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Harcelé jusqu’à la mort

Adulé, puis banni, le chanteur Kizito Mihigo est mort dans une cellule de la prison de Kigali. Ses mémoires, dont Knack a publié des extraits, montrent comment l’étau du pouvoir s’est resserré sur lui.

Accusé d’avoir voulu passer au Burundi pour rejoindre un mouvement armé, le très populaire chanteur rwandais Kizito Mihigo est mort quatre jours après son incarcération dans une cellule de la prison de Kigali (voir Le Vif/L’Express du 27 février dernier). Raison officielle : ” suicide “. Quelle troublante destinée pour ce survivant du génocide des Tutsis en 1994, alors qu’il n’avait que 12 ans. Il ne retrouvera jamais le corps de son père, tué par les milices génocidaires hutues. De cette horreur, et de toute sa vie d’après, il témoigne dans un texte rédigé clandestinement, et dont l’ancien journaliste de la VRT Peter Verlinden a publié des extraits dans l’hebdomadaire néerlandophone Knack le mercredi 18 mars.

J’ai éprouvé une profonde honte d’avoir collaboré avec un système aussi barbare. ” Kizito Mihigo, à propos du régime de Kigali.

Depuis le traumatisme du génocide, Kizito avait trouvé la résilience nécessaire pour construire une vie au service de la réconciliation entre les Rwandais. Animé d’une profonde foi chrétienne, il montre très vite des talents pour le chant. En 2001, il participe à la composition du nouvel hymne national. Le régime l’adore. ” En 2003, les plus hautes autorités du pays m’accordent une bourse pour des études de musique en Europe, écrit-il. Le président Kagame me confirmera plus tard, lors d’une rencontre privée, que c’est bien lui qui en a donné l’instruction. “

A son retour en 2010, le chanteur crée une fondation pour la paix. Débutent alors trois années de concerts à succès dans les stades et les églises. Il refuse toutefois de s’engager dans le FPR (Front patriotique rwandais, au pouvoir). ” A cause de mon engagement, les critiques se multiplient, surtout dans le camp des prorégime : “Qui est ce Tutsi rescapé du génocide qui fréquente tous les milieux ? Est-il vraiment tutsi ? Vraiment rescapé ? Il parle avec les génocidaires présumés…” Et moi, dans mon coeur, je me réjouis en disant : “Si ma musique peut créer un terrain de rencontre puis de réconciliation entre deux parties de ma communauté qui ne se rencontrent et ne se parlent jamais, alors c’est de cette façon que je vais servir Dieu.”

Quand tout bascule

Le 5 mars 2014, il lance sa nouvelle chanson, La Signification de la mort. Elle passe très mal en haut lieu. C’est que Kizito appelle à rendre hommage aux victimes du génocide des Tutsis, mais aussi aux victimes des crimes commis par le FPR. Sacrilège ! Ces victimes-là n’ont pas le droit d’être évoquées au Rwanda et ses chansons sont aussitôt interdites d’antenne. L’engrenage est lancé : ” Je reçois tous les jours des coups de fil de personnalités qui m’accusent d’avoir adopté un langage négationniste et révisionniste. ” Le chanteur reçoit des messages selon lesquels il pourrait être tué. ” Certains me conseillent de quitter le pays mais je n’en ai pas envie. “

Kizito raconte les pressions subies, notamment de la part d’Inès Mpambara, directrice de cabinet de Kagame, et de Bernard Makuza, vice-président du Sénat. La première le somme d’enlever la chanson de YouTube, de demander pardon au président Kagame et d’écrire une tribune dans les médias pour s’excuser. Elle aurait averti : ” Kizito, tu dois savoir que, si tu ne fais pas ça, tu es mort ! Tu comprends ? Si tu ne fais pas ça, tu es mort ! ” Même s’il lui est impossible de retirer la chanson de YouTube, Kizito Mihigo marque son accord et compose deux chansons moins polémiques en vue du 20e anniversaire du génocide.

Mais à la veille des commémorations, le 6 avril 2014, il est arrêté et détenu ensuite en plusieurs lieux secrets. Le 15 avril, il est interrogé par le redouté général Dan Munyuza . ” Tu devais mourir mais on t’a laissé en vie parce que tu nous as dit la vérité et tu as demandé pardon “, lui déclare l’officier dans l’entretien reconstitué par le chanteur. Dan Munyuza aurait ajouté : ” Alors, écoute bien si tu veux rester en vie. Tout ce dont on t’accuse, tu dois plaider coupable et demander pardon. Tu as compris ? Si tu fais ça, les choses deviendront faciles. Mais si tu cherches à entrer dans un bras de fer en niant les accusations, on te donnera la perpétuité et tu mourras en prison. “

Dans son livre, Kizito ne cache pas son ” dégoût ” du régime, qui remonte à janvier 2014, quand Paul Kagame avait publiquement cautionné l’assassinat de son ancien chef des services de renseignement Patrick Karegeya. Celui-ci, devenu opposant, avait été étranglé fin 2013 dans sa chambre d’hôtel en Afrique du Sud. ” J’ai éprouvé une profonde honte d’avoir collaboré avec un système aussi barbare “, écrit Kizito. Il ajoute : ” Les services secrets, la police et l’armée tuent et enlèvent des citoyens. Un ami rwandais m’en avait parlé lorsque j’étais en Belgique mais, à cause de mon fanatisme pour Kagame, j’avais toujours réfuté ses allégations. “

A l’ambassade belge de Kigali

Le chanteur est condamné à dix ans de détention pour complot. Au printemps 2018, il reçoit le signal d’une libération anticipée, sur fond d’un deal entre la France et le Rwanda pour la nomination de la ministre Louise Mushikiwabo à la tête de l’Organisation internationale de la francophonie. C’est Dan Munyuza, devenu chef de la police, qui l’en informe. ” Il me demande ce que j’aimerais faire après ma détention, rapporte Kizito. Je lui dis que je suis un chanteur et que j’ai une fondation, et que j’aimerais continuer ma vie ainsi. ” Dan Munyuza lui demande d’intégrer un volet ” sécurité ” dans sa fondation ” pour contrer ces gens qui sèment l’insécurité et veulent la guerre “.

Le 21 septembre 2018, Kizito rencontre le général au siège de la police. ” Il m’accueille avec le sourire en me félicitant d’avoir reçu la grâce présidentielle. Il me demande ensuite d’éviter tout ce qui pourrait me faire tomber dans le même problème car, selon lui, je n’aurais plus la “chance d’être emprisonné”. Je lui confirme que j’ai tout compris. Il m’interdit aussi de parler aux Blancs “. Kizito comprend qu’il ne pourra plus vivre en sécurité dans son pays ” aussi longtemps que le FPR est au pouvoir “.

Quinze jours avant sa mort, le musicien harcelé par le pouvoir aurait rencontré un diplomate de l’ambassade de Belgique pour envisager une demande d’asile. Selon Peter Verlinden, conseil lui aurait été donné de solliciter un visa à l’ambassade belge… de Bujumbura. Le voyage vers le Burundi, durant lequel il a été interpellé, aurait donc eu un tout autre objet que la version officielle. Le 17 février dernier, Kizito Mihigo était retrouvé pendu dans sa cellule, suscitant une onde de choc au Rwanda et dans toute la diaspora.

  •  Vif/L’Express du 19/03/2020
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James MUNYANDINDA writes to Ange KAGAME

Dear Madam Ange Kagame,
Covid 19 pandemic is not a big issue in Rwanda than your father Paul Kagame. Take an example, until now, COVID 19 had killed about 7,500 people around the globe.
But your father Paul Kagame had killed over 1 million people before and during the 1994 genocide in Rwanda, he Killed thousands of Hutus in Kibeho refugee camp in 1995 in Rwanda, and the same father of you killed over 6 million people in DR Congo.
Your father committed Hutu genocide in 1996-1997 according to the UN Mapping report of 2010.
Your father Killed his former boss General Fred Gisa Rwigema, he also assassinated former president Juvenal Habyarimana, Seth Sendashonga,Colonel Lizinde, Colonel Patrick Karegeya,Major Kiza,Dr Gasakure, and many others.
He attempted to assassinate General Kayumba Nyamwasa several times in South Africa and he recently killed our beloved Celebrity singer Kizito Mihigo.
Do you really think that COVID 19 pandemic is dangerous to Rwanda public than your father?
Don’t you see that your father Paul Kagame is actually a real pandemic to Rwandans?
Don’t you see that instead of joining World Health Organisation (WHO) campaign for educating people to clean their hands that you should instead join Rwandans to fight the actual pandemic which is your father?
We need to see you directing your efforts in fighting the horrible behaviours of your father of murdering innocent Rwandan people.

Your father is the actual pandemic to Rwanda than COVID 19.

James Munyandinda

Source: Facebook


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Reconnaissance du crime de génocide contre la population Hutu.

Déclaration de reconnaissance du crime de génocide contre la population Hutu:

Nous, universitaires, experts, chercheurs, survivants, défenseurs des droits de l’homme, défenseurs des libertés civiles et de la justice sociale, responsables religieux,

A la suite de l’initiative de recherche de la GCRHR sur les crimes commis par l’Armée Patriotique Rwandaise (APR) au Rwanda, puis en République Démocratique du Congo (ancien Zaïre) par l’intermédiaire de son allié congolais, l’Alliance des Forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre (AFDL), contre des membres du groupe ethnique hutu,
Sur base de notre propre évaluation indépendante d’experts de toutes les informations fiables disponibles, des recherches antérieures et des faits sur le sujet des massacre à grande échelle des Hutu par rapport à la convention de génocide,

Après avoir examiné la définition officielle du crime de génocide par la Convention de Génocide de 1948 des Nations Unies, qui définit le génocide comme l’un quelconque des actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :

a) Meurtre de membres du groupe ;
b) Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe;
c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle;
d) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe;
e) Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe,

Après avoir soigneusement et minutieusement comparé toutes les informations et faits fiables, annexés à la présente résolution, concernant l’assassinat de membres du groupe ethnique hutu du Rwanda et de l’ancien Zaïre aux actes susmentionnés dans la définition faisant autorité du génocide, en particulier les actes a, b et c,

Notant que, d’après les informations et les faits disponibles, les massacres de la population de l’ethnie hutu ont été perpétrés sur base d’un plan presque identique, conçu pour tuer autant de victimes que possible, quels que soient leur sexe, leur âge ou leur nationalité,

Sachant que les rapports des experts des Nations unies sur les massacres de Hutu dans l’ex-Zaïre concluaient que les meurtres avaient révélé un certain nombre d’éléments inculpatoires les qualifiant de crime de génocide,

Notant qu’après le rapport de l’ONU sur la cartographie, l’ONU a recommandé de prendre de nouvelles mesures pour prévenir, enquêter, faire cesser et punir les crimes décrits dans son propre rapport afin de s’acquitter de ses obligations en vertu de la convention sur le génocide,

Par la présente, nous déclarons et reconnaissons comme CRIME DE GÉNOCIDE les massacres des centaines de milliers de personnes hutu rwandaises au Rwanda et de réfugiés hutu rwandais, de réfugiés hutu burundais et de citoyens hutu congolais en RDC du fait de leur appartenance au groupe ethnique hutu et sans distinction d’âge, de sexe ou de nationalité, par l’Armée Patriotique Rwandaise et son allié congolais, le groupe rebelle de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo-Zaïre
(AFDL).

Nous appelons la communauté internationale à s’acquitter de ses obligations en vertu de la convention sur le génocide et à agir collectivement pour traduire en justice les auteurs de ce crime de génocide.

Global Campaign for Rwandans Human Rights (GCRHR)
TERRAM PACIS
JAMBO asbl
AMAHORIWACU
Association ESPOIR
FONDATION IBUKABOSE RENGERABOSE


Source: Hutugenocide.org

Colloque du 09 mars 2020: Licra a menti!

Lundi le 09 mars 2020 au Palais de Luxembourg dans les locaux du sénat français s’est tenu un colloque intitulé “« L’Afrique des Grands Lacs, 60 ans de tragique instabilité ». Un peu avant le jour du colloque, l’esprit de peur et de panique a envahi Kigali. Le régime  en place à Kigali s’inquiétait beaucoup quant à ce qui pouvait se discuter au sein du sénat .

Kagame et ses hommes ont tenté d’infiltrer l’auditoire, mais en vain. Il était trop tard, les places étant limitées. Et puis, une tentative de bloquer le colloque a été lancée. En même temps le président du sénat rwandais s’est adressé à son homologue français pour demande l’annulation du colloque. Une pétition a été mise en ligne pour forcer le président du sénat d’abandonner son soutien au colloque. Ça n’a pas toujours pas marché. Les intervenants ont subi de chantages et menaces pour qu’ils ne participent pas, sauf que certains sont trop forts pour céder.

LICRA s’en mêle, maladroitement

Licra a écrit une lettre au président du sénat pour plaider au côté des Kagamistes, sauf que les maladresse, mensonge et turpitude sans précédent en inondaient le contenu. D’abord, le titre de la lettre : “génocide des Tutsi: le colloque de la honte”. Le signataire de la lettre voulait jouer avec les sentiments en évoquant ce malheur qu’a connu le Rwanda et dont personne n’ose parler et débattre en profondeur. Or, le thème du colloque tournait autour de l’instabilité qui a eu lieu pendant 60 ans! Et puis, délibérément ou manipulé, l’auteur de ladite lettre s’aventure: il commence par créer un prénom d’Adrien qu’il colle à l’un des intervenants, Charles Onana. Et sans vérifier ses sources ou pour se ridiculiser gratuitement ( il y en a qui aiment ça), l’auteur annonce un procès qui aurait été intenté à l’encontre de Charles Onana, soi-disant, suite aux propos négationnistes tenus à la chaîne LCI en 2019. 

Vincent Herouët, de la LCI contacté par LACROIX à ce sujet  met à nu Licra: “nous n’avons pas reçu l’ombre d’une plainte à ce sujet : cette phrase est sortie avec malhonnêteté de son contexte. Charles Onana n’a jamais nié sur notre antenne la réalité du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994. On comprend bien dans cet entretien, qu’il parle de la période qui précède ce génocide”. 

A la question de ce fameux procès à son encontre, Charles Onana réplique à Réveil FM International : “n’importe quoi”, avant d’ajouter: “le ridicule ne tue pas et que rien ne les arrête dans la diffusion du mensonge!”.  

Enfin, Charles Onana lance un défi à Licra: “Ils seraient bien inspirés de s’intéresser à la situation dramatique de mon ami Déo Mushayidi, victime Tutsi du génocide de 1994, condamné à perpétuité parce qu’il a réclamé, comme moi, vérité et justice pour les Tutsi et les Hutu. Demandez à tous les journalistes et associations qui ont diffusé cette rumeur à quelle date se tient le procès ? C’est hallucinant ! Ce sont des méthodes de voyous. Le droit français reste tout de même précis. Vous aurez remarqué qu’ils m’ont même baptisé « Adrien » pour l’occasion. Je n’ai jamais vu ce prénom dans mes papiers d’identité. Cela vous donne une idée du niveau de rigueur de ceux qui me poursuivent. S’ils en sont à ne même pas savoir comment je m’appelle alors que mon nom est sur tous mes livres, je serais tenté de dire qu’ils vont jusqu’à nier publiquement le nom que m’ont donné mes parents… N’est-ce pas du « négationnisme » ça ?”

Rappelons que dans le passé le régime de Kagame avait porté plainte contre Charles Onana pour diffamation, plainte qui a été retirée par peur que toute la vérité éclate devant les juges, et le public, ce qui servirait de jurisprudence.

Chaste Gahunde


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Colloque de l’Afrique des Grands Lacs au Sénat: Charles Onana répond !

Colloque de l’Afrique des Grands Lacs au Sénat: Charles Onana répond !

Sénat français, le colloque sur l’Afrique des Grands Lacs a subi des pressions mais a eu lieu. Journaliste et politicologue, Charles Onana est un panafricaniste avéré et digne fils d’Afrique, Charles Onana a braqué ses projecteurs sur les morts en RDC. Il est devenu l’ambassadeur itinérant et plénipotentiaire des victimes congolaises du régime dictatorial du Rwanda. Il a été orateur au Sénat.

Mulongo_Onana

Journaliste et politicologue, Charles Onana (à gauche) a mis vingt-ans de sa vie pour ses investigations sur l’Afrique des Grands Lacs. Il en est l’un des experts. Personne ne nie qu’il y a eu génocide au Rwanda en 1994. Panafricaniste avéré et digne fils d’Afrique, Charles Onana a braqué ses projecteurs sur les morts Congolais. Il est devenu l’ambassadeur itinérant et plénipotentiaire des victimes congolaises du régime dictatorial du Rwanda. Paul kagamé et ses affidés européens et anglo-saxons ont “boutiqué” l’histoire du génocide au Rwanda. Ce génocide rwandais est devenu un fonds de commerce pour Paul kagamé, qui le brandit pour culpabiliser le monde entier d’avoir laissé faire. C’est son faire valoir. C’est l’histoire des vainqueurs.

Or il s’est avéré que le même Paul Kagamé qui crie au génocide pour son peuple, uniquement des Tutsi, pas des Hutus ni des Twa, commet des crimes de sang, crimes de génocide et crimes contre l’humanité en République démocratique du Congo. Mieux, Kagamé pille et recel les ressources du Congo en toute impunité. Ayant culpabilisé le monde entier, les crimes de Kagamé sont tus, ignorés et oubliés. Et Charles Onana à la manière d’Emile Zola au cours de l’affaire Dreyfus dit: “J’accuse Paul Kagame de massacrer les populations congolaises pour piller les ressources du Congo”.

Cela choque et gène, tous ceux qui ont bâti le château des cartes de Paul Kagamé sur des mensonges et manipulations. A la différence de Pierre Péan, Charles Onana est un africain, on ne peut donc pas l’accuser de raciste. Et donc on l’accuse d’être “Négationniste” ! Simplement parce qu’Onana a choisi d’écrire l’histoire avec les lunettes du gibier pas avec celles du Chasseur. Sauf que dans les pays des Grands Lacs: prédateurs, pillards, receleurs et chasseurs sont nombreux. Les victimes, plus de 12 millions de morts uniquement en RDC, les Hutus et Twa Rwandais sont décimés, on regarde ailleurs. Un mort est un mort qu’il soit Congolais, Hutu, Tutsi ou Twa dans les pays des Grands Lacs. Charles Onana a été l’un des intervenants du Colloque sur l’Afrique des Grands Lacs au Sénat francais , le lundi 9 mars dernier…colloque que le président du Sénat rwandais et plusieurs associations tutsies rwandaises ont réclamé l’annulation. Le Colloque a bien eu lieu.

1. Réveil FM International: Le palais du Luxembourg, siège du sénat français était imprenable avec le colloque sur l’Afrique des Grands Lacs, le lundi 9 mars. Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères a même dit que jamais le sénat n’avait subi autant de pressions extérieures pour l’annulation de ce colloque…

Charles Onana: Oui, la campagne contre ce colloque sur la tragédie des Grands Lacs africains a été d’une violence et d’une agressivité inouïes. Il s’agissait pourtant d’un simple débat intellectuel qui regroupait des chercheurs européens, africains et nord-américains très compétents et très qualifiés que l’on n’a pas l’habitude d’entendre. L’assistance était composée de chercheurs, de sénateurs, de diplomates, de députés, d’anciens ministres, de responsables politiques, de militants associatifs et de citoyens africains et français de tous bords. C’était un grand moment d’échanges, très civilisés et de réflexion intellectuelle de haut niveau. Mais ce n’est pas nécessairement ce qui ressort du compte rendu des médias en général.

2. Réveil FM International: Aucun média n’a relayé ce que vous avez dit au sénat.. qu’avez réellement dit dans votre intervention ?

Charles Onana: Je crois que certains ont des difficultés à reprendre mes propos tellement ils s’obstinent à dresser de moi un portrait peu flatteur comme le leur demandent les amis du régime de Kigali. Mon propos s’inscrivait plutôt dans le prolongement de ma démarche scientifique relative à mon livre sur l’opération Turquoise. J’ai d’abord précisé que depuis vingt-cinq ans, les accusations contre l’opération Turquoise étaient d’une pauvreté affligeante et que les assertions des accusateurs ne résistaient pas à l’examen des faits et des preuves. J’ai également rappelé que j’avais minutieusement examiné les archives émanant du Conseil de sécurité pendant dix ans et ce que j’ai découvert m’a donné le vertige.

Contrairement à ce qui a été dit et écrit depuis plus de deux décennies, le conseil de sécurité ne s’est jamais désintéressé du Rwanda ni des Rwandais en 1994 mais c’est le FPR de Paul Kagame qui a écrit, entre avril et juin 1994, plusieurs lettres au président et aux membres du Conseil de sécurité pour exprimer son refus catégorique d’une intervention multinationale permettant de mettre fin aux massacres et au génocide. Cette découverte m’a bouleversé. L’existence de ces lettres de la rébellion est une bombe sur le plan scientifique et elle remet en cause l’histoire officielle telle qu’elle est racontée depuis vingt-cinq ans.

3. Réveil FM International: L’hommage à Pierre Péan, grand journaliste Français d’investigation dont vous avez repris le flambeau, doit vous honorer…

Charles Onana: Un hommage a effectivement été rendu à Pierre Péan par Judi River et moi-même car il a été très violemment attaqué, lui aussi, par ceux qui sont hostiles à la vérité et aux révélations qu’il avait apportées dans le dossier de la tragédie des Grands Lacs. Il a fait le travail que peu de journalistes ont eu le courage de faire. En cela, il a fait honneur à toute la profession.

4. Réveil FM International: Que répondez vous à ceux qui vous accuse d’être “Négationniste » ?

Charles Onana: Je n’ai pas de temps à consacrer à des individus qui sont spécialisés dans l’invective et refusent le débat scientifique. Dire de quelqu’un qui publie un livre que personne n’a d’ailleurs attaqué devant les tribunaux qu’il est « négationniste » n’apporte rien au progrès de la connaissance sur les événements du Rwanda et sur ce qui se passe au Zaïre (actuelle République Démocratique du Congo) depuis 1994. Ceux qui me qualifient ainsi sont précisément ceux qui nient l’extermination des millions de Congolais, des Twa, des Hutu et aussi de Tutsi au Rwanda et au Zaïre par les troupes de Paul Kagame. Qui est donc « négationniste », eux qui nient ces victimes ou moi qui apporte les preuves des crimes commis par le « camp des vainqueurs » ? En fait, ces soutiens inconditionnels de criminels contre l’humanité attribuent à des auteurs ou à des responsables politiques un qualificatif qui pour moi relève du même mépris et de la même arrogance avec laquelle ils traitent les victimes congolaises et rwandaises.

5. Réveil FM International: Vous n’avez jamais tué personne, ni fait un coup d’État en Afrique ni envahi un autre pays africain pour piller ses ressources, pourquoi faites-vous peur ? Pourquoi cette volonté de vous bannir dans l’espace francophone ? Vous donner la parole, c’est s’attendre aux ennuis ?

Charles Onana: Manifestement, des messages circulent dans plusieurs rédactions parisiennes interdisant de m’inviter surtout dans les médias publics. Il n’y a toutefois aucune restriction, dans les mêmes médias, envers ceux qui défendent le régime rwandais et qui me traitent de tous les noms d’oiseaux. Je n’écris pourtant que des livres très appréciés du public des Grand lacs africains et je fais simplement de la recherche scientifiques avec un certain niveau d’exigence et de probité. Je crois que les livres et les auteurs qui osent examiner les choses en profondeur sont en principe « dangereux », d’après certains régimes criminels et leurs sympathisants. Aller en profondeur, c’est aussi porter la lumière là où certains préfèrent absolument conserver l’obscurité et le silence de leurs cadavres. Tenter d’apporter des preuves du mensonge là où certains refusent qu’on les montre est effectivement propice aux ennuis.

6. Réveil FM International: Le colloque Afrique des Grands lacs a eu lieu, quelle suite donner à cette rencontre ?

Charles Onana: Une suite qui viserait à cesser de se soumettre intellectuellement au discours officiel de la tragédie rwandaise. La suite serait de ne plus accepter que l’on prétende que le génocide du Rwanda a eu des conséquences non prévues en République Démocratique du Congo (RDC). C’est inexact ! Le drame du Rwanda visait l’invasion et le pillage du Congo. Les preuves existent. Il est donc urgent de réexaminer ce discours stigmatisant, continuellement méprisant et discriminant envers les autres victimes de la tragédie des Grands Lacs. Il faut faire entendre les voix de toutes les victimes : Hutu, Twa, Tutsi et Congolais, tués par les troupes de Paul Kagame au Rwanda et en RDC. C’est une exigence intellectuelle, humaine et scientifique que de refuser de trier dans les charniers. Fléchir et ramper devant les pressions d’une caste de criminels contre l’humanité ou de leurs thuriféraires est une renonciation à notre propre humanité. Tous ceux qui furent tués au Rwanda et en RDC méritent, sans discrimination ni restriction, d’être considérés et respectés. Je ne trie pas les morts Tutsi, Hutu et Twa. De même qu’on ne saurait, pour un enfant né d’un parent Tutsi et d’un parent Hutu et qui a perdu ses deux parents en 1994, s’intéresser à une seule partie de sa famille et considérer que l’autre n’existe pas.

7. Réveil FM International: On dit que vous êtes le chouchou des Africains silencieux, la prunelle des yeux des Congolais l’avez-vous ressenti au Sénat ?

Charles Onana: En tout cas, j’ai le sentiment d’avoir fait mon travail de façon honnête et avec humilité. Je n’ai jamais prétendu détenir la vérité, loin de là. Mais les lecteurs sont ravis et me disent merci d’avoir osé. Ils connaissent bien les enjeux qui pèsent sur ce dossier. Les milliers de femmes violées de la RDCongo en savent quelque chose. J’ai rencontré des lecteurs et lectrices venus de loin, du Canada et même d’Afrique pour ce colloque. C’est dire son importance. Les organisateurs de la rencontre du Sénat ont réussi leur pari. En plus d’ouvrir un débat démocratique et intellectuel d’une grande tenue, ils ont aussi posé un acte de catharsis. Les victimes congolaises ont eu droit à la parole qu’on leur refuse. Les visages, tantôt émus tantôt souriants, exprimaient une grande satisfaction. L’ambiance était chaleureuse et les poignées de mains franches. Dans les médias, on avait plutôt annoncé un « colloque de la honte » et « de la haine » ou du « négationnisme ». Il n’y a rien eu de tout cela. Et c’est dommage que les médias soient passés, une fois de plus, à côté de la réalité en restant sur leurs préjugés plutôt que de rendre compte en toute objectivité.

8. Réveil FM international: Il y a un procès au pénal contre vous pour avoir nié le génocide des Tutsi. Etes-vous déjà fixé ?

Charles Onana: N’importe quoi ! Le ridicule ne tue pas et que rien ne les arrête dans la diffusion du mensonge… Ils seraient bien inspirés de s’intéresser à la situation dramatique de mon ami Déo Mushayidi, victime Tutsi du génocide de 1994, condamné à perpétuité parce qu’il a réclamé, comme moi, vérité et justice pour les Tutsi et les Hutu. Demandez à tous les journalistes et associations qui ont diffusé cette rumeur à quelle date se tient le procès ? C’est hallucinant ! Ce sont des méthodes de voyous. Le droit français reste tout de même précis. Vous aurez remarqué qu’ils m’ont même baptisé « Adrien » pour l’occasion. Je n’ai jamais vu ce prénom dans mes papiers d’identité. Cela vous donne une idée du niveau de rigueur de ceux qui me poursuivent. S’ils en sont à ne même pas savoir comment je m’appelle alors que mon nom est sur tous mes livres, je serais tenté de dire qu’ils vont jusqu’à nier publiquement le nom que m’ont donné mes parents… N’est-ce pas du « négationnisme » ça ?

9. Réveil FM International: 20 ans de votre travail sur les Grands Lacs pour que seulement aujourd’hui la vérité commence petit à petit à faire son chemin…avec la conséquence de votre diabolisation…

Charles Onana: Souvenez-vous que Mandela fut longtemps traité de « terroriste » avant que le monde entier le traite de « Grand homme » ou de « démocrate », Martin Luther King était aussi présenté comme un homme « dangereux pour la sécurité de l’État » simplement parce que ces gens réclamaient la vérité et la justice dans leur pays. Moi je n’ai ni la taille ni le niveau de combativité de ces illustres personnalités. J’écris simplement des livres en apportant généralement des preuves sur ce que j’avance. Ce sont ces preuves qui permettent d’expliquer et de comprendre l’origine ou la cause principale de la tragédie du Rwanda et du Zaïre. Ce sont les même preuves qui me valent toutes les insultes, attaques et autres dénigrements. J’ai découvert des documents que je ne devais pas découvrir, des documents qui devaient rester cachés pour toujours au Conseil de sécurité. Voilà mon crime !

10.Réveil FM International: Êtes-vous en sécurité ? Vous sentez-vous menacé ?

Charles Onana: Je suis serein.

 

Freddy Mulongo

Source: Mediapart 


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La France demande à ses ressortissants de quitter le Rwanda immédiatement.

L’ambassade de France au Rwanda appelle les touristes français sur le territoire rwandais à  regagner la France immédiatement. L’ambassade fait suite au discours du président Emmanuel Macron tenu le lundi 16 mars 2020 au sujet de la pandémie Coronavirus , COVID-19.

Dans le but de faire face à la pandémie,  la France a mis en place de mesures drastiques et a mobilisé les ressources conséquentes car “on est en guerre” a dit Monsieur Macron. Dans son discours suivi par plus de trente millions de téléspectateurs, le président de la France a demandé aux résidents, entre autres d’éviter les déplacements sauf pour des raisons importantes inclus faire des courses, aller au boulot uniquement si le travail est indispensable à la vie du pays et que le télétravail est impossible. Une attestation sur l’honneur devra être signée et portée par la personne souhaitant sortir. Ces mesures seront de rigueur pendant au moins 15 jours.

Les mouvements entre l’espace Schengen et son extérieur sont interdits jusqu’à nouvel ordre. Mais les Français souhaitant rentrer chez eux seront assistés par le gouvernement.

L’ambassade de France à Kigali exécute.

rwamba

Cette décision est à  saluer car, non seulement le Rwanda n’a pas assez de moyens et de systèmes efficaces pour répondre à ce genre de crises, mais aussi apparemment le gouvernement n’est pas transparent dans la communication des statistiques de la propagation de la  pandémie sur le territoire rwandais.

Chaste GAHUNDE


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Kizito Mihigo Calvary: what he said before he was assassinated

One of motives to kill Kizito MIHIGO was to prevent him from talking about what he saw througout his ordeal. He had just discovered that all the Human Rights Watch’s reports on rights abuses, torture cases,.. which Kigali refuted all the time were true. He was ready to testify. Kagame’s men killed him. But it was to late he had managed to speak out.

The following text is an initial transcript of parts of the recordings he sent out to his contact whilst in prison.

This note was recorded on October, 6th, 2016. I am Kizito Mihigo. I am detained in the central prison of Kigali, officially called Nyarugenge prison, and alternatively called 1930, in reference to the year when it was built. In April 2014, after having composed and produced a christian song, I was kidnapped, detained and accused of plotting and conspiring against the regime and its president.

In fact, on March 5th, 2014 I had made public a new song titled “igisobanuro cy’urupfu”, (translation: explanation of death). And I published it on my youtube channel, on my personal website, and the official pages of my foundation. During the following days, I received insults, menaces and warning messages telling me that something bad was going to happen to me. I was also contacted several times by government officials, including the minister of culture, the chief of the criminal investigation department (CID), the responsible of culture in the ministry of defense, the executive director of the National Commission Against the Genocide (CNLG) and the office of the president. 

During his speech at the occasion of delivering new ranks to police officers on March 17th, 2014, the president had declared this: “I am not a singer to please the country’s enemies.” In the evening of April 1st, 2014 I was invited by the Chief of staff in the president office. The meeting took place in the office of the president of the senate. The current senate president at the time was vice president of the same institution. Both told me that the president had not liked my song. Therefore I had to apologise in writing to him. I had also to apologise to the population, which allegedly had been shocked by my song. At that meeting I tried to explain unsuccessfully that my song hadn’t been composed with the intention of harming anyone. It was rather a christian message which preached compassion, forgiveness and reconciliation to its audience.

The president’s chief of staff and the senate’s vice president told me that if I didn’t comply with what they were asking me to do, I was a dead man. Therefore I did what they had asked me, meaning apologizing to the president through a letter and the population through the media. The president’s chief of staff had reassured me that if I did what was asked from me, I wouldn’t have any more problems or face any other (translator emphasis – punitive) measures. 

But on April 06, 2014, between 10:00am and 11:00am, when, with my driver I arrived in front of the traffic lights located on the road between the Parliament building and the Rwanda Development Board (RDB) headquarters, a  person entered spontaneously into my car through an unlocked door. It was a policeman I knew. He ordered me to get out of my car and enter his. I went into his car. It was driven by another policeman that I also knew. They confiscated my phone, they told me that we were going to meet one of their superiors who wanted to talk to me. We didn’t go where they had mentioned, but instead we drove around the city of Kigali for tens of minutes. At the end I was taken to the police centre of Gikondo, generally known as Chez Gacinya.

I stayed there for nearly 30 minutes, in a conference room without anyone asking me anything. And when I tried to ask questions, nobody replied to me. I was thereafter put back into the car, then we drove towards Kicukiro. Before arriving at the destination, two individuals in civil uniforms joined us. They sat one on my left and the other on my right. The vehicle continued towards the Nyanza forest. The area is located in the city suburb in the direction leading to Bugesera.

I remained in the car parked in that forest, and surrounded by people I didn’t know and who were not talking to me. From midday until late evening around 8:00pm. Around 6:00pm, a thought came to my mind telling me that these people were going to kill me in that forest. My body was going to be discovered the following day, on April 07, the day of comemorating the 94 genocide. Then I said (to my kidnappers) that if the problem was my song, I had discussed the issue with the president’s chief of staff and the senate’s vice president. Within a few minutes, the car left the forest and I was again driven to the office of the senate’s vice president. I met with the same officials as before, but there was a third one this time, the deputy police commissioner.

They told me that, on top of the song, for which I was accused, they had found in my phone a whatsapp discussion where I exchanged views with someone from the opposition. And it was true. I had a conversation with someone from the opposition, and in our exchange we were very critical of the government. I knew that the Rwandan government didn’t like to be criticised. And for me it’s not a crime to criticise a government.

During that second meeting in the office of the senate’s vice president, I was seriously insulted by the three present personalities, and threatened of being killed. I said sorry. I was then told that I needed to continue asking for forgiveness, but that this time they were not sure if I was going to be forgiven. I was then taken to the car. Once inside, I had my head and face covered with a black balaclava. The vehicle was running but I couldn’t know where we were going. Within minutes, I found myself in a room with a bed, in a residential house, and I stayed there for nine days. 

I was handcuffed 24/7. I ate once every two days. On this very day while I am saying this, I can’t tell where that house/ prison is located. Because each time I was taken out or coming in, my head and face were always covered. I got seriously questioned in that house, and on several occasions. On April 10th for example, meaning four days after the kidnapping, I was taken to the office of the deputy police commissioner, Dan Munyuza, I was beaten up by policemen who were there, I was lying on the ground and getting hit on my back. Thereafter I was taken to a room at the offices of the prime minister. I found there many VIPs from the government. They asked me as well many questions about my song and my whatsapp conversation with a member of the opposition.

Up until April 15th, I stayed locked up in the same secret safe house. It was the same day that I was brought in front of the media. The deputy police commissioner came to me and said that if I continued asking for forgiveness publicly and pleading guilty for all the accusations against me, for the period of investigation and hearing in front of the court, things would be easier for me. On the other hand, if I pleaded not guilty and started denouncing all the injustices I had been victim of, I was going to be sentenced for life imprisonment. And I was certainly going to die in prison. He continued insisting on me pleading guilty on that day, before I appeared in front of the journalists. He explained that pleading guilty and asking for forgiveness, that’s how things will get easier for you, but if you start challenging the authority, pleading not guilty or denouncing your kidnapping or torture and other illegal practices inflicted unto you, you will get a life imprisonment.

I agreed on the terms of the arrangement. To the media and the judge I said that I was sorry for my deeds, but I couldn’t help saying that I only discussed with someone my song. During my hearing, nothing related to the song was mentioned, but I know well deep down that it is central to the whole saga. It was farther to its launch that I had been arrested, even if they hadn’t traced that conversation (with someone in the opposition), they would’ve caused me problems. That had already occurred uniquely because of that song.

On April 15th, after addressing the press, I was taken to the public attorney without a lawyer. The public attorney gave me one day to find myself a lawyer. During my hearing, I always pleaded guilty as I had promised. And on February, 27th 2015 I was sentenced to 10 years of imprisonment. I was told that I was guilty of all the accusations against me, except being complicit in acts of terrorism. Within 30 days after the sentencing, I introduced an appeal to the High Court and I am still waiting (on October 6th, 2016) to hear from them.

This note is recorded on February 8th, 2017 at the Central prison of Kigali, called 1930. I am Kizito Mihigo, detained since April 2014. Recently, exactly on January 21st 2017, I received the visit of the General Police Commissioner, Emmanuel Gasana, who came alone and I chatted with him in the office of the prison’s director. He explained to me that the motive of his visit was to ask me if I didn’t have any message to transmit to the highest authority of the country. I told him that the only message for him was to ask for forgiveness and be allowed to get back into society and become active again, pursue my musical activities. He asked me a few questions about my case. He asked me among other things why I had dared discussing with a member of the opposition, which is the main official offence for my imprisonment. I replied that I was frustrated. I disagreed with some government policies and actions. And that on a personal level I had also had opposing views with some political personalities. He asked me if there wasn’t any other way of solving issues which didn’t involve discussing with the opposition. I replied that I hadn’t anymore trust in the government, and that I needed someone who could understand me. He asked me if I wanted the president to forgive me or a presidential pardon. I said yes. I wanted to be forgiven, but that I wanted to be allowed to pursue my artistic and christian work, which promotes peace and reconciliation. I explained to him that by advocating for peace and reconciliation as an artist, I would be contributing to the work of the government for national reconciliation. After around ten minutes of conversation, the police commissioner left without saying goodbye. The same way as he had come in and didn’t greet me. I didn’t know exactly the motive of his visit, neither who had sent him. 

In conclusion, in my view, my case is political, with fabricated evidence. For example, I didn’t know the individuals who were brought to testify against me. I only knew Cassien Ntamuhanga who was a journalist. I find that there wasn’t any connection between our cases. But the prosecution needed those false witnesses to prove that I was guilty. And the evidence of such manipulation is that the witness called Jean Paul indicated to the judge in the courtroom that the police had tortured him telling him that he had to plead guilty to make Kizito become guilty. It was a political case, without any respect for proper legal procedures. It was characterised by many illegal practices, including torture, kidnapping, unauthorised detention. The arrest procedure was also illegal. Normally, when someone is arrested, they are told the motive of the arrest and shown a legal document authorising it. This wasn’t the case in my situation.”

The list of the people in high positions of authority in Rwanda, from government officials, to security forces and civilians, who tortured Kizito Mihigo directly and or indirectly by giving orders, includes the following names. The list is not comprehensive.

abishi

Paul Kagame, Protais Mitali, Gerard Nyilimanzi, Ines Mpambara, Bernard Makuza, Athanase Ruganintwali, Aphrodis, Dan Munyuza, Jean de Dieu Mucyo, James Kabarebe, Karenzi Karake, Jack Nziza, Fred Ibingira, Rurayi Gasana, Jean Pierre Dusingizemungu, and Egide Gatera.

Source: The Rising Continent


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A son tour, Mushikiwabo crucifie Kizito Mihigo!

Le contraire aurait été étonnant. Après quelques semaines de silence imposé, Mushikiwabo ne va pas échapper à la question sur la mort de Kizito Mihigo. Comme on l’aurait deviné, Madame ne se donne pas la peine de feindre l’empathie envers celui qu’elle déshumanise pour le seul fait d’avoir réclamé la reconnaissance des victimes de crimes commis par le Front Patriotique Rwandais (FPR).

L’on reconnait la maîtresse de la diplomatie rwandaise au lendemain de la strangulation dans une chambre d’hôtel Sud-africain de l’ex chef espion rwandais, Patrick Karegeya. Comme tout âme bienveillante attribuait l’assassinat de Karegeya aux escadrons de la mort de Kagame, Mushikiwabo a fustigé ces accusations, sans pour autant manquer d’exprimer l’excitation (ou plus) que la mort de “l’ennemi” de son pays l’avait procurée.

Et qui pourrait oublier son arrogance inégalée lors du sommet France – Afrique tenu à Dakar en 2014? Lors de ce sommet le président français , François Hollande dans le temps, avait critiqué les dirigeants qui manœuvrent les Constitutions  de leurs pays en vue de s’éterniser au pouvoir. Mushikiwabo a vu le doigt pointé à Kagame, et a évacué les propos qui ne pouvaient que l’abaisser, sauf qu’elle s’en tapait, aussi longtemps qu’elle faisait plaisir à son chef. Une année plus tard Kagame a changé la Constitution pour se faire réélire président en 2017. Une autre histoire!

Cette fois-ci, Mushikiwabo tente de justifier l’assassinat de Kizito : “Ce jeune homme avait basculé dans une sorte de recherche de célébrité auprès de toute sorte d’individus qui n’étaient pas des gens qui voulaient du bien au pays”1.  En d’autres termes, la peine de mort “par pendaison” est décrétée à quiconque tente de (1) être une célébrité et/ ou (2) parle aux gens qui ne veulent pas du bien au pays. C’est bien noté Madame. Vous me rappelez un truc: j’ai entendu dire que le prétexte avancé lors du génocide contre les Tutsi était qu’ils s’associaient aux “individus qui n’étaient pas des gens qui voulaient du bien au pays”   et que, de ce fait, leur mort était justifiée. Je n’ai pas été d’accord avec ce prétexte, tout comme je n’achète pas vos conneries sur Kizito.

Chaste Gahunde


(1) Lemonde.fr


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Rwanda : we have another Virus to fight, more virulent than Covid-19.

As the world stands together in fighting the corona virus (COVID-19) let us not forget, as Rwandans , that we have another virus which we have to fight: Kagamevirus (AKAGA-94).

Let us not forget to fight the virus that has attacked our entire governing system and left it almost crippled.
Let us stand together to fight the virus that recently killed Kizito Mihigo.
Let us stand together in fighting the virus that recently made Barafinda Sekikubo Fred to be admitted in the mental hospital, while he is not mentally ill.

Let us stand together in fighting the virus that keeps on attacking opposition leaders, like Madame Victoire Ingabire and Maître Bernard Ntaganda.
Let us stand together in fighting the virus that has closed the political space in Rwanda.

Let us stand together in fighting the virus that has been attacking our neighboring countries and caused the borders to be closed to many Rwandans who depended on cross border trade.

Dear Country men and women, we must fight vigorously and defeat this virus.
I am optimistic that victory is certain.

God bless us all and protect us from our Rwandan common virus and COVID-19.
May God bring to an end the COVID -19 and hill those who are suffering from it.
RIP Kizito Mihigo who was killed by Our common Rwandan virus, Kagamevirus, (AKAGA-94)

 

Jeanne Mukamurenzi

 


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KAGAME a dissimulé les informations sur Corona Virus au Rwanda.

On ne pourra jamais faire confiance au régime de Paul Kagame. Une fois de plus le gouvernement est attrapé la main dans le sac. Il ne s’agit pas d’un sujet à prendre à la légère car ça concerne la santé publique.
En effet, le gouvernement de Paul Kagame a tenté de dissimuler les informations concernant la présence du virus sur le territoire rwandais. Le régime a annoncé le premier cas de Covid-19 au Rwanda le 14 mars 2020. Mais l’ambassade des Pays-Bas l’avait déjà annoncé le 12 mars 2020 – deux jours avant le gouvernement du Rwanda.
Certaines maisons de presse ont immédiatement publié les révélations de l’ambassade des Pays-Bas. En d’autres termes, le régime n’a pas pu cacher l’affaire une fois que les Néerlandais l’ont révélée et que les médias ont publié l’histoire. L’on ne sait pas encore comment l’ambassade des Pays Bas a été au courant de la présence du virus.
Tout ce qu’on sait est que  le régime subit beaucoup de pression ces derniers jours après l’assassinat de Kizito MIHIGO dans les locaux de la police où il était détenu provisoirement avant de répondre aux allégations de “tentative de s’exiler”. Une pétition a été mise en ligne pour demander les pays membres du Commonwealth de ne pas tenir le sommet de CHOGM (Commonwealth Heads of Governments Meeting) à Kigali suite aux abus multiples du pouvoir contre les droits de l’homme.
Ayant peur de rater l’opportunité d’accueillir ce sommet si important, le régime voudrait dissimuler toutes les mauvaises nouvelles, inclus le Coronavirus au Rwanda. Ainsi, Kagame  mettait en danger plus de douze millions de vies humaines pour soigner son image. C’est horrible!
COVID RWANL

Chaste GAHUNDE


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