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Nyakimana : après Kibeho, un autre « Srebrenica » au Rwanda

Entre le 23 et  le  28 octobre 1997, les soldats de l’Armée Patriotique Rwandaise (APR) ont tué entre 5000 et 8000 civils qui s’étaient réfugiés dans la grotte de Nyakimana pour fuir les représailles exercées par les soldats du Général Kagame dans le cadre de la guerre qui faisait rage entre ces derniers et les « abacengezi » au nord du Rwanda. Malgré que le nombre de victimes rappelle le massacre de Kibeho perpétré le 22 avril 1995[1]sous les yeux de la communauté internationale, dont des casques bleus de l’ONU, ainsi que celui de Srebrenica,  considéré comme étant « pire massacre commis en Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale », le massacre de Nyakimana reste fortement méconnu du grand public et notamment des Rwandais eux-mêmes.

Dans cet article Jambonews revient sur ce massacre qui est notamment documenté par Amnesty International dans son rapport  « Rwanda – Les civils pris au piège dans le conflit armé « On ne peut plus compter les morts ».

Entre le 23 et le 28 octobre 1997 : journées noires à Nyakimana

De nombreux civils non armés furent tués au Rwanda au cours de l’année 1997. La plupart des tueries étaient commises dans les préfectures de Gisenyi et de Ruhengeri, sur fond de guerre sanglante entre l’APR et les Infiltrés « Abacengezi ».

L’épisode de la grotte avait été précédé par des affrontements entre l’APR et des groupes d’opposition armés sur un marché de Mahoko situé dans la commune de Kanama, préfecture Gisenyi, entre le 8 et le 10 août 1997. Ces affrontements avaient emmené plusieurs milliers d’habitants, « terrorisés par les soldats de l’APR et par les groupes d’opposition armés (…)qui s’en prenaient aussi bien aux militaires qu’aux civils »  à quitter leurs foyers.[2] Ainsi les habitants des secteurs Bisizi, Kanama, Karambo et Kayove avaient fui vers les secteurs de Kigarama et de Mukondo.[3]

A la mi-octobre des soldats de l’APR faisaient irruption sur les lieux où vivaient les déplacés, en leur demandant de rentrer chez eux. La population avait refusé, évoquant le fait que l’insécurité qui l’avait poussée à fuir était toujours présente. En guise de réponse, les soldats de l’APR ont tiré sur la foule pour forcer la population à retourner chez elle. Amnesty International n’avait à l’époque pas pu vérifier le nombre de personnes décédées sur place sous les balles des militaires, ni le nombre de personnes décédées en chemin ou qui furent assassinées une fois reconduits chez eux dans le secteur de Kayove.[4]

Le reste des déplacés, estimés entre  5000 et 8000 personnes dont des femmes et des jeunes enfants  se sont réfugiés dans les grottes de Nyakimana afin d’échapper aux militaires de l’APR qui les prenaient pour cibles et avaient installé des barrages routiers pour les empêcher de fuir.[5]

Quelques jours plus tard, en date du 23 octobre 1997, les soldats de l’APR attaquèrent la grotte à l’aide de grenades et d’autres explosifs et condamnèrent ensuite l’entrée avec du ciment et des cailloux pour empêcher toute fuite tuant ou condamnant à une mort certaine toutes les personnes qui s’y étaient réfugiées.

Selon un témoin interrogé par la VRT, la principale chaine de télévision belge et qui a eu une vingtaine de membres de sa famille tués dans les grottes, entre 8000 et 12 000 civils de quatre secteurs, avaient pris l’habitude depuis plusieurs semaines de se réfugier dans les grottes en cas d’affrontements entre l’APR et les infiltrés « tous ceux qui sont entrés la dedans sont morts .»

L’intervention des médias internationaux

Ce massacre aurait pu passer inaperçu aux yeux de la communauté internationale sans les témoignages de personnes qui s’y étaient réfugiées et qui avaient pu en sortir in extremis. L’une de ces personnes, qui avait pu sortir le 23 octobre tout au début de l’attaque et n’avait pas pu retourner récupérer sa famille car les militaires assiégeaient la grotte à son retour, est partie à Kigali d’où il a alerté, par fax, le reste de sa famille en Belgique. C’est ainsi que le Centre de Lutte contre L’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR), lança l’alerte aux médias et à la communauté internationale  par le communiqué n°22/97 du 22 novembre 1997.

Une fois ce massacre révélé, les autorités rwandaises nièrent dans un premier temps les faits mais finirent par prétexter que la grotte était une base arrière pour les Infiltrés et que dans ce cadre ils avaient bouclé les entrées pour empêcher les rebelles armés de fuir. Elles n’ont jamais admis que des milliers de civils non armés s’y trouvaient.[6]

Amnesty International a précisé ne pas avoir été en mesure de confirmer si, parmi la population cachée dans la grotte de Nyakimana, se trouvaient effectivement des éléments armés. Cependant, précise l’association de défense des droits de l’Homme « les informations obtenues des personnes présentes sur les lieux indiquent que ceux qui ont été tués entre le 23 et le 28 octobre étaient principalement des civils non armés, dont des femmes et de jeunes enfants qui étaient venus se mettre à l’abri. »[7]

Pour le centre de lutte contre l’impunité et l’injustice au Rwanda, « Les déclarations qui ont été diffusées par l’APR faisant état de la découverte d’un réseau de grottes servant de Centre de Commandement à la rébellion sont totalement fausses et visent à protéger les responsables militaires qui ont commis ce massacre de l’ampleur de celle de Kibeho. Contrairement à ce qu’elle a annoncé, la grotte ne contenait aucun infiltré. A moins que toute la population hutue ne soit considérée comme « infiltrée »! [8] 

Le Centre avait demandé à l’armée rwandaise de donner accès à la grotte aux observateurs des droits de l’Homme de l’ONU au motif que si comme elle le prétendait, « la grotte n’était qu’une base de la rébellion et ne contenait que des munitions et de la nourriture, elle ne devrait avoir aucune crainte de rouvrir la grotte et permettre son inspection par des enquêteurs indépendants », l’armée refusa catégoriquement d’accéder à toute demande d’inspection de la grotte par des observateurs indépendants.[9]

Le calvaire de Pierre Claver Nzabandora

Parmi les victimes piégées dans la grotte, figurent les quatre enfants de Pierre Claver Nzabandora, à l’époque responsable de la coopérative KIAKA, une coopérative regroupant les artisans de Kanama. En détresse, Nzabandora était allé, en compagnie d’autres civils, alerter les autorités locales sur le fait que ses enfants étaient dans la grotte et risquaient une mort imminente si aucun secours ne leur était apporté. En réponse, les autorités mirent au cachot tous les plaignants, ne les libérant qu’un mois et demi plus tard, suite aux critiques internationales que commençait à susciter l’affaire.

Au mois de décembre 1997, dans le cadre d’un reportage réalisé conjointement par la RTBF, Pierre-Claver Nzabandora a confié, à visage couvert, son calvaire aux journalistes belges : « Mes enfants étaient en train de fuir, ils ont croisé les gens qui fuyaient vers les grottes et les ont suivis. Nous avons essayé de contacter les autorités, quand nous avons expliqué la chose au bourgmestre, on nous a emprisonnés. Après un mois et demi ils nous ont relâchés. »[10]

Le 2 octobre 1998, quelques mois après son témoignage, il fut à son tour assassiné en plein jour lors d’une attaque contre la coopérative par « un groupe de 80 personnes en tenue militaire semblable à celle de l’Armée patriotique rwandaise ».[11]

Selon le témoignage d’un témoin oculaire parvenu au Centre de Lutte contre l’injustice et l’impunité au Rwanda, un assaillant a tiré froidement et à bout portant sur Pierre Claver Nzabandora, sans lui adresser la moindre parole.[12]

Durant l’attaque, plusieurs autres membres de la coopérative Kiaka, dont Gaëtan Nangwahafi, vice-président du CA et chef de la Section Traditionnelle, ainsi que plusieurs civils qui se trouvaient près des bâtiments, furent également tués.

« Les forces armées ont fait du très bon travail » selon Richard Sezibera

Face à l’ampleur que prenait l’affaire dans les médias internationaux, les responsables de l’APR organisèrent le 8 décembre 1997 une visite jusqu’à l’entrée de la grotte pour les journalistes. Alors que les autorités avaient dans un premier temps nié l’existence de cet épisode, face aux caméras internationales, et confrontées à l’odeur de cadavres qui émanait des grottes, les responsables durent admettre que des personnes avaient effectivement été enfermées dans les grottes mais ils affirmèrent qu’il s’agissait d’infiltrés qui s’y étaient repliés après avoir été repoussés par l’armée.

Après les avoir refoulés vers les grottes, l’armée aurait d’abord gardé les différents accès puis comblé ceux-ci. Dans le rapport d’Amnesty International, celui qui était à l’époque le porte-parole de l’APR et nommé depuis peu le ministre rwandais des Affaires étrangères du Rwanda (octobre 2018), le major Richard Sezibera, déclara : « Les forces armées ont fait du très bon travail. » Dans un autre reportage, il expliqua que les rapports des organisations de défense des droits de l’Homme font passer la situation comme si le gouvernement était en train de tuer la population, ce qui selon lui est faux, ce dernier estimant que ces accusations seraient formulées sans preuves.

« La guerre contre les Abacengezi a servi de prétexte pour réduire la population Hutu »

Aujourd’hui, 21 ans après les faits, les témoignages affluent. Patrick Horanimpundu qui vivait dans la région à l’époque du massacre et rescapé d’une épuration ethnique perpétrée dans sa commune, a ainsi raconté à Jambonews cet épisode : « Quand les soldats du FPR ont encerclé le secteur de Gihira, dans la commune de Giciye, mais dans la partie plus proche de chez moi à Gaseke, ils ont tiré sur les populations pendant toute la journée. Ne sachant pas comment fuir, les habitants se sont réfugiés dans une grotte. Ne voulant pas poursuivre leurs victimes dans cette grotte, les soldats ont bouté le feu aux pneus des véhicules placés à l’entrée de la grotte, dans le feu ils ont immergé du piment pour irriter leurs victimes et les pousser à sortir. Voyant qu’elles ne sortaient pas, les soldats ont lancé des grenades et se sont mis à tirer dans la grotte, et finalement ils ont fini par bétonner la seule entrée de la grotte, ne laissant aucune chance de survie aux centaines de personnes qui s’y étaient engouffrées, hommes, femmes et enfants confondus. »

Eric Maniriho, lauréat du Prix Jeunesse engagée 2018 décerné à Montréal par le Réseau international des femmes pour la démocratie et la paix a également raconté à Jambonews comment lui, en compagnie de plusieurs centaines d’autres civils qui fuyaient les exactions de l’APR, a échappé de peu au massacre de la grotte : « Quand je suis arrivé à la grotte, il y avait une longue file d’attente pour entrer, je me suis dit que quand mon tour d’entrée arriverait il serait trop tard et j’ai continué ma course. »

Du côté de l’APR, Judi Rever a pu recueillir le témoignage de  Serge qui vit actuellement en exil. Serge faisait partie de l’équipe DMI (Directorate of Military Intelligence, le service du renseignement militaire) qui a participé à l’attaque contre les civils réfugiés dans la grotte. L’opération a selon lui été dirigée et commandée directement par leur chef, le général Karenzi Karake. Il décrit que plusieurs brigades sont arrivées sur les lieux, où des milliers de civils et non des Infiltrés étaient cachés. Le 23 octobre 1997, témoigne-t-il, l’équipe DMI a interdit les accès à la grotte et les unités des militaires ont commencé à lancer des grenades dans l’entrée. Serge témoigne que l’attaque de la grotte faisait partie d’un grand schéma : « Il y avait un plan lors de la contre-insurrection d’éliminer la population civile dans le Nord, oui il y avait des Infiltrés qui essayaient de renverser le gouvernement. Mais la guerre contre eux a servi de prétexte pour réduire la population Hutu. Il n’y a pas de doute là-dessus. »[13]

Les victimes

Dans le rapport d’Amnesty International, quelques-unes des victimes mortes dans la grotte :

  • Uwimana, 27 ans, Dusabe 13 ans, et Murora, 8 ans, 3 sœurs
  • une femme nommée Dathive, son mari et leurs trois enfants ;
  • 5 enfants d’une même famille, le plus âgé ayant seulement 12 ans.
  • 20 membres d’une même famille, en majorité des femmes et des enfants :
    • Cécile Nyirabalisesa, 57 ans, ses filles et fils :
    • Nyiramajyambere, 25 ans
    • Marie-Claire Nyirabazimenyera, 29 ans, et ses 3 jeunes enfants, dont le plus âgé n’avait que six ans
    • Jean-Bosco Nshimiyimana, 27 ans, sa femme, et son bébé âgé de quelques mois.

 

Ruhumuza Mbonyumutwa et Constance Mutimukeye

Jambonews.net

[1]http://www.jambonews.net/actualites/20180422-kibeho-1995-20-ans-apres-un-massacre-aux-oubliettes-de-lhistoire-rwandaise/

[2]Amnesty international,  « Rwanda – Les civils pris au piège dans le conflit armé,  On ne peut plus compter les morts», mise à jour du rapport publié le 25 septembre 1997, p. 3.

[3]Centre de Lutte contre l’impunité et l’injustice au Rwanda, communiqué n°22/97 du 22 novembre 1997

[4]Amnesty international,o.c.p. 8.

[5]Ibid.

[6]Amnesty international, o.c., p. 9.

[7]Ibid.

[8]Communiqué n°22/97, o.c.

[9]Ibid.

[10]Son identité a été confirmée à Jambonews par Peter Verlinden, le journaliste ayant réalisé l’entretien.

[11]http://www.rwandavictimesoubliees.com/fr/victimes/nzabandora-pierre-claver

[12]Ibid.

[13]Judi Rever, “In praise of blood, the crimes of the Rwandan Patriotic Front”, Canada, Penguin Random House, 2018, p. 140.

Top Secret: Rwanda War Crimes Cover-Up

The United States and its allies are experts at covering their crimes and finding scapegoats to take the blame for them. They are doing it now with their disinformation campaigns against Russia, China, Iran, Venezuela, North Korea, and Syria. The show trials at the UN’s Yugoslav tribunal, the ICTY, were all about covering-up NATO’s war crimes and spinning lies to blame everything on the Serbs who resisted NATO’s aggression. They use their influence at the International Criminal Court for the same purposes. And now a document has come to light, leaked from the UN’s Rwanda war crimes tribunal, the ICTR, that contains a report on the war crimes of the US supported Rwanda Patriotic Front that invaded Rwanda from Uganda in 1990, conducted four years of terrorist operations against the Rwanda people and government, then in 1994 launched their final offensive and slaughtered their way to power. To discuss this document, marked “Top Secret” I have to burden the reader with a brief history of events from the evidence available in order to give it some context.

The night of April 6, 1994 the Hutu presidents of Rwanda and Burundi, Juvenal Habyarimana andCyprien Ntaryamira, and General Nsabimana, the Rwandan Army Chief of Staff, as well as several other dignitaries and a French flight crew were murdered when the plane they were on was shot down over Kigali airport by anti-aircraft missiles fired by members of the Tutsi-led Rwanda Patriotic Front, or RPF, with the assistance of the governments of several countries. Paul Kagame, the leader of the RPF junta now in control of Rwanda, and who was seen with US Army soldiers at his headquarters two days before the event, gave the final order for the shoot down but he did so with the assistance or complicity of the governments of the United States of America, Britain, Belgium, Canada, and Uganda. It was the United States and its allies, hoping to gain total control of the resources of Central Africa through their proxies in the Tutsi RPF, that provided the military support for the RPF invasion of Rwanda from Uganda beginning in 1990, flowing that support through Uganda.

It is known that the missiles used to shoot down the aircraft came from stockpiles the Americans had seized in their first war against Iraq, passed to Uganda, and it was in a warehouse at Kigali airport, rented by a CIA Swiss front company, that the missiles were assembled. In fact, the French anti-terrorist judgeJean-Louis Bruguiere, who spent several years investigating the shoot down on behalf of the families of the French flight-crew, told Boutros-Boutros Ghali, the Secretary-General of the UN in 1994, that the CIA was involved in the shoot down, adding strength to Boutros-Ghali’s statement to a Canadian journalist that the Americans are 100% responsible for what happened in Rwanda.

There is strong direct and circumstantial evidence that the Belgian and Canadian contingents of the UN peacekeeping force in Rwanda in 1993-94, known as UNAMIR, were also involved in the shoot down and assisted the RPF in their final offensive that was launched with the decapitation strike on the plane. It was the Canadian General Romeo Dallaire, Force Commander of UNAMIR, who arranged for one axis of the runway at the airport to be closed at the request of the RPF, making it easier to shoot down the plane as it tried to land.

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Source: NEO

Dallaire consistently sided with the RPF during his mandate, gave continuous military intelligence to the RPF about government army positions, took his orders from the American and Belgian ambassadors and another Canadian general, Maurice Baril, in the Department of Peace-Keeping Operations in New York, then headed by Kofi Annan, lied to his boss, Jacques Roger Booh-Booh, about his knowledge of a build-up for a final Ugandan Army-RPF offensive, and turned a blind eye to the infiltration into Kigali of possibly 13,000 RPF combatants when they were permitted only 600 under the Arusha Peace Accords signed in October 1993. It was another Canadian, General Guy Tousignant, who took over from Dallaire after the RPF took power when UNAMIR II helped the RPF consolidate the rewards of its aggression.

Burundi was involved both by permitting 600 US Army Rangers to be situated in Burundi in case they were needed by the RPF and by invading Rwanda from the south in May, 1994 to link up with the RPF forces. Tanzania was involved in both the planning of the shoot down and, itself invaded Rwanda from the east and south blocking escape routes for the Hutu refugees fleeing the atrocities of the RPF in their sweep towards Kigali.

Finally, evidence indicates that Belgian UN soldiers were in the immediate area of the missile launch site at the time of the shoot down and were also involved.

The report into the shoot down of the plane by the French investigative judge Jean-Louis Bruguière was leaked to the French newspaper Le Monde in 2004 and states that the RPF was responsible with the help of the CIA. But before the French judge began his investigation The Chief Prosecutor for the Rwanda tribunal, Canadian judge Louise Arbour, the same woman that framed up President Milosevic on behalf of the USA at the Yugoslav tribunal, was told in 1997 by her lead investigator, Australian lawyer Michael Hourigan, that it was the RPF commando group known as the “Network”, with the assistance of a foreign power, implicating the CIA, that was responsible for the shoot down.

At that point Arbour, instead of prosecuting everyone involved, as she should have done, on American instruction, ordered the investigation closed and kept secret thereby making her an accessory to a war crime. The facts relating to Arbour’s action is detailed in Michael Hourigan’s affidavit, still available on the internet and his report to the Office of Internal Oversight of the UN.

During the war crimes trials at the Rwanda tribunal defence lawyers, representing the only group targeted for prosecution, the side that tried to resist aggression, members of the Rwandan government, its armed forces and officials as well as Hutu intellectuals, demanded full disclosure of all the evidence the prosecution had relevant to what happened in the war and the allegations of war crimes made against our clients. In the trial of my client, General Ndindilyimana, Chief of Staff of the Gendarmerie, who after a long struggle was finally acquitted, made repeated requests for disclosure of that evidence but we never received the complete disclosure we demanded because over time we became aware that the prosecution had much more material than they were willing to show us.

One famous example of this is the Gersony Report made by Robert Gersony, a USAID, official seconded to the UN, who filed a report to the High Commissioner For Refugees in October 1994 setting out his findings that the RPF forces engaged in the systematic massacres of Hutus across Rwanda during their offensive, which he characterized as genocide. This report too was kept secret by the UNHCR and by the prosecution lawyers in our trial who even denied that it existed. But in 2008 my team found it by chance, and in the prosecution files, and I was able to produce it into evidence in the trial, along with a letter from Paul Kagame dated August of 1994 in which he refers to a meeting with Ugandan president Museveni in which the “plan for Zaire” was discussed. Those two agreed that the Hutus were in the way of the “plan” but Kagame stated that they were working with the Belgian, American and British intelligence services to execute the “plan” and the problem would be solved, The world has since seen what this ‘plan” involved; the invasions of Zaire, the extermination of hundreds of thousands of Hutu refugees, the killings of millions of Congolese in the wars that followed, as detailed in the leaked UN Mapping Report of 2010, and the shattering of Congo into fragments to be easily exploited by western mining companies.

Yet, little did we know as our trial proceeded that the prosecution had in their hands another document, an internal report dated October 1, 2003 in which their own investigators list and describe in 31 pages the crimes of the RPF forces they had investigated. This report, designated Top Secret, has recently been leaked and a copy was sent to me, among others, to examine and it is as damning of the RPF, and therefore their western allies, as the others.

The document, with the subject reference General Report on the Special Investigations concerning the crimes committed by the Rwanda Patriotic Army (RPA) during 1994’ was sent to the then Prosecutor Hassan Jallow by three members of the Prosecution Special Investigations Unit. It provides to the Prosecutor the evidence they had gathered that the RPA had committed massacres of thousands of Hutus in various places across Rwanda, for example, Byumba, Kabgayi, Rambara, Gitarama, and Butare, as well as the murder of three Catholic bishops and nine other priests at a church. The circumstances set out in the report confirm Gersony’s Report of similar massacres and also confirms witness testimony we heard during the trials that the RPA forces had infiltrated men into civilian barricades to kill people in order to pin the crimes on the Rwandan government forces and the youth group known as the interahamwe.

Finally they provide, once again, further evidence that the RPA did shoot down the presidential plane, confirming the findings of Michael Hourigan in 1997 detailed above and which Louise Arbour had ordered kept secret, confirming the findings of the French report and confirming the evidence we filed at trial to the same effect, including a radio intercept from Kagame to his forces, the day after the plane was hit, celebrating the downing of the plane as a successful operation. It is a very important and damning report. Kept secret. One wonders how many more secret reports they have.

There is not space here to detail the horrific crimes set out in the document, or to relate to you the evidence we heard at the trials-what one Hutu refugee, speaking of the hunting down of Hutu refugees in the Congo by the RPF forces, assisted by spotter planes with US Air Force markings, called the “genocide with no name,” so I provide just a few examples from this document to give readers the picture. On page 28, in reference to the capital city of Rwanda, Kigali, it states:

Camp Kanombe (a government military base) at the end of May 1994. When the RPA captured Kanombe, approximately 1500 civilians had taken refuge in the camp. They were all massacred by the RPA.’

Kanombe Airport, at the end of May 1994, approximately 200 to 300 civilians of all ages were brought …and executed.”

Masaka, Kanombe commune, end of July 1994, – in 5 days approximately 6,000 women children and men were executed with their arms tied behind their back at the elbow.

Camp Kami, during the capture of the camp by the RPA thousands of civilians who had taken refuge there were executed”

The picture is clear. Yet, to this date not a single member of the RPF or their western allies has been charged for their responsibility for these crimes and Paul Kagame, who ordered these killings, is hosted with smiles by leaders from Canada to France to China. The prosecutors who decided to protect these war criminals, and who, by withholding evidence of what really happened, obstructed justice, conspired to frame up those standing accused before the tribunal, turned international justice into a travesty, and gave these criminals immunity from prosecution and encouragement to commit more crimes have moved on to lucrative positions. Fatima Bensouda, one of those former ICTR prosecutors, is now the prosecutor of the International Criminal Court.

Where is the justice for the 6,000 men, women and children murdered at Masaka? Where is the hue and cry for the head of Paul Kagame as there was for the head of President Milosevic and the allegations he faced or as President Aassad of Syria faces? Where is the hue and cry for the head of General Dallaire, or for Louise Arbour, who condoned these crimes, as there was for General Mladic regarding the allegations about Srebrenica? There is none. Instead they are made celebrities, for we live a world in which criminals have seized hold of morality and justice and hanged them from a tree.

*

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Christopher Black is an international criminal lawyer based in Toronto. He is known for a number of high-profile war crimes cases and recently published his novel “Beneath the Clouds. He writes essays on international law, politics and world events, especially for the online magazine “New Eastern Outlook.” He is a frequent contributor to Global Research.

Iperereza rya LONI (TPIR) ku bwicanyi bw’abasirikare bari aba FPR (APR) mu w’1994

Ku itariki ya 01 Ukwakira 2003, Lejmi Muhamed Ali, Hamidou Maiga, Jean Bastarache, bandikiye Umushinjacyaha mukuru muri TPIR Hassan Boubacar Jallow, ku bijyanye na raporo ku iperreeza ku bwicanyi bwakozwe n’ingabo zari iza FPR, bashyikirije mu mwaka w’1994. Imyaka 15 irashize. Turabaza umutumirwa wacu niba raporo nk’iyi izagera aho igahabwa agaciro k’icyo yari yateguriwe. Kuki bitashobotse mbere?

Ni mukiganiro naAmb Jean Marie Vianney Ndagijimana tariki ya 05/10/2018

LECP INFO

Rwanda : Paul Kagame menace de réincarcérer Victoire Ingabire

Alors que les partisans de Victoire Ingabire célèbrent encore la libération surprise de la figure de l’opposition rwandaise intervenue ce samedi 15 septembre 2018 suite à une grâce présentielle, le chef de l’Etat rwandais vient, dans un discours adressé devant le parlement ce mercredi 19 septembre, de doucher les espoirs de ceux qui espéraient que la libération de Victoire Ingabire préfigurait l’ouverture de l’espace politique du Rwanda, un pays dirigé par un des régimes les plus répressifs de l’histoire.

C’est par un tweet laconique, diffusé dans la soirée du vendredi 14 septembre 2018 par le Ministère de la justice rwandais que la surprenante nouvelle a été publiquement annoncée : «  Le réunion du Conseil des ministres a approuvé la libération anticipée de 2140 condamnés. Parmi eux, Kizito Mihigo et Victoire Umuhoza, qui ont reçu une grâce présidentielle pour le restant de leur peine, après leur récente demande de grâce en juin 2018. »

Dans la foulée de cette annonce surprise, des messages de remerciement et de louanges, certains même frisant le fanatisme, adressés à Paul Kagame ont commencé à pleuvoir sur les réseaux sociaux : « Paul kagame n’est pas seulement un nationaliste mais un dirigeant envoyé pour nous par le ciel, » pouvait-on lire sous la plume de William, ou encore « Dieu est bon! Kagame Paul est bon. Que Dieu le bénisse » sous la plume de Julius.

Du côté des voix habituellement critiques, si certains se contentaient d’un sobre « Merci Paul Kagame », d’autres comme Louise étaient plus critiques refusant de remercier une « dictature » pour avoir « libéré quelques prisonniers politiques qui n’auraient jamais du être emprisonnés », d’autres encore, comme Nadine, se voulaient plus incisifs et demandaient « Entre Paul Kagame d’une part et Kizito Mihigo et Victoire Ingabire de l’autre, qui a besoin de demander pardon à qui ?»

Dès le lendemain matin de cette annonce, Kizito Mihigo et Victoire Ingabire, en compagnie de 2138 autres détenus faisaient leurs premiers pas à l’extérieur après respectivement 4 ans et 8 ans d’emprisonnement devant une flopée de journalistes et photographes.

Lors d’une conférence de presse improvisée à quelques pas de la prison, l’artiste chrétien a remercié le président Paul Kagame pour sa grâce présidentielle qui montre sa « force de cœur » et déclaré vouloir à titre personnel « se construire », chercher une femme et construire un foyer tout en poursuivant le travail qu’il fait depuis qu’il est enfant et visant à l’unité et la réconciliation des Rwandais.

Interrogé sur la demande de pardon qu’il a adressée au président Kagame, Kizito a déclaré avoir décidé de se désister de son appel et de demander pardon car « Je savais à qui je m’adressais, je connais le Président de la république comme quelqu’un ayant un cœur et à même de m’accorder son pardon. »

Victoire Ingabire a pour sa part d’abord remercié les personnes qui se sont occupées d’elle en prison, son mari et ses enfants, les partisans des FDU ainsi que les autorités carcérales « qui ont apporté beaucoup d’améliorations dont elle a été témoin dans les prisons rwandaises tout au long de ses années d’incarcération ».

Elle a ensuite remercié le Président de la république, pour l’avoir « libéré et remis à la vie normale » déclarant penser que ce geste est un signe démontrant que Paul Kagame « se rend compte désormais lui-même que le mieux pour le pays est que les Rwandais aux positions diverses puissent s’unir pour bâtir ensemble la nation ».  La leader d’opposition rwandaise a ensuite refusé de répondre aux autres questions notamment celle posée de manière pressante par les journalistes concernant la demande de pardon qu’elle aurait adressée à Paul Kagame en juin 2018 et qui serait à l’origine de sa libération.

« Je ne peux pas demander pardon pour un crime que je n’ai pas commis »

Le lundi 17 septembre, au lendemain de sa libération, Victoire Ingabire a exprimé sa joie et sa surprise face à sa libération sur les ondes de la BBC. Interrogée par le journaliste sur sa demande de pardon dont s’est fait écho la presse rwandaise pro-gouvernementale, elle a déclaré: « On demande pardon pour un crime qu’on a commis, je n’ai commis aucun péché, je n’ai jamais reconnu avoir commis le moindre crime ni devant la justice, ni devant aucune autorité, je n’ai pas demandé pardon pour un crime que je n’ai pas commis et qui aurait justifié ma détention,» expliquant que la confusion vient du fait qu’en kinyarwanda, le terme « grâce présidentielle » se traduit par le mot « imbabazi », le même mot utilisé pour « pardon ».

Elle a ensuite expliqué avoir sollicité la grâce présidentielle car elle ne voyait « aucune raison de rester en prison d’autant plus qu’une décision de la Cour [Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples] venait de décider qu'[elle] n’aurait jamais du être emprisonnée. »

Dans la même interview elle a également déclaré que son parti n’avait pas d’ambition de prendre le pouvoir, mais de lutter pour l’ouverture de l’espace politique au Rwanda.  Au sujet des risques de retourner en prison si elle continue sa lutte, elle a déclaré ne pas craindre une telle éventualité : « Je ne fais rien de mal, je partage simplement mes réflexions sur comment nous pouvons construire une nation rwandaise encore plus solide et avec un meilleur vivre ensemble que ce qu’on connait actuellement, mais si je dois retourner en prison, j’ai dit aux gens que la prison était une école, la prison est un chemin, ce n’est pas parce que Ingabire est emprisonnée que cette construction d’une meilleure nation doit s’arrêter, je pense même que le fait de m’emprisonner est aussi un passage vers ce meilleur avenir. »

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Victoire Ingabire Umuhoza, entourée par Anne Rwigara à sa gauche et Bernard Ntaganda à sa droite.

Elle a conclu en déclarant qu’elle allait continuer sa lutte et demander aux autorités rwandaises de libérer les autres prisonniers politiques, notamment les dirigeants de son parti encore emprisonnés, Diane Rwigara, Déo Mushayidi et plusieurs autres, et qu’elle comptait montrer aux autorités rwandaises qu’« emprisonner quelqu’un pour ses idées politiques donne une mauvaise image du pays alors que cela n’apporte rien à ceux qui les emprisonnent, au moment où on a besoin d’avoir un pays ayant une bonne réputation. »

La question du pardon présidentiel enflamme les débats

Suite à cette interview la question du pardon que Victoire Ingabire aurait ou non invoqué auprès de Paul Kagame a enflammé les débats et fait la une des journaux, en particulier pro-gouvernementaux et a enflammé les discussions sur les réseaux sociaux, plusieurs commentateurs pro-gouvernementaux postant des photos de lettres de demande de « pardon » pour prouver qu’elle mentait.

Plusieurs média pro-gouvernementaux ont ainsi consacré plusieurs articles à ce sujet, Igihe.com titrant par exemple ce mardi 18 septembre 2018 « Pourquoi Ingabire continue à fuir le pardon qu’elle a sollicité afin d’être libérée ? ». La télévision nationale rwandaise s’est également emparé du sujet, faisant même de la question du « pardon/grâce présidentiel(le) » de Victoire Ingabire le sujet de son débat du mardi 18 septembre 2018. Au cours de cet échange avec le journaliste l’ancien opposant Evode Uwizeyimana, invité en sa qualité de représentant de l’Etat rwandais, s’est ainsi longuement exprimé sur la question, déclarant notamment que l’emprisonnement et la libération de Victoire Ingabire et Kizito Mihigo « n’avaient rien de politique ».

« Le Rwanda est imperméable à la pression »

Ce mercredi 19 septembre 2018, c’est Paul Kagame lui-même qui, dans un discours prononcé devant le nouveau parlement, est revenu sur la question. Faisant d’abord allusion aux informations selon lesquelles les libérations de Victoire Ingabire et Kizito Mihigo auraient été dues aux pressions extérieurs, le numéro un rwandais a d’abord clarifié les choses, déclarant qu’au Rwanda, les choses « changeront de la manière dont nous (en mettant la paume de la main sur sa poitrine) le souhaitons et non de la manière dont les autres le souhaitent. »

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Faisant ensuite allusion à la libération de Victoire Ingabire, l’ancien chef rebelle a ainsi déclaré: « L’autre jour, nous avons libéré de gens, parmi eux, se trouvaient ces stars politiques, de la politique extérieure et sans aucune base dans le pays, ce n’est pas la première fois que nous le faisons et après tu les entends (mimant de sa main droite et d’un air moqueur et méprisant une personne qui blablate), je n’ai pas demandé pardon , ils ont du nous libérer à cause de la pression; » et d’ajouter d’une voix ferme sur un ton interrogatif, « Pression ici ? » sous les applaudissement nourris du parlement, avant de continuer, « Si tu continues dans cette voie, tu vas te retrouver de retour là bas (en prison) » sous une nouvelle salve d’applaudissement et de rires des députés.

Se faisant encore plus clair dans son propos, l’homme de fer de Kigali a ensuite déclaré, comme en signe d’avertissement: « Si ce dont on a besoin est une preuve que ce n’est pas la pression qui marche, tu peux te retrouver de retour dedans (en prison) ou te retrouver à nouveau en train de vagabonder en exil, car tu n’y feras rien d’autre, » avant de conclure fermement: « Au Rwanda, vu d’où on vient, on a appris beaucoup de leçons nous rendant imperméable à la pression, donc celui qui le veut, ferait mieux de faire profil bas. »

Ruhumuza Mbonyumutwa

Jambonews.net

Rwanda: Victoire Ingabire et Kizito Mihigo libérés de prison

Ingabire VAu Rwanda, l’opposante Victoire Ingabire et le chanteur Kizito Mihigo ont été libérés, dans la matinée de ce samedi  15 septembre. Ils font partie des 2 140 prisonniers dont le ministère de la Justice avait annoncé vendredi l’élargissement. Dans ses premières réactions à RFI, Victoire Ingabire se dit « surprise et contente » et indique son intention de poursuivre ses activités politiques. Victoire Ingabire et Kizito Mihigo étaient considérés comme des prisonniers politiques par les organisations de défense des droits de l’homme. Tous deux purgeaient de lourdes peines.

A l’issue d’un procès largement contesté, la présidente des Forces démocratiques unifiées (FDU), Victoire Ingabire, avait été condamnée pour « minimisation du génocide », après avoir réclamé la reconnaissance des victimes des massacres du Front patriotique rwandais (FPR), l’ex-rebellion, aujourd’hui au pouvoir.

Condamné à quinze ans de prison, l’opposante en avait déjà purgé huit. Elle avait été arrêtée alors qu’elle était rentrée dans son pays pour participer à l’élection présidentielle d’août 2010. 

« Surprise »

« Surprise », Victoire Ingabire dit espérer que sa libération est un signe que le président Kagame – qui a changé sa Constitution et pourrait rester au pouvoir jusqu’en 2034 – souhaite enfin ouvrir l’espace politique dans son pays. En tout cas, ces huit années de prison ne l’ont pas découragée. Elle dit, en effet, vouloir poursuivre ses activités politiques et surtout se battre pour ses camarades qui sont encore détenus.

Kizito

Le chanteur Kizito Mihigo avait, lui, été arrêté en avril 2014, juste avant la vingtième commémoration du génocide auquel il participait chaque année. Ce rescapé du génocide avait d’abord été porté disparu pendant plusieurs jours. Les autorités avaient fini par reconnaître son arrestation. Officiellement, on lui reprochait une conversation sur Skype avec un opposant en Afrique du Sud. Officieusement, c’est l’une de ses chansons qui aurait déplu. Dans cette chanson, lui aussi évoquait les crimes de vengeance du FPR.

Lui aussi espère pouvoir continuer d’œuvrer à travers sa fondation pour la réconciliation dans son pays.

RFI

 

Guverinoma y’u Rwanda ikorera mu buhungiro yishimiye ifungurwa rya Ministre wayo Victoire INGABIRE UMUHOZA.

Ingabire released

Itangazo rigenewe itangazamakuru

Guverinoma y’u Rwanda ikorera mu buhungiro yishimiye ifungurwa rya Ministre wayo Victoire INGABIRE UMUHOZA.
1.Taliki ya 20 Gashyantare 2017 , abanyarwanda b’ingeri zitandukanye bahuriye mu mujyi wa Paris mu gihugu cy’Ubufaransa bashyiraho Guverinoma y’u Rwanda ikorera mu buhungiro.
2.Bamaze kubisuzumana ubushishozi, basubije amaso inyuma bareba urugendo rwa politiki rwa Madame Victoire Ingabire Umuhoza n’akarengane gakabije yakorewe n’Umunyagitugu Paul Kagame , bashima ubutwari uwo mutegarugori yagaragaje,  bamugenera umwanya w’icyubahiro nka Ministre w’umuryango n’iterambere ry’umwari n’umutegarugori.
3.Icyari kigamijwe kwari ukumukorera ubuvugizi bwose bushoboka kugeza afunguwe.
4.Taliki ya 15 /9/2018,nyuma y’imyaka isaga 8 yose arenganira muri Gereza , Madame Victoire Ingabire yafunguwe.
5.Guverinoma y’u Rwanda ikorera mu buhungiro yishimiye ifungurwa rye ikaba kandi izakomeza guharanira ko asubizwa uburenganzira bwe bwose nk’umwenegihugu w’umunyapolitiki.
6.Guverinoma y’u Rwanda ikorera mu buhungiro yishimiye kandi ifungurwa ry’umuhanzi Kizito Mihigo n’izindi mbohe zaboreraga mu mabohero atandukanye. Ibabajwe kandi n’abandi benegihugu benshi bacyicirwa rubozo hirya no hino mu mabohero azwi n’atazwi,  harimo  Ministri Deogratias  Mushayidi.
Inama idasanzwe  ya Guverinoma y’uRwanda ikorera mu buhungiro yateranye taliki ya 15/9/2018 iyobowe na Perezida wayo Padiri Thomas Nahimana,yafashe ibyemezo bikurikira:
I. Umwanya  w’icyubahiro Madame  Victoire Ingabire yari afite ntukiri ngombwa, uvanyweho. Inshingano za Ministeri y’Umuryango n’iterambere ry’umwari n’umutegarugori zizakomeza gusohozwa ku buryo bwuzuye na Ministre Nadine Claire Kasinge.
II.Guverinoma ikomeje umushinga wayo wo kwihutisha REVOLISIYO ya rubanda izakuraho burundu ubutegetsi bw’igitugu bwa Paul Kagame ikazana impinduka nziza rubanda isonzeye.
III.Ibikorwa byihutirwa Guverinoma igiye kwibandaho ni ibi bikurikira :
1.Gutangiza Ishuri rikuru ry’icurabwenge ryitwa  » INSTITUT GITERA « .
2.Gukoresha IBARURA rusange ry’impunzi z’abanyarwanda
3.Gusohora urupapuro rw’inzira ruzwi nka Pasiporo ruzahabwa impunzi.
4.Gutangira kuburanisha amadosiye yashyikirijwe Urukiko rwa Rubanda
5.Gutegura Ihuriro mpuzamahanga ry’urubyiruko rw’Abanyarwanda
6.Gutegura no guhamagaza INAMA MBONEZAMIGAMBI ya Opozisiyo nyarwanda  (Les États généraux de l’Opposition rwandaise )
7.Gusubukura ingendo zo gusura impunzi z’Abanyarwanda mu bihugu bibacumbikiye no kuganira ku nzira zo gusubira mu Urwababyaye twemye.
8.Gukomeza kuvuganira imfungwa za politiki kugeza zose zifunguwe
9.Guhamagaza inama mpuzamahanga ku bwicanyi ndengakamere Leta y’umunyagitugu Paul yakoreye impunzi zari i Kibeho mu 1995.
10.Gukomeza kwamagana akarengane n’urugomo bikorerwa RUBANDIGOKA.
Umwanzuro
Tuributsa Abanyarwanda ko umwanya w’umukuru w’igihugu  Bwana Paul Kagame yicayemo YAWIBYE abinyujije mu matora afifitse bityo rubanda ikaba ifite uburenganzira n’inshingano zo kutemera kugirwa inkomamashyi n’abagereerwa mu gihugu cyabo.
Harakabaho ubutegetsi bwa rubanda,  bushyizweho na rubanda kandi bukorera rubanda.
Bikorewe i Paris taliki ya 15/9/2018.
Chaste GAHUNDE,
Ministre w’itangazamakuru no guhugura rubanda,
Umuvugizi wa Guverinoma y’u Rwanda ikorera mu buhungiro.
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Non-lieu confirmé en appel pour le prêtre Wenceslas Munyeshyaka dans le génocide rwandais

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Abbé Wenceslas MUNYESHYAKA

La justice a confirmé jeudi 21 juin 2018 le non-lieu dont a bénéficié Wenceslas Munyeshyaka, un prêtre rwandais installé en Normandie et qui était visé par la plus ancienne plainte en France concernant le génocide de 1994 au Rwanda.

La justice a confirmé jeudi 21 juin 2018 le non-lieu dont a bénéficié Wenceslas Munyeshyaka, un prêtre rwandais installé en Normandie et qui était visé par la plus ancienne plainte en France concernant le génocide de 1994 au Rwanda.

La cour d’appel de Paris a ainsi confirmé l’ordonnance rendue, en octobre 2015, par les juges du pôle Crimes contre l’humanité au sujet de ce prêtre de 59 ans, dont les parties civiles avaient fait appel.

Les juges d’instruction avaient estimé que sa passivité face aux massacres ne pouvait suffire à l’accuser de « génocide » et à le juger devant la cour d’assises de Paris, malgré le rôle « trouble » qu’il avait joué dans sa paroisse de Kigali.

Un non-lieu requis par le parquet

Le parquet de Paris avait requis ce non-lieu, faute de charges suffisantes au terme d’une enquête de vingt ans, nourrie de centaines de témoignages et de plusieurs confrontations, ainsi que des déplacements sur place des juges et des gendarmes spécialisés.

« C’est au-delà de l’acquittement, cela signifie qu’il n’y a pas de charges », s’est félicité auprès de l’AFP Me Jean-Yves Dupeux, l’avocat de l’ecclésiastique. « Voilà un homme qui est mis en cause depuis 23 ans pour des faits gravissimes, qui s’est défendu pied à pied et qui a réussi à démontrer qu’il s’agissait d’accusations mensongères », a-t-il ajouté, dénonçant « une procédure mise en œuvre par des associations proches du pouvoir rwandais et sous pression politique permanente ».

« Nous allons envisager sérieusement la possibilité d’un pourvoi en cassation », a réagi Alain Gauthier, président du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR), association en pointe dans les poursuites de possibles génocidaires réfugiés en France.

Une absence de réactions mais pas une participation active

L’enquête avait démarré dès les premières plaintes en 1995 en France, où s’était installé le prêtre. Le Tribunal pénal international pour le Rwanda, qui souhaitait le juger, s’était désisté au profit des juridictions françaises, dont la loi reconnaît une compétence universelle pour les crimes les plus graves. À l’époque des massacres, le prêtre était vicaire de la paroisse de la Sainte-Famille à Kigali, où furent accueillis des milliers de civils. Il y circulait armé et protégé d’un gilet pare-balles pendant le génocide qui a fait, selon l’ONU, quelque 800 000 morts entre avril et juillet 1994, principalement au sein de la minorité tutsi.

L’accusation des témoins la plus fréquente « était son absence de réaction lors de ces exactions » mais « peu de témoins rapportaient une contribution active du mis en examen » aux intrusions meurtrières des miliciens hutus, avaient souligné les juges d’instruction dans leur ordonnance.

Paris-Normandie

RWANDA. LA CNLG DE J.DAMASCÈNE BIZIMANA SE LIVRE AU LYNCHAGE MÉDIATIQUE CONTRE CHARLES NDEREYEHE. DÉCRYPTAGE.

Introduction

Ce Lundi 12 mars, le CNLG s’est livré à un lynchage médiatique contre Mr Ndereyehe Charles  commissaire des FDU Inkingi et de la Plateforme P5. Charles Ndereyehe est un néerlandais d’origine rwandaise.

Aucune des accusations de CNLG et les média[2] du FPR n’est nouvelle car elles ont toutes fait objet d’un procès dont l’arrêt du 3 juillet 2015 au tribunal de la Haye[3] a donné raison à C. Ndereyehe mettant ainsi fin aux enquêtes qui avaient commencé en 2010 après le retour de Mme Victoire Ingabire au Rwanda. Le Tribunal a fait tomber une à une les accusations fallacieuses montées de toutes pièces à partir de multiples articles publiés par Tom Ndahiro et Rakiya Omar entre 2010 et 2012. Il n’y a pas eu d’appel contre cet arrêt.

Le procureur improvisé

Les accusations actuelles contre Mr Charles Ndereyehe par le CNLG sont pilotées par Mr Jean Damascene Bizimana[4]. Mais qui est Mr Jean Damascène Bizimana ?

Monsieur BIZIMANA Jean-Damascène, tutsi d’origine de l’ancienne commune de Karama dans la préfecture de Gikongoro, paroisse Cyanika. Il ne peut être capable d’une quelconque objectivité dans une instance sur la question rwandaise. En effet, depuis plus de 23 ans, il n’a cessé de prendre fait et cause pour les réseaux des délateurs et des groupes extrémistes qui enfoncent la société rwandaise dans la haine et l’esprit de revanche. Aussi bien ses travaux que ses prises de position en public n’ont cessé de contribuer à creuser davantage la haine entre les Hutus et les Tutsis et compromettre toute cohabitation et pacification des composantes du peuple rwandais.

Qu’il nous soit permis, d’abord, de rappeler que le sieur BIZIMANA Jean-Damascène était parti aux études à l’Institut Catholique de Toulouse (France) au moment où le pays était en guerre. Des témoignages concordants affirment que le séminariste Jean-Damascène BIZIMANA, une fois arrivé à Toulouse, s’est distingué par un comportement et des actes d’indiscipline notoire devenant, dès lors, indigne et inadmissible aux yeux de ses supérieurs Pères-Blancs. C’est au moment où ces derniers, exacerbés, auraient envisagé de l’exclure de l’Institut qu’il préféra anticiper la sanction et se retirer. Désormais inscrit à la Faculté de Droit de l’Université de Montpellier depuis la rentrée académique 1995, et poussé par l’appât du gain matériel, il entreprit une série d’actes de représailles envers la communauté des Hutus réfugiés en Belgique, en France et envers l’Eglise catholique. C’est dans ce contexte de vengeance et de revanche qu’il publiera son premier livre intitulé « L’Eglise et le génocide au Rwanda : les Pères Blancs et le négationnisme », paru aux Editions L’Harmattan en mars 2001.


A lire également : Le génocide rwandais de nouveau à la rescousse d’un régime aux abois


Dans ce pamphlet acerbe, Jean-Damascène BIZIMANA se fera la « vuvuzela » des thèses les plus jusqu’au-boutistes et radicales des réseaux extrémistes. Servant de fer de lance au sein de la branche IBUKA de France, il se distinguera notamment comme témoin dans divers dossiers de suspects du génocide, notamment celui du Père Wenceslas MUNYESHYAKA envers qui un non- lieu a été prononcé par la justice française. Mais, à plusieurs reprises, c’est plus comme délateur que comme personne-ressource crédible sur le Rwanda qu’il marquera les esprits. Rappelons, pour mémoire, que le sieur Jean-Damascène BIZIMANA servira dans les Commissions MUTSINZI et MUCYO, respectivement sur la responsabilité de l’assassinat du Président HABYARIMANA et le rôle de la France dans le génocide rwandais. Précisons que les rapports produits par lesdites Commissions étaient tellement grotesques et mensongers aux yeux des observateurs qu’ils sont vite tombés dans les oubliettes.

Mr J.D. Bizimana est animé par la haine anti hutu et sa revanche contre l’Eglise catholique. Il est cité dans plusieurs affaires dans lesquelles il a accusé des personnes innocentes des crimes abominables dont le génocide. Il a fabriqué ainsi de fausses accusations de génocide contre Monseigneur Augustin MISAGO, évêque de Gikongoro (son évêque donc) uniquement parce qu’il était hutu et que Monsieur BIZIMANA Jean Damascène ne le voulait pas à ces hautes charges. Toutes ces fausses accusations ont été démontées par la défense de ce prélat qui a été finalement acquitté totalement de toutes les charges pour lesquelles les syndicats de délateurs avaient préparé les faux témoignages sous la direction de Monsieur BIZIMANA Jean Damascène. L’acquittement de Monseigneur Augustin MISAGO a mis à jour le rôle néfaste joué par Monsieur BIZIMANA Jean Damascène contre les dignitaires et tous les intellectuels hutus.

Monsieur BIZIMANA Jean Damascène a été l’architecte des accusations contre Père Guy THEUNIS, un belge membre de la congrégation des Pères Blancs, qu’il a fait arrêter et emprisonner à Kigali pour son rôle supposé pendant le génocide des Tutsi. Le Père Guy THEUNIS a pu démontrer que les accusations contre lui étaient farfelues mais a continué malgré tout à être détenu. Sous pression de la Belgique, il a été libéré avec promesse de continuation des poursuites en Belgique. Le Rwanda a transféré à la Belgique un dossier ridicule, sans pièces justifiant le sérieux des poursuites. Le parquet fédéral belge a décidé de n’y réserver aucune suite. Il s’agit d’une deuxième douche froide qui montre l’acharnement, le fanatisme mais surtout la haine qui anime le sieur BIZIMANA Jean Damascène dans la justice qu’il considère comme une arme du système politique en place au Rwanda au détriment de la vérité.

Monsieur BIZIMANA Jean Damascène s’est toujours comporté comme le Procureur Général bis du Rwanda, envers les Hutu politiciens et hommes de l’Eglise catholique. Son action nuisible ne s’est pas arrêtée sur le sol rwandais. Il s’est permis de poursuivre les Hutu même en Europe avec des fausses accusations à cause de sa haine ethnique et son projet d’anéantir les intellectuels hutus dans tous les domaines. Dans ce cadre, il s’est acharné contre l’Abbé SAGAHUTU Joseph pour l’empêcher d’être reconnu réfugié en Belgique et de pouvoir le mettre en prison en Belgique notamment en l’accusant de génocide. Suite à l’investigation des autorités belges, toutes les fausses accusations lancées contre cet homme d’Eglise notamment concernant la mort de l’Abbé RWANYABUTO Jean Marie Vianney ont fondu comme la neige. Dans ce dossier, Monsieur BIZIMANA Jean Damascène ne cessait de court-circuiter le parquet général du Rwanda pour envoyer lui-même des messages accusateurs farfelus et intoxiquer les médias belges, certaines organisations comme African Rights de Madame RAKIYA Omar pour arriver à ses fins mais sans résultat. En conséquence, aucune information judiciaire n’a été ouverte en Belgique contre cette cible privilégiée de Monsieur BIZIMANA Jean Damascène et finalement l’Abbé SAGAHUTU Joseph a été reconnu réfugié au sens de la Convention de Genève et naturalisé belge.

Ces affaires ont pu prouver, devant ces autorités européennes, que le sieur BIZIMANA Jean Damascène n’est pas crédible et ne peut rien apporter à l’œuvre de justice.

L’activisme du sieur BIZIMANA Jean-Damascène va évidemment lui valoir beaucoup d’estime de la part du régime en place au Rwanda, qui ne demandait qu’à avoir une caisse de résonnance pour l’aider à mâter toutes velléités d’opposition tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. C’est ainsi que, s’étant constamment distingué au sein des réseaux extrémistes d’IBUKA (Souviens-toi), il va rapidement monter dans les échelons jusqu’aux fonctions de Sénateur ; et par la suite, de Président de la Commission Nationale de Lutte contre le Génocide. La Commission Nationale de Lutte contre le Génocide (CNLG) au Rwanda est une institution de droit public de l’ETAT RWANDAIS et une émanation du parti FPR. Cette Commission a été créée par la loi n° 09/2007 du 16/02/2007[5]. Cette loi stipule que la Commission est une institution nationale permanente disposant d’une autonomie financière ; la politique de cette institution est définie par un Conseil Consultatif. Ce Conseil est chargé de définir les orientations et les lignes directrices de la Commission sous la direction du Président de la République ou de son représentant. A cet effet, le CNLG est donc un des outils[6] de persécution des opposants au gouvernement rwandais.


A lire également : Le professeur belge Filip Reyntjens dans le collimateur du régime de Paul Kagame


Dans son livre en Kinyarwanda « INZIRA YA JENOSIDE YAKOREWE ABATUTSI MU RWANDA » (Les origines du Génocide commis contre les Tutsi au Rwanda) publié en mars 2014, éditions Imprimerie Muhima, Mr Bizimana Jean Damascène devient l’idéologue de la commercialisation du crime de génocide en tentant de démontrer à tort que le génocide rwandais commence en 1956 avec Monsieur Joseph GITERA, un des leaders de la révolution rwandaise de 1959, qui a osé remettre en cause et dénoncer les injustices sociales qui se commettaient au Rwanda contre les Hutu depuis le XVIè siècle avec la féodalité tutsi (voir point 3.1 du livre p.21 à 24). Il remet également en cause et traite d’idéologues du génocide les premiers leaders politiques tels que le président Grégoire KAYIBANDA (point 3.4 du livre p.27 à 71), Jean Baptiste RWASIBO (voir point 3.3 p.24 à 26), le président Juvénal HABYARIMANA (voir p.72 à 250).

Monsieur BIZIMANA Jean Damascène qui est un docteur en droit, ne sait pas que le droit pénal est un droit clair, précis et concis. Il a su identifier les idéologues de la planification du génocide rwandais depuis 1956 alors que le Tribunal pénal international sur le Rwanda qui a mené des enquêtes à ce sujet, pendant 20 ans, adopte une attitude de grande réserve.

La Chambre qui a eu à juger entre autres l’Affaire Bagosora, parlant de la planification du génocide, s’exprime en ces termes : « La Chambre relève qu’en ce qui concerne le début de la planification, les opinions exprimées par les témoins experts diffèrent. Elle fait observer que lors de sa déposition, Alison Des Forges a précisé que la phase « organisationnelle » du génocide planifié a commencé en 1993 et au début de 1994, sauf à remarquer qu’un petit groupe de personnes avait déjà entrepris de conceptualiser et de planifier le génocide depuis « un temps assez considérable ». Elle souligne que selon Filip Reyntjens,  « il n’y avait pas eu un moment donné dans le temps où un certain nombre de personnes s’étaient réunies pour conspirer et dire : nous allons organiser un génocide ». La Chambre fait toutefois observer que Reyntjens a affirmé que l’intention de commettre le génocide était présente, et qu’elle s’est développée de manière progressive, à partir du 1er octobre 1990. Elle relève d’autre part, que Bernard Lugan a indiqué qu’il n’y avait aucune preuve de l’existence d’un plan ou d’une entente visant à tuer des Tutsi. Elle constate enfin qu’en ce qui concerne Helmut Strizek, il fait savoir qu’il n’y a eu aucune entente en vue de commettre le génocide, attendu qu’à ses yeux, c’est le fait que l’avion du Président ait été abattu qui avait déclenché le génocide. » (voir Jugement n°9841- 01, p.749, n°2095).

Au regard de ce qui précède, le sieur BIZIMANA Jean-Damascène est incapable de toute objectivité. Voici quelqu’un qui a énormément contribué à construire les stratégies de nature à obstruer le processus de vérité-justice au sein de la société rwandaise post-génocide. Etant un des érudits de l’organisme IBUKA qui a excellé en matière de fabrication de la preuve à charge et de constitution de syndicats de délateurs, Jean-Damascène BIZIMANA s’est distingué en lançant des campagnes d’accusation contre les Hutus de l’extérieur comme de l’intérieur sans avoir aucune preuve.

Malgré qu’il soit juriste de formation, Jean-Damascène BIZIMANA est pourtant célèbre par son manque de foi en la justice pénale internationale. En effet, dans ses différentes prises de position, notamment contre le Tribunal Pénal International pour le Rwanda et la justice des pays tiers, la seule justice acceptable est celle qui arrange les intérêts du FPR et qui écrase ses opposants réels ou supposés. C’est ainsi qu’il n’a pas hésité à réclamer, haut et fort, que les acquittés du TPIR et ceux qui ont purgé leurs peines rentrent au Rwanda pour être rejugés. L’on croirait que Monsieur BIZIMANA Jean Damascène, docteur en droit, ne reconnaîtrait pas l’un des principes fondamentaux du droit « Non bis in idem ».  Cela signifie, en fait, que pour lui aucun Hutu ne devrait être acquitté des accusations alors que parfois lesdites accusations sont purement mensongères.

Jean-Damascène BIZIMANA a excellé dans la délation, notamment dans le dossier contre les militaires français de l’Opération Turquoise qui avait été autorisée par l’ONU. Rappelons que la France a été félicitée par les Nations unies pour la réussite de cette opération. Par ailleurs, Monsieur BIZIMANA fait partie des ténors de la polémique ambiante sur l’implication de la France – son pays d’adoption pourtant – dans le génocide rwandais.

*1. L’activisme et le fanatisme ayant caractérisé le parcours du Dr BIZIMANA Jean Damascène, au cours des 20 dernières années, sont incompatibles avec les exigences d’objectivité ;

*2. Dr BIZIMANA Jean Damascène a, pendant très longtemps, servi de cheville ouvrière des réseaux délateurs et extrémistes, qui ne conçoivent la justice que comme outil de revanche et de vengeance entre les mains des rescapés Tutsi ;

*3. Les différentes publications, les activités militantes ainsi que les déclarations publiques du Dr BIZIMANA Jean Damascène montrent clairement qu’il ne saurait contribuer à la recherche de la vérité et de la justice étant donné qu’il est très engagé auprès des milieux tutsis radicaux et extrémistes ;

*4. La politique et les orientations stratégiques de la CNLG sont imprégnées de l’extrémisme anti hutu de son Président, Monsieur BIZIMANA Jean Damascène, depuis sa nomination à la tête de cette institution.

Le modus opérandi des extrémistes de la trempe de Mr J.D. Bizimana

De prime abord, soulignons que les extrémistes du FPR utilisent toutes les manœuvres diaboliques pour se maintenir au pouvoir. Ils exercent notamment le chantage et déstabilisent toute personne susceptible de mettre en cause leur autorité morale, contester leur légitimité ou s’opposer à leur dictature. Kagame n’a-t-il pas dit qu’il avait érigé un « mur de lois »[7] infranchissable par les opposants ?

Cet arsenal de lois liberticides fait justement partie de ce que l’opposition lui reproche :

*1. Le régime du FPR a mis en place une loi vague sur le négationnisme, le divisionnisme et l’idéologie génocidaire dont il se sert pour condamner toute personne qui critique sa mauvaise gouvernance, dénonce l’exclusion et la marginalisation d’une partie de la population, revendique un deuil non discriminatoire ou dénonce les crimes commis par certains éléments de son armée;

*2. Il s’immisce quotidiennement dans la justice, a utilisé les Gacaca comme tribunaux politiques pour éliminer tous les opposants politiques ou leaders d’opinions non acquis à leur cause, ainsi que des intellectuels qui occupent ou sont susceptibles d’occuper des postes d’emploi convoités par des membres du FPR, leurs supporteurs ou leurs sympathisants;

*3. Il a mis en place des syndicats des délateurs formés ou réseau de faux témoins bien encadrés vers lesquels sont orientés les enquêteurs étrangers à la recherche d’information prétendument « plausibles ». Certains témoignages sont extorqués par torture[8] ou suite aux promesses de libération des détenus souvent injustement emprisonnés. Ces faux témoignages, sont placés sur INTERNET et des socio-média pour amplifier l’effet multiplicateur pour appuyer des listes sauvages transmis à INTERPOL. Ces délateurs induisent en erreur et piègent les non-avertis par de fausses accusations montées de toutes pièces ; ils déstabilisent et portent des préjudices moraux, sociaux et matériels aux victimes certaines fois jetées en prison durant des années avant d’être disculpés ;

*4. Il harcèle, menace, terrorise, maltraite physiquement ou jette en prison les témoins à décharge ou même les avocats de la défense pour décourager toute personne susceptible de lutter pour une justice équitable ou défendre les droits de la personne humaine.

Les accusations contre Charles Ndereyehe

 1. Le CNLG accuse Ndereyehe d’avoir appartenu à la CDR et formation des milices :

Nous savons tous que Charles Ndereyehe n’a jamais appartenu à la CDR. Les listes des 51 membres fondateurs[9] de la CDR sont connus et on fait objet des enquêtes du TPIR. Aucun acteur de la scène politique rwandaise actif entre 1992-1994 ne peut pointer Charles Ndereyehe du doigt et affirmer qu’il aurait été membre de la CDR.

2. Les milices INTERAHAMWE

Ceux qui étaient au Rwanda savent que les affrontements des milices des partis politiques ont commencé début 1992 et se sont amplifiés en mai 1992. Où était Mr Bizimana et où était Mr Ndereyehe ? A notre connaissance ce dernier était à Rubona depuis février 1992. L’organisation des milices entre 1991-1993 est amplement documentée dans un texte que l’ancien ministre de la défense Dr James Gasana[10] a soumis à la Commission d’enquête du Parlement français. Les accusations concernant les milices en relation avec Mr Ndereyehe sont de la pure fiction.

3. De l’auto-défense civile et des actes de génocide en 1994

L’auto-défense civile (ADC) à Butare a fait également objet d’enquêtes fouillées du TPIR. En ce qui concerne Butare, la jurisprudence du TPIR[11] est sans équivoque : «Le Procureur c. Nyiramasuhuko et consorts, affaire n° ICTR-98-42-T ».

Le cas de la Défense civile à Butare a été largement débattu dans le procès  Ntezilyayo et Kanyabashi au TPIR. Les deux coaccusés responsables du recrutement, de l’armement et de l’entrainement de l’auto-défense civile à Butare ont été acquittés du chef d’accusation d’actes de génocides commis par certains individus de l’ADC. Le TPIR en a également déchargé les ministres Bizimungu Casimir, Bicamumpaka Jérôme et Ntagerura André alors qu’ils faisaient partie du gouvernement qui a mis en place le programme de l’auto-défense Civile (ADC).

Ceux qui commettaient des crimes dans cette période étaient des truands de droit commun.

4. Des GACACA et procès sur les crimes commis à l’ISAR-Rubona en Avril 1994

Contrairement à ce que affirment les délateurs de CNLG, nous savons, de sources sûres et dignes de fois que, jusqu’à la clôture des Gacaca, Mr Ndereyehe n’a jamais fais objet ni des Gacaca de RUBONA ni impliqué de près ou de loin dans les procès qui on eu lieu entre 2000 et 2002 concernant les crimes commis à l’ISAR- Rubona[12]. Les Tribunaux ont conclu que la responsabilité de ces crimes était personnelle et individuelle[13]. Par ailleurs, plusieurs auteurs affirment que la Station de Rubona fut le refuge de tous ceux qui se sentaient menacés dans les communes environnantes.

Si donc le CNLG insinue le contraire, c’est qu’il est en train de produire de faux documents y relatifs.

Le fait que Mr Ndereyehe figure sur les listes publiées par INTERPOL n’est pas une preuve de sa culpabilité. En effet, ces listes sont faites sur demande des pays membres. Les règles d’Interpol reposent sur le principe de souveraineté nationale qui fait que la source des données enregistrées reste propriétaire de ses données. Dans le cas d’espèce c’est le gouvernement du FPR qui est responsable des accusations envoyées à Interpol pour neutraliser ses opposants réels ou supposés.

Beaucoup de membres des FDU ont été mis sur des avis de recherche lancés par le gouvernement du FPR après la création des FDU-Inkingi en 2006. D’autres ont été ajoutés après l’arrivée au Rwanda de la Présidente des FDU-Inkingi Mme Victoire Ingabire Umuhoza en 2010 pour challenger le général Kagame dans les élections présidentielles. Enfin, beaucoup d’autres figurent actuellement sur la liste des personnes recherchées depuis la création de la plateforme P5, une coalition des organisations politiques AMAHORO P.C, FDU – INKINGI, PDP – IMANZI, PS – IMBERAKURI ET RWANDA NATIONAL CONGRESS (RNC);

Ce n’est donc pas pour rien que l’appartenance au FDU-Inkingi figure sur la liste des accusations[14] (n.5) portées contre Ndereyehe. Tout le monde sait que le parti FDU-Inkingi est une des principales forces politiques de l’opposition démocratique au FPR. Il est donc facile de comprendre pourquoi la dictature du FPR s’acharne contre ses leaders[15].

 Conclusion 

Que Mr Jean Damascène BIZIMANA s’acharne sur Mr NDEREYEHE Charles en l’accusant de crimes innommables, ceci n’étonne pas les personnes avisées.

Nous espérons que les autorités des Pays-Bas ne se laisseront pas berner, une fois de plus, par les agents du FPR.

La réconciliation des Rwandais ne sera effective que si on réussit d’isoler les extrémistes de tous bords.

Gaspard MUSABYIMANA
13/03/2018.

Source: musabyimana.net


[1] http://mobile.igihe.com/amakuru/u-rwanda/article/cnlg-yasabye-u-buholandi-gufata-ndereyehe-wa-fdu-ushinjwa-gutera-inkunga

https://www.bwiza.com/u-buholandi-ndereyehe-ntahontuye-charles-ukurikiranweho-uruhare-muri-jenoside-ni-muntu-ki/

[1]https://uitspraken.rechtspraak.nl/inziendocument?id=ECLI:NL:RBDHA:2015:7860&showbutton=true&keyword=NL%3aRBDHA%3a2015%3a7860

[2] http://www.newtimes.co.rw/section/read/229932/

[3] http://www.cnlg.gov.rw/about-us/vue-densemble/?L=2

[4] http://unity-club.org/IMG/doc/CYANIKA_26022012_1_.doc;

http://www.minagri.gov.rw/index.php?id=469&tx_ttnews%5Btt_news%5D=1087&cHash=af66284e701c775410ad04e79c1503b1;

http://www.newtimes.co.rw/section/article/2015-06-23/189988/

[5] http://www.fdu-rwanda.com/fr/l-illegitimite-du-proces-victoire-ingabire-umuhoza/

[6] https://www.hrw.org/fr/news/2017/10/10/rwanda-detention-militaire-illegale-et-torture

https://www.hrw.org/fr/news/2017/11/01/rwanda-une-tentative-de-nier-les-meurtres

https://www.hrw.org/world-report/2018/country-chapters/rwanda

https://www.youtube.com/watch?v=Y6a1MmkOdQw&feature=youtu.be

http://tbinternet.ohchr.org/_layouts/treatybodyexternal/Download.aspx?symbolno=CAT%2fC%2fRWA%2fCO%2f2&Lang=en

[7] André Guichaoua : Mars 2004 : Butare la Préfecture rebelle,  Tome 1, pagina 52, pt 3.2.2

[8] Commission Parlementaire Française et au TPIR :
http://jkanya.free.fr/Texte15/violencerwanda1991_1993.pdf

[9] http://unictr.unmict.org/sites/unictr.org/files/case-documents/ictr-98-42/appeals-chamber-judgements/en/151214.pdf

[10] http://unictr.unmict.org/sites/unictr.org/files/case-documents/ictr-98-42/appeals-chamber-judgements/en/151214-judgement.pdf

http://unictr.unmict.org/sites/unictr.org/files/case-documents/ictr-98-42/trial-judgements/en/110624.pdf

[11] RMP41640/S8/RP72/2/2000 à Butare et RPA145-1-201-NZA à Nyanza-Nyabisindu

www.asf.be/wp-content/publications/ASF_JurisprudenceGenocide_4.pdf  pages 11-27 et pages 293-313

[12]page 6-7 RMP41640/S8 RP76/2/2000 et page 13 RPA145-1-001-NZA/RP76/2/2000) .

[13] https://www.bwiza.com/u-buholandi-ndereyehe-ntahontuye-charles-ukurikiranweho-uruhare-muri-jenoside-ni-muntu-ki/

[14] http://www.fdu-rwanda.com/fr/rwanda-la-sentence-du-proces-des-leaders-des-fdu-ikingi-en-appel-pour-la-liberation-provisoire-fut-prononcee-loin-des-representations-diplomatiques-des-media-et-des-observateurs-de-droits-de-l/


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Paul KAGAME mu mushinga wo « gucuruza abanyafurika » no gushyira ubuzima bw’Abanyarwanda mu kaga .

Mu gihe Umunyagitugu Paul Kagame n’Agatsiko ke k’Abanyamurengwe Bagashize bakomeje gahunda mbisha yo gushyiraho amategeko adukumira twebwe abenegihungu ngo tutagaruka mu Rwanda, noneho yadukanye umushinga mubisha wo « gucuruza abantu » abifashijwemo na Ministri w’Intebe wa Israheli Benjamini Natanyahu bagomba kuba basangira amafaranga akomoka muri ubwo bucuruzi bw’amaraso.

Amakuru yasakaye mu binyamakuru byo mu Rwanda no hanze yarwo aremeza ko Paul Kagame yumvikanye na Ministri w’intebe wa Israheli ku isoko ryo kumwoherereza Abanyafurika ibihumbi 40 akabagurisha aho ashaka cyangwa akabakoresha ikindi yishakiye. Benjamini Natanyahu yiyemeje gusenya inkambi ya Holot iri mu gihugu cye, bityo agasumira Abanyafurika bayirunzemo, akaburiza indege, akaboherereza Kagame mu Rwanda. Yemeye kuzajya aha Kagame ibihumbi 5 by’amaeuros ni ukuvuga hafi miliyoni 5 z’amafaranga y’u Rwanda kuri buri munyafurika uzoherezwa mu Rwanda. Nanone kandi biteganyijwe ko na buri wese muri izo ngorwa zigiye koherezwa mu Rwanda ngo azajya ahabwa impamba y’amaeuros ibihumbi 3 na magana atanu ni ukuvuga hafi miliyoni 3 n’igice. Kubera ko Kagame akunda amafaranga kurusha abazima n’abapfuye, ubwo we yarangije kubara ko azabambura n’ariya mafaranga y’impamba bazahabwa. Ngo si ubwambere yaba akoze bene ubwo bwambuzi.

Ngabo ba gica baracura umugambi mutindi wo gutesha agaciro abanyafurika bakabahindura ibicuruzwa!

Abo banyafurika bari mu kaga kandi batagira kivugira bari barinjiye muri Israheli bishakisha ubuhungiro, mu rwego rwo guhunga imidugararo y’urudaca n’ubukene bwokamye ibihugu bakomokamo cyane cyane Erithreya na Sudani y’Amajyepfo . Ariko kubera ko Ministri w’intebe wa Israheli ateye nka Kagame akaba asuzugura bitangaje Abanyafurika, ahisemo kubagurisha na Kagame aho kubasubiza mu bihugu baturutsemo.

Icyo dukwiye kumenya ni uko kugeza ubu mu Rwanda nta tegeko rihari riteganya uko abantu bangana batyo bakwakirwa n’uburenganzira bahabwa mu gihugu kitari icyabo.

Reka twibutse ko abo bantu bataje mu Rwanda nk’impunzi cyangwa ngo babe baje gutura mu Rwanda babyihitiyemo. Ahubwo bazanywe ku gahato kandi mu buryo budakurikije amategeko, bazanywe nk’ibicuruzwa cyangwa ingaruzwamuheto, bazanywe mu gihugu batazi , badakunze kandi badashaka.

Nanone kandi ntawe ukwiye kwirengagiza ko mu Rwanda hari ikibazo gikomeye cy’ubuke bw’amasambu kubera ubwinshi bw’Abanyarwanda (miliyoni 12) n’ubuto bw’ubuso bw’igihugu cyacu(26 336 kilometero kare). Bizwi ko muri iki gihe inzara ya Nzaramba ikomeje guca ibintu mu giturage. Ntitwakwirengagiza kandi ko hakiriho  ibihumbi agahumbagiza by’impunzi z’abanyarwanda zinyanyagiye ku isi Paul Kagame adashaka ko zitahuka i Rwanda.
Mu kwemera kuzana abantu ibihumbi 40 atitaye ku bibazo uruhuri igihugu cyacu gifite, biragaragara ko Paul Kagame adashishikajwe n’ubuzima bw’aba banyafurika bagenzi bacu ahubwo akaba yifitiye irari rikabije ry’amafaranga azakura muri iki gikorwa kigayitse, kandi ayo mafaranga akaba aziyinjirira mu mifuka ye.

Uyu mugambi umenyekanye nyuma y’aho hamaze iminsi hakwirakwizwa video yerakana akaga gakomeye k’abirabura bagurishwa nk’ibicuruzwa mu gihugu cya Libiya. Biravugwa ko Paul Kagame afite n’imigabane muri iryo soko ry’amaraso akaba ari nayo mpamvu atajya atinyuka kubyamagana.

Ikindi kigaragaza ko uyu mugambi wa Kagame si gucuruza « abanyafurika ari mubisha ni uburyo wagizwe ibanga kugeza ku ndunduro, nta wundi Munyarwanda wigeze abazwa icyo awutekerezaho, yewe n’abayobozi bandi b’igihugu, mu Nteko Ishinga amatekego na Guverinoma bakaba batarahawe umwanya wo kugira icyo babivugaho.

Bisobanuye ko ikibazo cyo gucuruza bariya Banyafurika ari ibanga ryihariye riri hagati ya Benjamini Natanyahu na Paul Kagame akaba ari nabo bonyine bakwiye kuzaryozwa ingaruka z’uwo mushinga wabo mubisha

Umwanzuro

Dukwiye twese guhaguruka tukamaganira kure Paul Kagame, tukanasobanurira Abanyafurika imigambi ye mitindi y’ubu bucuruzi buteye isoni yadukanye kandi butazabura kugira inkurikizi mbi kandi nyinshi kuri ejohazaza h ‘igihugu cyacu. U Rwanda si akarima ke bwite agenga uko yishakiye. Nareke kuzana bariya bantu mu gihugu cyacu, dore ko batazabura kuzana ibibazo bishya byiyongera ku ruhuri rw’ibibazo bikomeye twari dusanganywe.
Biragayitse kubona ukuntu uyu munyagitugu Paul Kagame adufungira amarembo akatubuza gusubira mu gihugu cyacu ariko ntazuyaze kwiyemeza kuzana mu Rwanda abantu ibihumbi 40 atazi aho bakomoka n’ uko babayeho .
Abanyarwanda bose dukwiye kuba maso tukumva neza uburemere bw’amarorerwa uyu munyagitugu utava ku izima akomeje kungikanya : nidukomeza gusinzira tuzajya gushiguka Kagame n’Agatsiko ke k’Abanyamurengwe Bagashize bararangije kugurisha igihugu cy’u Rwanda burundu. Igihe kirageze ngo dukanguke twivumbure kuri aka Gatsiko katakigira rutangiira, tugasezerere kataradusenyeraho igihugu burundu.

Nadine

Claire Nadine KASINGE,

Ministre w’Intebe wungirije,
Ministre w’umuryango n’iterambere ry’umwari n’umutegarugori muri
Guverinoma y’u Rwanda ikorera mu buhungiro.

Le cas RWIGARA : La dernière guerre du dictateur Paul KAGAME contre le peuple rwandais

DianneRwigaraSisterAnneMotherPoliceArrest_Sep4_2017L’actualité rwandaise de ces derniers jours a été dominée par le triste sort réservé par le dictateur Paul Kagame à la famille RWIGARA.

Rappelons tout de suite que Monsieur RWIGARA Assinapol fut un businessman tutsi qui avait fait fortune avant la guerre d’Octobre 1990. Il fut très respecté et protégé par feu Habyarimana Juvénal, le président hutu assassinné le 6 avril 1994 par Paul Kagame et son FPR-Inkotanyi. Mais voilà que, vers les années 1989, Mr RWIGARA décida de financer substantiellement la rébellion du FPR dont les membres influents avaient réussi à le convaincre du bien-fondé de la cause des réfugiés tutsi de 1959 qui voulaient rentrer au Rwanda en prônant la prise du pouvoir par les armes.  Ce qui fut accompli en juillet 1994, après une guerre civile atroce et un génocide qui aura emporté plus d’un million de vies humaines et détruit beaucoup de biens matériels.

Nous avons souhaité savoir la position de l’abbé Thomas NAHIMANA, Président du Gouvernement rwandais en exil, sur le “CAS RWIGARA “. Il n’a pas hésité à nous livrer ses profondes convictions. C’est l’objet de l’interview que la Radio Voice of Rwanda lui a accordée au micro d’Angela Dana .

VOICE OF RWANDA

1.Monsieur le Président, vous suivez sans doute l’évolution de l’actualité concernant Diane RWIGARA et sa famille. Elle et tous les membres sa famille sont aujourd’hui arrêtés, accusés de deux crimes à savoir (1) l’évasion fiscale, et (2) faux et usage de faux. Qu’en pensez-vous? 

L’ABBE THOMAS NAHIMANA:

Il est de notoriété publique que “la police du dictateur Paul Kagame “est extrêmement entreprenante quand il s’agit de fabriquer de toutes pièces des dossiers à charge contre des citoyens rwandais innocents que le dictateur a personnellement décidé d’anéantir ou de liquider. En l’occurrence, nous assistons actuellement à des actes successifs d’une tragédie insupportable où la famille RWIGARA est en train d’être “lynchée” voire “liquidée” en direct, par le dictateur Paul Kagame qui a les mains toujours dégoulinant du sang de son ancien allié et bienfaiteur qui s’appelait Assinapol RWIGARA!

Reconnaissons tout de même que l’étape de “fabrication de crimes” contre la famille RWIGARA est maladroitement imaginé !!!  Car, le pseudo-crime de faux et usage de faux ferait rigoler même de petits enfants! Il était destiné à servir de base au refus de la candidature de Diane RWIGARA. C’est fait. Hélas, chercher à poursuivre Diane RWIGARA en justice sur ce chef d’accusation mensongère se nomme “kwenderanya” en Kinyarwanda. Tout le monde l’a bien compris.

Quant au crime d’évasion fiscale”- qui semble être le crime principal-  toute personne avisée ne manquerait pas de se poser la seule question qui vaille la peine : pourquoi le très actif fisc rwandais a pu ignorer pendant si longtemps la fameuse fraude fiscale des RWIGARA, qui vaut plus de 5 milliards de francs rwandais ?  Pourquoi cette fameuse accusation survient-elle seulement aujourd’hui ?

VOICE OF RWANDA

2.Monsieur le Président, voulez-vous insinuer que le service rwandais des impôts était en quelque sorte complice de l’évasion fiscale dont est accusée aujourd’hui la Famille RWIGARA

A.THOMAS NAHIMANA

Je n’insinue pas, j’affirme plutôt haut et fort que si évasion fiscale il y avait, il faudrait en mettre toute la responsabilité sur le dos du système fiscal inique de Paul Kagame et son FPR-Inkotanyi. En tout cas, RWIGARA n’en est nullement responsable. Il faut que les gens soient informés de ce qui s’est en réalité passé. En voici la vraie histoire : RWIGARA Assinapol a signé un CONTRAT ECRIT de financement du Front Patriotique Rwandais quand cette Organisation  aux allures terroristes était encore dans le maquis. Ainsi, selon les termes même de ce CONTRAT, Mr RWIGARA s’engagea à donner plusieurs millions de dollars au chef de la rébellion qui n’était autre que Paul Kagame en personne. En retour, Kagame (et son FPR) s’est engagé, une fois le pouvoir pris, à laisser RWIGARA développer son business en toute liberté et en bénéficiant d’un “REGIME FISCAL AMENAGE” pendant au moins 30 ans.  D’ailleurs, Mr RWIGARA n’était pas le seul à profiter d’un tel traitement de faveur. D’autres financiers de cette rébellion et les hauts officiers de l’Armée Patriotique Rwandaise en profitent toujours jusqu’aujourd’hui. Cela fausse d’ailleurs tout le système fiscal rwandais qui est inéquitable et très injuste, conçu en réalité pour couler toute entreprise qui n’a pas les faveurs du dictateur Paul KAGAME! C’est ainsi que tous les pouvoirs économiques et financiers du Rwanda se retrouvent concentrés entre les mains d’une petite clique de personnes très fidèles au Dictateur Paul KAGAME.

VOICE OF RWANDA :

3.Qu’en est-il alors des perquisitions réalisées par la très disciplinée police nationale au domicile des RWIGARA?

A THOMAS NAHIMANA

Là aussi commençons par faire la part des choses. La police nationale rwandaise n’est pas une police respectueuse du droit comme vous en connaissez en France et dans les autres pays de l’union européenne, par exemple ! Il s’agit plutôt d’une“police-outil” entre les mains du dictateur Paul Kagame qui s’en sert avant tout pour protéger et promouvoir ses propres intérêts! La sécurité des citoyens est franchement la cadette de ses préoccupations ! Tous les citoyens rwandais en sont conscients !

Quant aux fameuses perquisitions opérées jours et nuits au DOMICILE des RWIGARA, vous pouvez vous-mêmes le deviner, elles sont destinées avant tout à mettre la main sur les preuves du fameux ACCORD signé entre RWIGARA et le FPR pour les détruire pour que les RWIGARA ne puissent pas s’en prévaloir devant la justice. Les dîtes perquisitions servent en suite à récupérer l’argent liquide que la famille a pu mettre de côté pour se nourrir, avant le gel de leurs avoirs en banques. La présence active d’éléments armés de la Garde présidentielle prouve à suffisance que Paul Kagame a voulu faire du « démantèlement » de la famille RWIGARA une affaire personnelle.

VOICE OF RWANDA

4.Monsieur le Président, vous semblez être assez dûrs envers le régime de Paul Kagame ! Quelle serait, d’après vous, la motivation profonde du président Paul Kagame pour orchestrer toute cette méchanceté envers la famille RWIGARA ?

A THOMAS NAHIMANA

Vous faites bien de poser la question qui touche au coeur du conflit qui a scellé le sort des RWIGARA, paradigme du mal dont souffre en réalité tout le peuple rwandais. En effet, après 1994, RWIGARA a repris ses activités commerciales au Rwanda et a de nouveau prospéré. Il est redevenu le plus grand millionnaire rwandais. Une fois Paul KAGAME devenu Président de la république, après l’éviction de Pasteur BIZIMUNGU en 2000, il a voulu prendre de force des actions consistantes dans les entreprises de Mr RWIGARA , jusque-là privées. Ce dernier qui savait pertinemment que s’allier avec Paul KAGAME et son FPR en matière de business équivalait à signer un pacte avec le Diable, a fini par dire un non catégorique à Paul KAGAME. Tel fut le péché mortel qui devait couter la vie à RWIGARA. Car Kagame n’a pas digéré la réussite personnelle de RWIGARA et son refus d’en faire profiter « le nouveau roi du Rwanda »! Le plan de vengeance de Kagame contre RWIGARA date de cette époque. C’était vers 2001-2002.

D’ailleurs, RWIGARA a vite senti qu’il risquait d’être assassiné et prit la décision de fuir le Rwanda et de s’exiler en Belgique. Peu de personnes savent cette épisode de sa vie ! Finalement, le FPR usant de ruse le convaincra de rentrer au Rwanda pour y être assassiné en date du 4/2/2015.

VOICE OF RWANDA :

5.La police a pourtant dit que la mort de RWIGARA résultait d’un banal accident de la circulation !

A THOMAS NAHIMANA

La mise en scène de la thèse d’un accident de la route n’a pas pu résister longtemps à l’évidence émanant du témoignage de Diane RWIGARA, la fille ainée du défunt, qui fut aussitôt présente sur la scène de crime ! Elle vit son père vivant après le fameux accident. Elle le vit achevé à coups de couteau dans les locaux de “la très disciplinée police nationale rwandaise”, comme vous aimez bien la qualifier !

Regardez vous-mêmes les faits et gestes qui ont suivi la mort de RWIGARA et vous comprendre tout de suite “à qui le crime devait profiter “ ! Rappelez-vous qu’en date du 12 /9/2015, la ville de Kigali débuta la démolition de l’immeuble symbolique des RWIGARA pour soi-disant “non-respect des normes cadastrales” de la ville de Kigali.  Pourtant, cet immeuble avait été construit en toute légalité depuis 25 ans !

Bref, avec ce nouveau forfait, le dictateur Paul KAGAME n’était pas seulement satisfait de la mort physique de RWIGARA,il entreprenait de RUINER complétement sa famille.

VOICE OF RWANDA :

6.La volonté de Diane RWIGARA de se présenter aux élections présidentielles de 2017 ne fut-elle pas, dans un contexte aussi tendu,  la goutte d’eau qui fait déborder le vase ?

A THOMAS NAHIMANA :

Bien évidemment.  C’est l’injustice que subissait sa famille qui a permis à Diane RWIGARA d’ouvrir grandement les yeux et de comprendre la vraie nature de Paul Kagame, du FPR et du système insupportable qui gouverne de Rwanda depuis juillet 1994! Elle a rapidement décidé, non seulement de braver la peur pour condamner publiquement toutes les injustices et violations massives des droits de l’homme par le parti-Etat mais également de s’engager auprès du peuple pour un vrai changement socio-politique. Mais en réagissant ainsi, Mademoiselle RWIGARA Diane, 35 ans, venait, aux yeux de Kagame et sa clique d’assassins professionnels, de commettre “le plus grave crime”, celui d’oublier son statut social : elle, tutsie de la maison des BANYIGINYA, rescapée du génocide devant allégeance “à son seul Seigneur et unique Sauveur”= Paul Kagame, de la lignée des BEGA! Elle ne devait, d’aucune manière, même pas en songes, croire un seul instant qu’elle avait le droit de défier le Monarque, en tentant de se présenter contre lui aux élections présidentielles de 2017 ! Cela lui vaudra non seulement l’emprisonnement aujourd’hui accompli mais surtout l’assassinat à venir ! Nous avons toutes les raisons de craindre pour sa sécurité et sa vie. Espérer le contraire releverait de l’illusion des sens !

VOICE OF RWANDA:

7.Est-ce cela votre dernier mot? 

A THOMAS NAHIMANA :

C’est une honte pour tous les citoyens rwandais de voir leurs destinées entre les mains d’un homme qui ne respecte jamais sa parole, qui savoure son plus grand plaisir en assassinant ses alliés et bienfaiteurs pour enfin réduire à la misère leurs veuves et orphelins!

Nous appelons la jeunesse rwandaise de se lever comme un seul homme et lutter vaillamment pour leur liberté, pour la libération de Diane Shima RWIGARA et pour celle des autres prisonniers politiques tels Victoire INGABIRE UMUHOZA, Déogratias MUSHAYIDI, Kizito MIHIGO, et d’autres.

J’en profite pour dire au dictateur Paul Kagame, que   son gouvernement illégitime ne saura plus résister à la volonté de changement qui gronde dans les coeurs de nombreux citoyens rwandais actuellement. Qu’il sache bien que, désormais, il y aura un AVANT et un APRES l’emprisonnement injuste de Diane SHIMA RWIGARA. A très bientôt.

 

Interview réalisé par Angela Dana,

Journaliste à la Radio Voice of Rwanda

https://voiceofrwanda.airtime.pro/