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RBB exige la libération immédiate et sans conditions de Madame Yvonne Iryamugwiza Idamange.

Communiqué sur la situation sécuritaire de Madame Idamange Yvonne.


Usant de sa liberté d’expression, Madame Yvonne Iryamugwiza Idamange a publié des vidéos sur sa chaîne YouTube dans lesquelles elle s’est montrée critique des mesures impopulaires prises par le gouvernement de Kigali pour contrer la pandémie du Covid-19. Elle a ensuite subi de nombreuses menaces de mort à peine voilées de la part de personnalités du régime qui l’ont qualifiée d’Interahamwe et de négationniste, alors qu’elle est elle-même une rescapée du génocide. Son enfant mineur a même été porté disparu pendant vingt-quatre heures avant d’être retrouvé vivant. Il a confirmé avoir été séquestré par la police rwandaise.

Le matin du 15 février 2021, sur sa chaîne YouTube, Madame Idamange a diffusé une autre vidéo dans
laquelle elle a dénoncé le harcèlement, l’intimidation et les menaces de mort dont elle a été l’objet de
la part de la police rwandaise. Aussitôt après avoir délivré son message, elle a été violemment
attaquée à son domicile puis arrêtée arbitrairement par un groupe d’agents de police.

Connaissant les méthodes criminelles du régime de Kigali à l’égard de toute voix critique, le Cadre de
Concertation – Rwanda Bridge Builders (RBB) – craint le pire et voudrait attirer l’attention de la
communauté internationale sur les atteintes à la sécurité de Madame Idamange.

Le Cadre de concertation met en garde le régime de Kigali sur son modus operandi consistant à tuer
ses opposants en faisant croire à l’opinion qu’ils se sont suicidés.
Le Cadre de Concertation – Rwanda Bridge Builders (RBB) – demande particulièrement aux pays qui
soutiennent financièrement le régime de Kigali d’exercer des pressions sur le gouvernement rwandais, afin qu’il cesse de harceler et d’intimider cette mère de 4 enfants.
Le Cadre exige la libération immédiate et sans conditions de Madame Yvonne Iryamugwiza Idamange,
afin qu’elle continue de jouir sans entraves de ses droits fondamentaux. En tout état de cause, le
régime de Kigali sera tenu responsable de tout ce qui pourrait arriver à Madame Yvonne Idamange.

C’est ici l’occasion de rappeler qu’un autre activiste de la réconciliation nationale, le poète Innocent Bahati est toujours porté disparu depuis une semaine, après un rendez-vous avec un agent de la police rwandaise.
Cette campagne de terreur arrive au moment où les Rwandais commémorent la mort de l’artiste chanteur Kizito Mihigo, chantre de la réconciliation nationale, lui aussi assassiné il y a un an jour pour jour par le régime de Paul Kagame. Le 17 février 2020, la police avait annoncé la mort de Kizito Mihigo, arrêté trois jours plus tôt aux motifs qu’il se préparait à fuir le pays. Le porte-parole de la police rwandaise avait ensuite prétendu que le chanteur s’était suicidé dans sa cellule, au poste de police de
Remera, à Kigali.

Malgré l’insistance de plusieurs organisations rwandaises et internationales de défense des droits
humains, le gouvernement rwandais s’est toujours opposé aux demandes d’une enquête internationale
indépendante pour identifier les vraies circonstances de l’assassinat de notre héros national, Kizito Mihigo.


Fait le 15 février 2021.

Les signataires :

  1. Action citoyenne pour la Paix
  2. Amahoro-PC
  3. Association des rescapés du génocide des réfugiés rwandais au Congo (Ex-ZaïreRDC) ARGR-
    Intabaza
  4. Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR)
  5. Comité pour l’Unité, la Paix et la Réconciliation au Rwanda (CUPR)
  6. Congrès rwandais du Canada (CRC)
  7. Convention Nationale Républicaine (CNR-Intwari)
  8. Comité de Suivi de la Problématique des Réfugiés Rwandais (CSPR)
  9. COVIGLA, Collectif des victimes des crimes de masse commis dans la région des grands lacs
    africains
  10. Democratic Rwanda Party, DRP-ABASANGIZI
  11. FDU-Inkingi
  12. Fondation Ibukabose-Rengerabose, Mémoire et Justice pour tous
  13. Global Campaign for Rwandans Human Rights
  14. Global Voice of Rwandan Refugees (GVRR)
  15. Groupe d’initiative France-Rwanda (GIFR)
  16. Inganzo Gakondo
  17. Initiative du Peuple pour l’Alliance Démocratique (IPAD-Umuhuza)
  18. Initiative Humanitaire pour la région des grands lacs (IHRGL)
  19. Initiative HUMURA
  20. Institut Seth Sendashonga pour la Citoyenneté Démocratique ISCID asbl
  21. JAMBO asbl
  22. Liberté d’Expression Culture et Paix, LECP Info
  23. Mouvement Républicain pour la Paix et le Progrès, MRP
  24. NSADO Norway
  25. Observatoire des Droits de l’Homme au Rwanda (ODHR)
  26. Organization for Peace, Justice and Development in Rwanda and Great Lakes Region (OPJDR)
  27. Pacte Démocratique du Peuple (PDP-IMANZI)
  28. PS Imberakuri
  29. Réseau International pour la Promotion et la Défense des Droits de l’Homme au Rwanda
    (RIPRODHOR)
  30. RNC-Ihuriro
  31. Rwanda National Forum (RNF)
  32. Rwandan Alliance for the National Pact (RANP-Abaryankuna)
  33. Rwandan American Youth Association
  34. Rwandan Platform for Dialogue, Truth, and Justice (RDTJ)
  35. RFN NORWAY, FORUM RWANDAIS NORVEGE
  36. United Freedom Fighters (UFF-INDANGAMIRWA)
    RBB Contact address: rwandabridgebuilders@gmail.com

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Madame Idamange Iryamugwiza Yvonne a besoin d’être protégée.

A L’ATTENTION DE LA PRESSE, DU CORPS DIPLOMATIQUE ET DES DEFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME

CONCERNE : Campagne de lynchage à l’encontre de Madame Idamange Iryamugwiza Yvonne.

  1. « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. » (Déclaration universelle de Droit de l’homme de 1948, article 19).
  2. « La liberté de presse, d’expression et d’accès à l’information sont reconnues et garanties par l’Etat. » (La Constitution de la république du Rwanda de 2003 révisée en 2015, article 38, alinéa 1).
  3. En vertu de ces droits ci-haut cités, en date du 31 janvier 2021, Madame Idamange Iryamugwiza Yvonne a diffusé un message dans lequel elle exhortait les autorités rwandaises à prêter l’oreille au cri du peuple impacté négativement par les mesures décrétées dans le but d’endiguer la covid-19. Elle n’a pas raté l’occasion pour poser des questions dans les domaines de l’éducation et la liberté à la religion, entre autres, qu’elle partage avec beaucoup d’autres Rwandais.
  4. En guise de réaction le gouvernement rwandais a orchestré une campagne de lynchage à travers les réseaux sociaux et plateformes pro-gouvernementaux à l’encontre de cette dame courageuse visant à la faire taire et à démoraliser quiconque aurait l’intention de l’imiter. Cette campagne devient de plus en plus tenace et menace la sécurité et la vie de Madame Idamange
  5. Madame Idamange Iryamugwiza Yvonne rejoint la liste longue d’autres acteurs qui ont été victimisés pour avoir osé parler des injustices que le peuple rwandais endure dans leur quotidien. Certains d’entre eux ont payé de leur vie : Feu Kizito Mihigo a été assassiné en 2020 après avoir chanté la nécessité d’abandonner la discrimination mémorielle entre les victimes du génocide et celles des autres crimes.  D’autres ont subi des conséquences diverses : Monsieur KARASIRA Aimable, un professeur en informatique a été licencié par l’université pour avoir des idées estimées contradictoires avec le code de l’éthique dans la fonction publique ; Madame Victoire Ingabire Umuhoza a été condamnée à quinze ans pour demander que les auteurs des crimes commis contre les Hutus soient jugés ; le journaliste Niyonsenga Dieudonné alias Cyuma Hassan est toujours en prison pour avoir interviewé les opprimés. En Bref, selon le mode opératoire du FPR, quiconque brave la terreur pour dénoncer les injustices risque sa vie, la prison, ou les tortures tant morales que psychologiques.

Pour toutes ces raisons :

Nous estimons que Madame Idamange Iryamugwiza Yvonne est en danger et a besoin d’être protégée.

Nous recommandons ce qui suit :

  1. A l’Etat rwandais, de veiller à la sécurité de Madame Idamange tout en empêchant ceux qui se couvrent des institutions nationales pour ternir son image
  1. Au corps diplomatique, de faire usage de leur influence pour dissuader les autorités qui semblent recourir à la violence au lieu de subvenir aux besoins du peuple.
  2. Aux défenseurs des droits de l’homme, de rester attentifs à la situation de Madame Idamange.
  3. A la presse locale et internationale, de couvrir son histoire et de lancer l’alerte au cas échéant
  4. A tous les Rwandais, de condamner les persécutions que subit Madame Idamange dans son combat pour l’amélioration du bien-être commun des citoyens.

Fait à Paris, ce 08/02/2021

Par

  1. ISHEMA Party
  2. UFF- Indangamirwa
  3. RRPM – Inkundura

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Les rescapés du génocide contre les Tutsis soutiennent Madame Yvonne Idamange Iryamugwiza.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Date : le 8 février 2021

Le Centre de Lutte contre l’Injustice et l’impunité – CLIIR a été sollicité pour communiquer la détresse et l’appel au secours des rescapés du génocide perpétré contre les tutsi au Rwanda en 1994, suite aux menaces, aux humiliations, aux assassinats et aux intimidations de toutes sortes orchestrés contre des citoyens rwandais courageux et honnêtes par quelques courtisans qui servent le régime totalitaire du FPR au Rwanda et dans la diaspora. Le message ci-après, nous a été transmis pour publication par un groupe importants de rescapés tutsis. Ce message est publié fidèlement dans sa forme originale.

« Cher Coordinateur du Centre de Lutte Contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda;

Nous nous adressons à vous pour vous solliciter de communiquer à l’opinion publique rwandaise et internationale notre soutien à Madame Idamange Yvonne, rescapée du génocide perpétré contre les tutsi au Rwanda en 1994.

Craignant pour nos vies et celles de nos proches, au Rwanda et ailleurs dans le monde, nous nous sommes résolus de faire appel au CLIIR pour exprimer nos sentiments et appeler les Rwandais de toutes ethnies et le monde à manifester leur solidarité à cette jeune compatriote en demandant au régime totalitaire du Rwanda d’adopter un comportement humain et d’apprendre à respecter les citoyens rwandais, la culture rwandaise et les droits de l’homme en général.

Il y a quelques jours seulement, une jeune citoyenne rwandaise, rescapée du génocide perpétré contre les tutsi, Mme Idamange Yvonne, témoin impuissante révoltée par l’irresponsabilité des dirigeants, la souffrance du peuple et les mauvais traitements lui infligés durant les mesures sanitaires inhumaines imposées pour combattre le coronavirus (covid-19), a décidé d’exiger l’assouplissement de ces mesures et l’aide alimentaire aux citoyens affamés. En prenant des risques inouïs, elle a créé un blog destiné à lancer son cri d’alarme par des appels vidéos afin de rappeler à la raison les dirigeants concernés et insouciants en les informant que le peuple rwandais est fatigué et n’en peut plus. Mme Yvonne IDAMANGE a livré son message patriotique dans un discours poli et ferme. Son message a été très bien accueilli par les citoyens affamés et a été relayé par un grand nombre d’internautes partout au Rwanda et dans la diaspora rwandaise. Les rwandais de toutes ethnies et de toutes confessions religieuses se sont retrouvés dans le message de Mme Idamange et l’ont soutenu sans retenue. Ce 08 février 2021, plus de 162000 personnes avaient visité son blog portant son nom « IDAMANGE » lancé depuis le 31/01/2021.

Vous pouvez lire tout le communiqué de soutien à Mme Yvonne Idamange dans le fichier en PDF attaché.

Nous vous prions de le diffuser largement.

MATATA Joseph.

Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR) Rue de la Colonne, n°54/4 1080 BRUXELLES Tél/Fax : +32.81.601.113 GSM : +32.487.616.651 (Base) & +32.476.701.569 (Proximus)

Le déni de justice envers la population hutue. Jusqu’à quand?

LETTRE OUVERTE AU PREMIER MINISTRE DE LA Belgique

 Gand, le 4 février 2021

Monsieur le Premier Ministre,

 Concerne : relations de la Belgique avec la république du Rwanda.

  1. Le 1 octobre 1990 le Rwanda fut attaqué par l’armée de mercenaires “Front Patriotique Rwandais (FPR)” ayant aidé le Rwandais Yoweri MUSEVENI, à renverser le président Milton OBOTE en Ouganda, dans ce qu’il faut qualifier d’une guerre d’agression illégale, le Rwanda n’ayant attaqué ni le FPR, ni l’Ouganda. L’agression, le crime contre la paix, est le crime international le plus grave.

Une question brûlante est celle de savoir qui a financé et armé ce groupe de mercenaires, qui est devenu en quelques années et en pleines négociations de paix à Arusha, l’armée la plus puissante de la région.

Entre 1990 et 1994 le FPR a commis son premier génocide contre la population hutue, qu’elle avait l’intention d’exterminer. La peur s’installa dans le pays et les camps de réfugiés, qui s’étaient formés à l’intérieur du Rwanda, furent bombardés par le FPR à l’arme lourde.

Le 6 avril 1994 le FPR assassina les présidents hutus du Rwanda et du Burundi en descendant l’avion qui les transporta à l’aide de deux missiles de fabrication russe ayant été livrés par la Russie à l’Ouganda. Le FPR savait que cet attentat déclencherait le génocide contre les Tutsi, ce qui arriva.

Le même jour le FPR, qui avait pourtant signé les accords de paix d’Arusha, prévoyant l’intégration militaire et politique du FPR au Rwanda et dont l’exécution était déjà en cours au Rwanda, lança son offensive militaire finale, bien préparée depuis longue date, qui devait mener au renversement du régime en place déjà dirigé par le gouvernement de transition prévu par les accords de paix, comprenant aussi des ministres tutsis. La signature des accords de paix par le FPR ne fut donc que de la poudre aux yeux.

Dans sa lettre du 10 août 1994 le général Paul Kagame félicite son bureau à Bruxelles de la prise de pouvoir et précise ses buts suivants : déstabilisation du Burundi, “confinement” de la population hutue et, but final évident, invasion de l’Est du Congo, dès le “retour” des réfugiés.

Cette lettre fait partie de la banque de données du Procureur près le TPIR sous le n° 0002905, et son authenticité n’a jamais été mise en doute par celui-ci.

Cette lettre établit donc l’intention criminelle quant à l’invasion du Congo, où le troisième génocide est toujours en cours, ayant fait, en un quart de siècle, des millions de victimes dont personne ne parle.

Cette lettre a entre-temps été largement confirmée par les faits sanglants qui en forment l’exécution.

Au Rwanda une dictature sanglante est installée depuis 26 ans, sans aucun respect des droits de l’Homme : procès illégaux, disparitions et exécutions sommaires à l’intérieur et à l’extérieur, tortures féroces d’opposants déclarés, … la liste est longue. Beaucoup de rapports récents très crédibles confirment cet état de choses.

  • Il faut constater que la Belgique soutient le FPR et son régime sanglant depuis au moins 30 ans.

Le Parquet Fédéral belge et les services secrets belges ont des accords secrets de coopération avec ce régime.

Le Parquet Fédéral belge exécute sans réserves l’agenda judiciaire du régime rwandais en ne poursuivant que des Hutus, dans ce que l’on ne peut qualifier que d’une “justice de vainqueurs”. Les “instructions” menées au Rwanda, où les “témoins”, préparés par le régime, sont entendus dans les bureaux du Procureur à Kigali et en sa présence, sont essentiellement “fabriquées”.

Au procès à Bruxelles les témoins de la défense ne sont pas retenus, contrairement à ceux du Procureur et en violation flagrante de l’art. 6 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme, pour ne donner qu’un exemple de procès inéquitables devant mener nécessairement à des condamnations très sévères de personnes souvent innocentes.

Des Tutsis, membres ou anciens membres du FPR, coupables de crimes de guerre et/ou de génocide, résidant même en Belgique, ne sont pas poursuivis, de telle sorte que la justice belge commet un déni de justice envers la population hutue toute entière.

Combien de temps encore, Monsieur le Premier Ministre, l’état belge mettra-t-il à l’épreuve la patience et le sentiment de justice du citoyen ?

Votre bien dévoué,

Jean FLAMME,

Avocat au Barreau de Gand, de la Cour Pénale Internationale, du TPIR et du TSL.

www.flamme-law.eu

ONU : Le Rwanda pointé du doigt pour son bilan en matière de droits humains

Human Rights Watch

L’Examen périodique universel devrait être suivi d’actions concrètes

Les délégués à l'ouverture de la 41ème session du Conseil des droits de l'homme, au siège des Nations Unies à Genève (Suisse), le 24 juin 2019.
Les délégués à l’ouverture de la 41ème session du Conseil des droits de l’homme, au siège des Nations Unies à Genève (Suisse), le 24 juin 2019. © 2019 Magali Girardin/Keystone via AP

(Genève) – Les pays membres des Nations Unies ont émis de vives critiques et de nombreuses recommandations concernant le bilan des droits humains au Rwanda lors de l’Examen périodique universel (EPU) du pays, qui s’est tenu au Conseil des droits de l’homme à Genève le 25 janvier 2021.

Pendant l’examen, des pays de toutes régions confondues ont appelé le Rwanda à mettre fin à la torture et aux mauvais traitements et à enquêter sur les cas d’exécutions extrajudiciaires, de disparitions forcées, de détentions arbitraires et de morts en détention. De nombreux pays ont déclaré que le Rwanda devrait autoriser les journalistes et activistes à travailler de manière indépendante, permettre aux organisations non gouvernementales de s’enregistrer, et protéger la liberté d’expression, notamment en réformant sa loi sur les médias et son code pénal. Plusieurs pays ont également déclaré que le Rwanda devrait protéger les groupes marginalisés, comme les enfants des rues, et veiller à ce qu’ils ne soient pas soumis à des arrestations et détentions arbitraires, notamment dans des centres de « transit ».

« Les vives critiques adressées au Rwanda par les pays du monde entier témoignent de l’inquiétude de la communauté internationale face à la crise des droits humains au Rwanda », a déclaré Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique centrale à Human Rights Watch. « Il est crucial que ces pays fassent un suivi direct avec le gouvernement rwandais et qu’ils fassent pression pour qu’il adopte des mesures concrètes pour mettre en œuvre leurs recommandations ».

Créé en 2006, l’Examen périodique universel consiste en un examen complet du bilan de tous les États membres des Nations unies en matière de droits humains, effectué par d’autres membres tous les cinq ans, à tour de rôle. Les organisations locales et internationales, ainsi que le pays examiné, peuvent fournir des rapports qui alimentent le processus d’examen.

Après chaque examen, un groupe de trois pays collabore avec le pays examiné et le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme pour produire un « rapport final » qui comprend les recommandations et les réponses du pays. Le Conseil des droits de l’homme adoptera le rapport final lors de sa session du mois de juin.

Pendant son examen, le Rwanda a reçu 284 recommandations de la part de 99 pays. Il en a accepté 160, a pris note de 75 autres, et a dit ne pas soutenir les 49 recommandations restantes. Le Rwanda devrait agir immédiatement en vue d’améliorer son bilan en matière de droits humains, et les experts, les agences et les États membres des Nations unies devraient continuer à faire pression sur le Rwanda pour qu’il mette fin aux violations, a déclaré Human Rights Watch.

Dans le cadre de l’examen actuel, Human Rights Watch a fait une contribution sur la situation des droits humains au Rwanda depuis 2015 et sur la mise en œuvre par le gouvernement des recommandations qu’il a reçues lors de son dernier examen.

En 2015, le gouvernement a fait valoir que certaines des recommandations reçues – dont certaines demandaient des réformes majeures ou des enquêtes sur les violations graves des droits humains et appelaient à déterminer les responsabilités en la matière – étaient déjà partiellement ou totalement mises en œuvre. Le gouvernement a également affirmé, dans une déclaration générale, que plusieurs autres de ces recommandations étaient « actuellement incompatibles avec sa législation interne et ses obligations constitutionnelles », dont une recommandation appelant le Rwanda à adopter des lois et des politiques spécifiques pour protéger le travail des défenseurs des droits humains. Toutefois, le Rwanda est tenu de respecter ses obligations en vertu du droit international et il lui est interdit de prétendre qu’il n’est pas en mesure de le faire parce que son droit interne est incompatible avec ces obligations. Le gouvernement a répondu aux recommandations demandant la ratification de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées en déclarant que la ratification des instruments internationaux ne peut se faire qu’après consultation et approbation du Parlement rwandais. À la connaissance de Human Rights Watch, ce processus n’a pas encore eu lieu.

Entre 2010 et 2017, Human Rights Watch a documenté que les militaires rwandais ont fréquemment détenu arbitrairement et torturé des personnes, en les battant et en les asphyxiant, en utilisant des chocs électriques et en organisant des simulacres d’exécution dans les camps militaires autour de Kigali et dans le nord-ouest du pays. La plupart des détenus avaient été victimes de disparition forcée et détenus au secret pendant des mois dans des conditions déplorables. Le 25 janvier, la délégation rwandaise a rejeté les allégations de torture et de détention illégale dans des centres de détention non officiels.

Lors de l’examen du Rwanda en 2021, de nombreux pays ont réitéré leur recommandation au Rwanda de ratifier la Convention contre les disparitions forcées et le Statut de Rome pour que le pays devienne partie à la Cour pénale internationale. Plusieurs pays ont aussi exhorté le Rwanda à autoriser le sous-comité des Nations unies pour la prévention de la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants à reprendre ses visites. En 2017, le sous-comité a suspendu sa visite d’État au Rwanda, avant de l’annuler neuf mois plus tard, invoquant des obstructions de la part du gouvernement et la crainte de représailles contre les personnes interrogées. L’annulation de 2018 reste la seule fois où le sous-comité a dû interrompre une visite d’État avant qu’elle ne soit terminée.

Même dans les cas où le Rwanda a accepté les recommandations en 2015, cela n’a pas nécessairement conduit à des améliorations concrètes en matière de droits humains, a déclaré Human Rights Watch. Le Rwanda s’est par exemple engagé à poursuivre ses efforts pour protéger les enfants en situation difficile, comme les enfants des rues, et à adopter une nouvelle législation pour réglementer les centres de transit et de « réhabilitation ». Dans son dernier rapport au Conseil des droits de l’homme, le Rwanda a affirmé que cette question avait été résolue par la création d’un Service national de réhabilitation en 2017 et que 4 416 enfants avaient suivi ce processus de réhabilitation.

En janvier 2020, Human Rights Watch a cependant constaté qu’en vertu de la nouvelle législation, les enfants accusés d’être des « mendiants », « vagabonds » ou « délinquants » sont effectivement traités comme des criminels et sont susceptibles d’être exposés à des mauvais traitements. Ils sont arrêtés arbitrairement et détenus dans des conditions déplorables dans des centres de transit ou de réhabilitation, sans procédure équitable ni contrôle judiciaire, en violation des normes régionales et internationales.

Le Rwanda doit accueillir la prochaine réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth en juin. Lors de l’examen du 25 janvier, le Royaume-Uni a exhorté le Rwanda, en tant que membre et futur président du Commonwealth, « à incarner les valeurs du Commonwealth que sont la démocratie, l’État de droit et le respect des droits humains », consacrées dans sa déclaration de Harare de 1991.

Les gouvernements du Commonwealth, notamment ceux qui ont fait des recommandations dans le cadre de l’EPU, comme l’Australie, la Barbade, le Canada, Chypre, Fidji, la Sierra Leone et le Royaume-Uni, devraient profiter de la réunion du Commonwealth pour fixer des critères mesurables et exhorter le Rwanda à mettre en œuvre leurs recommandations, notamment en lançant des enquêtes et des poursuites judiciaires transparentes sur les décès en détention, les exécutions extrajudiciaires, les disparitions forcées, la torture et la détention arbitraire ou illégale ; en agissant pour la protection des journalistes et des défenseurs des droits humains afin de leur permettre de faire leur travail ; et en mettant fin aux abus contre les enfants des rues dans les centres de transit. Tout manquement à ces obligations porte atteinte aux valeurs et aux objectifs du Commonwealth.

Les responsables des gouvernements qui se rendent à Kigali devraient également évoquer des dossiers spécifiques. Par exemple, ils devraient demander une enquête internationale et indépendante sur la mort en garde à vue du célèbre chanteur et activiste Kizito Mihigo compte tenu du fait que les autorités rwandaises n’ont pas mené d’enquête crédible qui réponde aux normes régionales et internationales à son sujet, a déclaré Human Rights Watch.

« Les autorités rwandaises doivent aller au-delà des promesses vides et des faux-fuyants pour régler leurs problèmes de droits humains », a déclaré Lewis Mudge. « Pour prouver sa volonté de mettre fin à l’impunité, le gouvernement devrait garantir des enquêtes crédibles et transparentes qui débouchent sur des poursuites contre les responsables d’exécutions extrajudiciaires, de disparitions forcées, de tortures et de détentions arbitraires et illégales. En attendant, les autres gouvernements devraient accroître la pression sur le gouvernement.

Source : Human Rights Watch

Sarkozy à Kigali pour vérifier la “mort” de Kagame?

Ayant appris les rumeurs autour de la mort de Paul Kagame, Nicolas Sarkozy se rend à Kigali pour “vérifier” cette information d’importance capitale. Rappelons que dans l’histoire du Rwanda, qui contrôle l’information sur la mort des dirigeants, a l’autorité sur la succession et sur les institutions suivantes. Eh oui! Même avec la Constitution en place, la mort d’un dirigeant, ça change tout.
Ceci date du temps du royaume Nyiginya. Ce sont les Abiru qui décidaient le moment opportun de déclarer la mort du roi, après avoir trouvé le successeur parmi ses fils.

Au moment de la colonisation belge, la pratique a eu quelques modifications sans toutefois perdre son objectif de gérer la succession. Le Mwami Musinga en désaccords avec les Belges s’est vu “excommunié ” vers le Congo, et ce sont les Belges, et pas les Abiru, qui ont cherché le successeur en Mutara III Rudahigwa. A la mort de Rudahigwa dans les circonstances non- élucidées, vu que ce dernier n’avait pas eu de fils, les Abiru ont senti un complot des Belges dans la gestion de la succession et ont proclamé le nouveau roi en Kigeli V Ndahindurwa, le petit frère du feu roi. Dans un climat hautement explosif, avec risques de bains de sang, les Belges ont accepté le successeur. C’est ce jeune petit roi qui sera déchu par la révolution dirigée par les grands fils de la Nation, Kayibanda Grégoire, Dominique Mbonyumutwa et compagnie. Cette révolution a été en grande partie facilitée par le déplacement du roi Ndahindurwa en dehors du pays.
En 1973 Habyarimana a lancé un coup d’état contre son parrain, Kayibanda. Tenant le pouvoir militaire, il a géré la succession. En 1994, la mort de Habyarimana n’a pas pu être gardée secrète pour préparer une succession forte. Le contexte de la guerre, un multipartisme naissant, et la diplomatie défavorable, ont joué à l’échec du nouveau gouvernement dit d’ABATABAZI. Résultat : vide de leadership, chaos, et massacres sans précédent. Personne n’y était pour calmer la situation.

Aujourd’hui on parle de la mort de Kagame. Certaine pour les uns, probable pour les autres, la mort du dirigeant rwandais aurait des implications lointaines. Surtout parce que le régime de Kagame a été construit autour de sa propre personne unique. “Après moi, le déluge ” si l’on se réfère aux mots du Maréchal congolais, Mobutu Sese Seko de son temps. Une mort subite de Kagame signifierait le désordre total. Or ces jours-ci, il semble que c’est le cas. KAGAME est absent partout où il devait être physiquement. On aurait réussi à le remplacer par une sosie qui porte un masque fabriqué avec la technologie de pointe pour tricher sur la “mort”du président. Et comme la sosie aurait du mal a imiter tous les gestes de Kagame parfaitement, le Kagame d’aujourd’hui n’est visible que derrière l’écran de l’ordinateur. Le jeu marche à merveille avec la situation sanitaire du Covid-19.
D’autres sources, opposées aux premières, ne nient pas l’absence prolongée du président. Pour eux, Kagame souffre d’un cancer au dernier stade, et sa mort est plus certaine très prochainement. Selon ces sources, le président Kagame est atteint d’un glioblastome multiforme (GBM) ou d’un glioblastome, également connu sous le nom d’Astrocytome de grade 4.
La présidence reste muette à ce sujet.

Si le clique autour de Kagame parvient à maîtriser cette information, il lui revient d’organiser la succession à leur goût.
La descente de Nicols Sarkozy sur Kigali pourrait apporter une clarté. D’abord, plus probablement, on lui refusera tout contact avec “Kagame”. On invoquerait les motifs sanitaires, entre autres. Ou bien, on lui laisse quelques minutes pour s’entretenir avec “Kagame ” sans pouvoir se déplacer pour ne pas permettre à Sarko d’apprécier la différence entre l’ancien Kagame et le nouveau Kagame. Sarkozy parvient pourrait disposer de l’information capitale à la succession dans la politique rwandaise. Dans ce cas, l’ex-president français deviendrait un élément dangereux au FPR, car, grâce à lui, les renseignements français éplucheraient en profondeur ce qui se trame dans le centre sombre des Milles Collines. Au Rwanda, qui détient le cadavre, a l’autorité sur la succession.

Chaste GAHUNDE

Quand Félix Tshisekedi offre la RDC à Paul Kagame

Mardi dernier ( 19/01/2021), Félix Tshisekedi a reçu une délégation rwandaise au Palais de nation pour des entretiens sur la coopération bilatérale entre la RD Congo et le Rwanda. La composition de cette délégation interroge : il y avait bien entendu l’ambassadeur du Rwanda à Kinshasa, le tonitruant Vincent Karega, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération Vincent Biruta et le secrétaire général des services de renseignement, le général Joseph Nzabamwita. Il y avait également la ministre du Commerce et de l’Industrie du Rwanda, Soraya Hakuziyaremye, qui est arrivée après.

De Gauche à droite : Ambassadeur Vincent KAREGA, Général Joseph NZABAMWITA, Général Jean Bosco KAZURA, Dr Vincent BIRUTA.

Juste à voir la composition de cette délégation rwandaise, les Congolais auraient dû se poser des questions. Surtout quand on sait qu’un récent rapport de l’ONU a révélé la présence des troupes rwandaises sur le territoire congolais. Hélas ! Ils ont préféré s’enfermer dans des débats stupides sur l’Union sacrée. Jusqu’à présent, personne n’a interpellé le gouvernement sur la présence des Rwandais sur le sol congolais. Les gens se battent pour savoir combien ils vont empocher en rejoignant ou non l’Union sacrée. D’autres (des journalistes et certains membres de la société dite civile) préfèrent se lancer dans le djalelo pour le compte de leur leader. Le Congo n’a que les politicards et les journaleux qu’il mérite.

Mais revenons à la rencontre entre le pouvoir congolais et l’imposante délégation rwandaise. Selon la presse présidentielle à Kinshasa, les Rwandais ont porté un « message spécial » du président Paul Kagame à Félix Tshisekedi. Le contenu de ce fameux message n’a pas été dévoilé, et la délégation rwandaise a été avare de commentaires à ce sujet. Mais quand on analyse la composition de cette délégation et les propos de Madame Soraya Hakuziyaremye, on comprend qu’il est question de coopération bilatérale entre Kinshasa et Kigali dans plusieurs domaines. Sur le plan sécuritaire, il n’y a pas de doute que Félix Tshisekedi va continuer à soumettre le Congo aux desiderata du Rwanda. Pour la petite histoire, il ne s’est jamais prononcé sur la présence des Forces de défense rwandaises sur le sol congolais. Plus intrigant, c’est la coopération économique et commerciale. Madame Soraya Hakuziyaremye a fait allusion à la zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC). Or la ZLEC ne peut profiter à la RDC dans les conditions actuelles. Ce qu’il va permettre, c’est la légalisation du commerce illicite des ressources naturelles congolaises. En soutenant ce projet, Félix Tshisekedi s’engage à légaliser et à légitimer l’exploitation illégale et le commerce des minerais à l’est de la RDC. Le Rwanda n’aura donc plus besoin de cacher ou de falsifier les chiffres de ses exportations d’or et de coltan congolais (pour ne citer que ces deux minerais), comme l’ont montré les experts de l’ONU, il y a deux ans.

La RDC est trop faible politiquement, économiquement et sur le plan sécuritaire. Elle n’aurait déjà pas dû adhérer à la ZLEC, qui est un projet certes ambitieux mais problématique à certains égards. Avec le renforcement des relations avec le Rwanda, c’est l’avenir du pays qui est compromis à moyen et à long terme. Parce qu’en l’état actuel de la situation, le Rwanda gagnera à tous les niveaux et à tous les coups. Un cadeau signé Félix Tshisekedi Tshilombo. À voir comment cet homme se comporte, c’est à se demander s’il n’est pas en service commandé pour le compte du Rwanda tout simplement. Même Joseph Kabila, qui est voué aux gémonies, n’est pas allé aussi loin…

Patrick Mbeko

Source: https://www.facebook.com/100008886482325/posts/2562618420711016/

Qui est hors-jeu entre Judi Rever et le FPR?

L’Histoire du Rwanda ne devrait pas nous diviser. Nous ne devrions pas non plus nous attaquer à ceux qui contribuent au rétablissement de la vérité par des faits historiques, scientifiquement vérifiés. Quand on est en désaccord, on a droit d’avancer, avec motivation, sa version des faits, plutôt que de proférer des menaces envers autrui. On n’est pas obligé d’être d’accord sur toute la ligne, avec Judi Rever. Mais ce n’est pas pour autant qu’on doit se déchaîner contre elle. Dans une situation pareille, la place revient au débat, et on laisse les faits parler d’eux-mêmes.

Judi Rever est une journaliste d’investigation. Elle a été au Rwanda et en RDC (ancien Zaïre). Elle raconte ce qu’elle a vu. Elle a, elle-même, recueilli des témoignages de Rwandais de tous bords, et en outre, elle a eu accès aux documents confidentiels du TPIR, et bien d’autres.

Est-il possible d’étouffer, déformer ou dissimuler l’Histoire ? Les faits sont têtus comme dirait l’autre ! La véritable Histoire récente de la tragédie rwandaise est bel et bien connue : d’abord, par ceux qui l’ont vécue, ensuite par ceux qui ont croisé les différents acteurs ou les victimes, et enfin, par ceux qui ont pris connaissance de cette Histoire grâce aux témoignages fiables.

Pourquoi certaines personnes se déchainent contre Judi Rever ?

Judi Rever, journaliste, auteure de In Praise of Blood, The crimes of the Rwandan Patriotic Front

Journaliste d’investigation, Judi Rever a révélé des faces cachées ou peu abordées par les grandes organisations tant nationales qu’internationales. Elle est aussi, en quelque sorte, témoin d’une partie de l’Histoire de la région des grands lacs africains. Ceux qui ont de lourdes responsabilités dans la tragédie de cette région ont tout fait pour étouffer la vérité. Ils racontent les événements à leur guise ; or l’Histoire ne s’invente pas. Ce sont des faits réels. Et celle ou celui qui met la lumière sur ces faits, se voit malmené par ces puissants « éphémères »

Il est impossible d’imposer sa narration, surtout quand elle est biaisée. Au contraire, ce sont des faits, avérés, qui s’imposent. Depuis plusieurs années, ceux qui ont combattu dans les rangs du FPR (comme par exemple, les Majors Alphonse Furuma, Michael Mupende, Dr Théogène Rudasingwa, Lt Abdul Ruzibiza, Deus Kagiraneza, James Munyandinda, Jonathan Musonera, Noble Marara, Aloys Ruyenzi, Abdallah Jabo Akishuli, et bien d’autres), n’ont cessé de raconter ce qui s’est réellement passé sur le terrain qu’ils occupaient, que ce soit au Rwanda ou en RDC (ancien Zaïre). Des écrits signés, des audios, des vidéos sous forme de témoignages sont disponibles sur différents canaux de communication ou réseaux sociaux, et tout le monde peut y avoir accès. La plupart d’entre eux racontent la même chose que Judi Rever. Ces personnes sont aussi témoins oculaires. Judi Rever a rencontré certaines d’entre elles, et bien d’autres témoins. Ce que publie Judi Rever sur le Rwanda, se fonde sur ce qu’elle a vu, elle-même, et sur son travail de recherche et d’investigation.

A juste titre, comme d’autres, Judi Rever parle du génocide perpétré contre les tutsi. Elle ne l’a jamais nié ni minimisé. Il suffit de consulter ses publications (articles, reportages en audio ou vidéo, livres etc.). Est-ce que quelqu’un qui se positionne de cette façon, doit être obligé d’occulter les crimes innommables commis par l’armée du FPR ? Y a-t-il quelqu’un qui puisse nier ces crimes alors que ceux qui ont combattu pour le compte du FPR le prouvent de manière irréfutable ? Judi Rever a mené une enquête de 20 ans dans le souci de recherche de la vérité. Est-il sensé d’étouffer ou dissimuler l’Histoire ? Non.

Quand Judi Rever dit qu’il y a eu aussi un génocide perpétré contre les hutu, cela n’implique pas du tout la négation de l’autre génocide ni forcément sa minimisation.

Le traitement intolérable et les propos violents dont fait l’objet Judi Rever sont injustes et inadmissibles. Je ne le dis pas seulement parce que Judi Rever est une consœur, mais tout simplement parce qu’elle a fait son travail de journaliste, et en plus, en sacrifiant de longues années pour une recherche minutieuse basée sur les faits, les témoignages de victimes de la tragédie et d’autres sources crédibles.

Jean-Claude Mulindahabi, Journaliste.

Jean-Claude Mulindahabi

Source: Facebook

ISHYAKA PS IMBERAKURI RIRASABA LETA Y’U RWANDA GUKURA ABASIRIKARE BAYO MU GIHUGU CYA REPUBULIKA Y’AFRIKA YO HAGATI

ITANGAZO N° 002/PS.IMB/NB/2021:’’ ISHYAKA PS IMBERAKURI RIRASABA LETA Y’U RWANDA GUKURA ABASIRIKARE BAYO MU GIHUGU CYA REPUBULIKA Y’AFRIKA YO HAGATI’’

Kuwa 21 Ukuboza 2020 , Umukuru w’Igihugu yagejeje ijambo ku Banyarwanda yerekana uko igihugu gihagaze.Muri iryo jambo yemeje ko u Rwanda rwohereje ingabo zarwo mu gihugu cya Repubulika y’Afrika yo Hagati mu rwego rwo kubungabunga umutekano.
Impamvu zikomeye zagarutsweho n’Umukuru w’igihugu mu gufata icyemezo cyo kohereza ingabo z’u Rwanda ni uko icyo gihugu cyari kirimo kwitegura amatora ya Prezida wa Repubulika mu gihe inyeshyamba zirwanya ubutegetsi zari ziyemeje kuyaburizamo.
Ishyaka PS Imberakuri riributsa ko ingabo z’u Rwanda ziri mu gihugu cya Repubulika y’Afrika yo Hagati kuva cyera nk’ingabo ziri mu butumwa bwa ONU mu rwego rwo kubungangabunga umutekano wabaye agatereranzamba kuva Prezida Francois BOZIZE yahirikwa ku butegetsi.
Abanyarwanda ndetse n’amahanga baje gutungurwa no kumva Umukuru w’igihugu ahamiriza u Rwanda ndetse n’isi ko ingabo z’umugereka Leta y’u Rwanda yohereje muri iyi minsi muri icyo gihugu bishingiye ku masezerano y’inyabubiri yo gutabarana yabaye hagati y’ibihugu byombi.
Ishyaka PS Imberakuri rirasanga ayo masezerano y’inyabubiri yo gutabarana Leta y’u Rwanda yagiranye n’igihugu cya Repubulika y’Afrika yo Hagati atarakozwe mu nyungu z’Abanyarwanda ahubwo, niba koko anariho, yarakozwe bishingiye gusa ku nyungu za politiki mpuzamahanga aho u Rwanda rushaka kwiyerekana nk’igihugu cy’igihangange gifite ubushobozi bwa gisirikare bwo gutabara aho rukomeye muri Afrika.
Ishyaka PS Imberakuri ritabiciye ku ruhande, rirasanga kohereza ziriya ngabo muri kiriya gihugu byafatwa nk’aho Leta y’u Rwanda yigerezaho kuko ishaka kwiha igihagararo kirenze ubushobozi ifite muri politiki mpuzamahanga dore ko n’ibintu bitangiye gukomera kuko amakuru atandukanye yerekana neza ko ingabo z’u Rwanda zatangiye kugirira akaga muri kiriya gihugu.
Ishyaka PS Imberakuri rirasaba Inteko Ishinga Amategeko y’u Rwanda gushyira mu gaciro aho gukomeza kuruca ikarumira,igatumiza Ministre w’Ingabo kugira ngo asobanurire Abanyarwanda iby’amasezerano y’inyabubiri Leta y’u Rwanda yagiranye na Repubulika y’Afrika yo Hagati yabaye nka ya mpamvu ingana ururo yatumye ingabo z’u Rwanda zoherezwa hutihuti muri kiriya gihugu none ubuzima bw’ abana b’u Rwanda bukaba buri mu kaga.
Ibyo ari byo byose,Ishyaka PS Imberakuri rirasanga Leta y’u Rwanda igomba gukura ingabo yohereje muri kiriya gihugu mu rwego rw’amasezerano y’inyabubiri yabaye hagati y’ibihugu byombi kuko Abanyarwanda ntabwo babyariye kumenera amaraso igihugu kitari icyabo n’ibiri amambu biragaragara ko ingabo z’u Rwanda zoherejwe mu buryo bunyuranyije n’imigenzo myiza iteganywa n’Umuryango w’Ubumwe bw’Afurika mu rwego rwo gukemura ibibazo by’umutekano dore ko hari n’ibihugu byo mu Karere Repubulika y’Afrika yo Hagati iherereyemo byamaganye ingabo z’u Rwanda rugikubita.
Koko rero, mu rwego rwo gukemura ibibazo by’umutekano byavutse mu gihugu iki n’iki cyangwa mu Karere aka n’aka ko muri Afrika,Umuryango w’Ubumwe bw’Afurika uteganya ko ibi bibazo bibanza bigakemurwa biciye mu nzira yumvikanyweho n’ibihugu bigize Akarere igihugu gifite ibibazo giherereyemo.Ku bireba igihugu cya Repubulika y’Afurika yo Hagati, ni Umuryango wa CEAC wagombaga kwiyambazwa ku ikubitiro. Kuba u Rwanda rwarohereje ingabo bidasabwe nibura n’uriya Muryango byafashwe nko kwihuruza ibi bikaba byitwa muri diplomasi kwivanga. Ibi byose bituma ingabo z’u Rwanda ziri muri kiriya gihugu zishobora kwibasirwa n’abenegihugu bacyo cyangwa n’izindi ngabo zikomoka mu bihugu byo muri kariya Karere kuko zifatwa nk’abacanshuro bakorera bimwe mu bihugu by’ibihangage birwanira igihagararo mu rwego rwa politiki mpuzamahanga.


Bikorewe i Kigali,kuwa 14 Mutarama 2021
Me NTAGANDA Bernard
Prezida Fondateri wa PS Imberakuri (Sé)

L’ex-Premier ministre Édouard Balladur ouvre ses archives de 1994 sur le Rwanda

L’ancien Premier ministre français Édouard Balladur a annoncé ce lundi l’ouverture prochaine de ses archives sur le Rwanda, à quelques semaines de la remise d’un rapport d’historiens sur le rôle controversé de Paris pendant le génocide de 1994.

Édouard Balladur photographié en 1994 à Rennes alors qu'il était Premier ministre.
Édouard Balladur photographié en 1994 à Rennes alors qu’il était Premier ministre. | ARCHIVES OUEST-FRANCE/PHILIPPE CHER

J’ai décidé d’autoriser le moment venu l’ouverture de mes archives de Premier ministre, afin que chacun puisse librement constater ce que furent nos actions et ses résultats , écrit ce lundi Édouard Balladur, qui fut entre 1993 et 1995 le chef d’un gouvernement de droite dit « de cohabitation », sous la présidence socialiste de François Mitterrand.

Dans sa déclaration, Édouard Balladur défend notamment l’Opération Turquoise, une intervention militaro-humanitaire lancée par Paris au Rwanda, sous mandat de l’ONU entre juin et août 1994, qui a selon lui assuré la sauvegarde des victimes quelles qu’elles soient et dissuadé la poursuite des violences.https://d-2865446181427112706.ampproject.net/2011252111003/frame.html

Il « aimerait que les doutes soient levés »

Les détracteurs de Turquoise estiment que cette opération visait en réalité à soutenir le gouvernement génocidaire hutu, et s’inscrivait dans une stratégie de longue date menée notamment par la présidence française.

Les archives de Édouard Balladur vont faire apparaître que le gouvernement de l’époque et l’armée n’avaient rien à se reprocher, a déclaré à l’AFP un ancien conseiller du Premier ministre, Hugues Hourdin.

M. Balladur aimerait que les doutes soient levés sur l’action du gouvernement qu’il a conduit, il s’agit de purger ce débat lancinant depuis 25 ans, a-t-il ajouté.

Les zones d’ombre sur le rôle de Paris avant, pendant et après le génocide des Tutsis au Rwanda – qui fit selon l’ONU au moins 800 000 morts d’avril à juillet 1994 – restent une source récurrente de polémiques en France et empoisonnent les relations avec Kigali depuis près de 25 ans.

Les archives seront ouvertes début avril

Les archives de Édouard Balladur, des centaines de notes personnelles, de notes de cabinet, de PV d’entretiens avec le président Mitterrand, seront ouvertes au grand public début avril, en même temps que la publication du rapport de la commission d’historiens dirigée par Vincent Duclert pour faire la lumière sur le rôle de Paris.

Mise en place par Emmanuel Macron en 2019, cette commission a eu accès aux archives de Édouard Balladur, mais également à celles de François Mitterrand.

L’annonce de leur ouverture au grand public est une première victoire, a réagi M. Duclert, qui espère également l’ouverture du fonds Mitterrand.

Source : https://amp.ouest-france.fr/monde/rwanda/l-ex-premier-ministre-edouard-balladur-ouvre-ses-archives-de-1994-sur-le-rwanda-7107533?__twitter_impression=true