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An Interpol officer involved in Kizito Mihigo’s death.

In his own voice, while he was in prison, the late Kizito Mihigo stated that prior to his unlawful detention, he was tortured, the generals and those high ranking officials, such as ministers, the Vice President of Rwandan  senate took turn in torturing him. Notable Among them is a woman called Ines Mpambara, who was the chief of staff in Kagame’s office. Continue reading

Rwanda : Open Letter to Mrs Ines MPAMBARA.

Dear Madam Inès Mpambara,
I hope for you that you have got strong arguments about the torturing you and other top army Generals in Kigali have allegedly committed (or participated in) against Kizito MIHIGO. Remember that, as a canadian citizen, wherever you commit such crimes, justice will be awaiting for you here. Good luck.

Nadine Claire Kasinge

President

Ishema Party

logo ishema

“Négationniste” au sens rwandais.

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Ceux qui ne savent pas ce que ce terme signifie, quand il désigne des écrivains, des artistes, des hommes politiques ou des journalistes qui analysent et s’expriment sur les événements de 1994 au Rwanda, peuvent écouter Kizito Mihigo.

Feu Kizito explique très bien l’origine de cette insulte populaire que le régime de Kigali, ses sympathisants et ses soutiens utilisent à travers les médias, les sites internet clandestins, les réseaux sociaux, les livres, les articles de presse, les conférences publiques, contre ceux qu’ils haïssent, qu’ils veulent tuer et qu’ils maudissent.

Pour Kizito, « A chaque fois que tu évoques les autres victimes, des gens qui sont morts, du FPR, tu es totalement traité de négationniste et de révisionniste. (…) Je suis au courant qu’il y a beaucoup de Rwandais qui ont connu pas mal de violences qui ne sont pas encore reconnues comme étant un génocide… Il faut que chaque souffrance soit reconnue… ».

C’est précisément ce que je fais depuis 20 ans en publiant sur la tragédie du Rwanda et le drame du Congo-Zaïre et qui est exprimé clairement dans mon dernier livre : « Rwanda, la vérité sur l’opération Turquoise » .

Faire entendre la souffrance et les massacres de tous les Rwandais, quelque soit leur ethnie ou leur religion est ma ligne constante depuis 20 ans. Idem pour les Congolais. C’est pour avoir eu l’audace de faire cela, et de le faire sur le plan scientifique, documents et preuves à l’appui, que le régime de Kigali et ses thuriféraires me vouent aux gémonies et me traitent avec d’autres chercheurs comme Allan Stam, Christian Davenport ou Judi River de « Négationniste ». Pierre péan, Patrick Mbeko et d’autres écrivains sérieux ont essuyé la même insulte.

Est donc « négationniste », aux yeux du régime de Kigali et de ses amis, celui qui ose dire et prouver que les victimes de crimes contre l’humanité ou de génocide se trouvent dans tous les groupes ethniques du Rwanda et même chez les Congolais.

Faut-il souligner que ces derniers n’ont jamais pris part au conflit du Rwanda mais qu’ils sont exterminés chez eux par les troupes de Paul Kagame depuis 20 ans ?

L’usage du terme « négationniste », totalement insignifiant sur le plan de la recherche scientifique concernant le Rwanda n’a qu’un seul objectif : étouffer la vérité et discréditer, disqualifier, marginaliser, ostraciser, ceux qui poussent au questionnement, à la réflexion, à la réconciliation par la vérité au Rwanda.

Il faut haïr et éliminer, physiquement, socialement, intellectuellement, économiquement, tous ceux qui refusent, comme Kizito Mihigo, de choisir un groupe de victimes parmi les différentes victimes rwandaises. C’est pour cela que le régime de Kagame et ses amis traitent sans arrêt les chercheurs qui remettent en cause leur version erronée de l’histoire tragique du Rwanda de « Négationnistes ». Ce terme est leur unique système de défense dès qu’ils sont face à des révélations. C’est aussi leur arme privilégiée quand ils n’ont rien à dire, rien à apporter dans le débat scientifique désormais ouvert au niveau international.
Quand ils n’ont ni faits ni preuves à opposer à la science, quand ils sont outrés de voir leur version mensongère s’écrouler comme un château de carte, quand plusieurs chercheurs compétents et exigeants refusent de se soumettre à la doxa, ils les traitent de « négationnistes ».

Espérant ainsi qu’ils ne seront ni écoutés ni entendus. C’est l’arme du totalitarisme et de ceux qui qui sont réfractaires au débat intellectuel et scientifique. C’est ainsi qu’ils mènent, dans les universités et dans les médias, une guerre sournoise et violente, une guerre psychologique contre le savoir.

Leur spécialité reste l’invective, la violence verbale et la terreur. C’est ce qu’ils ont fait en traitant Kizito Mihigo de « Négationniste » et même de « terroriste ».
Lui, le pacifique, le rescapé tutsi de 1994, qui voulait que la souffrance et les massacres de tous les Rwandais soient pris en compte. Lui, Mihigo, qui était contre la discrimination entre les victimes, donnait la migraine au président rwandais. C’est pour cela, qu’on l’avait emprisonné. C’est pour cela qu’on l’a « suicidé ».

C’est pour les même raisons qu’ils ont mis mon ami Déo Mushayidi en prison. Lui aussi, rescapé Tutsi de 1994 et défenseur de la vérité pour toutes les victimes rwandaises de 1994, a été traité de « terroriste ». Ils ont traité mon cher Déo de « Négationniste », de « révisionniste » et de divisionniste ».

Le « Négationnisme » est une maladie contagieuse au Rwanda. Tout le monde peut l’attraper. Tutsi, Hutu ou Twa. Il suffit de parler des Tutsi, Hutu et Twa comme ayant, tous, été l’objet de crimes contre l’humanité en 1994. On devient rapidement « négationniste » et il n’y a aucun médecin pour vous soigner. D’ailleurs, les journalistes commencent à vous éviter, vos amis aussi. Bref, on devient suspect, infréquentable et porteur du coronavirus-Négationniste.

Comme Kizito Mihigo, Déo Mushayidi a toujours prôné la réconciliation entre Rwandais et exigé la vérité pour tous. Ils ont tout fait pour l’incarcérer et pour le faire oublier. Le monde entier a aujourd’hui oublié Déo alors qu’il est vivant dans une prison sordide au Rwanda. Soyons clairs, Déo Mushayidi est en prison et il ne faut pas nous dire qu’il s’est « suicidé ». Non !! Il n’a pas d’envie de suicide.

Les organisations des droits de l’Homme courageuses devraient chercher à le rencontrer et demander le réexamen de son dossier. Il a été fabriqué comme celui de Mihigo.

Mon ami Déo résiste en prison, dans l’indifférence générale, mais il ne veut pas se suicider. Je demande donc à tous ceux qui ont à cœur Kizito et son combat de se mobiliser pour la libération de Déo Mushayidi. N’attendons pas l’irréparable. Levons-nous ! Levez-vous pour Déo Mushayidi ! Du fond de sa prison, il a besoin de vous, il a besoin de nous.

Déo est un prisonnier d’opinion, c’est un martyr de la liberté, c’est un héros de liberté de la presse et de la liberté d’expression au Rwanda. Il purge une peine de prison à perpétuité alors que toute sa famille fut exterminée en 1994 et qu’il avait soutenu Paul Kagame. Quand il a commencé à s’exprimer sur la nécessité d’une commission vérité et réconciliation au Rwanda comme ce fut le cas en Afrique du Sud, Déo est devenu dangereux… C’est pour cela que je vous prie de ne pas oublier Déo….

Ne le laissons mourir en prison comme Kizito. Du fond de sa prison, il espère un regard, un geste d’attention et d’amour, une aide si petite soit-elle. Il a besoin de nous. S’il vous plaît faisons quelque chose pour Déo, l’autre Kizito encore en vie !

Dr Charles Onana, Ph D

Rwanda : Kizito Mihigo was killed for acknowledging that Hutu are human.

IMG-20200223-WA0023Rwanda: Kizito was not killed for preaching the sole peace and recociliation, rather for acknowledging that Hutu are humans.

How many sang peace and reconciliation and were killed for it? No one. The message from National Unity and Reconciliation, isn’t about peace and reconciliation? Pastor Rutayisire doesn’t teach peace and reconciliation? How about Gitwaza and all churches, etc ? Aren’t they safe?
Now it must be clear in all your heads.

Kizito Mihigo was not killed because he sang peace and reconciliation. His only sin was that he dared say ” Na bo ni abantu, ndabazirikana” Meaning, they are also humans, I think of them.
Rwandans from hutu families are not allowed to express their sufferings and their mistreatment. Not only Kizito Mihigo, whoever else will say it openly, will face consequences.

Because that is the political pillar of the RPF: dehumanize the Hutu, negate their existence, diabolize them in order to control the power. Kizito was killed for the sole reason that he acknoweledged that Hutu are human, that their victims must be commemorated as it is done for Tutsi victims, no matter what kind of death they faced.

I call on all citizens of goodwill to distance themselves from this satanic mindset, rebuke the RPF regime, and know that our diversity constitutes more an advantage than a disadvantage.

Being Hutu or Tutsi is not a crime, it is rather our social construct on which we can build an equal and equitable society by cooperation and “comparative advantage”.
May the blood of Kizito Mihigo help us grasp this great principle.

Chaste Gahunde

ISHEMA Party : 17 Gashyantare, umunsi ngarukamwaka w’ubwiyunge witiriwe Kizito Mihigo.

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TUGENNYE KO ITARIKI NGARUKAMWAKA YA 17 GASHYANTARE IBAYE “UMUNSI W’UMURAGE W’UBWIYUNGE” WITIRIWE KIZITO MIHIGO.

ITANGAZO RIGENEWE ITANGAZAMAKURU N° Ish 2020/02/001

Nyuma yo kumenyeshwa inkuru y’incamugongo y’urupfu rutunguranye kandi ruteye agahinda rwa Kizito MIHIGO,

Komite Nyobozi y’Ishyaka Ishema ry’u Rwanda yateranye kuwa 23/02/2020 iyobowe na Nyakubahwa Claire Nadine KASINGE tuzirikana ubutwari bwaranze ubuzima bwa Nyakwigendera Kizito MIHIGO.

Abataripfana bari muri iyo nama banzuye ibi bikurikira:

1.       Kizito MIHIGO ntiyiyahuye nk’uko byakwirakwijwe n’ubutegetsi bwa RPF/INKOTANYI, ahubwo yahotowe n’ubwo butegetsi, ku itegeko rya Paul Kagame.

2.       Twamaganye twivuye inyuma uyu muco mubi w’ubwicanyi wokamye Leta ya Paul Kagame n’Agatsiko ke kigaruriye Ishyaka rya FPR/INKOTANYI bakaba barihaye intego mbisha yo kurimbura abenegihugu bose badashyigikiye politiki ruvumwa y’irondakoko  bubakiyeho ubutegetsi bwabo.

3.       Turashimira byimazeyo intwari Kizito MIHIGO kubera ibikorwa bye by’indashyikirwa byubatse inkingi z’ubwiyunge nyakuri mu myunvire y’abanyarwanda benshi.

4.       By’umwihariko, turemera kandi turashimangira ko Kizito MIHIGO yishwe azira ubutumwa bwubaka bukubiye mu ndirimbo ye yise “Igisobanuro cy’urupfu”, aho atinyuka kwemeza ko amahoro arambye n’ubwiyunge nyabwo bizagerwaho ari uko Abahutu nabo bahawe uburenganzira bwabo bwose nk’abenegihugu ndetse n’ababo bishwe na RPF/INKOTANYI bakajya bibukwa uko bikwiye.

Mu rwego rwo gusigasira uwo murage mwiza adusigiye:

5.       Tugennye ko itariki ngarukamwaka ya 17 Gashyantare ibaye “Umunsi w’Umurage w’Ubwiyunge” witiriwe Kizito MIHIGO.

6.       Dusabye Abataripfana n’abanyarwanda muri rusange kujya bitabirana ishema uwo munsi, aho bari hose, bamurika intambwe bateye mu kugera ikirenge mu cy’iyo ntwari.

7.       Twiyemeje ko mu gihe rubanda izaba yatwizeye ikadushinga kuyobora igihugu, tuzubaka Bazilika y’akataraboneka tukayita “Ingoro y’Ubwiyunge”, ikazashyingurwamo abanyarwanda bose bishwe kuva taliki ya 1 Ukwakira 1990 kandi tukazayitirira intwari Kizito MIHIGO.

8.       Tuzaharanira twivuye inyuma ko umuryango wa Kizito MIHIGO, kimwe n’indi miryango yose yabuze abayo, uhabwa impozamarira n’ubutabera bunoze bityo abagize uruhare bose mu kwica iyo ntwari y’u Rwanda cyangwa mu bundi bwicanyi bwose bakazafatwa bakabiryozwa.

9.       Mu gusoza twihanganishije umuryango n’umubyeyi wibarutse iyo ntwari y’igihugu, dufatanya gushimira Imana yamuhaye u Rwanda ho impano y’akataraboneka.

 

Bikorewe i Montréal, ku wa 27 Gashyantare 2020

Mme Claire Nadine KASINGE

Perezida w’Ishyaka Ishema ry’u Rwanda

logo ishema

Rwanda: Ni nde wishe Kizito Mihigo ?

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Kizito Mihigo
Na nyuma yo guherekeza bwa nyuma ndetse no gushyingura Kizito Mihigo, hari benshi batariyumvisha ko yatuvuyemo. Uku kutemera ibyabaye, ni ikimenyetso cy’uko hari abatarasobanukirwa n’ubutegetsi dufite mu Rwanda: ubutegetsi bushingiye ku iterabwoba, ikinyoma n’ukwikubira ibyiza by’igihugu.
Nk’umuntu wafungutse amaso y’umutima n’ay’umubiri, Kizito Mihigo ntiyashoboraga kubana na FPR, mbese nk’uko Imana rurema itabana na Shitani : Imana ntiyaba muri Gihenomu na Shitani ntiyaba mu ijuru. Kizito Mihigo yari ateye ubwoba FPR Inkotanyi kandi ibimenyetso biragenda bijya ahagaragara. Isomere inkuru zisohoka mu kinyamakuru igihe.com ku rupfu rwe urasangamo ibirenze ibihagije ko agatsiko ka FPR ari ko kirengeje intwari Kizito.
1. Impamvu yo kumwica
Kizito Mihigo yaratoboye avuga ibyo FPR idashaka ko bivugwa: ” Na bo ni abantu ndabasabira”. Nta bandi ni abahutu . Mwese muzi ko FPR mu buryo bwo gusibanganya burundu ikiremwa “Hutu” yakoze byinshi byo kubambura ubumuntu. Igikorwa cya mbere ni uguhakana ko babaho mu kiswe ko nta moko ahari, nyamara “Tutsi” ikaba mu Itegekonshinga. Hiyongera ho kutemera ko abahutu bishwe. (bakwicwa bate batabaho?)
Bityo nta mfubyi n’abapfakazi bandi babaho. amashyirahamwe y’abapfakazi n’imfubyi nta muhutu wabonamo, kuko nta babaho! Ibi byoseKizito yarabihakanye kuko ari ikinyoma, bamutegeka guca bugufi agasaba ngo imbabazi akanasiba indirimbo “igisobanuro cy’urupfu”. Ibi yabanje kubyemera kugira ngo akusanye ibimenyetso bishyira ahabona umugambi mubisha FPR yubakiyeho.
Amaze kubyegeranya, baramubajije bati ya ndirimbo ko utayisiba, ati: “sinzayisiba”. Bamukubita agafuni mu gahanga.
2. Gusibanganya ibimenyetso
Mu nkuru za tracts (zidasinye) zisohoka ku igihe.com abishi ba Kizito baragerageza gusobanura ko Kizito yagombaga gupfa ariko bakerekana ko yiyambuye ubuzima. Abamenyereye ibijyanye n’ibyaha bya za Leta (crimes d’Etat) birazwi ko umuntu yicwa bigakurikirwa no kuvuga ko yiyahuye.
Iyo Kizito aba yariyahuye koko, inzego z’agatsiko zari gukora enquête zigashakisha umuntu watumye yiyahura. Kuko ubwabyo gutuma umuntu yiyahura ni icyaha. Nyamara kugeza n’ubu nta cyakozwe. Ikivugwa ni uko basanze Kizito amanitse mu mugozi, ariko ntibavuga uwamushyizemo.
Abazi iriya police station ya Remera muzi uko amadirishya areshya. Iyo bavuze idirishya hari abagira ngo ni ahantu harehare. Reka da! Byonyine ufashe igihagararo cya Kizito, ubona ko asumba iryo dirishya rivugwa. Nta buryo bushoboka ko umuntu yiyahurira ahantu arusha ubuhagarike (hauteur). Byongeye kandi, muzasome ibijyanye n’amaperereza ajyanye no kwiyahura, iyo hari ikintu , (urukuta, ibuye, idirishya…) uwiyahura ashobora gukandagiraho, nibyo bimutabara mu gihe arimo kurwana no kuva mu mugozi umuniga. (Uwiyahura agera aho ababara agashaka guhagarika kwiyahura) .
3. Umurage w’ubwiyunge nyabwo
FPR yagaragaje ko ubwiyunge nyabwo ntacyo buyibwiye. Abahutu baramutse bemeye ko batabaho, ntibasabe ko ababo bishwe na FPR babona ubutabera ngo bibukwe nk’uko bikorwa ku Batutsi, ntihagire umu lideri (leader) wa politiki uvugira ku mugaragaro ikibazo cy’ihezwa rikorerwa abahutu, kuri FPR ibintu byaba ari bala bala. Ubwiyunge bwaba ari 100%.
Kizito ibi yabyitaga ubwiyunge bw’ikinyoma. Wakwiyunga ute n’umuntu utamuhaye agaciro? Utamubonamo ubumuntu? Umubona nk’uwo mutareshya? Abiyunga ni abashoboye kuganira kandi abaganira ni abareshya. Uwo ari we wese wubakira kuri supremacie Tutsi ntashobora gushyikiira urugero rwa Kizito. Kizito MIHIGO yari muri dimension benshi mu Banyarwanda batarageraho, abo byacangaga cyane bahitamo kumwica aka ya mvugo ngo “Imana bayirasiye i Kinihira” .
Umwanzuro:
Abishi ba Kizito barazwi:
1. Inès MPAMBARA ni we watanze itegeko na we arihawe na Kagame. uyu mugore ubu wagizwe ministre w’ibikorwa bya Guverinoma yari umuyobozi w’ibiro bya Kagame mu gihe cy’imyaka 12. Yumvikanaga neza na Kagame, yari azi neza ibyo Kagame ashaka ndetse kubera ko Kagame ahora mu ndege, uriya mugore ni we wayoboraga igihugu.
2. Paul KAGAME: we nta kumutidaho. yifiteye ibibazo psychologique, yumva ko umuti w’ibibazo ari ukwica, abihoza mu kanwa, ni yo hymne ye. Asigaje kwica abamukomokaho mbere yo kwiyica ubwe.
3. Tito RUTAREMARA na MUGESERA Antoine
Aba ni bo bari bafite ijambo rikomeye mu nama nkuru y’Abatutsi b’abahezanguni yabereye mu biro bya Visi perezida wa Senat. Muri iyi nama niho Kizito yakubitiwe, abwirwa ko ari “imbwa ishaka kuvugira abahutu”. Mugesera ni we watanze igitekerezo cy’uko ashobora kwicwa kandi “isi igakomeza igatembera”.
4. Abahezanguni bashyigikiye uyu mugambi harimo Tom NDAHIRO, MUKAGASANA Yolanda, …
5. Inzego z’iperereza n’iza gipolisi zashyize mu bikorwa iki gikorwa
Chaste GAHUNDE
chaste.gahunde@gmail.com

Padiri Ubald RUGIRANGOGA, umukangurambaga wa FPR? Archives

PADIRI UBALD RUGIRANGOGA YABA YARAHINDUTSE UMUKANGURAMBAGA WA FPR-POWER

 

Rwanda : Yolande MUKAGASANA se réjouit de la mort de Kizito MIHIGO.

RWANDA : YOLANDE MUKAGASANA SE RÉJOUIT DE LA MORT DE KIZITO MIHIGO !

Dans une tribune libre parue dans igihe.com dans son édition du 27 février 2020, Yolande Mukagasana fait un long réquisitoire contre Kizito Mihigo de telle sorte qu’elle apparaît comme faisant partie du complot ourdi de longue date contre le regretté.

Yolande Mukagasana : Rétrospectives

A son arrivée en Belgique après 1994, Yolande Mukagasana, aidée par ses «  nègres littéraires », a été très prolifique. Elle a écrit entre autres « La mort ne veut pas de moi », sorti en 1997.

Alors doctorant à l’Université Catholique de Louvain, Maurice Niwese, dans ses travaux de recherche, a présenté, en 2005, un document intitulé « Le Rwanda face à sa crise identitaire ». Il s’agit d’une analyse faite à partir du livre de Yolande Mukagasana.

Un extrait tiré de ce travail universitaire donne la mesure du contenu du livre :

Dans son témoignage La mort ne veut pas de moi, Yolande Mukagasana se définit comme étant d’ethnie tutsi, à laquelle elle est fière d’appartenir, mais elle semble affirmer en même temps que cette ethnie n’existe pas, puisqu’il n’y a pas d’ethnies au Rwanda. Cette prise de position qu’un raisonnement rigoureux qualifierait d’absurde est un symptôme d’une crise identitaire dont le Rwanda a encore du mal à se défaire. Comment, sans nier sa propre existence, peut-on dire qu’on appartient à une ethnie qui n’existe pas ? Logiquement, si un élément fait partie d’un ensemble, nier l’existence de l’ensemble entraîne la négation de l’élément. Comment peut-on être et ne pas être en même temps ? […] En rassemblant dans un même raisonnement deux discours contradictoires – c’est-à-dire qui ne peuvent être vrais ni faux en même temps – on aboutit à une situation difficilement tenable. Effectivement, pour le cas du Rwanda, c’est à la fragilité identitaire que conduira la contradiction. On assistera à l’émergence des identités mal assumées, ce qui ne va pas sans traîner à sa suite des conséquences néfastes [p 24].

A la publication de ce livre, Yolande Mukagasana a enchaîné des succès. Des TV des pays occidentaux se l’arrachaient les unes après les autres pour des interviews. Dans la foulée, elle a été le principal témoin à charge des premiers procès d’assises en Belgique.

Yolande Mukagasana a été sur tous les fronts avec l’objectif inavoué d’être parmi ceux qui comptent dans le régime incarné par Paul Kagame. Pour ce faire, elle a multiplié des actions de propagande pour contrer toute voix discordante au discours du pouvoir de Kigali. Elle a même une fois tenté d’empêcher une conférence organisée par Paul Rusesabagina au motif que la salle était dans les parages de son habitation et que cela réveillait ses traumatismes de 1994.

En décembre 2010, elle a encore fait parler d’elle à l’occasion de la visite du président Paul Kagame en Belgique. Prenant la parole, elle a dit qu’elle a voulu le rencontrer à plusieurs reprises, mais que cela n’a pas pu se faire suite au refus d’audience de son directeur de cabinet, Dr Thégène Rudasingwa. Elle parlait de celui-ci avec mépris car il venait de s’exiler. Lors de cette prise de parole, elle avait également fustigé le discours d’Evode Twagirayezu, alors représentant de la diaspora rwandaise en Belgique qui avait suggéré au président que son gouvernement se penche sur la question de la qualité de l’enseignement qui laissait à désirer. Yolande Mukagasana avait laissé entendre publiquement qu’elle ne se retrouvait pas dans cette diaspora dirigée par quelqu’un qui tient de tels propos et le président Paul Kagame lui avait donné raison. Depuis lors, elle a acquis ses lettres de noblesse et réside au Rwanda en conseiller occulte du régime. C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre sa sortie dans igihe.com où elle est d’avis que la mort de Kizito était justifiée.

Approbation de la mort de Kizito Mihigo

Dans son écrit du 27/2/2020, Yolande Mukagasana raconte qu’elle connaît Kizito Mihigo en Belgique. Ils sont devenus amis et n’ont cessé de se fréquenter. Il l’a accompagnée quand elle a quitté la Belgique pour aller s’installer au Rwanda. Le rendez-vous avait été fixé à Kigali après les études de Kizito Mihigo. Mukagasan  rappelle que Kizito Mihigo, à son arrivé au Rwanda, ne l’a pas appelé comme promis. Et pour cause, il avait basculé du côté des ennemis du régime, précise Mukakagasana, de façon qu’il allait même chanter les messes commémoratives du 6 avril. Ce qui,  pour Yolande Mukagasana, est inacceptable.

Finalement Mukagasana a pu rencontrer Kizito à Kigali. Elle a remarqué que le jeune homme avait changé, dit-elle. Mais leurs relations sont devenus exécrables quand Kizito a produit la chanson « igisobanuro cy’urupfu » qui, pour Yolande Mukagasana, est une négation du génocide commis contre les Tutsi avec toutes les conséquences que cela comporte.

Dans son écrit, Yolande Mukagasana approuve l’emprisonnement de Kizito Mihigo car il était dans le complot d’assassiner le chef de l’Etat Paul Kagame.

En lisant entre les lignes, le texte de Yolande Mugasana transpire une grande haine contre Kizitio Mihigo. Elle est d’avis que Kizito Mihigo ne pouvait que se suicider vu tout ce qu’il a fait comme traîtrise pour le pays, pour son ethnie et pour sa famille.

Ghislain Mikeno
28/02/2020

Zimwe mu mpuha zivugwa ku rupfu rwa Kizito Mihigo.

IMG-20200223-WA0023Gusezera kuri Kizito neza ni ukwirinda gukwiza impuha -fake news ku rupfu rwe

Mu gihe tugikomeje kuzirikana nyakwigendera Kizito Mihigo, abamukunda n’abubaha muntu muri rusange bakwiye kugerageza kubahiriza ukuri ku byamubayeho aho batabishoboye bagaceceka.

Mboneyeho rero kugaragaza bimwe mu bikwirakwizwa ku mbuga bikwiye gukosorwa no kwirinda kubikwirakwiza kuko ari ibinyoma.

1. Inkuru y’urupfu rwa Kizito yatangajwe ku wa mbere, bamwe bati yishwe ku wa gatandatu bakabiha n’ibisobanuro byinshi.

Ibi si byo. Ku cyumweru Kizito yari akiriho kuko yabonanye n’umuvandimwe we ririya tangazo rya RIB icyo rivuga ni cyo. Aho ribeshya ni aho rivuga ko yabajijwe ari kumwe na avocat Si byo kuko Kizito yavuze ko adashaka uwo mudamu wari uje avuga ko ashaka kumwunganira. Kizito rwose yabonanye n’abamusuye baranaganira birambuye.

2. Inkuru zakwijwe ngo umurambo we wari wavanywemo amaso n’ibindi bice by’umubiri ni impimbano.

Umurambo abantu barawubonye amaso yari arimo. Gusa yari afite mu maso ibikomere bitatu.

3. Inkuru zakwijwe ngo umunyamakuru wavuze ibi bikomere bitatu yaburiwe irengero.

Ibi na byo si ukuri kuko kugeza mu ma saa ine za mu gitondo uyu munsi tariki 24/02 uwo munyamakuru nta kibazo yari yakagize mu gihe inkuru zimutabariza zatangiye ejo.

Umunyamakurukazi wazikwije ni na we wabwiye aba diplomates ngo umurambo wa kizito nta gikomere kiriho. Kandi nyamara uwo munyamakurukazi ntiyahagaragaye. Umuntu akibaza umukoresha uwo ari we.

IMG-20200222-WA01174. Inkuru zakwijwe ngo umurambo wa Kizito wazanywe n’aba GP, Special Force bafite imbunda n’ibindi.

Si byo. Bariya basore ni abo muri famille ya Kizito barimo na murumuna we basangiye se na nyina abandi ni abo muri fondation ye.

5. Inkuru zakwijwe ngo uwayoboye imihango yo gushyingura (MC) ni uwo mu iperereza ry’u Rwanda (NISS) woherejwe gutanga amabwiriza si ukuri.

Uriya ni muramu wa Kizito warongoye mushiki we bava inda imwe.

6. Inkuru zakwijwe ngo FDLR yunamiye Kizito.

Ibi si byo n’ababihimba sinzi ikibibatera kuko Kizito yitahiye nta mpamvu yo kumurega ibirego atari bwiregureho.

FDLR ntabwo yigeze isohora itangazo ryo kunamira Kizito, iryasohokeye mu babihimbahimba ryari rikoranye ubuswa bwinshi cyane FDLR yaryihakanye.

Kandi abari banarihimbye babikoranye ubuswa bavuga ko ari itangazo Numero 103 ryo ku itariki 21/02/2020. Uretse ko atari na byo ntibinashoka ko FDLR yaba ikoze amatangazo agana kuriya mu mezi atageze no kuri abiri ya 2020. Amatangazo ya FDLR abarwa buri mwaka. iryo kuvuguruza ririya rihimbano ryari 02/02/2020. Kubeshya ni bibi. Birababaje ko abantu n’ibinyamakuru byagombye kwiyubaha nakomeza kurikoresha kandi bamwe bazi ko ari irihimbano.

7. Inkuru yakwijwe ngo misa y’i Buruseli yo ku wa gatandatu yateguwe na opposition.

Sibyo na byo. Yateguwe n’inshuti za Kizito n’urungano bafatanije n’ababyeyi be ba hano mu Bubiligi (famille adoptive).

Ntaho Misa ihuriye n’ibindi bikorwa byarimo ibyari bimaze amezi atandatu biteguwe byayikurikiye bya Institut Sendashonga. Kandi kuva mu misa ukajya muri ibyo bikorwa cyangwa ukavuga kuri Kizito ntibivuze ko ibyo bikorwa byombi byari byateguriwe rimwe.
Misa iyo isomwa haza abantu bose, nta ruhushya (audience) baka, abantu bose baje mu misa ku rukundo bafitiye Kizito nta shyaka ribatumye. Nta mpamvu yo gushakamo impamvu kuko misa zo kumusabira ziracyanadomwa.

8. Kuvuga ko Kizito atigeze ashaka guhunga ahubwo yashimuswe akajyanwa muri Nyaruguru si byo.

Kuba Kizito yarifuzaga gusohoka mu gihugu ni ibintu bisanzwe bitewe n’uko yiyumvaga nyuma yo gufungurwa.
Kubyifuza nta cyaha kirimo ku buryo byatuma abantu bajya kubeshya ngo yajyanyweyo n’inzego z’umutekano.

Igihe yafataga inzira hari abo yavuganye na bo, ndetse akimara gutangirwa n’abaturage bamutungiye agatoki abapolisi n’abasirikare, yabashije kubimenyesha bamwe mu nshuti ze kandi barabyemeza nk’ibinyu bisanzwe.

9. Kizito Ntiyaragiye mu mitwe irwanya Leta

Kuba Kizito yarashatse kugenda aciye hariya yafatiwe ntibivuze ko hari aho ahuriye n’imitwe yigeze kuharwanira . Kwihutira kubimushinja uvuga ko yanze kugira icyo abwira RIB ni ukwivuguruza. Kubimushinja atakiriho na byo ni ugutesha agaciro icyo wakwita iperereza.
10. Amafoto yakwirakwijwe y’inkomere yishwe urubozo si Aya kizito ni amahimbano. Abayakoresha nkana ni abangizi bakwiiye kubireka

Itangazamakuru ryo kuri internet rikwiye kwiminjiramo agafu rikavuga ibyo rifitiye ibimenyetso bizarihesha agaciro. Ni on

Ibyo abantu batazi bajye bihangana babaze aho guhimba ibitarabayeho.

Nyakwigera Kizito Mihigo Imana imuhe iruhuko ridashira!

Jean Claude Nkubito

Rwanda : la liste des victimes de la police s’allonge.

RWANDA. LA LISTE DES VICTIMES DE LA POLICE S’ALLONGE

La terrible nouvelle de la mort du chanteur Kizito Mihigo a été annoncée par la police rwandaise le lundi 17 février 2020.

Selon John Bosco Kabera, porte parole de la police, Kizito Mihigo se serait pendu, à l’aide d’un drap de lit,  dans sa cellule de la station de police de Remera où il était détenu depuis 3 jours.

Des observateurs avisés mettent en doute cette version des faits. Certains, qui ont eu le malheur d’être incarcérés dans les cachots de la police, affirment qu’il n’a pas de draps de lits dans ces antichambres de la mort. A y voir de très près, il s’agit ni plus ni moins d’un assassinat déguisé en suicide. En effet, Kizito Mihigo était bien portant au moment de son arrestation et selon les membres de sa famille qui lui ont rendu visite trois jours avant, rien n’indiquait qu’il serait suicidaire. Son arrestation, elle-même, telle que racontée dans les médias par les services du RIB (Rwanda Investigation Bureau), laisse des questions sans réponses et semble être une mise en scène pour couvrir son crime.

Pour rappel, Kizito Mihigo avait été accusé en 2014 d’avoir comploté contre le pays et d’avoir ourdi un complot pour attenter à la vie du président Paul Kagame. Ces accusations avaient été fabriquées suite au courage de Kizito Mihigo de dénoncer l’exploitation éhontée du génocide rwandais : dans une chanson devenue célèbre (Igisobanuro Cy’urupfu : L’explication de la mort), il avait dénoncé les crimes commis contre les Hutu par l’armée du Front Patriotique Rwandais de Paul Kagame et demandait que leur mémoire soit reconnue comme celle des Tutsi massacrés en 1994. Cette prise de position l’avait conduite en prison en 2015 avant d’être remis en liberté en septembre 2018 par grâce présidentielle.

Ce décès de Kizito Mihigo vient allonger une liste de prisonniers qui ont trouvé la mort alors qu’ils étaient aux mains de la police. Curieusement, l’explication reste la même : la police s’empresse d’évoquer le suicide ou des tentatives d’évasion qui l’obligent à tirer sur ces prisonniers.

Les cas les plus parlants des victimes de la police sont :

Le 16 mai 2014, dans le nord du pays, le responsable administratif du secteur Cyuve, région de Musanze, a été tué par la police qui lui reprochait de vouloir s’évader. Il était pourtant menotté et la police a tiré sur lui à bout portant.

Un mois plus tard, soit le 15/06/2014, Eric Hashakimana a été abattu par la police dans le district de Gicumbi. Il aurait tenté de s’échapper en sautant du véhicule lorsqu’il était emmené sur les lieux d’enquête.

Le cas d’Assinapol Rwigara illustre à suffisance la haute criminalité qui baigne parmi la police rwandaise. En porte à faux avec le système FPR qui lui mettait les bâtons dans les roues dans la marche de ses affaires, Rwigara fut mis dans le collimateur du régime qui lança sur lui des escadrons de la mort. Le 04/02/2015, un camion engloutit sa voiture. La police est tout de suite intervenue et les membres de la famille, alertés, sont vite arrivés sur les lieux. Rwigara est encore vivant quant la police le met dans un sac mortuaire. Sa famille proteste, en vain. Il est conduit dans un hôpital militaire où il est achevé. Sa femme a attesté qu’au retour, la tête de son mari avait été fracassée avec des objets contondants.

Le 25 février 2015, le docteur Emmanuel Gasakure, médecin privé du président Paul Kagame, a été tué par la police qui lui reprochait d’avoir voulu désarmer un policier commis à sa garde. Son cas est intéressant et mérite qu’on s’y appesantisse.

Médecin personnel du président Paul Kagame pendant 14 ans (entre 2001 et 2015), le docteur Emmanuel Gasakure était cardiologue en chef à l’université de Nancy en France avant de venir au Rwanda après la victoire du FPR en 1994. Il faisait également partie d’une équipe de recherche européenne et était aussi propriétaire d’une clinique privée en France.

Petit à petit, l’intégrité et la sincérité de Gasakure lui ont attiré des ennuis de la part du couple présidentiel, dont les pratiques mafieuses inspiraient le dédain  du médecin à leur égard. Des accusations d’alcoolisme et de laisser-aller sont murmurées dans les oreilles de Paul Kagame et des courtisans mettent en doute sa loyauté envers le président. Lorsque Paul Kagame demanda l’avis de ses conseillers sur la question d’un troisième mandat, Gasakure suggéra que Paul Kagame tienne sa parole et respecte la Constitution. Cela n’a pas été apprécié. Ce fut la goutte d’eau qui fit déborder la vase. Ainsi le 26 octobre 2014 à Londres, lors d’un voyage officiel, Paul Kagame renvoie Gasakure avec colère parce qu’il était trop lent à donner une réponse à une question et lui ordonne de retourner à Kigali. A son arrivée, il est placé en résidence surveillée et interrogé par la police quotidiennement. Il lui était reproché entre autres de violation du secret médical : il avait été piégé et les documents relatifs à la santé du président avaient été subtilisés. Il fut alors accusé de tous les maux : alcoolisme, dépression, violence envers les voisins, et surtout de violation du secret médical. Le 25 février 2015, un policier tire sur lui , au pistolet à bout portant.

Le 23 janvier 2016, l’Imam Mugemangango Muhamada été abattu par la police vers 21h00. Elle a expliqué qu’il a tenté de s’évader lorsqu’il était amené dans une reconstitution d’enquête sur les lieux. La police l’a ainsi abattu car il allait sauter du véhicule pour s’échapper. Il était détenu à la station de police de Kanombe.

Mahoro Jean Bosco est une autre victime de la police. Il a été abattu à la station de police de Kamembe dans le district de Rusizi le matin du 20 avril 2017 par des policiers. Le motif du forfait reste le même : l’intéressé aurait tenté de s’échapper et il a fallu tirer sur lui pour le neutraliser.

Dans la nuit du 29 au 30 décembre 2016, la police a tiré sur Maître Toy Ntabwoba Nzamwita. Elle lui reprochait d’avoir voulu forcer un barrage de la police.

Le 7 avril 2018, la Police rwandaise a arrêté un certain François Nsengiyumva. Il avait été  entendu en faisant la réflexion comme quoi la date du 07 avril de chaque année était comme un jour de fête pour les Tutsi. Le 19 avril, il a été exécuté par balles par les gardiens de la prison de Kibungo (Région Est) où il était détenu. Ses assassins ont prétendu qu’il avait tenté de les désarmer et de s’évader… alors qu’il était menotté !

Le 23 avril 2018, la Police a encore annoncé qu’un avocat du barreau de Kigali du nom de Donat Mutunzi, que sa famille signalait « porté disparu » depuis le 13/4, avait été retrouvé mort dans sa cellule de détention de la station de police de Ndera à Kigali. Le porte-parole de la police Théos Badege, actuellement au service à Interpol à Lyon (France) et Modeste Mbabazi, représentant de l’Organe National des Poursuites (RIB), avaient affirmé que le détenu  s’était suicidé dans son cachot en utilisant un drap de lit ; que dans sa cellule, deux bouteilles de bière Skol ont été trouvées, prouvant qu’il avait bu pendant la nuit et que même une bouteille avait été fracassée et utilisée pour couper un drap,…

Les cas d’abus de la police, ci haut cités, ne sont pas exhaustifs. Dans l’arrière-pays, des forfaits, nombreux sont commis par les différents services de sécurité. Mais, ils ne sont pas médiatisés. Ainsi va le système du FPR qui a fait du Rwanda un Etat policier.

Gaspard Musabyimana
18/2/2020