Joseph MATATA écrit à Madame Jeannette KAGAME

Lettre ouverte à Son Excellence Madame Jeannette Kagame

En ma qualité de coordinateur du CLIIR, je me permets de vous adresser ce cri d’alarme pour vous demander de sauver notre maison, le Rwanda, car elle est en train de brûler. Et ce depuis les 26 ans de pouvoir du régime totalitaire mis en place par un petit noyau de chefs militaires regroupé autour de votre mari, Son Excellence le président Paul KAGAME. Je m’adresse à Vous parce que vous êtes une mère au même titre que Madame Victoire INGABIRE Umuhoza qui est rentrée au Rwanda le 16 janvier 2010. Cette femme, dont les qualités humaines et la compassion équivalent celle de Madame INYUMBA Aloysie, a été accueillie par la violence de votre mari et a passé Huit en prison. Cette brutalité du régime ne l’a pas ébranlée. Au contraire, pendant son séjour dans les « quatre murs » des prisons 1930 et Mageragere, elle a même réussi à redonner l’espoir au peuple rwandais opprimé et terrassé par la terreur d’Etat et l’injustice entretenues par votre mari.

Si j’ai choisi de vous écrire aujourd’hui ce 05 juillet, c’est qu’il s’agit d’une date « maudite » à laquelle deux généraux ont pris le pouvoir par la force avant de le perdre pour le Général Habyarimana dont le régime dictatorial a perdu la guerre les 04 et 05 juillet 1994. Pour appuyer ma présente lettre, je vous transmets quelques extraits de deux livres écrits par des « êtres de lumière » issus de deux confessions religieuses différentes, mais dont le dénominateur commun est l’Amour de l’autre qui favorise le dialogue et la compassion envers tous les êtres humains. Il s’agit des livres suivants :

La Colère : Transformer son énergie en sagesse » écrit par le Vénérable Thich Nhat Hanh, un maître bouddhiste « Ma religion, c’est l’amour » écrit par le prêtre catholique Guy Gilbert qui s’occupe des jeunes en difficulté en France.

Cette lettre m’a été surtout inspirée par le discours de votre mari prononcé le 10 décembre 2012 et dans lequel il a fait l’éloge de feu Honorable Aloysie INYUMBA née le 28 décembre 1964 et décédée le 06 décembre 2012. Cette courageuse fondatrice et Trésorière de l’UMURYANGO du FPR-Inkotanyi a été terrassée et emportée par un cancer de la gorge à l’âge de 48 ans. En cette Journée mondiale des droits de l’homme du 10 décembre 2012, Madame INYUMBA a eu droit au plus grand éloge présidentiel au cours duquel votre mari a reconnu les nombreuses qualités humaines qui ont caractérisé cette « UMUKADA » (cadre politique) connue pour sa générosité, sa compassion, son esprit de sacrifice et ses talents de médiatrice hors du commun. Selon ceux qui l’ont connue, Mme INYUMBA a toujours réussi à privilégier la tolérance et à rétablir le dialogue dans des situations les plus désespérées.

Je reviendrai sur ce discours très élogieux du président Kagame dans mes prochaines lettres que je vous adresserai en ma qualité de chrétien ordinaire.

Je vous propose d’écouter également sur Youtube l’interview très intéressante de Monsieur Gilbert MWENEDATA à la chaîne Radio TV Ku Mugaragaro. Dans son discours destiné surtout aux jeunes générations dont il fait partie, Mwenedata parle de son parcours politique exemplaire. Ce rescapé tutsi et chef du parti politique dénommé IPAD-Rwanda (Initiative du Peuple pour l’Alliance Démocratique). A la suite du rejet de sa candidature aux élections présidentielles de 2017 et suite aux multiples menaces, il a été contraint de fuir son pays. Parmi les conseils qu’il a donnés, M. Mwenedata a recommandé aux gens incapables de construire une société juste et paisible de NE PAS faire des enfants.

Puisque votre couple présidentiel a des enfants, ce discours pourrait vous faire réfléchir sur l’avenir de vos propres enfants. Vous souhaitez, comme tous les parents, vivre assez longtemps pour voir vos petits-enfants et probablement vos arrières-petits-enfants. Et c’est ce bonheur que je vous souhaite sans hypocrisie.

Selon l’écrivain et philosophe français, Albert Camus, « Les gouvernements, par définition, n’ont pas de conscience ». Les institutions onusiennes, européennes ou autres éprouvent probablement le même problème de conscience. C’est pourquoi, je m’adresse à Vous en votre qualité d’épouse du Président Kagame. Vous êtes une personne en chair et en os et vous êtes doté de conscience qui vous permet d’assumer vos responsabilités. Je ne doute pas de votre capacité d’être le cœur de votre foyer (umutima w’urugo rwanyu). Je compte sur votre bonté humaine et votre conscience pour éteindre le feu de la colère de votre époux qui veut continuer à faire éliminer physiquement ses opposants en toute impunité. Après l’assassinat de « Mutagatifu » Kizito MIHIGO, le peuple rwandais n’a plus besoin d’autres martyrs en la personne des opposants politiques et pacifiques tels que Mlle Diane RWIGARA, Mme Victoire INGABIRE, M. Bernard NTAGANDA, M. Déogratias MUSHAYIDI, Dr Théoneste NIYITEGEKA et tous les autres opposants qui croupissent arbitrairement dans les prisons mouroirs du Rwanda. Je vous demande d’éteindre le feu de sa colère pour sauvegarder notre pays avant qu’il soit trop tard. Nous ne voulons plus de guerre civile dans notre pays. Le peuple a assez souffert depuis le déclenchement de la guerre en octobre 1990.

« Vivre, ce n’est pas se résigner » selon Albert Camus. La résignation du peuple rwandais dure depuis 26 ans. Je vous informe que ce peuple est au bord de la révolte parce que tous ses droits et ses libertés sont bafoués. Vous pouvez vous rappeler les qualités humaines de Mme INYUMBA Aloysie énumérées par votre époux le 10/12/2012 devant les autres sénateurs venus pour son inhumation. Pourquoi votre époux ne pourrait-il pas marcher sur les pas de cette femme tant appréciée ?

Vous avez le devoir de sauvegarder notre maison : le Rwanda. « Si l’incendie ravage votre maison, la chose la plus urgente à faire est de tenter de l’éteindre, et non de courir après celui que vous croyez être responsable. Si vous le pourchassez, les flammes réduiront votre maison en cendres. Il ne serait pas sage d’agir ainsi. Vous devez absolument tout faire pour l’éteindre. De même, lorsque vous êtes en colère, en continuant à vous disputer avec l’autre personne, en cherchant à la punir, vous agissez exactement comme celui qui court après l’incendiaire pendant que sa maison est dévorée par les flammes », nous conseille le vénérable Thich Nhat Hanh. Vous avez intérêt à éteindre le feu de colère de votre mari et à lui conseiller de dialoguer avec ses opposants plutôt que de terroriser le peuple. Je vous transmets en annexe les extraits des deux livres ci-haut cités pour renforcer le message contenu dans ma présente lettre. Je vous supplie d’atténuer les souffrances qui maintiennent votre mari dans la violence extrême. La méthode de l’Abbé Guy Gilbert peut vous inspirer.

Je vous prie d’agréer l’assurance de ma considération très distinguée.

Fait à Bruxelles, le 05 juillet 2020

Pour le CLIIR, MATATA Joseph, Coordinateur (GSM 0476701569)

CLIIR* : Le Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda est une association de défense des droits humains basée en Belgique, créée le 18 août 1995. Ses membres sont des militants des droits humains de longue date. Certains ont été actifs au sein d’associations rwandaises de défense des droits humains et ont participé à l’enquête CLADHO/Kanyarwanda sur le génocide de 1994. Lorsqu’ils ont commencé à enquêter sur les crimes du régime rwandais actuel, ils ont subi des menaces et ont été contraints de s’exiler à l’étranger où ils poursuivent leur engagement en faveur des droits humains.

Pour lire l’intégralité de la lettre.

Amabaruwa abagaragu b’i bwami banditse basubiza abahutu ngo “ntacyo bapfana”.

Mutara

Umwami Mutara III Rudahigwa yananijwe n’abahezanguni bari abajyanama be. Ntibashoboye kumva ko umuyaga w’Ubwingenge utagira rutangira, nuko bumira ku ruhu nka cya kirondwe!

Benshi badusabye kubagezaho ya mabaruwa 2 y’urukozasoni y’abagaragu bakuru b’ibwami ya le 17 na le 18 /5/1958. Twasanze kumenya umugani wa SABIZEZE-KIGWA byafasha buri wese kurushaho kumva ayo mabaruwa n’inkomoko y’ikibazo cy’amoko mu Rwanda.Uwo mugani(mythe) uvuga iby’Ibimanuka, washyizwe kenshi mu majwi ko waba ari wo shingiro ry’ikibazo cy’amoko mu Rwanda. Muraza kwirebera koko ukuntu Abagaragu b’i bwami bawuhereyeho bagaha ireme ivangura hagati y’abana b’Urwanda. Ni yo mpamvu tubanje gutangaza uwo mugani wa KIGWA, amabaruwa agakurikiraho. Mushobora kwisomera uyu mugani kwa KAGAME Alexis, Inganji Karinga, Kabgayi, 21959, pp.61-65. Tubifurije kunyurwa n’ibyo musoma.

I.   Umugani wa Kigwa

 Kera mu gihugu cyo hejuru hahoze umuntu akitwa SHYEREZO. Ashaka abagore benshi, balimo uwitwa GASANI. Aliko GASANI aba ingumba. Bukeye haza umuhanuzikazi witwaga Impamvu, aramubwira ati : « Nkuragurire umuhungu ugiye kubyara ! Icyo uzampa ntikiruhije : upfa kunyihera icyo nambara n’ikintunga, nkaza ngatura mu rugo rwawe gusa, kugirango mbone n’ubulyo bwo kugumya kukubwiliza uko uzabigenza. Gasani yemera ibyo IMPAMVU amubwiye : amutungira aho mu baja be.

Bukeye IMPAMVU abwira nyirabuja ati : « Ubajishe igicuba cy’umurinzi ucyuzuzemo amata nzakubwira ». Muli iyo minsi, SHYEREZO aza kubagisha ikimasa yiraguliza : abapfumu bamaze kucyorosora, baratega basanga cyeze. Bajya rero mu nzu kuvuga amabara yacyo. Igihe bahugiye muri ibyo, IMPAMVU abwira nyirabuja ngo yibe umutima wacyo. Arawiba ! Bawujugunya muri cya gicuba cy’umurinzi bali bujujemo amata. Igicuba bakijisha hamwe n’ibisabo, bakajya bakibuganizamo amata uko inka zihumuje mu gitondo na nimugoroba, kugirango amata ahore yuzuyemo. Babara amezi cyenda, ukwa cumi barajishura ! Bapfunduye basanga akana k’uruhinja kareremba hejuru y’amata. Bavuza impundu bati : « Gasani arabyaye ! »

Inkuru ngo igere kuri SHYEREZO bamubwira ngo aze kwita umwana izina, SHYEREZO aranga ati : « Uwo mwana si uwanjye ! Nibamwice sinshaka ko ambera aho ! » GASANI n’umuja we babimenye baramuhisha, kuko abazaga kumwica babaga banga kwiteranya na nyirabuja : baza bakabanza kumubulira. Umwana amaze gukura, aba mwiza cyane. Inkuru igera kuri SHYEREZO bati : « Rwose ufite umwana mwiza cyane, utarigera aboneka mu bantu ! ». Ati : « Uwo mwana ko nategetse kumwica, byagenze bite ? Nibagende bamwice, simushaka nta bwo ari uwanjye ! » Abagaragu atumye baraza babwira GASANI bati : « Tuje kureba umwana wawe barahiriye : muduhamagarire tumubone ! » Nyina akaba yaramwise SABIZEZE. Aje ngo bamukubite amaso, baramutangarira gusa, ntihagira uwibuka ibyo kumwica. Baragenda babwira se bati : « Uwamwica ni nko kukwica ubwawe ! ». Babigize gatatu, se aza kumwiyicira : amukubise amaso acika intege zo kumwica, amugira uwe ; amwita IMMANA !

Limwe rero nyina wa GASANI aza kumusura. Umutwa wa SABIZEZE aza kubumviliza, ngo yumve ibyo GASANI avugana na nyina. Bombi baraganira bagusha kuli SABIZEZE ; nyina wa GASANI ati : « Mbese uriya mwana usa kuriya wamubyaye ute, ko numvise ngo Shyerezo yabanje kwanga ko ali uwe ? » GASANI rero aramutekerereza uko SABIZEZE yavuye mu mutima w’ikimasa abapfumu ba SHYEREZO bari baraguye kirera. Umutwa amaze kubyumva arasohoka, asanga SABIZEZE aho akinira n’abandi bana. Ati : « Mbega mwana wa databuja, ugira ngo ndacyatangajwe n’ukuntu uturusha byose ! Namenye ko wavuye mu mutima w’immana bari bejeje ! Ko utabyawe na SHYEREZO wabuzwa n’iki kuturusha muri byose ? »

SABIZEZE ngo abyumve, ati : « Aho murumva GASANI wagiye kumbyarura, akagira ngo si ndi uwa data ! Singishoboye kuba muri iki gihugu : isoni ntizatuma ngira aho nkwirwa !» Aragenda rero yenda umuheto we n’imbwa ze eshatu : Ruzunguzungu, na Rukende, na Ruguma. Yenda inyundo ze zilimo Nyarushara ; akora kuri murumuna we MUTUTSI, na mushiki wabo NYAMPUNDU. Ayobora impfizi yabo Rugira, n’insumba yayo Ingizi ; ajyana intama yabo Nyabuhoro, na rugeyo yayo Mudende ; yenda isake yabo Rubika n’inkokokazi yayo Mugambira. Umutwa wabo ataho, maze bashyira nzira.Bamanuka kw’ijuru baza mu gihugu cyo hasi, maze bururukira ku Rutare rw’Ikinani, ho mu Mubali. Hakaba igihugu cy’Abazigaba, umwami wabo ali KABEJA. Bageze ku rutare rw’Ikinani baracanira. Abagaragu ba KABEJA babonye umwotsi baratangara bati : « Mbese hariya hantu kohatabaga abantu, uriya mwotsi uturutse ku ki ? ». Abandi bati : «Ahari aho ni abahigi bahacanye cyangwase ni abagiye guca amakara ! » Bukeye basanga umwotsi utimutse ; bimara iminsi babona umwotsi wahamenyereye ! Bajya kubibwira KABEJA ko wenda haba harubatse abantu batali basanzwe bazwi. KABEJA yohereza abajya kureba abo alibo.

Intumwa zije ziti : «Muli aba he ? Mwaje kwenda iki aha ngaha ?» SABIZEZE ati : «Turava mw’ijuru ; nta bwo tugenzwa no kugira icyo tubatwara tuli abashyitsi b’amahoro !» Intumwa zisubira kwa KABEJA : arabareka batura muli iryo shyamba. Babita Ibimanuka, kuko bari baravuye kw’ijuru. Umutware wabo ali we SABIZEZE bamwita KIGWA, kuko yaguye aturuka mw’ijuru.

Bukeye rero KIGWA abwira murumuna we MUTUTSI ati : «Mbese ko uruzi inyamaswa twazanye zanga zikagwira, ali uko zifite ingore, twe tuzamera dute ? Tugiye gupfa ducitse ? Enda turongore mushiki wacu NYAMPUNDU !» Mututsi aranga. KIGWA aramurongora babyarana umukobwa SUKIRANYA. Amaze gukura, KIGWA agira MUTUTSI inama ati : «Enda mugushyingire !» MUTUTSI ati : « Sinashaka umwana wanjye ! » KIGWA ati : « Ndakwereka uko tubizirura ! Genda uture hakulya yacu haliya, nibucya uzaze kumusaba ! Ninkubaza ubwoko bwawe, uzagire uti « ndi Umwega wa kulya !» Kuko uzaba utuye kuri uriya mwega wo hakurya yacu ! » MUTUTSI arabigira, bukeye arongora SUKIRANYA, babyarana MUKONO na NTANDAYERA na SERWEGA.

II. Ibaruwa ya mbere y’abagaragu bakuru b’ibwami
Muri 1958,mu gihe Abahutu bari bahagurukiye gusaba ko uburenganzira bwabo nk’Abanyarwanda bwakubahirizwa, nabo  bakareka gukomeza guhezwa ahubwo bakagira uruhare mu buyobozi bw’igihugu, bakareka gukomeza kugirwa abacakara mu gihugu cyabo, abagaragu bakuru b’i bwami bafashe uyu mugani w’Ibimanuka (Mythe des Ibimanuka) bawambika ibindi bitekerezo bishya, bawuhindura nk’ ukuri kw’amateka, bawuha agaciro ka politiki maze bawushingiraho ingengabitekerezo yo kwiharira ibyiza by’igihugu. Umwanzuro bageraho uratangaje, murawubona hepfo: Ngo Abahutu n’Abatutsi ntibava inda imwe, Abahutu ni abagaragu Abatutsi bakaba abatware, ngo ntabwo rero bagomba gusangira ibyiza by’igihugu! Uku kunangira umutima kw’abayobozi b’ingoma ya cyami nibyo byihutishije uguhirima kwayo kandi biha ireme Revolisiyo yo mu 1959.

Dore uko ibaruwa ya mbere yavugaga:

Alexis Kagame

Mgr Alexis Kagame wabaye umwiru mukuru i Bwami, ni we dukesha aya mateka. Ingengabitekezo ivangura Abahutu n’Abatutsi ntiyatangijwe n’Abahutu, yaturutse i Bwami !!!

Nyanza, le 17/5/1958

Ku bajyanama bagiye kwiga iby’imibanire y’Abahutu n’Abatutsi n’Abatwa.

Dore tubasobanurire uko byahoze kera. Dore uko ingoma nyiginya yatangiye mu Rwanda :

Abanyiginya aho bururukiye ni Rwanda rwa Mubari ku rutare rw’i Kinani. Ubwo habanje KIGWA, na murumuna we MUTUTSI, na mushiki wabo NYAMPUNDU, bazana inka zabo 2 : Rugira n’Ingizi, n’intama zabo 2 : Mudende na Nyabuhoro, n’inkoko zabo 2 : Rubika na Mugambira, n’imbwa zabo 2 : Ruzunguzungu na Ruguma, n’inyoni zabo 2 z’inyange, n’inyundo yabo n’umuvuba.

Bamaze kugeraho bakurikirwa n’umutwa wabo MUHWABARO, araza MUHWABARO arababaza ati : ko mwansize ? Bati : twaje twihuta, si twebwe. Ati mbese ye, aho murareba ibiti by’ino ngo birasa n’iby’iwacu ? Ati aho se ntibyagira umuriro nk’iby’iwacu ? Baramubwira bati : gerageza. Umutwa aherako arema urushingo n’inshigati yarwo. Ashinga umuriro ubwo aracana.

Intwaro zabo bazanye ni imiheto y’ibihekane. Inyamaswa zije kureba aho bakazirasa. Batungwa rero n’umuheto wabo. KIGWA yerekera hirya yabo mu gacyamu, azana amabuye y’ubutare, arayabazanira ati : nimurore, hano hari inganzo nk’iy’iwacu ; baherako batera uruganda ubwo baracura.

Kwa KABEJA, umwami w’Abazigaba, babona umwotsi, kurora uwacanye umuriro aho [!], baje basanga amakome ali atatu. Uwambere wari uwa KIGWA, uwa kabili wali igicaniro cy’inka n’intama, uwa 3 wali uw’umutwa MUHWABARO. Aliko yari yawucanye hirya hategeranye nabo. Bazigaba [!] baje kubarora, bababonye barababaza bati : Muli iki ? Barasubiza, bati turi abantu b’umwami. Aha se mukahakora iki ? barasubiza bati : turacura kandi tukanahiga. Babonye impu zibambye bati ese ntimwaduha akanyama ? abandi bati nimuze tubahe ; baraza babaha imitwaro ibahagije bose. Bageze hirya za nyama bazihisha shebuja KABEJA ; bamaze kuzihisha bajya kwa shebuja wabo KABEJA, ababaza icyo babonye kuko ali we wali wabohereje. Bati twahabonye abantu bateye nk’abantu koko. Bati aliko ni barebare cyane, cyeretse umwe w’umugore wabo, bati aliko nawe yenda kureshya nabo. Bati aliko hirya yabo niho twabonye umuntu ucanye hirya yabo ukwe, wenda kureshya natwe. Bati kandi twabonye n’inyamaswa ziryamye ku maguru yabo (alizo mbwa).

Kabeja abwira abo bavuyeyo ko bazasubira kubabaza ko bashaka guhakwa, cyanga se ko bashaka gutura. Bagiye kujyayo noneho bajyana n’abandi Bantu bene wabo, bajyanywe no gusaba inyama ; bagezeyo bavuga ubutumwa, babasubiza ko biturira aho, yashaka akazabahaka ; kandi basaba inyama nanone, maze banga kuzibaha, barababwira bati : kugirango tubahe inyama keretse mutwubakiye, bati ibyo turabikora. Ubwo biruka bafite amabuye yo kudonda ibiti no kubivuna barabagarura bati : nimuze tubahe igitema neza kandi vuba ibiti, maze bagarutse babaha imihoro, maze bajyana nabo baberekera uko batema n’uko baza gusongora ibiti. Bamaze kuberekera baraza babubakira ubwo, maze abandi babaha inyama.

Ubwo basubiye kwa KABEJA banyurana n’abandi baje guhakwa, bahakirwa inyama.

Nabo bati : lero nimuze namwe tubanze tubereke ibyo mudukorera. Barabajyana babereka ubutare, bati lero aya mabuye nimuyadutorere mugire menshi ; barangije babaha inyama. Bamwe barataha, abandi bati twe ntaho tujya. Bati twe nimutwihakire. Bahamaho barahakwa.

Babandi bose batashye bageze kwa KABEJA, amaze kumenya ko hali abandi basigayeyo, abandi rero bali bamaze kugera iwabo, KABEJA arabaca. Ati : uwagiye iyo ngiyo ntangarukire ahanjye, ati ntabwo tubana.

Babandi bose barahomboka bajya kwa KIGWA arababaza ati : Muhinga mute ? Bati duhingisha inkondo z’ibiti bazimweretse ati : ibi byahingishwa bite ? Arazihinyura maze abaha amasuka n’imihoro yo gutema. Bamaze kubitora bazana imbuto maze abereka aho bamuhingira ; maze bamuhingira kane (4), ati cyo namwe nimugende mwihingire. Abasigaye kwa KABEJA baza guhakirwa amasuka n’inyama zihigishwa imiheto ; ubundi bo bajyaga gutega inyamaswa bakazibagisha amabuye, kuko batari bazi gutega [!]. Bene icyo gihugu cyose baza guhakwa kwa KIGWA.

Ko mwumva abantu baburana umunani, ababurana umunani ko alii abavandimwe, n’imibanire yacu ko ahubwo baje tukabahaka kugeza ubu, ubundi buvandimwe bwacu ni ubuhe ? Gatutsi na Gatwa bahuriye he na Gahutu ko twumva ko Gatutsi na Gatwa na Gahutu ari bene Kanyarwanda, nyirukubabyarana na Kanyarwanda yitwa nde, ni umuki ? Ko twumva ko KANYARWANDA ali we wabyaye Gatutsi na Gatwa na Gahutu, kandi tukaba tuzi ko KIGWA ari we wabanje kure ya KANYARWANDA, kandi tukaba tuzi neza ko KANYARWANDA yavutse nyuma, ayo moko aliho, byashoboka bite kugira ngo abyare ataravuka ?

Dore KANYARWANDA bavuga ko ali we KIMEZAMIRYANGO da. Ngo ko ali we utubyara twese :

 1.  Kanyarwanda ni uwa Gihanga

2.  Gihanga ni uwa Kazi

3.  Kazi ni uwa Muntu

4.  Muntu ni uwa Merano

5.  Merano ni uwa Randa

6.  Randa ni uwa Kobo

7.  Kobo ni uwa Gisa

8.  Gisa ni uwa Kijuru

9.  Kijuru ni uwa Kimanuka

10. Kimanuka ni uwa Kigwa wasanze abantu mu Rwanda.

11. Ngaho namwe muratwumvire iyo mivire n’indimwe yacu n’Abahutu yo kwa Kanyarwanda.

Ni twe abagaragu b’ibwami bakuru :

 1)Kayijuka

2)Serukamba

3)Rukemampunzi

4)Mazina

5)Rwesa

6)Sebaganji

7)Ruzagiriza

8)Ndamage

9)Sezibera

10)Sekabwa

11)Nkeramiheto

12)-Shamukiga

Abami b’abahutu Ruganzu yishe :

1.  Rubuga mwene Kagogo

2.  Rubuga mwene Bugunama

3.  Nyaruzi mwene Haramanga

4.  Mpandahande mwene Haramanga

5.  Sambwe mwene Cyarugimba

6.  Katabirora mwe Kabibi

7.  Gisurere mwene Rubambura

8.  Nzira mwene Muramira

9.  Nyagakecur aliwe Nyangoma

10.           Mbeba aliwe Mabya

11.           Ruhande – ?

12.           Balishaka – ?

13.           Semukondo (w’umukende) – ?

14.           Sangara – ?

15.           Ruvuzo – ?

16.           Ngiga – ?

17.           Cogo – ?

18.           Ryangombe rya Babinga – aliko n’umutsindo

19.           Nsibura na Nyina Nyiransibura.

Aba bami b’abahutu bishwe n’uyu mwami, ahindura [yigarurira] ibihugu byabo. Ibindi bihugu byahinduwe n’abandi bami bica abahinza bari babirimo. Ntitugombye kubavuga, nimushaka muzabirebe mu Nganji Kalinga, biranditse.

 Ikibazo : Ubwo batsindaga ibihugu by’Abahutu b’Abahinza, bakabahaka ari abavandimwe babo?

 (Rétrospective, Le problème ruandais 1957-1962, Série 1, Dossier 2, pp. 7-9).

 Isomo twakura muri aya mateka :

Mu Rwanda rwa none, ikibazo cy’amoko gihagaze gite ? Ubutegetsi bwa FPR bukivuga bute ? Aho kwihandagaza bakemeza ko nta moko aba mu Rwanda , nyamara bagakomeza kwemeza jenoside yakorewe Abatutsi, ntibifitanye isano n’imyumvire yariho muri za 1958, yo gushaka guheza abandi no gukusanyiriza ibyiza byose by’igihugu mu maboko y’agatsiko kitwaza ubwoko bumwe bw’Abatutsi, abandi banyarwanda (Abahutu n’Abatwa)bagafatwa nk’abagaragu ? Aho Abajyanama b’umukuru w’igihugu muri iki gihe nta cyo bapfana na bariya bagaragu b’i bwami bari impumyi ku buryo bugaragara ?

Ibaruwa ya Kabiri y’Abagaragu b’i bwami tuzayibagezaho ubutaha, ntimurambirwe gutegereza.

Iyi nkuru yasohotse bwa mbere ku rubuga Leprophete.fr

France – Rwanda : une autre dette pour financer le luxe de Kagame ?

Le gouvernement français vient d’accorder au gouvernement rwandais un prêt de 40 millions d’euros et une subvention de 5.8 millions d’euros. Le prêt serait destiné à maîtriser les impacts du COVID-19, et la subvention, à l’enseignement de la langue française.

D’après notre analyse, ce dont le Rwanda a besoin n’est pas l’argent, car, rien sur cette planète n’égalera les sommes reçues par ce pays dans la reconstruction après la guerre de 1990 – 1994. Selon l’étude de la Banque mondiale, plus de 190 millions de dollars n’ont pas servi à ce qui était prévu et se sont retrouvés dans les paradis fiscaux. Billy NDENGEYINGOMA, le beau-fils de KAGAME, BUSIGNYE Johnson via son petit frère Denis KARERA, un autre haut gradé de l’armée et conseiller de KAGAME , détiennent des comptes cités dans ce scandale. Il y va sans dire les autres détournements scandaleux qui impliquent, notamment Bernard Makuza, ancien Président du Sénat; Dr Ndayambaje Irenée, Directeur général de REB; Dr Conco Jeanine, ancienne Directrice générale de RBC; Dr James Gashumba, Vice-Chancelier de Rwanda Polytechnic; Ing. Aimé Muzola, Directeur général de WASAC; Richard Gasana, Maire du District de Gatsibo; Ndayambaje Godefroid, Maire du District de Ngororero; Rutaburingoga Jérôme, Maire du District de Gisagara; Sebutege Ange, Maire du District de Huye; Habyarimana Gilbert, Maire du District de Rubavu; Espérance Mukamana, Directrice générale de RLMUA.

Kagame lui même n’aménage rien en se servant de ces fonds qui seront remboursés par le contribuable rwandais sans en avoir bénéficier. Les coûts de déplacements inutiles du Présidents ont été analysés par les experts:

Ce dont le Rwanda a besoin n’est pas l’argent, plutôt la bonne gouvernance.
En effet, bien que la pandémie COVID – 19 ait causé ses propres dégâts, force est de constater que ceux-ci auraient pu être évités dans un système politique avec des institutions fortes et un environnement socio-économique plus libre et propice à l’optimisation du potentiel national.

Afin de doter le pays de telles capacités, il faut:
1. L’ouverture de l’espace politique pour permettre à toutes les forces vives du pays de jouer leur rôle dans la refondation de la nation.
2. La proposition d’un gouvernement de transition qui ouvre les portes à l’opposition politique et tous les acteurs de la société civile avec la mission de préparer les élections démocratiques de 2024.
3. La restructuration des institutions de l’Etat pour en faire organes démocratiques, efficaces et opérationnels.
4. La refonte des forces de l’ordre du pays et création des services dignes de confiance, et qui reflètent la réalité de la société rwandaise.
5. La création des commissions distinctes chargées des questions diverses.

Lire la feuille de route pour la gouvernance du Rwanda après COVID-19

Chaste GAHUNDE

Places and People to Visit in Rwanda.

To my dear friends who want to visit Rwanda, let me be your tour guide. Before you embark on your journey to Rwanda , kindly do the following.
Inform your embassy in Rwanda that you will visit the places and the people that I’m going to mention.
Your embassy and your family should keep closer contact with you.
If possible, avoid sleeping in the hotels or lodges, let your embassy help you to find a more secure place for you. Other wise, your family may wake up to a bad news that you took your own life using a bedsheet. Such is common in Rwanda, especially when you choose to see what the regime has been hiding for years.

I don’t mean to scare nor alarm you.
It is a reality and you have to travel knowing it. Forewarned is forearmed.

If I had to promote visit Rwanda , I would encourage the visitation of the following people and places:
Visit Kibeho a place where the current regime led by Paul Kagame killed 48 thousand of internally displaced Hutu refugees, the killing order was given by Paul Kagame. No one remembers them, a few who survived are not even allowed to mention what they went through and how they survived.

Kibeho massacre, 1995

Visit prisons and talk to prisoners and hear what they go through every day, hear how some of them how been in detention for 26 years without charges.
Visit opposition icon Madame Victoire Ingabire Umuhoza.
Listen to how she continues to be victimized, harassed and threatened . Learn on how the members of her political party have been killed in most gruesome manner, how others have been arrested with trumped up charges and eventually disappeared for good.

Victoire Ingabire Umuhoza


Visit another opposition icon Maitre Bernard Ntaganda, learn how he spent 4 years in prison for championing the freedom of speech and promoting an equal opportunity for Rwandans. Learn how he has been made a destitute in his own country. A qualified lawyer whose law licence has been confiscated by the current regime for no apparent reason, just to punish him for his political ambitions.
Learn how a few days ago him and Madame Victoire Ingabire Umuhoza houses were raided by the regime’s security men and took away all their phones, computers and some money.
Learn how they are being made to report to the regime’s investigative bureau every other day.

Me Bernard NTAGANDA

Visit another opposition icon, Déogratias Mushayidi in Mpanga prison and learn how he has been sentenced to life in prison for wanting to challenge Paul Kagame in an election and denouncing the regime for the gross human rights violation.

Déogratias MUSHAYIDI


Visit Diane Shima Rwigara and learn how she was harassed just for announcing that she would challenge Paul Kagame in the passed election in 2017. Immediately after making announcement, fake nude pictures of her were scattered on social media.
Upon seing that the fake pictures did not make her lose focus, they arrested her together with her mother and her young sister.
A visit to Rwigara’s family would indeed give you a glimpse of how Rwanda has developed.

From left to right: Adeline RWIGARA, Diane RWIGARA, Anne RWIGARA.

Visit kwa Gacinya, the infamous detention and torture chamber
Visit Kami (Barracks) , the infamous torture and slaughter chamber
Visit Kizito Mihigo’s mother, see the sadness of loosing her dear son in unexplained manner.
Visit a place called Bannyahe, you will see how poor people’s houses were recently demolished by a named investor closer to the regime. Families have been sleeping outside their demolished houses with no hopes of finding a place to stay.

A woman becomes homeless after her home is demolished by Govt

Learn how Kagame’s soldiers took turns in raping women in Bannyahe at gunpoint in the presence of their husbands and children.
Learn how the journalist of the Ishema Tv by the name of Niyonsenga Dieudonne ,also known as Cyuma Hassan Dieudonne who went to interview the affected families in Bannyahe has been thrown into prison. The same journalist , is the one who upon viewing Kizito Mihigo’s body , he revealed that Kizito Mihigo’s body had three wounds, one on the forehead two on the right and left cheeks respectively, while the world was told that Kizito Mihigo hung himself using the bedsheet.
After you have concluded your visitation, before flying back to your various countries, please, pass through the Rwandan Parliament House.
The speaker is a woman by the name of Donatile Mukabalisa. Since you have heard about women in Rwanda being promoted to the key decision making positions, ask them why the lot is happening and the same women are quiet.
Kindly share with me the answer she(they) will give you , because I have been asking such a question and Donatile Mukabalisa and her group of promoted women ended up blocking me.

Jeanne Mukamurenzi.

Lettre de l’abbé F. Rudakemwa au secrétaire exécutif de la CNLG

Fort-Coulonge, le 12 juin 2020

A Monsieur le Secrétaire Exécutif de la CNLG

P.O. Box 7035, Kigali-Rwanda

Monsieur le Secrétaire exécutif,

Je voudrais réagir au volumineux rapport de recherche (502 pages) que votre commission a publié en 2019. Son titre est « Le génocide des Batutsi dans l’ancienne préfecture de Cyangugu ». Ma première réaction est de rendre hommage à toutes les victimes de cette tragédie, de souhaiter que les coupables soient punis et qu’aucune personne innocente ne soit accusée injustement. À propos des accusations infondées, je voudrais :

  1. Dénoncer l’obstination de ce rapport
  • à traiter de génocidaires tous les Bahutu de tous les temps et de tous les lieux;
  • à vouloir faire du génocide des Batutsi une clef de lecture de l’histoire du Rwanda en général, et de l’ancienne préfecture de Cyangugu en particulier.
  1. Me demander si nous ne serions pas en face d’accusations en miroir.
  2. Réfuter les insinuations et les mensonges que ce rapport profère contre ma personne.

« Je déteste ce que tu dis, disait Voltaire, mais je me ferais tuer pour que tu puisses toujours le dire ».

Ainsi je pourrai dire moi aussi ce que je pense et « du choc des idées jaillira la lumière ».

Je vous souhaite, Monsieur le Secrétaire exécutif, bonne réception de ce document.

Abbé Fortunatus Rudakemwa


Sigles et abréviations

AFP : Agence française de presse

APR : Armée patriotique rwandaise

CDR : Coalition pour la défense de la République

CNLG : Commission nationale de lutte contre le génocide

C.R.I.S.P : Centre de recherche et d’information socio-politique

CSP : Conseil supérieur du pays

FAR : Forces armées rwandaises

FPR : Front patriotique rwandais

HCR : Haut-commissariat des réfugiés

IBUKA : (Souviens-toi) : Association des rescapés du génocide des Tutsi au Rwanda

Inyenzi: Ingangurarugo yiyemeje kuba ingenzi (Vaillant combattant déterminé à être toujours le meilleur).

Lett.enc : Lettre encyclique

MDR : Mouvement démocratique républicain

ONU : Organisation des nations unies

PDC : Parti démocrate-chrétien

PSD : Parti social-démocrate

RADER : Rassemblement démocratique rwandais

UNAR : Union nationale rwandaise

UPRONA : Union pour le progrès national


 I. Coller à tous les Bahutu l’étiquette de génocidaires

Monsieur le Secrétaire exécutif,

Le premier grand défaut de votre rapport est l’obstination à traiter de génocidaires tous les Bahutu de tous les temps et de tous les lieux. En peu de mots, « le virus de haine et de génocide contre les Batutsi est congénital et héréditaire chez les Bahutu ». Son deuxième défaut, corollaire du premier, c’est l’acharnement à faire du génocide des Batutsi en 1994 au Rwanda une clef de lecture de toute l’histoire du pays. Ce double défaut est tellement grave qu’il rend votre rapport odieux, digne d’être relégué aux oubliettes, pour ne pas dire à la poubelle, et de là passer au déchiqueteur.

J’avais déjà abordé le sujet en 2011 et j’écrivais alors ce qui suit :

Le peuple rwandais comprend trois groupes ethniques : les Bahutu, les Batutsi et les Batwa. Il est généralement admis que les Bahutu constituent 85% de la population, les Batutsi 14% et les Batwa 1%. Même en admettant de larges marges d’erreur, les Bahutu ne pourraient pas être moins de 80%, les Batutsi ne pourraient atteindre le seuil des 20%, ni les Batwa celui des 2%.

Le génocide de 1994 au Rwanda a été perpétré par des miliciens majoritairement Bahutu, mais ce ne sont pas tous les Bahutu qui se sont rendus coupables du crime de génocide comme voudraient l’accréditer la propagande, l’idéologie et la justice officielles actuellement en cours au Rwanda. Si tous les Bahutu s’étaient levés comme un seul homme et s’étaient mis tous ensemble à « génocider » les Batutsi, de ces derniers, pas un seul n’aurait survécu. Le résultat aurait été le même si la seule moitié des Bahutu s’était livrée aux massacres que la communauté internationale a qualifiés à juste titre de génocide.

Aujourd’hui, les prisons « connues » du Rwanda abritent 120.000 Bahutu accusés de génocide. Quand ils entrèrent en fonction, les tribunaux d’exception « Gacaca » se proposaient de juger 800.000 personnes pour le même crime. Le total de ces « génocidaires » s’élèverait alors à 920.000 personnes, auxquels viendraient s’ajouter ceux qui sont détenus dans les prisons et les cachots secrets et privés, ainsi que les 44.000 autres qui, au dire du gouvernement de Kigali, sont en cavale partout dans le monde et qu’une commission « ad hoc » créée le 14 novembre 2007 doit traquer par tous les moyens et ramener au pays morts ou vifs. Si un contingent aussi nourri, avec tout le temps libre dont il disposait pour sa sale besogne (100 jours : du 6 avril au 4 juillet 1994), s’était mis à l’œuvre, aucun Mututsi ne serait resté en vie.

Il y a eu le génocide des Juifs perpétré par les Nazis ; mais on n’a jamais entendu que tous les Allemands soient des génocidaires. Pourquoi est-ce que tous les Bahutu devraient l’être ? Est-il possible qu’il y ait plus de génocidaires au Rwanda, où les victimes se chiffrent à moins d’un million, que chez les Nazis où le nombre des victimes dépasse de loin les six millions ? [i]

Pour étayer votre thèse et son corollaire, vous passez en revue les tueries interethniques qui ont émaillé l’histoire du Rwanda, surtout depuis 1959 jusqu’en 1994, mais aussi avant et après cette période de temps.

Monsieur le Secrétaire exécutif,

Un examen dépassionné du contexte et du déroulement de ces tueries montre que vous avez tort, que votre thèse est fausse, tandis que son corollaire est à la fois erroné et extrêmement dangereux pour le présent et le futur de la société rwandaise. Dans les lignes qui suivent, je voudrais procéder avec vous à cet examen dépassionné.

I.1. De 1994 à aujourd’hui

Commençons par les massacres de 1994 que la communauté internationale a qualifiés à juste titre de génocide. Ces massacres ont fait plus de victimes du côté des Bahutu que du côté des Batutsi. Et pour cause, dans une grande partie du Rwanda, les miliciens Interahamwe (pas tous les Bahutu) massacraient autant de Batutsi qu’ils pouvaient sans épargner les Bahutu de l’opposition. D’ailleurs les Interahamwe ont commencé d’abord par ces derniers.

De l’autre côté, dans la partie du Rwanda qu’elle contrôlait, l’APR (et non tous les Batutsi) massacrait autant de Bahutu innocents qu’elle pouvait. Elle a continué à le faire sur tout le territoire rwandais au fur et à mesure qu’elle progressait dans le cadre de sa guerre totale et finale contre les FAR. Pour des raisons difficiles à comprendre, elle massacrait aussi des Batutsi, omettait de leur porter secours alors qu’elle le pouvait et encourageait même les massacres dont ils étaient victimes. Les foules épuisées qui marchaient à pied sur les routes du Rwanda en 1994 en direction du Zaïre étaient constituées en très grande partie de rescapés, de témoins oculaires ou auriculaires des atrocités du FPR. Elles n’étaient pas constituées de criminels fuyant l’avancée du FPR. Loin de là.

Au mois de mai 1994, c’est une délégation du FPR à l’ONU qui s’est opposée à l’envoi par l’organisation d’une force internationale au Rwanda pour stopper net ces massacres. Ils venaient de durer un mois, ils allaient durer encore deux mois de trop (puisqu’officiellement ils finiront en juillet 1994) à cause de l’entêtement du FPR.

Rappelons qu’ils ont été causés par l’assassinat le 06 avril 1994 des présidents Juvénal Habyarimana du Rwanda, Cyprien Ntaryamira du Burundi et de leurs suites dans les circonstances que vous connaissez. Vous n’ignorez pas que le même jour (le 06 avril 1994), les présidents Mobutu Sese Seko du Zaїre et Daniel Arap Moi du Kenya, ainsi que leurs suites, devaient eux aussi être assassinés. C’était seulement cinq mois après l’assassinat ignoble de Melchior Ndadaye, premier président démocratiquement élu du Burundi. Toutes ces victimes ont en commun le fait d’être des Bantous, peuple africain dont les Bahutu constituent un sous-groupe. Avant de présumer que ces chefs d’États auraient été tués (ou qu’ils étaient sur le point d’être tués) par leurs congénères, génocidaires de nature, je n’y réfléchirais pas sept fois seulement, mais bien mille fois.

I.2. De 1990 à 1994

Depuis le 1er octobre 1990, jour du déclenchement de sa guerre de reconquête à partir de l’Ouganda, le FPR se livrait à de sporadiques massacres de Rwandais, surtout des Bahutu. Depuis cette date, les pionniers des futures milices « Interahamwe » faisaient de même au détriment des Batutsi, sans épargner certains Bahutu. Avec cette grande différence que l’APR commettait des crimes presque parfaits. Aux yeux de l’opinion, elle parvenait à les adosser aux forces gouvernementales ou aux milices. D’autres fois, elle subtilisait les corps des victimes pour aller les enterrer et/ou les incinérer dans des endroits accessibles à ses seuls agents et membres.

Monsieur le Secrétaire exécutif,

Au vu du contexte et du déroulement des massacres qui endeuillent le Rwanda depuis 1990 jusqu’aujourd’hui, au pays et partout ailleurs dans le monde, comment osez-vous stigmatiser tous les Bahutu et seulement les Bahutu ?  « On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps », disait Abraham Lincoln. La vérité est en train d’émerger chaque jour davantage et rien ne l’arrêtera.

I.3. En 1973

Avant 1990, une précédente vague anti-tutsi avait soufflé sur le Rwanda au premier trimestre de 1973. Des « Comités de Salut Public » chassèrent les Batutsi des écoles, du monde du travail et de la fonction publique. Certains furent même tués, beaucoup d’autres prirent le chemin de l’exil. C’étaient des manœuvres combinées par un groupe de militaires visant à affaiblir encore d’avantage le régime du président Grégoire Kayibanda en vue de le renverser par un coup d’État, comme cela arrivera de fait le 05 juillet 1973.

Ces tristes événements ne peuvent pas être pris comme preuve infaillible d’une haine éternelle de la part des Bahutu à l’égard des Batutsi. Il suffit pour s’en convaincre de ne pas perdre de vue deux faits.

Le premier est que les membres des « Comités de Salut Public » s’en prenaient aussi aux étudiants Bahutu du centre et surtout de Gitarama, préfecture d’origine du président Grégoire Kayibanda. Le second fait est l’ampleur nettement plus étendue du génocide survenu quelques mois auparavant au Burundi (Pentecôte 1972), au cours duquel les éléments exclusivement tutsis de l’armée nationale burundaise et de la jeunesse Louis Rwagasore, jeunesse du parti UPRONA, massacrèrent entre 300.000 et 500.000 Bahutu, tous âges et toutes catégories confondus[ii]. Là, il y avait de la haine ethnique, oui.

I.4. En 1959

Monsieur le Secrétaire exécutif,

Vous croyez trouver un argument massue en faveur de votre thèse dans les violences qui ont marqué la Révolution sociale de 1959 au Rwanda. Ignorez-vous que ces violences ont fait plus de morts du côté des Bahutu que du côté des Batutsi? Cela est dû au fait qu’elles n’ont pas été déclenchées par des leaders Bahutu « assoiffés de pouvoir ». Non. Elles ont été lancées par des milices royales à l’antique (Ingabo z’umwami) mises sur pied par des caciques Batutsi qui ne voulaient entendre parler ni de démocratie, ni de justice sociale, ni de partage du pouvoir et encore moins de renoncer à des privilèges mal acquis. Ils ont été les premiers dans l’histoire du Rwanda à dresser et à publier (afficher) des listes d’autres Rwandais, leurs compatriotes, à abattre.

La contre-attaque révolutionnaire ne s’en est pas prise aux Batutsi indistinctement, mais plutôt aux extrémistes qui étaient à la tête des milices royales et à ceux qui s’étaient montrés toujours brutaux et impitoyables dans l’exercice de leurs fonctions héréditaires. Elle a aussi renvoyé chez eux les représentants du roi que, au cours des années 1920-1930, l’autorité coloniale belge avait parachutés dans les entités autonomes hutu de l’ouest et du nord du Rwanda.

Pris de peur et pensant que leur sécurité n’était pas garantie, d’autres Batutsi qui n’étaient pas visés par la contrattaque révolutionnaire ont choisi de prendre le chemin de l’exil. Leurs voisins Bahutu les protégeaient, les accompagnaient jusqu’à la frontière, portant parfois leurs bagages et autres effets sur la tête. Certains Bahutu passaient même la frontière avec eux. Les uns et les autres étaient convaincus que l’exil serait de courte durée. C’était sans compter avec l’intransigeance et le jusqu’auboutisme de l’UNAR. Monsieur le Secrétaire exécutif, vous vous rendez compte que, à moins d’être d’une profonde mauvaise foi, personne n’oserait dire que les violences qui ont marqué le Révolution sociale de Novembre 1959 plaident en faveur de votre thèse.

D’autres nombreux Batutsi quitteront le Rwanda de leur propre gré après le 28 janvier 1961, date à laquelle le Rwanda est devenu une république dirigée par des leaders Bahutu. Pour ces Batutsi là, il était tout simplement impensable de partager le pouvoir avec les Bahutu et encore moins vivre dans un pays gouverné par eux[iii]. Certains d’entre eux rejoindront les « Inyenzi », rébellion armée regroupant une partie des durs qui étaient partis en 1959.

 I.5. De 1960 à 1967

Sans tarder, dès 1960 déjà, ces Inyenzi menaient des incursions terroristes à différents points du territoire rwandais. Leur but était d’étouffer dans l’œuf la jeune république, reprendre par les armes le pouvoir qu’ils avaient perdu par les urnes, même au prix du sang : le sang des Bahutu, mais aussi celui des Batutsi restés au Rwanda considérés déjà à l’époque par leurs congénères en exil comme des traîtres et des poltrons.

Leurs incursions continueront même après le 1 juillet 1962, date à laquelle le Rwanda recouvra l’indépendance. Elles iront jusqu’en 1967. La plus célèbre et la plus meurtrière de ces incursions fut celle de décembre 1963. Monsieur l’abbé Alexis Kagame en parle en ces termes:

Pendant ce temps, sous le coup de cette attaque qui n’avait été stoppée qu’à quelques 20 km de Kigali, tout le pays fut jeté dans une terreur panique … Dans le reste du pays, les populations étaient mises en alerte. Une tentative d’invasion s’était produite, en effet, à la pointe Nord-orientale du Rwanda, venant de l’Uganda. Elle fut repoussée par la garde nationale qui lui infligea beaucoup de pertes. Une autre attaque importante des Inyenzi … eut lieu au Bugarama (Vallée de la Rusizi) en direction de Cyangugu le 1 janvier 1964. La garde nationale leur infligea encore ici une cuisante défaite. …

Par ici, par-là, les autorités préfectorales s’arrogèrent le droit du glaive dans cette atmosphère de panique. Elles arrêtèrent de nombreux notables Batutsi et Bahutu notoiremnet Unaristes et les firent exécuter sans jugement. Ici encore les règlements de compte personnels firent des victimes parmi les personnes non concernées, y compris des Bahutu. Lorsqu’on est bien placé, en effet, quoi de plus simple que d’englober dans le massacre telle personne envers laquelle on devait régler une dette importante, ou est en procès avec un ami, etc?…

En conclusion, les incursions des Inyenzi n’avaient pas auparavant provoqué des représailles que nous sachions, d’ordre ethnique à l’intérieur du pays, et elles n’en auront pas dans la suite. La catastrophe s’est concentrée sur les raids de décembre 1963[iv].

Alexis Kagame continue en précisant que ces exécutions sommaires n’ont pas eu lieu partout au Rwanda, mais seulement dans les préfectures de Cyangugu, Gisenyi, Kibungo et Gikongoro.

Monsieur le secrétaire exécutif,

Je ne pense pas que vous en sachiez plus long que Alexis Kagame, le plus grand historien que le Rwanda ait connu, un Mututsi de surcroît. À la lecture du récit qu’il fait des tristes évènements de fin décembre 1963 – début janvier 1964 dans certaines préfectures du Rwanda, il faudrait encore une fois être d’une profonde mauvaise foi pour dire qu’ils témoignent d’un esprit génocidaire et d’une haine congénitale que les Bahutu ont à l’égard des Batutsi. Un autre fait qui le montre, c’est que les prisonniers de guerre faits par les unités de la Garde nationale ont été jugés par la Cour militaire, condamnés à mort, mais graciés par le président de la république.

Le jour de la très forte attaque des Inyenzi en décembre 1963, une quinzaine de leaders des partis d’opposition se trouvaient à Kigali, réunis comme à un rendez-vous. Alexis Kagame en cite certains :

– Rutsindintwarane, président de l’UNAR;

– Rwagasana, secrétaire général du même parti et député national;

– Afrika, ministre de l’élevage et membre du même parti;

– Burabyo; membre du bureau du même parti;

– Bwanakweli, président du RADER, Ndazaro, vice-président du RADER;

– Karinda, fonctionnaire au ministère des finances.

« Certains d’entre eux furent arrêtés par machination de leurs ennemis personnels », c’est Alexis Kagame qui le dit, c’est-à-dire « à l’insu des autorités responsables » toujours selon les termes de Kagame.

Tout le groupe formé de 15 hommes en état d’arrestation fut expédié à la prison spéciale de Ruhengeri, convoyé par des fonctionnaires belges de l’aide technique. Une fois là à Ruhengeri, les prisonniers auraient été exécutés probablement le 24 décembre 1963 par ces mêmes fonctionnaires belges qui les convoyaient, soi-disant « pour venger les propos injurieux que lesdits leaders avaient naguère déclamées contre l’Administration de la Tutelle ». Ces convoyeurs furent bientôt licenciés des services du gouvernement[v]. Monsieur le secrétaire exécutif, même l’horrible massacre de ces leaders rwandais, dont Prosper Bwanakweli d’heureuse mémoire, ne permet à personne de stigmatiser tous les Bahutu. J’espère que vous êtes d’accord avec moi sur ce point.

Conclusion à la première partie.

Monsieur le Secrétaire exécutif, l’analyse des tueries interethniques qui ont eu lieu au Rwanda depuis 1959 démontre un détail qui m’a intrigué. Jamais, au grand jamais, un groupe de Bahutu, (et encore moins tous les Bahutu comme tels) n’ont pris l’initiative de les déclencher.

-Sans les agressions verbales et physiques des Unaristes, voies de fait graves, coups, blessures et meurtres accomplis par les milices royales en 1959, la Révolution sociale de cette année-là au Rwanda n’aurait pas pris une tournure violente. Le pays aurait connu une évolution pacifique.

-Sans les sporadiques attaques des tristement célèbres « Inyenzi» qui se sont échelonnées de 1960 à 1967, les massacres qui se sont produits à la même époque n’auraient jamais eu lieu.

-Nous avons vu que derrière les actions des « Comités de Salut Public» en 1973, se trouvait un groupe d’officiers qui voulaient prendre le pouvoir par les armes. Mais je ne doute pas qu’il y ait eu des étourdis qui ont emboîté le pas aux meneurs du mouvement sans connaître leur objectif, mais ayant seulement à l’esprit les massacres à très grande échelle opérés l’année précédente au Burundi par les Batutsi contre les Bahutu.

-En 1990, le problème des réfugiés rwandais était sur le point d’être résolu par voie d’une concertation très avancée entre le HCR, le gouvernement ougandais et le gouvernement rwandais. Le jour où il était prévu une réunion très importante entre les trois parties, le FPR préféra déclencher la guerre dite d’Octobre 1990 avec son cortège de massacres opérés des deux côtés des belligérants.

-Sans l’attentant du 06 avril 1994 qui coûta la vie aux victimes dont nous avons parlé ci-haut, la guerre d’Octobre 1990 n’aurait jamais dégénéré en génocide. Dire qu’on ne sait pas qui a abattu l’avion du président Juvénal Habyarimana ce soir-là du 06 avril 1994, c’est un euphémisme ou, mieux encore, un secret de polichinelle.

II. Une accusation en miroir?

Monsieur le Secrétaire exécutif,

Gardons à l’esprit l’étiquette de génocidaires que vous collez à tous Bahutus indistinctement. Gardons aussi à l’esprit l’élément très important que nous venons d’examiner à la fin de la première partie, à savoir que « Jamais, au grand jamais, un groupe de Bahutu, (et encore moins tous les Bahutu comme tels) n’ont pris l’initiative de déclencher les massacres interethniques qui ont marqué l’histoire du Rwanda depuis 1959 et 1994 ».

Procédons alors à un rapide flash-back de l’histoire du Rwanda de 1959 jusqu’aux origines. En effet, l’histoire du Rwanda ne commence, ne s’interrompt ni ne finit en 1959. Tandis que je faisais cette rétrospective, certains écrits ont retenu mon attention. Je voudrais vous les partager, Monsieur le Secrétaire exécutif, pour voir si votre thèse ne serait pas une accusation en miroir.

II.1. La charte de fondation du parti UNAR du 15 août 1959

Cette charte explique la doctrine du parti en disant entre autres ce qui suit :

L’orgueil de l’Occidental ne lui permet pas de supporter un « autre homme qui lui est égal ». … Bien que la société ruandaise soit composée d’individus de valeur très inégale, et qu’il n’est pas équitable d’accorder la même valeur à la pensée vulgaire de l’homme ordinaire qu’au jugement perspicace de l’homme capable … Bien que le suffrage universel aboutira infailliblement à l’asservissement de la minorité lettrée par la majorité inculte … Il est cependant impossible de refuser le suffrage universel aux Bahutu. … Si la minorité tutsi est vraiment capable et à la hauteur des événements, elle doit, par son énergie, influer sur l’opinion publique, étonner le monde par son organisation, sa discipline. … L’organisation immédiate de notre parti s’empressera de donner aux Bahutu et aux Batwa les mêmes droits, et en même temps s’empressera de mâter les sottises et la trahison commune aux êtres incapables de la plus élémentaire abstraction[vi].

Ce texte se passe de commentaire. Ses auteurs sont égaux aux Occidentaux et supérieurs aux autres Rwandais Bahutu et Batwa. A contrecœur et avec répugnance, ils leur donneront les mêmes droits, mais ils s’empresseront aussi de mâter les sottises et la trahison de ces êtres inférieurs.

II.2. La première lettre 17 mai 1958 des grands serviteurs de la cour au CSP.

Elle dit :

L’on peut se demander comment les Bahutu réclament maintenant leurs droits au partage du patrimoine commun. Ceux qui réclament le partage du patrimoine commun sont ceux qui ont entre eux des liens de fraternité. Or les relations entre nous (Batutsi) et eux (Bahutu) ont été de tout temps jusqu’à présent basées sur le servage ; il n’y a donc entre eux et nous aucun fondement de fraternité… Les Bahutu prétendent que Batutsi, Bahutu et Batwa sont fils de Kanyarwanda, leur père commun. Peuvent-ils dire avec qui Kanyarwanda les a engendrés, quel est le nom de leur mère et de quelle famille elle est ? L’histoire dit que Ruganzu a tué beaucoup de « Bahinza » (roitelets). Lui et les autres de nos rois ont tué des Bahinza et ont aussi conquis les pays des Bahutu dont ces Bahinza étaient rois. On en trouve le détail dans « l’Inganji Karinga ». Puisque donc nos rois ont conquis les pays des Bahutu en tuant leurs roitelets et ont ainsi asservi les Bahutu, comment maintenant ceux-ci peuvent-ils prétendre être nos frères ?” [vii]

Cet autre écrit se passe lui aussi de commentaire. Son titre est “Voici le détail historique du règne des Banyiginya au Rwanda”. Il s’acharne à justifier le droit historique et inaliénable du roi et des Batutsi à gouverner seuls le Rwanda parce qu’ils l’ont conquis.

II.3. La deuxième lettre 18 mai 1958 des grands serviteurs de la cour au CSP[viii].

Au lendemain de la première lettre, les mêmes grands serviteurs de la cour retournèrent à la charge et enfoncèrent encore davantage le clou. Ils adressèrent au roi et aux membres du CSP une autre lettre par laquelle ils s’opposaient énergiquement à tout projet de changement du régime foncier au Rwanda. “Nous vous exposons, disent-ils, nos doléances à propos des « ibikingi » et des « amasambu » [latifundia], propriétés exclusives de leurs possesseurs comme le Rwanda est propriété exclusive du roi”. Ils proposaient que les paysans sans terres soient encouragés à s’exiler vers les pays limitrophes ou à déménager pour aller occuper certaines zones insalubres et peu hospitalières à l’intérieur du Rwanda.

II.4. Inganji Karinga

Des trois documents ci-haut analysés, le message est clair : « Pas de partage, ni du pouvoir, ni des terres, ni du patrimoine commun entre les Batutsi et les autres Rwandais (Bahutu et Batwa ». Pourqoui ? Parce que les plus éminents parmi les Batutsi, les Banyiginya, sont d’origine céleste : une légende à dormir debout[ix]. Les détenteurs de cette idéologie disent qu’elle leur vient d’une tradition orale mise par écrit par Alexis Kagame dans son livre « Inganji Karinga » (Karinga le victorieux, – le conquérant ou le triomphateur-). Karinga, c’était le tambour emblème de la dynastie tutsi-nyiginya qui a régné sur le Rwanda jusqu’en 1959.

Tout au long l’histoire universelle, chaque fois qu’un peuple s’est considéré d’origine céleste et/ou supérieur aux autres, il a commis des crimes horribles contre les peuples dits « inférieurs » :

-Extermination par le peuple de Dieu des sept peuples, symboles des sept péchés capitaux, qui habitaient le territoire de Canaan, etc.

-Pillage des richesses naturelles, traite négrière, colonisation, néo-colonialisme et impérialisme de la part des Occidentaux Blancs,

-Seconde guerre mondiale et génocide des Juifs par les Aryens,

-Apartheid (développement séparé) en Afrique du Sud, etc.

-L’abus du droit de glaive et le système socio-économique appelé « Ubuhake» au Rwanda.

Quand les Abanyiginya annexaient une principauté, le prince de cette dernière et tous ceux qui, de droit, pouvaient prétendre à sa succession étaient passés au fil de l’épée. Pour symboliser la fin irréversible de leur lignée, ils étaient châtrés et les organes génitaux du prince en particulier allaient orner Karinga, le tambour emblème de la dynastie des Abanyiginya[x].

Les survivants, s’il y en avait, et à plus forte raison les gens du peuple, n’étaient pas associés à l’exercice du pouvoir. Ils se voyaient plutôt imposer un système socio-économique très oppressif dénommé « ubuhake ».

C’est un système qui tenait à la fois de la féodalité et de l’apartheid. De la féodalité, il avait pris le clientélisme ; et de l’apartheid la conviction que les Batutsi étaient supérieurs aux Bahutu et aux Batwa[xi].

Dans le domaine strictement économique, ce système se caractérisait par une exploitation des serfs par les seigneurs. Au Rwanda, ce système avait atteint son sommet qui est le principe de la loi d’airain : le serf, ravalé au rang d’instrument de travail, ne reste qu’avec le strict minimum nécessaire pour qu’il continue à produire. Un serviteur jugé insoumis par son seigneur s’exposait à l’expropriation ou à des sévices corporels qui bien souvent le laissaient estropié toute la vie.  Bien avant 1959, des Rwandais majoritairement Bahutu s’en allaient en exil pour échapper à la cruauté et au totalitarisme de la monarchie, auxquels était venu s’ajouter le joug colonial allemand, puis belge.

Conclusion à la deuxième partie

Monsieur le Secrétaire exécutif,

Au terme de ce parcours, il me semble le virus que vous avez cru diagnostiquer chez les tous les Bahutu se trouverait plutôt chez une infime partie des Batutsi : une frange extrémiste au sein des Batutsi qui ont gouverné le Rwanda d’une main de fer jusqu’en 1959. Je ne sais pas si leurs descendants qui ont reconquis le pouvoir au Rwanda en 1994 portent eux aussi ce virus. Est-ce que certains Bahutu auraient été contaminés à leur tour ? Je ne l’exclus pas. En effet,

De longues années vécues dans la terreur développent chez certains individus des mécanismes de défense pouvant les conduire, au nom de la survie, à poser des actes désavoués silencieusement par leur conscience[xii] .

Si c’était le cas, alors les masses, c’est-à-dire la partie saine de la population rwandaise formée de Bahutu, de Batutsi, de Batwa et de Naturalisés, tous de bonne volonté, serait prise en sandwich entre deux groupuscules malveillants. Ce sont ces « génocidaires » peu nombreux et de tous bords que vous devriez ramener au bercail, au lieu de diviser par des discours haineux et mensongers « cette partie saine de la population que l’injustice seule peut conduire à des excès »[xiii].

[A suivre]

Intégralité du document:


Source: http://www.echosdafrique.com


[i] F. Rudakemwa, Priorité N1 : Régler leurs comptes aux Bahutu ? » in www.leprophete.fr, le 20 mars 2011.

[ii]  Rudakemwa F., Op.cit., pp. 127-133.

[iii] ID., Op.cit., pp. 93-94

[iv] Kagame A., Un abrégé de l’histoire du Rwanda de 1853 à 1972, Éditions universitaires du Rwanda, Butare 1975, pp.355-358.

[v] ID., Op.cit.,pp. 356-357.

[vi]  Charte de fondation du Parti UNAR, in Nkundabagenzi F., Rwanda politique, C.R.I.S.P, Bruxelles, 1962, pp. 94-95.

[vii] Première lettre des grands serviteurs de la cour, in Nkundabagenzi F., Doc. cit., pp. 35 – 36.

[viii] Deuxième lettre des grands serviteurs de la cour, in Nkundabagenzi F., Doc. cit., pp. 37 – 38. Rudakemwa F., L’évangélisation du Rwanda (1900-1959), L’Harmattan, Paris, 2005, pp. 322-323.

[ix] Kagame A., Inganji Karinga, Imprimerie de Kabgayi, Deuxième édition, 1959, pp. 60-68.

Rudakemwa F., Rwanda. A la recherche de la vérité historique pour une réconciliation nationale, L’Harmattan, Paris, 2007, pp. 117-120.

[x] ID., Op.cit, p. 41

[xi] ID., Op.cit., pp. 37-38.

[xii] Mbanda Jean, Lettre ouverte aux des familles politiques FPR, MDR, PDC, PDU, PSD, PSR, UDPR, Kigali, le 05.05.2000.

[xiii] Vicaires apostoliques du Rwanda et du Burundi, Lettre pastorale sur la vertu de la justice, Avril 1957, p.2.

Politiki y’akaminuramuhini irasenya.

Nzinduwe no gutanga umusanzu mu ​iyubakwa ry’ikiraro​ cyo guhuza abanyarwanda duhereye kubo dusangiye ibyifuzo byo kuzataha mu gihugu cyacu twahunze kubera politiki y’igitugu, ubwicanyi n’ivangura ya FPR Inkotanyi. Iyubakwa ry’icyo kiraro rirakenewe cyane kuko turi ​impunzi nyinshi​ ​kandi zitatanye​ ku migabane yose y’isi. Ariko ikidutanya cyane ni ​amateka​ yacu. Dufite amateka anyuranye ku buryo bamwe bisanga hamwe n’abo bahunze, kandi bose ari impunzi. Bakagira ikibazo cyo kumenya uburyo bafatanya urugamba rwo kurengera uburenganzira basangiye bwo kuva mu buhungiro bagataha mu gihugu cyabo. Iki nicyo gituma dufite amashyaka ya opozisiyo arenga 20. Usanga buri shyaka ari icyiciro cy’abantu bahuje amateka. Hariho abagerageza kwisungana bagakora ishyaka rimwe baturutse mu byiciro bibiri cyangwa bitatu bitandukanye. Ubwo ni uburyo bwo kugerageza kubaka amateme ahuza abanyarwanda. Urugero rukomeye ni nka ​P5​ yagerageje guhuza amashyaka atanu harimo FDU nayo ikomoka ku mashyaka anyuranye yishyize hamwe. Urundi rugero ni nka​ MRCD​ ihuje amashyaka 4. Ntitwabura kuvuga n’ishyaka ryitwa Ishakwe naryo rihuza igipande cyaturutse kuri ​RNC​ n’ikindi gipande cyaturutse kuri ​FDU​. Hari n’abiyise « Nouvelle génération » barimo ishyaka ​Ishema​ n’abandi ngo bibona mu rubyiruko. Ibyo byose iyo ubyitegereje usanga ikiranga opozisiyo nyarwanda muri rusange ari ugukora itatanye, mu kajagari, kandi bose nyamara indoto yabo ari imwe : gutaha mu rwatubyaye habanje gushyirwaho politiki nshya ibanisha abanyarwanda.

Muri iyo ntego yo kubaka ikiraro gihuza abanyarwanda barwanya igitugu cya FPR igikorwa cyabaye ku matariki ya ​23 na 24 Gicurasi​ uyu mwaka ni intambwe ikomeye cyane. Bifashishije ikoranabuhanga​, abantu 58​ bari bahagarariye ​imiryango 35​ y’ amashyaka n’amashyirahamwe adaharanira ubutegetsi (ari byo bita société civile) barahuye, bakora inama. Bwari ubwa mbere igikorwa nk’icyo kibasha kuba. Nagize amahirwe yo kuba nari iyo nama, nkaba nari mu ntumwa zoherejwe na Institut Seth Sendashonga. Kujya mu nama byari ukwicara iwawe cyangwa ahandi hantu wumva ufite umutuzo, ugafungura terefone yawe yo mu rwego bita smartphone, ni ukuvuga ifite ubushobozi bwo kwinjizwamo ibijyanye n’ikoranabuhanga nka wattsap, skype cyangwa ​zoom ​(soma zumu). Iri koranabuhanga nsorejeho (zoom) niryo twifashishije. Abatumiye inama (turabagarukaho) babanzaga kukoherereza ibanga ukoresha kugirango ubashe kwinjira mu cyumba inama yaberagamo. Ibanga warangiza kurikora bakakubwira ko bakubonye kandi bagiye kugufungurira mu kanya gato. Nyuma wagiraga utya ukabona ugeze mu cyumba cy’inama. Ukabona Runaka arimo kuvuga nk’uko wicara iwawe ukareba tereviziyo. Babanje kutwereka uko tuza kubigenza igihe cyose dushatse gusaba ijambo. Hari ahantu wakoraga bakamenya ko usabye ijambo. Birumvikana iryo koranabuhanga ryabanje kudutonda. Ukumva umuntu avugiye muri Amerika cyangwa mu Burisiya ngo njyewe natse ijambo kuva kare sinzi impamvu mutarimpa. Hari abo byagoraga bakavuga amazina yabo n’amashyaka cyangwa amashyirahamwe bahagarariye noneho abayobora inama bakabaha ijambo.

Gilbert Mwenedata ni umunyapolitiki tutari tuzi ariko wifitemo impano zo kuyobora abandi

Umuyobozi w’iyo nama yari umunyapolitiki witwa Gilbert Mwenedata, uyu washatse kwiyamamariza umwanya wa Perezida wa Repuburika komisiyo y’amatora ikavuga ko atabashije kuzuza umubare w’amasinyatire ya ngombwa kugirango yemererwe.

kwiyamamaza. Mu gihe ubutegetsi bwa Kagame bwari mu migambi yo gufunga Diane Rwigara nawe wagerageje kwiyamamaza akaburizwamo muri ubwo buryo bw’​amanyanga uwo Mwenedata yashoboye kubaca mu rihumye arahunga. Uwo mugabo waje adusanga mu buhungiro yatuzaniye ingufu nyinshi zishingiye ku bushobozi bwe n’izindi mpano yifitemo. Inama yacu yayiyoboye neza ku buryo nibwira nta muntu mu bayitabiriye utaramushimye. Uretse ijambo ryiza yavuze ayitangiza, yanabashije umurimo utoroshye wo kuduha amagambo no kuyaha​ umuyoboro​ neza. Akibutsa ibyavuzwe na Runaka akabihuza n’iby’undi yavuze. Mbese ukamenya ibitekerezo bigenda bigaruka n’ibishyashya bivuzwe vuba. Ku munsi wa mbere twatangiye inama saa kumi z’amanywa ku isaha y’i Paris n’i Buruseli tuyisoza ahagana saa tanu z’ijoro. Ku munsi wa kabiri nabwo twatangiye saa kumi z’amanywa turangiza saa sita z’ijoro. Kuvuga ko buri wese yiniguye biraruhije kuko umuntu yahabwaga iminota mikeya cyokora twese twagiye tuyirenza Mwenedata akagerageza kutwihanganira. Abandi batumye iyo nama igenda neza ari nabo bayitumije ni ​Ambasaderi Jean Marie Vianney Ndagijimana​ (uyu washinze Ibuka Bose Rengera Bose), ​Ambasaderi Charlotte Mukankusi​  (uyu mudamu wo muri RNC wakiriwe na Museveni naho Kagame n’abambari be bagacika ururondogoro) na ​Madamu Daforoza Nkundwa​ abenshi twamenyeye muri iyo nama. Abo nibo batanze icyerekezo cy’inama bahereye ku biganiro bari bateguye, ubundi kandi nibo bageragezaga gufasha umuyobozi w’inama bamwibutsa abasabye ijambo n’ibindi bituma gahunda yateguwe igenda neza.

Twavuze ibibazo byugarije u Rwanda, tuvuga​ igitugu​, ubwicanyi, ubukene , inzara. Twavuze Kagame n’ubugome ​bwe, tuvuga FPR n’ivangura ryayo, tuvuga intambara n’ibikomere yadusigiye, tuvuga jenoside yahekuye umuryango nyarwanda. Twavuze amateka, tuvuga Kalinga n’izayo, tuvuga revolisiyo yatanze ikizere kuri bamwe ariko abandi ikabashora mu buhunzi bwavuyemo intambara ya ruhekura yateye ubundi buhunzi. Twavuze no kubaka u Rwanda rushya rwubahiriza amatwara ya demokarasi n’uburenganzira bwa buri muturage. Twavuze indangaciro zituma abantu babana neza mu gihugu, ntawe uzizwa ​icyo yavutse aricyo​, abaturage bose bagahabwa amahirwe angana. Twavuze ubwisanzure bw’itangazamakuru n’ubwisanzure bwa buri wese. Twavuze ibyiza byo kugira ubutegetsi bukorera abaturage, bwitaye ku nyungu zabo mu gihe ingoma ya FPR yo yimakaje ubutegetsi budatinya gusenyera abaturage no kubakenesha. Mu mwanzuro w’inama twakoze itangazo rigufi ariko rihagije kuko ryavugaga ko igikorwa gikomeye cyo kubaka ikiraro gihuza abanyarwanda ari ​indashyikirwa​ kandi kigomba ​gukomeza​. Ni muri urwo rwego twashinze icyo twise ​« cadre de concertation​ » cyangwa ​« urwego nyungurana – bitekerezo » tuyishinga bariya bagize igitekerezo cyo gutumira iyo nama bakaba ari nabo bari bayiyoboye. Twahaye urwo rwego inshingano ikomeye yo gukomeza guhuza abanyarwanda kugirango babashe gufatanya igikorwa cyo guharanira ​impinduramatwara​ izatugeza ku Rwanda rushya twese twifuza. Twaboneyeho gushimira abaturanyi bacu b’Abarundi bateye intambwe nziza mu rwego rwo guhererekanya ubutegetsi batagombye kumena amaraso.

Intozi iyo zubaka haba hari kimwe cya gatatu muri zo gisenya ibyo izindi zubatse (Bernard Werber)

Twavuye mu nama twishimye birumvikana. Ifoto twafashe y’urwibutso ntabwo iratangazwa ariko ndizera ko bizaba. Ubwo hari hasigaye gutangariza abanyarwanda iyo nkuru nziza. Bamwe ariko bari bayimenye kandi bayishimiye. Mbere y’uko inama isozwa hari hasomwe ubutumwa buvuye i Kigali bwoherejwe n’umuyobozi wa Dalfa Umurinzi, Madame Victoire Ingabire Umuhoza, ndetse na Pezida fondateri wa PS Imberakuri, Bwana Bernard Ntaganda.

Ubwo butumwa bwo gushyigikira icyo gikorwa twari twangiye bwatuguye neza, cyane ko ababwohereje ari impirimbanyi zirwanira aho rukomeye. Cyokora nta byera ngo de. Ikiraro twarimo kubaka twasanze hari abashaka kugisenya bitwaje impamvu zinyuranye. Umwanditsi w’umufaransa nkunda cyane witwa Bernard Werber hari ikintu yavuze kiba ku ntozi ariko yashakaga kwerekana ibibazo twebwe abantu tugira. Yagize ati : Mukunze kubona intozi zikorana umwete, zitaruhuka, kandi byose bigenda kuri gahunda yazo, burya muri zo haba harimo bibiri bya gatatu bikora imirimo iteganijwe, izindi zigera kuri kimwe cya gatatu ngo ziba zisenya ibyakozwe. Natwe rero niko duteye, cyane twebwe abanyarwanda. Numvise ibyavugiwe kuri radiyo Ishakwe, bivuzwe n’umuntu nsanzwe nubaha, Dr Théogène Rudasingwa, numva birandenze. Kuri we ibyabaye byose nta gaciro byari bifite kuko abatumije inama barimo Ambasaderi Charlotte Mukankusi wo mu ishyaka RNC, iryo shaka akaba yaratandukanye naryo mu buryo bwaranzwe n’amagambo mabi cyane. Undi yanenze yivuye inyuma ni Ambasaderi Jean Marie Vianney Ndagijimana ngo kuko mu w’1994 ubwo yahungaga FPR yamukurikije imijugujugu y’urubwa ivuga ngo yatorokanye akayabo ka 100.000 dollars (hari igihe bavuga 200.000 dollars). Ibyo bintu ariko Rudasingwa azi neza ko byabuze gihamya yanditse bisigara ari ibigambo gusa. Rudasingwa yibagirwa ko leta ya FPR yamukatiye imyaka 21 y’igifungo kandi imurenganya, mu gihe Ndagijimana we kiriya kirego atigeze anakiburana mu rukiko.

Théogène Rudasingwa ni umuntu ukomeye mu ruhando rw’amashyaka ya opoziyo nyarwanda, nkaba mbona aho gusohora caterpillar yo gusenya ikiraro abandi banyarwanda barimo kugerageza kubaka ahubwo yakagombye kuzana umusanzu we, nk’umuntu w’inararibonye, wayoboye ishyaka FPR akaba yarabaye n’umuyobozi w’ibiro bya Perezida Kagame, ndetse akaba yarabaye na ambasaderi w’u Rwanda muri Amerika. Ibitekerezo amaze igihe atanga, haba ku giti cye, haba mu rwego rw’ishyaka ayoboye, Ishakwe, ndetse no mu rwego rwa komisiyo bise Rwanda Truth Commission byose ubona ari byiza, biri mu nzira yo guharanira impinduramatwara izafafasha abanyarwanda kubaka igihugu cy’amata n’ubuki. Ariko ntabwo yabishobora wenyine. Nta n’undi wabishobora wenyine. Twese turakeneranye. Ibi ndabibwira n’abandi bose bibwira ko aribo kamara, bakumva ko batabonetse isoko rya Nyagasambu rishobora kuburizwamo. Tumaze imyaka 26 turi ku ngoyi ya FPR. Ntabwo ari igihe cyo guca intege uhagurutse akagira icyo agerageza gukora. Bariya twavuze bashoboye kuduhuza, bakwiye nibura kubishimirwa. Uwakumva nawe yaduhuza cyangwa agakora byiza kurushaho yabikora. Hari abandi bantu (bakeya) bagerageje nabo kunenga mu buryo ubu n’ubu iriya nama, ahanini bitwaza ngo abayitumije ni bantu ki, bakorera nde, babifitemo izihe nyungu. Hari n’uwagerageje gusobanura ko Charlotte Mukankusi twari kumwe mu nama yari Kayumba Nyamwasa wari wambaye ijipo n’inkweto z’abagore. Ni nk’aho uwo mudamu wagaragaje kenshi ibitekerezo bifite ireme adakwiriye kubahirwa ubwitange bwe n’ibyo bitekerezo bye. Simvuga ko kunenga ibyakozwe n’uburyo byakozwemo ari ikibazo. Bishobora nabyo kuba umuganda mu gihe bikoranywe ubushake bwo gukosora kugirango icyo kiraro kitubakirwa ku butaka bw’ibumba. Ariko ntabwo biruhije kumenya ukunenga agamije kugufasha gukora byiza n’ukunenga agamije kuguca intege burundu.

Mbere yo gusoza ndagirango ko ngire igitekerezo ngeza ku bantu bose bifuza ko abanyarwanda babohorwa kuri iriya ngoyi FPR ibaboheyemo. Twese twabonye uburyo amashyaka avuka n’uburyo ashwanyuka. Twabonye kenshi abantu bafatanye urunana nyuma y’igihe gito cyangwa kirekire bagacirana amarozi. Twabonye ko ibyo bintu aho kubaka umuryango nyarwanda ahubwo birushaho kuwusenya. Ndagirango nsabe abumva bafite ubutumwa n’imishinga bageneye abanyarwanda kuzirikana aya magambo yaririmbwe hambere n’umugabo Sebanani Andereya wahoze adususurutsa muri orchestre Impala :
« kubaka sugusenya nukugereka ibuye ku rindi ». Ntabwo tuzakora politiki yubaka igihugu dukoresha imvugo y’akaminuramuhini. Iyo ni imvugo ukoresha uteganya ko uwo ubwira cyangwa uwo uvuga mutazongera kugira aho muhurira. Imvugo y’akaminuramuhini isenya urugo, isenya amashyaka, isenya igihugu. Abantu bashobora gupfa ibi n’ibi ntabwo ari igitangaza. Ariko ni byiza kuvuga uziga, kuvuga uteganya ko uwo muntu mushwanye uyu munsi ariko wenda ejo muzakenerana. Iki gitekerezo ntanze ndumva ari umusanzu ukomeye mu rwego rwo guharanira ko dushyira hamwe ingufu zacu kugirango tubashe guhangana n’igitugu kiduhejeje ishyanga ari nako cyica, gisenyera, gikenesha, gihoza ku nkeke abasigaye mu gihugu.

Bruxelles, le 11/6/2020

Jean Baptiste NKURIYINGOMA

http://www.therwandan.com

Rwanda – Grands Lacs: la piste israélo-sioniste

Un billet d’humeur
de Sylvestre
Nsengiyumva

Le major extrémiste tutsi Pierre Buyoya, deux fois président putschiste du Burundi dans une autre vie, occupe depuis quelques années un bureau à l’état-major de l’armée…rwandaise !

Il y dirige le « Burundi Desk », structure secrète chargée de mettre au point le projet « Apocalypse Burundi », en étroite collaboration avec le Brigadier Général Bosco Kazura, chef d’état-major, et lui-même « ancien » du Burundi….

Ce que se répètent ces deux hommes à longueur de journées, dans le secret des murs du « Pentagone » rwandais, nous a été récemment résumé sur les ondes par le « vuvuzela » attitré du tutsisme grand-lacustre, Jean Bwejeri: « …Le vote des Hutu du Burundi sera sans valeur. Nous ne laisserons pas faire ces esclaves-nés, débarqués dans la région par les colons blancs dont ils étaient porteurs, et qui continuent de souiller Havila, la terre promise du Peuple légitime juif tutsi… »!

BWEJERI!

L’histoire que je m’en vais vous résumer ici, je ne vous en voudrai pas si vous n’y croyez pas. On me l’aurait racontée que j’en aurais doutée aussi, si je n’en avais pas été témoin !

J’ai connu Jean Bwejeri à l’Université de Louvain, au milieu des années 1990, dans la foulée du « génocide rwandais ». Boursier du gouvernement burundais, il était censé faire un doctorat en je-ne-sais quoi.

Seulement voilà, quand tu cherchais Jean Bwejeri, tu avais plus de chances de le trouver au comptoir de « Chez Gaston », le bistrot zaïrois branché du campus, que dans les amphis de sa faculté !

Personnage (très) court de taille mais « haut en couleurs », l’homme ne passait pas inaperçu. Rien à faire, tu devais absolument te pencher pour l’écouter vociférer, à longueur de soirée et de verres de jupiler, sa haine viscérale contre des Hutus !

Plus rigolo que vraiment énervant, c’était le genre de raciste minable dont t’avais envie de remplir le verre, pour qu’il en rajoute encore une couche…

Nous n’avons rien vu venir !

Un bon matin, la nouvelle tomba que le petit tutsi burundais malade de l’ethnisme, ivrogne et tête de « vache qui rit », s’était fendu d’une thèse volumineuse !

Hypothèse, confirmée hâtivement par ses soins sans  démonstration scientifique : les Tutsi des Grands Lacs constituent la nième tribu d’Israël, descendants du Roi David, et installés depuis des millénaires sur la terre bénie de Havila…et bla, et blabla !

Contre toute attente, Jean Bwejeri ne tarda pas à faire des émules : plusieurs jeunes tutsis rwandais et burundais se laissèrent aussitôt pousser la  barbe longue, et commencèrent à déambuler dans les rues de LLN et Bruxelles, arborant le petit bonnet juif sur le crâne, et portant de petits bâtons bizarres…!

Tout ce folklore faisait rire tout le monde, jusqu’au jour où on s’arrêta net de rigoler : tous frais payés, Bwejeri venait de se faire inviter à un Congrès Juif à New York, où il exposa sa thèse et fut acclamé !

Au terme du congrès, Jean Bwejeri reçut une assistance matérielle et en ressources humaines, pour l’aider à poursuivre ses recherches…

Plus tard, j’appris que Jean Bwejeri s’était envolé, avec femme et enfants, pour s’installer aux States…histoire de se rapprocher de la plus puissante communauté juive de la planète !

LE « PROJET OUGANDA »

Le sixième congrès de l’Agence Juive Mondiale, organisation rassemblant toutes les tendances du sionisme planétaire, s’est tenu dans la ville suisse de Bâle en août 1903.

Principal point à l’ordre du jour : discuter du « projet Ouganda », cette idée d’installer le futur état juif sur un territoire de 8000kms carrés, mis à disposition par la puissance coloniale britannique, et situé alors à cheval entre l’Ouganda et le Kenya.

Au terme d’un débat long et houleux, le projet Ouganda fut rejeté in extremis en faveur de la Palestine, mais un « Mouvement territorialiste », farouchement favorable au projet, fit cessession dans la foulée….

Plus tard, environ 150 familles juives européennes émigrerent au Kenya, et s’y trouvent toujours….

DU DÉLIRE À LA CONSCIENCE?

Des signes persistants semblent indiquer que Jean Bwejeri n’est pas un petit illuminé isolé et sans intérêt.

Au printemps de l’année dernière, dans la foulée de l’ouverture en grande pompe de l’ambassade israélienne à Kigali, le président de l’association Ibuka déclarait : « …les présumés génocidaires hutu blanchis par la justice des pays démocratiques où ils sont installés, nous devons les traquer et les déstabiliser, imitant en cela nos frères juifs… »

Pendant les négociations burundaises de paix à Arusha, quelques partis tutsis ont sérieusement revendiqué les origines juives du Peuple tutsi, appelant à ce que ce fait soit » considéré »!

Sur les réseaux sociaux, on entend et on lit des leaders d’opinion Banyamulenge (tutsis du Congo) brandissant fièrement l’ascendance juive de leur peuple !…..

UNE » PROFONDEUR AFRICAINE » D’ISRAËL?

Ce développement apparent de la « conscience juive » dans la région s’accompagne d’un activisme, tout aussi inédit, de l’état d’Israël et des lobbies juifs,au Rwanda et dans tous les pays voisins.

Il y a environ cinq ans, le président rwandais Paul Kagame effectuait une visite d’état en Israël, où il fut reçu comme un grand, conjointement par le Premier ministre et le président.

Dans son discours, le Président de l’état juif insista  sur l’histoire douloureuse et commune des deux peuples tutsi et juif, avant de passer le témoin à Benjamin Netanyahu, qui conclut en substance: « …mon cher ami Kagame, Israël a décidé de revenir en Afrique par la grande porte. Tu m’avais promis de m’aider dans cette entreprise, et tu es entrain d’y arriver ! »

Le Rwanda Development Board, la plate forme qui coordonne toutes les institutions de l’économie rwandaise, est dirigé par un homme d’affaires israélien, ancien financier du Likud. Il est chargé, depuis peu, de former le fils aîné du Président, officier militaire de son état, aux arcanes de la haute gestion économique et financière…

En 1994, juste après la guerre et le génocide des Tutsi, je me souviens avoir tiqué en lisant, sous la plume de Colette Braeckman, que plusieurs agents du Mossad israélien avaient séjourné à l’hôtel des Milles Collines, un peu avant et un peu après la chute de l’avion de feu Juvenal Habyarimana!

Plus tard, on a découvert dans la presse qu’une ONG israélienne avait un temps « opéré » dans les camps de réfugiés rwandais au Zaïre, elle aussi truffée d’agents du Mossad…

Dans une de ses interviews, le journaliste français d’ investigation Pierre Péan, auteur de plusieurs ouvrages de référence sur le  « drame » des Grands Lacs de ces trois dernières décennies, déclarait : « …je me suis toujours demandé la raison de l’acharnement contre moi des milieux juifs de France dans cette affaire; avant de découvrir que cette région est  envisagée désormais comme la profondeur africaine d’Israël… »

Sylvestre Nsengiyumva

Source: http://www.echosdafrique.com

Ni nde wica abakuru b’ibihugu bo mu karere k’ibiyaga bigari?

  1. Abami b’abahutu ni bo babimburiye abandi mu kwicwa mu myaka ya 1500 ubwo umwami tutsi Ruganzu Ndori yatangije campagne na expeditions zo kwica abami b’abahutu nta mpamvu kuko bari babanye neza mu Rda rwabo. .Abatutsi extremistes bavuga ko abami babo barimo bagura igihugu ariko ntabwo wakwagura igihugu urimo wica bamwe mu benegihugu bacyo n’imiryango yabo abandi urimo ubagira abacakara mu gihugu cyabo. Ibi ni byo byamaze imyaka 459 bibyara hutu revolution yo mu 1959.
  2. Nyiricubahiro Umushikiranganji wa Mbere w’u Burundi Petero Ngendandumwe(hutu) wishwe n’impunzi tutsi y’umunyarwanda i Bujumbura mu 1965.
  3. Nyiricubahiro Perezida Ndadaye(hutu) w’u Burundi wishwe na Buyoya(tutsi),Col Bikomagu (tutsi) bafatanije na FPR/APR ya Kagame na NRM/NRA ya Museveni wa Uganda.
  4. Nyakubahwa Perezida Habyarimana(hutu) w’u Rwanda wishwe na General Major Paul Kagame(tutsi) mu 1994 akoresheje FPR/APR ayobora.
  5. Nyiricubahiro Perezida Ntaryamira(hutu) w’u Burundi wishwe na General Major Paul Kagame(tutsi) mu 1994 akoresheje FPR/APR ayobora.
  6. Nyakubahwa Perezida Laurent Kabila(Bantu) wa Congo DRC wishwe na General Major Paul Kagame(tutsi) mu 2001.
  7. Nyakubahwa Perezida John Garang (Bantu) wa Sudani y’Amajyepfo wishwe na Yoweri Museveni(hima/tutsi wa Uganda) mu 2005.
  8. Nyiricubahiro Perezida Nkurunziza(hutu) w’u Burundi bivugwa ko ubu mu 2020 ashobora kuba yishwe n’uburozi buturutse muri RPF Rwanda kwa Kagame n’umurozi we mukuru Dan Munyuza bizwi neza ko bari bamaze igihe bamurwaye, bamukubitira agatoki ku kandi, bashakisha inzira zose bacamo bakamuhitana. Wari umugambi wa Leta y’u Rwanda uzwi.

Siniriwe mvuga abandi bayobozi bakuru bishwe na FPR/APR/RDF/DMI nka Minister Seth Sendashonga, abasilikari bakuru nka General Nsabimana (Rda), General Adolphe Nshimiyimana(Burundi) na Colonel Kisase(Zaire-Congo DRC), abashingamategeko nka Mtikila wo muri TZ; ect…

Mwe abasomyi murabibona mute? Nimuvuge ibyabayeho n’ibiriho ubu(facts): ibi bintu amaherezo yabyo murabona azaba ayahe koko!

Dr Gasana Anastase, PhD.

RWANDA : le pays lève 9,4 M€ pour préserver la rivière Sebeya

Le gouvernement rwandais vient de débloquer plus de 9,4 millions d’euros, soit 10 milliards de francs rwandais pour la préservation de la rivière Sebeya. Ce financement sera utilisé pour mettre en oeuvre une partie du projet « Restauration du paysage et gestion intégrée des ressources en eau à Sebeya et d’autres bassins versants » lancé par les autorités du pays en juin 2019. Celui-ci mobilisera à terme plus de 20,8 millions d’euros (22 milliards de francs rwandais).

Le gouvernement rwandais vient de lever un financement de plus de 9,4 millions d’euros, soit 10 milliards de francs rwandais. Ces fonds font partie de l’enveloppe d’une valeur de plus de 20,8 millions d’euros (22 milliards de francs rwandais), octroyée au Rwanda par l’ambassade du Royaume des Pays-Bas pour financer  le projet baptisé « Restauration du paysage et gestion intégrée des ressources en eau à Sebeya et d’autres bassins versants » en cours dans le pays.

Un projet destiné à prévenir les catastrophes

La rivière Sebeya prend sa source dans les montagnes du district de Rutsiro, le long de la ligne de partage des eaux du Nil au Congo, dans l’ouest du Rwanda. Depuis plusieurs années, elle est à l’origine de la destruction des infrastructures publiques et privées et fait des victimes dans le district de Rubavu et de ses environs. « Le problème de ce bassin versant est lié à l’érosion causée par les activités humaines (les mauvaises pratiques agricoles, la déforestation, des méthodes d’exploitation minière non durables…) et lorsqu’il pleut, cela déclenche l’érosion des sols et des inondations », indique Ngabonziza, le directeur général de l’Office rwandais des Ressources en eau.

Le projet « Restauration du paysage et gestion intégrée des ressources en eau à Sebeya et d’autres bassins versants » vise donc à améliorer les moyens de subsistance et la gestion des ressources naturelles à Sebeya et dans d’autres bassins versants. « Les activités mises en œuvre aideront la communauté à stopper l’érosion des sols. Ils offriront également des possibilités d’emploi aux Rwandais », affirme Vincent Biruta, le ministre rwandais des Affaires étrangères.

Le projet sera mis en œuvre par l’Office des ressources en eau du Rwanda, en collaboration avec l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et l’Organisation néerlandaise de développement (SNV).

La réalisation du projet va durer au moins 3 ans

Le projet « Restauration du paysage et gestion intégrée des ressources en eau à  Sebeya et d’autres bassins versants » comprend la construction des barrages, le creusage des tranchées et le reboisement des sols autour du fleuve Sebeya. Il se concentrera aussi sur le développement de mécanismes de financement et de chaînes de valeur innovants pour améliorer les moyens de subsistance grâce à des avantages écologiques et économiques. Le projet de conservation de la rivière Sebeya déploiera enfin des systèmes de gestion des connaissances pour la restauration des paysages et la gestion intégrée des ressources en eau.

Inès Magoum

Source: Afrik21.Africa