1994. Il a non seulement couvert cette violation flagrante de la paix internationale par un état membre de l’ONU mais a appelé également son gouvernement à soutenir cette conquête. Il n’a pas quitté la région puisque de 1999 à 2003, il était ambassadeur au Kenya, d’où il pilotait les invasions successives de la RDC et la poursuite de la partition du Soudan. L’on se souviendra que Yoweri Museveni avait, dans son cahier de charge en conquérant l’Ouganda, l’obligation de tout faire pour détacher le Sud-Soudan du reste du pays. Il s’y est employé de toutes ses forces sous la supervision des USA en soutenant John Garang qui hélas !  mourra avant la réalisation de ce « rêve américain ». Ce sera chose faite en 2011. Les troupes rwandaises y sont déployées en force. Et pour cause !

Museveni ayant accompli sa tâche, il incombe désormais à Kagame d’accomplir la sienne, à savoir favoriser la sécession des provinces du Kivu de la RDC. C’est ce qui est en train de se réaliser mais que l’ambassadeur Johnnie Carson tenait à rappeler devant le Brookings Insitute, avant de quitter ses fonctions.

The Brookings Institution : la boîte à idées des démocrates

C’est devant The Brookings Institution que Johnnie Carson est allé présenter son plan de sortie de crise en RDC. Hasard ou coïncidence ? La très célèbre think tank (boite à idées) américaine est le creuset de toutes les théories montées dans les milieux universitaires et politiques des Etats-Unis, pour soutenir ou laisser tomber un pays dans le monde. Le clan Clinton y a fait ses premiers pas.

Illustration. C’est au sein de The Brookings Institution qu’il a été conçu l’idée selon laquelle la gouvernance et le respect des droits humains sont absents dans plusieurs pays africains qui se distinguent par leur étendue géographique et la densité démographique de leurs populations. Pour cette institution proche du parti démocrate, plus un pays est grand, plus il est difficile à gouverner. D’où, la conviction que seuls les petits Etats en Afrique peuvent être bien gouvernés.

Prenant le cas de la RDC, The Brookings Institution soutient que l’immensité de son territoire serait à la base des problèmes de gouvernance et autres conflits politiques qui secouent le pays. La solution, selon cette boite à idées, consisterait à le morceler en de petits Etats faciles à gouverner.

Paul Kagame, chef de projet « Balkanisatisation du Congo »

Qu’on le veuille ou non, Paul Kagame est en train d’être utilisé pour favoriser l’éclatement du Congo car selon les « cerveaux de Washington », la géante RDC tel qu’elle se présente actuellement, est ingouvernable et surtout pas par des « africains ordinaires ». Tout comme les USA ont réussi à morceler le Soudan par Yoweri Museveni interposé, ils comptent faire de même en utilisant Paul Kagamé du Rwanda.

Les Congolais devraient déjà penser à comment gérer cet après-éclatement au lieu de se perdre dans des conjectures stériles car on l’a constaté, les desseins de « l’Uncle Sam » se réalisent même à long terme.

Politiquement, Paul Kagame a encore de beaux jours au pouvoir car en tant que chef de projet « Balkanisation de la RDC », les pays anglo-saxons continueront de le soutenir pour qu’il reste place. C’est dans ce cadre que les grandes puissances ont fermé les yeux quand il a changé la constitution de telle sorte qu’il reste au pouvoir jusqu’en 2034, pour se donner suffisamment de temps pour mener à terme ce projet.

Gaspard Musabyimana

Source: www.echosdafrique.com

“BAMPORIKI ntasobanukiwe uko Abatutsi basuzugura Abahutu…” Eric UDAHEMUKA

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Bwana Édouard BAMPORIKI yinubira imikorere ya FPR.

ISESENGURAMPAMVU NA POLITIKI: “BAVUGIRIJE BAMPORIKI UMWANA WO MU BATINDI UTARASOBANUKIRWA UKO ABATUTSI BAVUYE UGANDA BATEKEREZA, UKO BAKORA, UKO BASUZUGURA ABAHUTU, UKO BABICA URUSORONGO N’UKO BATEGEKA IGIHUGU”

Niba abatutsi bashaka amahoro azaramba kandi n’ababakomokaho bakazaragwa igihugu kizira intugunda, bagomba kwirinda gukomeza gusuzugura abahutu kandi bakabaha agaciro bakaniyumvisha ko banganya uburenganzira ku gihugu cy’u Rwanda no ku byiza byacyo. Biramutse bitagenze bitya, mbona u Rwanda bene rwo bazarutwika rugashya rugakongoka cyangwa rugasaturwamo kabiri impagarike (Gatuna-Kanyaru) cyangwa intambike(Rusumo-Gisenyi) noneho na ba batutsi bakabura intama n’ibyuma.

Agasuzuguro abatutsi bavuye Uganda basuzugura abahutu mu Rwanda gateye icyo n’iki ku buryo kamaze kuba itetu ariko bibonwa kandi bizwi gusa n’abagera ibwami no mu nkengero zaho, cyangwa abakoma ubumwe n’abatutsi ku buryo umwana wo mu batindi nka Bamporiki adashobora kubyisobanurira.

Ikibazo cy’abahutu bareba hafi

Bahutu bavandimwe banjye, kuki iteka mugotomera ibyo mubonye byose ntimufate akanya nibura gato ngo mutekereze kubyo mubona, ibyo mubwirwa n’ibyo mwumva? Ku munsi w’ejo gusa, abantu barenga 50 banyoherereje igitekerezo Bamporiki yatanze asobanura ko ngo bajya kumurega mu bunyamabanga bwa FPR bakamuhimbira ibyaha bamubeshyera, byasaga n’aho atakambira kagame(Shitani nkuru) mbese amwwereka ko mu by’ukuri ari umwere. Ikibazo: “Ese Bamporiki umurega azi uwo ariwe???”

Abo bantu bose ni uguterura bakampereza gusa nta n’umwe nibura wabitangaho igitekerezo ngo yereke abanyarwanda uko ibintu byakagombye kuba bimeze wenda akoresheje ubumenyi bwe uko bureshya nta wabimugayira ari nacyo njyewe iteka mpora nihatira. Abanyarwanda bagomba gusobanukirwa uko politiki y’igihugu cyabo ihagaze kandi kandi bakirinda gufata politiki nk’igikinisho.

Bivuze ngo abo baterura bakaguhereza ntibazi n’icyo ibyo Bamporiki yavuze bihatse n’ikizabivamo. Reka da! Mbese wagira ngo bahora barekereje kumva akavuzwe kose bagahita bagusunikira ubundi nawe ukipfira urwo wipfira waba ubyumva waba utabyumva. Nguwo umusanzu wabo mu mpinduramatwara mu Rwanda!

Bamporiki umwana wo mu batindi kandi uhubuka cyane!
Mu Kinyarwanda gikuru, kwita umuntu umutindi ntabwo ari ukumutuka. Ijambo umutindi risobanura umuntu ufite imyitwarire iburamo imwe mu migenzo mbonezabupfura. Bamporiki wacukuraga imisarani mu Kimicanga (Kigali) bakanamwambura nyuma akaza kujya gukina mu ikinamico URUNANA ashobora kuba ubu noneho yumva impamvu twahunze u Rwanda kuko igihe bamugiraga Umunyamabanga wa Leta, umwanya unganya agaciro n’umushahara nk’ibigenerwa minisitiri yitereye mu bicu yibwira ko abaye igitangaza mu Rwanda ariko ibyo aherutse kuvuga birerekana ko ahubwo yibambye ku giti. Nimutekereze umuntu utaramara umwaka abaye minisitiri bakaba bamugera amajanja! Ariko kuri njye ibi nsanzwe mbizi si igitangaza.

Ikintu cya mbere cyerekana ko Bamporiki agira ubwenge buke, ahubuka mu kuvuga kandi atazi uko abatutsi bavuye Uganda bategeka ntanasubize amaso inyuma ngo yibuke ni uko yari akwiye kwibaza niba mu myaka 25 FPR imaze ku butegetsi n’indi myaka 4 yamaze ku rugamba irwana ari we wa mbere babeshyeye, ariwe wa mbere ubaye inzirakarengane.

Nangwa nawe baramubeshyeye ariko ntiyafungwa. Nangwa nawe baramubeshyeye ariko ntibamwica cyangwa ngo bamugongeshe igikamyo. Ningwe nawe baramubeshyeye ariko ntiyirukanwa ku kazi kamuhemba kakaba kamutungiye umuryango. Niba nawe baramubeshyeye ariko aracyabasha kuvuga. Nibe nawe baramubeshyeye ariko ntibamurasa arimo atoroka kandi yambaye amapingu!!! Ariko rwose Bamporiki arasetsa, ubu se Colonel tom Byabagamba ufunzwe hamwe na Gen. Frank Rusagara uwamubaza icyo bazira yakivuga? Ubuse abimwa akazi bagatsindiye mu Rwanda bangana iki???

Bamporiki n’abandi bahutu mwese mugomba gusobanukirwa uko abatutsi bakora n’uko batekereza

Ikintu gitangaje Bamporiki atari azi ariko akwiye kumenya nonaha niba asoma iyi nyandiko yanjye ariko ndabizi neza azayisoma natanayisoma izamugeraho, ni uko uwo yibwira ko arega ariwe aregera aka ya mvugo ya Kinyarwanda ngo “aranegurira abazimu mu ndaro”.

Kagame ubwe niwe ucura ibinyoma akabikwiza mu bakozi be akanagena uko buri wese agomba kujya kubeshyera undi kugeza bose abahetuye bivuze ngo na Bamporiki abe yitegura ko nawe bazamusaba kugira abandi bahutu bene wabo abeshyera kugira ngo inyungu za Paul Kagame zikomeze zisugire.

Muti ese bigenda bite? Kagame mu myumvire ye kuko azi neza ko abanyarwanda bamwanga urunuka kandi reka bamwange ni mugihe yabacuze bufuni na buhoro, akora ku buryo abaremamo urwicyekwe ngo badahuriza hamwe bakamuhirika. Agafata nka Mureshyankwano akamutegeka ikinyoma azabeshyera Bamporiki kandi Kagame agakora ku buryo Bamporiki amenya ko Mureshyankwano ariwe wamubeshyeye. Icyo gihe Bamporiki ahita yirinda Mureshyankwano kandi akamwanga urunuka.

Kagame mu mayeri ye aba agira ngo areme ubwoba muri Bamporiki umukozi mushya ngo hato atazafatanya n’abashaka impinduka mu gihugu akiri imihini mishya. Bamporiki rero ayo mayeri n’amacenga bigendana n’amayeri by’abatutsi ntabyo azi ahubwo arahurutura ibigambo imbere y’imbaga ngo baramubeshyeye.

Ubu se shahu Bamporiki, urataka ngo muri FPR ntibakundana ugira ngo mukundane kubera iki? Ese shahu Bamporiki waba uzi FPR icyo aricyo? Reka nyikubwire. FPR utibeshya ko ari icyo gitambaro cy’ibendera ubona cyangwa bya bizu bujuje i Rusororo. Reka da! FPR ni sisteme y’ubwicanyi bukorwa kinyamwuga bugamije kurimbura ku isi UMUHUTU n’igisa nawe ku buryo ubwo nawe muri uwo mwanya baguhaye uri nk’imbagwa itegereje gutwarwa mu ibagiro. Ba uretse gato uzaba ureba.

Bamporiki agomba kumenya ko iyo bibaye ngombwa Kagame abantu bamwe b’inzirakarengane anabafungira ubusa inkiko zikanabakatira mu rwego rwo gukomeza kurema urwicyekwe mu mitima y’abanyarwanda. Njyewe mbona umukoro wa mbere abahutu b’abanyarwanda bafite muri rusange ari ukumenya uko abatutsi batekereza, uko bitwara, uko bategeka n’uburyo bakoresha mu kugera ku ntego zabo.

Ibi umuhutu utabizi ntashobora kuzatinyuka kugira uruhare mu mpinduka ishakwa mu Rwanda aho twifuza ko abanyarwanda bose bagomba kuzabana mu mahoro ntawe usuzugura undi, ntawe unena undi. Abahutu bo mu Rwanda birirwa barira ngo barashaka impinduka, maze kubona ko n’uwakuraho FPR akabaha igihugu batagishobora kubera amadefo(inenge) amwe akiri muri kamere zabo no kudafata umwanya uhagije ngo batekereze ku kintu icyo aricyo cyose babonye hanyuma ngo bagerageze kwiyumvisha icyo gihatse. Niko umuntu yagombye gutekereza ariko byagera muri politiki ho bikaba akarusho.

Nk’ubu hari abahutu baminuje, kandi bakuze mu myaka mbese bagombye kuba bazi icyatsi n’ururo, yewe batanagize uruhare muri genocide Kagame yahinduye igijangisho cyo kwigizayo abo adashaka mbese badafite ubusembwa na buke. Ugasanga bari inyuma ya Kayumba Nyamwasa ngo wababwiye ko azabakuriraho Kagame akabaha amahoro. Noneho ukibaza umuhutu ufite dokitora cyangwa lisansi utazi gutandukanya Kayumba Nyamwamsa na Paul Kagame ubwo uwo muntu yumva afite ubwenge?

Umuntu nk’uko udashobora kwisobanurira isano iri hagati ya Kagame na Kayumva n’uko byagenda kayumba aramutse asimbuye Kagame, ubwo se uwo wambwira ngo umutezemo muyobozi ki mu bihe bizaza? Mugomba gukanguka, mukamenya ubwenge, icyatumye Kayibanda Gregoire atsinda abatutsi akabambura ingomba izuba riva kandi bari bayimaranye imyaka 600 ni uko yari azi ubwenge, akirinda guhubuka, akamenya gufata akanya ke gahagije agasesengura ibyo abona, ibyo abwirwa n’ibyo yumva, akamenya kwiyubaha mu bandi, akamenya kwirinda, akirinda kurya ibyo abonye, agafata akanya ke agasoma ibitabo, umunyapolitiki udasoma ibitabo aba ari umunyapolitiki nyabaki??? Umaze gusoma ibitabo bingahe???

Gregoire Kayibanda yari umuntu nkawe, yari umuntu nkanjye, kandi burya abantu bose baba bifitemo ubushobozi bwo gukora ibintu byinshi bikomeye byahindura isi bikagirira rubanda akamaro isi dutuyeho ikaba nziza kurushaho ariko abenshi ntibabigeraho bitewe no kutamenya kubyaza umusaruro impano bifitemo cyangwa kutamenya gukoresha neza uburyo n’ubushobozi bihari.

Bavandimwe bahutu rero mwibwiraga ko Bamporiki ari mu munyenga ngo kuko yahawe kariya kazi, nimusubize amerwe mu isaho. N’abatutsi bavuye Uganda ubwabo baramarana bakicana nkanswe Bamporiki. Menya ubwenge umenye uko wakwitwara mu bibazo utagombye kuvuza iya bahanda ukemure ibibazo byawe gipfura utagombye kwiha amenyo y’abasetsi.

Niba umubyeyi wawe yarakongoreye ikintu bucece muri mu kirambi kigenzure witonze kandi bwombo wongere ukigenzure bucece nusanga ibyo yavuze ari ukuri, ufate icyemezo cya kigabo kandi nabwo bucece nibwo uzaba ubaye umugabo, nusanga kandi yarakubeshye nta kosa azaba yarakoze kuko GUSAZA NI UGUSAHURWA naho ubundi ibindi byose wakora bibusanije n’uyu mugenzo nyarwanda-mbonezabupfura icyo gihe uba ubaye SAGIHOBE!!!

ERIC UDAHEMUKA
E-mail : udaheric@gmail.com

KAGAME – TSCHISEKEDI : Mortelle poignée de main

Félix Tshisekedi sera-t-il le prochain président assassiné par Paul Kagame dans la région ?

Il est de ces images qui se passent de commentaires, mais qui inspirent de la littérature.C elle qui fait le buzz en ce moment est de celles-là.
On y voit la main du Président Félix Tshisekedi enlacer littéralement celle de son homologue Paul Kagame, pendant que celui-ci, large sourire luciférien aux lèvres, semble adresser un regard malicieux et complice à l’auteur de ce cliché qui fera date dans la récente histoire mouvementée de cette région maudite des Grands Lacs africains.

En observant cette photo, je n’ai pas pu m’empêcher de plaindre ce gros bébé joufflu pourri-gâté, élevé dans les beaux quartiers de Kinshasa, et envoyé trop tôt en Belgique, plus pour y danser le ndombolo que pour y faire des études !
Et de visualiser, malgré moi, l’image d’une gamine angélique, tenant naïvement la main d’un baraki prédateur sexuel, qui la conduirait tranquillement à sa garçonnière!

Félix Tshisekedi sera-t-il le prochain président assassiné par Paul Kagame dans la région ?!

Voici le tour d’horizon (parodique) de ce « massacre » inédit de Chefs d’Etats, sans équivalent dans l’histoire, jusque-là documentée, de l’Humanité…

1. NDADAYE: T’AS ÉTÉ ÉLU, ET ALORS ?!

Sa carrière de « tueur en série de Présidents », Paul Kagame la démarre par un pur hasard du calendrier. Nous sommes en octobre 1993. Dans son QG rebelle de Mulindi, celui qui s’est bombardé Général après la mort de Rwigema s’emmerde un peu. Il cherche désespérément le moyen de faire péricliter ces foutus accords de paix, conclus deux mois auparavant à Arusha, et qui l’ont stoppé net dans sa (délicieuse) lancée génocidaire sur Byumba et Ruhengeri.

C’est alors que lui revient une question qui l’obsède depuis un temps, et l’empêche de fermer l’œil: comment diable ce connard de Buyoya a-t-il pu laisser s’installer le hutu Ndadaye au pouvoir, sous le seul prétexte, fallacieux à ses yeux, que celui-ci a été élu démocratiquement?!
Il décide alors de faire un saut à Bujumbura, déterminé à avoir une conversation virile avec le Major Pierre Buyoya…

Au moment où Buyoya commence à expliquer qu’il n’a rien pu faire face au ras de marée électoral, Paul Kagame pique une de ses colères mémorables, et met un point final à la causette : « arrêtes de pleurnicher comme un pédé et donnes-moi quelques soldats et des armes »!

Après avoir assassiné en plein jour le Président burundais Melchior Ndadaye, Paul Kagame s’installe dans le premier avion pour Kampala, avec dans ses bagages les officiers burundais qui avaient « fait le job », pour aller les planquer en lieu sûr. We never know…

Les « dommages collatéraux » qui allaient suivre ce forfait d’un culot inouï (pogroms tutsis doublés de pogroms hutus), il allait s’en délecter confortablement installé dans sa luxueuse villa…

2. et 3. HABYARIMANA-NTARYAMIRA: D’UNE PIERRE DEUX COUPS

Dans le temps et l’espace, tous les tueurs en série l’ont témoigné: « t’es mordu le jour où tu plombes le premier »!

Comme il fallait donc s’y attendre, six mois après jour pour jour, Paul Kagame allait rempiler, cette fois-ci sans même bouger de son canapé. Bilan de l’opération, orchestrée de main de maître: un missile, deux présidents !
Plus, bien évidemment, une douzaine de dommages collatéraux, ceux qui avaient eu le tort de monter dans le mauvais avion au mauvais moment. Ils ouvriront la liste interminable de l’hécatombe qui démarra aussitôt, et qui allait culminer en trois génocides: un tutsi, un hutu et un congolais !

 

4. SINDIKUBWABO : C’EST QUI ÇA ?!

Pathétique destin que celui de ce président éphémère que l’Histoire ne retiendra pas…
Paul Kagame le poursuivit au Zaïre en marchant tranquillement, donna un coup de pouce appuyé à sa mort « naturelle », et un coup de botte distrait à son cadavre pour le pousser au fond d’une fosse commune.

L’assassinat de Théodore Sindikubwabo ne provoqua pas de dommages collatéraux à proprement parler, puisque il fut lui-même un dommage collatéral !

 

5. PETIT KABILA DEVIENDRA GRAND

On ne se refait pas ! Rattrapé par un obscur passé « Cheguevarien », Laurent Désiré Kabila commit une ultime bêtise qui allait lui être fatale: il se mit à lorgner vers l’Empire du Milieu, tout en s’enquiquinant avec Mouamar Kadhafi !
De quoi donner du boulot (ikiraka) à un tueur à gages, en embuscade à quelques 2000 kms de là, et qui n’en demandait pas tant!

De Washington, Paul Kagame reçut donc une mission, qu’il se contenta de relayer par téléphone. À son « kadogo » infiltré depuis kalakala dans la protection rapprochée du « Mzee », il ordonna calmement: « tu lui loges une balle dans la tronche, et tu rentres à Kigali! »

Les dommages collatéraux furent limités, et pour cause : Joseph Kabila était dans la combine!
Ce coup de pouce du « parrain de Kigali » allait d’ailleurs propulser Joseph Kabila Kamenge sur le trône de son père, et le petit devint grand ! Il le reste…

 

6. BIZIMUNGU: À MOITIÉ MORT

C’est l’histoire d’un petit prince du Bushiru qui se rêvait roitelet !

Non content de diriger la plus importante parastatale du moment (Electrogaz), il répondit aux appels du pied du magnat pétrolier monopolaire de l’époque, natif des mêmes contrées, lui aussi gâté par le régime mais piégé par le virus ethniste.

Abandonnant à la « grande barrière » de Gisenyi la grosse Mercedes de fonction, Pasteur Bizimungu se sentit donc pousser des ailes et s’envola pour une hypothétique gloire…

Nommé président de pacotille quatre ans plus tard pour chauffer le futur fauteuil de Paul Kagame, il commit le tord d’y croire et se retrouva en prison.

Nul ne sait ce qu’on lui fit avaler derrière les barreaux, toujours est-il que, depuis qu’il en est sorti, il fait figure de « demi-mort »!

Dommage collatéral: même pas un demi !

 

7. MBONYUMUTWA : L’OBSESSION DU RECORD

De sous cette terre légère du stade Kamarampaka où il reposait tranquillement en attendant le jugement dernier, Dominique Mbonyumutwa croyait être mort une seule et unique fois, à l’instar de tout le commun des mortels !
C’était sans compter avec un homme obsédé par le record absolu du président qui aura assassiné le plus de confrères ! Mbonyumutwa fut donc déterré, re-tué, et ré-enterré…nul ne sais où !!

Les dommages collatéraux psychologiques furent inestimables…

 

8. KIKWETE : L’ÉCHAPPÉE BELLE

L’ancien président tanzanien Jakaya Kikwete est un miraculé!

Menacé publiquement de coup de massue mortel (hitting) par Paul Kagame himself, il fut sauvé par une providentielle fin de mandat, survenue dans la foulée.
On raconte que quand il finit de passer le témoin à son successeur Magufuli, il se pinça, s’étonna d’être encore en vie, et ouvrit une bouteille de champagne !

On a frôlé le gâchis : moi je le trouve trop mignon, ce Kikwete !

 

9. M7: L’ÉLÈVE A SURCLASSÉ LE MAÎTRE

Aux dernières nouvelles, Yoweri Museveni se serait mis à l’apprentissage du français. Samanière à lui de remercier la DGSE, les renseignements extérieurs français auxquels il doit d’être encore debout.
N’ont-ils pas en effet, il y a deux ans, déjoué in extremis un attentat terroriste planifié par son poulain Paul Kagame, et qui devait cibler son avion, en vol pour une rencontre au sommet à Bujumbura ?!

 

10. NKURUNZIZA: PARTIE REMISE

Tout le monde a cessé de se demander pourquoi Pierre Nkurunziza a littéralement délaissé la présidence du Burundi pour se consacrer à Dieu.
On le sait maintenant : il prie pour que la fin de ce foutu mandat s’accélère, et qu’il puisse enfin échapper définitivement à une mort annoncée !

Depuis ce jour de 2015, en effet, où les forces spéciales tanzaniennes ont fait enrayer le pistolet de Paul Kagame qui avait déjà pressé la détente à son bout portant, Nkurunziza vit cloîtré, convaincu à juste titre que ce n’est que partie remise…

Kagame-Tchisekedi: mortelle poignée de main.
Billet d’humeur de Sylvestre Nsengiyumva.

 

Another gambling of Kagame’s: he sells national airport to Qatar for eternity!

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Bugesera  Airport under construction

KAGAME GAMBLES AGAIN:

1. Kagame has kicked out “Mota Engil Engenharia e Construcao Africa”, (Mota Engil), from Bugesera airport construction “deal”!

The “investor” had signed a “deal” with Kagame junta to construct and manage Bugesera airport for 25 years, with the option to extend the “deal” for 15 years.

Construction of Bugesera airport commenced. However, Kagame developed misunderstandings with Mota Engil, for undisclosed reasons.

Today, Kagame signed a new “deal” with the Emir of Qatar, to construct and manage the airport in perpetuity. Qatar air, which is Qatar government owned airline, will own 60% stake in Bugesera airport.

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Rwanda’s dictator Kagame (L) and Qatar’s Emir Sheikh Tamim (R).

Issue:
a) A 60% stakeholder has unlimited power over the business. Qatar government will therefore have unlimited power over Bugesera airport. This is fixed asset business. Bugesera airport will probably be a Sovereign (Qatar) in another Sovereign (Rwanda). How will the two Sovereigns, each led by an insane absolute leader, work together?

b) An international airport bears on many public policy areas and priorities. How will Rwanda design, prioritize and implement its public policy that touches on Bugesera airport, owned by another Sovereign, 60% stake?

c) Mota Engil, the company Kagame kicked out, has threatened to take on Rwanda in Court, probably in Washington DC or New York, for breach of contract. Rwanda is likely to lose millions of US dollars in litigation and compensating Mota Engil. For which proportional good has Kagame taken this highly risky route, in legal, economic and political terms?

2. Saudi Arabia, Bahrain and the United Emirates – Qatar’s neighboring countries – accuse Qatar of supporting terrorists in the region. Kagame is accused of supporting terrorism in the region. Moustapha, the major sponsor of terrorists in the Sahel is now based in Kigali. Moustapha is Emir of Qatar and Kagame’s “business” associate and partners-in-crime.
Issue:
d) Should the Great Lakes Region of Africa expect unimaginable acts of terrorism, with DRC becoming a failed State and the center of Kagame’s “brand” of International terrorism?

3. Qatar’s neighbors have banned overflights to Qatar, including Qatar air, because the government of Qatar is real headache to the entire region.
Issue:
e) Qatar is in disparate need of an airport, over which the Emir of Qatar has absolute control, from which Qatar will coordinate international terrorism and distribute contrabands. Why is Kagame determined to provide such facility to Qatar?
f) Where does this “deal” leave Kagame with Western democracies, Saudi Arabia, Israel, etc., who support and sustain Qatar’s regional isolation?

g) What does this deal mean for physical security in the Great Lakes Region of Africa?

h) Will Kagame remain loyal to Qatar or he will change his mind and kick Qatar out of the “deal”? The cost will probably be unbearable, for Kagame and his junta, either way.

Professor Charles Kambanda,  PhD

Professor KAMBANDA rubishes BUSINGYE’s response to UK legislators.

Charles Kambanda

Dr Charles Kambanda, PhD

MEMORANDUM

TO: MR. Johnston Busingye
Minister of Justice and
Attorney General,
Rwanda, Kigali

From: Charles KM Kambanda, PhD
Attorney and Counsel-at-Law
New York State,
United States of America

Date: November 08th, 2019

RE: Concerning the contrivance and misapprehension of common law sub judice rule, in your response to the British Legislators’ call for Col. Tom Byabagamba and Brig. Gen. Frank Rusagara’s release.

I. Introduction
This Memorandum serves to draw your attention to the shameful falsehoods and inaccuracies in your letter dated 6 November 2019, addressed to The Rt. Hon. Baroness D’Souza CMG, and other UK Legislators, hereafter the British legislators. On behalf of the government of Rwanda, you dismissed the British legislators’ call for the immediate release of Col. Tom Byabagamba and Brig. Gen. Frank Rusagara. You wrongly argued that the British legislators’ letter amounts to ex facie contempt of court and your government does not interfere with cases that are before a competent Court of law.

You invoked the Common Law sub-judice rule; that substantive issues of the matter before a competent court cannot be discussed outside the Court. You contend that the government of Rwanda wouldn’t comment on Col. Tom Byabagamba and Brig. Gen. Frank Rusagara case because the detainees appealed their conviction. Your ‘argument” is erroneous, at law, because it is settled law that the common law sub judice rule does not apply (1) where the case involves matter of public concern, like the instant case and (2) when citizens are exercising their duty to hold government officials accountable
In your letter, you faked what you called a UK case; “Assange v. United Kingdom”. No such case has ever been litigated in the United Kingdom. You faked the parties, facts and the “ruling”.

II. Background
On 4 November 2019, The Rt. Hon. Baroness D’Souza CMG, House of Lords et al., wrote to the President of Rwanda, expressing their concern regarding continued detention of Col. Tom Byabagamba and Brig. Gen. Frank Rusagara.

On 31 March 2016, Col. Tom Byabagamba and Brig. Gen. Frank Rusagara were convicted different political crimes. Col Tom Byabagamba was convicted of Inciting insurrection or trouble amongst the population, committing an act aimed at tarnishing the image of the Country or the Government, Contempt of the national flag and Concealing objects which were used or meant to commit an offence. Rtd Brig Gen Frank Rusagara was convicted of Inciting insurrection or trouble amongst the population, committing an act aimed at tarnishing the image of the Country or the Government, Illegal possession of guns and their ammunitions.

On 23 December 2017, The UN Working Group on Arbitrary Detention rendered its opinion No 85/20 17 that the deprivation of liberty of Mr. Frank Rusagara, and Tom Byabagamba is arbitrary and in contravention of Article 95,9,10,12 and 19 of the Universal Declaration of Human Rights and Articles 7, 9,10,14,15,17 and 19 of the International Covenant on Civil and Political Rights, Category I, II and III, and that the deprivation of liberty of Mr. François Kabayiza is arbitrary and in contravention of articles 9 and 10 of the Universal Declaration of Human Rights and Articles 9 and 14 of the International Covenant on Civil and Political Rights, category III.

Col. Tom Byabagamba and Brig. Gen. Frank Rusagara were sentenced to 21 and 20 years, respectively.

The British legislators requested for the release of Col. Tom Byabagamba and Brig. Gen. Frank Rusagara, at least on humanitarian ground, because of the deteriorating health condition of the two former Kagame loyalists.

III. Col. Tom Byabagamba and Brig. Gen. Frank Rusagara case is a matter of public concern for Rwandans and friends of Rwanda, including the British Legislators – whose taxpayer’s money sustains your government. The British Legislators moved to hold Rwanda to the Commonwealth and/or international human rights standards.

The “crimes” for which the two Kagame former loyalists were convicted of are ridiculous political crimes; spreading rumors, tarnishing the image of the country and government, concealing evidence from the government and undermining Rwanda flag. These “crimes” are classic political crimes in Criminology. Political ‘crimes” are legal acts, criminalized at the convenient of the dictator trying to hold on to power by all means. Jefferson Thomas, one of the Founding Fathers of the US, in his Correspondence and Papers vol. 12, 1816 -1826, calls political crimes “acts against the oppression of the government”. The two detainees, like thousands of other political prisoners, are in prison for standing up to oppression.

The “crimes” the two detainees are accused of constitute State crime; your government is perpetrating hilarious crimes against Rwandans using unconstitutional codified political crimes, in contravention of the 2003 Constitution of Rwanda, as amended. The 2003 Constitution of Rwanda, in its Preamble, provides that “Rwanda is committed to uphold people’s fundamental human rights … and build a State governed by rule of law and a pluralistic Democracy”. Chapter IV provides that “Rwanda is committed to uphold human rights and freedoms”. Article 24 guarantees the right to liberty and security of a person. Article 27 provides for free participation in government [affairs]. Article 29 provides for Due Process. Article 38 provides for freedom of expression. The political crimes against Col Tom Byabagamba and Brig. General Frank Rusagara are evidence that the government of Rwanda does not respect the 2003 Constitution and the international legal instruments Rwanda ratified. President Paul Kagame’s junta uses the law, and courts of law, to entrench violation of human rights and freedoms.

Aside from the preposterous political crimes the two former senior military officers were convicted of, the two men were denied their right to fair hearing and the right to confront their accusers. The detainees were not allowed to cross-examine their accusers, in contravention of the 2003 Constitution of Rwanda and the relevant International Conventions Rwanda ratified.

Busingye

Mr. Busingye Johnson, Kagame’s minister of justice

IV. Your claim that The UN Working Group on Arbitrary Detention opinion NO 85/20 17 is not binding on Rwanda is outrageous. Your insistence that the British Legislators should not cite the UN Group’s opinion is ridiculous.

A. The UN Working Group on Arbitrary Detention points to binding legal instruments
You “argued” that the UN Working Group on Arbitrary Detention opinion NO 85/20 17 is not “binding” on Rwanda ” [because] the United Kingdom government recently noted in the case of Assange v United Kingdom, that opinion of UN Working Group on Arbitrary Detention is not judicial in nature and non-binding on domestic courts”. First, you faked Assange v United Kingdom No such Court case has ever happened in the UK. Second, the UN Working Group has never issues an opinion over the UK. The only Court case involving Assange in the UK is Assange v Swedish Prosecution Authority, [2012] UKSC 22. It’s direful for a Minister of Justice and Attorney General to “cite” a fake case, in a letter of such importance.

The UN Working Group on Arbitrary Detention opinion on Col. Tom Byabagamba and Brig. Gen. Frank Rusagara case determined that your government is in violations of specific international legal instrument and the Constitution of Rwanda. These legal instruments are binding on Rwanda. The UN Group on Arbitrary Detention “named and shamed” the government of Rwanda. Thereupon, your argument that the Group’s opinion is not binding on Rwanda is a lazy no-count and must be treated with the contempt it deserves.

B. Contrary to your “argument”, Assange’s case is distinguishable from Co. Tom Byabagamba and Brig. Gen. Frank Rusagara
Assuming your intention was to cite Assange v Swedish Prosecution Authority, [2012] UKSC 22, not Assange v United Kingdom you faked, you or your office should have bothered to know that in Assange v Swedish Prosecution Authority, [2012] UKSC 22, Mr Julian Assange challenged the validity of the European Arrest Warrant (EAW) on the ground (amongst others) that his arrest warrant had been issued by a public prosecutor who was not a ‘judicial authority’ as required by article 6 of the Framework Decision and by sections 2(2) and 66 of the 2003 Act. The Supreme Court (Majority) held that the EAWs were binding to domestic Courts. Whilst Minority – Lord Mance – ruled that domestic courts were not bound as a matter of European law to interpret Part 1 of the 2003 Act in a manner which accords with the Framework Decision. It is heinous that you and your office confuse the Framework Decision in Assange v Swedish Prosecution Authority, [2012] UKSC 22 with the UN Working Group on Arbitrary Detention opinion Co. Tom Byabagamba and Brig. Gen. Frank Rusagara’s case.

V. The government of Rwanda cannot rely on Common Law sub judice rule in this case

A. It is despicable, at law, to invoke common law sub judice rule in matters of public concern and/or interest.
In your letter, you opined that President Kagame and his government cannot interfere with the judiciary, in violation of the common law sub judice rule. For all we know of President Kagame’s dictatorship, this is frothy assertion. First, Col. Tom Byabagamba and Brig. Gen. Frank Rusagara are in prison for ridiculous political crimes. Political crimes are created by dictators, for the dictator’s political survival. Second, there is no independent institution in Rwanda. The fact that you have draconic laws like the crimes Col. Tom Byabagamba and Brig. Gen. Frank Rusagara are accused of is proof that your government is a dictatorship. In a dictatorship, all institutions serve the absolute ruler. The British Legislators, like all right thinking Rwandans, are asking your government to drop those ridiculous political crimes from the criminal code, respect the 2003 Constitution of Rwanda and all the international legal conventions Rwanda ratified.
In Exparte Bread Manufacturing Lts, Re Truth and Sportsman Lt (1937) SR (NSW) 242, Court held that statements are not contemptuous if they raise legitimate and pressing issues of public importance; also Rv Edmonton Sun, 200 ABQB and Midi Television (pty) Ltd v Director of Public Prosecution (2001) SCA 56 (RSA). In Attorney General v Time Newspapers [1973] 1 ALL ER. 815 (UKCA), the Supreme Court held that matters of public interest cannot be suppressed merely because of the common law sub judice rule. When citizens are exercising their constitutional duty to hold government accountable for its excess, government cannot invoke sub-judice rule. Your government cannot invoke sub judice rule in this case.

B. Where government is involved, common law sub judice rule triggers complex freedom of speech legal issues

In Dagenais v Canadian Broadcasting Corp. [1994] 3 S.C.R. 835, Court held that the common law sub judice rule cannot overshadow freedom of expression. Dagenais case set two-fold standard to ensure that sub judice rule does not suppress freedom of speech; the necessity and salutary effect standard. Justice Ruthrfold reasoned that sub judice rule is not a tool that can be pulled out of the box for use on occasions when it suits one’s interests.” In almost all cases when government evokes common law sub judice rule, freedom of speech legal issues arise. When government invocation of sub judice rule trigger free speech legal issues, the Dagenais two-fold sub judice standards convert to strict scrutiny standard because freedom of speech is a fundamental right.

In jurisdictions where ex facie contempt is codified, the Statute must create a public affairs exception or a defense. The rationale is that matters of public concern or when people endeavor to hold their government accountable, sub judice rule does not apply. That’s the law; your government can’t re-invent common law sub judice rule

VI. Conclusion
Concocting case law ( fake parties, facts and ruling) and invoking sub judice – which you know or should know – does not apply to the instant case – puts you, your office and government of Rwanda to disrepute and raises competence issues for you and your office. ‘Citing” a bogus case, like the “Assange v United Kingdom” you faked, in a document of national importance, is unbecoming of any lawyer, much less a country’s Attorney General. Col. Tom Byabagamba and Brig. Gen. Frank Rusagara, like many other Rwandans, are languishing in prison because President Kagame perceives them as a threat to his absolute power. Heed the British legislators’ call; your government should respect the 2003 Constitution of Rwanda and all the international human rights conventions Rwanda ratified. Rwandans must build a democratic society for sustainable development or your government is clutching at straws.

Dr Kambanda Charles,  PhD

Attorney at Law

Duhagaritse gukomeza kwingingira FPR ibiganiro nk’aho yo itabifitemo inyungu.

Itangazo no 2019/10/001

Itangazo rigenewe itangazamakuru

DUHAGARITSE GUKOMEZA KWINGINGIRA FPR IBIGANIRO NK’AHO YO ITABIFITEMO INYUNGU.

 

Nadine CK

Madame Nadine Claire KASINGE umuyobozi w’ISHEMA Party

Hashingiwe ku ngingo za 42, 52, 74 z’Itegeko-Shingiro ishyaka ISHEMA ry’U Rwanda rigenderaho kugeza ubu ;
Hashingiwe ku bikubiye mu gika cya 4, 5, 6 na 7 by’iryo tegeko-shingiro ;
Hashingiwe kandi ku byemezo bya KONGERE z’Ishyaka zabanjirije iyi;
Abataripfana bayobowe na Madame Nadine Claire KASINGE, Perezida w’ishyaka, bateraniye muri KONGERE idasanzwe yabereye i Paris kuwa 06 Ukwakira 2019.
Bamaze gusuzumana ubushishozi ibibazo by’ingutu Rubandigoka ihura na byo muri icyi gihe;
Bamaze gusuzumira hamwe intambwe zatewe ngo impinduka nziza abanyarwanda basonzeye igerweho binyuze mu nzira y’amahoro idasesa andi maraso y’abana b’u Rwanda nk’ayamenetse mu mateka ya vuba aha n’aya cyera;
Abagize Kongere biyemeje kongera kunonosora umurongo na politiki Abataripfana bihaye kugira ngo batange umusanzu n’ubufasha byihuse mu gutabara Rubandigoka ihozwa mu ibagiro ry’agatsiko ka FPR INKOTANYI.

I. Kongere idasanzwe iributsa ibi bikurikira:
1. Ishyaka ISHEMA kuva ryashingwa ryagerageje kujya gukorera politiki mu Rwanda inshuro ebyiri rikomwa mu nkokora n’abanzi b’amahoro bahisemo politiki mbisha y’Apartheid yimirijwe imbere n’ishyaka FPR-Inkotanyi.
2. N’ubwo Ishyaka ISHEMA ryahisemo inzira y’amahoro n’ibiganiro bidafifitse, bimaze kugaragara ko ibyo FPR itabikozwa ahubwo irushaho kwenyegeza umuriro w’amakimbirane n’intambara mu Rwanda no mu karere kose k’ibiyaga bigari.
3. Guverinoma iyobowe n’ishyaka FPR-INKOTANYI yafashe icyemezo cyo kuducira ishyanga ubwo yanganga burundu ko twinjira mu gihugu cyacu gakondo tariki ya 23 Ugushyingo 2016 ndetse ikagitsimbararaho tariki ya 23 Mutarama 2017.
4. Ni ihame ridakuka abanyarwanda banze ubwami, bityo u Rwanda ni Repubulika, si akarima ka Paul Kagame n’agatsiko ke k’abanyamurengwebagashize ayoboye bibumbiye mu mutwe w’iterabwoba wiyise FPR-Inkotanyi.

II. Kongere irashimira
1. Turashimira Abanyarwanda bitanze batizigamye kugira ngo gahunda zose zo kujya gukorera politiki mu Rwanda zishoboke.
2. Turashimira by’umwihariko Komisiyo iyobowe na Nyakubahwa Padiri Thomas Nahimana ku bw’ubutumwa butoroshye yakoze mu kugerageza ibiganiro bidafifitse kugira ngo abataripfana bajye gukorera politiki mu Rwanda.

III. Kongere iragaya
1. Turagaya cyane Paul Kagame n’agatsiko ke k’abanyamurengwebagashize bakomeje gusuzugura birenze urugero abanyarwanda bahisemo iyo nzira y’amahoro.
2. Turagaya kandi Paul Kagame n’agatsiko k’abatutsi b’abahezanguni bakomeje gutsimbarara ku mvugo ngo “nta muhutu ushobora kongera kuyobora u Rwanda”, bagasuzugura kandi bagatesha agaciro abalideli bose bakomoka mu bwoko bw’abahutu.
3. Turagaya cyane gahunda mbisha za FPR zishingiye ku gucecekesha ku ngufu Rubandigoka no kuyicisha inzara, kubambura utwabo, no kubavangura hitwikiriwe gahunda z’udukingirizo nka « ndumunyarwanda » zibangamira cyane ubwiyunge bw’abanyarwanda.

IV. Kongere ifashe imyanzuro ikurikira:
I. Duhagaritse gusaba no kwingingingira FPR ibiganiro nk’aho yo itabifitemo inyungu.
II. Dukomeje kwifuriza u Rwanda n’abanyarwanda amahoro n’amajyambere byubakiye k’ UKURI, UBUTWARI no GUSARANGANYA ibyiza by’igihugu.

III. Turahamagarira abahutu bose aho bava bakagera kumva ko na bo bafite uburenganzira bwo kwirwanaho bagaharanira uburenganzira bwabo ntibakomeze guhindurwa abacakara n’abagereerwa mu gihugu cyabo. Koko rero nk’uko amateka y’isi abigaragaza, iyo igice cy’abenegihugu gikandamizwa nta we gisaba uburenganzira bwo kwirwanaho: Abirabura bo muri Amerika bayobowe na Martin Luther King barahagurutse birwanaho, Abirabura bo muri Afurika y’Epfo bayobowe na Nelson Mandera barahagurutse birwanaho kandi babigeraho, Abahinde bayobowe na Ghandi barahagurutse birwanaho nabo babigeraho, Abatutsi mu Rwanda binyujijwe mu mashyirahamwe anyuranye baharanira kandi bagahabwa uburenganzira bwabo ntankomyi. Nta shiti abahutu bazagera ku burenganzira bwabo ku bufatanye n’Abatutsi bashyira mu gaciro bemera ko u Rwanda rw’amahoro arambye ari urwo abanyarwanda twese twibonamo.

Bikorewe Montréal muri Canada kuwa 10 Ukwakira 2019.
Nadine Claire KASINGE

Perezida w’ishyaka ISHEMA ry’U Rwanda.
(Sé)

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