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URGENT ! IMMINENTE CHUTE DE BUNIA ET GOMA, ET RENVERSEMENT DE FELIX .A. TSHISEKEDI

General Rwandais

Toute la machine est en marche pour que le contrôle de la ville de Bunia, et ipso facto la province de l’Ituri, passe entre les mains des assaillants. Les acteurs visibles resteront toujours CODECO et FPIC, mais la réalité toujours inédite reste la détermination de Kagame et Kabila de parachever leur rêve de s’approprier l’est de la RDC en accordant présentement la priorité à l’Ituri, vu que le Kivu est considéré comme un terrain déjà acquis. Tout est déjà bien calculé pour encercler la ville de Bunia et la neutraliser sans beaucoup d’effort.Kigali prépare le M23 à déclarer une nouvelle rébellion

Kigali s’est rendu compte que ses mains sont devenues trop visibles dans les crimes de Beni et de l’Ituri de manière à éveiller des critiques de toutes parts. D’où, la nécessité d’opérer un changement de stratégie. Désormais c’est le M23 qui prendra ouvertement la relève. Sous le prétexte que les accords signés par le gouvernement congolais n’ont pas été respectés, le M23 déclarera bientôt qu’il reprend les armes et poursuit sa lutte sur le champ militaire. Il le fera au moment où l’assaut pour la prise de la ville de Bunia est mis au point. Mais Joseph Kabila et Paul Kagame qui sont les patrons de ce programme estiment que tout est prêt pour atteindre imminemment cet objectif en déclarant d’ici quelques jours la chute de la ville de Bunia, et donc de l’Ituri entre la main de leurs agents du M23. Cette assurance provient de la garantie qu’ils ont de la réserve de leurs combattants qu’ils tiennent à Tchabi et Boga ainsi que des milliers des soldats qu’ils ont infiltrés au sein des FARDC pour torpiller l’armée congolaise de l’intérieur, pendant que tout leur plan évolue dans l’ombre en utilisant sur l’écran des milices autochtones marionnettes.

Les rwandais masqués par le FPIC dans Irumu

Sur l’axe du sud de la ville, vient de naître un soi-disant nouveau groupe armé nommé FPIC, dont les actions se rabattent de plus en plus sur les FARDC dans le rayon d’Irumu, Nyankunde et Marabu. Les opinions se sont empressées pour accuser la communauté Bira pour porter la charge des crimes de ce nouveau crime. Ce qui est à la fois vrai et faux.
C’est vrai parce que des Bira se sont laissés effectivement recruter et entraîner pour se constituer un groupe d’autodéfense. C’est en même temps faux, parce que les Bira sont tombés victimes du piège dans lequel ils ont été entraînés par Monsieur Bamaraki, un notable Hema.

Le rôle du colonel de RDF Bernard Ngozi Kasumbu et des rwandais installés à Tchabi et Boga

Avec l’accord de Joseph Kabila, le président Rwandais a fait installer en Ituri, précisément à Boga et à Tchabi ainsi que sur les limites entre l’Ituri et le territoire de Beni, plus de cent mille rwandais présentés comme des Banyabwisha en quête de terre à cultiver. Il s’avère que ces multitudes d’immigrés sont en majorité des militaires bien formés par Kigali et envoyé plutôt pour la conquête de l’Ituri. Ils ont poursuivi constamment leur formation militaire sur leurs nouveaux sites au sud de l’Ituri. Avant de quitter le pouvoir, Joseph Kabila avait essayer sans succès de faire connecter ces envahisseurs avec le FRPI, pour qu’ils amorcent des opérations sous la couverture de cette milice locale. Ce qui n’a pas empêché Kigali et Kabila de fournir constamment des armes dans cette zonesen utilisant la piste de Zunguluke, au sud d’Irumu.

Cependant la personne la plus remarquable dans ce programme demeure le colonel de RDF Bernard Ngozi Kasumbu qui a été envoyé de Kigali expressément pour organiser les assaillants au sud de l’Ituri, en territoire d’Irumu. Le colonel Bernard est un des proches du président Paul Kagame œuvrant dans la force spéciale rwandaise. Sa mission consistait à recruter parmi les autochtones des candidats miliciens devant collaborer avec les combattants rwandais déployés pour conquérir l’Ituri. Initialement, sa mission était orientée auprès des Hema. Mais la contre campagne menée par certains notables de cette communauté a préservé les Hema de ce piège.

Néanmoins, un autre notable Hema emporté par l’opportunisme a préféré s’associer à ce plan rwandais. Il s’agit de monsieur Bamaraki. Ce dernier s’engagea à persuader la communauté Bira pour embrasser cette offre rwandaise. C’est ainsi que le colonel Bernard fit recruter autant de volontaire parmi les jeunes de la communauté Bira pour constituer la milice qui revendique aujourd’hui l’appellation de FPIC, et qui est active dans le rayon de Marabu – Nyankunde – Irumu. Toutes les attaques enregistrées ces jours dans ce rayon sont menées pour ouvrir le passage aux combattants rwandais provenant des sites de Boga et Tchabi, ainsi que ceux venant de la région de Beni pour renforcer Walu, Shari, Mwanga, Ngongo par où ils sont en train d’encercler la ville de Bunia qui doit tomber bientôt comme un fruit tout mûr.
Deux fermes dans la région servent de sites de transite aux assaillants rwandais. D’abord la ferme de l’honorable Tibasima à Sota et la ferme de Monsieur Bamaraki lui-même dans le rayon d’Irumu, dans laquelle est installé le dépôt de leur armement. C’est par là que passent tous les renforts.

Des renforts rwandais dans l’axe du nord de Bunia sous la couverture de CODECO

Toujours en préparation de la chute de la ville de Bunia et de l’Ituri, le Rwanda, en connivence avec Joseph Kabila et leurs complices qui contrôlent l’armée congolaise, a fait pénétrer parmi le CODECO (la milice Lendu de Djugu) plus de 17 officiers militaires dont la plupart sont ceux qui avaient jadis travaillé dans l’UPC ou dans l’une ou l’autre rébellion pro-rwandaise d’autrefois, mais qui disposent d’une bonne connaissance de l’Ituri. Le colonel Innocent Zimurinda, le Major Jimmy, le Major Maseva et beaucoup d’autres Officiers de l’ex-CNDP et de l’ex-M23 ont été envoyés parmi les éléments de CODECO, après avoir reçu des orientations données par le Colonel Innocent Kaina alias Indian Queen qui maîtrise davantage le milieu mais qui continue à les assister en distance, car lui-même n’est pas encore sur terrain. Voila autant de garantie qui rassurent les rwandais de la capacité de prendre le contrôle de l’Ituri.
Les officiers rwandais ci-dessus sont en train de préparer l’assaut sur la ville de Bunia par l’axe nord, en se cachant derrière CODECO.
A vrai dire, la supervision de ces forces génocidaires de l’occupation en Ituri par le commandement Rwandais est très organisée à partir de Kigali ; et Kagame a du dépêcher plusieurs personnalités de son armée et de son gouvernement pour cela. Récemment, par exemple, il y a envoyé son ministre de la sécurité intérieure, Le General Rwandais Patric Nyamvumba.

Ainsi, alors qu’on l’attendait plutôt en Ouganda pour le suivi du dossier de leur différend avec le voisin du nord, il est plutôt allé secrètement en Ituri, entre le 11 et le 14 décembre 2019, pour s’enquérir de la continuation des opérations des tueries en cours et renforcer l’organisation des troupes de l’occupation.
Pendant ce temps, c’est le silence à Kinshasa. Complicité ou incapacité ? Comment s’imaginer que toutes ces personnalités rwandaises pénètrent le Congo sans que les services de sécurité du pays ne se rendent même pas compte ?

Le Nord-Kivu est considéré par le Rwanda comme un acquis

C’est par l’irruption des attaques simultanées que le M23 déclarera son retour sur la scène. Le jour où la chute de la ville de Bunia sera proclamée doit coïncider avec d’autres attaques sur la ville de Goma et d’autres villes du pays en l’instar de l’opération du RCD du 2 août 1998. Kagame et Kabila sont rassurés par les multitudes des soldats qu’ils ont infiltrés massivement au sein des FARDC et qui tiennent le contrôle de l’armée congolaise.
La reddition du Mai-mai le colonel PALUKU SIKULI LAFONTAINE est très stratégique dans ce plan. On se souviendra avant tout que ce dernier un agent acquis au service du Rwanda et du M23 depuis de longues années. Toutes ses opérations de ces dernières années ont été orientées par le réseau de ces rwandais qui lui font parvenir les consignes du travail par le canal du colonel égorgeur Richard Bisambaza, un des cerveaux des massacres de Beni et de Djugu.
Suivant le plan desdits rwandais, le colonel Lafontaine devra bientôt être nommé dans la structure militaire des FARDC à Goma. Il en profitera alors pour prendre la tête d’une mutinerie qui sera en réalité une œuvre des soldats de l’obédience de Kabila et Kagame. Ceci provoquera la chute automatique de la ville de Goma.

Objectif ultime : renverser le pouvoir en place

C’est en fait le complot dont l’ultime objectif consiste à évincer le président Felix Tshisekedi à la tête du pays.

Pascal Masumbuko

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RDC : au moins 274 civils tués et 200.000 déplacés par la flambée de violence dans l’Ituri.

Au moins 274 civils ont été tués et plus de 200.000 personnes forcées de fuir leur foyer durant ces trois derniers mois dans la province de l’Ituri, en République démocratique du Congo, a indiqué vendredi 8 mai l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR). L’agence onusienne, qui est alarmée par la hausse de ces violentes attaques, signale que près de 50 attaques sont menées contre la population locale en moyenne chaque jour.

« Les personnes déplacées ont signalé des actes de violence extrême, avec au moins 274 civils ayant été tués au moyen d’armes comme des machettes », a déclaré un porte-parole du HCR, Charlie Yaxley, lors d’une conférence de presse virtuelle le même vendredi à Genève.

Plus de 140 femmes auraient été violées et près de 8.000 maisons ont été incendiées. Dans cette province de l’Ituri, le HCR et ses partenaires ont enregistré plus de 3.000 violations graves des droits humains dans le territoire de Djugu au cours des 60 derniers jours.

Tant les personnes déplacées que leurs hôtes sont vulnérables aux attaques et contre-attaques survenant de façon répétitive ainsi qu’à la violence continue. Certains déplacés, qui avaient tenté un retour chez eux, ont été de nouveau la cible d’attaques des groupes armés.

Le 24 avril, quatre rapatriés ont été tués dans la ville de Nyangaray, tandis qu’une vingtaine de familles ont été enlevées par un groupe armé. Dans le territoire de Mahagi, deux personnes déplacées de retour auraient été enterrées vivantes par un groupe d’hommes armés, après avoir été accusées d’avoir volé l’équivalent de 6 dollars.

Selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés, les tensions sont en hausse depuis décembre 2019 lors du lancement d’une opération militaire dirigée par le gouvernement contre divers groupes armés semant la terreur dans la région. La violence a explosé depuis la mi-mars, alors que le nombre de contre-attaques menées par des groupes armés s’est multiplié.

L’accès humanitaire à Djugu et Mahagi fortement restreint

Cette dernière vague de violence a poussé des milliers de personnes à se déplacer à l’intérieur de leur pays. Et conformément aux tendances antérieures, la grande majorité des personnes déplacées sont des femmes et des enfants.

« Ils vivent désormais dans des conditions de surpeuplement au sein de familles d’accueil », rappelle M. Yaxley. D’autres dorment en plein air ou dans des bâtiments publics, comme des écoles qui ne sont actuellement pas utilisées pour les classes en raison des mesures de lutte contre la pandémie de Covid-19.

Par ailleurs, ces attaques empêchent les organismes humanitaires d’atteindre les personnes qui ont désespérément besoin d’aide.  L’accès humanitaire aux territoires de Djugu et de Mahagi est fortement restreint. Les principales routes reliant la capitale de la province, Bunia, au territoire de Djugu, ont été complètement fermées pendant près de trois semaines en avril, et demeurent encore trop incertaines pour les transports de matériel de secours.

Le HCR craint que le manque d’aide humanitaire n’ait un impact désastreux, car les possibilités de sources de revenus sont aujourd’hui réduites du fait de la pandémie de Covid-19. La faim pose également un risque réel du fait de la hausse des prix alimentaires en raison de l’approvisionnement limité dans ces deux territoires.

Le HCR et ses partenaires travaillent à fournir des articles de secours et à construire davantage d’abris pour les nouveaux déplacés. Toutefois, les sites de déplacés internes deviennent rapidement surpeuplés en raison du grand nombre de nouveaux arrivants et du nombre limité de terrains disponibles.

Selon l’agence onusienne, cinq millions de personnes sont aujourd’hui déracinées en RDC, dont 1,2 million dans la seule province de l’Ituri.

Avec ONU info.

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RDC : Thomas Lubanga appelle les miliciens de la CODECO à déposer les armes

Thomas Lubanga, l’ex-leader du groupe armé Union de patriotes congolais (UPC) demande au groupe armé CODECO de cesser les violences qui retardent le développement de la province de l’Ituri. Au cours d’un point de presse tenu jeudi 7 mai à Kinshasa, il a exhorté ces hommes armés à privilégier les valeurs culturelles pouvant unir les fils du territoire de Djugu qui parlent la même langue maternelle.

Dans sa déclaration, Thomas Lubanga fustige le revirement actuel de la situation sécuritaire en Ituri, qui ressemble au drame du début des années 2000 caractérisé par des tueries de civils et militaires, l’incendie de villages, des écoles et des structures sanitaires.

Selon lui, ces actes ignobles sont contraires à la dénomination de ce groupe armé, qui se veut une Coopérative de développement du Congo. Ils entravent plutôt la croissance de l’Ituri.

Selon ses propos, presque toutes les victimes d’atrocités commises par ces hommes armés sont leurs frères avec qui ils partagent le même sang, la même langue et une même histoire. Ils boivent les eaux du même puits et ont étudié dans les mêmes écoles.

Il a ainsi lancé un appel à ces miliciens à revenir au bon sens et à déposer les armes pour la reconstruction du pays.

Cet ancien seigneur de guerre de l’Ituri félicite enfin la majorité des habitants de la province, qui ont refusé de prendre les armes pour se défendre et se remettre au gouvernement de la RDC pour assurer leur protection.

Dans son adresse, il a remercié le gouvernement pour son effort et la détermination du chef de l’Etat en vue de restaurer la paix en Ituri.

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Soldats rwandais en RDC : un secret de Polichinelle.

Contrairement aux affirmations du président Paul Kagame, des troupes rwandaises fidèles au régime de Kigali, font souvent des incursions dans l’est de la RDC.

Les faits attestent la présence rwandaise à l’est de la République démocratique du Congo (RDC) même si le président Paul Kagame affirme le contraire. Evoquant la province du Sud-Kivu, à l’est de la RDC, Paul Kagame a fait savoir, lundi (27.04.20) qu’ »il n’y a aucun soldat des RDF (Forces de défense rwandaises) dans cette partie du monde ».

Le président rwandais ne nie pas cependant l’échange d’information entre les deux pays pour lutter contre les rebelles hutus rwandais des forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Enième dénégation de Kigali

Selon Boniface Musavuli, analyste des questions sécuritaires, les incursions de militaires rwandais en RDC relèvent d’un secret de polichinelle :

« Les troupes rwandaises sont dans l’est du Congo depuis la guerre de l’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo), c’est-à-dire en 1996. Ces troupes ont trouvé une autre façon de se dissimuler en revêtant les uniformes de l’armée congolaise. Paul Kagame ne peut pas le reconnaître parce que s’il le faisait, ça deviendrait une affaire de droit international. C’est un homme qui est assez prudent par rapport à la justice internationale. »

En 2009, des soldats rwandais se retirent de la ville de Goma, dans l’est de la RDC après une offensive controversée contre les FDLR.

Sujet politiquement délicat

Le Groupe d’étude sur le Congo (GEC) a affirmé, en se basant sur « plusieurs sources militaires, diplomatiques et de la société civile », que des soldats des forces spéciales rwandaises ont participé, fin novembre, à une offensive en RDC. Ce n’est pas la première fois que le Rwanda nie la présence de son armée chez son voisin, relève Jean-Claude Mputu, spécialiste de ce pays.

Il n’y a eu aucune réaction des autorités congolaises après les dénégations de Paul Kagame. Jean-Claude Mputu pense que reconnaître la présence rwandaise en territoire congolais est un casse-tête pour Kinshasa.

« Les dirigeants politiques qui assumeront cet état de fait savent qu’ils vont faire l’objet d’un courroux populaire inédit, ça c’est une réalité aujourd’hui. Donc ils font semblant de nier alors qu’entre eux, en off, ils reconnaissent clairement cette présence. »

Diplomatie transparente : une condition pour la paix

De son côté, Paul Kagame affirme que ce sont des militaires burundais qui sont présents dans le Sud-Kivu congolais, voisin du Burundi. « Ce sont des éléments de l’armée burundaise qui travaillent officiellement pour leur pays », croit savoir le chef de l’Etat rwandais.

Pour le président Tshisekedi comme pour ses prédécesseurs, admettre la présence rwandaise sur le territoire congolais relève du casse-tête

Onesphore Sematumba, analyste à l’International Crisis Group (ICG), estime qu’une diplomatie transparente est nécessaire dans la région, en vue de l’instauration de la paix : « Tant que l’est congolais va rester le ventre mou de la sécurité régionale, tant que les rebelles armés y trouveront leur sanctuaire, les armées étrangères seront tentées de traverser. »

Selon le site actualite.cd, des rebelles hutus rwandais du CNRD (Conseil national pour la renaissance et la démocratie) ont encore fait une incursion dans le Sud-Kivu mardi (28.04.20) nuit. Un enfant de sept ans aurait été tué, des biens des habitants emportés.

Dans un communiqué publié lundi (27.04.20), les rebelles hutus rwandais des FDLR ont démenti leur implication vendredi (24.04.20) dans une attaque qui a fait une dizaine de morts, dont des écogardes du parc de Virunga. Les FDLR indiquent que le territoire où a eu lieu l’attaque est sous contrôle de militaires rwandais « en connivence avec certains officiels congolais ».

Reliou Koubakin

Source : DW.COM

RDC: Vital Kamerhe, de quoi est-il accusé?

Le Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe annonce que la première audience aura donc lieu le 11 mai. Une décision qui est intervenue à la suite du transfert du dossier Vital Kamerhe par Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/Matete vers le Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe pour fixation.Vital Kamerhe sera devant les juges, pour le début de son procès, le 11 mai 2020, de la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe. Dans une citation à prévenu, le Directeur de cabinet du Chef de l’Etat congolais connaît désormais les accusations qui pèsent sur lui.

A charge des prévenus Samih Jammal et  Kamerhe Lwa Kanyigini Vital

  1. En l’espèce, avoir, entre les mois de mars 2019 et janvier 2020, comme co-auteurs par coopération directe, étant respectivement, Directeur Général de la Société SAMIBO SARL et Agent public de l’Etat, en l’occurrence personnel politique de la Présidence de la République, détourné la somme de 48,831148 $US qui était remise à la Société SAMIBO SARL pour l’achat et l’érection de 1500 maisons préfabriquées dans le cadre du projet des logements sociaux, au profit de cinq provinces de la République Démocratique du Congo, en l’occurrence celles de Kinshasa, du Kongo Central, du Kasaï Central, du Kasaï Oriental et du Sud Kivu, inscrit au programme de 100 jours initie initié par le Président de la République« Faits prévus et punis par les articles 21 et 23 du Code Pénal Livre 1 et 145 du Code Pénal Livre II »
  2. En l’espèce, avoir, dans les mêmes circonstances des lieux que ci-dessus, sans préjudice de date certaine, mais entre les mois d’août et septembre 2019, co-auteurs par coopération directe, étant respectivement. Directeur Général de la Société HUSMAL SARL et Agent public de l’Etat, en l’occurrence personnel politique de la Présidence de la République détourné la somme de 2.137.500$US (dollars américains deux millions cent Trente-sept mille cinq cents) qui était remise à la Société HUSMAL SARL pour l’achat et l’érection de 3.000 maisons préfabriquées pour les policiers et militaires de la ville de Kinshasa dans le cadre du programme de 100 jours initié par le président de la République

A charge des prévenus Kamerhe Lwa Kanyigini Vital et Muhima Ndoole Jeannot

La troisième prévention, s’agissant cette fois de Kamerhe et Muhima Ndoole Jeannot concerne le détournement de la somme de 1.100.000 USDO remis à Muhima pour le dédouanement  et le transport des maisons préfabriquées.Par ailleurs, une autre accusation concerne l’acceptation indirecte par l’intermédiaire de madame Soraya Mpiana qui est sa belle-fille de l’achat à son profit de la concession mesurant 70 mètres sur 100 mètres, située sur la baie Ngaliema, au quartier Basoko, dans la commune de Ngaliema, afin d’abuser de son influence réelle en tant que Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat et superviseur du programme de 100 jours initié par le Président de la République, pour faire gagner à Samih Jammal, sous les noms de ses sociétés SAMIBO SARL et HUSMAL SARL, les marchés publics de l’achat et de l’érection de 1500 et 3000 maisons préfabriquées en violation de la procédure d’appels d’offres et seuils fixés par la législation en matière de passation des marchés par voie de gré à gré.

Révélations accablantes autour de l’attaque des gardes de l’ICCN à Rumangabo du 24 avril 2020.

Hommage aux Garde Park de l’ICCN de Virunga

Nous avons promis d’offrir dans le délai le plus raisonnable possible les raisons pour lesquelles des agents de l’ICCN ont été attaqués à Rumangabo, juste à côté de leur station. Pour dévoiler les vérités autour de ce meurtre ignoble, nous avons voulu le faire le jour même où nos vaillants agents de l’ICCN sont en train d’être inhumés, afin de leur rendre, par notre contribution à la vérité, un chaleureux hommage. Que la terre de nos ancêtres leur soit douce. Et qu’ils reposent dans la paix aux côtés de tous les congolais qui sont morts pour défendre les intérêts de la nation.

Cela dit, voici les faits accablants qui entourent ce triste événement.

Pour ceux qui ne connaissent pas bien la géographie du Nord-Kivu, Rumangabo est un lieu référentiel quant à ce qui est des stratégies militaires à l’Est du Congo. Il y a un grand camp militaire, mais également une station des gardes du parc national de Virunga. C’est donc un lieu normalement contrôlé par les FARDC et leurs alliés. Les FDLR ne devraient donc pas s’y infiltrer facilement, moins encore avec un armement comme celui utilisé pour commettre l’élimination ignoble des vies humaines des rangers du Virunga le 24 avril 2020, dans une attaque qui a eu lieu juste à trois cent mètres de leur position de Rumangabo.

Quelques heures après cette attaque, nous avions signalé que des éléments armés rwandais venaient d’être signalés à cet endroit plusieurs jours avant. En fait, possédant une technologie qui leur permet d’infiltrer le système de communication de la station des grades parc et du camp militaire qui sont juste à côté, les militaires de Kagamé avaient déjà accédé à une série des informations qui compromettaient les responsables de l’ICCN au Nord-Kivu par rapport à une question très sensible pour le Rwanda.

Pourquoi cette attaque a-t-elle visé les agents de l’ICCN à Rumangabo ?

Voici les révélations au sujet des événements successifs qui ont conduit à cette attaque :

1. Quelques jours plus tôt, dans des opérations conjointes contre les FDLR, opérations cachées à l’opinion publique par Tshisekedi, l’ami improvisé et indolent de Kagame, les FARDC venaient d’attraper un élément très déterminant dans le commandement et l’intelligence des FDLR. Et, tout en réfléchissant sur ce qu’il fallait en faire, les commandants le cachèrent d’abord dans une prison à Vitshumbi.

2. Au lieu de l’offrir directement à l’abattoir de leurs collaborateurs sanguinaires, les militaires congolais décident de consulter préalablement, par coup de fil privé, les instances de Kinshasa, d’où ils reçoivent l’indication de transférer l’élément à la capitale, via Goma.

3. Cependant, n’ayant ni hélicoptère, ni autres moyen pratique pouvant leur permettre de réaliser l’opération sans que leurs amis-ennemis ne se rendent compte, les militaires congolais se sentent obligés de solliciter la collaboration de Mr Emmanuel De Merode, qui, lui-même, soumis à la peur liée aux circonstances, accepte de mettre en jeu ses véhicules et ses agents.

4. L’opération est lancée dans la matinée du 24 avril à partir de Rwindi, d’où partent les agents de De Merode, pour aller récupérer l’élément attrapé par les FARDC. Mais, en cours de route, ils se confrontent à plusieurs difficultés. Les FDLR, déjà informées par une source intérieure aux FARDC, veulent récupérer leur leader par tous les moyens. Au même moment, et c’est ce que les agents de l’ICCN ignoraient, les militaires rwandais, déjà mieux informés par plusieurs voies, notamment celle des collaborateurs ex M23 déversés dans les FARDC, ainsi que grâce aux infiltrations du système de communication de l’ICCN, etc., sont déjà en position d’attaque pour éliminer ce cadre des FDLR, avec tous ceux qui se trouveraient à son côté. Ainsi, les agents de l’ICCN se transforment en ennemis de deux ennemis.

5. Se sentant vraiment menacés, les agents de l’ICCN décident de se défaire du cadre des FDLR, et le laisse dans une prison, à Kiwanja, en mi-chemin. Malheureusement, au lieu de retourner à Rwindi, ils optent pour continuer la route vers Rumangabo jusqu’à Goma, où des ennemis plus farouches les attendaient. C’est là qu’ils vont être tués à la place de l’agent des FDLR.

6. A quelques centaines de mètres seulement de leur station de Rumangabo, ils sont réduits en cendres par des roquettes provenant des mains des militaires rwandais au Congo. En fait, les militaires rwandais étaient sûrs que le leader FDLR était dans ce véhicule brulé.

Nécessité d’une enquête indépendante

Le gouverneur du Nord-Kivu a annoncé que des enquêtes étaient en cours au sujet de cet acte ignoble.

Cependant, étant donné que le gouvernement congolais est complice dans ce meurtre, nous exigeons de tout notre vœu qu’une enquête internationale et indépendante soit mise en place pour élucider les circonstances et les causes de ce meurtre ignoble. Et que les auteurs soient conduits à la justice et répondent de leur crime.

De la présence des militaires rwandais au Congo

Ce n’est plus un secret, même si Tshisekedi fait tout pour cacher la vérité à l’opinion publique. Des militaires rwandais sont en train d’œuvrer aux  cotés des FARDC. On les trouvent surtout au Nord-Est du parc national des Virunga : Vitsumbi, Mugogo, Nyamilima, Nyabanira, Vusesa, Mabenga (aux entrées du lac Edouard), Kiwanja, Rutsuru, Jomba, Kisharo,Katwiguru, Mushumba, Kihorobo, etc. Et s’il faut y ajouter des ex CNDP et M23 incorporés au sein des FARDC, on comprend ce que cela signifie comme danger pour la région.

1. Pourquoi les FDLR, utilisées à la fois par les FARDC et les FPR comme cheval de Troie, continuent-elles d’être à la base de la mort des milliers des congolais ?

Que Mr Tshisekedi nous réponde.

2. Pourquoi le gouvernement du Congo continue-t-il de donner à Kagame un alibi qui lui permet de perpétrer des massacres et génocides à l’Est, tout en pillant les richesses du pays ?

Que Mr Tshisekedi nous réponde.

3. Pourquoi le gouvernement congolais continue-t-il à nier la présence des militaires rwandais à l’Est de la RD Congo depuis plusieurs mois, alors que tout le monde vivant dans les zones que nous avons citées est indubitablement témoin de ce forfait suicidaire sur la terre de nos ancêtres ? Ce n’est plus un secret. Il conviendrait que le gouvernement l’annonce clairement.

Que Mr Tshisekedi nous réponde.

BeniLubero

RDC/ Rwanda Alerte: Le secret de la compagnie aérienne Rwandair en RDC enfin dévoilé! Horrible

Tout semblait Être de la douce diplomatie, intelligente ???, aux yeux des naïfs, des ignorants et des inexpérimentés, lorsque Mr Felix Thsisekedi, devenu président de la RD Congo par la magie kanambique choisissait de faire du Rwanda de Kagame sa Terre promise.

Des accolades iscariotiques écrasaient alors nos écrans à mille fréquences, étonnés de voir naître des initiatives hérodistes, qui emplissaient les agendas nuptiaux de deux best Sellers du royaume des ténèbres aux imaginaires sans paires, au style du « le Corbeau et le Renard ».

Entre ces initiatives figurait une décision unilatérale d’ouvrir le ciel congolais aux oiseaux rwandais. Rwanda Air recevait alors, dans la précipitation et sans réciprocité, la bénédiction matinale d’un néophyte de la politique de l’Afrique Centrale, obligé par son histoire récente à conclure des pactes et avec le diable et avec Dieu.

Antoine Tshisekedi, felix d’un pouvoir démérité et usurpé, aurait-il mesuré suffisamment les conséquences de cette décision ? Le renard des pays des grands lacs n’attendrait, peut-être, que cette douce opportunité pour son dernier assaut, plus rapide, vers ce qui semblait encore lui résister. Ainsi, même ce que Kabange ne voulait pas offrir publiquement, celui avec qui il a opté de partager le pouvoir usurpé n’a pas choisi d’autre action inaugurale qu’ouvrir les portes qui restaient à l’ennemi numéro un de la population de la RD Congo en général, et plus particulièrement celle de l’Est de la RD Congo.

En effet, le roi autoproclamé du pays de mille collines a toujours rêvé être héritier de ce qu’il considère comme la « terre de la promesse ». Et l’avènement de l’accès à l’air de la RDC lui octroyait un plus déterminant.

Un officier de son armée se réjouissait sadiquement de cette dernière prouesse en ces termes : « En neuf mois nous avions été capables de conquérir la RDC à pieds, avec Rwanda air nous sommes capables de le faire en un seul jour ».

En fait, pourquoi cet événement est déterminant dans la politique expansionniste du renard des grands lacs ? Parmi les stratégies magiques de son plan figure essentiellement les infiltrations. Et il a joué sur cette pédale depuis des décennies. Avec la ligne unilatérale Kigali-Kinshasa, il est désormais capable d’infiltrer chaque jour plusieurs unités criminelles dans le système de la sécurité du pays, qui est d’ailleurs déjà suffisamment entre ses mains. On raconte par exemple qu’avec cette ouverture, Kinshasa est déjà infiltré de plus de 700 espions. Et toutes les grandes villes et provinces du pays sont concernées, surtout à l’Est du pays.

Il ne faut, par exemple, pas exclure les effets de cet accord sur la continuation des massacres à Beni-Ituri. Toutes les portes ayant déjà été totalement ouvertes au renard, il peut maintenant faire tout ce qu’il veut, quand il le veut.

A part Beni, on signale la présence des forces rwandaises au Nord-Kivu, autour de Goma, au Sud-Kivu, etc.

Bref : l’heure est grave. La population est appelée à prendre son destin entre ses mains. Les alertes de la société civile sont ignorées. Etc.

Il est important que nous en prenions tous conscience : en ce moment où la communauté internationale est concentrée sur la question de la pandémie du Coronavirus, la communauté congolaise doit savoir que l’ennemi est en train d’en profiter pour tisser des pièges afin de rendre notre pays invivable. Et il le fait en faisant usage de notre propre richesse et très souvent en faisant participer dans ces sales besognes des enfants du Congo.

Soyons donc vigilants. Barrons la route à l’ennemi et à ses complices. Que le confinement ne confine pas nos intelligences, notre prudence et nos actions. Ne dormons pas. Ça serait catastrophique pour nous et pour les générations futures.

Le Rwanda air au Congo pour accélérer la rwandanisation du Congo

A bon entendeur, salut !

Rédaction

©Beni-Lubero Online.

Source benilubero.com


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Paul Kagame va encore mettre le Nord-Kivu à feu et à sang

De source bien informée, nous apprenons que des milliers de soldats rwandais viennent d’être acheminés au Nord-Kivu. Comme d’habitude, le président rwandais a profité de cette période où le monde entier est focalisé sur la pandémie du corona virus pour se livrer à ses actes de prédilection, à savoir chercher noise aux voisins, mais surtout à la République démocratique du Congo qui est devenue son terrain favori pour les actions de déstabilisation.

Selon toujours les même sources, ces militaires sont constitués en grande partie de réservistes qui ont été rappelés au drapeau les jours passés et subi un entraînement intensif dans les centres de Gako et de Bigogwe.

Il vous souviendra que vers la fin de l’année 2019, au Sud-Kivu dans la région de Kalehe, des milliers de réfugiés hutu ont été massacrés par l’armée de Paul Kagame. Le pic de tueries massives a eu lieu dans la nuit du 25 au 26 novembre 2019 alors que les préparatifs d’encerclement du camp avaient commencé le 13/11/2019. Des images des réfugiés rescapés de ce carnage étaient désolantes. On a vu des vieilles personnes, les bras liés, conduits comme des moutons qui vont à l’abattoir.

Ce scénario macabre va se reproduire d’ici quelques jours et ce sont les camps du Nord-Kivu qui sont concernés. Il est également à rappeler que depuis une vingtaine d’années, le régime de Paul Kagame et son armée se livrent impunément aux massacres de réfugiés hutu. La destruction des camps des réfugiés du Nord et du Sud-Kivu à l’arme lourde entre 1996 et 1998 sont encore fraîches dans les mémoires. Tous les rapports sur ces massacres massifs, dont le rapport Mapping produit en 2010,  sont restés sans aucune suite. C’est fort de cette impunité que Paul Kagame va encore sévir en fauchant des centaines de milliers de vies humaines dans la jungle du Nord-Kivu.

Nous en appelons aux autorités congolaises de ne pas laisser faire comme cela s’est passé au Sud-Kivu et de prendre des mesures pour éviter ce carnage des réfugiés qui sont dans leur pays à la recherche de la quiétude. Ces massacres à répétition sur leur territoire par une armée étrangère devraient leur faire prendre conscience car les dommages collatéraux de ces massacres concernent également leur population.

Jean-Jacques Karamira (www.echosdafrique.com)


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Les “Banyamulenge “. Qui sont-ils réellement ?

La question des « Banyamulenge » a toujours suscité des débats passionnés en RDC. Il faut que les Congolais et la Communauté internationale comprennent une chose : ceux qu’on appelle « Banyamulenge » sont des Tutsis rwandais arrivés au Congo suite à la Révolution sociale hutue qui a conduit à la chute de la monarchie tutsie au Rwanda, en 1959. Ces exilés tutsis, qui ont été installés par le HCR sur le site de Mulenge dont ils emprunteront le nom plus tard, n’ont rien à voir avec les Rwandophones arrivés au Congo dans les années 1930 dans le cadre de la Mission d’Immigration de Banyarwanda (MIB), mouvement de transplantation des Rwandophones vers le Congo impulsé par les autorités coloniales belges qui avaient besoin d’une main d’oeuvre dans les plantations européennes et les mines du Katanga. Cette distinction est très importante. Pourquoi ?

Parce que les Rwandophones arrivés dans le cadre de la MIB et ceux arrivés au début des années 1960 (donc les « Banyamulenge ») n’avaient pas les mêmes objectifs. Les premiers n’avaient pas d’ambitions politiques et n’ont pas eu du mal à s’intégrer dans la communauté congolaise, alors que les seconds ont toujours caressé le rêve de reconquérir le pouvoir perdu au Rwanda. Dans cette optique, le Congo, comme les autres pays de la région où ils ont obtenu l’asile, devait servir de base arrière à leur projet de reconquête.

C’est en connaissance de cause que le HCR leur demanda de ne pas se mêler de politique au Congo : « Vous avez obtenu asile au Congo à condition que vous ne vous occupiez en aucune façon de politique. Si quelqu’un vient solliciter votre appui, vous devez répondre qu’en tant qu’étrangers, réfugiés et hôtes de la République du Congo, vous ne pouvez pas, vous ne devez pas prendre part à quelque mouvement politique que ce soit. Restez calmes. Travaillez, comme vous l’avez fait jusqu’à présent en suivant les conseils de votre agronome. Que chacun reste à son poste, mais surtout restez en dehors de toute politique. »

Cette note laisse penser que les autorités du HCR étaient bien conscientes des velléités tutsies à cette époque. Dès octobre 1990, de nombreux « Banyamulenge » basés au Zaïre ont envoyé leurs enfants soutenir l’Armée patriotique rwandaise (APR) qui venait d’attaquer le Rwanda. Les plus riches d’entre eux ont financé l’aventure militaire de la rébellion tutsie. En juillet 1994, lorsque le FPR de Kagame s’est emparé du pouvoir à Kigali, de nombreux « Banyamulenge » travaillant dans les institutions zaïroises ont traversé la frontière pour rejoindre les nouveaux dirigeants du Rwanda, à la grande surprise des Zaïrois qui les considéraient comme leurs compatriotes. Parmi les « Banyamulenge » qui se sont retrouvés du jour au lendemain au service du FPR, il y a par exemple Nyumbahire de la Banque du Rwanda, qui a été le secrétaire général de la société AFRIMA et le délégué général-adjoint de l’Union zaïroise des banques; il y a aussi Rwigamba, le directeur de la Banque de la CEPGL (communauté économique des pays des Grands Lacs), qui a occupé au Zaïre la fonction de directeur général de la Société Financière de Développement (SOFIDE). Pour ne citer que ces deux là…

Mais les « Banyamulenge » ne se contenteront plus seulement du pouvoir qu’ils ont réussi à reconquérir au Rwanda. Avec leurs frères du FPR, ils viseront désormais plus grand, établir dans la région des Grands Lacs une sorte de « Tutsiland », lequel engloberait le Rwanda, l’Ouganda, le Burundi et… une partie du Kivu. À ce propos, voici ce que dit l’ancien assistant spécial du représentant spécial du secrétaire général de l’ONU au Rwanda en 1994, Gilbert Ngijol : « L’occupation des villes et localités des provinces zaïroises du Haut-Zaïre, du sud Kivu et de tout le Zaïre par les “Banyamulenge” n’était pas le fait d’un hasard. C’était le résultat d’une action concertée, suite logique d’un processus visant dans un premier temps à étendre l’espace vital de l’Ouganda et surtout du Rwanda et du Burundi, dans la perspective peut-être, d’une éventuelle création de cet État tutsi de la région de volcans… » Et de souligner : « La succession des événements dans les pays de la région des Grands Lacs montre aujourd’hui que ce projet auparavant utopique et invraisemblable, pourrait devenir une réalité car au fait, sa réalisation avait effectivement commencé avec la prise du pouvoir en Ouganda par un Hima en la personne du président Museveni. Elle continua au Rwanda avec la prise du pouvoir par le FPR, le parti politique armé tutsi. Quant au Burundi, son armée, instrument privilégié du pouvoir, a toujours été dominée par la minorité tutsie depuis la décolonisation. »

Pour la petite histoire, Paul Kagame lui-même n’a jamais fait mystère de ses intentions. Au moment où il amorce la phase finale de la conquête du pouvoir en 1994, il confie au commandant de la mission de l’ONU au Rwanda, le général Dallaire que « le FPR allait imposer une hégémonie tutsie sur la région des Grands Lacs. »

Dieu merci, les pays impliqués dans ce projet macabre sont aujourd’hui à couteaux tirés. Mais les Congolais devraient redoubler de vigilance car les « Banyamulenge », eux, n’ont pas encore dit leur dernier mot. Pour faire triompher leur cause, ils ont fait appel à Me Bernard Maingain, l’avocat belge du gouvernement rwandais. C’est dire…

Pour le reste, vous remarquez par ailleurs que les «Banyamulenge» sont les seuls, parmi toutes les populations rwandophones présentes sur le sol congolais, à avoir pris les armes contre le Congo et à exiger une partie du territoire national, tout en se faisant passer pour des autochtones…

J’y reviendrai…

Patrick MBEKO

La Balkanisation de la République Démocratique du Congo: Kagame, chef de projet.

L’idée de la balkanisation de la RDC n’est pas neuve. Elle est en gestation depuis des années dans les officines des superpuissances qui planchent sur le meilleur moyen d’avoir accès aux ressources naturelles de la RDC.

Elle revient à la Une de l’actualité suite aux événements récents à Beni où la présence des Casques Bleus de l’Onu a été mise en question par des manifestations appelant leur départ vu leur inaction face à la montée de l’insécurité dans cette région.

Le 30 décembre 2019, en séjour dans la ville de Butembo, le cardinal de Kinshasa, Mgr Fridolin Ambongo, a déclaré à la presse que la menace de balkanisation de la République Démocratique du Congo était bien réelle.

Le 4 janvier 2020, les FARDC ont emboîté le pas au prélat. Dans un communiqué signé par le porte-parole de l’armée, le général major Léon-Richard Kasonga, elles  ont appelé la population à la vigilance pour faire échec au projet de balkanisation de la partie Est du territoire national.

La balkanisation du Congo, un projet pluriannuel 

Les observateurs ont encore en mémoire que  le général rwandais James Kabarebe fut chef d’Etat-major de l’armée congolaise en 1997. Il a fallu à Laurent Kabila un sursaut de nationalisme pour se débarrasser de ce conquérant des temps modernes. En 1998, Kabarebe lance une attaque et occupe la localité de Kitona, au Bas-Congo, l’objectif étant de mettre Kinshasa à genoux en détruisant le barrage d’Inga et ainsi plonger la capitale congolaise dans le noir. Il fut stoppé par les armées zimbabwéennes et angolaises venues à la rescousse de Laurent Kabila.

Le Rwanda et ses parrains concepteurs du projet ont rectifié le tir. La formule est connue : saucissonner la difficulté en morcelant l’immense territoire congolais. Les efforts furent  concentrés sur l’Est de la RDC. Depuis lors, les officiers rwandais occupent cette région sans discontinuer jusqu’aujourd’hui : le nord Kivu et sa capitale Goma furent mis à feu et à sang par Laurent Nkunda du CNDP (Congrès National pour la Défense du Peuple) entre 2003 et 2009 au Sud-Kivu, Jules Mutebutsi occupa Bukavu en 2004 ; Bosco Ntaganda fit la loi en Ituri et étendit son influence au Nord-Kivu entre 2002 et 2013 ; Sultan Makenga  fonda le M23 (2012-2013) et remplaça Laurent Nkunda exfiltré au Rwanda. La présence de militaires rwandais à l’Est de la RDC a été une constante depuis bientôt deux décennies. Actuellement, selon plusieurs sources, l’armée rwandaises a déversé des bataillons entiers à l’Est de la RDC sous le commandement des généraux Eugène Nkubito et Vincent Gatama. Le succès qu’ils ont engrangés dans le massacre de réfugiés hutu tout au long du mois de novembre 2019  dans la région de Kalehe montre que cette armée opère sur un territoire déjà conquis. C’est tellement flagrant que des soldats rwandais au sol ont été appuyés par des hélicoptères de combat.

« Balkanisation de la RDC » : un projet « Made in USA »

Dans la foulée des deux guerres du Congo (1996-1998), un pan de ce plan d’ invasion a été  dévoilé par des éminences grises américaines.

Dans un rapport célèbre publié le 05/6/1996 par Steven Metz, professeur à l’U.S Army War College et intitulé « Reform, conflict and security in Zaire », il y transparaît que la partition de la RD-Congo est, à la longue, inévitable. Pour ce chercheur, « au cas où une telle ‘‘désintégration’’ du pays se produirait, les Etats-Unis n’auraient pratiquement pas d’autre choix que d’accepter tous les Etats nouveaux qui émergeraient du Zaïre. Ils pourraient offrir du soutien diplomatique pour réduire au minimum la violence qui accompagnerait cette désintégration nationale et ils devraient ouvrir des canaux de communication avec les nouveaux Etats ». Pour Steven Metz, au lieu d’assister à la faillite de l’Etat central embourbé dans l’impasse et la corruption, incapable de se réformer, autant soutenir une province séparatiste clairement attaché à la démocratie.

 

Le 8 juin 1999, Marina Ottaway, co-directrice du projet « Démocratie et Etat de Droit », fit un témoignage devant la sous-commission de l’Afrique du Sénat américain, dans lequel elle évoque, elle aussi,  la partition éventuelle de certains Etats africains, dont le Congo  : « Aussi longtemps que le vide du pouvoir continue au Congo, d’autres pays vont continuer à intervenir directement pour soutenir des insurrections armées et sauvegarder leurs propres intérêts. […] Toute solution imposée par des non Africains exigera une présence étrangère massive pour être appliquée. Les intentions peuvent être louables, mais des interventions pour une partition du territoire africain et pour la création de nouvelles entités politiques et institutions, placeraient les Etats-Unis et d’autres puissances étrangères dans un rôle colonial. Ce qui n’est pas une décision à prendre à la légère. L’alternative, que je crois être plus appropriée pour le moment, est de laisser les pays africains trouver leurs propres solutions. Inévitablement, cela comprendra une continuation des combats internes et entre Etats et probablement la division de certains pays avant d’arriver à une nouvelle stabilité. Ce n’est pas une perspective réjouissante, mais il n’y a pas d’alternatives réalistes ».

Le 18 mars 2009, deux sommités, Jeffrey Herbst et Greg Mills, ont publié, dans le magazine « Foreign Policy » sous la rubrique de « Failed States » (des Etats en faillite), un article au titre bien évocateur : «There is No Congo » (le Congo n’existe pas) . Après une bonne démonstration, ils en arrivent à la conclusion que « le concept même d’un État congolais a perdu son utilité ».

Le 11 février 2013, dans une intervention devant le Brookings Institute de Washington, le Sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires africaines, Johnnie Carson, s’est lâché et a clairement indiqué que la solution pour ramener la paix en RDC devra emprunter les schémas de l’ex-Yougoslavie ou du Soudan, voulant dire par là que la balkanisation de ce pays était un passage obligé.

Johnnie Carson/photo RFI

L’Ambassadeur Johnnie Carson sait de quoi il parle. En effet il fut, de 1991 à 1994, ambassadeur des Etats-Unis à Kampala et à ce titre, il a accompagné la consolidation du pouvoir de Yoweri Museveni en Ouganda, l’invasion du Rwanda par les éléments tutsi de l’armée ougandaise et finalement la conquête totale du Rwanda par ceux-ci en 1994. Il a non seulement couvert cette violation flagrante de la paix internationale par un état membre de l’ONU mais a appelé également son gouvernement à soutenir cette conquête. Il n’a pas quitté la région puisque de 1999 à 2003, il était ambassadeur au Kenya, d’où il pilotait les invasions successives de la RDC et la poursuite de la partition du Soudan. L’on se souviendra que Yoweri Museveni avait, dans son cahier de charge en conquérant l’Ouganda, l’obligation de tout faire pour détacher le Sud-Soudan du reste du pays. Il s’y est employé de toutes ses forces sous la supervision des USA en soutenant John Garang qui hélas !  mourra avant la réalisation de ce « rêve américain ». Ce sera chose faite en 2011. Les troupes rwandaises y sont déployées en force. Et pour cause !

Museveni ayant accompli sa tâche, il incombe désormais à Kagame d’accomplir la sienne, à savoir favoriser la sécession des provinces du Kivu de la RDC. C’est ce qui est en train de se réaliser mais que l’ambassadeur Johnnie Carson tenait à rappeler devant le Brookings Insitute, avant de quitter ses fonctions.

The Brookings Institution : la boîte à idées des démocrates

C’est devant The Brookings Institution que Johnnie Carson est allé présenter son plan de sortie de crise en RDC. Hasard ou coïncidence ? La très célèbre think tank (boite à idées) américaine est le creuset de toutes les théories montées dans les milieux universitaires et politiques des Etats-Unis, pour soutenir ou laisser tomber un pays dans le monde. Le clan Clinton y a fait ses premiers pas.

Illustration. C’est au sein de The Brookings Institution qu’il a été conçu l’idée selon laquelle la gouvernance et le respect des droits humains sont absents dans plusieurs pays africains qui se distinguent par leur étendue géographique et la densité démographique de leurs populations. Pour cette institution proche du parti démocrate, plus un pays est grand, plus il est difficile à gouverner. D’où, la conviction que seuls les petits Etats en Afrique peuvent être bien gouvernés.

Prenant le cas de la RDC, The Brookings Institution soutient que l’immensité de son territoire serait à la base des problèmes de gouvernance et autres conflits politiques qui secouent le pays. La solution, selon cette boite à idées, consisterait à le morceler en de petits Etats faciles à gouverner.

Paul Kagame, chef de projet « Balkanisatisation du Congo »

Qu’on le veuille ou non, Paul Kagame est en train d’être utilisé pour favoriser l’éclatement du Congo car selon les « cerveaux de Washington », la géante RDC tel qu’elle se présente actuellement, est ingouvernable et surtout pas par des « africains ordinaires ». Tout comme les USA ont réussi à morceler le Soudan par Yoweri Museveni interposé, ils comptent faire de même en utilisant Paul Kagamé du Rwanda.

Les Congolais devraient déjà penser à comment gérer cet après-éclatement au lieu de se perdre dans des conjectures stériles car on l’a constaté, les desseins de « l’Uncle Sam » se réalisent même à long terme.

Politiquement, Paul Kagame a encore de beaux jours au pouvoir car en tant que chef de projet « Balkanisation de la RDC », les pays anglo-saxons continueront de le soutenir pour qu’il reste place. C’est dans ce cadre que les grandes puissances ont fermé les yeux quand il a changé la constitution de telle sorte qu’il reste au pouvoir jusqu’en 2034, pour se donner suffisamment de temps pour mener à terme ce projet.

Gaspard Musabyimana

Source: www.echosdafrique.com