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Les “Banyamulenge “. Qui sont-ils réellement ?

La question des « Banyamulenge » a toujours suscité des débats passionnés en RDC. Il faut que les Congolais et la Communauté internationale comprennent une chose : ceux qu’on appelle « Banyamulenge » sont des Tutsis rwandais arrivés au Congo suite à la Révolution sociale hutue qui a conduit à la chute de la monarchie tutsie au Rwanda, en 1959. Ces exilés tutsis, qui ont été installés par le HCR sur le site de Mulenge dont ils emprunteront le nom plus tard, n’ont rien à voir avec les Rwandophones arrivés au Congo dans les années 1930 dans le cadre de la Mission d’Immigration de Banyarwanda (MIB), mouvement de transplantation des Rwandophones vers le Congo impulsé par les autorités coloniales belges qui avaient besoin d’une main d’oeuvre dans les plantations européennes et les mines du Katanga. Cette distinction est très importante. Pourquoi ?

Parce que les Rwandophones arrivés dans le cadre de la MIB et ceux arrivés au début des années 1960 (donc les « Banyamulenge ») n’avaient pas les mêmes objectifs. Les premiers n’avaient pas d’ambitions politiques et n’ont pas eu du mal à s’intégrer dans la communauté congolaise, alors que les seconds ont toujours caressé le rêve de reconquérir le pouvoir perdu au Rwanda. Dans cette optique, le Congo, comme les autres pays de la région où ils ont obtenu l’asile, devait servir de base arrière à leur projet de reconquête.

C’est en connaissance de cause que le HCR leur demanda de ne pas se mêler de politique au Congo : « Vous avez obtenu asile au Congo à condition que vous ne vous occupiez en aucune façon de politique. Si quelqu’un vient solliciter votre appui, vous devez répondre qu’en tant qu’étrangers, réfugiés et hôtes de la République du Congo, vous ne pouvez pas, vous ne devez pas prendre part à quelque mouvement politique que ce soit. Restez calmes. Travaillez, comme vous l’avez fait jusqu’à présent en suivant les conseils de votre agronome. Que chacun reste à son poste, mais surtout restez en dehors de toute politique. »

Cette note laisse penser que les autorités du HCR étaient bien conscientes des velléités tutsies à cette époque. Dès octobre 1990, de nombreux « Banyamulenge » basés au Zaïre ont envoyé leurs enfants soutenir l’Armée patriotique rwandaise (APR) qui venait d’attaquer le Rwanda. Les plus riches d’entre eux ont financé l’aventure militaire de la rébellion tutsie. En juillet 1994, lorsque le FPR de Kagame s’est emparé du pouvoir à Kigali, de nombreux « Banyamulenge » travaillant dans les institutions zaïroises ont traversé la frontière pour rejoindre les nouveaux dirigeants du Rwanda, à la grande surprise des Zaïrois qui les considéraient comme leurs compatriotes. Parmi les « Banyamulenge » qui se sont retrouvés du jour au lendemain au service du FPR, il y a par exemple Nyumbahire de la Banque du Rwanda, qui a été le secrétaire général de la société AFRIMA et le délégué général-adjoint de l’Union zaïroise des banques; il y a aussi Rwigamba, le directeur de la Banque de la CEPGL (communauté économique des pays des Grands Lacs), qui a occupé au Zaïre la fonction de directeur général de la Société Financière de Développement (SOFIDE). Pour ne citer que ces deux là…

Mais les « Banyamulenge » ne se contenteront plus seulement du pouvoir qu’ils ont réussi à reconquérir au Rwanda. Avec leurs frères du FPR, ils viseront désormais plus grand, établir dans la région des Grands Lacs une sorte de « Tutsiland », lequel engloberait le Rwanda, l’Ouganda, le Burundi et… une partie du Kivu. À ce propos, voici ce que dit l’ancien assistant spécial du représentant spécial du secrétaire général de l’ONU au Rwanda en 1994, Gilbert Ngijol : « L’occupation des villes et localités des provinces zaïroises du Haut-Zaïre, du sud Kivu et de tout le Zaïre par les “Banyamulenge” n’était pas le fait d’un hasard. C’était le résultat d’une action concertée, suite logique d’un processus visant dans un premier temps à étendre l’espace vital de l’Ouganda et surtout du Rwanda et du Burundi, dans la perspective peut-être, d’une éventuelle création de cet État tutsi de la région de volcans… » Et de souligner : « La succession des événements dans les pays de la région des Grands Lacs montre aujourd’hui que ce projet auparavant utopique et invraisemblable, pourrait devenir une réalité car au fait, sa réalisation avait effectivement commencé avec la prise du pouvoir en Ouganda par un Hima en la personne du président Museveni. Elle continua au Rwanda avec la prise du pouvoir par le FPR, le parti politique armé tutsi. Quant au Burundi, son armée, instrument privilégié du pouvoir, a toujours été dominée par la minorité tutsie depuis la décolonisation. »

Pour la petite histoire, Paul Kagame lui-même n’a jamais fait mystère de ses intentions. Au moment où il amorce la phase finale de la conquête du pouvoir en 1994, il confie au commandant de la mission de l’ONU au Rwanda, le général Dallaire que « le FPR allait imposer une hégémonie tutsie sur la région des Grands Lacs. »

Dieu merci, les pays impliqués dans ce projet macabre sont aujourd’hui à couteaux tirés. Mais les Congolais devraient redoubler de vigilance car les « Banyamulenge », eux, n’ont pas encore dit leur dernier mot. Pour faire triompher leur cause, ils ont fait appel à Me Bernard Maingain, l’avocat belge du gouvernement rwandais. C’est dire…

Pour le reste, vous remarquez par ailleurs que les «Banyamulenge» sont les seuls, parmi toutes les populations rwandophones présentes sur le sol congolais, à avoir pris les armes contre le Congo et à exiger une partie du territoire national, tout en se faisant passer pour des autochtones…

J’y reviendrai…

Patrick MBEKO

Le CLIIR lance un alerte aux disparitions forcées orchestrées par le FPR

ob_59e31a_ob-51956c-cliir-logo1COMMUNIQUE  n° 146/2019

Rwanda : ALERTE aux disparitions forcées et aux exécutions extrajudiciaires dans le District de Rusizi

 

Le Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR) dénonce et condamne fermement les centaines de disparitions forcées commises par les militaires et les policiers appuyées par des milices INKERAGUTABARA et INTORE sur tout le territoire rwandais.

Dans notre présent communiqué, nous avons ciblé le cas de quatre personnes enlevées et portées disparues dans le district de RUSIZI au Sud Ouest du Rwanda (frontière avec la RDC et le Burundi). C’est dans la Province de l’Ouest.

Au moment où le Gouvernement rwandais se targue d’atteindre une croissance économique de croisière à deux chiffres, le monde entier ne cesse de déplorer que le Rwanda continue à être le théâtre de disparitions forcées et d’exécutions sommaires et extrajudiciaires de citoyens innocents sur simple délation. Et ceci en violation de l’article 1 et 2 de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées selon lequel :

« 1. Nul ne sera soumis à une disparition forcée. 2. Aucune circonstance exceptionnelle, quelle qu’elle soit, qu’il s’agisse de l’état de guerre ou de menace de guerre, d’instabilité politique intérieure ou de tout autre état d’exception, ne peut être invoquée pour justifier la disparition forcée ».

Les récents cas de disparition forcée, que nous listons ci-dessous, ont été opérés par les forces de sécurité dans le district de Rusizi sous prétexte de lutter contre le terrorisme. Ces kidnappings qui ciblent des citoyens innocents témoignent de la recrudescence des enlèvements et des disparitions forcées au Rwanda.

Le cas de Monsieur Jean Damascène RURONONA

Juge à la retraite, 69 ans, résident du village de Mulindi, cellule de Ruganda, secteur de Kamembe dans le district de Rusizi ; époux de l’ancienne Bourgmestre de la commune de Karengera assassinée par les soldats du FPR en mais 1996 ; RURONONA a été enlevé à son domicile le 28 octobre 2019 vers 15 heures par des agents du Rwanda Investigation Bureau (RIB). Avant de l’amener à la station du RIB de Kamembe, ces agents du RIB ont d’abord procédé à la fouille de sa maison et ont saisi ses téléphones portables ainsi que l’ordinateur de sa fille qui est encore étudiante.

Le lendemain, sa nouvelle femme Joealla MUJAWABERA ainsi que leur fille se sont rendues au bureau du RIB pour s’enquérir du sort de Monsieur RURONONA. Un agent de RIB leur a dit que Jean Damascène RURONONA était toujours en interrogatoire et qu’elles devaient rentrer et revenir le voir le 8 novembre 2019. A leur retour le 8 novembre, des agents du RIB leur ont annoncé que Jean Damascène RURONONA avait été libéré le jour même de son arrestation le 28 octobre 2019.

Le sort de Jean Damascène RURONONA reste inconnu à ce jour et sa famille est toujours est très inquiète. 

« Nous ne savons pas à qui et où demander, si le RIB nous dit que Jean Damascène a été libéré le même jour alors qu’il n’est pas rentré ce jour-là, nous nous demandons où il pourrait être. Jean Damascène est un homme honnête et n’a aucun problème avec l’administration, il avait l’habitude de rester à la maison, il ne travaillait plus car il est en retraite. » a déclaré Joealla MUJAWABERA, sa femme.

Le CLIIR rappelle que la première épouse de Monsieur Ruronona, Madame MUKANDOLI Anne Marie, a été assassinée quelques mois avant la destruction meurtrière des camps de réfugiés rwandais en RDC (ex-Zaïre) par l’Armée Patriotique Rwandaise (APR). En effet, dans la nuit du 10 au 11 mai 1996, le Bourgmestre de la Commune de KARENGERA (Cyangugu), Mme MUKANDOLI Anne Marie, a été abattue de plusieurs balles chez elle par une personne en uniforme militaire. Une semaine plus tard, dans la nuit du 18 au 19 mai 1996, le Bureau communal de Karengera fut attaqué et complètement incendié par des “individus armés non identifiés” qui auraient libéré 71 des 123 détenus du cachot communal.

Le cas de Monsieur Christophe TUYIGIRE

Monsieur Christophe TUYIGIRE est un quinquagénaire, habitant du village de Bisanganiro, cellule de Shagasha, secteur de Gihundwe, district de Rusizi. Il était un homme d’affaire à Rusizi. En date du 06 décembre 2019 aux alentours de 16 heures lorsqu’il se rendait avec son ami au marché d’exposition qui se tenait au centre-ville de Rusizi il a été arrêté par trois hommes qui, après la vérification et la confiscation de sa carte d’identité l’ont forcé à monter dans leur voiture blanche et aux vitres teintées.

« Dès ce jour-là, nous restons très confus quant à l’identité des personnes qui l’ont enlevé. Si ce sont les autorités ou l’ennemi du pays on n’en sait rien. Au cas où il s’agirait des autorités qui le soupçonnent de quelque délit que ce soit, ils auraient dû l’arrêter et le détenir légalement en respectant la loi. Cependant nous ne voyons pas quel motif aurait déclenché son arrestation par les autorités. »  raconte un ami de Christophe TUYIGIRE, témoin oculaire de son enlèvement.

Le cas de Madame Marthe MUKANDORI

 Madame Marthe MUKANDORI, originaire de l’ancienne commune de Gisuma, secteur Bumazi, 39 ans et mère de 5 enfants, habitait dans le village de Makambi, cellule de Karenge, secteur de Rwimbogo dans le district de Rusizi. Elle exerçait le commerce avec son mari Jacques HABIMANA au centre commercial de Makambi dans le secteur de Gashonga en même temps qu’elle siégeait au conseil de cellule de Karenge en qualité de membre. En date du 05 décembre 2019, après avoir passé toute la journée aux activités du conseil de cellule, elle a rejoint son mari au centre commercial pour qu’ils puissent rentrer ensemble à la maison. Sur leur route vers leur résidence, elle a trainé avec sa copine ce qui a poussé son mari à les devancer un peu. Vers 20h30’ elle a été détournée par trois hommes sous prétexte qu’ils voulaient qu’elle revienne au magasin pour leur faciliter quelques achats. Depuis lors, personne ne l’a plu revu.

« Cette nuit-là, l’un de nos voisins que nous avons rencontré sur notre chemin en rentrant nous a dit qu’il l’a vue avec trois hommes qui la convainquaient de revenir au magasin parce qu’ils voulaient faire quelques achats. Je ne sais pas si ce sont ces hommes qui l’ont enlevée. La même nuit, nous avons informé les organes de sécurité ainsi que les autorités locales de la situation. Elles nous ont aidés à la chercher mais en vain. Le matin nous nous sommes rendus à la station du  RIB de Gashonga et celle de Kamembe, mais jusqu’aujourd’hui nous sommes sans nouvelles de ma femme. En plus, on ne connait personne avec qui elle aurait eu des problèmes. Nous attendons toujours ce que nous diront les organes de sécurité mais nous sommes vraiment très inquiets. » témoigne Jacques HABIMANA le mari de Marthe MUKANDORI.

Le cas de Madame Rachel BIYAKISHEMA

Madame Rachel BIYAKISHEMA, 41 ans, mère de trois enfants, était couturière de tenues de mariage et exerçait ce métier au centre-ville de Rusizi. Elle a disparue en date du 07 décembre 2019. Lorsqu’elle s’apprêtait à fermer sa boutique vers 19 heures l’un de ses clients l’appela par téléphone pour lui demander de l’attendre à la boutique pour qu’il puisse récupérer sa tenue. Tous les autres collègues boutiquiers étaient déjà rentrés chez eux lorsque le client arriva. Après avoir payé la somme due et récupéré la tenue, BIYAKISHEMA est partie dans le même véhicule que son client en direction de la gare routière de Rusizi. Biyakishema a été appelée par une autre personne qui s’est fait passer comme sa débitrice et qui lui recommanda de la rejoindre au centre-ville de Rusizi en vue de recevoir son paiement. Pour ce fait, le véhicule s’arrêta à l’endroit connu sous le nom Ku cyapa, BIKAYISHEMA descendit du véhicule et se précipita sous une grande pluie vers la voiture de la débitrice. Après cet incident personne ne l’a plus revue. Nul ne sait s’elle est allée quelque part ou s’elle aurait été enlevée. Jusqu’à ce jour, toute sa famille, ses amis et voisins demeurent dans l’impasse. Après sa disparition, son téléphone passait mais personne ne décrochait. Plus tard il ne passait plus.

 « Nous l’avons cherché partout. Nous avons même déposé une plainte écrite auprès des autorités locales (secteur) et au RIB mais nous restons sans nouvelles. Pour traquer sa dernière interlocutrice au téléphone, nous nous sommes rendus à la société de télécommunication MTN. Celui-ci nous a informés qu’il exige l’autorisation du RIB pour pouvoir donner cette information. Malgré notre demande orale et écrite, l’autorisation ne nous a pas été donnée sous prétexte que l’enregistrement du dossier au sein du RIB serait suffisant.  Nous sommes désespérés et pourtant nous savons bien que ma femme n’avait aucun problème avec qui que ce soit dans ses affaires. Nous exhortons les autorités à clarifier la situation. Elle était une pierre angulaire à notre famille. Les autorités devraient nous aider à la retrouver. Et si ce sont elles qui la détiennent elles devraient nous la montrer ou respecter les procédures de détention en toute transparence au lieu de se comporter comme ses ravisseurs. » déclare Lazard NGABONZIZA, le mari de Rachel BIYAKISHEMA.

Contacté par Radio Voix de l’Amérique (VOA), Marie Michel UMUHOZA la porte-parole du RIB déclare que la plainte de la famille a été bien reçue et que les enquêtes se poursuivent.

RECOMMANDATIONS :

Nous rappelons au Gouvernement rwandais que ces disparitions forcées sont des crimes d’extrême gravité, qui dans les circonstances actuelles s’apparentent aux crimes contre l’humanité si l’on se réfère au droit international. Il doit les faire cesser.

Nous rappelons au Gouvernement rwandais qu’il est de son devoir de veiller à ce que les victimes aient droit à la justice conformément à la procédure légale, de veiller à ce que leurs proches puissent leur rendre visite et aient droit à connaître la vérité sur les motifs de leur arrestation. Les autorités devraient retrouver les personnes disparues.

Nous demandons au Gouvernement rwandais de faire cesser les exécutions sommaires et extrajudiciaires contre les détenus et les citoyens ordinaires. Le gouvernement doit faire cesser les crimes de tortures et autres traitements inhumains et dégradants commis par les forces rwandaises de sécurité.

Nous demandons au COMITE sur les disparitions forcées, organe du Haut-commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH), de se pencher sérieusement sur les cas de nombreuses personnes disparues au Rwanda ces dernières années. Nous exhortons ce Comité à enquêter au Rwanda et à travailler sur les voies et moyens d’aider les familles éprouvées à découvrir ce qui est réellement arrivé à leurs proches portés disparus.

Nous demandons à toutes les Organisations Nationales et Internationales des droits humains de nous appuyer pour faire cesser les disparitions forcées et les exécutions sommaires et extrajudiciaires qui se sont multipliées au Rwanda depuis plusieurs années déjà.

Fait à Bruxelles, le 20 décembre 2019

Pour le Centre, MATATA Joseph, Coordinateur (gsm 0476701569)

Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR) Rue de la Colonne, n°54/4 1080 BRUXELLES Tél/Fax : +32.81.601.113 GSM : +32.487.616.651 (Base) & +32.476.701.569 (Proximus)

KAGAME – TSCHISEKEDI : Mortelle poignée de main

Félix Tshisekedi sera-t-il le prochain président assassiné par Paul Kagame dans la région ?

Il est de ces images qui se passent de commentaires, mais qui inspirent de la littérature.C elle qui fait le buzz en ce moment est de celles-là.
On y voit la main du Président Félix Tshisekedi enlacer littéralement celle de son homologue Paul Kagame, pendant que celui-ci, large sourire luciférien aux lèvres, semble adresser un regard malicieux et complice à l’auteur de ce cliché qui fera date dans la récente histoire mouvementée de cette région maudite des Grands Lacs africains.

En observant cette photo, je n’ai pas pu m’empêcher de plaindre ce gros bébé joufflu pourri-gâté, élevé dans les beaux quartiers de Kinshasa, et envoyé trop tôt en Belgique, plus pour y danser le ndombolo que pour y faire des études !
Et de visualiser, malgré moi, l’image d’une gamine angélique, tenant naïvement la main d’un baraki prédateur sexuel, qui la conduirait tranquillement à sa garçonnière!

Félix Tshisekedi sera-t-il le prochain président assassiné par Paul Kagame dans la région ?!

Voici le tour d’horizon (parodique) de ce « massacre » inédit de Chefs d’Etats, sans équivalent dans l’histoire, jusque-là documentée, de l’Humanité…

1. NDADAYE: T’AS ÉTÉ ÉLU, ET ALORS ?!

Sa carrière de « tueur en série de Présidents », Paul Kagame la démarre par un pur hasard du calendrier. Nous sommes en octobre 1993. Dans son QG rebelle de Mulindi, celui qui s’est bombardé Général après la mort de Rwigema s’emmerde un peu. Il cherche désespérément le moyen de faire péricliter ces foutus accords de paix, conclus deux mois auparavant à Arusha, et qui l’ont stoppé net dans sa (délicieuse) lancée génocidaire sur Byumba et Ruhengeri.

C’est alors que lui revient une question qui l’obsède depuis un temps, et l’empêche de fermer l’œil: comment diable ce connard de Buyoya a-t-il pu laisser s’installer le hutu Ndadaye au pouvoir, sous le seul prétexte, fallacieux à ses yeux, que celui-ci a été élu démocratiquement?!
Il décide alors de faire un saut à Bujumbura, déterminé à avoir une conversation virile avec le Major Pierre Buyoya…

Au moment où Buyoya commence à expliquer qu’il n’a rien pu faire face au ras de marée électoral, Paul Kagame pique une de ses colères mémorables, et met un point final à la causette : « arrêtes de pleurnicher comme un pédé et donnes-moi quelques soldats et des armes »!

Après avoir assassiné en plein jour le Président burundais Melchior Ndadaye, Paul Kagame s’installe dans le premier avion pour Kampala, avec dans ses bagages les officiers burundais qui avaient « fait le job », pour aller les planquer en lieu sûr. We never know…

Les « dommages collatéraux » qui allaient suivre ce forfait d’un culot inouï (pogroms tutsis doublés de pogroms hutus), il allait s’en délecter confortablement installé dans sa luxueuse villa…

2. et 3. HABYARIMANA-NTARYAMIRA: D’UNE PIERRE DEUX COUPS

Dans le temps et l’espace, tous les tueurs en série l’ont témoigné: « t’es mordu le jour où tu plombes le premier »!

Comme il fallait donc s’y attendre, six mois après jour pour jour, Paul Kagame allait rempiler, cette fois-ci sans même bouger de son canapé. Bilan de l’opération, orchestrée de main de maître: un missile, deux présidents !
Plus, bien évidemment, une douzaine de dommages collatéraux, ceux qui avaient eu le tort de monter dans le mauvais avion au mauvais moment. Ils ouvriront la liste interminable de l’hécatombe qui démarra aussitôt, et qui allait culminer en trois génocides: un tutsi, un hutu et un congolais !

 

4. SINDIKUBWABO : C’EST QUI ÇA ?!

Pathétique destin que celui de ce président éphémère que l’Histoire ne retiendra pas…
Paul Kagame le poursuivit au Zaïre en marchant tranquillement, donna un coup de pouce appuyé à sa mort « naturelle », et un coup de botte distrait à son cadavre pour le pousser au fond d’une fosse commune.

L’assassinat de Théodore Sindikubwabo ne provoqua pas de dommages collatéraux à proprement parler, puisque il fut lui-même un dommage collatéral !

 

5. PETIT KABILA DEVIENDRA GRAND

On ne se refait pas ! Rattrapé par un obscur passé « Cheguevarien », Laurent Désiré Kabila commit une ultime bêtise qui allait lui être fatale: il se mit à lorgner vers l’Empire du Milieu, tout en s’enquiquinant avec Mouamar Kadhafi !
De quoi donner du boulot (ikiraka) à un tueur à gages, en embuscade à quelques 2000 kms de là, et qui n’en demandait pas tant!

De Washington, Paul Kagame reçut donc une mission, qu’il se contenta de relayer par téléphone. À son « kadogo » infiltré depuis kalakala dans la protection rapprochée du « Mzee », il ordonna calmement: « tu lui loges une balle dans la tronche, et tu rentres à Kigali! »

Les dommages collatéraux furent limités, et pour cause : Joseph Kabila était dans la combine!
Ce coup de pouce du « parrain de Kigali » allait d’ailleurs propulser Joseph Kabila Kamenge sur le trône de son père, et le petit devint grand ! Il le reste…

 

6. BIZIMUNGU: À MOITIÉ MORT

C’est l’histoire d’un petit prince du Bushiru qui se rêvait roitelet !

Non content de diriger la plus importante parastatale du moment (Electrogaz), il répondit aux appels du pied du magnat pétrolier monopolaire de l’époque, natif des mêmes contrées, lui aussi gâté par le régime mais piégé par le virus ethniste.

Abandonnant à la « grande barrière » de Gisenyi la grosse Mercedes de fonction, Pasteur Bizimungu se sentit donc pousser des ailes et s’envola pour une hypothétique gloire…

Nommé président de pacotille quatre ans plus tard pour chauffer le futur fauteuil de Paul Kagame, il commit le tord d’y croire et se retrouva en prison.

Nul ne sait ce qu’on lui fit avaler derrière les barreaux, toujours est-il que, depuis qu’il en est sorti, il fait figure de « demi-mort »!

Dommage collatéral: même pas un demi !

 

7. MBONYUMUTWA : L’OBSESSION DU RECORD

De sous cette terre légère du stade Kamarampaka où il reposait tranquillement en attendant le jugement dernier, Dominique Mbonyumutwa croyait être mort une seule et unique fois, à l’instar de tout le commun des mortels !
C’était sans compter avec un homme obsédé par le record absolu du président qui aura assassiné le plus de confrères ! Mbonyumutwa fut donc déterré, re-tué, et ré-enterré…nul ne sais où !!

Les dommages collatéraux psychologiques furent inestimables…

 

8. KIKWETE : L’ÉCHAPPÉE BELLE

L’ancien président tanzanien Jakaya Kikwete est un miraculé!

Menacé publiquement de coup de massue mortel (hitting) par Paul Kagame himself, il fut sauvé par une providentielle fin de mandat, survenue dans la foulée.
On raconte que quand il finit de passer le témoin à son successeur Magufuli, il se pinça, s’étonna d’être encore en vie, et ouvrit une bouteille de champagne !

On a frôlé le gâchis : moi je le trouve trop mignon, ce Kikwete !

 

9. M7: L’ÉLÈVE A SURCLASSÉ LE MAÎTRE

Aux dernières nouvelles, Yoweri Museveni se serait mis à l’apprentissage du français. Samanière à lui de remercier la DGSE, les renseignements extérieurs français auxquels il doit d’être encore debout.
N’ont-ils pas en effet, il y a deux ans, déjoué in extremis un attentat terroriste planifié par son poulain Paul Kagame, et qui devait cibler son avion, en vol pour une rencontre au sommet à Bujumbura ?!

 

10. NKURUNZIZA: PARTIE REMISE

Tout le monde a cessé de se demander pourquoi Pierre Nkurunziza a littéralement délaissé la présidence du Burundi pour se consacrer à Dieu.
On le sait maintenant : il prie pour que la fin de ce foutu mandat s’accélère, et qu’il puisse enfin échapper définitivement à une mort annoncée !

Depuis ce jour de 2015, en effet, où les forces spéciales tanzaniennes ont fait enrayer le pistolet de Paul Kagame qui avait déjà pressé la détente à son bout portant, Nkurunziza vit cloîtré, convaincu à juste titre que ce n’est que partie remise…

Kagame-Tchisekedi: mortelle poignée de main.
Billet d’humeur de Sylvestre Nsengiyumva.

 

Le CLIIR soutient l’initiative de Diane RWIGARA.

COMMUNIQUE  n° 145/2019

La mort et l’humiliation des Rescapés Tutsis dénoncée par Diane Rwigara dans sa lettre du 15/07/2019 au Président Paul Kagame

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« La paix n’est pas un bien que l’on possède, mais un bien que l’on conquiert ».

Dans sa lettre ouverte adressée le 15 juillet 2019 au Président de la République Paul KAGAME, Mademoiselle Diane RWIGARA a osé lui demander d’assurer la sécurité et la paix pour tous. Bien qu’elle se soit focalisée sur les meurtres systématiques des rescapés tutsis, Diane Rwigara exige la fin des meurtres, de l’impunité et de l’injustice. Bref, elle exige le respect de tous les droits humains violés massivement par le régime Kagame depuis 25 ans.

 L’association des Rescapés TutsisIBUKA et la Commission Nationale de Lutte contre le Génocide (CNLG) se sont attaquées à Mlle Diane RWIGARApour lui dénier son droit naturel de défendre son prochain. Diane assume son devoir d’exiger la paix pour tous les survivants et donne, à titre de preuves, une liste de 40 victimes dont la majorité sont TUTSIS.

La religion rappelle à tout homme qu’il est “le gardien de son frère“. Accepter passivement l’injustice – la ségrégation – revient à dire à l’oppresseur que ses actes sont moralement bons. C’est une façon d’endormir sa conscience. Dès cet instant, l’opprimé cesse d’être le gardien de son frère.L’acceptation, si elle est souvent la solution de facilité, n’est pas une solution morale : c’est la solution des lâches. Diane demande des comptes au régime totalitaire qui enferme le peuple rwandais dans l’insécurité et la servitude imposée au Rwanda.

Depuis sa conférence de presse du 23/02/2017, Diane RWIGARA a décidé de travailler sans relâche à la conquête de sa propre dignité et celle de son peuple. Elle n’acceptera jamais de compromis avec le mensonge, la haine ou ladestruction du peuple rwandais. Quant au CLIIR, nous avons déjà publié deux communiqués n°70/2003 et n°120/2010 pour dénoncer et condamner les assassinats de rescapés tutsis tués depuis 1996, il y a 23 ans déjà. Ces deux communiqués sont annexés à notre présent communiqué n°145/2019 du 21/07/2019) :

Notre Communiqué n° 70/2003du 23/12/2003 intitulé :«RWANDA : A qui profite les assassinats de rescapés tutsis ?» ;

Notre Communiqué n°120/2010du 28/01/2010 intitulé «L’extermination programmée des rescapés Tutsis pour avoir un prétexte d’éliminer certains opposants politiques du Rwanda».

Le peuple rwandais est humilié, terrorisé, colonisé et racketté.

Le peuple rwandais vit dans l’humiliation totale et dans l’insécurité généralisée. Il est corvéable et taillable à merci.L’oppresseur est un groupuscule de criminels rassemblés autour du président Paul KAGAME qui accapare et contrôle tous les pouvoirs militaire, politique et économique. Ce peuple ne vit pas dans la paix et la justice. Il est terrorisé, trompé, colonisé, dépossédé et racketté par une véritable Mafia dont les crimes sont couverts par le parti unique : le Front Patriotique Rwandais (FPR). Ce mouvement politico-militaire règne par la terreur, le mensonge et la corruption généralisée. Bref, le peuple rwandais est un des peuples les plus humiliés de la planète. Particulièrement, depuis qu’il est pris en otage par ce noyau de chefs militaires et criminels sans frontières qui ont massacré des populations civiles en Uganda, au Rwanda, en République Démocratique du Congo. Ils ont assassiné des centaines de réfugiés rwandais dans plusieurs pays africains.

Sous le régime totalitaire du Rwanda, l’usage de la terreur, du mensonge et de la corruptionempêche les citoyens rwandais de vivre en paix et dans la dignité. La justice est impossible car l’arbitraire règne à tous les niveaux. Les institutions officielles de l’Etat Rwandais sont noyautéescontrôlées etparalysées par ce petit noyau de chefs militaires et politiques du FPR qui jouit d’un « pouvoir occulte ». Une sorte de « gouvernement parallèle » qui gère le pays par la terreur, le mensonge et la corruptionCe gouvernement invisible orchestre les meurtres, les enlèvements, les disparitions forcées, le racket, le chantage, les spoliations des biens mobiliers et immobiliers appartenant à des propriétaires de biens. Quand ses derniers refusent de céder leurs biens, ils sont assassinés, emprisonnés, pillés, persécutés et/ou contraints de s’exiler. Les pillages des ressources naturelles à l’intérieur et à l’extérieur du pays (en RDC) constituent une autre source d’enrichissement pour cette mafia insatiable et dont la soif de richesse est légendaire.

Les rescapés tutsis sont tués comme des opposants au régime :

 Tous les prétextes sont bons pour la junte militaire du général Paul KAGAME pour se débarrasser des ses opposants réels ou supposés. Toutes les ethnies confondues sont attaquées. Depuis 1996, les rescapés Tutsis nous ont appelés au secours. Notre Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR)* a lancé plusieurs cris d’alarme pour demander la mise en place d’une Commission internationale indépendante pour enquêter sérieusement sur l’assassinat des rescapés Tutsis depuis 1996. Cette commission devrait découvrir non seulement les assassins mais aussi le ou les commanditaires ainsi que les bénéficiaires de la mort des rescapés Tutsis sacrifiés chaque fois qu’il y a une crise politique majeure au Rwanda.

 Il y a 16 ans, le CLIIR a déjà publié deux communiqués pour dénoncer et condamner l’assassinat des rescapés tutsis. Il est inutile de s’attaquer à Diane dont la lettre est justifiée.

 IBUKA et CNLG sont des outils du régime totalitaire. Elles ont un job de défendre le régime totalitaire. Elles n’ont jamais défendu les rescapés face au régime tyrannique. C’est pourquoi elles ont été contraintes de s’attaquer à Mlle Diane RWIGARA sur ordre de Kagame. Mais IBUKA ne se préoccupe jamais de défendre des rescapés tutsis que le régime Kagame qualifie d’opposants. Ces rescapés Tutsis, qui tentent de refuser toute forme d’HUMILIATION, sont décidés de marcher la tête haute dans leur pays. Ils refusent de  vivre dans la terreur quotidienne et dans la servitude imposées à tous les rwandais.

Mlle Diane tient à vivre LIBRE et DIGNE depuis l’assassinat de son père le 04 février 2015. Elle a enterré sa peur. Dans sa lettre du 15/07/2019, elle demande au Président Kagame d’exiger que les assassins du Rwanda « remettent leurs épées au fourreau ». Le CLIIR estime que la violence a vaincu le régime totalitaire de Kagame. Les fondations de ce régime sont gravement rongées par le meurtre, l’impunité, l’injustice, le pillage, la corruption, la cupidité et la stupidité. Il ne lui reste qu’à s’écrouler au moindre coup de vent de la révolution.

Or la cupidité et la stupidité engendrent la cruauté qui frappe tous les rescapés du Rwanda.

Nous encourageons chaque rwandais à être « le gardien de son compatriote » en toutes circonstances. Nous saluons le courage de Mlle Diane RWIGARA et demandons à IBUKA et au CNLG de reconnaître son intrépidité qui lui permet de ne pas trembler devant la tyrannie.

Dans l’histoire du peuple Rwandais, Mlle Diane Shima RWIGARA restera une citoyenne exceptionnelle. Pour elle, les valeurs de fierté et de courage sont universelles.

Le meurtre des rescapés du Rwanda permet au régime de Kagame de vider le pays de ses forces vives. Opposer IBUKA et la CNLG à Mlle Diane RWIGARA, c’est introduire la guerre et la discorde entre les rescapés tutsis, telle est la stratégie du président Kagame.

La guerre entre les rescapés doit cesser immédiatement. C’est l’union de tous les rescapés qui fera leur force. Mlle Diane et le peuple rwandais sont en résistance pacifique, selon le slogan populaire « Exister, c’estrésister». La peur paralyse le cerveau et l’intelligence humaine (selon notre slogan « ubwoba butoba ubwenge »)

Fait à Bruxelles le 21 juillet 2019.

Pour le Centre, MATATA Joseph, Coordinateur (gsm 0476701569)

Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR) Rue de la Colonne, n°54/4 1080 BRUXELLES Tél/Fax : +32.81.601.113 GSM : +32.487.616.651 (Base) & +32.476.701.569 (Proximus)

Rwanda : le génocide des tutsi, révisionnisme des tutsi !

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« Le fait d’avoir arrêté le génocide ne vous donne pas le droit de terroriser et de tuer ceux qui en ont été rescapés. C’est insensé de tout le temps célébrer les morts, tout en tuant les vivants… »  Ainsi parlait, hier encore, Diane Rwigara, jeune fille universitaire tutsie.

« Vous avez déclenché intentionnellement le génocide tutsi en descendant l’avion du Président hutu. Puis vous avez massacré des innocents hutu qui nous avaient cachés, avant de vous en prendre aujourd’hui à nous… » Ainsi parlait, l’année dernière, Callixte Nsabimana, jeune homme universitaire tutsi. Plus encore que les quelques balles tirées aux abords de Nyungwe et (bêtement) revendiquées par ses soins depuis une chambre close des bas-fonds de Moroni, voilà d’ailleurs la phrase qui avait poussé Kigali à mettre sur sa tête 12 millions de dollars, mort ou vif ! Car l’enjeu est de taille…

Seulement voilà, à ce rythme, les caisses risquent de se vider bientôt puisque, comme on le voit aujourd’hui et comme on l’a vu hier et avant-hier, le pauvre « Sankara » n’est pas le seul tutsi à vibrer sur cette longueur d’onde. Y a même comme une hémorragie, et tout porte à croire que le phénomène ira crescendo ! Des tutsi de tous horizons sont fermement engagés dans ce « révisionnisme » d’un genre inédit, et pas des moindres : intellectuels de haut vol, médecins, journalistes ayant pignon su rue, professeurs d’universités, anciens haut- gradés, grands hommes d’affaires, religieux,…

Tous « questionnent » ce génocide, chacun à sa manière: y a ceux qui en attribuent le déclenchement, conscient et cynique, à Paul Kagame et son mouvement politique et armé, ceux qui dénoncent sa concomitance avec un autre, celui des hutu, entamé bien avant et perpétré par l’armée tutsie, d’autres qui dénoncent la gestion m’enfoutiste de l’après génocide, etc. Ce phénomène est tellement extraordinaire qu’il appelle cette question inévitable : comment diable en sommes-nous arrivés là?!

Au commencement était une erreur fatale de calcul politique, quand des stratèges mal inspirés ont décidé l’instrumentalisation outrancière de ce drame humain, jusqu’à faire du génocide le mythe fondateur du nouveau régime. Comme il fallait s’y attendre, cette machine implacable à « broyer du hutu » allait se révéler, à terme, le véritable tendon d’Achille sur lequel toute personne en rupture avec le FPR- hutu, tutsi ou même étranger- se doit tout naturellement de cibler!

L’autre énormité qu’on peut relever, parmi tant d’autres, c’est d’avoir fait preuve d’une méconnaissance inouïe de la société rwandaise d’après 1959. Dans ce Rwanda en effet, qui est tout sauf un ramassis de tribus, et « hutsisé » à outrance (biologiquement et sociologiquement), comment imaginer que tu peux globaliser les Hutu sans faire souffrir les Tutsi ?! Comment « se venger » sur un « juste » hutu et rêver faire le bonheur de ses protégés tutsis qu’il vient de sauver au risque de sa propre vie et celle de sa famille ? Comment tuer ou faire souffrir gratuitement un homme hutu innocent, et penser rassurer ainsi sa femme tutsie et sa famille ?! Comment parquer deux millions de hutu dans des prisons-mourroirs, et espérer que leurs « partenaires » tutsis de tous bords se tueront à la tâche, le cœur léger, pour leur apporter tous les jours à manger?!

La liste serait longue de ces « conneries » fatales qui nous conduisent là où nous en sommes, et qui nous rappellent étrangement les Interahamwe qui, dans leur délire génocidaire, avaient fini par massacrer plus de Hutu et de Hutsi, que de Tutsi! Et maintenant alors? Maintenant, avec certainement beaucoup d’autres, je m’interroge: qu’en serait-il advenu si, après guerre, des personnalités juives de premier plan avaient défié l’Agence Juive Mondiale sur la question fondamentale de la gestion de la mémoire de la Shoah? Ou si Aznavour, Manoukian et bien d’autres, avaient « questionné » le génocide arménien?!

Avant de me rendre compte que la réponse, effrayante, se trouve dans la question: l’extinction probable, à moyen ou long terme, de la mémoire ! Ne voit-on pas, d’ailleurs, déjà venir? Dans des pays où les Tutsi sont libres, c’est à dire à l’étranger, les commémorations ont commencé à tourner au pathétique. Ainsi par exemple en avril dernier, j’assistais d’une terrasse de café à un de ces rassemblements, auxquels bien évidemment même les Hutsi sont regardés de travers (encore une connerie)! La foule était tellement éparse que le pauvre reporter photographe de Igihe.com en était réduit à se contorsionner, tel un gymnaste de haut niveau, pour essayer des angles de vues improbables de nature à produire des clichés donnant l’illusion du nombre! Ça promet d’ailleurs encore du sport l’année prochaine puisque, après ce « cirque », l’un des participants me rejoignit, pour me confier: on ne m’y reprendra plus, c’est ma dernière fois ! Avant d’ajouter : et je suis loin d’être le seul…

 

Sylvestre NSENGIYUMVA

Belgique : Quand KAGAME exporte sa criminalité de Kigali à Bruxelles !

COMUNIQUE  142-2019
FB_IMG_1560935264932Le régime totalitaire du Rwanda consolide ses réseaux terroristes en Belgique et la police enquête en profondeur

 

Le Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda dénonce et condamne plusieurs attaques terroristes contre les opposants politiques qui manifestaient pacifiquement à Tour et Taxis contre le séjour du dictateur Paul KAGAME, président du Rwanda, qui se trouve actuellement en Belgique. C’était pendant la manifestation de ce mardi le 18 juin 2019.

Les courtisans du président Kagame ont tenu leur manifestation autorisée pour le soutenir ce mardi matin 18 juin 2019 à partir de 9h.

Les opposants à Kagame ont tenu leur manifestation autorisée à partir de 14h. Comme c’est devenu une mauvaise habitude, KAGAME qui, depuis l’Uganda dans les années 1980, n’a jamais cessé de terroriser ses opposants par les meurtres, les agressions physiques, les emprisonnements arbitraires et autres harcèlements moraux, a commandité des attaques terroristes contre ses opposants sur le lieu même de la Manifestation. L’objectif c’est d’imposer ses méthodes terroristes en Europe en croyant décourager ses opposants. Pourtant la terreur ne fait que renforcer leur détermination.

Voici le déroulement de ces attaques et les dégâts constatés ce 18/06/2019 :

1) Un manifestant a été pris en chasse par deux agresseurs qui sont sortis d’une voiture. Il a couru pour leur échapper et a changé de trottoir à la recherche des ouvriers qui déchargeaient un camion non loin de là. Lorsque les agresseurs l’ont vu demander secours à ces ouvriers, ils se sont sauvés pour aller changer de voiture et revenir guetter son retour. Le manifestant les a remarqué et est revenu sur ses pas chercher les policiers qui n’ont pas pu les retrouver. Ce manifestant constituait une cible facile, puisqu’il venait de laisser sa voiture électrique en charge à la station Service TOTAL situé à 500 mètres environ de l’entrée principale du Site Tour et Taxis où se déroulait la manifestation des opposants au président Kagame.

2) Les agresseurs sont revenus à pieds en empruntant le trottoir boisé et ont cassé deux taxis voitures appartenant à deux manifestants qui ont porté plainte à la police après notre manifestation. Une des deux voitures a eu son pare-brise cassé, tandis que l’autre sa lunette arrière et la vitre latérale à l’arrière côté droit ont été casséés. Rien n’a été volé dans les deux voitures.

Le modus opérandi reste le même : Quelques individus ont été engagés pour attaquer et blesser des manifestants isolés, avant de prendre la fuite à bord des voitures qu’ils changent comme des chemises. En général, ces agresseurs se terrent dans des voitures et tentent de surprendre un ou deux manifestants isolés. En outre, certains courtisans du président Kagame sont impliqués à divers niveaux dans ces activités terroristes au Rwanda et ailleurs dans le monde. Ce sont eux qui identifient les cibles et engagent ces agresseurs.

Ce sont ces complices qui feront l’objet des enquêtes approfondies par les services de sécurité et la cellule antiterroriste belges. Parce que sans les commanditaires résidant en Belgique, il n’y aurait pas d’attaques terroristes contre des opposants politiques d’origine rwandaise. Nous avons fourni à la police un maximum de renseignements sur ces réseaux terroristes et les présumés complices. Nous avons exigé que ce dossier soit traité de la même façon que celui des casseurs de magasins du quartier Matonge à Bruxelles il y a quelques années.

Les opposants sont victimes du régime totalitaire de Paul Kagame :

Voici la description de ce genre de régime telle qu’elle a été définie par des spécialistes et publiée dans le livre du moine bouddhiste d’origine française, Mathieu RICARD intitulé « Plaidoyer pour l’Altruisme : La force de la bienveillance » pages 470 à 471 et publié aux Editions des Noyelles.

Les régimes totalitaires méprisent la raison et n’accordent aucune valeur à la vie humaine. Ils ne font aucun effort pour évaluer les conséquences de leur idéologie et de leurs activités. Ils méprisent également la liberté intellectuelle, l’essor des connaissances et le respect de la justice. Goering proclamait en mars 1933 : « Ici, je n’ai pas besoin de me préoccuper de justice ; mon unique mission est de détruire et d’exterminer, rien d’autre ».

Le mépris des dirigeants pour les individus au service d’un idéal aveugle conduit également à n’accorder aucune valeur à l’autre, et par extension à la vie humaine. Mao Tsé-toung n’hésitait pas à dire que la vie de ses citoyens ne comptait guère pour arriver à ses fins : « Si l’on additionne tous les propriétaires fonciers, les paysans riches, les contre-révolutionnaires, les mauvais éléments et les réactionnaires, leur nombre devrait atteindre 30 millions… Dans notre population de 600 millions de personnes, ces 30 millions ne sont qu’une (seule portion) sur vingt. Qu’y a-t-il à craindre ?… Nous avons tellement de monde. Nous pouvons nous permettre d’en perdre quelques-uns. Quelle différence cela fait-il » Il ajoutait : « Les morts ont des avantages. Ils fertilisent le sol ». Mao, directement ou indirectement, causa la mort de 50 millions de personnes.

Ceux qui sont au service des dictateurs et en exécutent les ordres sont souvent frappés du même aveuglement et du même mépris de la vie humaine. Comme l’explique Todorov, tous les régimes extrémistes se servent du principe : « Qui n’est pas pour moi est contre moi », mais seuls les régimes totalitaires ajoutent : « Et qui est contre moi doit périr ». Ce qui caractérise plus spécifiquement le totalitarisme est que cet ennemi se trouve à l’intérieur même du pays, et que l’on étend le principe de guerre aux relations entre groupes de compatriotes.

Les systèmes totalitaires renoncent à l’universalité et divisent l’humanité en êtres supérieurs (leurs partisans) et en êtres inférieurs (leurs opposants qui doivent être punis, voire éliminés). C’est le régime qui détient la mesure du bien et du mal et décide de la direction dans laquelle la société doit évoluer.

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L’Etat doit contrôler l’intégralité de la vie sociale d’un individu : son travail, son lieu d’habitation, ses biens, l’éducation de ses enfants, et même sa vie familiale et amoureuse. Cette totale mainmise lui permet d’obtenir la soumission de ses sujets : il n’y a plus de lieu où ils pourraient s’abriter et lui échapper.

Recommandations :

Nous demandons au Ministre de l’Intérieur du Royaume de Belgique, qui a la police dans ses attributions, de tout faire pour démanteler tous les réseaux terroristes que le président KAGAME tente d’implanter en Belgique et où se trouvent bon nombre de ses opposants. Pour ce faire, la police belge devra collaborer avec la police britannique qui a déjà démantelé quelques réseaux terroristes rwandais en Angleterre.

Nous demandons aux autorités rwandaises d’arrêter ce genre d’agressions terroristes et de comprendre qu’en Europe les populations sont civilisées et ne peuvent tolérer le terrorisme du président Kagame sur le territoire européen. Ces autorités savent très bien que la terreur ne fonctionne plus ni au Rwanda, ni ailleurs dans le monde. Il n’existe pas de bons terroristes.

Nous demandons aux courtisans du président Kagame de faire attention et de ne pas tomber dans le piège du tyran de Kigali. Ils connaissent très bien que Kagame finit toujours par éliminer ses courtisans tôt ou tard. Les courtisans qui lui survivront et qui auront été identifiés comme agresseurs ou comme complices de ces agresseurs risquent non seulement la prison ici en Europe mais aussi l’expulsion vers la terre de la brutalité rwandaise à Kigali.

Nous demandons aux opposants politiques de ne pas succomber à la peur et de poursuivre leur combat pour libérer le Rwanda de la tyrannie.

Nous saluons la publication ce matin du 18 juin 2019 de l’article de Jambonews intitulé : « Les activités obscures de l’Ambassade du Rwanda à Bruxelles ». C’était très tôt le matin avant ces attaques terroristes qui ont été perpétrées dans l’après midi.

Fait à Bruxelles, le 18 juin 2019

Pour le CLIIR, MATATA Joseph, Coordinateur.

CLIIR* : Le Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda est une association de défense des droits humains basée en Belgique, créée le 18 août 1995. Ses membres sont des militants des droits humains de longue date. Certains ont été actifs au sein d’associations rwandaises de défense des droits humains et ont participé à l’enquête CLADHO/Kanyarwanda sur le génocide de 1994. Lorsqu’ils ont commencé à enquêter sur les crimes du régime rwandais actuel, ils ont subi des menaces et ont été contraints de s’exiler à l’étranger où ils poursuivent leur engagement en faveur des droits humains.

Major NSABIMANA Callixte SANKARA ni umwere, narekurwe yitahire mu rugo.

NSABIMANA CALLIXTE UZWI NKA MAJOR SANKARA NI UMWERE, KAGAME NAMUREKURE BWANGU YITAHIRE MU RUGO !

Mbere na mbere Imana ihabwe icyubahiro kuba twongeye kubona umuvandimwe Nsabimana Callixte agihumeka !

Leta y’u Rwanda niyiha ibyo gucira  imanza Callixte NSABIMANA uzwi nka Major SANKARA no kumuhamya ibyaha ATAKOZE  izaba yihaye amenyo y’abasetsi , byogeye izaba igaragaje bidasubirwaho ko inzego z’ubutabera bw’u Rwanda ari nta gaciro na busa ziranganwa.

Dushingiye ku ihame ry’ubuhanga bwubakiyeho amategeko ahana igira iti « Nullum Crimen, nulla poena, sine lege », (Nta cyaha cyabaho, nta gihano cyatangwa bidateganyijwe n’itegeko)  turasanga hari impamvu  nibura enye(4)  zituma uzwi nka Major Sankara agomba kurekurwa byihuse agasubizwa mu buzima busanzwe, kuko icyakwitwa icyaha nyakuri yagakurikiranyweho, nta tegeko rigiteganya.

  1. Ubusanzwe, ubucamanza bushinja umuntu icyaha hashingiwe ku bimenyetso simusiga byerekana ko icyo cyaha « giteganyijwe mu itegeko » kandi ko cyakozwe koko. Nta we ushinjwa icyaha bitewe gusa n’uko yigambye kuba yaragikoze ! Ubugenzacyaha bufite inshingano yo gukora anketi bugakusanya ibyo bimenyetso bishinja cyangwa bishinjura umwenegihugu kabone n’iyo we yaba yigamba kuba yarabikoze.
  2. Muri aya mezi ashize, Leta y’u Rwanda ntiyahwemye kuvuga ko umutekano w’igihugu uhagaze neza, ko abemeza ko bariho barwanira n’ingabo z’igihugu mu ishyamba rya Nyungwe ari ukwigamba ibidafite ishingiro. Ba Ministri Nduhungirehe Olivier na Sezibera Richard birirwa batembereza Abadipolomate babereka ibyiza bitatse Nyungwe  bakomeje kubihamya !

3. Kuba mu minsi ishize harabaye ibikorwa by’urugomo muri Nyungwe, si ikintu gishya. Twese turibuka ukuntu no mu mwaka wa 2015 Padiri Evariste NAMBAJE yiciwe muri Nyungwe izuba riva, bikaba byarakozwe n’abagizibanabi bataramenyekana !  Byongeye, nta gihe ibikorwa by’urugomo bitavuzwe muri Nyungwe haba ku butegetsi bwa FPR ndetse haba no mu gihe cy’ubutegetsi bwa Nyakwigendera Yuvenali Habyarimana. Abajura , abahigi  n’abahinzi b’urumogi  ntibahwemye kwitwikira ishyamba rya Nyungwe bagahungabanye umutekano.

4. Koko rero twese twiyumviye ibiganiro by’uzwi ku kazina ka Majoro Sankara atangaza ko asigaye abarizwa muri Nyungwe , ko rwose arimo arwana n’ingabo za Leta y’u Rwanda bikomeye. Nyamara twaje kumenya ko mu gihe  NSABIMANA Callixte yavugaga ibyo kuba yibereye muri Nyungwe ahubwo yabarizwaga mu Birwa bya Comores, nk’impunzi isanzwe yishakira umutekano . Ndetse Guverinoma y’ U Rwanda ubwayo, mu ijwi rya Minisitiri w’Ububanyi n’Amahanga, Richard SEZIBERA,  yemeje  ko aho mu Birwa bya Comores ari naho nyine Callixte NSABIMANA  yafatiwe ! None se ni uwuhe mucamanza ugiye kugerekwaho umusaraba wo kutwigisha « Géographie » nshya akatwemeza ko  Ibirwa bya  Comores aribyo byaje guhinduka ishyamba Nyungwe ? Comores se yaba yarimukiye muri Nyungwe cyangwa ni ishyamba rya Nyungwe risigaye ribarizwa muri Comores !

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Umwanzuro

Nsabimana Callixte uzwi nka Major Sankara ni umwana wahungabanyijwe n’ibyamubayeho mu ntambara na jenoside yo mu 1994. Yapfushije umuryango n’incuti, bimugiraho ingaruka zikomeye. Ahubwo ni umwenegihugu ukwiye kwegerwa, agahabwa ubufasha akeneye. Akarengane gakomeye yiboneye n’amaso ye kamuteye ubutwari bwo kumva ko yahara byose akitangira  kukarwanya yivuye inyuma kugira ngo hatazagira abandi benegihugu bahangayika nk’uko we yahangayitse. Igifite agaciro Abanyarwanda bazahora bamushimira ni ukuba yaratinyutse agatunga agatoki Intambara yatejwe na FPR guhera taliki ya 1/10/1990, akerekana ko Paul Kagame afitanye urubanza n’abenegihugu muri rusange, n’abo mu bwoko bw’abatutsi ku buryo bw’umwihariko kuko yabatanzeho ibitambo kugira ngo yifatire ubutegetsi.  Niba icyo ari icyaha gikomeye ntabwo ari Nsabimana Callixte wenyine ukwiye kukiryoza…turi benshi twakwihutira kucyemera bitagoranye!

Naho ubucamanza bw’u Rwanda buritonde, bushyizwe mu ihurizo ridasanzwe….buzashingira kuki bucira Callixte Nsabimana urwiteka ? Icyaha cyo  KWIYEMERA se ngo cyaba giteganywa n’iyihe ngingo y’igitabo cy’amategeko ahana mu Rwanda ? Nullum Crimen, nulla poena, sine lege.

Nta yandi mananiza Paul Kagame akwiye  kurekura bwangu Nsabimana Callixte  kandi akamworoherezwa gusubira mu buzima busanzwe.

Padiri Thomas Nahimana.

Perezida wa Guverinoma y’u Rwanda ikorera mu buhungiro

 

Rwanda : Kagame’s most recent attempt to harm individual liberty.

Kagame Orders Collection Of DNA Samples From All 12 Million Rwandans. This Is The End Of The Already Tightly Squeezed Personal Liberties In Rwanda.

In 2017, Kuwait revoked the world’s first law requiring all citizens and visitors to submit samples of their DNA. Passed in 2015, the law was soundly defeated by the Kuwaiti lawyers. The country’s Constitutional Court ruled that the law violated the constitution’s guarantee of personal liberty. As the European Society of Human Genetics rightly observed:

“If the law had been brought into force, Kuwait would have been the first country in the world to require the compulsory collection of DNA samples from all citizens…“[We] hope that other countries considering going down the same road will take note of this decision.”

Enter General Paul Kagame, who is ready to make Rwanda the first country in the world to require the compulsory collection of DNA samples from all 12 million citizens. Kagame has, in other words, figured out how to make his Rwandan totalitarian state even more totalitarian in order to control all aspects of Rwandan lives. Kagame is following Kuwait’s failed scheme of creating a nationwide DNA database. The purpose of this exercise, according to the Kagame regime, is to crack down on crime. Interestingly, Rwanda is said to be “the second safest place in Africa.

Here is a problem. DNA data reveals a broad range of intimate medical and genetic details. Such data in the hands of a totalitarian dictatorship is catastrophic. Very simply, these large sets of data in Kagame’s hands will be used for repression . The DNA data on all 12 million Rwandans will allow the Kagame regime to identify and profile any individuals or groups in society that Kagame wants to control or harm.

Will Rwandan lawyers follow the example of their Kuwaiti counterparts and defeat Kagame’s DNA scheme? Very unlikely. Nobody opposes Kagame inside Rwanda and stay out of prison, exile, or even escape death.

Rwanda destroys temporary bridges at border

A temporary crossing inside Rwanda. Several similar temporary bridges at the border have been destroyed to stop people crossing to Uganda

Kabale, Uganda

It has now become harder for Rwandan citizens attempting to sneak into Uganda against their government’s advice, to cross the border as several unofficial crossings have been blocked.

Rwandan Security Officers have reportedly destroyed all temporary bridges erected along Katuna, Gatuna and Mukensiyoona in Katuna Town Council to block Rwandan citizens from crossing to Uganda.

The development comes amid increased tension between Uganda and Rwanda.  For the last one week, the Rwandan border at Gatuna in Kabale, and Chanika, in Kisoro has been closed, blocking entry of hundreds of cargo trucks transiting through the busiest crossing point, to Kigali, and several other destinations.

Rwanda government instead advised cargo trucks to turn-back and use Mirama Hill border in Ntungamo district a distance of 100 kilometres away.

Amid the chaos, Rwanda, through its Minister of Foreign Affairs and International Cooperation, Richard Sezibera barred Rwandans from crossing into Uganda and accused Uganda of harbouring dissidents planning to topple the Kagame administration.

Despite the directive, Rwandan nationals neighbouring Ugandan borders continued to silently cross to Uganda especially to Katuna and the neighbouring areas through porous borders. Many of them were coming to Uganda to buy food for their survival, crossing through Gatuna and Mukensiyoona streams.

But Rwandan soldiers and police officers have now destroyed all the temporary bridges that were constructed along the streams.  Our area reporter says that there are police officers deployed at every footpath connecting the two countries, who are often replaced with heavily armed soldiers specifically to block Rwandan nationals from crossing to Uganda.

John Dushinzimana, a national found at Mukensiyoona market after escaping from Byumba in Northern Province, Rwanda to buy food says that all the temporary bridges at the streams separating the two countries have been destroyed and that the security personnel were whipping whoever attempted to cross through the porous borders.

Dushinzimana says that the blockage has left Rwandans stuck without food to eat and that most Rwandans are totally unhappy about the current situation.

Deus Ntahobari, another Rwandan national says that he crossed to Katuna on Tuesday to work for food to feed his family, but on returning back, he found all bridges destroyed. Ntahobari says that he decided to remain in Katuna in fear of being reprimanded for crossing into Uganda.

Jean Claude Afazari, another resident of Byumba in Rwanda says that the situation has forced him to cross back to Rwanda after witnessing from a distance how those who were caught crossing with food from Uganda were whipped. He adds that security officers poured paraffin in some of the food that had been bought by some of the residents.

Solange Mujawimana, a businesswoman dealing in agricultural produce is also stuck on the Ugandan side of the border. She says that although she used to buy foodstuffs from Uganda and sell them in Rwanda, her movement has now been curtailed.

Katuna Town Council Mayor Nelson Nshangabasheija says that tension is still mounting across the region. He adds that business at the border post has completely collapsed.

Speaking before parliament on Thursday, Prime Minister Dr Ruhakana Rugunda explained that Uganda is optimistic that the matter will be soon resolved.

Source : The Independent

Kagame’s Costly Fights In 2018 – 2019

General Paul Kagame loves and lives by fighting. In 2018–2019, he fought with four countries.

First, he fought with the United States over used apparels with the Trump Administration. Rwanda was subsequently suspended from free access to the American market via the African Growth and Opportunity Act (AGOA).

Second, Kagame fought with Burundi, leading the latter to term Kagame’s Rwanda ”an enemy state”.

Third, Kagame fought with South Africa after the latter would not normalize relations, which means that thousands of Rwandans traveling to South Africa must still apply for via outside Rwanda. Instead, South Africa opened an inquest to the death of Patrick Karegeya, the former Rwandan intelligence chief murdered in Johannesburg in 2013.

Fourth, Kagame is now fighting with Uganda for what Rwanda describes as harassment and torture of Rwandans in Uganda. This, after years of kidnappings and killings of Rwandans inside Uganda. Kagame has now closed the Rwanda-Uganda border through which over half of Rwanda’s annual US$3.3 billion international trade passes onto the Kenyan seaport of Mombasa. For Kagame, winning is not a required outcome for engaging in a fight — as long as he gets to fight.