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Le conflit Hema – Lendu . Les dessous des affrontements ethniques à la rwandaise.

LE CONFLIT HEMA-LENDU. LES DESSOUS DES AFFRONTEMENTS ETHNIQUES À LA RWANDAISE
Les Hema et les Lendu sont deux ethnies qui se partagent le territoire de l’Ituri en République Démocratique du Congo (RDC). L’Ituri s’étend sur une superficie de 65.658 km2 et fait frontière avec l’Ouganda et le Sud Soudan. Sa capitale est Bunia.

Le conflit entre les deux ethnies est séculaire mais il a connu son apogée à partir de 1999.

Aujourd’hui, les hostilités se prolongent. Ainsi, pour le 2è semestre 2019, on peut noter : 161 corps sans vie dans la région d’Ituri (Radio Okapi du 16/06/2019 ); 300.000 personnes ont fui les violences en Ituri depuis début juin (AFP du 18/06/2019 ; en Ituri, 28 civils tués en deux jours (Le Figaro du 19/9/2019),… Aucun doute qu’en ce début 2020, les deux groupes ethniques ont commencé l’année en se regardant en chiens de faïence.

Conflit identitaire

Il existe une abondante littérature sur les causes du conflit Hema-Lendu mais un livre fait la différence. C’est celui de Nicaise Kibel’bel Oka, journaliste congolais d’investigation et natif de Beni. Il ne s’est pas contenté de théories déjà arrêtées pendant des années. Il les a confrontées à la réalité du terrain qu’il a sillonné à de nombreuses occasions pour comprendre les dessous de cette violence.

Les Hema sont connus sous diverses appellations, selon leur localisation :  Bahema, Bahima, Bahuma, Hima, Urohima, Vahima, …. Ils sont à cheval sur la RDC et l’Ouganda. Selon Edmond Thiry des Pères Blancs d’Afrique « le nom des Hema, dans l’Ituri est une variante de Hima qui désigne un ensemble très vaste mais très ramifié dans les diverses régions interlacustres, comprenant surtout, autrefois, des pasteurs de bovins ».

Selon la littérature anthropologique les Hema sont d’origine nilo-hamite et sont des éleveurs, en quête de terre pour le pâturage. Quant aux Lendu, ils sont d’origine soudanaise. Walendu signifie « homme du village ». Les Hema sont considérés comme des seigneurs tandis que les Lendu sont considérés comme inférieurs. De là à établir une comparaison entre les Tutsi et les Hutu du Rwanda il n’y a qu’un pas. A ce sujet, le professeur belge David Van Reybrouck, auteur de “Congo, une histoire”, écrit :  le conflit communautaire de 2003 “ressemblait à une version miniature du génocide de 1994 (au Rwanda). Les Hema, avec leurs vaches, se sentaient proches des Tutsi: une minorité ethnique qui formait la couche supérieure de la société. Les Lendu étaient des cultivateurs qui se comparaient eux-mêmes aux Hutu: nombreux, mais en bas de l‘échelle”.

Il est cependant important de signaler que contrairement au Rwanda, Hema et Lendu sont des véritables ethnies : chaque groupe a son territoire, sa langue, ses coutumes, …

Conflits fonciers, origine des violences

L’hospitalité des Lendu et la cohabitation pacifique entre les deux peuples ont produit un sous-groupe hybride appelé « Gegere » ou Hema du nord. Ces derniers pouvaient alors se prévaloir des Hema comme des Lendu. Des Lendu, ils héritent de leur langue, le kilendu. Entreprenants, les Gegere se révéleront à la fois agriculteurs et éleveurs.

Dans les années 60, les tensions interethniques Lendu-Hema sont provoquées par l’expansionnisme d’un chef  Gegere qui tente d’annexer certaines localités lendu. Il va s’investir dans une modification unilatérale des cartes administratives des collectivités afin de concrétiser son projet d’annexion. Devant le refus catégorique de la population lendu, il recourra aux forces de police et à l’armée pour violenter les Lendu.

Au fil des ans, l’attitude de certains intellectuels hema a participé largement à nuire aux relations entre les deux peuples et a contribué à enflammer l’Ituri en préservant à tout prix les acquis frauduleux d’un complexe de supériorité injustifié sur les Lendu. Ainsi dans sa thèse de doctorat en histoire, le professeur Lobho-Lwa-Djugu Djugu a traité les Lendu de « peuple d’une insuffisance congénitale, incapable d’intelligence, du sens politique … raisons de leur assujettissement aux Hema » (cité par Kibel bel Oka, p.29).

La contestation des limites des terres entre le secteur Bahema et  Walendu constitua un des éléments essentiels du conflit foncier. Il fut alimenté par  un autre élément, et non des moindres : la promulgation, en 1971, d’une loi faisant de la terre la propriété exclusive de l’Etat qui la concède à volonté à des individus.

En 1977, le ministre de l’Agriculture DZ’BO Kalagi, un Hema, assure la distribution des concessions abandonnées, à ses frères se considérant désormais comme les nouveaux colons. Il s’en suivra l’acquisition frauduleuses des certificats d’enregistrement des terres au détriment des agriculteurs Lendu. Tout cela fut facilité par le chaos engendré, à partir de 1982, par la guerre menée par Yoweri Museveni qui, dans ses recrutements, joua sur la corde ethnique de part et d’autre de la frontière. La guerre terminée, les jeunes Hema avaient acquis l’art militaire et des armes de guerre proliféraient dans la région. Quant vint l’offensive de l’AFDL, ils répondirent en masse aux appels d’enrôlements militaires.

Durant cette période trouble, les procédures d’acquisition frauduleuse des certificats d’enregistrement sur les terres rurales s’accélèrent pour tirer avantage d’une clause de la loi ci-haut citée qui fixait leur d’inattaquabilité après un délai de deux ans. Cette loi foncière favorisa une soustraction frauduleuse des terres aux paysans Lendu qui, après deux ans, ne pouvaient plus rien réclamer juridiquement.

En 1998, les nouveaux propriétaires fonciers commencèrent les opérations de déguerpissement des populations rurales dont les terrains avaient souvent été acquis à leur insu. Ils firent appel au Parquet et/ou aux postes de police pour entrer en possession de ces terres malhonnêtement acquises.

Durant la guerre de l’AFDL, l’Ouganda occupa la province de l’Ituri. Son représentant militaire, le général Kazini, créa, par décret, la province d’Ituri. Il nomma Adèle Lotsove Mugisa gouverneure de la province. Proche du RCD/Goma et donc des Hema, Lotsove Mugisa accéda à la demande des concessionnaires Hema de chasser les Lendu et de récupérer leurs terres. Ces derniers résistèrent. Mais avec une dame qui leur vouait une haine féroce, la conquête de terres lendu s’accentua.

Les populations lendu voient venir des concessionnaires Hema revendiquant des terrains frauduleusement acquis à travers des certificats d’enregistrement entachés de vices de procédure qu’ils portent et qu’ils brandissent. Ces colons d’un autre âge bénéficient du soutien des éléments de l’armée ougandaise présente dans la région. D’autre part, le Parquet de Bunia se montra très partial et complaisant en privilégiant la voie de la corruption. Il monnaya tout et prit faits et causes pour les concessionnaires Hema contre les Lendu qui sont matraqués sans merci. Le 28 mai 1999, la situation explosa. Les paysans lendu repoussèrent brutalement les éléments de la police nationale envoyés pour arrêter quelques notables. S’en suivirent coups et blessures et l’incendie des maisons. Les concessionnaires Hema firent appel aux éléments de l’armée ougandaise. Ces derniers arrêtèrent, torturèrent les notables et incendièrent les cases des paysans lendu. La guerre éclata avec d’un côté les Lendu et de l’autre, les Hema et l’UPDF (armée ougandaise). Celle-ci resta la seule force d’occupation à Bunia, après avoir désarmé tous les militaires congolais.

Les sujets Hema, plus nantis et bénéficiant des services des militaires ougandais, provoquèrent régulièrement les Lendu. Le Parquet de Grande Instance va prendre faits et causes pour les hommes d’affaires Hema et va procéder à la vague d’arrestations des Lendu qui furent jetés dans la prison de Bunia.

Dans cette partialité, les Lendu furent ostracisés. Les Hema se sentirent de plus en plus protégés par les militaires ougandais et la milice privée qui se constitua autour des concessions des hommes fortunés Hema. A cause de la violence et de l’insécurité, des milliers de gens, toutes ethnies confondues, fuirent leurs habitations. Dans les moments d’accalmie, les Hema vont regagner seuls les villages et se mirent à empêcher tout prix le retour des Lendu. Ces derniers décidèrent finalement de se retrancher dans la forêt pour s’organiser et préparer la revanche. Les Lendu enseignèrent à leurs descendances que leur ethnie est marquée par son attachement à la terre. Et lorsqu’il faut défendre ce plus grand bien que Dieu leur a laissé à travers les ancêtres, les Lendu n’hésitent pas un seul instant à sacrifier leur vie. D’où cette détermination à braver la mort en ne reculant pas un seul instant devant la puissance de feu de l’armée ougandaise.

Refusant de perdre leurs privilèges, les Hema ont réuni toutes les pièces productrices de tueurs et les Lendu, pour se défendre et se faire justice, répliquent dans des contre offensives suicidaires. Car, le héros n’a pas peur. D’après le témoignage du journaliste Kibel’bel Oka, « lorsqu’on parle avec les Lendu, on le sent, ils ont tendance à se reconnaître dans cette appartenance la plus attaquée, la plus meurtrie. Pendant longtemps, ils l’ont vécue dans leur être, l’ont dissimulée la renvoyant au tréfonds d’eux-mêmes attendant le temps de la revanche. Et cette revanche passe par les affrontements qui sont une expression de se mesurer à l’adversaire pour prouver que l’esclave aussi a des droits et peut les revendiquer par les moyens qu’il se choisit, mieux, que le maître lui offre en l’occurrence les armes ».

Dans ce conflit, le clergé, en majorité Hema, prit la défense de leur ethnie. Mgr Banga Bane dans une note du 10 juillet 2003 qualifia les Lendu de bandes « généralement drogués », qui incendient des villages Hema, que les Hema ont affaire aux « combattants-massacreurs Lendu ». Malgré leur position confortable, les Hema se firent passer pour des victimes et crièrent au génocide programmé contre leur ethnie.

Les têtes brûlées de deux ethnies s’activent, se lancent dans des provocations, quotidiennement. Les offensives et contre-offensives sont menées avec violence pour venger ceux qui sont morts par la faute de l’autre d’en face, le mauvais voisin. Après chaque repli, on comptabilise les succès et les défaites. Les deux ethnies vivent dans un cycle de violence infernale où il n’y a jamais de vainqueur définitif et à chaque affrontement, la victoire change de camp.

Les Hema ont une milice redoutable, l’Union des Patriotes congolais (UPC) présidé par Thomas Lubanga. En 2003, l’Ouganda et le Rwanda vivaient à couteaux tirés et Thomas Lubanga se passa de l’armée ougandaise pour convoler aux douces noces avec l’armée du FPR par l’entremise du RCD/Goma qui dépêcha Bosco Ntaganda comme chef des opérations dans la région. Il se rendit compte de nombreuses crimes de telle sortes que la CPI vient de le condamner à 30 ans de prison « pour des exactions commises en 2002 et 2003 en Ituri ».

Les Lendu ont également leur milice :la Force de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) de Germain Katanga. Des mandats d’arrêt internationaux firent lancés contre les deux seigneurs de guerre pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité et transférés à la CPI à La Haye pour y être jugés.

Ces arrestations n’ont  pas calmé les esprits car les violences continuent et les morts se comptent par centaines voire par milliers, victimes des identités meurtrières, comme dirait l’écrivain franco-libanais Amin Maalouf.

Gaspard Musabyimana

Source: www.echosdafrique.com

 

 

 

La République Démocratique du Congo: La conscience se réveille.

Analyse des propos du Cardinal Fridolin Ambongo

Par Charles Onana

Depuis 2002, dix-huit ans déjà, je n’ai eu de cesse d’attirer l’attention de mes frères et amis congolais sur le projet de destruction et d’occupation de leur pays dont le régime du Rwanda est la main exécutive mais pas seulement.

Beaucoup ont d’abord douté, d’autres étaient plutôt surpris. Aujourd’hui, nombreux regardent les massacres, les viols, les déplacements de la population et les incursions armées de l’Est de la RDC avec inquiétude et angoisse car la réalité devient de plus en plus évidente. Le projet de partition du Congo prend forme et les Congolais de haut rang osent maintenant parler.

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Cardinal Fridolin AMBONGO

C’est dans cet esprit que le cardinal congolais Fridolin Ambongo a décidé de tirer la sonnette d’alarme, suite à son dernier voyage dans cette région sinistrée où il a vu une « population terrorisée » selon ses propres termes. Le massacre presque quotidien des Congolais est devenu banal et sans intérêt aux yeux de la communauté internationale et des destructeurs du Congo. Seulement, les choses changent. Même au sein de l’armée congolaise, des langues commencent à se délier pour dire que le pays est en danger: « Les FARDC affirment être au courant et suffisamment documentées sur la combine montée par les ennemis de la nation visant à les décourager dans la poursuite et l’exécution de leur mission. Ce qui passe au Grand nord n’est qu’une machination des personnes malveillantes aux ambitions sécessionnistes ».

Voilà les propos du porte-parole des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, le général-major Kasonga Cibangu qui souligne que l’objectif est de « prendre le contrôle politico-administratif de cet espace et ainsi concrétiser la balkanisation » de la RDC.

Si l’armée congolaise en est à s’épancher, c’est que l’heure est grave. Le pays est réellement menacé et la conscience nationale revient. Il était temps. Le chanteur emblématique du pays Koffi Olomide s’est jeté à l’eau, faisant oublier son concert controversé de Kigali en décembre 2016, en dénonçant « ceux qui ont signé un pacte avec les Rwandais » pour vendre la RDC. Le célèbre musicien est désormais en phase avec l’histoire de son pays et c’est courageux de sa part. Le très populaire Martin Fayulu, candidat et vainqueur non reconnu des dernières élections présidentielles, a déclaré lors de son déplacement à Beni qu’on « ne peut pas accepter le plan machiavélique mis en place pour désarticuler et déstabiliser » la RDC ni le fait que « des gens qui ont construit leur villa soient délogés de force par ceux qui veulent exterminer le peuple de Beni ». L’ancien Premier ministre Adolphe Muzito a provoqué, de son côté, un tremblement de terre politico-médiatique en désignant le Rwanda comme pays déstabilisateur de l’Est de la RDC. Indignés par ses propos, certains de ses compatriotes et surtout certains médias occidentaux, très sympathiques et connivent avec Kigali, l’ont traité comme un vulgaire conjuré.

Tout le monde a oublié les multiples rébellions financées et soutenues par le Rwanda en RDC, bien que répertoriées par les experts de l’ONU dans leurs rapports. Personne ne se souvient non plus des propos régulièrement tenus par les dirigeants rwandais à l’encontre des Congolais ni même des déclarations d’un ancien président rwandais venu des rangs de l’actuel régime de Kigali réclamant une nouvelle conférence de Berlin pour amputer le Congo de sa partie Est. En clair, au vu du vacarme provoqué par la sortie de l’ancien premier ministre Muzito, les Congolais seraient plutôt priés de se taire indéfiniment ou de se laisser écraser, terroriser, violer, insulter, humilier, massacrer et piller sans réagir. La seule attitude digne d’un congolais dans ce contexte serait donc, si l’on en crois certains médias, le silence poli, la soumission éternelle, le compliment ostentatoire à un mariage de Kigali et le câlin public à leur bourreau. Muzito a manifestement péché, aux yeux de certains, par le politiquement incorrect.

A mon avis, il est simplement en rupture de ban avec le consensus mou… Tout de même, ne faudrait-il pas de temps en temps écraser l’orteil de celui qui vous marche régulièrement sur les pieds avec les brodequins et qui vous crache à la figure, juste pour qu’il sache que vous n’êtes pas un tapis roulant ni un essuie-pieds ? Pour moi, cardinal Ambongo, Olomide, Fayulu, Muzito et les FARDC ont permis aux Congolais de relever la tête en cette nouvelle année. Je leur adresse donc mes vœux les meilleurs ainsi qu’aux populations de Beni et de l’ensemble de la RDC. Continuez le combat pour la liberté, la dignité et la fierté de votre pays et de vos populations! Vous réussirez!

 

Dr Charles ONANA

Kagame, un corsaire sans foi ni loi…

Triste Afrique : Paul Kagame est un corsaire sans foi ni loi, le pillage des minerais de la RDC est le garant de son impunité!

«Ce n’est pas les balbutiements ou les murmures timides de quelques autorités congolaises qui impressionneront Kagamé. Ce n’est même pas le discours timoré des dirigeants burundais qui le fera changer d’avis. Kagame est le corsaire moderne sans foi ni loi ! »

C’est le propos pour le moins alarmiste d’un rédacteur en chef d’un grand journal européen que j’ai croisé, récemment au sommet Européen à Bruxelles. Ce spécialiste de l’Afrique est très pessimiste. Plutôt réaliste, non ? Il est convaincu que le pire est  à venir pour le peuple de cette Afrique des Grands Lacsaussi longtemps qu’il attendra une solution extérieure à son malheur.

En décembre 2019, Madame Linda Thomas-Greenfield vice-président de la commission des affaires étrangères aux USA, a déclaré devant les membres de ladite commission, que le régime de Kagamé entrainait militairement des jeunes réfugiés burundais pour ensuite les enrôler de force dans un mouvement rebelle qui sévit à l’Est du CongoUne très grave accusation qui laissa de marbre son auditoire, mais qui restera sans effets !

Son propos a été confirmé par Thomas Perriello, envoyé spécial pour la région des Grands Lacs d’Afrique qui précisa à son tour que ces jeunes burundais reçoivent des  fausses cartes d’identité pour entrer facilement sur le territoire congolaisLes autorités congolaises le savent depuis bien longtemps, mais sont tétanises à l’idée de le dénoncer publiquement !

Enfin le Refugees International, organisation en charge de la protection des réfugiés ne cesse de tirer la sonnette d’alarme, que les camps de réfugiés burundais au Rwanda sont devenus des camps de recrutement militaires, mais  rien n’y fait, silence radio ! Personne ne peut s’imaginer, que ces allégations avérées, qui sont de la catégorie des crimes contre l’humanité, ne soient condamnées par la Communauté internationale !

-Enrôler des jeunes enfants dans une armée

-Armer les réfugiés pour combattre leur pays d’origine en l’occurrence le Burundi

-Créer et financer des mouvements rebelles pour déstabiliser  la RD Congo

D’aucun sait et l’histoire récente l’a montré, que pour de tels actes, la fameuse Communauté internationale n’aurait pas attendu longtemps. Elle aurait déployé toute son armada militaire, diplomatique et médiatique pour chasser l’impie. On pourrait citer les cas de Saddam Hussein, Kadhafi, Béchir, et d’autres moins criminels que notre Kagamé qui ont été punis !

Mais hélas, le cas présent est particulier. Il s’agit de Kagamé, le fils bien aimé des pilleurs occidentaux, pour qui le sang du noir n’a pas d’importance, comme du temps de l’esclavage ! Paul Kagamé est une pièce rapportée par les entreprises occidentales  pour servir leurs intérêts. Il est une personnalité cynique, cupide, égoïste et perfidequi use et abuse de la crédibilité de certains dirigeants congolais plutôt candides.

D’ailleurs Bill Clinton ne s’est pas trompé lorsque, emporté par l’émotion,  dévoila sa pensée profonde  en disant que Kagamé « is our kind of guy“. Eh oui ! Kagamé  offre, sans état d’âme, sur un plateau d’argent les minerais du sang du peuple congolaisce qui lui garantit l’impunité !  Cette situation dramatique dure et perdure, depuis 25 ans et rien ne semble pouvoir l’estomper. Le peuple des Grands lacs (Congolais, Burundais et Rwandaisdevrait arrêter de pleurnicher comme de sales gamins ! Il lui revient de se prendre en charge.

Quémander la grâce de la communauté internationale alors qu’elle est partie prenante de son malheur, relève de l’ignorance voire de la stupidité consciencieuseOù est l’élite africaine ? Comme le disait Martin Luther Kingce qui m’effraie, ce n’est pas l’oppression des méchants ; c’est l’indifférence des bons.

Martins Capelo Césaire/Bruxelles

Source : www.veritasinfo.fr

Retour sur un massacre. L’attaque contre les réfugiés Hutu de Tingi-Tingi

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RETOUR SUR UN MASSACRE. LA DESTRUCTION DE TINGI TINGI

Paul Kagame a récidivé. Entre 1996 et 1998, sous le couvert de l’AFDL de Laurent Désiré Kabila, son armée a massacré des centaines de milliers de réfugiés hutu à travers tout le territoire congolais :  Kibumba (octobre 1996), Mugunga et Osso (novembre 1996), Hombo et Biriko (décembre 1996) dans la province du Nord-Kivu ; Kashusha et Shanje (novembre 1996) dans la province du Sud-Kivu ; Tingi-Tingi et Lubutu (février-mars 1997) dans la province du Maniema, et Boende (avril 1997), …

Au mois de décembre 2019, cette même armée rwandaise, avec la complicité de l’armée congolaise, a attaqué la région de Kalehe au Sud Kivu. Des morts se comptent par milliers car les soldats rwandais au sol, appuyés par des hélicoptères de combat, ont massacré sans répit les pauvres réfugiés sans défense. Près de 2000 rescapés furent capturés et séquestrés dans le camp militaire de Nyamunyunyi où ils mouraient journellement par la faim doublée de mauvais traitements. Le CICR a protesté mais en vain.

Cette énième attaque des réfugiés hutu en RDC nous pousse à revenir sur un autre massacre horrible, celui de Tingi Tingi.

Tingi Tingi reste célèbre dans la mémoire collective des rwandais rescapés de la chasse à l’homme par les rebelles coalisés de Laurent-Désiré Kabila et de Paul Kagame. Dans leur fuite, les réfugiés hutu arrivent au Maniéma et à bout de souffle, ils font un campement à Tingi-Tingi. Le 2 février 1997, ils reçoivent la visite de Madame Emma Bonino, alors Commissaire européen à l’Action Humanitaire. Madame Emma Bonino fut sidérée de voir cette masse de réfugiés aussi émaciés et squelettiques au point qu’elle déclara, en découvrant ces réfugiés, que sa visite à Tingi Tingi constituait une descente aux enfers.

Emma Bonino lança un appel pathétique à la Communauté Internationale l’invitant à venir en aide aux réfugiés rwandais. Ces derniers verront enfin leur traitement s’améliorer peu à peu dans le courant du mois de février 1997. Hélas, pour une courte durée, puisque vers fin février 1997 déjà, toutes les ONG se retirent du camp de Tingi Tingi en alléguant les problèmes d’insécurité ! En réalité, elles avaient eu vent de l’information sur la destruction prochaine des camps et l’insécurité invoquée n’était qu’un alibi.

C’est dans ce contexte tendu qu’interviendra, le 7 février 1997, la visite, au camp Tingi Tingi, de Madame Sadako Ogata, alors Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés. Loin de satisfaire les attentes de la population, cette visite se passa plutôt dans un climat d’écœurement et de découragement général parmi les réfugiés, car Sadako Ogata ne put promettre aux réfugiés ni la survie, ni la sécurité, ni la protection. Pourtant, les « rebelles », qui s’étaient déjà emparés, dans l’après-midi du 13 janvier 1997, du pont stratégique sur la rivière Oso, continuaient inexorablement leur progression vers Amisi, à quelques kilomètres de Tingi Tingi. Comme par hasard, le séjour de cette illustre personnalité du HCR correspondra avec l’attaque des « rebelles » sur le camp des réfugiés rwandais d’Amisi.

À la suite de la destruction du camp d’Amisi, les réfugiés reprendront le chemin du supplice, après avoir enregistré de fortes pertes en vies humaines sur place, principalement parmi les enfants, les femmes et les vieillards trop épuisés pour pouvoir encore marcher. Les rescapés pourront seulement passer quelques jours dans le camp de Tingi Tingi, avant de se voir de nouveau obligés de reprendre l’exode, lorsque, le 1 mars 1997, le camp sera attaqué par les « rebelles ».

L’état de santé fragile des réfugiés sautait aux yeux. Il est donc évident que, de nouveau, beaucoup de réfugiés mourront dans le camp de Tingi Tingi, parce qu’ils seront tout simplement incapables de se déplacer. Les médias internationaux ont fait état de plus de 25.000 réfugiés morts dans cette attaque de Tingi Tingi qui abritait au total environ 260.000 réfugiés.

La destruction des camps de Tingi Tingi fut précédée, comme ailleurs, par une intense campagne médiatique de diabolisation des réfugiés hutu au point de leur prêter des exploits militaires imaginaires contre les rebelles de l’AFDL de Laurent Kabila. En clair, l’intoxication visait à présenter ces camps comme des objectifs militaires et ainsi justifier à priori une offensive sur eux. Toute voix qui a tenté de mettre à découvert cette machination se fera traiter de tous les noms sous prétexte qu’elle « tentait d’amener la communauté internationale à sympathiser avec des criminels ».

Les rescapés de Tingi Tingi seront achevés tout le long du parcours de plus de 250 kilomètres vers Kisangani, notamment à Kasese et à Biaro où les « rebelles » ont encerclé, pendant plus de 4 jours le gros de ces infortunés. Plusieurs ONG sur place, qui n’ont pas été autorisées à voir les réfugiés, parlèrent déjà de la solution finale en accusant les « rebelles » de vouloir exterminer ces réfugiés par la faim. C’est par exemple le cas de Stephen SMITH, dans Libération du 20 mai 1997.

De même, le Secrétaire Général des Nations Unies, Kofi Annan, accusa Laurent Kabila et ses « rebelles » de vouloir en finir avec les réfugiés, en les tuant à petit feu par la faim. De son temps, son prédécesseur Boutros Boutros Ghali avait tenu les mêmes propos pour dénoncer le complot ourdi contre les réfugiés, en empêchant l’arrivée de la « Force Internationale d’Intervention Humanitaire » à l’Est du Zaïre. Il avait dit qu’il s’agissait d’un « génocide par la faim » mais, malheureusement, il n’avait pas été écouté par ceux qui avaient le pouvoir d’arrêter ce génocide.

Finalement, à peine 100.000 personnes atteindront Kisangani et les environs. Même cet effectif, aussi ahurissant qu’il paraisse de part le nombre de manquants, ne fait pas l’unanimité, puisque même le porte-parole du HCR, Paul Stromberg, refusera de donner aux journalistes un quelconque chiffre exact, alors qu’il avait tous les moyens de le savoir. A-t-il eu peur ou honte de le dire ? Seule l’histoire le dira. De 260.000, les réfugiés seront ainsi réduits à 100.000 en quelque temps. RFI, au 25 avril 1997, parlera même de 85.000 personnes. Où sont donc parties les autres, soit environ 160.000 personnes ?

Le témoignage récent (mars 2017) de l’avocat américain Reed Brody qui a fait partie d’une équipe des enquêteurs qui s’est rendue sur place quelques mois plus tard après ce massacre donne de la chair de poule : « Quelque 190.000 réfugiés hutus rwandais ont été massacrés dans les forêts de l’est du Congo-Kinshasa, notamment dans la clairière de Tingi Tingi ». Il signale même qu’il a subi des pressions américaines pour ne pas enquêter sur ce massacre.

Gaspard Musabyimana

Source: http://www.echosdafrique.com

“BAMPORIKI ntasobanukiwe uko Abatutsi basuzugura Abahutu…” Eric UDAHEMUKA

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Bwana Édouard BAMPORIKI yinubira imikorere ya FPR.

ISESENGURAMPAMVU NA POLITIKI: “BAVUGIRIJE BAMPORIKI UMWANA WO MU BATINDI UTARASOBANUKIRWA UKO ABATUTSI BAVUYE UGANDA BATEKEREZA, UKO BAKORA, UKO BASUZUGURA ABAHUTU, UKO BABICA URUSORONGO N’UKO BATEGEKA IGIHUGU”

Niba abatutsi bashaka amahoro azaramba kandi n’ababakomokaho bakazaragwa igihugu kizira intugunda, bagomba kwirinda gukomeza gusuzugura abahutu kandi bakabaha agaciro bakaniyumvisha ko banganya uburenganzira ku gihugu cy’u Rwanda no ku byiza byacyo. Biramutse bitagenze bitya, mbona u Rwanda bene rwo bazarutwika rugashya rugakongoka cyangwa rugasaturwamo kabiri impagarike (Gatuna-Kanyaru) cyangwa intambike(Rusumo-Gisenyi) noneho na ba batutsi bakabura intama n’ibyuma.

Agasuzuguro abatutsi bavuye Uganda basuzugura abahutu mu Rwanda gateye icyo n’iki ku buryo kamaze kuba itetu ariko bibonwa kandi bizwi gusa n’abagera ibwami no mu nkengero zaho, cyangwa abakoma ubumwe n’abatutsi ku buryo umwana wo mu batindi nka Bamporiki adashobora kubyisobanurira.

Ikibazo cy’abahutu bareba hafi

Bahutu bavandimwe banjye, kuki iteka mugotomera ibyo mubonye byose ntimufate akanya nibura gato ngo mutekereze kubyo mubona, ibyo mubwirwa n’ibyo mwumva? Ku munsi w’ejo gusa, abantu barenga 50 banyoherereje igitekerezo Bamporiki yatanze asobanura ko ngo bajya kumurega mu bunyamabanga bwa FPR bakamuhimbira ibyaha bamubeshyera, byasaga n’aho atakambira kagame(Shitani nkuru) mbese amwwereka ko mu by’ukuri ari umwere. Ikibazo: “Ese Bamporiki umurega azi uwo ariwe???”

Abo bantu bose ni uguterura bakampereza gusa nta n’umwe nibura wabitangaho igitekerezo ngo yereke abanyarwanda uko ibintu byakagombye kuba bimeze wenda akoresheje ubumenyi bwe uko bureshya nta wabimugayira ari nacyo njyewe iteka mpora nihatira. Abanyarwanda bagomba gusobanukirwa uko politiki y’igihugu cyabo ihagaze kandi kandi bakirinda gufata politiki nk’igikinisho.

Bivuze ngo abo baterura bakaguhereza ntibazi n’icyo ibyo Bamporiki yavuze bihatse n’ikizabivamo. Reka da! Mbese wagira ngo bahora barekereje kumva akavuzwe kose bagahita bagusunikira ubundi nawe ukipfira urwo wipfira waba ubyumva waba utabyumva. Nguwo umusanzu wabo mu mpinduramatwara mu Rwanda!

Bamporiki umwana wo mu batindi kandi uhubuka cyane!
Mu Kinyarwanda gikuru, kwita umuntu umutindi ntabwo ari ukumutuka. Ijambo umutindi risobanura umuntu ufite imyitwarire iburamo imwe mu migenzo mbonezabupfura. Bamporiki wacukuraga imisarani mu Kimicanga (Kigali) bakanamwambura nyuma akaza kujya gukina mu ikinamico URUNANA ashobora kuba ubu noneho yumva impamvu twahunze u Rwanda kuko igihe bamugiraga Umunyamabanga wa Leta, umwanya unganya agaciro n’umushahara nk’ibigenerwa minisitiri yitereye mu bicu yibwira ko abaye igitangaza mu Rwanda ariko ibyo aherutse kuvuga birerekana ko ahubwo yibambye ku giti. Nimutekereze umuntu utaramara umwaka abaye minisitiri bakaba bamugera amajanja! Ariko kuri njye ibi nsanzwe mbizi si igitangaza.

Ikintu cya mbere cyerekana ko Bamporiki agira ubwenge buke, ahubuka mu kuvuga kandi atazi uko abatutsi bavuye Uganda bategeka ntanasubize amaso inyuma ngo yibuke ni uko yari akwiye kwibaza niba mu myaka 25 FPR imaze ku butegetsi n’indi myaka 4 yamaze ku rugamba irwana ari we wa mbere babeshyeye, ariwe wa mbere ubaye inzirakarengane.

Nangwa nawe baramubeshyeye ariko ntiyafungwa. Nangwa nawe baramubeshyeye ariko ntibamwica cyangwa ngo bamugongeshe igikamyo. Ningwe nawe baramubeshyeye ariko ntiyirukanwa ku kazi kamuhemba kakaba kamutungiye umuryango. Niba nawe baramubeshyeye ariko aracyabasha kuvuga. Nibe nawe baramubeshyeye ariko ntibamurasa arimo atoroka kandi yambaye amapingu!!! Ariko rwose Bamporiki arasetsa, ubu se Colonel tom Byabagamba ufunzwe hamwe na Gen. Frank Rusagara uwamubaza icyo bazira yakivuga? Ubuse abimwa akazi bagatsindiye mu Rwanda bangana iki???

Bamporiki n’abandi bahutu mwese mugomba gusobanukirwa uko abatutsi bakora n’uko batekereza

Ikintu gitangaje Bamporiki atari azi ariko akwiye kumenya nonaha niba asoma iyi nyandiko yanjye ariko ndabizi neza azayisoma natanayisoma izamugeraho, ni uko uwo yibwira ko arega ariwe aregera aka ya mvugo ya Kinyarwanda ngo “aranegurira abazimu mu ndaro”.

Kagame ubwe niwe ucura ibinyoma akabikwiza mu bakozi be akanagena uko buri wese agomba kujya kubeshyera undi kugeza bose abahetuye bivuze ngo na Bamporiki abe yitegura ko nawe bazamusaba kugira abandi bahutu bene wabo abeshyera kugira ngo inyungu za Paul Kagame zikomeze zisugire.

Muti ese bigenda bite? Kagame mu myumvire ye kuko azi neza ko abanyarwanda bamwanga urunuka kandi reka bamwange ni mugihe yabacuze bufuni na buhoro, akora ku buryo abaremamo urwicyekwe ngo badahuriza hamwe bakamuhirika. Agafata nka Mureshyankwano akamutegeka ikinyoma azabeshyera Bamporiki kandi Kagame agakora ku buryo Bamporiki amenya ko Mureshyankwano ariwe wamubeshyeye. Icyo gihe Bamporiki ahita yirinda Mureshyankwano kandi akamwanga urunuka.

Kagame mu mayeri ye aba agira ngo areme ubwoba muri Bamporiki umukozi mushya ngo hato atazafatanya n’abashaka impinduka mu gihugu akiri imihini mishya. Bamporiki rero ayo mayeri n’amacenga bigendana n’amayeri by’abatutsi ntabyo azi ahubwo arahurutura ibigambo imbere y’imbaga ngo baramubeshyeye.

Ubu se shahu Bamporiki, urataka ngo muri FPR ntibakundana ugira ngo mukundane kubera iki? Ese shahu Bamporiki waba uzi FPR icyo aricyo? Reka nyikubwire. FPR utibeshya ko ari icyo gitambaro cy’ibendera ubona cyangwa bya bizu bujuje i Rusororo. Reka da! FPR ni sisteme y’ubwicanyi bukorwa kinyamwuga bugamije kurimbura ku isi UMUHUTU n’igisa nawe ku buryo ubwo nawe muri uwo mwanya baguhaye uri nk’imbagwa itegereje gutwarwa mu ibagiro. Ba uretse gato uzaba ureba.

Bamporiki agomba kumenya ko iyo bibaye ngombwa Kagame abantu bamwe b’inzirakarengane anabafungira ubusa inkiko zikanabakatira mu rwego rwo gukomeza kurema urwicyekwe mu mitima y’abanyarwanda. Njyewe mbona umukoro wa mbere abahutu b’abanyarwanda bafite muri rusange ari ukumenya uko abatutsi batekereza, uko bitwara, uko bategeka n’uburyo bakoresha mu kugera ku ntego zabo.

Ibi umuhutu utabizi ntashobora kuzatinyuka kugira uruhare mu mpinduka ishakwa mu Rwanda aho twifuza ko abanyarwanda bose bagomba kuzabana mu mahoro ntawe usuzugura undi, ntawe unena undi. Abahutu bo mu Rwanda birirwa barira ngo barashaka impinduka, maze kubona ko n’uwakuraho FPR akabaha igihugu batagishobora kubera amadefo(inenge) amwe akiri muri kamere zabo no kudafata umwanya uhagije ngo batekereze ku kintu icyo aricyo cyose babonye hanyuma ngo bagerageze kwiyumvisha icyo gihatse. Niko umuntu yagombye gutekereza ariko byagera muri politiki ho bikaba akarusho.

Nk’ubu hari abahutu baminuje, kandi bakuze mu myaka mbese bagombye kuba bazi icyatsi n’ururo, yewe batanagize uruhare muri genocide Kagame yahinduye igijangisho cyo kwigizayo abo adashaka mbese badafite ubusembwa na buke. Ugasanga bari inyuma ya Kayumba Nyamwasa ngo wababwiye ko azabakuriraho Kagame akabaha amahoro. Noneho ukibaza umuhutu ufite dokitora cyangwa lisansi utazi gutandukanya Kayumba Nyamwamsa na Paul Kagame ubwo uwo muntu yumva afite ubwenge?

Umuntu nk’uko udashobora kwisobanurira isano iri hagati ya Kagame na Kayumva n’uko byagenda kayumba aramutse asimbuye Kagame, ubwo se uwo wambwira ngo umutezemo muyobozi ki mu bihe bizaza? Mugomba gukanguka, mukamenya ubwenge, icyatumye Kayibanda Gregoire atsinda abatutsi akabambura ingomba izuba riva kandi bari bayimaranye imyaka 600 ni uko yari azi ubwenge, akirinda guhubuka, akamenya gufata akanya ke gahagije agasesengura ibyo abona, ibyo abwirwa n’ibyo yumva, akamenya kwiyubaha mu bandi, akamenya kwirinda, akirinda kurya ibyo abonye, agafata akanya ke agasoma ibitabo, umunyapolitiki udasoma ibitabo aba ari umunyapolitiki nyabaki??? Umaze gusoma ibitabo bingahe???

Gregoire Kayibanda yari umuntu nkawe, yari umuntu nkanjye, kandi burya abantu bose baba bifitemo ubushobozi bwo gukora ibintu byinshi bikomeye byahindura isi bikagirira rubanda akamaro isi dutuyeho ikaba nziza kurushaho ariko abenshi ntibabigeraho bitewe no kutamenya kubyaza umusaruro impano bifitemo cyangwa kutamenya gukoresha neza uburyo n’ubushobozi bihari.

Bavandimwe bahutu rero mwibwiraga ko Bamporiki ari mu munyenga ngo kuko yahawe kariya kazi, nimusubize amerwe mu isaho. N’abatutsi bavuye Uganda ubwabo baramarana bakicana nkanswe Bamporiki. Menya ubwenge umenye uko wakwitwara mu bibazo utagombye kuvuza iya bahanda ukemure ibibazo byawe gipfura utagombye kwiha amenyo y’abasetsi.

Niba umubyeyi wawe yarakongoreye ikintu bucece muri mu kirambi kigenzure witonze kandi bwombo wongere ukigenzure bucece nusanga ibyo yavuze ari ukuri, ufate icyemezo cya kigabo kandi nabwo bucece nibwo uzaba ubaye umugabo, nusanga kandi yarakubeshye nta kosa azaba yarakoze kuko GUSAZA NI UGUSAHURWA naho ubundi ibindi byose wakora bibusanije n’uyu mugenzo nyarwanda-mbonezabupfura icyo gihe uba ubaye SAGIHOBE!!!

ERIC UDAHEMUKA
E-mail : udaheric@gmail.com

Le CLIIR lance un alerte aux disparitions forcées orchestrées par le FPR

ob_59e31a_ob-51956c-cliir-logo1COMMUNIQUE  n° 146/2019

Rwanda : ALERTE aux disparitions forcées et aux exécutions extrajudiciaires dans le District de Rusizi

 

Le Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR) dénonce et condamne fermement les centaines de disparitions forcées commises par les militaires et les policiers appuyées par des milices INKERAGUTABARA et INTORE sur tout le territoire rwandais.

Dans notre présent communiqué, nous avons ciblé le cas de quatre personnes enlevées et portées disparues dans le district de RUSIZI au Sud Ouest du Rwanda (frontière avec la RDC et le Burundi). C’est dans la Province de l’Ouest.

Au moment où le Gouvernement rwandais se targue d’atteindre une croissance économique de croisière à deux chiffres, le monde entier ne cesse de déplorer que le Rwanda continue à être le théâtre de disparitions forcées et d’exécutions sommaires et extrajudiciaires de citoyens innocents sur simple délation. Et ceci en violation de l’article 1 et 2 de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées selon lequel :

« 1. Nul ne sera soumis à une disparition forcée. 2. Aucune circonstance exceptionnelle, quelle qu’elle soit, qu’il s’agisse de l’état de guerre ou de menace de guerre, d’instabilité politique intérieure ou de tout autre état d’exception, ne peut être invoquée pour justifier la disparition forcée ».

Les récents cas de disparition forcée, que nous listons ci-dessous, ont été opérés par les forces de sécurité dans le district de Rusizi sous prétexte de lutter contre le terrorisme. Ces kidnappings qui ciblent des citoyens innocents témoignent de la recrudescence des enlèvements et des disparitions forcées au Rwanda.

Le cas de Monsieur Jean Damascène RURONONA

Juge à la retraite, 69 ans, résident du village de Mulindi, cellule de Ruganda, secteur de Kamembe dans le district de Rusizi ; époux de l’ancienne Bourgmestre de la commune de Karengera assassinée par les soldats du FPR en mais 1996 ; RURONONA a été enlevé à son domicile le 28 octobre 2019 vers 15 heures par des agents du Rwanda Investigation Bureau (RIB). Avant de l’amener à la station du RIB de Kamembe, ces agents du RIB ont d’abord procédé à la fouille de sa maison et ont saisi ses téléphones portables ainsi que l’ordinateur de sa fille qui est encore étudiante.

Le lendemain, sa nouvelle femme Joealla MUJAWABERA ainsi que leur fille se sont rendues au bureau du RIB pour s’enquérir du sort de Monsieur RURONONA. Un agent de RIB leur a dit que Jean Damascène RURONONA était toujours en interrogatoire et qu’elles devaient rentrer et revenir le voir le 8 novembre 2019. A leur retour le 8 novembre, des agents du RIB leur ont annoncé que Jean Damascène RURONONA avait été libéré le jour même de son arrestation le 28 octobre 2019.

Le sort de Jean Damascène RURONONA reste inconnu à ce jour et sa famille est toujours est très inquiète. 

« Nous ne savons pas à qui et où demander, si le RIB nous dit que Jean Damascène a été libéré le même jour alors qu’il n’est pas rentré ce jour-là, nous nous demandons où il pourrait être. Jean Damascène est un homme honnête et n’a aucun problème avec l’administration, il avait l’habitude de rester à la maison, il ne travaillait plus car il est en retraite. » a déclaré Joealla MUJAWABERA, sa femme.

Le CLIIR rappelle que la première épouse de Monsieur Ruronona, Madame MUKANDOLI Anne Marie, a été assassinée quelques mois avant la destruction meurtrière des camps de réfugiés rwandais en RDC (ex-Zaïre) par l’Armée Patriotique Rwandaise (APR). En effet, dans la nuit du 10 au 11 mai 1996, le Bourgmestre de la Commune de KARENGERA (Cyangugu), Mme MUKANDOLI Anne Marie, a été abattue de plusieurs balles chez elle par une personne en uniforme militaire. Une semaine plus tard, dans la nuit du 18 au 19 mai 1996, le Bureau communal de Karengera fut attaqué et complètement incendié par des “individus armés non identifiés” qui auraient libéré 71 des 123 détenus du cachot communal.

Le cas de Monsieur Christophe TUYIGIRE

Monsieur Christophe TUYIGIRE est un quinquagénaire, habitant du village de Bisanganiro, cellule de Shagasha, secteur de Gihundwe, district de Rusizi. Il était un homme d’affaire à Rusizi. En date du 06 décembre 2019 aux alentours de 16 heures lorsqu’il se rendait avec son ami au marché d’exposition qui se tenait au centre-ville de Rusizi il a été arrêté par trois hommes qui, après la vérification et la confiscation de sa carte d’identité l’ont forcé à monter dans leur voiture blanche et aux vitres teintées.

« Dès ce jour-là, nous restons très confus quant à l’identité des personnes qui l’ont enlevé. Si ce sont les autorités ou l’ennemi du pays on n’en sait rien. Au cas où il s’agirait des autorités qui le soupçonnent de quelque délit que ce soit, ils auraient dû l’arrêter et le détenir légalement en respectant la loi. Cependant nous ne voyons pas quel motif aurait déclenché son arrestation par les autorités. »  raconte un ami de Christophe TUYIGIRE, témoin oculaire de son enlèvement.

Le cas de Madame Marthe MUKANDORI

 Madame Marthe MUKANDORI, originaire de l’ancienne commune de Gisuma, secteur Bumazi, 39 ans et mère de 5 enfants, habitait dans le village de Makambi, cellule de Karenge, secteur de Rwimbogo dans le district de Rusizi. Elle exerçait le commerce avec son mari Jacques HABIMANA au centre commercial de Makambi dans le secteur de Gashonga en même temps qu’elle siégeait au conseil de cellule de Karenge en qualité de membre. En date du 05 décembre 2019, après avoir passé toute la journée aux activités du conseil de cellule, elle a rejoint son mari au centre commercial pour qu’ils puissent rentrer ensemble à la maison. Sur leur route vers leur résidence, elle a trainé avec sa copine ce qui a poussé son mari à les devancer un peu. Vers 20h30’ elle a été détournée par trois hommes sous prétexte qu’ils voulaient qu’elle revienne au magasin pour leur faciliter quelques achats. Depuis lors, personne ne l’a plu revu.

« Cette nuit-là, l’un de nos voisins que nous avons rencontré sur notre chemin en rentrant nous a dit qu’il l’a vue avec trois hommes qui la convainquaient de revenir au magasin parce qu’ils voulaient faire quelques achats. Je ne sais pas si ce sont ces hommes qui l’ont enlevée. La même nuit, nous avons informé les organes de sécurité ainsi que les autorités locales de la situation. Elles nous ont aidés à la chercher mais en vain. Le matin nous nous sommes rendus à la station du  RIB de Gashonga et celle de Kamembe, mais jusqu’aujourd’hui nous sommes sans nouvelles de ma femme. En plus, on ne connait personne avec qui elle aurait eu des problèmes. Nous attendons toujours ce que nous diront les organes de sécurité mais nous sommes vraiment très inquiets. » témoigne Jacques HABIMANA le mari de Marthe MUKANDORI.

Le cas de Madame Rachel BIYAKISHEMA

Madame Rachel BIYAKISHEMA, 41 ans, mère de trois enfants, était couturière de tenues de mariage et exerçait ce métier au centre-ville de Rusizi. Elle a disparue en date du 07 décembre 2019. Lorsqu’elle s’apprêtait à fermer sa boutique vers 19 heures l’un de ses clients l’appela par téléphone pour lui demander de l’attendre à la boutique pour qu’il puisse récupérer sa tenue. Tous les autres collègues boutiquiers étaient déjà rentrés chez eux lorsque le client arriva. Après avoir payé la somme due et récupéré la tenue, BIYAKISHEMA est partie dans le même véhicule que son client en direction de la gare routière de Rusizi. Biyakishema a été appelée par une autre personne qui s’est fait passer comme sa débitrice et qui lui recommanda de la rejoindre au centre-ville de Rusizi en vue de recevoir son paiement. Pour ce fait, le véhicule s’arrêta à l’endroit connu sous le nom Ku cyapa, BIKAYISHEMA descendit du véhicule et se précipita sous une grande pluie vers la voiture de la débitrice. Après cet incident personne ne l’a plus revue. Nul ne sait s’elle est allée quelque part ou s’elle aurait été enlevée. Jusqu’à ce jour, toute sa famille, ses amis et voisins demeurent dans l’impasse. Après sa disparition, son téléphone passait mais personne ne décrochait. Plus tard il ne passait plus.

 « Nous l’avons cherché partout. Nous avons même déposé une plainte écrite auprès des autorités locales (secteur) et au RIB mais nous restons sans nouvelles. Pour traquer sa dernière interlocutrice au téléphone, nous nous sommes rendus à la société de télécommunication MTN. Celui-ci nous a informés qu’il exige l’autorisation du RIB pour pouvoir donner cette information. Malgré notre demande orale et écrite, l’autorisation ne nous a pas été donnée sous prétexte que l’enregistrement du dossier au sein du RIB serait suffisant.  Nous sommes désespérés et pourtant nous savons bien que ma femme n’avait aucun problème avec qui que ce soit dans ses affaires. Nous exhortons les autorités à clarifier la situation. Elle était une pierre angulaire à notre famille. Les autorités devraient nous aider à la retrouver. Et si ce sont elles qui la détiennent elles devraient nous la montrer ou respecter les procédures de détention en toute transparence au lieu de se comporter comme ses ravisseurs. » déclare Lazard NGABONZIZA, le mari de Rachel BIYAKISHEMA.

Contacté par Radio Voix de l’Amérique (VOA), Marie Michel UMUHOZA la porte-parole du RIB déclare que la plainte de la famille a été bien reçue et que les enquêtes se poursuivent.

RECOMMANDATIONS :

Nous rappelons au Gouvernement rwandais que ces disparitions forcées sont des crimes d’extrême gravité, qui dans les circonstances actuelles s’apparentent aux crimes contre l’humanité si l’on se réfère au droit international. Il doit les faire cesser.

Nous rappelons au Gouvernement rwandais qu’il est de son devoir de veiller à ce que les victimes aient droit à la justice conformément à la procédure légale, de veiller à ce que leurs proches puissent leur rendre visite et aient droit à connaître la vérité sur les motifs de leur arrestation. Les autorités devraient retrouver les personnes disparues.

Nous demandons au Gouvernement rwandais de faire cesser les exécutions sommaires et extrajudiciaires contre les détenus et les citoyens ordinaires. Le gouvernement doit faire cesser les crimes de tortures et autres traitements inhumains et dégradants commis par les forces rwandaises de sécurité.

Nous demandons au COMITE sur les disparitions forcées, organe du Haut-commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH), de se pencher sérieusement sur les cas de nombreuses personnes disparues au Rwanda ces dernières années. Nous exhortons ce Comité à enquêter au Rwanda et à travailler sur les voies et moyens d’aider les familles éprouvées à découvrir ce qui est réellement arrivé à leurs proches portés disparus.

Nous demandons à toutes les Organisations Nationales et Internationales des droits humains de nous appuyer pour faire cesser les disparitions forcées et les exécutions sommaires et extrajudiciaires qui se sont multipliées au Rwanda depuis plusieurs années déjà.

Fait à Bruxelles, le 20 décembre 2019

Pour le Centre, MATATA Joseph, Coordinateur (gsm 0476701569)

Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR) Rue de la Colonne, n°54/4 1080 BRUXELLES Tél/Fax : +32.81.601.113 GSM : +32.487.616.651 (Base) & +32.476.701.569 (Proximus)

The Debts of Dictators : who will pay back Kagame’s debts?

FB_IMG_1576138428060“The Debts of Dictators “

So,I’ve just learned that Rwanda’ President Paul Kagame auctioned part of Rwanda by selling for “eternity” the Bugesera International Airport to the Emir of Qatar(60% of stakes ).

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Appolinaire NISHIRIMBERE

I immediately remembered a documentary watched while at AFRODAD Summer School, edition 2019 in Pretoria: “The Debt of Dictators “.
The one-hour documentary film shows how dictators contract loans with international financial institutions like World Bank (WB, International Monetary Fund (IMF), and others and consequently the price poor citizens pay to repay. It’s horrible and odious. For example, people say that South Africa is rich, right ? Did you know how much the apartheid government contradicted for its army, police and other white owned infrastructures?

All those loans were contracted to repress black South Africans. The apartheid debt is now being expensively repaid by the poor South Africans. It was heartbreaking to see that there are even some communities who wish to get infected with HIV/AIDS just to benefit from social assistance as the ANC Government is repaying billions of dollars as part of apartheid loans, annually.

Now the question is : why should financial institutions keep pumping money into governments like the government of Rwanda while they are aware that the same money is being used to repress and torture citizens and opponents ? Who will repay it as even the poor children are born with debt?

Why do IMF , World Bank and some Governments keep funding a Government which is funding in return with billions of US dollars big western soccer teams like Arsenal and PSG while the money given is intended to fund grassroots wellbeing? Is this normal and fair ?

Why dictators prefer foreign loans instead of domestic resources mobilization to fund national economies ? Part of the answer is that if citizens directly pay in taxes for their economic development , their governments will be accountable and citizens will demand for accountability, and therefore participate in management of their countries.

While loans are easy to get, the said documentary contends that some of the international bankers are like lawyers, they even support criminals , dictators as long as their interest is secured no matter who will repay the price. Therefore, loans benefit the industrialized countries and keep developing countries poorer and poorer as they reimburse their debts huge interests. Now you can understand who help who and why.

Hummm ! Haven’t you said that President Kagame is the smartest African leader who is miraculously developing Rwanda ? My African friends, he is rubbing with western bankers and Asian sultans and Emirs. Is he developing Rwanda or giving it as bank guarantee ? Who will repay his debt, not poor Rwandan taxpayers, years after him ? Remember some of those sovereign loans are paid back even after 4 decades or more and affect the most vulnerable (women and children) when those who are answerable will have passed away like in the case of South Africa today.

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Rwanda’s national airport sold to Qatar.

Africans , wake up and stop selling your continent, engage in win win cooperation which benefits the poor.

Source: Appolinaire Nishirimbere (facebook page).

KAGAME – TSCHISEKEDI : Mortelle poignée de main

Félix Tshisekedi sera-t-il le prochain président assassiné par Paul Kagame dans la région ?

Il est de ces images qui se passent de commentaires, mais qui inspirent de la littérature.C elle qui fait le buzz en ce moment est de celles-là.
On y voit la main du Président Félix Tshisekedi enlacer littéralement celle de son homologue Paul Kagame, pendant que celui-ci, large sourire luciférien aux lèvres, semble adresser un regard malicieux et complice à l’auteur de ce cliché qui fera date dans la récente histoire mouvementée de cette région maudite des Grands Lacs africains.

En observant cette photo, je n’ai pas pu m’empêcher de plaindre ce gros bébé joufflu pourri-gâté, élevé dans les beaux quartiers de Kinshasa, et envoyé trop tôt en Belgique, plus pour y danser le ndombolo que pour y faire des études !
Et de visualiser, malgré moi, l’image d’une gamine angélique, tenant naïvement la main d’un baraki prédateur sexuel, qui la conduirait tranquillement à sa garçonnière!

Félix Tshisekedi sera-t-il le prochain président assassiné par Paul Kagame dans la région ?!

Voici le tour d’horizon (parodique) de ce « massacre » inédit de Chefs d’Etats, sans équivalent dans l’histoire, jusque-là documentée, de l’Humanité…

1. NDADAYE: T’AS ÉTÉ ÉLU, ET ALORS ?!

Sa carrière de « tueur en série de Présidents », Paul Kagame la démarre par un pur hasard du calendrier. Nous sommes en octobre 1993. Dans son QG rebelle de Mulindi, celui qui s’est bombardé Général après la mort de Rwigema s’emmerde un peu. Il cherche désespérément le moyen de faire péricliter ces foutus accords de paix, conclus deux mois auparavant à Arusha, et qui l’ont stoppé net dans sa (délicieuse) lancée génocidaire sur Byumba et Ruhengeri.

C’est alors que lui revient une question qui l’obsède depuis un temps, et l’empêche de fermer l’œil: comment diable ce connard de Buyoya a-t-il pu laisser s’installer le hutu Ndadaye au pouvoir, sous le seul prétexte, fallacieux à ses yeux, que celui-ci a été élu démocratiquement?!
Il décide alors de faire un saut à Bujumbura, déterminé à avoir une conversation virile avec le Major Pierre Buyoya…

Au moment où Buyoya commence à expliquer qu’il n’a rien pu faire face au ras de marée électoral, Paul Kagame pique une de ses colères mémorables, et met un point final à la causette : « arrêtes de pleurnicher comme un pédé et donnes-moi quelques soldats et des armes »!

Après avoir assassiné en plein jour le Président burundais Melchior Ndadaye, Paul Kagame s’installe dans le premier avion pour Kampala, avec dans ses bagages les officiers burundais qui avaient « fait le job », pour aller les planquer en lieu sûr. We never know…

Les « dommages collatéraux » qui allaient suivre ce forfait d’un culot inouï (pogroms tutsis doublés de pogroms hutus), il allait s’en délecter confortablement installé dans sa luxueuse villa…

2. et 3. HABYARIMANA-NTARYAMIRA: D’UNE PIERRE DEUX COUPS

Dans le temps et l’espace, tous les tueurs en série l’ont témoigné: « t’es mordu le jour où tu plombes le premier »!

Comme il fallait donc s’y attendre, six mois après jour pour jour, Paul Kagame allait rempiler, cette fois-ci sans même bouger de son canapé. Bilan de l’opération, orchestrée de main de maître: un missile, deux présidents !
Plus, bien évidemment, une douzaine de dommages collatéraux, ceux qui avaient eu le tort de monter dans le mauvais avion au mauvais moment. Ils ouvriront la liste interminable de l’hécatombe qui démarra aussitôt, et qui allait culminer en trois génocides: un tutsi, un hutu et un congolais !

 

4. SINDIKUBWABO : C’EST QUI ÇA ?!

Pathétique destin que celui de ce président éphémère que l’Histoire ne retiendra pas…
Paul Kagame le poursuivit au Zaïre en marchant tranquillement, donna un coup de pouce appuyé à sa mort « naturelle », et un coup de botte distrait à son cadavre pour le pousser au fond d’une fosse commune.

L’assassinat de Théodore Sindikubwabo ne provoqua pas de dommages collatéraux à proprement parler, puisque il fut lui-même un dommage collatéral !

 

5. PETIT KABILA DEVIENDRA GRAND

On ne se refait pas ! Rattrapé par un obscur passé « Cheguevarien », Laurent Désiré Kabila commit une ultime bêtise qui allait lui être fatale: il se mit à lorgner vers l’Empire du Milieu, tout en s’enquiquinant avec Mouamar Kadhafi !
De quoi donner du boulot (ikiraka) à un tueur à gages, en embuscade à quelques 2000 kms de là, et qui n’en demandait pas tant!

De Washington, Paul Kagame reçut donc une mission, qu’il se contenta de relayer par téléphone. À son « kadogo » infiltré depuis kalakala dans la protection rapprochée du « Mzee », il ordonna calmement: « tu lui loges une balle dans la tronche, et tu rentres à Kigali! »

Les dommages collatéraux furent limités, et pour cause : Joseph Kabila était dans la combine!
Ce coup de pouce du « parrain de Kigali » allait d’ailleurs propulser Joseph Kabila Kamenge sur le trône de son père, et le petit devint grand ! Il le reste…

 

6. BIZIMUNGU: À MOITIÉ MORT

C’est l’histoire d’un petit prince du Bushiru qui se rêvait roitelet !

Non content de diriger la plus importante parastatale du moment (Electrogaz), il répondit aux appels du pied du magnat pétrolier monopolaire de l’époque, natif des mêmes contrées, lui aussi gâté par le régime mais piégé par le virus ethniste.

Abandonnant à la « grande barrière » de Gisenyi la grosse Mercedes de fonction, Pasteur Bizimungu se sentit donc pousser des ailes et s’envola pour une hypothétique gloire…

Nommé président de pacotille quatre ans plus tard pour chauffer le futur fauteuil de Paul Kagame, il commit le tord d’y croire et se retrouva en prison.

Nul ne sait ce qu’on lui fit avaler derrière les barreaux, toujours est-il que, depuis qu’il en est sorti, il fait figure de « demi-mort »!

Dommage collatéral: même pas un demi !

 

7. MBONYUMUTWA : L’OBSESSION DU RECORD

De sous cette terre légère du stade Kamarampaka où il reposait tranquillement en attendant le jugement dernier, Dominique Mbonyumutwa croyait être mort une seule et unique fois, à l’instar de tout le commun des mortels !
C’était sans compter avec un homme obsédé par le record absolu du président qui aura assassiné le plus de confrères ! Mbonyumutwa fut donc déterré, re-tué, et ré-enterré…nul ne sais où !!

Les dommages collatéraux psychologiques furent inestimables…

 

8. KIKWETE : L’ÉCHAPPÉE BELLE

L’ancien président tanzanien Jakaya Kikwete est un miraculé!

Menacé publiquement de coup de massue mortel (hitting) par Paul Kagame himself, il fut sauvé par une providentielle fin de mandat, survenue dans la foulée.
On raconte que quand il finit de passer le témoin à son successeur Magufuli, il se pinça, s’étonna d’être encore en vie, et ouvrit une bouteille de champagne !

On a frôlé le gâchis : moi je le trouve trop mignon, ce Kikwete !

 

9. M7: L’ÉLÈVE A SURCLASSÉ LE MAÎTRE

Aux dernières nouvelles, Yoweri Museveni se serait mis à l’apprentissage du français. Samanière à lui de remercier la DGSE, les renseignements extérieurs français auxquels il doit d’être encore debout.
N’ont-ils pas en effet, il y a deux ans, déjoué in extremis un attentat terroriste planifié par son poulain Paul Kagame, et qui devait cibler son avion, en vol pour une rencontre au sommet à Bujumbura ?!

 

10. NKURUNZIZA: PARTIE REMISE

Tout le monde a cessé de se demander pourquoi Pierre Nkurunziza a littéralement délaissé la présidence du Burundi pour se consacrer à Dieu.
On le sait maintenant : il prie pour que la fin de ce foutu mandat s’accélère, et qu’il puisse enfin échapper définitivement à une mort annoncée !

Depuis ce jour de 2015, en effet, où les forces spéciales tanzaniennes ont fait enrayer le pistolet de Paul Kagame qui avait déjà pressé la détente à son bout portant, Nkurunziza vit cloîtré, convaincu à juste titre que ce n’est que partie remise…

Kagame-Tchisekedi: mortelle poignée de main.
Billet d’humeur de Sylvestre Nsengiyumva.

 

Another gambling of Kagame’s: he sells national airport to Qatar for eternity!

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Bugesera  Airport under construction

KAGAME GAMBLES AGAIN:

1. Kagame has kicked out “Mota Engil Engenharia e Construcao Africa”, (Mota Engil), from Bugesera airport construction “deal”!

The “investor” had signed a “deal” with Kagame junta to construct and manage Bugesera airport for 25 years, with the option to extend the “deal” for 15 years.

Construction of Bugesera airport commenced. However, Kagame developed misunderstandings with Mota Engil, for undisclosed reasons.

Today, Kagame signed a new “deal” with the Emir of Qatar, to construct and manage the airport in perpetuity. Qatar air, which is Qatar government owned airline, will own 60% stake in Bugesera airport.

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Rwanda’s dictator Kagame (L) and Qatar’s Emir Sheikh Tamim (R).

Issue:
a) A 60% stakeholder has unlimited power over the business. Qatar government will therefore have unlimited power over Bugesera airport. This is fixed asset business. Bugesera airport will probably be a Sovereign (Qatar) in another Sovereign (Rwanda). How will the two Sovereigns, each led by an insane absolute leader, work together?

b) An international airport bears on many public policy areas and priorities. How will Rwanda design, prioritize and implement its public policy that touches on Bugesera airport, owned by another Sovereign, 60% stake?

c) Mota Engil, the company Kagame kicked out, has threatened to take on Rwanda in Court, probably in Washington DC or New York, for breach of contract. Rwanda is likely to lose millions of US dollars in litigation and compensating Mota Engil. For which proportional good has Kagame taken this highly risky route, in legal, economic and political terms?

2. Saudi Arabia, Bahrain and the United Emirates – Qatar’s neighboring countries – accuse Qatar of supporting terrorists in the region. Kagame is accused of supporting terrorism in the region. Moustapha, the major sponsor of terrorists in the Sahel is now based in Kigali. Moustapha is Emir of Qatar and Kagame’s “business” associate and partners-in-crime.
Issue:
d) Should the Great Lakes Region of Africa expect unimaginable acts of terrorism, with DRC becoming a failed State and the center of Kagame’s “brand” of International terrorism?

3. Qatar’s neighbors have banned overflights to Qatar, including Qatar air, because the government of Qatar is real headache to the entire region.
Issue:
e) Qatar is in disparate need of an airport, over which the Emir of Qatar has absolute control, from which Qatar will coordinate international terrorism and distribute contrabands. Why is Kagame determined to provide such facility to Qatar?
f) Where does this “deal” leave Kagame with Western democracies, Saudi Arabia, Israel, etc., who support and sustain Qatar’s regional isolation?

g) What does this deal mean for physical security in the Great Lakes Region of Africa?

h) Will Kagame remain loyal to Qatar or he will change his mind and kick Qatar out of the “deal”? The cost will probably be unbearable, for Kagame and his junta, either way.

Professor Charles Kambanda,  PhD