Category Archives: Politique

RWANDA Govt social media accounts used to “intimidate people” – US Government.

“Government-run social media accounts were used to debate and at times intimidate individuals who posted online comments considered critical of the government,” reads the 38-page report in part.

The report, compiled annually by the US State Department, also says the Rwandan government continued to monitor email and internet chat rooms.

It reads: “Individuals and groups could engage in the peaceful expression of views online, including by email and social media, but were subject to monitoring. There were reports that some individuals were arrested based in part on information obtained from email and internet monitoring.”

As for how much access Rwandans have to content online, the Americans, who are the single biggest bilateral donor to Rwanda, say there is notable restrictions of what we in Rwanda can see.

The report reads: “The government restricts the types of online content that users can access, particularly content that strays from the government’s official line, and continued to block websites.”

In May 2019, the minister of information and communications technology and innovation, Paula Ingabire, announced in Parliament the government planned to impose regulations on social media content so as to combat misinformation and protect citizens.

Minister of information and communications technology and innovation, Paula Ingabire  Musoni was instrumental in establishing censorship against critics.

The government blocked access within the country to several websites critical of its policies, including websites of the Rwandan diaspora.

According to a 2010 law relating to electronic messages, signatures, and transactions, intermediaries and service providers are not held liable for content transmitted through their networks.

Nonetheless, says the US report, service providers are required to remove content when handed a takedown notice, and there are no avenues for appeal.

 

Chris Kamo 


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Rwanda : Kizito Mihigo was killed for acknowledging that Hutu are human.

IMG-20200223-WA0023Rwanda: Kizito was not killed for preaching the sole peace and recociliation, rather for acknowledging that Hutu are humans.

How many sang peace and reconciliation and were killed for it? No one. The message from National Unity and Reconciliation, isn’t about peace and reconciliation? Pastor Rutayisire doesn’t teach peace and reconciliation? How about Gitwaza and all churches, etc ? Aren’t they safe?
Now it must be clear in all your heads.

Kizito Mihigo was not killed because he sang peace and reconciliation. His only sin was that he dared say ” Na bo ni abantu, ndabazirikana” Meaning, they are also humans, I think of them.
Rwandans from hutu families are not allowed to express their sufferings and their mistreatment. Not only Kizito Mihigo, whoever else will say it openly, will face consequences.

Because that is the political pillar of the RPF: dehumanize the Hutu, negate their existence, diabolize them in order to control the power. Kizito was killed for the sole reason that he acknoweledged that Hutu are human, that their victims must be commemorated as it is done for Tutsi victims, no matter what kind of death they faced.

I call on all citizens of goodwill to distance themselves from this satanic mindset, rebuke the RPF regime, and know that our diversity constitutes more an advantage than a disadvantage.

Being Hutu or Tutsi is not a crime, it is rather our social construct on which we can build an equal and equitable society by cooperation and “comparative advantage”.
May the blood of Kizito Mihigo help us grasp this great principle.

Chaste Gahunde

Rwanda : Yolande MUKAGASANA se réjouit de la mort de Kizito MIHIGO.

RWANDA : YOLANDE MUKAGASANA SE RÉJOUIT DE LA MORT DE KIZITO MIHIGO !

Dans une tribune libre parue dans igihe.com dans son édition du 27 février 2020, Yolande Mukagasana fait un long réquisitoire contre Kizito Mihigo de telle sorte qu’elle apparaît comme faisant partie du complot ourdi de longue date contre le regretté.

Yolande Mukagasana : Rétrospectives

A son arrivée en Belgique après 1994, Yolande Mukagasana, aidée par ses «  nègres littéraires », a été très prolifique. Elle a écrit entre autres « La mort ne veut pas de moi », sorti en 1997.

Alors doctorant à l’Université Catholique de Louvain, Maurice Niwese, dans ses travaux de recherche, a présenté, en 2005, un document intitulé « Le Rwanda face à sa crise identitaire ». Il s’agit d’une analyse faite à partir du livre de Yolande Mukagasana.

Un extrait tiré de ce travail universitaire donne la mesure du contenu du livre :

Dans son témoignage La mort ne veut pas de moi, Yolande Mukagasana se définit comme étant d’ethnie tutsi, à laquelle elle est fière d’appartenir, mais elle semble affirmer en même temps que cette ethnie n’existe pas, puisqu’il n’y a pas d’ethnies au Rwanda. Cette prise de position qu’un raisonnement rigoureux qualifierait d’absurde est un symptôme d’une crise identitaire dont le Rwanda a encore du mal à se défaire. Comment, sans nier sa propre existence, peut-on dire qu’on appartient à une ethnie qui n’existe pas ? Logiquement, si un élément fait partie d’un ensemble, nier l’existence de l’ensemble entraîne la négation de l’élément. Comment peut-on être et ne pas être en même temps ? […] En rassemblant dans un même raisonnement deux discours contradictoires – c’est-à-dire qui ne peuvent être vrais ni faux en même temps – on aboutit à une situation difficilement tenable. Effectivement, pour le cas du Rwanda, c’est à la fragilité identitaire que conduira la contradiction. On assistera à l’émergence des identités mal assumées, ce qui ne va pas sans traîner à sa suite des conséquences néfastes [p 24].

A la publication de ce livre, Yolande Mukagasana a enchaîné des succès. Des TV des pays occidentaux se l’arrachaient les unes après les autres pour des interviews. Dans la foulée, elle a été le principal témoin à charge des premiers procès d’assises en Belgique.

Yolande Mukagasana a été sur tous les fronts avec l’objectif inavoué d’être parmi ceux qui comptent dans le régime incarné par Paul Kagame. Pour ce faire, elle a multiplié des actions de propagande pour contrer toute voix discordante au discours du pouvoir de Kigali. Elle a même une fois tenté d’empêcher une conférence organisée par Paul Rusesabagina au motif que la salle était dans les parages de son habitation et que cela réveillait ses traumatismes de 1994.

En décembre 2010, elle a encore fait parler d’elle à l’occasion de la visite du président Paul Kagame en Belgique. Prenant la parole, elle a dit qu’elle a voulu le rencontrer à plusieurs reprises, mais que cela n’a pas pu se faire suite au refus d’audience de son directeur de cabinet, Dr Thégène Rudasingwa. Elle parlait de celui-ci avec mépris car il venait de s’exiler. Lors de cette prise de parole, elle avait également fustigé le discours d’Evode Twagirayezu, alors représentant de la diaspora rwandaise en Belgique qui avait suggéré au président que son gouvernement se penche sur la question de la qualité de l’enseignement qui laissait à désirer. Yolande Mukagasana avait laissé entendre publiquement qu’elle ne se retrouvait pas dans cette diaspora dirigée par quelqu’un qui tient de tels propos et le président Paul Kagame lui avait donné raison. Depuis lors, elle a acquis ses lettres de noblesse et réside au Rwanda en conseiller occulte du régime. C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre sa sortie dans igihe.com où elle est d’avis que la mort de Kizito était justifiée.

Approbation de la mort de Kizito Mihigo

Dans son écrit du 27/2/2020, Yolande Mukagasana raconte qu’elle connaît Kizito Mihigo en Belgique. Ils sont devenus amis et n’ont cessé de se fréquenter. Il l’a accompagnée quand elle a quitté la Belgique pour aller s’installer au Rwanda. Le rendez-vous avait été fixé à Kigali après les études de Kizito Mihigo. Mukagasan  rappelle que Kizito Mihigo, à son arrivé au Rwanda, ne l’a pas appelé comme promis. Et pour cause, il avait basculé du côté des ennemis du régime, précise Mukakagasana, de façon qu’il allait même chanter les messes commémoratives du 6 avril. Ce qui,  pour Yolande Mukagasana, est inacceptable.

Finalement Mukagasana a pu rencontrer Kizito à Kigali. Elle a remarqué que le jeune homme avait changé, dit-elle. Mais leurs relations sont devenus exécrables quand Kizito a produit la chanson « igisobanuro cy’urupfu » qui, pour Yolande Mukagasana, est une négation du génocide commis contre les Tutsi avec toutes les conséquences que cela comporte.

Dans son écrit, Yolande Mukagasana approuve l’emprisonnement de Kizito Mihigo car il était dans le complot d’assassiner le chef de l’Etat Paul Kagame.

En lisant entre les lignes, le texte de Yolande Mugasana transpire une grande haine contre Kizitio Mihigo. Elle est d’avis que Kizito Mihigo ne pouvait que se suicider vu tout ce qu’il a fait comme traîtrise pour le pays, pour son ethnie et pour sa famille.

Ghislain Mikeno
28/02/2020

RDCongo : Comment le duo Tschisekedi-Kamerhe travaille au bradage des ressources naturelles congolaises au profit du Rwanda.

RDC: Comment le duo Tshisekedi-Kamerhe travaille au bradage des ressources naturelles congolaises au profit du Rwanda
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Dans une interview accordée à un journal de Kinshasa à l’occasion de l’an 1 de « l’alternance » made in Kingakati, Vital Kamerhe a abordé la question de la paix au Kivu et de la stratégie adoptée par le gouvernement congolais pour mettre fin à la situation d’instabilité qui perdure dans cette région. Selon le directeur de cabinet de Félix Tshisekedi, la seule façon d’éviter la guerre dans cette partie du pays est de créer les conditions économiques qui permettraient aux pays de la sous-région de se rapprocher. Voici les propos tenus Vital Kamerhe : « Aujourd’hui, il y a un rapprochement où il y a des actes concrets qui montrent que nous voulons avoir des intérêts communs au niveau de la région (Gagnant-gagnant) pour que nos populations en sortent bénéficiaires. Aujourd’hui Rwand’Air atterrit à Kinshasa, le régime passé hésitait de la faire en considérant que le peuple congolais va se soulever. Aujourd’hui nous sommes en discussion et nous avons dit avec le Président Kagame que la meilleure façon d’éviter la guerre à l’Est, c’est d’avoir aussi un plan économique de développement de la région de grands lacs… », a-t-il déclaré à ACTUALITE.CD.

À première vue, ces propos peuvent paraître anodins. Mais pour quiconque comprend les enjeux qui sous-tendent l’instabilité dans le Kivu, les déclarations de Vital Kamerhe sont d’une extrême gravité. Car derrière « le plan économique » auquel il fait allusion, c’est bien le fameux projet du « partage des richesses » du Congo avec le Rwanda qui est promu ici.

Concocté par les Rwandais avec l’appui de certains pays occidentaux, ce projet a été au cœur des discussions entre Paul Kagame et Joseph Kabila en 2005, en marge de l’investiture du Président Jakaye Kikwete de Tanzanie. En 2008, l’ancien secrétaire d’État aux Affaires africaines, Herman Cohen, en a parlé à mots couverts dans le New York Times. En janvier 2009, Nicolas Sarkozy l’a abordé ouvertement, en parlant du « Rwanda, pays à la démographie dynamique et à la superficie petite », et de la « République Démocratique du Congo, pays à la superficie immense et à l’organisation étrange des richesses frontalières ». Et d’ajouter : « Il faudra bien qu’à un moment ou un autre il y ait un dialogue qui ne soit pas simplement un dialogue conjoncturel mais un dialogue structurel : comment, dans cette région du monde, on partage l’espace, on partage les richesses et on accepte de comprendre que la géographie a ses lois, que les pays changent rarement d’adresse et qu’il faut apprendre à vivre les uns à côté des autres. »

Quelques jours après, le Courrier International titre : « Sarkozy veut dépecer la RDC ». Tandis que le journal Le Monde, dans son édition du 18 janvier 2009, reprend le discours du Président français en confirmant l’existence d’un « plan Sarkozy » sous forme d’une initiative de paix que celui-ci devait présenter aux autorités de Kinshasa.

Au regard de toutes ces manoeuvres, le consultant américain Alain Bischoff fera observer : « La solution envisagée par les Occidentaux revient à confier au Rwanda le leadership économique de la région des Grands Lacs africains au détriment du Congo producteur des richesses.»

C’est justement cette « solution » que le duo Tshisekedi-Kamerhe promeut aujourd’hui pour soi-disant ramener la paix dans le Grand-Kivu. En fait, le nouveau pouvoir congolais remet tout simplement au goût du jour le projet de partage de richesses proposé par Nicolas Sarkozy, Herman Cohen et tous ces gens qui promeuvent une exploitation sans entraves des richesses congolaises via le Rwanda interposé. Les propos de Kamerhe à ce propos ne souffrent d’aucune ambiguïté. Bien qu’il parle de « rapprocher les pays de la sous-région », le principal bénéficiaire de cette politique méphistophélique est le Rwanda de Paul Kagame. Kamerhe ne déclare-t-il pas lui avoir dit que la solution passe par un plan économique régional ?

Je ne cesserais jamais de le dire : ce que Joseph Kabila n’a pu faire ou n’a pas voulu faire par peur de la réaction du peuple congolais, le duo Félix Tshisekedi-Vital Kamerhe le fait au grand jour, au mépris de la souveraineté du Congo. Plus le temps passe, plus il nous révèle la nature et la mission de ces deux hommes à la tête de la République à démocratiser du Congo.

Demain, personne ne dira qu’il ne savait pas…

Patrick MBEKO.

Les “Banyamulenge “. Qui sont-ils réellement ?

La question des « Banyamulenge » a toujours suscité des débats passionnés en RDC. Il faut que les Congolais et la Communauté internationale comprennent une chose : ceux qu’on appelle « Banyamulenge » sont des Tutsis rwandais arrivés au Congo suite à la Révolution sociale hutue qui a conduit à la chute de la monarchie tutsie au Rwanda, en 1959. Ces exilés tutsis, qui ont été installés par le HCR sur le site de Mulenge dont ils emprunteront le nom plus tard, n’ont rien à voir avec les Rwandophones arrivés au Congo dans les années 1930 dans le cadre de la Mission d’Immigration de Banyarwanda (MIB), mouvement de transplantation des Rwandophones vers le Congo impulsé par les autorités coloniales belges qui avaient besoin d’une main d’oeuvre dans les plantations européennes et les mines du Katanga. Cette distinction est très importante. Pourquoi ?

Parce que les Rwandophones arrivés dans le cadre de la MIB et ceux arrivés au début des années 1960 (donc les « Banyamulenge ») n’avaient pas les mêmes objectifs. Les premiers n’avaient pas d’ambitions politiques et n’ont pas eu du mal à s’intégrer dans la communauté congolaise, alors que les seconds ont toujours caressé le rêve de reconquérir le pouvoir perdu au Rwanda. Dans cette optique, le Congo, comme les autres pays de la région où ils ont obtenu l’asile, devait servir de base arrière à leur projet de reconquête.

C’est en connaissance de cause que le HCR leur demanda de ne pas se mêler de politique au Congo : « Vous avez obtenu asile au Congo à condition que vous ne vous occupiez en aucune façon de politique. Si quelqu’un vient solliciter votre appui, vous devez répondre qu’en tant qu’étrangers, réfugiés et hôtes de la République du Congo, vous ne pouvez pas, vous ne devez pas prendre part à quelque mouvement politique que ce soit. Restez calmes. Travaillez, comme vous l’avez fait jusqu’à présent en suivant les conseils de votre agronome. Que chacun reste à son poste, mais surtout restez en dehors de toute politique. »

Cette note laisse penser que les autorités du HCR étaient bien conscientes des velléités tutsies à cette époque. Dès octobre 1990, de nombreux « Banyamulenge » basés au Zaïre ont envoyé leurs enfants soutenir l’Armée patriotique rwandaise (APR) qui venait d’attaquer le Rwanda. Les plus riches d’entre eux ont financé l’aventure militaire de la rébellion tutsie. En juillet 1994, lorsque le FPR de Kagame s’est emparé du pouvoir à Kigali, de nombreux « Banyamulenge » travaillant dans les institutions zaïroises ont traversé la frontière pour rejoindre les nouveaux dirigeants du Rwanda, à la grande surprise des Zaïrois qui les considéraient comme leurs compatriotes. Parmi les « Banyamulenge » qui se sont retrouvés du jour au lendemain au service du FPR, il y a par exemple Nyumbahire de la Banque du Rwanda, qui a été le secrétaire général de la société AFRIMA et le délégué général-adjoint de l’Union zaïroise des banques; il y a aussi Rwigamba, le directeur de la Banque de la CEPGL (communauté économique des pays des Grands Lacs), qui a occupé au Zaïre la fonction de directeur général de la Société Financière de Développement (SOFIDE). Pour ne citer que ces deux là…

Mais les « Banyamulenge » ne se contenteront plus seulement du pouvoir qu’ils ont réussi à reconquérir au Rwanda. Avec leurs frères du FPR, ils viseront désormais plus grand, établir dans la région des Grands Lacs une sorte de « Tutsiland », lequel engloberait le Rwanda, l’Ouganda, le Burundi et… une partie du Kivu. À ce propos, voici ce que dit l’ancien assistant spécial du représentant spécial du secrétaire général de l’ONU au Rwanda en 1994, Gilbert Ngijol : « L’occupation des villes et localités des provinces zaïroises du Haut-Zaïre, du sud Kivu et de tout le Zaïre par les “Banyamulenge” n’était pas le fait d’un hasard. C’était le résultat d’une action concertée, suite logique d’un processus visant dans un premier temps à étendre l’espace vital de l’Ouganda et surtout du Rwanda et du Burundi, dans la perspective peut-être, d’une éventuelle création de cet État tutsi de la région de volcans… » Et de souligner : « La succession des événements dans les pays de la région des Grands Lacs montre aujourd’hui que ce projet auparavant utopique et invraisemblable, pourrait devenir une réalité car au fait, sa réalisation avait effectivement commencé avec la prise du pouvoir en Ouganda par un Hima en la personne du président Museveni. Elle continua au Rwanda avec la prise du pouvoir par le FPR, le parti politique armé tutsi. Quant au Burundi, son armée, instrument privilégié du pouvoir, a toujours été dominée par la minorité tutsie depuis la décolonisation. »

Pour la petite histoire, Paul Kagame lui-même n’a jamais fait mystère de ses intentions. Au moment où il amorce la phase finale de la conquête du pouvoir en 1994, il confie au commandant de la mission de l’ONU au Rwanda, le général Dallaire que « le FPR allait imposer une hégémonie tutsie sur la région des Grands Lacs. »

Dieu merci, les pays impliqués dans ce projet macabre sont aujourd’hui à couteaux tirés. Mais les Congolais devraient redoubler de vigilance car les « Banyamulenge », eux, n’ont pas encore dit leur dernier mot. Pour faire triompher leur cause, ils ont fait appel à Me Bernard Maingain, l’avocat belge du gouvernement rwandais. C’est dire…

Pour le reste, vous remarquez par ailleurs que les «Banyamulenge» sont les seuls, parmi toutes les populations rwandophones présentes sur le sol congolais, à avoir pris les armes contre le Congo et à exiger une partie du territoire national, tout en se faisant passer pour des autochtones…

J’y reviendrai…

Patrick MBEKO

La Balkanisation de la République Démocratique du Congo: Kagame, chef de projet.

L’idée de la balkanisation de la RDC n’est pas neuve. Elle est en gestation depuis des années dans les officines des superpuissances qui planchent sur le meilleur moyen d’avoir accès aux ressources naturelles de la RDC.

Elle revient à la Une de l’actualité suite aux événements récents à Beni où la présence des Casques Bleus de l’Onu a été mise en question par des manifestations appelant leur départ vu leur inaction face à la montée de l’insécurité dans cette région.

Le 30 décembre 2019, en séjour dans la ville de Butembo, le cardinal de Kinshasa, Mgr Fridolin Ambongo, a déclaré à la presse que la menace de balkanisation de la République Démocratique du Congo était bien réelle.

Le 4 janvier 2020, les FARDC ont emboîté le pas au prélat. Dans un communiqué signé par le porte-parole de l’armée, le général major Léon-Richard Kasonga, elles  ont appelé la population à la vigilance pour faire échec au projet de balkanisation de la partie Est du territoire national.

La balkanisation du Congo, un projet pluriannuel 

Les observateurs ont encore en mémoire que  le général rwandais James Kabarebe fut chef d’Etat-major de l’armée congolaise en 1997. Il a fallu à Laurent Kabila un sursaut de nationalisme pour se débarrasser de ce conquérant des temps modernes. En 1998, Kabarebe lance une attaque et occupe la localité de Kitona, au Bas-Congo, l’objectif étant de mettre Kinshasa à genoux en détruisant le barrage d’Inga et ainsi plonger la capitale congolaise dans le noir. Il fut stoppé par les armées zimbabwéennes et angolaises venues à la rescousse de Laurent Kabila.

Le Rwanda et ses parrains concepteurs du projet ont rectifié le tir. La formule est connue : saucissonner la difficulté en morcelant l’immense territoire congolais. Les efforts furent  concentrés sur l’Est de la RDC. Depuis lors, les officiers rwandais occupent cette région sans discontinuer jusqu’aujourd’hui : le nord Kivu et sa capitale Goma furent mis à feu et à sang par Laurent Nkunda du CNDP (Congrès National pour la Défense du Peuple) entre 2003 et 2009 au Sud-Kivu, Jules Mutebutsi occupa Bukavu en 2004 ; Bosco Ntaganda fit la loi en Ituri et étendit son influence au Nord-Kivu entre 2002 et 2013 ; Sultan Makenga  fonda le M23 (2012-2013) et remplaça Laurent Nkunda exfiltré au Rwanda. La présence de militaires rwandais à l’Est de la RDC a été une constante depuis bientôt deux décennies. Actuellement, selon plusieurs sources, l’armée rwandaises a déversé des bataillons entiers à l’Est de la RDC sous le commandement des généraux Eugène Nkubito et Vincent Gatama. Le succès qu’ils ont engrangés dans le massacre de réfugiés hutu tout au long du mois de novembre 2019  dans la région de Kalehe montre que cette armée opère sur un territoire déjà conquis. C’est tellement flagrant que des soldats rwandais au sol ont été appuyés par des hélicoptères de combat.

« Balkanisation de la RDC » : un projet « Made in USA »

Dans la foulée des deux guerres du Congo (1996-1998), un pan de ce plan d’ invasion a été  dévoilé par des éminences grises américaines.

Dans un rapport célèbre publié le 05/6/1996 par Steven Metz, professeur à l’U.S Army War College et intitulé « Reform, conflict and security in Zaire », il y transparaît que la partition de la RD-Congo est, à la longue, inévitable. Pour ce chercheur, « au cas où une telle ‘‘désintégration’’ du pays se produirait, les Etats-Unis n’auraient pratiquement pas d’autre choix que d’accepter tous les Etats nouveaux qui émergeraient du Zaïre. Ils pourraient offrir du soutien diplomatique pour réduire au minimum la violence qui accompagnerait cette désintégration nationale et ils devraient ouvrir des canaux de communication avec les nouveaux Etats ». Pour Steven Metz, au lieu d’assister à la faillite de l’Etat central embourbé dans l’impasse et la corruption, incapable de se réformer, autant soutenir une province séparatiste clairement attaché à la démocratie.

 

Le 8 juin 1999, Marina Ottaway, co-directrice du projet « Démocratie et Etat de Droit », fit un témoignage devant la sous-commission de l’Afrique du Sénat américain, dans lequel elle évoque, elle aussi,  la partition éventuelle de certains Etats africains, dont le Congo  : « Aussi longtemps que le vide du pouvoir continue au Congo, d’autres pays vont continuer à intervenir directement pour soutenir des insurrections armées et sauvegarder leurs propres intérêts. […] Toute solution imposée par des non Africains exigera une présence étrangère massive pour être appliquée. Les intentions peuvent être louables, mais des interventions pour une partition du territoire africain et pour la création de nouvelles entités politiques et institutions, placeraient les Etats-Unis et d’autres puissances étrangères dans un rôle colonial. Ce qui n’est pas une décision à prendre à la légère. L’alternative, que je crois être plus appropriée pour le moment, est de laisser les pays africains trouver leurs propres solutions. Inévitablement, cela comprendra une continuation des combats internes et entre Etats et probablement la division de certains pays avant d’arriver à une nouvelle stabilité. Ce n’est pas une perspective réjouissante, mais il n’y a pas d’alternatives réalistes ».

Le 18 mars 2009, deux sommités, Jeffrey Herbst et Greg Mills, ont publié, dans le magazine « Foreign Policy » sous la rubrique de « Failed States » (des Etats en faillite), un article au titre bien évocateur : «There is No Congo » (le Congo n’existe pas) . Après une bonne démonstration, ils en arrivent à la conclusion que « le concept même d’un État congolais a perdu son utilité ».

Le 11 février 2013, dans une intervention devant le Brookings Institute de Washington, le Sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires africaines, Johnnie Carson, s’est lâché et a clairement indiqué que la solution pour ramener la paix en RDC devra emprunter les schémas de l’ex-Yougoslavie ou du Soudan, voulant dire par là que la balkanisation de ce pays était un passage obligé.

Johnnie Carson/photo RFI

L’Ambassadeur Johnnie Carson sait de quoi il parle. En effet il fut, de 1991 à 1994, ambassadeur des Etats-Unis à Kampala et à ce titre, il a accompagné la consolidation du pouvoir de Yoweri Museveni en Ouganda, l’invasion du Rwanda par les éléments tutsi de l’armée ougandaise et finalement la conquête totale du Rwanda par ceux-ci en 1994. Il a non seulement couvert cette violation flagrante de la paix internationale par un état membre de l’ONU mais a appelé également son gouvernement à soutenir cette conquête. Il n’a pas quitté la région puisque de 1999 à 2003, il était ambassadeur au Kenya, d’où il pilotait les invasions successives de la RDC et la poursuite de la partition du Soudan. L’on se souviendra que Yoweri Museveni avait, dans son cahier de charge en conquérant l’Ouganda, l’obligation de tout faire pour détacher le Sud-Soudan du reste du pays. Il s’y est employé de toutes ses forces sous la supervision des USA en soutenant John Garang qui hélas !  mourra avant la réalisation de ce « rêve américain ». Ce sera chose faite en 2011. Les troupes rwandaises y sont déployées en force. Et pour cause !

Museveni ayant accompli sa tâche, il incombe désormais à Kagame d’accomplir la sienne, à savoir favoriser la sécession des provinces du Kivu de la RDC. C’est ce qui est en train de se réaliser mais que l’ambassadeur Johnnie Carson tenait à rappeler devant le Brookings Insitute, avant de quitter ses fonctions.

The Brookings Institution : la boîte à idées des démocrates

C’est devant The Brookings Institution que Johnnie Carson est allé présenter son plan de sortie de crise en RDC. Hasard ou coïncidence ? La très célèbre think tank (boite à idées) américaine est le creuset de toutes les théories montées dans les milieux universitaires et politiques des Etats-Unis, pour soutenir ou laisser tomber un pays dans le monde. Le clan Clinton y a fait ses premiers pas.

Illustration. C’est au sein de The Brookings Institution qu’il a été conçu l’idée selon laquelle la gouvernance et le respect des droits humains sont absents dans plusieurs pays africains qui se distinguent par leur étendue géographique et la densité démographique de leurs populations. Pour cette institution proche du parti démocrate, plus un pays est grand, plus il est difficile à gouverner. D’où, la conviction que seuls les petits Etats en Afrique peuvent être bien gouvernés.

Prenant le cas de la RDC, The Brookings Institution soutient que l’immensité de son territoire serait à la base des problèmes de gouvernance et autres conflits politiques qui secouent le pays. La solution, selon cette boite à idées, consisterait à le morceler en de petits Etats faciles à gouverner.

Paul Kagame, chef de projet « Balkanisatisation du Congo »

Qu’on le veuille ou non, Paul Kagame est en train d’être utilisé pour favoriser l’éclatement du Congo car selon les « cerveaux de Washington », la géante RDC tel qu’elle se présente actuellement, est ingouvernable et surtout pas par des « africains ordinaires ». Tout comme les USA ont réussi à morceler le Soudan par Yoweri Museveni interposé, ils comptent faire de même en utilisant Paul Kagamé du Rwanda.

Les Congolais devraient déjà penser à comment gérer cet après-éclatement au lieu de se perdre dans des conjectures stériles car on l’a constaté, les desseins de « l’Uncle Sam » se réalisent même à long terme.

Politiquement, Paul Kagame a encore de beaux jours au pouvoir car en tant que chef de projet « Balkanisation de la RDC », les pays anglo-saxons continueront de le soutenir pour qu’il reste place. C’est dans ce cadre que les grandes puissances ont fermé les yeux quand il a changé la constitution de telle sorte qu’il reste au pouvoir jusqu’en 2034, pour se donner suffisamment de temps pour mener à terme ce projet.

Gaspard Musabyimana

Source: www.echosdafrique.com

Le projet de Balkanisation de la République Démocratique du Congo n’est pas une vue de l’esprit.

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Le projet de balkanisation de la RDC n’est pas une vue de l’esprit
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Ces derniers temps, plusieurs personnalités congolaises sont montées au créneau pour attirer l’attention sur le risque de balkanisation de la RD Congo, relançant le débat sur cette thèse. Les Rwandais, par la voix du secrétaire d’État Olivier Nduhungirehe, parlent de « théorie du complot ». Mêmement du côté de CACH et de ses sympathisants devenus foncièrement allergiques à toute critique adressée à leur nouvel allié, Paul Kagame.

Mais qu’en est-il dans les faits ? La balkanisation de la RDC est-elle une vue de l’esprit, ou un projet réel qui menace l’intégrité territoriale du Congo et que tout Congolais digne de ce nom devrait prendre au sérieux ?

Contrairement aux déclarations de M. Nduhungirehe et de certains « Congolais de service », la thèse de la balkanisation de la RDC est loin d’être une vue de l’esprit.
En effet, les premières tentatives de démembrement du Congo remontent en 1960, au lendemain de l’accession du pays à la souveraineté internationale. À l’époque, la Belgique avait provoqué la sécession du Katanga pour maintenir les joyaux de sa couronne coloniale dans cette partie du pays. Il y a eu ensuite une guerre civile, et il a fallu attendre l’arrivée au pouvoir de Mobutu en 1965 pour que la situation soit stabilisée. Pendant 32 ans de Mobutisme, le Congo-Zaïre va connaître une certaine paix jusqu’à l’avènement de l’AFDL pilotée par les États-Unis via ses satellites rwando-ougandais, en 1996. C’est à partir de ce moment que certains esprits ont commencé à plancher sur le démembrement du Congo.

En juin 1996 déjà, donc peu avant la première guerre, Stephen Metz, professeur à l’US Army War College, avait remis au Pentagone un document de travail consacré au possible démantèlement de la RD Congo. Selon lui, vu l’état de déliquescence dans lequel se trouvait le Zaïre de Mobutu à l’époque, les États-Unis devaient accompagner la désintégration du pays, tout en ouvrant « des canaux de communication avec les nouveaux États » qui en émaneraient. Quatre mois plus tard, en octobre 1996, Walter Kansteiner, fils d’un vendeur de coltan de Chicago et ancien membre de la Task Force du Département de la Défense pour les minerais stratégiques, abondait dans le même sens.

En mai 1998, alors que les troupes rwando-ougandaises s’apprêtaient à reprendre pied au Congo pour chasser Laurent-Désiré Kabila qu’ils venaient de placer au pouvoir avec la bénédiction des États-Unis, l’ancien officier américain Ed. Marek préconisait pour sa part : « Ignorer Kabila et aller dans la direction du démembrement du Congo. » Ainsi disait-il: « Les Kivu pourraient être annexés par l’Ouganda et le Rwanda. L’ancien gouverneur du Katanga pourrait retourner à Lubumbashi pour déclarer la sécession de cette province. Le Kasaï suivrait cet exemple. L’Angola pourrait facilement entrer dans le Sud du Congo sous prétexte de poursuivre les troupes de l’UNITA. Ainsi Kabila resterait seulement avec Kinshasa et le Nord-Ouest. » En clair, le Kivu, d’où arrivent tous les dangers, ne constitue qu’une première étape dans le plan de démembrement total de la RDC.

En 1997, à Bonn (en Allemagne), des politiciens et membres d’ONG allemands ont proposé à des membres de la société civile du Kivu de convaincre la population kivutienne de délaisser Kinshasa pour se rapprocher du Rwanda. Voici ce qui a été dit au professeur Emmanuel Nashi (selon ce qu’il m’a dit lui-même), qui était à la tête de l’association SIMA-Kivu, à cette réunion : « Étant donné que Kinshasa est très éloigné des préoccupations du Kivu, vous avez intérêt à vous tourner vers l’est de l’Afrique. En votre qualité de leaders de la société civile kivutienne, vous pouvez convaincre votre population de son intérêt d’une alliance avec le Rwanda. Par ailleurs, l’Allemagne et l’Union Européenne disposent d’un projet de plan Marshall pour le développement du Kivu à condition que vous acceptiez de vous détacher du Congo et de vous rattacher au Rwanda.»

Ironie de l’histoire, la Belgique proposera des années plus tard, en marge de l’Assemble générale de l’ONU qui s’est tenue le 23 février 2013, une sorte de « Plan Marshall » destiné… à la partie Est de la RDC. Entendez le Kivu. Les sorciers ne dorment jamais, diront certains.

Toujours en 2013, le sous-secrétaire d’État américain aux Affaires africaines, Johnnie Carson, a proposé devant la Brookings Institution qu’on applique à la crise congolaise le schéma de sortie de crise appliqué à l’ex-Yougoslavie et au Soudan. Les conséquences de ce « plan de sortie de crise» sont connues : la balkanisation de ces deux pays.

Bref. La thèse de la balkanisation du Congo n’est pas une vue de l’esprit, mais une réalité connue de tous ceux qui suivent la situation de ce pays de très près et qui font l’effort de se documenter. Que le Rwanda et certains « Congolais de service » la rejettent pour des raisons que l’on sait, on peut comprendre. Mais que des Congolais soient surpris d’en entendre parler ne peut qu’étonner. Ce qui est encore plus grave, c’est la légèreté avec laquelle ce sujet est traité. Et pourtant la documentation existe. Nous avons abordé la question à plusieurs reprises dans nos ouvrages. Le problème est que la plupart des Congolais ne lisent pas. Y compris la plupart de nos journalistes et de nos prétendus intellectuels qui ne sont que des diplômés. En écoutant les uns et les autres, on est frappé de constater que les gens abordent des questions qu’ils ne comprennent ni ne maîtrisent. Un exemple : Dans l’une de ses émissions, le journaliste Fabien Ambingson Kusuanika affirme que les Occidentaux ont toujours empêché le démembrement de la RDC parce qu’ils ont besoin de traiter avec un seul régime ou autorité. Une telle affirmation est une terrible énormité qui ne résiste pas à l’analyse serrée des faits et des stratégies…

Pour le reste, il faut comprendre que le projet de démembrement du Congo est bien réel. Si des voix aux États-Unis et ailleurs en Occident ont préconisé cela à un moment donné, le Rwanda, qui a greffé son projet à celui de ses parrains occidentaux dans la région, en a fait la priorité de ses priorités…

De retour parmi vous
Bonne année 2020…

Patrick MBEKO.

La République Démocratique du Congo: La conscience se réveille.

Analyse des propos du Cardinal Fridolin Ambongo

Par Charles Onana

Depuis 2002, dix-huit ans déjà, je n’ai eu de cesse d’attirer l’attention de mes frères et amis congolais sur le projet de destruction et d’occupation de leur pays dont le régime du Rwanda est la main exécutive mais pas seulement.

Beaucoup ont d’abord douté, d’autres étaient plutôt surpris. Aujourd’hui, nombreux regardent les massacres, les viols, les déplacements de la population et les incursions armées de l’Est de la RDC avec inquiétude et angoisse car la réalité devient de plus en plus évidente. Le projet de partition du Congo prend forme et les Congolais de haut rang osent maintenant parler.

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Cardinal Fridolin AMBONGO

C’est dans cet esprit que le cardinal congolais Fridolin Ambongo a décidé de tirer la sonnette d’alarme, suite à son dernier voyage dans cette région sinistrée où il a vu une « population terrorisée » selon ses propres termes. Le massacre presque quotidien des Congolais est devenu banal et sans intérêt aux yeux de la communauté internationale et des destructeurs du Congo. Seulement, les choses changent. Même au sein de l’armée congolaise, des langues commencent à se délier pour dire que le pays est en danger: « Les FARDC affirment être au courant et suffisamment documentées sur la combine montée par les ennemis de la nation visant à les décourager dans la poursuite et l’exécution de leur mission. Ce qui passe au Grand nord n’est qu’une machination des personnes malveillantes aux ambitions sécessionnistes ».

Voilà les propos du porte-parole des Forces Armées de la République Démocratique du Congo, le général-major Kasonga Cibangu qui souligne que l’objectif est de « prendre le contrôle politico-administratif de cet espace et ainsi concrétiser la balkanisation » de la RDC.

Si l’armée congolaise en est à s’épancher, c’est que l’heure est grave. Le pays est réellement menacé et la conscience nationale revient. Il était temps. Le chanteur emblématique du pays Koffi Olomide s’est jeté à l’eau, faisant oublier son concert controversé de Kigali en décembre 2016, en dénonçant « ceux qui ont signé un pacte avec les Rwandais » pour vendre la RDC. Le célèbre musicien est désormais en phase avec l’histoire de son pays et c’est courageux de sa part. Le très populaire Martin Fayulu, candidat et vainqueur non reconnu des dernières élections présidentielles, a déclaré lors de son déplacement à Beni qu’on « ne peut pas accepter le plan machiavélique mis en place pour désarticuler et déstabiliser » la RDC ni le fait que « des gens qui ont construit leur villa soient délogés de force par ceux qui veulent exterminer le peuple de Beni ». L’ancien Premier ministre Adolphe Muzito a provoqué, de son côté, un tremblement de terre politico-médiatique en désignant le Rwanda comme pays déstabilisateur de l’Est de la RDC. Indignés par ses propos, certains de ses compatriotes et surtout certains médias occidentaux, très sympathiques et connivent avec Kigali, l’ont traité comme un vulgaire conjuré.

Tout le monde a oublié les multiples rébellions financées et soutenues par le Rwanda en RDC, bien que répertoriées par les experts de l’ONU dans leurs rapports. Personne ne se souvient non plus des propos régulièrement tenus par les dirigeants rwandais à l’encontre des Congolais ni même des déclarations d’un ancien président rwandais venu des rangs de l’actuel régime de Kigali réclamant une nouvelle conférence de Berlin pour amputer le Congo de sa partie Est. En clair, au vu du vacarme provoqué par la sortie de l’ancien premier ministre Muzito, les Congolais seraient plutôt priés de se taire indéfiniment ou de se laisser écraser, terroriser, violer, insulter, humilier, massacrer et piller sans réagir. La seule attitude digne d’un congolais dans ce contexte serait donc, si l’on en crois certains médias, le silence poli, la soumission éternelle, le compliment ostentatoire à un mariage de Kigali et le câlin public à leur bourreau. Muzito a manifestement péché, aux yeux de certains, par le politiquement incorrect.

A mon avis, il est simplement en rupture de ban avec le consensus mou… Tout de même, ne faudrait-il pas de temps en temps écraser l’orteil de celui qui vous marche régulièrement sur les pieds avec les brodequins et qui vous crache à la figure, juste pour qu’il sache que vous n’êtes pas un tapis roulant ni un essuie-pieds ? Pour moi, cardinal Ambongo, Olomide, Fayulu, Muzito et les FARDC ont permis aux Congolais de relever la tête en cette nouvelle année. Je leur adresse donc mes vœux les meilleurs ainsi qu’aux populations de Beni et de l’ensemble de la RDC. Continuez le combat pour la liberté, la dignité et la fierté de votre pays et de vos populations! Vous réussirez!

 

Dr Charles ONANA

“BAMPORIKI ntasobanukiwe uko Abatutsi basuzugura Abahutu…” Eric UDAHEMUKA

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Bwana Édouard BAMPORIKI yinubira imikorere ya FPR.

ISESENGURAMPAMVU NA POLITIKI: “BAVUGIRIJE BAMPORIKI UMWANA WO MU BATINDI UTARASOBANUKIRWA UKO ABATUTSI BAVUYE UGANDA BATEKEREZA, UKO BAKORA, UKO BASUZUGURA ABAHUTU, UKO BABICA URUSORONGO N’UKO BATEGEKA IGIHUGU”

Niba abatutsi bashaka amahoro azaramba kandi n’ababakomokaho bakazaragwa igihugu kizira intugunda, bagomba kwirinda gukomeza gusuzugura abahutu kandi bakabaha agaciro bakaniyumvisha ko banganya uburenganzira ku gihugu cy’u Rwanda no ku byiza byacyo. Biramutse bitagenze bitya, mbona u Rwanda bene rwo bazarutwika rugashya rugakongoka cyangwa rugasaturwamo kabiri impagarike (Gatuna-Kanyaru) cyangwa intambike(Rusumo-Gisenyi) noneho na ba batutsi bakabura intama n’ibyuma.

Agasuzuguro abatutsi bavuye Uganda basuzugura abahutu mu Rwanda gateye icyo n’iki ku buryo kamaze kuba itetu ariko bibonwa kandi bizwi gusa n’abagera ibwami no mu nkengero zaho, cyangwa abakoma ubumwe n’abatutsi ku buryo umwana wo mu batindi nka Bamporiki adashobora kubyisobanurira.

Ikibazo cy’abahutu bareba hafi

Bahutu bavandimwe banjye, kuki iteka mugotomera ibyo mubonye byose ntimufate akanya nibura gato ngo mutekereze kubyo mubona, ibyo mubwirwa n’ibyo mwumva? Ku munsi w’ejo gusa, abantu barenga 50 banyoherereje igitekerezo Bamporiki yatanze asobanura ko ngo bajya kumurega mu bunyamabanga bwa FPR bakamuhimbira ibyaha bamubeshyera, byasaga n’aho atakambira kagame(Shitani nkuru) mbese amwwereka ko mu by’ukuri ari umwere. Ikibazo: “Ese Bamporiki umurega azi uwo ariwe???”

Abo bantu bose ni uguterura bakampereza gusa nta n’umwe nibura wabitangaho igitekerezo ngo yereke abanyarwanda uko ibintu byakagombye kuba bimeze wenda akoresheje ubumenyi bwe uko bureshya nta wabimugayira ari nacyo njyewe iteka mpora nihatira. Abanyarwanda bagomba gusobanukirwa uko politiki y’igihugu cyabo ihagaze kandi kandi bakirinda gufata politiki nk’igikinisho.

Bivuze ngo abo baterura bakaguhereza ntibazi n’icyo ibyo Bamporiki yavuze bihatse n’ikizabivamo. Reka da! Mbese wagira ngo bahora barekereje kumva akavuzwe kose bagahita bagusunikira ubundi nawe ukipfira urwo wipfira waba ubyumva waba utabyumva. Nguwo umusanzu wabo mu mpinduramatwara mu Rwanda!

Bamporiki umwana wo mu batindi kandi uhubuka cyane!
Mu Kinyarwanda gikuru, kwita umuntu umutindi ntabwo ari ukumutuka. Ijambo umutindi risobanura umuntu ufite imyitwarire iburamo imwe mu migenzo mbonezabupfura. Bamporiki wacukuraga imisarani mu Kimicanga (Kigali) bakanamwambura nyuma akaza kujya gukina mu ikinamico URUNANA ashobora kuba ubu noneho yumva impamvu twahunze u Rwanda kuko igihe bamugiraga Umunyamabanga wa Leta, umwanya unganya agaciro n’umushahara nk’ibigenerwa minisitiri yitereye mu bicu yibwira ko abaye igitangaza mu Rwanda ariko ibyo aherutse kuvuga birerekana ko ahubwo yibambye ku giti. Nimutekereze umuntu utaramara umwaka abaye minisitiri bakaba bamugera amajanja! Ariko kuri njye ibi nsanzwe mbizi si igitangaza.

Ikintu cya mbere cyerekana ko Bamporiki agira ubwenge buke, ahubuka mu kuvuga kandi atazi uko abatutsi bavuye Uganda bategeka ntanasubize amaso inyuma ngo yibuke ni uko yari akwiye kwibaza niba mu myaka 25 FPR imaze ku butegetsi n’indi myaka 4 yamaze ku rugamba irwana ari we wa mbere babeshyeye, ariwe wa mbere ubaye inzirakarengane.

Nangwa nawe baramubeshyeye ariko ntiyafungwa. Nangwa nawe baramubeshyeye ariko ntibamwica cyangwa ngo bamugongeshe igikamyo. Ningwe nawe baramubeshyeye ariko ntiyirukanwa ku kazi kamuhemba kakaba kamutungiye umuryango. Niba nawe baramubeshyeye ariko aracyabasha kuvuga. Nibe nawe baramubeshyeye ariko ntibamurasa arimo atoroka kandi yambaye amapingu!!! Ariko rwose Bamporiki arasetsa, ubu se Colonel tom Byabagamba ufunzwe hamwe na Gen. Frank Rusagara uwamubaza icyo bazira yakivuga? Ubuse abimwa akazi bagatsindiye mu Rwanda bangana iki???

Bamporiki n’abandi bahutu mwese mugomba gusobanukirwa uko abatutsi bakora n’uko batekereza

Ikintu gitangaje Bamporiki atari azi ariko akwiye kumenya nonaha niba asoma iyi nyandiko yanjye ariko ndabizi neza azayisoma natanayisoma izamugeraho, ni uko uwo yibwira ko arega ariwe aregera aka ya mvugo ya Kinyarwanda ngo “aranegurira abazimu mu ndaro”.

Kagame ubwe niwe ucura ibinyoma akabikwiza mu bakozi be akanagena uko buri wese agomba kujya kubeshyera undi kugeza bose abahetuye bivuze ngo na Bamporiki abe yitegura ko nawe bazamusaba kugira abandi bahutu bene wabo abeshyera kugira ngo inyungu za Paul Kagame zikomeze zisugire.

Muti ese bigenda bite? Kagame mu myumvire ye kuko azi neza ko abanyarwanda bamwanga urunuka kandi reka bamwange ni mugihe yabacuze bufuni na buhoro, akora ku buryo abaremamo urwicyekwe ngo badahuriza hamwe bakamuhirika. Agafata nka Mureshyankwano akamutegeka ikinyoma azabeshyera Bamporiki kandi Kagame agakora ku buryo Bamporiki amenya ko Mureshyankwano ariwe wamubeshyeye. Icyo gihe Bamporiki ahita yirinda Mureshyankwano kandi akamwanga urunuka.

Kagame mu mayeri ye aba agira ngo areme ubwoba muri Bamporiki umukozi mushya ngo hato atazafatanya n’abashaka impinduka mu gihugu akiri imihini mishya. Bamporiki rero ayo mayeri n’amacenga bigendana n’amayeri by’abatutsi ntabyo azi ahubwo arahurutura ibigambo imbere y’imbaga ngo baramubeshyeye.

Ubu se shahu Bamporiki, urataka ngo muri FPR ntibakundana ugira ngo mukundane kubera iki? Ese shahu Bamporiki waba uzi FPR icyo aricyo? Reka nyikubwire. FPR utibeshya ko ari icyo gitambaro cy’ibendera ubona cyangwa bya bizu bujuje i Rusororo. Reka da! FPR ni sisteme y’ubwicanyi bukorwa kinyamwuga bugamije kurimbura ku isi UMUHUTU n’igisa nawe ku buryo ubwo nawe muri uwo mwanya baguhaye uri nk’imbagwa itegereje gutwarwa mu ibagiro. Ba uretse gato uzaba ureba.

Bamporiki agomba kumenya ko iyo bibaye ngombwa Kagame abantu bamwe b’inzirakarengane anabafungira ubusa inkiko zikanabakatira mu rwego rwo gukomeza kurema urwicyekwe mu mitima y’abanyarwanda. Njyewe mbona umukoro wa mbere abahutu b’abanyarwanda bafite muri rusange ari ukumenya uko abatutsi batekereza, uko bitwara, uko bategeka n’uburyo bakoresha mu kugera ku ntego zabo.

Ibi umuhutu utabizi ntashobora kuzatinyuka kugira uruhare mu mpinduka ishakwa mu Rwanda aho twifuza ko abanyarwanda bose bagomba kuzabana mu mahoro ntawe usuzugura undi, ntawe unena undi. Abahutu bo mu Rwanda birirwa barira ngo barashaka impinduka, maze kubona ko n’uwakuraho FPR akabaha igihugu batagishobora kubera amadefo(inenge) amwe akiri muri kamere zabo no kudafata umwanya uhagije ngo batekereze ku kintu icyo aricyo cyose babonye hanyuma ngo bagerageze kwiyumvisha icyo gihatse. Niko umuntu yagombye gutekereza ariko byagera muri politiki ho bikaba akarusho.

Nk’ubu hari abahutu baminuje, kandi bakuze mu myaka mbese bagombye kuba bazi icyatsi n’ururo, yewe batanagize uruhare muri genocide Kagame yahinduye igijangisho cyo kwigizayo abo adashaka mbese badafite ubusembwa na buke. Ugasanga bari inyuma ya Kayumba Nyamwasa ngo wababwiye ko azabakuriraho Kagame akabaha amahoro. Noneho ukibaza umuhutu ufite dokitora cyangwa lisansi utazi gutandukanya Kayumba Nyamwamsa na Paul Kagame ubwo uwo muntu yumva afite ubwenge?

Umuntu nk’uko udashobora kwisobanurira isano iri hagati ya Kagame na Kayumva n’uko byagenda kayumba aramutse asimbuye Kagame, ubwo se uwo wambwira ngo umutezemo muyobozi ki mu bihe bizaza? Mugomba gukanguka, mukamenya ubwenge, icyatumye Kayibanda Gregoire atsinda abatutsi akabambura ingomba izuba riva kandi bari bayimaranye imyaka 600 ni uko yari azi ubwenge, akirinda guhubuka, akamenya gufata akanya ke gahagije agasesengura ibyo abona, ibyo abwirwa n’ibyo yumva, akamenya kwiyubaha mu bandi, akamenya kwirinda, akirinda kurya ibyo abonye, agafata akanya ke agasoma ibitabo, umunyapolitiki udasoma ibitabo aba ari umunyapolitiki nyabaki??? Umaze gusoma ibitabo bingahe???

Gregoire Kayibanda yari umuntu nkawe, yari umuntu nkanjye, kandi burya abantu bose baba bifitemo ubushobozi bwo gukora ibintu byinshi bikomeye byahindura isi bikagirira rubanda akamaro isi dutuyeho ikaba nziza kurushaho ariko abenshi ntibabigeraho bitewe no kutamenya kubyaza umusaruro impano bifitemo cyangwa kutamenya gukoresha neza uburyo n’ubushobozi bihari.

Bavandimwe bahutu rero mwibwiraga ko Bamporiki ari mu munyenga ngo kuko yahawe kariya kazi, nimusubize amerwe mu isaho. N’abatutsi bavuye Uganda ubwabo baramarana bakicana nkanswe Bamporiki. Menya ubwenge umenye uko wakwitwara mu bibazo utagombye kuvuza iya bahanda ukemure ibibazo byawe gipfura utagombye kwiha amenyo y’abasetsi.

Niba umubyeyi wawe yarakongoreye ikintu bucece muri mu kirambi kigenzure witonze kandi bwombo wongere ukigenzure bucece nusanga ibyo yavuze ari ukuri, ufate icyemezo cya kigabo kandi nabwo bucece nibwo uzaba ubaye umugabo, nusanga kandi yarakubeshye nta kosa azaba yarakoze kuko GUSAZA NI UGUSAHURWA naho ubundi ibindi byose wakora bibusanije n’uyu mugenzo nyarwanda-mbonezabupfura icyo gihe uba ubaye SAGIHOBE!!!

ERIC UDAHEMUKA
E-mail : udaheric@gmail.com

Duhagaritse gukomeza kwingingira FPR ibiganiro nk’aho yo itabifitemo inyungu.

Itangazo no 2019/10/001

Itangazo rigenewe itangazamakuru

DUHAGARITSE GUKOMEZA KWINGINGIRA FPR IBIGANIRO NK’AHO YO ITABIFITEMO INYUNGU.

 

Nadine CK

Madame Nadine Claire KASINGE umuyobozi w’ISHEMA Party

Hashingiwe ku ngingo za 42, 52, 74 z’Itegeko-Shingiro ishyaka ISHEMA ry’U Rwanda rigenderaho kugeza ubu ;
Hashingiwe ku bikubiye mu gika cya 4, 5, 6 na 7 by’iryo tegeko-shingiro ;
Hashingiwe kandi ku byemezo bya KONGERE z’Ishyaka zabanjirije iyi;
Abataripfana bayobowe na Madame Nadine Claire KASINGE, Perezida w’ishyaka, bateraniye muri KONGERE idasanzwe yabereye i Paris kuwa 06 Ukwakira 2019.
Bamaze gusuzumana ubushishozi ibibazo by’ingutu Rubandigoka ihura na byo muri icyi gihe;
Bamaze gusuzumira hamwe intambwe zatewe ngo impinduka nziza abanyarwanda basonzeye igerweho binyuze mu nzira y’amahoro idasesa andi maraso y’abana b’u Rwanda nk’ayamenetse mu mateka ya vuba aha n’aya cyera;
Abagize Kongere biyemeje kongera kunonosora umurongo na politiki Abataripfana bihaye kugira ngo batange umusanzu n’ubufasha byihuse mu gutabara Rubandigoka ihozwa mu ibagiro ry’agatsiko ka FPR INKOTANYI.

I. Kongere idasanzwe iributsa ibi bikurikira:
1. Ishyaka ISHEMA kuva ryashingwa ryagerageje kujya gukorera politiki mu Rwanda inshuro ebyiri rikomwa mu nkokora n’abanzi b’amahoro bahisemo politiki mbisha y’Apartheid yimirijwe imbere n’ishyaka FPR-Inkotanyi.
2. N’ubwo Ishyaka ISHEMA ryahisemo inzira y’amahoro n’ibiganiro bidafifitse, bimaze kugaragara ko ibyo FPR itabikozwa ahubwo irushaho kwenyegeza umuriro w’amakimbirane n’intambara mu Rwanda no mu karere kose k’ibiyaga bigari.
3. Guverinoma iyobowe n’ishyaka FPR-INKOTANYI yafashe icyemezo cyo kuducira ishyanga ubwo yanganga burundu ko twinjira mu gihugu cyacu gakondo tariki ya 23 Ugushyingo 2016 ndetse ikagitsimbararaho tariki ya 23 Mutarama 2017.
4. Ni ihame ridakuka abanyarwanda banze ubwami, bityo u Rwanda ni Repubulika, si akarima ka Paul Kagame n’agatsiko ke k’abanyamurengwebagashize ayoboye bibumbiye mu mutwe w’iterabwoba wiyise FPR-Inkotanyi.

II. Kongere irashimira
1. Turashimira Abanyarwanda bitanze batizigamye kugira ngo gahunda zose zo kujya gukorera politiki mu Rwanda zishoboke.
2. Turashimira by’umwihariko Komisiyo iyobowe na Nyakubahwa Padiri Thomas Nahimana ku bw’ubutumwa butoroshye yakoze mu kugerageza ibiganiro bidafifitse kugira ngo abataripfana bajye gukorera politiki mu Rwanda.

III. Kongere iragaya
1. Turagaya cyane Paul Kagame n’agatsiko ke k’abanyamurengwebagashize bakomeje gusuzugura birenze urugero abanyarwanda bahisemo iyo nzira y’amahoro.
2. Turagaya kandi Paul Kagame n’agatsiko k’abatutsi b’abahezanguni bakomeje gutsimbarara ku mvugo ngo “nta muhutu ushobora kongera kuyobora u Rwanda”, bagasuzugura kandi bagatesha agaciro abalideli bose bakomoka mu bwoko bw’abahutu.
3. Turagaya cyane gahunda mbisha za FPR zishingiye ku gucecekesha ku ngufu Rubandigoka no kuyicisha inzara, kubambura utwabo, no kubavangura hitwikiriwe gahunda z’udukingirizo nka « ndumunyarwanda » zibangamira cyane ubwiyunge bw’abanyarwanda.

IV. Kongere ifashe imyanzuro ikurikira:
I. Duhagaritse gusaba no kwingingingira FPR ibiganiro nk’aho yo itabifitemo inyungu.
II. Dukomeje kwifuriza u Rwanda n’abanyarwanda amahoro n’amajyambere byubakiye k’ UKURI, UBUTWARI no GUSARANGANYA ibyiza by’igihugu.

III. Turahamagarira abahutu bose aho bava bakagera kumva ko na bo bafite uburenganzira bwo kwirwanaho bagaharanira uburenganzira bwabo ntibakomeze guhindurwa abacakara n’abagereerwa mu gihugu cyabo. Koko rero nk’uko amateka y’isi abigaragaza, iyo igice cy’abenegihugu gikandamizwa nta we gisaba uburenganzira bwo kwirwanaho: Abirabura bo muri Amerika bayobowe na Martin Luther King barahagurutse birwanaho, Abirabura bo muri Afurika y’Epfo bayobowe na Nelson Mandera barahagurutse birwanaho kandi babigeraho, Abahinde bayobowe na Ghandi barahagurutse birwanaho nabo babigeraho, Abatutsi mu Rwanda binyujijwe mu mashyirahamwe anyuranye baharanira kandi bagahabwa uburenganzira bwabo ntankomyi. Nta shiti abahutu bazagera ku burenganzira bwabo ku bufatanye n’Abatutsi bashyira mu gaciro bemera ko u Rwanda rw’amahoro arambye ari urwo abanyarwanda twese twibonamo.

Bikorewe Montréal muri Canada kuwa 10 Ukwakira 2019.
Nadine Claire KASINGE

Perezida w’ishyaka ISHEMA ry’U Rwanda.
(Sé)

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