Author Archives: Chaste Gahunde

RWANDA : du refus de la paix à l’apartheid mémoriel

A l’heure où on s’apprête à commémorer le vingt-sixième anniversaire du génocide perpétré au Rwanda d’avril à juin 1994, il peut être utile de revenir sur les causes de ce drame.

Les origines du conflit qui a amené le génocide sont assez bien décrites dans les mémoires de Laurent SERUBUGA [1],. Paru cette année , ce livre décrit en détail l’évolution des rapports ayant prévalu entre Rwanda et Ouganda pendant la deuxième république rwandaise.

Sous la première république rwandaise, les soubresauts provoqués par l’abolition de la royauté et par l’indépendance s’étaient accompagnés de différentes tentatives de reconquête menées par les tutsi exilés dans les pays voisins (Burundi principalement semble-t-il). Elles n’avaient pas obéré gravement  les relations entre Rwanda et Ouganda.

Le président Grégoire Kayibanda avait, le 11 mars 1963, adressé un message[2] aux réfugiés rwandais, incitant à rentrer au pays ceux qui le souhaitaient, fustigeant les « féodaux impénitents (qui) se livrent à des tromperies destinées à leur faire donner des sommes d’argent énormes soi-disant pour aider la cause prétendue nationaliste ou humanitaire». Il posait –déjà –  la question qui resurgit aujourd’hui, vingt-six ans après le drame de 1994 : « Qui est génocide ? Ceux qui vous appuient et financent vos menées terroristes et fratricides vous rappellent-ils aussi que les Bahutu ne se laisseront jamais malmener et qu’à vos coups ils n’entendent pas du tout opposer un héroïsme qui serait d’ailleurs de mauvais aloi ? qui est génocide ? D’où viennent les armes que vous employez à terroriser vos frères des frontières ? Pour quels buts vous sont-elles données ?….

… A supposer par l’impossible que vous veniez à prendre Kigali d’assaut, comment mesurez-vous le chaos dont vous seriez les premières victimes ? Je n’insiste pas : vous le devinez, sinon vous n’agiriez pas en séides et en désespérés ! Vous le dites entre vous : « Ce serait la fin totale et précipitée de larace tutsi ». Qui est génocide ?[3]»

La problématique posée par les « réfugiés rwandais » a ainsi été présentée, dès le début des années soixante, non pas en terme de retour des réfugiés – auquel collaborera le HCR (Cf. infra) – mais en terme de conquête du pouvoir et de rétablissement d’un régime ancien aux relents féodaux.

Au demeurant, cette question semblait se poser principalement à partir du Burundi. Les relations avec l’Ouganda  étaient excellentes jusqu’à l’arrivée au pouvoir à Kampala d’Idi Amin Dada en janvier 1971. Or Grégoire Kayibanda, président de la I° république rwandaise aurait refusé de reconnaître le nouveau maître ougandais qui venait de renverser son ami Milton Obote. Un froid se serait alors installé entre les deux pays..

Deux ans plus tard, l’arrivée au pouvoir à Kigali de Juvénal Habyarimana aurait marqué, sinon un net apaisement, du moins l’aménagement d’un modus vivandi acceptable entre Rwanda et Ouganda.

Le départ d’Idi Amin Dada et le retour au pouvoir à Kampala de Milton Obote survenant en 1979 auraient pu laisser penser au retour d’une certaine sérénité transfrontalière si, en 1982, Obote n’avait ordonné l’expulsion de tous les Banyarwanda[4]. Les rwandais exilés depuis près de vingt ans en Ouganda auraient alors repris le chemin du Rwanda. Et les efforts d’ Habyarimana pour rencontrer Obote seraient demeurés vains, Obote restant sourd à toute tentative d’approche rwandaise. De même, les différentes propositions d’intercession présentées par les autres pays de la région resteront lettre morte.

Le Rwanda aurait alors fini par porter l’affaire devant les instances onusiennes, sollicitant l’intervention du Haut-commissariat aux Nations Unies  pour faire le tri entre les « véritables réfugiés rwandais », passés du Rwanda en Ouganda au début des années soixante et les « ougandais d’expression rwandophone », résidant depuis toujours sur leurs terres attribuées à l’Ouganda lors des partages coloniaux de 1885. Laurent Serubuga affirme que les premiers auraient été accueillis au Rwanda tandis que les seconds auraient été renvoyés en Ouganda. Prudemment, il n’avance aucun chiffre mais indique que ce qu’il appelle l’entêtement d’Obote aurait amené les trois pays de la  Communauté des Grands Lacs à appuyer la rébellion ougandaise  naissante.

L’appui d’Habyarimana à cette rébellion ougandaise aurait été essentiellement logistique. Elle aurait néanmoins amené au  pouvoir à Kampala un Museveni qui, ménageant la chèvre et le chou, se révélera fin stratège. Tout en recevant l’aide d’Habyarimana en lui assurant de conserver en Ouganda les réfugiés rwandais, Museveni aurait secrètement promis à ceux-ci, devenus d’importants cadres de son armée, de les aider ultérieurement à prendre le pouvoir à Kigali. Mais officiellement, Museveni a toujours donné verbalement les meilleures garanties  à Habyarimana…en reversant à son profit les termes du discours prononcé en 1963 par Kayibanda  en 1963 : « Soyez sans crainte. Il n’y aura pas d’attaque à partir de l’Ouganda tant que vous ne ferez pas de mal aux tutsi du Rwanda [5]» aurait répété Museveni à chaque inquiétude d’Habyarimana. On retrouve ici la dialectique utilisée par le FPR. Fort habilement Museveni désigne comme une des causes de l’attaque à venir ce qui dans les propos de Kayibanda n’étaient que les conséquences prévisibles de cette éventuelle attaque.

Cependant, ces paroles pouvaient paraître rassurantes, puisque depuis 1973, personne au Rwanda ne songeait à « faire du mal aux tutsi », Habyarimana étant désigné par certains jusqu’au-boutistes comme le « protecteur des tutsis » pour avoir mis fin aux exactions de 1973. Par ailleurs, come on l’a vu, Museveni étant parvenu au pouvoir avec leur aide, ses alliés rwandais jouissaient de droit d’une situation sociale méritée comme Ougandais à part entière.

Ces assurances très ambigües seront répétées par Museveni ad libitum jusqu’au 1 octobre 1990, voire même après et ce, contre toute évidence.

Cependant l’existence d’un plan de retour par la force élaboré par les réfugiés rwandais étant parvenue aux oreilles d’Habyarimana, celui-ci  se rendit en Ouganda en février 1988 et prononça un discours où il estimait inadmissible de demeurer éternellement réfugié de père en fils. Il  invita ceux qui voulaient rentrer au Rwanda à le faire[6].

En 1989, des commissions rwando-ougando-HCR étudièrent les modalités de retour de ces réfugiés.

Le 27 juillet 1990, un communiqué du comité interministériel conjoint prévoyait la poursuite du processus et une visite du Rwanda par une délégation des réfugiés afin de se rendre compte de la réalité de vie dans le pays. A l’été 1990 et depuis dix-sept années, la réalité du Rwanda était incontestablement la Paix !

En septembre 1990, nombreux furent les échanges entre diplomates et  ministres  rwandais et ougandais. Plusieurs ministres rwandais sont à Kampala au cours de la dernière semaine de septembre. Le 1° octobre 1990, le Président Habyarimana se trouvait au sommet de l’UNICEF aux Etats-Unis où il allait rencontrer le Président Museveni.

Or, le 01 octobre 1990, le jour où était attendue au Rwanda cette délégation de réfugiés, le FPR attaqua.

Pourtant, nombreux étaient ceux qui, jusqu’au 1 octobre 1990, ont pu croire que le problème des réfugiés rwandais en Ouganda était sur le point de se résoudre. D’autres, ou les mêmes, estimaient que ces difficultés seraient aplanies par  la marche vers la démocratie, encouragée  à La Baule mais assez largement anticipée par Habyarimana dans son aggiornamento politique,

L’Abbé SIBOMANA, rédacteur en chef de la revue « Dialogues » et opposant déclaré au président Habyarimana  a fait un excellent état des lieux du contexte politique très ambigu dans lequel se trouvait le Rwanda à l’automne 1990.

DEBUT DE CITATION[7] : « C’est une question qui, aujourd’hui encore, est très controversée. Officiellement, du point de vue du FPR, l’échec des négociations justifiait l’ouverture d’un front militaire. Il fallait déployer tous les moyens de pression sur le pouvoir pour l’obliger à conclure un accord; la pression militaire était un moyen parmi d’autres.

Les détracteurs du FPR estiment au contraire que les négociations étaient un alibi de la lutte armée. Selon eux, le FPR avait dès le départ, l’intention de prendre le pouvoir par la force, à n’importe quel prix, afin de ne pas avoir à le partager. Quant au choix de la date, , il aurait été dicté par l’évolution rapide que connaissait le Rwanda. En cas de succès, le processus de démocratisation en cours risquait de priver le FPR d’une partie de sa légitimité. Car, à l’intérieur du Rwanda comme sur la scène internationale, le FPR ne se présentait pas seulement comme le parti d’une minorité opprimée ; il prétendait agir au nom de tous les partisans de la lutte contre la dictature du général Habyarimana[8]. En un sens, l’opposition démocratique qui commençait à prendre de l’ampleur à l’intérieur du Rwanda lui faisait de l’ombre. Même les relations entre le FPR et les partis qui, sans s’en réclamer ouvertement, en étaient très proches, étaient empreintes d’ambigüité.

Ajoutons à cela que, même si le pouvoir n’était pas pressé de voir revenir les réfugiés, des négociations étaient en cours, et risquaient d’aboutir. Comme l’écrit fort justement Colette BRAECKMAN dans Terreur Africaine[9] , « jamais autant qu’à la veille du déclenchement des hostilités, (on avait été) aussi près d’une solution négociée ». Dans une telle hypothèse, le FPR aurait perdu sa raison d’être . Il fallait agir  vite car, comme on dit, « l’Histoire ne repasse pas les plats ». » FIN DE CITATION

On ne peut que constater aujourd’hui que le schéma d’une attaque déclenchée par le FPR alors que des négociations étaient en cours et risquaient d’inscrire durablement la paix dans le marbre s’est reproduit en 1994 avec l’attentat du 6 avril suivi par l’offensive généralisée de l’APR.

On retrouve également les mêmes discours se renvoyant mutuellement la responsabilité de la rupture des négociations ou des accords de paix. Et, dans les deux cas, l’ONU était présente, par le biais du HCR en 1990 ou par celui de la MINUAR en 1994.

Cinquante-sept ans après avoir été posée par Grégoire Kayibanda, la question de la responsabilité du génocide resurgit avec une acuité rendue plus dramatique par le génocide de 1994, mais aussi par les crimes de masse commis au Congo au cours des années qui suivirent. Par sa formulation brutale et un brin provocatrice « Qui est génocide ? », elle interroge très justement sur le partage des responsabilités entre celui qui a perpétré le crime et celui qui l’a délibérément provoqué.

Les efforts déployés par Kagame dans sa stratégie post-génocide pour externaliser sa culpabilité et s’approprier la victimité du génocide [10] ne font que confirmer le cynisme hors norme du personnage. Tous ceux qui défendent ses thèse et participent à la mise en place de cette stratégie post génocide font preuve du même cynisme… ou d’un aveuglement volontaire confinant au cynisme.

Or, ce cynisme est d’autant plus insupportable que, sous prétexte de lutter contre on ne sait trop quel négationnisme inventé pour la circonstance, on met en place un véritable apartheid mémoriel , interdisant aux victimes qui ne seraient pas de la bonne ethnie, voire même de la bonne chapelle politique, de commémorer leurs morts. Le « génocide des tutsi et des hutu modéré » a laissé la place au seul génocide des tutsi. Les descendants des hutu modérés sont priés de ne pas se recueillir !  Et que dire de tous ceux, si nombreux, qui furent massacrés par les troupes du FPR à Byumba en 1992, à Ruhengeri en 1993, dans tout le Rwanda en 1994 et au Congo dans les années qui suivirent ? Jusqu’à aujourd’hui, en 2020 au Rwanda, le seul fait de laisser entendre dans une chanson qu’ils ont pu exister conduit à mourir en prison.

Comme l’a dit un éminent représentant d’une éminente association droit de l’hommiste : « évoquer le sang des hutu , c’est salir le sang des tutsi ». L’apartheid mémoriel au nom des droits de l’homme, il fallait être Kagame pour inventer cela ! Il fallait être Kagame pour entraîner une foule de bobos paumés sur ce chemin pavé d’intentions douteuses et aux conséquences dramatiques. Le refus de la paix a conduit aux génocides perpétrés au Rwanda et au Congo. L’apartheid mémoriel porte les gênes d’un nouvel enfer comme nous l’a très justement explique un hutu/tusi de grande qualité lors de son intervention du 9 mars dernier au palais du Luxembourg :

https://youtu.be/qx_9fYVPXVw 

MICHEL ROBARDEY  (blogs.mediapart.fr )


Références 

[1] « Rwanda –Juvénal HABYARIMANA- la ligne d ecrête de sa trajectoire » – Mémoires du colonel  Laurent SERUBUGA – Editions Scribe janvier 2020.

[2] Message du Président Grégoire Kayibanda auxréfugiés rwandais  Tel que publié dans : Rwanda Carrefour d’Afrique, No 31 : http://francegenocidetutsi.org/Kayibanda11mars1964.pdf

[3] Message du Président Grégoire Kayibanda auxréfugiés rwandais  Tel que publié dans : Rwanda Carrefour d’Afrique, No 31 : http://francegenocidetutsi.org/Kayibanda11mars1964.pdf op.cité

[4] Les rwandais vivant en Ouganda, les «  Nyarwandas »,  alimentaient la rébellion de Museveni contre Obote..

[5] « Rwanda –Juvénal HABYARIMANA- la ligne d ecrête de sa trajectoire » – Mémoires du colonel  Laurent SERUBUGA – Editions Scribe janvier 2020.

[6] A cette occasion, il y eut des cérémonies de remise des décorations aux officiers ougandais et le Président Habyarimana fut invité à remettre la décoration au Général Rwigema vice-ministre de la défense celui qui allait conduire l’attaque contre le Rwanda.

[7] André Sibomana « Gardons Espoir pour le Rwanda » – Editions Desclée de Brouwer – 1997 _-pages 69 s

[8] On écoutera avec intérêt l’intervention à la radio-télévision  belge, le 7 octobre 1990, du porte-parole du FPR, Pasteur BIZIMUNGU, futur président de la république rwandaise à partir de 4’30 » sur https://www.dailymotion.com/video/x36lck

[9] Colette BRAECKMAN « Terreur Africaine » – Fayard 1996

[10] Titi Palé : « Les eatas Unis et le Rwanda génocidaire » – L’Harmattan – 2019

“Pas d’état d’urgence au Rwanda” Nduhungirehe persévère dans l’ignorance.

covidrwLa question de savoir où se trouve le Président rwandais a provoqué des vagues. Comme si l’on y avait pas droit. Ne trouvant pas Kagame auprès de son peuple au moment où son implication est indispensable, à la recherche des réponses, deux hypothèses étaient mises en avant:

  1. Le président va mal ou est en dehors du pays
  2. Le Premier Ministre acte anticonstitutionnellement 

La première hypothèse se fonde sur le fait que selon la Constitution rwandaise, l’état d’urgence sanitaire (comme tout autre état d’urgence) ne peut être déclaré par le Premier Ministre sauf si le Président est indisponible (malade ou en dehors du pays). D’ailleurs le jet du Président était vu à Londres depuis le 21 mars 2020.

La deuxième hypothèse suppose que le Premier Ministre, pour des raisons qu’on ignore, aurait acté anticonstitutionnellement, sans assumer les fonctions du Président par intérim. D’ailleurs, il n’a jamais eu de Conseil des Ministres pour lui autoriser ce qu’il a fait.

Ambassadeur Nduhungirehe sort du silence en commentant sur l’un de nos articles:

ONDU

Amb. Olivier NDUHUNGIREHE

“Un état d’urgence peut être sanitaire c’est vrai, mais tout état d’urgence implique la SUSPENSION DE LA CONSTITUTION pour octroyer au pouvoir exécutif des pouvoirs exceptionnels qui étaient autrement détenus par d’autres pouvoirs. Et ceci n’est pas le cas au Rwanda”.

Me Joseph Cikuru Mwanamayi octroie une leçon gratuite à l’Ambassadeur Olivier Nduhungirehe, qui est aussi le Ministre d’Etat au ministère rwandais des affaires étrangères. L’avocat aux barreaux de Kigali et Bruxelles partage notre avis que ce qui est fait au Rwanda est anticonstitutionnel.

CIK

Me Joseph Cikuru Mwanamayi

“M. Nduhungirehe n’est pas sans ignorer qu’en droit international public, un État d’urgence peut peut être décrété, généralement en temps de guerre où la Constitution n’est nécessairement pas suivie dans son application. C’est dans ce contexte qu’il insiste – à tort et à travers- sur le fait qu’il n’y a aucune disposition constitutionnelle ayant été suspendue d’être appliquée pour parler d’un Etat d’urgence où l’un de 3 pouvoirs n’a pas été en mesure d’exercer son rôle.

Pourtant, en l’espèce, à moins de m’établir le contraire, il s’est avéré que les membres de l’Exécutif se sont permis d’agir dans une situation d’urgence sanitaire, en prenant des mesures qui ne relevaient pas de leurs compétences matérielles ( ratione materiae).

En effet, en cas d’une crise générale sur l’étendue du territoire, aucun Ministre n’a compétence (légale) d’arrêter des mesures visant l’intérêt général de la population sans que ces mesures n’aient été adoptées par l’organe constitutionnellement habilité.

Quel cet organe tel que prévu par la Constitution du Rwanda?

– C’est le Président de la République (Chef de l’Exécutif),

– Le Parlement, et ;
– Le Judiciaire.

Pour le cas qui nous intéresse, “l’état du Codiv-19” qui s’est abattu, d’une façon inattendue, sur le Rwanda devrait, d’après les dispositions constitutionnelles, impérativement être débattu en Conseil des Ministres en sa session ordinaire.

Mais comme cette urgence s’est fait sentir, sans que le Conseil du Gouvernement ne puisse se tenir, la Présidence de la République devrait prendre un acte administratif et le diffuser le plus urgemment possible car visant la vie de la population en danger.

En cas d’empêchement du Président, le Chef du Gouvernement (Dr Ngirente Edouard) allait intervenir.

Mais cela n’a pas été le cas. Plutôt le MINISANTE, le MINALOC, le MINEDUC, le MINICOM, la Police Nationale, se sont contentés, chacun pour ce qui le concerne, à lancer des communiqués officiels en désordre bien ordonné (l’un après l’autre), et ce EN PRESENCE du Président de la République et de celle du PM.

C’est que les juristes professionnels, nous relevons la suspension de la Constitution car certains Ministres ont usurpé les pouvoirs qui ne leur appartiennent pas.

A supposer même que, vu l’extrême urgence, les Ministres intéressés se soient concertés mutuellement, soit par téléphone, soit par autre moyen, leur proposition n’a pas fait l’objet d’une approbation du Cabinet Meeting.

D’ailleurs, d’aucuns s’interrogeaient sur la portée du communiqué du PM Ngirente Edouard daté du 21 mars 2020, intervenu postérieurement à ceux lancés par ses subalternes et dont le contenu ou le message est presqu’identique (renforcement des mesures de confinement).

M. l’Amb. Nduhungirehe persévère toujours en affirmant qu’aucune disposition constitutionnelle n’a été violée. Mais, il ne parvient pas à éclaircir sur quelle base légale divers chefs de portefeuilles ministériels sont autorisés à prendre les décisions susceptibles d’être qualifiées de “privation de liberté de tout un peuple”, SANS AVOIR ÉTÉ APPROUVÉES, NI SIGNÉES par le Président de la République ou son Premier Ministre ?

Et pire encore, selon le discours pré-enregistré du Chef de l’État du 27/03/2020 à 22h, une Commission chargée de la question Covid-19 dont la direction a été confiée au Premier Ministre aurait été mise en place.

M. l’Amb.Nduhungirehe ne saurait décrire sa composition, dégager quand plus précisément elle a été constituée et publiée officiellement, QUI ET QUI L’ ONT INSTITUÉE, etc.

Telles sont les violations flagrantes de la Constitution qui emporteraient certains dans leurs conviction que la Constitution a été suspendue d’être appliquée, contrairement à la fausse prétention du Secrétaire d’état au MINAFFET”.

I cannot agree more.

Chaste GAHUNDE


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Kagame Propaganda On Food Distribution Backfired – Minister Nduhungirehe Caught Redhanded Lying

Wonders never cease in General Paul Kagame’s Rwanda.

His minister Olivier Nduhungirehe used a picture of super market he stole from the internet to convince the world that Rwanda is massively distributing food to the poor. This is part of regime’s propaganda that it is distributing food to the poor across Rwanda to save them from starvation after the regime imposed a total lockdown in response to Covid19 lockdown. This claim is bogus.

According to the World Bank data, 55.5 percent of Rwandans are poor – they live on less than US$1.90 a day. Which means that 6.6 million out of 12 million Rwandans are poor. If the Kagame regime were to pay the 6.6 million poor people US$1.90 a day in lost income due to the lockdown, that would amount to US$12.5 million in just one day. This translates into US$62.5 million for a five-day working week. The regime does not have that kind of money. And, of course, the regime’s claim that it is distributing food to the poor is a big lie.

That is how Kagame minister Nduhungirehe entered the picture. He proclaimed on Twitter that “National solidarity is a core value of the people of Rwanda” and that the Rwanda government has “started the distribution of food and essential goods for the most vulnerable, who were affected by measures to prevent COVID19 from further spreading.”

Food stuff

There was one problem, however. The minister’s proof that Rwanda is distributing food proved to be false. The minister hunted on the internet a stock photo of super market somewhere out there. Nduhungirehe was immediately caught redhanded by Twitter users. There goes another shameful chapter in the Kagame regime’s crude propaganda that does not add up.

David Himbara, Ph D

medium.com


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COVID-19: Quand Amb Nduhungirehe saute à la rescousse de ses chefs!

S’il y a une chose de précieux qui manque aux Rwandais, c’est le débat au sujet de gestion de la chose publique. Le régime en place n’offre pas l’espace propice aux échanges et débats contradictoires constructifs. Et par peur d’être tenu responsable de ses actions, le régime préfère les ténèbres à la lumière, l’opacité à la transparence.

Depuis quelques jours, un débat est soulevé par un citoyen concerné, engagé à la promotion de la culture du débat autour des affaires d’intérêt national. Soucieux de voir un jour la transparence régner dans tout ce qui (n’)est (pas) fait pour le peuple, l’auteur de ce blog , basé sur la situation inquiétante du Coronavirus, a posé la question qu’il partage avec des milliers d’autres Rwandais: Kagame est-il vraiment confiné? Et pour cause, un document dit “Ingamba nshya zo gukumira icyorezo cya Koronavirusi” (nouvelle mesures contre la propagation de la pandémie Corona Virus). Ce document signé par Dr Edouard NGIRENTE, Premier Ministre rwandais, met en place les mesures à mettre en exécution à partir de 23 heures 59 du même jour.

Après l’analyse approfondie de ce document, il s’est avéré qu’il soit anticonstitutionnel. En effet, la partie “visa” du document ne fait référence à aucune loi,  à aucun instrument légal, plutôt “aux mesures prises par d’autres pays dans la lutte contre le même virus”.

visa

 Or ces pays ont décrété l’état d’urgence sanitaire. Pourrait-on en déduire que le Premier Ministre l’a fait aussi?! Peut-être oui, peut-être non, même le Premier Ministre n’en sait rien!

S’il a fait comme les autres pays, c’est dire qu’il a mis le pays en état d’urgence mais sans suivre la procédure prévue par la Constitution rwandaise.

Pour l’Ambassadeur Nduhungirehe, “Cette mesure d’état d’urgence implique la suspension de la Constitution et l’octroi à l’exécutif de pouvoirs exceptionnels pour faire face à une crise où un désastre. Et cela n’est pas le cas au Rwanda. Aucune provision de la Constitution n’a été suspendue et les trois (3) pouvoirs, ainsi que la population, maintiennent leurs prérogatives, droits et obligations” 

Il nous est commode de faire remarquer la note suivante à l’Ambassadeur Nduhungirehe.

  1. Les autres pays auxquels se réfère le Premier Ministre et dont il imite les mesures sont en état d’urgence. Pourquoi auriez-vous appliqué les mesures de l’état d’urgence sanitaire si ce n’était pas les cas?

 

covid soe

 

  1. Les provisions de la Constitution ont été suspendues jusqu’à nouvel ordre par le document du Premier Ministre. Les déplacements suspendus, les marchés aussi, les taxis moto, les bars et restaurants.

ingamba

Ci-après quelques articles de la Constitution qui ont été suspendus par le document du Premier Ministre.

Article 26: Droit à la liberté de circulation et de résidence
Tout Rwandais a le droit de se déplacer librement et de résider dans n’importe quel lieu du territoire rwandais.

Article 30: Droit au libre choix du travail
Toute personne a droit au libre choix de son travail.

Le cas du Rwanda est un état d’urgence sanitaire. Si votre Premier Ministre n’a pas écrit exactement “état d’urgence sanitaire“, il s’est référé aux autres pays en état d’urgence et pour la même pandémie. L’Italie est en état d’urgence sanitaire,  la France aussi, les USA, l’Espagne, pour ne citer que ceux-là. Tous en état d’urgence sanitaire! Et vous avez copié-collé leurs mesures tout court. Sauf que eux, ils ont suivi les procédures légales selon les lois des pays respectifs et ont prévu les packages pour pallier la perte subséquente à ces mesures.

Maintenant dites nous, sur quelle base, Dr Ngirente a décidé de prendre les mesures qui violent les droits de circulation des Rwandais? Sur quelle base légale, deux hommes ont été tués parce qu’ils ont violé la mesure de confinement publiée par  le Premier Ministre. Et enfin, pourriez-vous dire que ce que le Premier Ministre a FAIT EST JUSTIFIABLE LÉGALEMENT ? J’ai l’impression que vous vous entêtez, juste que pour défendre votre gouvernement, mais dans des moments comme ceux-ci, l’intelligence qui une fois vous a défini, devrait obliger.  Il faut qu’on crée un espace du débat et de transparence? surtout en ce qui concerne la gestion de la chose publique.

Chaste Gahunde


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COVID-19 : Le Congo va-t-il encore une fois sauver la planète ?

Avec l’éclosion du COVID-19 et la découverte du Professeur Didier Raoult sur les vertus de la chloroquine, tout le monde parle désormais de ce médicament. Cet antipaludéen, utilisé depuis plusieurs décennies dans les pays tropicaux, est un substitut synthétique de la quinine, molécule naturelle extraite du quinquina. Et vous savez quoi ? L’Est du Congo posséderait les plus grandes plantations de quinine au monde. Le Congo va-t-il sauver la planète du COVID-19?

À la fin du 19è siècle, l’industrie automobile, en plein essor, eut besoin du latex naturellement sécrété par l’hévéa, un arbre qui pousse en abondance au Congo, pour la fabrication des pneus. Pendant la Première Guerre mondiale, ce sont les mines du Congo qui fournirent le cuivre utilisé dans la production des munitions utilisées par les alliés. Durant la Seconde Guerre mondiale, le Congo participe considérablement à l’effort de guerre allié en accroissant sa production de matières premières (huile de palme, hévéa, coton, étain, uranium, cuivre…). Lorsque les États-Unis entrent en guerre, ils dépendent presque entièrement du Congo pour leur approvisionnement en cobalt et en uranium. Idem pour les Britanniques qui reçoivent à l’époque 800 mille tonnes de cobalt pour leur industrie militaire.
Les usines qui travaillent dans le cadre de programmes militaires ont besoin de quantités croissantes de cobalt qui entre dans la composition d’aciers spéciaux avec lesquels on fabrique des outils à coupe rapide, des soupapes de chars et d’avions, des projecteurs de marine, des turbocompresseurs d’avion… Et nul n’ignore que c’est du gisement de la mine de Shinkolobwe (situé dans le Katanga) que fut extrait l’uranium qui permit aux États-Unis de fabriquer la première bombe atomique qui fut larguée sur Hiroshima en 1945.

Au début des années 2000, c’est la colombo-tantalite (communément appelée coltan) et la cassitérite du Congo qui ont été sollicitées avec le boom de l’industrie technologique et aéronautique mondiale. Avec l’essor des véhicules électriques ces dernières années, le cobalt du Congo est revenu au goût du jour. Comme l’a souligné l’auteur belge David Van Reybrouck, dans son livre “ Congo : une Histoire » (Actes Sud, 2010)”;

“Ces cent cinquante dernières années, chaque fois que le marché international a exprimé une demande pressante pour une certaine matière première ─ l’ivoire à l’époque victorienne, le caoutchouc après l’invention du pneu gonflable, le cuivre lors de la forte expansion industrielle et militaire, l’uranium durant la guerre froide, le courant alternatif pendant la crise pétrolière des années 1970, le coltan à l’ère de la téléphonie mobile ─, le Congo s’est avéré disposer de gigantesques réserves de la marchandise convoité “

Maintenant que tout le monde parle de la chloroquine pour neutraliser le COVID-19, le Congo va-t-il encore une fois voler au secours de la planète ?

Peut-être. Mais rien ne dit que les Congolais en tireront profit si cela devait arriver. Parce que depuis près de 150 ans, tout le monde profite des richesses du Congo, excepté les Congolais…

Je ne sais pas pourquoi mais une profonde amertume m’a envahi en bouclant ce post…

Patrick MBEKO

Source:Facebook


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Kagame a bluffé les Rwandais!

Le 27 mars 2020, le Général Paul Kagame s’est adressé à la nation sur le coronavirus . En d’autres termes, Kagame aura attendu deux mois et 27 jours pour parler à la nation de la pandémie qui, le 31 décembre 2019 a initialement frappé Wuhan, une ville de l’est de la Chine.

Au moment où Kagame s’est finalement adressé à la nation, 54 Rwandais étaient déjà infectés par Covid19. Le discours qui n’a duré que 5 minutes et 38 secondes était une rhétorique vide. Parmi tant d’autres trois questions clés sont restées sans réponse.

1) Quelles sont exactement les dépenses de santé accrues pour lutter contre la pandémie de coronavirus?

2) Quels sont exactement les secours accordés aux Rwandais qui sont en situation de verrouillage total?

3) Quelles sont exactement les dépenses à plus grande échelle pour soutenir les secteurs économiques durement touchés tels que le secteur du tourisme?

Les Rwandais restent inquiets.

Traduction libre par Chaste Gahunde

David Himbara

htts://medium.com


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Leta ya Paul Kagame nireke gukomeza guhunga inshingano muri ibi bihe by’amage y’ubuzima bw’abantu (state of health emergency).

1. Mu ijambo rimwe “ibihe by’amage” ni ibihe bidakuriza amategeko asanzwe y’igihugu bitewe n’ikibazo gikomeye igihugu kirimo nk’imvururu, ibyorezo cyangwa ibindi biza bishobora kubangamira imikorere isanzwe y’inzego z’igihugu na Rubanda ariko bitaragera ku rwego rwo kwitwa imidugararo n’intambara. Birumvikana ko hahita hashyirwaho amategeko adasanzwe yo guhangana n’ibyo bihe bidasanzwe. Ibi kandi bikorwa na Perezida wa Repubulika ntabwo abiharira aba ministiri be (ingingo ya 108, 136, 137, 138 y’Itegeko Nshinga mu Kinyarwanda kuko mu zindi ndimi babisemuye nabi).

2. N’ubwo bigaragara koko ko ibihe turimo ku’isi hose ari ibihe by’amage ariko mu Rwanda biragaragara ko Abayobozi bashaka guhunga inshingano Leta yose igomba abenegihugu mu bihe nk’ibi. Kuko Leta iragumya guhata inzira ibirenge ngo ihangane n’ibi bihe igendeye ku “ingamba nshya” zatangajwe na Minisitiri w’Intebe Dr Ngirente Edouard kuwa 21 Werurwe 2020 nyamara ntizitanga igisubizo kirambye. Kubera ko n’ubwo izo “ngamba nshya” zerekana icyo umuturage asabwa mu guhangana n’ibi bihe bidasanzwe ntabwo zerekana icyo Leta iteganya mu guhangana n’ibi bihe bigoye uwo muturage arimo.

3. Biteye impungenge zikomeye no kwibaza impamvu Perezida Paul Kagame yafashe ijambo muri ibi bihe bikomereye abanyarwanda hafi ya bose, ntagaragaze icyo Leta ayoboye yiteguye gukora ngo abahumurize ababwire igihe n’uburyo bigiye gukorwamo. Ibi babyita kuyobya uburari cyangwa kubeshya abanyarwanda. Niba atababeshya nategure byihuse itegeko rihumuriza abanyarwanda muri ibi bihe by’amage nkuko Itegeko Nshinga ribiteganya (Ingingo ya 136).

4. Yego iryo tegeko rigomba kwerekana ibyo umuturage asabwa mu kwirinda no gufasha Leta mu kumufasha, ariko rikanerekana nyine uruhare rw’iyo Leta kugira ngo umuturage na we akurikize ibyo asabwa nta kidodo cyo kwicwa n’inzara ndetse n’icyorezo aho yigunze n’urubyaro rwe.

5. Niba Leta idashoboye guhangana n’ibi bihe ariko yishora abenegihugu mu kaga karushije iki cyorezo ubukana. Kuko ibigaragara ni uko ingamba zafashwe zisaba abaturage bose b’igihugu kwikingirana mu nzu ariko ntizerekane uko bari bubeho. Ntizerekana abakoreraga Leta uko bari bugumye guhembwa. Ntizerekana uko abikorera bamaze gufunga ibikorwa byabo bari bubashe kubaho n’imiryango yabo. Ariko cyane cyane ntizerekane uko ba “ntahonikora”na rubandigoka bari bubashe kuramuka n’ibibondo byabo.

6. Impanvu ikomeye cyane ituma Leta igomba gutegura itegeko ryerekana uko izahangana n’ibi bihe bitoroshye ni uko bireba ubuzima n’inzego z’igihugu zose: Uburezi, ubuzima, ubuhinzi, ubworozi, gutwara abantu n’ibintu, ubushakashatsi, ubucuruzi, ubuyobozi n’ubutegetsi bw’igihugu. Ni yo mpamvu Leta igomba rero kwerekana ingamba ifashe mu bijyanye na buri rwego.

Urugero:

  • Tukamenya ko uburezi batereye iyo cyangwa ubwoko bw’ingamba bafashe.
  • Tukamenya abacuruzi bafunga kugira ngo hadafungirwa gusa abadatanze bituga ukwaha.
  • Tukamenya niba nta bashobora gukomeza ubuhinzi batabangamiwe na Dasso mu gihe bafite ubwirinzi kugira ngo abantu batazicwa n’inzara burundu.
  • Kugirango tumenye inganda zikomeza n’izihagarara mu tagendeye kuri munyangire, ruswa n’icyenewanyu gusa. N’ibindi.

7. Ikibazo gikomeye ariko n’icy’ubutegetsi bw’igihugu. Ndibaza ukuntu igihugu cyayoborwa iminsi 15, ukwezi cyangwa amezi 6 buri Ministiri yisinyira amatangazo uko abyishakiye nk’uko nduzi bimeze ubu. Dukeneye kumenya niba tudasohoka muri ibi bihe niba Imana ikiturinze maze mukadufata ku ijosi ngo nitwishyure imisoro ndetse n’iy’ubukererwe ndetse n’amande rugeretse. Dukeneye ko mudutangariza mu buryo bwemewe n’amategeko ko amadeni ya Banki ahagaze kugira ngo tutava muri ibi bihe by’amage muteza ibyacu cyamunara. Ariko cyane cyane dukeneye kumenya uko ubutegtsi Nshingategeko, Nyubahirizategeko n’ubucamanza bukomeza gukora muri ibi bihe bigoye. Niba inzego z’ubuyobozi zasheshwe kandi nabyo dukeneye kubimenya.

8. Ikibabaje kandi giteye n’agahinda ni uko Rubadigoka yatangiye guhungabanywa hitwajwe ingamba nshya kandi tuzi ko zivuguruza Itegeko Nshinga. Bitewe n’uko nta bwoko bw’ibihano biteganwa mu “ingamba nshya” zatangajwe na Minisitiri w’intebe ubu Police imaze kwica abantu bagera kuri 4. Dasso imaze gukubita no komeretsa abatagira ingano. Kubera kwiheba, agahinda n’umubabaro udasanzwe hamaze kwiyahura abantu 3, undi umwe aribwa n’ingona yirwanaho. Izi ni ingaruka zo guheza abanyarwanda mu rungabangabo.

9. Ndibutsa  ko ubusanzwe ibihe by’amage bidashobora na rimwe kubangamira uburenganzira bwo kubaho, kudahungabanywa ku mubiri, uburenganzira abantu bahabwa n’amategeko ku miterere n’ububasha bwabo, ku bwenegihugu, ihame ry’uko itegeko mpanabyaha ridahana icyaha cyakozwe mbere y’uko rijyaho, uburenganzira bwo kwiregura n’ubwisanzure ku mitekerereze no ku idini”. Ndetse ko ibyo bihe “bidashobora kubangamira cyangwa guhindura amahame yerekeye n’uburyozwacyaha bw’abayobozi ba Leta iriho”. Ni ukuvuga ko iyo bitwaje ibyo bihe by’amage bakarasa rubanda bidakuraho ko abo bayobozi bakurikiranwa n’inkiko zikabaryoza ibyaha bakoze bitwikiriye ibyo bihe.

10. Ni yo mpamvu dusaba inzego zibishinzwe guhita zita muri yombi abo bapolisi b’igihugu barashe abamotari 2 bagahita bapfa, bagashyikirizwa ubutabera byihuse.
Inzego z’ubutabera kandi zigakurikirana kandi n’abo Badasso bakubise abantu abandi zikabakomeretsa,
Naho abiyahuye n’abariwe n’ingona Leta igahita yita ku batarapfa ikabavuza ihungabana ikabakagenera n’indishyi naho imiryango y’abapfuye ikagenerwa byihuse indishyi z’akababaro batewe n’izo ngamba nshya zihubukiwe.
Turasaba inzego zibishinzwe gukurikirana ubuzima bw’abari mukaga harimo gufasha guhuza abagize umuryango batatanijwe n’izi ngamba nshya zihubukiwe.
Leta ikwiye gufasha abantu bose bari bari mungendo gusubira mungo. Naho abakozi bakora kure y’imiryango bakoroherezwa gutaha nta nkomyi kuko igihugu cy’u Rwanda kugeza ubu nta ntambara kirimo ituma abantu batatana n’imiryango yabo.

  1. UMWANZURO:

Niba Leta ya Kagame Paul itsimbaraye ntikurikize amategeko, kandi ikica nkana Itegeko Nshinga turasaba ko Inteko Ishinga Amategeko (imitwe yombi) n’ Urukiko Rwikirenga bikurikiza amategeko kugirango hatagira umuntu numwe uba hejuru y’amategeko kandi abarenganijwe n’ibi byemezo barenganurwe. Ku birebana n’nzira n’ububasha bwo gukirikirana Perezida wa Repubulika wareba Itegeko Nshinga ingingo za 98 al.1 n’iya 2; 102; 105 al.2 pt.2.

Turasaba abanyarwanda cyane cyane Rubandigoka ko niba Guverinoma ya Paul Kagame yanze kubunva no kubafasha bidaciye mu buhendabana no kubaheza kucyizere kidafite aho gishingiye namba habe no ku “ingamba nshya” za Ngirente iminsi ikaba ibaye 7 yose muri munzu mwicira isazi mumaso ko mudakwiye kubahiriza izo ngamba nshya kuko zidakurikije amategeko kandi ntizitange n’igisubizo ahubwo zikabashora mukaga gakomeye cyane kurusha ako Korona virusi yabashoyemo.

Igikomeye cyingenzi dusaba Abanyarwanda bose ni ugufatana urunana maze bakirwanaho niba Leta ikomeje kutunva akababaro kabo no kubatererana muri ibi bihe.

Uwiteka akomeze kubitaho no kubarinda

Me Venant NKURUNZIZA


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Me Cikuru Mwanamayi réagit aux mesures COVID-19 imposées par le Gouvernement rwandais.

Après la publication de l’article du 27 mars 2020, les réactions sont tombées de tous côtés. Ci-après, il nous plait de vous partager celle du Me Joseph Cikuru Mwanamayi, avocat à Bruxelles, Belgique. Il est d’accord qu’il y a pas mal d’anomalies dans la procédure des “mesures COVID-19”. Bonne lecture. Admin.

jcmw

Me Joseph Cikuru Manamayi est avocat aux bareaux de Bruxelles et de Kigali

Bonjour chers frères et amis,
PERSONNE PARMI VOUS N’EST JURISTE PROFESSIONNEL POUR POUVOIR DÉGAGER LES RÈGLES DE DROIT MÉCONNUES EN L’ ESPÈCE.

Et le MINISANTE, et LE MINALOC, et LE MINEDUC, et le Premier Ministre, chacun pour ce qui le concerne, s’est permis de déclarer ou de publier ce qui n’avait fait l’objet d’aucun Conseil du Gouvernement.

Aucune disposition constitutionnelle ne donne aucun droit, ni pouvoir d’arrêter les mesures administratives s’appliquant erga omnes, SANS QU’ELLES N’AIENT ÉTÉ PRISES SOUS FORME D’UN ARRÊTÉ MINISTÉRIEL.

Il en est de même que le communiqué lancé par le Premier ministre sans avoir fait l’objet d’une approbation préalable par le Conseil du Gouvernement, réuni en sa session extraordinaire. Le fameux communiqué ne constituait nullement un Arrêté du Premier ministre!
Pire encore, ce communiqué ne reprenait que ce que les subalternes du Premier ministre avaient déjà décidé, en ses lieu et place, comme si le Dr Ngirente Edouard était absent au Rwanda.

Il est vraiment inacceptable que le MINISANTE prenne des mesures s’appliquant à l’ensemble des élèves et étudiants relevant de la compétence du MINEDUC, des mesures imposables aux commerçants et indépendants de la compétence du MINICOM, des mesures appartenant au MINALOC.

J’ai suivi, avec un vif regret, Prof. Shyaka Anastase, MINALOC, déclarer à la TVR que son ministère représentait le Gouvernement, en ces termes : ” MINALOC mu izina rya Guverinoma….”.(Minaloc au nom du gouvernement, ndlr).

Depuis quand le Gouvernement Rwandais soit représenté par qui que ce soit sans délégation écrite à cette fin? Quelle honte? Vraiment ridicule!

A ma grande surprise, j’apprends dans le discours du Chef de l’État du 27 mars 2020 que le Premier ministre aurait agi comme en tant que Président d’une éventuelle Commission prétendument constituée dans le cadre de prévenir et lutter contre le Covid- 19.
Manifestement, c’était pour couvrir la responsabilité du Premier Ministre ou la défaillance (manquement) de la Présidence qui aurait dû rédiger et diffuser un tel communiqué.

Tenez bien, avant que toute mesure décrétée dans le cadre du Covid-19 ne fasse l’objet d’une quelconque publication par tel ou tel Ministre en vue de sa mise en exécution, elle aurait dû avoir été soit par la Présidence de la République, soit par la Primature.

Dommage que l’Amb. Nduhungirehe n’ait jamais relevé cette usurpation de pouvoirs par le MINISANTE, le MINALOC, le MINEDUC, le Premier Ministre, ALORS QU’il est ancien lauréat de la faculté de droit à l’Université, même s’il n’est pas pratiquant du droit.

Enfin, je m’accorde avec l’Ambassadeur Nduhungirehe qu’il n’y a pas “état d’urgence” au Rwanda faisant que l’un des 3 pouvoirs intervienne en lieu et place de l’autre.

Qu’à cela ne tienne, M. l’Ambassadeur Nduhungirehe peut expliquer pourquoi divers Ministères précités ont décidé sur les matières ne relevant pas de leurs compétences respectives, et ce, avant que leur Supérieur hiérarchique (Primature) ne déclare rien?

Peut-il nous dire pourquoi Dr Ngirente Edouard a signé le communiqué en tant que Premier Ministre SANS AVOIR INDIQUÉ SON NOUVEAU TITRE DE Head of Commission on Covid-19?

Quand et comment cette commission a-t-elle mise en place? En vertu de quelles dispositions constitutionnelles ?

Elle a été rendue publique par quel Arrêté ministériel ou présidentiel ?

Les MINISANTE, MINALOC, MINEDUC étaient-ils au courant de l’existence de ladite Commission avant leur publication des communiqués ?

Bref, c’est mieux de se faire entourer des avis de juristes spécialisés avant qu’une telle ou telle autorité politique ne se livre aux actes administratifs engageant l’intérêt de la nation.

Joseph Cikuru Mwanamayi (Facebook)


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Rwanda: Le discours vide de contenu de Kagame suscite plus d’inquiétudes.

Depuis le 21 mars 2020 le Rwanda est en confinement décrété anticonstitutionnellement. En effet, la Constitution du pays prévoit la procédure à suivre pour déclarer un état d’urgence. Une procédure qui a été ignorée par le Premier Ministre qui, selon plusieurs sources proches du régime, exerce les fonctions du Président en intérim suite à l’indisponibilité de Paul Kagame liée à son état de santé.

Les voix montent. Où est le président? Mais dans “où”, Kagame, lui, va comprendre le circonstanciel de lieu, ce qui contribue aux doutes déjà existant quant à sa capacité de gouvernance. Réellement, le “où” des Rwandais est une lamentation équivalente à “qu’avons-nous fait au Bon Dieu pour mériter un tel président?” Dans d’autres parties du monde, les dirigeants donnent des mises à jour quotidiennes sur la façon dont leurs gouvernements luttent contre le coronavirus. Pas Kagame. Demander où il se trouve, c’est un appel à l’action, un rappel qu’ en tant que président, on attend de lui certaines choses.

On a vu Président Macron rendre visite aux personnes atteintes de COVID-19, on a vu Putin, et Donald Trump devant les journalistes en direct, on a vu Magufuli et Uhuru s’approcher de leurs peuples respectifs pour apporter un soutien tant moral que matériel. Où est Paul Kagame? Qu’il soit contaminé, c’est compréhensible! Mais pourquoi ne pas le déclarer personnellement au public? D’ailleurs, ce serait une bonne façon de sensibiliser les Rwandais, de leur dire que COVID- 19 est réel, un virus qui n’a pas peur du président.

Le soir du 27 mars 2020, la Télévision rwandaise a passé un discours pré-enregistré de Kagame. Le choix de l’heure de passage est stratégiquement choisie: 22 heures, heure locale. A ceux qui l’ignorent, il faut signaler que 90% de Rwandais vont au lit au plus tard à 20 heures pour économiser l’électricité, une commodité  au coût inabordable pour un citoyen moyen. L’intention, limiter le nombre de téléspectateurs directs pour semer le doute chez ceux qui le visualiseront après. Si le message est vide, on se dira qu’il aura été retravaillé, que certaines choses auront dû être enlevées.

Surprise: Même le message télévisé ( en direct) n’est pas direct! Il a été pré-enregistré.

Contenu: zéro, si ce n’est que dire que des mesures ont été prises et que d’autres le seront bientôt. Celles qui ont été prises, on les a vues et on sait qu’elles sont anticonstitutionnelles. Mais lesquelles sont encore à être imposées? Et surtout, comment êtes-vous prêts à gérer les conséquences et les imprévus? Voilà, entre autres, ce qu’on attendait de vous Monsieur Kagame. Mais remarquant à quel niveau vous ne vous sentiez pas bien, et on attend que votre remplaçant, Monsieur NGIRENTE dise quelque chose. Espérant qu’il soit en possession de toutes ses facultés en pleine forme.

Chaste Gahunde


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L’aéroport international de Ndjili infiltré par les espions rwandais!

La DMI (Directorate of Military Intelligence) du Rwanda dispose actuellement d’un avant-poste de renseignement bien équipé à l’aéroport international de Ndjili – Kinshasa, RD Congo.

L’on se souviendra que la DMI a récemment été rebaptisée “Rwanda Investigation Bureau” (RIB) dans l’unique objectif de balayer aux oubliettes de l’histoire les crimes contre l’humanité commis par cet organe clé du régime Kagame pendant plus de 20 ans.

Aussitôt après cette manigance, les renseignements de défense rwandaises ont renforcé les effectifs ainsi que les capacités opérationnelles à l’aéroport international de Ndjili – Kinshasa, République démocratique du Congo (RDC). C’est une opération initiée en avril 2019 quand le président Felix Tshisekedi, venait d’accorder à la compagnie aérienne rwandaise, Rwandair, la permission d’opérer sur le territoire congolais.

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Ainsi, sous la couverture de Rwandair, au su et au vu du président Felix Tshisekedi, la DMI du Rwanda a construit des cellules de renseignement dans différents coins de la République démocratique du Congo.

Pendant des années, le président Joseph Kabila avait refusé d’accorder à Rwandair la permission , chose que Felix Tshisekedi a accepté immédiatement après son investiture en tant que président.

Actuellement, l’aéroport international de Ndjili – Kinshasa, en République démocratique du Congo, est devenu l’un des plus grands hub de la DMI au monde. Tous les personnels de Rwandair à l’aéroport international de Ndjili – Kinshasa, sont des agents de la DMI et  la plupart des bureaux de vente de Rwandair à Kinshasa,  sont dirigés par du personnel attaché au renseignements extérieur du Rwanda.

En RDC, Rwandair n’est pas seulement impliqué dans les vols de passagers et de fret, il est également impliqué dans la contrebande de minéraux.

Contribution externe.


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