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Niger – France – Rwanda : Macron au-dessus des Nations-Unies pour les intérêts de Paul Kagame ?

Traduction de l’article publié par d’AfroAmerica Network

Niger – France – Rwanda : Le président du Niger, Mohamed Bazoum, va expulser des Rwandais sous la pression d’Emmanuel Macron (France) et de Paul Kagame (Rwanda), violant ainsi l’accord passé avec les Nations unies.

Le 27 décembre 2021, le gouvernement du Niger dirigé par Mohamed Bazoum a annoncé qu’il expulsait 8 Rwandais du territoire nigérien. Les 8 Rwandais ont été acquittés ou libérés par le Tribunal pénal international (TPI) de l’Organisation des Nations Unies après des dizaines d’années de procès controversés à Arusha, en Tanzanie et ont été récemment envoyés au Niger. Selon des sources d’AfroAmerica Network dans l’entourage du Président Mohamed Bazoum, la décision de rompre l’accord avec les Nations Unies a été prise à la suite d’une longue conversation téléphonique directe entre le Président du Niger Mohamed Bazoum à Niamey et le Président français Emmanuel Macron et le Président rwandais Paul Kagame, depuis Paris le 20 décembre 2021.

Ces 8 Rwandais, qui avaient fait partie du gouvernement ou de l’armée rwandaise jusqu’en 1994, ont été envoyés au Niger sur la base de l’accord entre le gouvernement du Niger et l’Organisation des Nations unies, signé à Niamey, au Niger, le 15 novembre 2021.   Les 8 Rwandais sont les suivants :

    Zigiranyirazo Protais

    Nzuwonemeye Francois Xavier

    Nteziryatyo Alphonse

    Muvunyi Tharcisse

    Ntagerura André

    Nsengiyumva Anatole

    Mugiraneza Prosper

    Sagahutu Innocent

Une personne, Bicamumpaka Jerome Clement, a été retirée de la liste à la dernière minute, lorsque le gouvernement nigérien a appris que le gouvernement canadien suivait de près l’affaire le concernant.

La décision d’expulser les Rwandais a été énoncée dans un décret signé par le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Hamadou Adamou Souley, le 27 décembre 2021. Les personnes visées ont eu 7 jours pour quitter le pays. Le gouvernement nigérien a déclaré que cette décision était motivée par des considérations et des intérêts diplomatiques primordiaux.

La question était alors la suivante : qu’est-ce qui se cachait derrière ces intérêts diplomatiques ?

Selon les sources d’AfroAmerica Network au sein du gouvernement nigérien, la décision a été prise après un long appel reçu par le président Mohamed Bazoum de la part du président français Emmanuel Macron, le 20 décembre 2021.

Emmanuel Macron a reçu le 20 décembre 2021 Paul Kagame à l’Élysée

 En fait, cette annonce fait suite à la visite en France, du 19 au 21 décembre 2021, du général Paul Kagame, dictateur rwandais, et à sa rencontre avec le président français Emmanuel Macron, à Paris.

D’autres sources d’AfroAmerica Network proches du gouvernement rwandais ont déclaré que la rencontre entre Emmanuel Macron et Paul Kagame à Paris le 20 décembre 2021 a porté sur l’avancement du déploiement des troupes rwandaises dans la région mozambicaine de Cabo Delgado, en particulier à Afungi, une zone riche en pétrole, gaz et minéraux, pour lutter contre l’insécurité croissante et la guerre civile, et surtout protéger les intérêts de la compagnie pétrolière française Total.   Les sources, sans être précises, ont également mentionné que la situation en Afrique de l’Ouest, notamment au Mali, au Niger et en République centrafricaine, a été discutée.

Relations France – Niger – Rwanda :  Une condition pour les forces rwandaises de maintien de la paix au Niger

L’influence de la France, sous la direction d’Emmanuel Macron, s’est fortement affaiblie en Afrique, en particulier en Afrique de l’Ouest. Cela a eu un impact sur l’économie française qui dépend des ressources naturelles et des matières premières de la région et exporte vers l’Afrique. La France a également été la cible d’éminents activistes africains, notamment du mouvement panafricain (voir ici : Kémi Séba : AfroAmerica Network Black Man of Year 2021) et de dirigeants africains, comme le nouveau président de transition du Mali, le colonel Assimi Goita, qui, tout en promettant le retour à un régime civil en février 2022 après la tenue d’élections présidentielles et législatives, a décidé d’expulser les troupes françaises du Mali.

Les institutions au Rwanda ne fonctionnent pas, les enfants du Rwanda vont mourir au combat aux quatre coins d’Afrique pour les intérêts de la France. Un jour Emmanuel Macron rendra compte au peuple rwandais.

La France a donc tenté de s’appuyer sur certains dirigeants africains pour maintenir son influence et protéger ses intérêts. Parmi ces dirigeants, on trouve des dictateurs africains, comme le général Paul Kagame, et d’autres dont l’administration est faible et qui sont confrontés à une insurrection virulente cherchant la protection de la France, notamment le président du Niger, Mohamed Bazoum.

Le 31 mars 2021, deux jours seulement avant la prestation de serment du président Mohamed Bazoum, les forces de sécurité nigériennes ont déjoué une tentative de coup d’État menée par une unité militaire dans la capitale Niamey. Le coup d’État a été évité par la Garde présidentielle.  Malgré la tentative de coup d’État, le 2 avril 2021, Bazoum a prêté serment, devenant ainsi le premier président démocratiquement élu du pays depuis l’indépendance en 1960.

Depuis lors, selon des sources d’AfroAmerica Network au sein de son cercle intime, le président Mohamed Bazoum ne fait pas confiance aux militaires et cherche à obtenir l’aide du gouvernement français. Son gouvernement est également confronté à une insurrection djihadiste meurtrière qui sème le chaos dans l’ouest du pays et dans toute la région du Sahel. Le gouvernement français, se fondant sur l’expérience du Mozambique, a proposé d’inviter, officiellement ou secrètement, des forces spéciales ou des troupes rwandaises au Niger pour soutenir la garde présidentielle et les troupes loyales. Les troupes assureront également la sécurité autour des mines d’or et d’uranium et des zones de ressources pétrolières.

Des sources au sein du gouvernement nigérien confirment que l’expulsion de 8 Rwandais est la condition clé dans l’exécution d’un plan élaboré qui a été adopté lorsque le président du Niger Mohamed Bazoum a demandé au président français de l’aider à assurer la sécurité de son gouvernement et de son administration.

 Le président français Emmanuel Macron a proposé d’utiliser les troupes rwandaises, compte tenu de leurs performances au Mozambique, au Sud-Soudan et en République centrafricaine, mais aussi de la nécessité de garder le secret et de ne pas exposer les troupes françaises dans une zone où elles ne sont pas les bienvenues. La France doit ensuite aider à convaincre Paul Kagame et fournir des fonds suffisants pour les opérations.  

Le président Mohamed Bazoum a trouvé la proposition brillante. Le président français Emmanuel Macron a alors invité le général Paul Kagame à discuter de la proposition d’envoyer les troupes et les forces spéciales rwandaises au Niger. Une partie des forces spéciales a terminé l’entraînement à la mi-décembre 2021.

A partir de là, l’exécution du plan s’est déroulée comme suit :

  • Le président français Emmanuel Macron a organisé une courte visite soudaine du général Paul Kagame à Paris, en France, du 19 au 21 décembre 2021.
  • Puis, le 20 décembre 2021, le président français Emmanuel Macron et le général Paul Kagame ont eu une discussion à Paris. De façon imprévue, le général Paul Kagame a posé une condition : expulser les 8 Rwandais du Niger, sans délai. Immédiatement, Emmanuel Macron et Paul Kagame ont appelé Mohamed Bazoum pour lui soumettre cette condition. Celui-ci a immédiatement accepté, sans aucune condition.
  • Une semaine plus tard, le 27 décembre 2021, la décision d’expulser les 8 Rwandais est rendue publique.

Quelle est la prochaine étape ? 

  • Les troupes rwandaises vont-elles se déployer secrètement au Niger et contribuer à mettre fin à l’insécurité, à sécuriser le gouvernement et l’administration de Mohamed Bazoum et à protéger les intérêts du gouvernement français dans la région ?
  • L’Organisation des Nations Unies et le Tribunal pénal international permettront-ils au gouvernement du Niger de Mohamed Bazoum de rompre l’accord signé un mois plus tôt et d’expulser les 8 Rwandais ?
  • Quel sera le sort des 8 Rwandais, reconnus innocents ou libérés par le Tribunal pénal international (TPIR), après des décennies de procès et de détention controversés ?  Seront-ils contraints de retourner au Rwanda, où ils risquent presque certainement d’être maltraités, emprisonnés ou tués ?

AfroAmerica Network poursuit son investigation.

Par AfroAmerica Network

Foreign Secretary Liz Truss is urged to block the appointment of Rwanda’s top diplomat in London over the kidnap and detention of the country’s most famous human rights activist

  • Liz Truss is being urged by MPs to block the appointment of Johnston Busingye
  • They are calling for sanctions to stop him being Rwanda’s high commissioner
  • Mr Busingye was demoted in September by Rwandan President Paul Kagame
  • He said government chartered a flight that led to Paul Rusesabagina’s seizure

Foreign Secretary Liz Truss is being urged to block the appointment of Rwanda’s top diplomat in London over his central role in the kidnap and detention of the country’s most famous human rights activist.

Senior MPs from both main parties are calling on Ms Truss to impose urgent sanctions on Johnston Busingye, Rwanda’s former justice secretary, to prevent his instalment as the central African regime’s next high commissioner.

Mr Busingye was demoted by Rwandan President Paul Kagame after admitting that their government chartered a flight that led to the seizure of Paul Rusesabagina, the real-life hero of the film Hotel Rwanda who saved more than 1,200 lives in the 1994 genocide.

Mr Rusesabagina – a critic of the dictatorship – was duped into flying to Rwanda after boarding a private jet in Dubai he thought was flying to a neighbouring country. The 67-year-old was jailed for ‘terrorism’ in September.

Senior MPs are calling on Liz Truss to impose sanctions on Johnston Busingye (pictured), Rwanda's ex-justice secretary, to stop his instalment as the country's next high commissioner+2

Senior MPs are calling on Liz Truss to impose sanctions on Johnston Busingye (pictured), Rwanda’s ex-justice secretary, to stop his instalment as the country’s next high commissioner

Last week, Mr Busingye was named in Parliament by former Tory leader Sir Iain Duncan Smith alongside Chinese Communist bosses involved in crimes against humanity, Iranian torturers and Sudanese militia leaders in a debate on sanctions.

Mr Duncan Smith queried why Mr Kagame was proposing to send ‘that abusive individual’ to represent his nation. ‘Do they think the UK is a soft touch?’ he asked.

‘This man should be sanctioned, not sent as their bloody ambassador,’ he told The Mail on Sunday. 

‘It is a disgrace that the Government has not yet made it clear we will reject his credentials. We must make a very strong statement.’

Labour’s Chris Bryant said it was ‘inconceivable’ that Ministers might accept the appointment. ‘Instead of sending a coach to take him to Buckingham Palace to meet the Queen, they should bar him from entering the country.’

The MPs are co-chairmen of the All-Party Group on Magnitsky Sanctions, which aims to target those responsible for corruption or human rights violations.

Bill Browder, the financier who pushed for such laws around the world after his lawyer Sergei Magnitsky was murdered in Russia, said Rusesabagina was a hero, adding: ‘His only real crime was to be critical of Kagame.’

Mr Rusesabagina was manager of Hotel des Mille Collines in Kigali when he saved the lives of 1,268 people who sought sanctuary there amid the horrors of the genocide.

Fearing for his safety, he later fled to the US where he received the Presidential Medal of Freedom. 

A fierce critic of Mr Kagame, he co-founded the Rwandan Movement for Democratic Change, a coalition of opposition groups.

The Rwandan regime, which has a history of smearing its enemies, accused him of being ‘the founder, leader, sponsor and member of violent, armed, extremist terror outfits’. 

He denied all charges.

Human rights groups condemned his unlawful seizure and criticised the trial as a charade. Rusesabagina was sentenced in September to 25 years in prison.

Mr Busingye’s admission of his government’s role came after a video was inadvertently sent to al-Jazeera. It showed him being coached for an interview with the broadcaster by Chelgate, a London specialist in ‘reputation management’. 

In the footage, he admitted prison authorities intercepted confidential correspondence between Mr Rusesabagina and his lawyers, which he denied in the interview.

In a second interview, he confirmed the regime paid for the plane that took Mr Rusesabagina to Kigali and for the individual who tricked him on to the plane.

‘This man oversaw the kidnapping and torture of my father,’ said his daughter Carine Kanimba. 

‘He should be disqualified from a role that requires the holder to be a person of integrity.’

The Foreign Office, which can veto ambassadors and high commissioners, declined to comment, and the Rwandan government did not respond to a request for comment last night.

Source: Daily Mail

Mise au point sur la vraie vérité de la fuite du Rwanda par le père du président Paul Kagame

Dans une interview publiée par le journal Jeune Afrique n° 3104 de Septembre 2021, le Président Paul KAGAME revient sur la période de son jeune âge et raconte comment lui, à l’âge de 4 ans, et ses parents ont fui le Rwanda en 1961. L’article est intitulé : « Le joue où j’ai fui le RWANDA pour échapper aux génocidaires ».

Dans son exposé, Paul KAGAME dit, et je le cite : « Je me souviens bien de la dernière fois, quand nous avons été arrachés à notre foyer. Ce jour- là, ils avaient mis le feu à beaucoup d’habitations. Ils tuaient le bétail et les gens et ils semblaient déterminés à se débarrasser de tout le monde aux alentours, en finissant par notre maison qui se trouvait un peu à l’écart de la route principale ». Et il ajoute : « certains hutus avaient remarqué que la voiture envoyée par la cousine de ma mère, la reine, se dirigeait vers notre maison. Ils se signalèrent mutuellement d’interrompre ce qu’ils faisaient afin de se précipiter vers notre habitation pour nous empêcher de nous échapper. La horde des hutus était quasiment arrivée au portail de notre maison au moment où nous venions d’embarquer dans ladite voiture. Nous sommes allés d’abord à Nyanza dans la famille de ma mère et une semaine après, nous sommes partis jusqu’à MUTARA chez les grands-parents avant de traverser la frontière vers l’UGANDA pour rejoindre un endroit appelé Kamwezi ».

La vérité est toute autre !

En novembre 1959, le RWANDA a connu la Révolution sociale, sous l’impulsion de certains leaders hutu (Dominique Mbonyumutwa, Grégoire Kayibanda, Joseph Gitera et d’autres) pour mettre fin à la dictature et à l’esclavage instaurés par la monarchie des tutsi, avec à leur tête le Roi (Umwami). Le pays était encore sous la tutelle de la Belgique et c’est le Roi qui détenait le pouvoir, en étroite collaboration avec les représentants du gouvernement belge au Rwanda. A la suite de cette révolution, certains tutsis, notamment les chefs et les sous-chefs de territoires, n’ont pas accepté ce vent de changement et ont commencé à assassiner certains leaders hutus à travers le pays. Rappelons, entre autres, les victimes hutues ci-après : Polepole Mukwiye, Sindibona, Secyugu. En fait, un certain nombre de dignitaires tutsis ont fui le pays au motif qu’ils ne supportaient pas d’être sous l’autorité des hutus qui étaient juste avant leurs subordonnés, leurs esclaves!

La famille de Paul KAGAME habitait à Ruhango, une petite ville située au centre du Rwanda, dans l’ancienne Préfecture de Gitarama et elle est restée sur place jusqu’en 1961. Paul Kagame a parlé d’une horde de hutu qui seraient venus jusqu’au portail de leur habitation, ajoutant que sa famille serait partie vers une autre ville voisine, celle de Nyanza. Si c’étaient vraiment des génocidaires, ils auraient pu poursuivre sa famille jusque-là au lieu de la laisser tranquille durant une semaine. En réalité, pendant cette Révolution qui allait être confirmée le 28 janvier 1961 avec l’avènement de la République, les hutus ont laissé partir à l’étranger les tutsi qui le voulaient. Il arrivait même qu’ils les accompagnent en transportant leurs affaires jusque dans les régions réservées ou recommandées, notamment le Bugesera et le Mutara. Pour preuve, Paul Kagame a reconnu avoir rejoint ses grands- parents au Mutara, sans aucun obstacle.

Oser parler de génocidaires hutus en 1959-1961, c’est tout simplement dénaturer la vérité des faits : Paul Kagame omet curieusement de mentionner que sa tante, la reine Gicanda, est restée au Rwanda dans sa résidence située à Butare dans le sud du pays et que le même Kagame, réfugié en Uganda, est revenu lui rendre visite, à plusieurs reprises, sans être inquiété par les services de l’Etat rwandais qui étaient certainement au courant de ses allées et venues. Paul Kagame ne signale pas non plus qu’en 1965, son père, également réfugié en Uganda, est revenu à Ruhango dans son village où il a retrouvé tranquillement ses amis avant de retourner en exil. Par ailleurs, les attaques des rebelles « Inyenzi », devenus par après le FPR-Inkotanyi, contre le Rwanda, ont commencé au début des années 1960 et se sont poursuivies jusqu’en 1968, sans que cela constitue une menace pour la sécurité de la parenté de Kagame présente au Rwanda. Enfin, le beau-père de Kagame et la femme de ce dernier, Jeannette Kagame, ont vécu des années à Kigali, capitale du Rwanda, en vaquant quotidiennement à leurs affaires et en toute quiétude, dans les années 1980, alors que le pays était dirigé par la majorité hutus.

L’histoire du Rwanda falsifiée à des fins politiciennes

Depuis que le FPR-Inkotanyi a pris le pouvoir en 1994, après avoir abattu l’avion qui transportait le Président Juvénal Habyarimana et d’autres personnalités, élément déterminant qui a déclenché le génocide au Rwanda, celui-ci est devenu un fonds de commerce pour le régime dictatorial de Kagame qui ne cesse de l’évoquer à tort et à travers pour faire taire, voire tuer, tous ceux qui osent fustiger et condamner ses mensonges et ses crimes innommables. Les observateurs avisés de la situation du Rwanda savent aussi que le FPR-Kagame travaille savamment à la falsification de l’histoire, dans le but à peine voilé de disqualifier, pour de bon, les hutus dans la course à la direction du pays. En effet, en les traitant globalement de génocidaires, y compris les premiers leaders ayant instauré la république au Rwanda, le FPR envoie au monde entier le message selon lequel la majorité hutu ne doit plus prendre le pouvoir, soi-disant pour la sécurité des tutsi dont les vies seraient encore une fois menacées si les hutu revenaient aux affaires.

Nous tenons à souligner que ni les manipulations, ni les intimidations du régime du FPR-KAGAME ne nous détourneront de notre combat pour la vérité. Nous osons espérer que le journal « Jeune Afrique » qui a publié ladite interview accordée au Président Paul Kagame, daignera diffuser la présente mise au point. Le but est que cette version contradictoire permette aux lecteurs intéressés, en particulier les Rwandais, de connaître la vérité, et rien que la vérité, sur ce point précis qu’est la fuite du Rwanda de la famille de Kagame au début des années 60.

Fait à Bruxelles le 30 septembre 2021.

Faustin Twagiramungu
Ancien Premier Ministre du Rwanda
et témoin de l’histoire rwandaise

Rwanda to become a failed state by 2030.

Rwanda’s Economic Success Keeps Western Scrutiny About Human Rights Abuses at Bay

Charles Wachira July 19, 2021

Lake and volcano in the Virunga Mountains of Rwanda / credit: Wikipedia/Neil Palmer
Lake and volcano in the Virunga Mountains of Rwanda / credit: Wikipedia/Neil Palmer

Rwanda is one of the world’s fastest growing economies and is ranked second in Africa as the easiest place to do business. In addition, this landlocked country boasts the world’s record for female representation in parliament. And it’s the only African country that manufactures “Made in Africa” smartphones.

These milestones make for impressive reading in the Western world, so accustomed to morbid news from the most corrupt region of the world.

This has also led major global brands including the world’s biggest car manufacturer, the world’s biggest nuclear company by foreign orders, a major U.S. multinational telecommunications company plus a retinue of other global corporations to set up shop in a country the size of the U.S. state of Maryland.

In the paternalistic eyes and hearts of foreign development partners in Africa, Rwanda is obsequiously referred to as the “Singapore of Africa,” a moniker that gives the impression that all is hunky-dory in this “land of a thousand hills.”

Rwanda’s economic and social accomplishments—while impressive—mask the underbelly of one of the world’s cruelest states, led by Paul Kagame.

Here, freedom of expression is muzzled. Extrajudicial killings are institutionalized. Show trials are routinely encouraged. Forced disappearances are embraced, while private businesses are forcibly seized by a regime that operates like the Nazi Gestapo.

Despite evidence of Kagame ordering his political opponents to be murderedarrestedjailedkidnappedassassinated and tortured, the international community has continued to turn the other way. Why is that the case in Rwanda, but not in countries like Ethiopia, where U.S. Secretary of State Antony Blinken has called for a ceasefire to allow for humanitarian aid to flow into the Tigray region?

Rwandan President Paul Kagame / credit: cmonionline
Rwandan President Paul Kagame / credit: cmonionline

The President and the ruling Rwanda Patriotic Front (RPF) have built and fine-tuned over the decades a totalitarian police state in which criticism of the government, or any semblance of dissent, is criminalized and often results in death for those who dare to speak out, said Jeffrey Smith, founding director of Vanguard Africa. He told TF in an email exchange, “There is no independent media, nor independent human rights groups or a political opposition that are allowed the minimum space to operate. The ruling RPF, in essence, has been wholly conflated with the state,” says Smith.

The 1994 genocide killed about 800,000 people drawn mainly from the minority Tutsi community, including moderate Hutus, while the rest of the world silently looked on. But Rwanda has since experienced an economic recovery that has been inextricably linked to Kagame, who officially took power in 2000.

In a controversial 2015 constitutional referendum, Rwandans voted overwhelmingly to allow Kagame, 63, to stand again for office beyond the end of his second term, which ended in 2017. He won elections held the same year with nearly 99 percent of the vote. In theory, he could run twice again, keeping him in power until 2034. His current term ends in 2024. 

So why does the Western world play blind and deaf to the excess exhibited by Kagame? In other words, why the complicity in crimes and misdeeds in Rwanda ever since the end of the genocide?

“Rwanda has performed exceedingly well on the economic front. It’s seen as a success story in a continent that is dotted with malfunctioning states,” Lewis Mudge, the Central Africa Director at Human Rights Watch (HRW) told TF in a telephone interview. “The international donor community loves a good story and Rwanda serves as an example.” 

Mudge added Western collective guilt after the 1994 genocide also weighed in. 

The United States and the United Kingdom, like other Western governments, did not intervene in the 1994 Rwandan genocide. Nonetheless, both U.S. President Bill Clinton and U.K. Prime Minister Tony Blair later emerged as moralists and humanitarian interventionists, claiming human rights as one of the guiding principles for U.S. and British leadership in the world. This argument has since been used to bomb Yugoslavia, and invade Afghanistan, Iraq, Libya and Syria.

However, a U.S. diplomat quoted in the New York Times in an article aptly titled, “The Global Elite’s Favorite Strongman,” explained the reason the West disregarded the atrocities happening in Rwanda. “You put your money in, and you get results out. We needed a success story, and he was it.”

French President Emmanuel Macron / credit: The White House
French President Emmanuel Macron / credit: The White House

In late May, French President Emmanuel Macron travelled to Rwanda, formerly a French colony, in a gesture largely aimed at fixing a glacial relationship that had broken down as a result of the latter having backed the former extremist government in Rwanda, including supporting and training its military, which committed genocide.

In addition, France is determined to win back its influence in former French colonies in Africa, including in Rwanda. Some have begun cooperating with other powers, among them China and Turkey, said Arrey E. Ntui, a researcher with the International Crises Group (ICG).

“The French Government is currently not that popular in Africa as a result of its past exploitative history with African states,” said Ntui. “The current leadership in Africa is assertive and takes no prisoners. This calls for France to tread carefully because there are emerging nations that are willing to partner with Africa without a condescending attitude. So it would have been foolhardy, for example, for Macron to censure his Rwandan counterpart on account of real or imagined human rights abuses happening in Rwanda.”

Since his inauguration in May 2017, Macron has visited 18 African countries out of 62 states he has so far visited, a sign that he is determined to claw back the influence France once had when it counted 20 countries as its colonies within the African continent.

But should the world expect an insurgency anytime soon in Rwanda? 

Victoire Ingabire Umuhoza, a former presidential contestant who has been jailed for 15 years for daring to challenge Kagame told TF the Kagame government took power after a war and genocide. 

“I would say that all these crimes committed in our country have traumatized Rwandans,” Umuhoza said. “Moreover, there is no room for dissenting voices in Rwanda. If one criticizes the government they are immediately labeled as the enemy of the state. Under such circumstances, people live in constant fear of expressing themselves. But this silence worries me a lot because it can lead to implosion in Rwanda one day.” 

U.S. National Intelligence Council’s Global Trends Report published every five years says the world is “at a critical juncture in human history” and warns that a number of countries are at high risk of becoming failed states by 2030—Rwanda being one of them.

Charles Wachira is a foreign correspondent based in Nairobi, Kenya, and is formerly an East Africa correspondent with Bloomberg. He covers issues including human rights, business, politics and international relations

Towardfreedom

Like the U.S., Rwanda is in a pitched battle over its history

Controlling the historical narrative in Rwanda is key to the regime’s power

Image without a caption

By Tom ZoellnerTom Zoellner is professor of English at Chapman University and the author of “Island on Fire: The Revolt That Ended Slavery in the British Empire.”July 12, 2021 at 6:00 a.m. EDT2

Tucker Carlson recently went on an attention-grabbing screed about how America’s history of racism gets taught. He garnered headlines by calling Gen. Mark Milley, chairman of the Joint Chiefs Staff, “stupid” and “a pig” for defending a class on the subject taught at the U.S. Military Academy. Carlson then made a comparison of America to another country that managed to be both absurd — and surprisingly apt:

“The question is, and this is the question we should be meditating on, day in and day out, is how do we get out of this vortex, the cycle, before it’s too late? How do we save this country before we become Rwanda?”

The absurd part is what Carlson was trying to say: that the teaching of critical race theory in schools and universities would lead to oppressed people of color picking up machetes to slaughter White people, an ethnic cleansing that would resemble the 1994 genocide in the small East African nation of Rwanda, in which 800,000 people were slaughtered at the urging of a government made up of the majority Hutu ethnicity.

Rwanda holds an important lesson for America’s culture wars today, but not in the way Carlson thinks. Rather, in Rwanda, political leaders have rewritten the country’s history to gain political power, just as the right wing is now attempting to do in the United States. In fact, the greatest asset of the dictatorship in today’s Rwanda is its mastery of the past. “Within Rwanda today, hegemonic power relies for much of its justification on a certain reading of history,” the Smith College scholar David Newbury has concluded.

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Abantu batinyuka kuvuga ko hishwe Abatutsi gusa si Abanyarwanda ni Abanyamahanga kuko ibyo bavuga si ibintu by’i Rwanda.

Muri Nyakanga, tariki ya 19,1994, niho twashyizeho Guverinoma, twise iy’ubumwe. Iyo Guverinoma y’ubumwe ntiyagiyeho ku bushake bwa FPR. Reka da! Kubera ko kwica Perezida Habyarimana wari waremeye amasezerano yashyizeho umukono we, Kagame yashakaga, gufata igihugu cyose. Mbese nk’uko bafashe Uganda bari kumwe na Museveni wabafashije gufata u Rwanda. Kugira ngo andi mashyaka ajye mu buyobozi bw’igihugu, nyuma yo kwicwa kwa Perezida Habyarimana, byakozwe ku mabwiriza y’ibihugu by’inshuti za FPR. Kubera ko itashoboraga kubisuzugura, cyane igihugu nka USA. Kuri FPR ntibyari bikiri ngombwa rwose ko iyo guverinoma ihurirwamo nandi mashyaka, nk’uko byari biteganijwe mu masezerano ya Arusha. Ikindi nanjye ni uko narokotse kandi izina ryanjye ryari mu masezerano ya Arusha ko ari Faustin Twagiramungu wo muri MDR uzayobora guverinoma y’inzibacyuho.

Kuri Kagame we, yumvaga ko yafashe igihugu ko agomba kukiyobora uko ashaka: nk’uko abikora ubu. Ubu arica, akanakiza. Rero njye sinabaye Ministre w’lntebe ku bushake bwa FPR-Inkotanyi. Uretse ko kujya muri iriya guverinoma kw’amashyaka yandi bitabujije ko abantu bakomeza kwicwa: mwibuke ibyabereye i Kibeho, cyangwa muri Gitarama, nyuma y’intambara hiciwe abantu 18.000, mfitiye gihamya! Ibi kandi narabyamaganye igihe nari Ministre w’intebe mu bihe bitandukanye by’umwihariko taliki ya 8/12/1994. Ubwo namaganaga ku mugaragaro ubwicanyi inkotanyi zarimo zikora hirya no hino mu gihugu.

Iyi Guverinoma ihuriweho n’amashyaka menshi, yemeje ko abantu benshi bishwe n’InterahamwePawa na bamwe mu basirikare n’Abaturage bavugaga ko bari guhorera Perezida Habyarimana wishwe n’Inkotanyi.

Ntawahakana ko abanyarwanda batari muri MRND na CDR, cyane Abatutsi, batishwe! Barishwe, Abatutsi n’Abahutu batari muri MRND-CDR bafatwaga nk’abanzi b’Igihugu. Mu nama za mbere za guverinoma zakozwe twashatse uburyo bwose kugira abicanyi bazafatwe “bakanirwe” urubakwiye. Bivuze ko bacirwa imanza bagahanwa by’intangarugero. Byabaye ngombwa ko ibyakozwe nyuma y’iraswa ry’ndege ya Perezida Habyarimana dushaka uburyo bwumvikana neza kugirango dusobanure icyo twise “Jenoside” (Génocide) Ni ukuvuga ko hari Abatutsi bishwe batemaguwe bazira ko ari abatutsi, n’abahutu benshi bari mu mashyaka ya MDR, PSD, PL barwanyaga politike ya Habyarimana muri MRNDD na politike ya CDR. Abenshi biswe ibyitso baricwa indege ya President Habyarimana ikimara kuraswa.

Mu nama za guverinoma twakoze twaje kumvikana ko inyito twaha ubwicanyi bwabaye mu Rwanda kuva Inkotanyi zimaze kwica Perezida HABYARIMANA yari: ITSEMBABWOKO N’ITSEMBATSEMBA. Iyi nyito nijye wayitanze, yemerwa n’inama y’abaministre, yariyobowe na Perezida w’uRwanda Pasteur Bizimungu, na Visi Perezida Général Paul Kagame. ITSEMBABWOKO bivuze ko hari abatutsi bazize ubwoko bwabo. Ko hari n’abahutu bazize ubwoko bwabo. Ntitwigeze tuvuga Itsembabwoko Tutsi Gusa. Aha byumvikane neza! Abana b’abasore baririmbaga ngo: “Navaho Impundu zizavuga! Bari abatutsi harya?” Aba bose indege ikimara kuraswa babirayemo barabica. Uko Interahamwe Pawa zicaga ni nako abatekinisiye ba FPR nabo bicaga aho bari barashyizwe mu gihugu hose nkuko Tito Rutaremara yabyiyemereye kuri Radio na Television by’u Rwanda ko FPR yarifite abantu bayo mu gihugu hose no mu mashyaka yose.
Nina ko kandi Ingabo za APR/FPR zicaga Abahutu aho zanyuraga hose.

ITSEMBATSEMBA bivuze ko: habaye ubwicanyi bwo kwica rubanda gusa nta gusobanura.

Reka rero mbwire abasoma ibi nanditse, mbyanditse mfite ikiniga nibaza niba tukiri abantu, cyangwa tukiri Abanyarwanda, cyangwa ba: Ntabuntu, Ntamutima, ndetse na Ntabwenge. Abantu batinyuka kuvuga ko hishwe Abatutsi gusa! Abo si Abanyarwanda ni Abanyamahanga kuko ibyo bavuga si ibintu by’iRwanda: ni abamamyi bishakira ubutegetsi bakoresheje agahinda dufite kokubura abacu. Cyakora niba Ntibazirikana.

Abantu banyagirwa bombi: umwe ati “nijye wanyagiwe jyenyine!!!
NI AGAHINDA GUSA.

Faustin TWAGIRAMUNGU

Uwabaye Minisitiri w’intebe w’u Rwanda.

Habyarimana ni we wazanye umuganda.

Tariki ya 02 Gashyantare wari umunsi ngarukamwaka wo kwizihiza umuganda. Uyu munsi watangijwe na Perezida Yuvenali Habyarimana tariki ya 02 Gashyantare 1974. Icyo gihe yafashe isuka ajya imbere y’abasirikare ati: “nimuze dutange umuganda wo kubaka u Rwanda”. Bose berekeje mu gishanga cya Nyarugunga maze barahinga karahava. Ntihavugwa byinshi ku mbuto zahatewe ariko icyo gikorwa cyahise kiba intangiriro yo gukorera hamwe mu ma serire yose na segiteri, mu bigo bya leta na za minisiteri, bose bagiraga umunsi wo gutanga umuganda.
Ubusanzwe umuganda bisobanura igiti bashinga bubaka inzu. Ni ho bavuga “imiganda y’inzu”. Ibi birasobanura esprit Habyarimana yari afite awutangiza.

Yari umugabo w’ibigango, akerekera abasirikare uko babigenza


Byaje gukomeza abahinzi-borozi n’abadafite imirimo bagatanga umuganda kuwa kabiri wa buri cyumweru, abakozi ba Leta cyangwa abikorera ku giti cyabo bakawukora kuwa gatandatu. Nyuma y’umuganda habagaho igikorwa cyo kwidagadura cyizwi ku izina rya “animation”, abantu bakabyina bagasusuruka. Ku bakozi bo akenshi iyo bavaga mu muganda bahitiraga mu kabari, bakanywa ka Primus cg Mutzig imaze kuza. Habagaho ubusabane ku buryo nta wifuzaga kubahura. Washoboraga gusanga imbere ya 《Bar》 hari amasuka n’imihoro bivanywe mu muganda, abarimo imbere bambaye bottes ziriho icyondo. Imihoro ntiyari iyo gukora jenoside nk’uko bamwe bayiharabika.


Mu gihe FPR yateraga u Rwanda yakwirakwije propaganda yo kwangisha abantu ibikorwa bya Leta harimo n’umuganda ( hamwe n’umusanzu n’umusoro bavugaga ko ari byo byubatse Rebero). FPR yafatanyije n’amashyaka ataravugaga rumwe na MRND ya Habyarimana, bavugaga ko umuganda ari uburetwa nouvelle formule. Muri icyo gihe abantu biraye mu materasi yakozwe n’umuganda bararimbagura ntiwareba! Ngo barahima Habyarimana!


FPR imaze kugera ku butegetsi, yabanje kugira isoni z’uko izagarura umuganda. Icyo gihe imvura yaragwaga igatwara ubutaka inkangu ntiwareba kubera ya materasi yatengaguwe n’inkubiri y’amashyaka.
Nyuma FPR yaje kugarura umuganda ivuga ko ari yo iwuhimbye. N’uyu munsi abakiri batoya bazi ko umuganda bawukesha Pahulo Kagame. N’abazungu batari bakeya ntibazi ko umuganda watangijwe na Habyarimana Yuvenali.

Paul Kagame na we yafashe igikorwa cy’umuganda nk’igifitiye igihugu akamaro. Aha aritegereza uko abaturage babigenza.


Umunsi mwiza w’umuganda kuri buri wese ukunda u Rwanda.

Places and People to Visit in Rwanda.

To my dear friends who want to visit Rwanda, let me be your tour guide. Before you embark on your journey to Rwanda , kindly do the following.
Inform your embassy in Rwanda that you will visit the places and the people that I’m going to mention.
Your embassy and your family should keep closer contact with you.
If possible, avoid sleeping in the hotels or lodges, let your embassy help you to find a more secure place for you. Other wise, your family may wake up to a bad news that you took your own life using a bedsheet. Such is common in Rwanda, especially when you choose to see what the regime has been hiding for years.

I don’t mean to scare nor alarm you.
It is a reality and you have to travel knowing it. Forewarned is forearmed.

If I had to promote visit Rwanda , I would encourage the visitation of the following people and places:
Visit Kibeho a place where the current regime led by Paul Kagame killed 48 thousand of internally displaced Hutu refugees, the killing order was given by Paul Kagame. No one remembers them, a few who survived are not even allowed to mention what they went through and how they survived.

Kibeho massacre, 1995

Visit prisons and talk to prisoners and hear what they go through every day, hear how some of them how been in detention for 26 years without charges.
Visit opposition icon Madame Victoire Ingabire Umuhoza.
Listen to how she continues to be victimized, harassed and threatened . Learn on how the members of her political party have been killed in most gruesome manner, how others have been arrested with trumped up charges and eventually disappeared for good.

Victoire Ingabire Umuhoza


Visit another opposition icon Maitre Bernard Ntaganda, learn how he spent 4 years in prison for championing the freedom of speech and promoting an equal opportunity for Rwandans. Learn how he has been made a destitute in his own country. A qualified lawyer whose law licence has been confiscated by the current regime for no apparent reason, just to punish him for his political ambitions.
Learn how a few days ago him and Madame Victoire Ingabire Umuhoza houses were raided by the regime’s security men and took away all their phones, computers and some money.
Learn how they are being made to report to the regime’s investigative bureau every other day.

Me Bernard NTAGANDA

Visit another opposition icon, Déogratias Mushayidi in Mpanga prison and learn how he has been sentenced to life in prison for wanting to challenge Paul Kagame in an election and denouncing the regime for the gross human rights violation.

Déogratias MUSHAYIDI


Visit Diane Shima Rwigara and learn how she was harassed just for announcing that she would challenge Paul Kagame in the passed election in 2017. Immediately after making announcement, fake nude pictures of her were scattered on social media.
Upon seing that the fake pictures did not make her lose focus, they arrested her together with her mother and her young sister.
A visit to Rwigara’s family would indeed give you a glimpse of how Rwanda has developed.

From left to right: Adeline RWIGARA, Diane RWIGARA, Anne RWIGARA.

Visit kwa Gacinya, the infamous detention and torture chamber
Visit Kami (Barracks) , the infamous torture and slaughter chamber
Visit Kizito Mihigo’s mother, see the sadness of loosing her dear son in unexplained manner.
Visit a place called Bannyahe, you will see how poor people’s houses were recently demolished by a named investor closer to the regime. Families have been sleeping outside their demolished houses with no hopes of finding a place to stay.

A woman becomes homeless after her home is demolished by Govt

Learn how Kagame’s soldiers took turns in raping women in Bannyahe at gunpoint in the presence of their husbands and children.
Learn how the journalist of the Ishema Tv by the name of Niyonsenga Dieudonne ,also known as Cyuma Hassan Dieudonne who went to interview the affected families in Bannyahe has been thrown into prison. The same journalist , is the one who upon viewing Kizito Mihigo’s body , he revealed that Kizito Mihigo’s body had three wounds, one on the forehead two on the right and left cheeks respectively, while the world was told that Kizito Mihigo hung himself using the bedsheet.
After you have concluded your visitation, before flying back to your various countries, please, pass through the Rwandan Parliament House.
The speaker is a woman by the name of Donatile Mukabalisa. Since you have heard about women in Rwanda being promoted to the key decision making positions, ask them why the lot is happening and the same women are quiet.
Kindly share with me the answer she(they) will give you , because I have been asking such a question and Donatile Mukabalisa and her group of promoted women ended up blocking me.

Jeanne Mukamurenzi.

Rwanda – Grands Lacs: la piste israélo-sioniste

Un billet d’humeur
de Sylvestre
Nsengiyumva

Le major extrémiste tutsi Pierre Buyoya, deux fois président putschiste du Burundi dans une autre vie, occupe depuis quelques années un bureau à l’état-major de l’armée…rwandaise !

Il y dirige le « Burundi Desk », structure secrète chargée de mettre au point le projet « Apocalypse Burundi », en étroite collaboration avec le Brigadier Général Bosco Kazura, chef d’état-major, et lui-même « ancien » du Burundi….

Ce que se répètent ces deux hommes à longueur de journées, dans le secret des murs du « Pentagone » rwandais, nous a été récemment résumé sur les ondes par le « vuvuzela » attitré du tutsisme grand-lacustre, Jean Bwejeri: « …Le vote des Hutu du Burundi sera sans valeur. Nous ne laisserons pas faire ces esclaves-nés, débarqués dans la région par les colons blancs dont ils étaient porteurs, et qui continuent de souiller Havila, la terre promise du Peuple légitime juif tutsi… »!

BWEJERI!

L’histoire que je m’en vais vous résumer ici, je ne vous en voudrai pas si vous n’y croyez pas. On me l’aurait racontée que j’en aurais doutée aussi, si je n’en avais pas été témoin !

J’ai connu Jean Bwejeri à l’Université de Louvain, au milieu des années 1990, dans la foulée du « génocide rwandais ». Boursier du gouvernement burundais, il était censé faire un doctorat en je-ne-sais quoi.

Seulement voilà, quand tu cherchais Jean Bwejeri, tu avais plus de chances de le trouver au comptoir de « Chez Gaston », le bistrot zaïrois branché du campus, que dans les amphis de sa faculté !

Personnage (très) court de taille mais « haut en couleurs », l’homme ne passait pas inaperçu. Rien à faire, tu devais absolument te pencher pour l’écouter vociférer, à longueur de soirée et de verres de jupiler, sa haine viscérale contre des Hutus !

Plus rigolo que vraiment énervant, c’était le genre de raciste minable dont t’avais envie de remplir le verre, pour qu’il en rajoute encore une couche…

Nous n’avons rien vu venir !

Un bon matin, la nouvelle tomba que le petit tutsi burundais malade de l’ethnisme, ivrogne et tête de « vache qui rit », s’était fendu d’une thèse volumineuse !

Hypothèse, confirmée hâtivement par ses soins sans  démonstration scientifique : les Tutsi des Grands Lacs constituent la nième tribu d’Israël, descendants du Roi David, et installés depuis des millénaires sur la terre bénie de Havila…et bla, et blabla !

Contre toute attente, Jean Bwejeri ne tarda pas à faire des émules : plusieurs jeunes tutsis rwandais et burundais se laissèrent aussitôt pousser la  barbe longue, et commencèrent à déambuler dans les rues de LLN et Bruxelles, arborant le petit bonnet juif sur le crâne, et portant de petits bâtons bizarres…!

Tout ce folklore faisait rire tout le monde, jusqu’au jour où on s’arrêta net de rigoler : tous frais payés, Bwejeri venait de se faire inviter à un Congrès Juif à New York, où il exposa sa thèse et fut acclamé !

Au terme du congrès, Jean Bwejeri reçut une assistance matérielle et en ressources humaines, pour l’aider à poursuivre ses recherches…

Plus tard, j’appris que Jean Bwejeri s’était envolé, avec femme et enfants, pour s’installer aux States…histoire de se rapprocher de la plus puissante communauté juive de la planète !

LE « PROJET OUGANDA »

Le sixième congrès de l’Agence Juive Mondiale, organisation rassemblant toutes les tendances du sionisme planétaire, s’est tenu dans la ville suisse de Bâle en août 1903.

Principal point à l’ordre du jour : discuter du « projet Ouganda », cette idée d’installer le futur état juif sur un territoire de 8000kms carrés, mis à disposition par la puissance coloniale britannique, et situé alors à cheval entre l’Ouganda et le Kenya.

Au terme d’un débat long et houleux, le projet Ouganda fut rejeté in extremis en faveur de la Palestine, mais un « Mouvement territorialiste », farouchement favorable au projet, fit cessession dans la foulée….

Plus tard, environ 150 familles juives européennes émigrerent au Kenya, et s’y trouvent toujours….

DU DÉLIRE À LA CONSCIENCE?

Des signes persistants semblent indiquer que Jean Bwejeri n’est pas un petit illuminé isolé et sans intérêt.

Au printemps de l’année dernière, dans la foulée de l’ouverture en grande pompe de l’ambassade israélienne à Kigali, le président de l’association Ibuka déclarait : « …les présumés génocidaires hutu blanchis par la justice des pays démocratiques où ils sont installés, nous devons les traquer et les déstabiliser, imitant en cela nos frères juifs… »

Pendant les négociations burundaises de paix à Arusha, quelques partis tutsis ont sérieusement revendiqué les origines juives du Peuple tutsi, appelant à ce que ce fait soit » considéré »!

Sur les réseaux sociaux, on entend et on lit des leaders d’opinion Banyamulenge (tutsis du Congo) brandissant fièrement l’ascendance juive de leur peuple !…..

UNE » PROFONDEUR AFRICAINE » D’ISRAËL?

Ce développement apparent de la « conscience juive » dans la région s’accompagne d’un activisme, tout aussi inédit, de l’état d’Israël et des lobbies juifs,au Rwanda et dans tous les pays voisins.

Il y a environ cinq ans, le président rwandais Paul Kagame effectuait une visite d’état en Israël, où il fut reçu comme un grand, conjointement par le Premier ministre et le président.

Dans son discours, le Président de l’état juif insista  sur l’histoire douloureuse et commune des deux peuples tutsi et juif, avant de passer le témoin à Benjamin Netanyahu, qui conclut en substance: « …mon cher ami Kagame, Israël a décidé de revenir en Afrique par la grande porte. Tu m’avais promis de m’aider dans cette entreprise, et tu es entrain d’y arriver ! »

Le Rwanda Development Board, la plate forme qui coordonne toutes les institutions de l’économie rwandaise, est dirigé par un homme d’affaires israélien, ancien financier du Likud. Il est chargé, depuis peu, de former le fils aîné du Président, officier militaire de son état, aux arcanes de la haute gestion économique et financière…

En 1994, juste après la guerre et le génocide des Tutsi, je me souviens avoir tiqué en lisant, sous la plume de Colette Braeckman, que plusieurs agents du Mossad israélien avaient séjourné à l’hôtel des Milles Collines, un peu avant et un peu après la chute de l’avion de feu Juvenal Habyarimana!

Plus tard, on a découvert dans la presse qu’une ONG israélienne avait un temps « opéré » dans les camps de réfugiés rwandais au Zaïre, elle aussi truffée d’agents du Mossad…

Dans une de ses interviews, le journaliste français d’ investigation Pierre Péan, auteur de plusieurs ouvrages de référence sur le  « drame » des Grands Lacs de ces trois dernières décennies, déclarait : « …je me suis toujours demandé la raison de l’acharnement contre moi des milieux juifs de France dans cette affaire; avant de découvrir que cette région est  envisagée désormais comme la profondeur africaine d’Israël… »

Sylvestre Nsengiyumva

Source: http://www.echosdafrique.com

A sa sortie, Kagame est encore peu prometteur!

Ça faisait longtemps que Paul Kagame ne s’adressait pas aux Rwandais, et quand il fait ce 27 avril 2020, il s’exprime en anglais. Moins de 20% de Rwandais comprennent cette langue. Quant au contenu, le président rwandais ne livre rien. Absolument rien. La seule chose qu’il aura réussie, c’est de semer plus de doutes sur sa localisation sa conférence étant faite à distance.

Avant cette sortie, beaucoup de rumeurs circulaient. L’absence du président inquiétait les Rwandais, les uns allant jusqu’à poser qu’il est mort. C’est peut-être cette prétendue mort qui l’a poussé à sortir subitement, et visiblement, mal préparé. Dans ces réponses , aux journalistes bien sélectionnés comme si le message était destiné à une audience précise,  Kagame ne maîtrise rien. Ceci soulève plus de questionnements: Est-il vraiment vivant? Comment se peut-il qu’après plus d’un mois, un chef d’Etat ne s’adresse pas à son peuple pour exprimer une solidarité?

De la crise causée par la pandémie, Kagame ne livre rien. Pas de statistique. Pas de stratégie, pourtant demandée par plusieurs Rwandais. Le président ne dit rien sur la gestion des fonds déjà reçus dans l’effort de lutter contre Covid-19. Il ne pense pas aux citoyens du menu peuple dont le bien-être est mis à mal par les mesures de confinement décrétées sans suivre la procédure légale pourtant prévue par la Constitution rwandaise. Tout ce qu’il révèle est qu’un conseil des ministres va se tenir cette semaine pour déterminer la voie à suivre dans les prochains jours.

Une journaliste de RFI lui pose la question sur l’assassinat du chantre rwandais Kizito Mihigo mort en février 2020. Kagame, manifestement mal à l’aise avec cette question, réplique qu’il ne sera jamais capable de convaincre qui que ce soit sur la thèse du suicide. Lui-même sait que ce mensonge ne tient pas la route. Et, il demande à la journaliste: “Can we put it to rest, please?” Il évite d’en parler.

Rappelons que depuis l’assassinat de ce jeune homme, Kagame a du mal à justifier son innocence dans ce dossier. Dans ses notes, Kizito explique le rôle important de la directrice de cabinet de Kagame à l’époque, Inès MPAMBARA, dans son calvaire. La femme est même  allée jusqu’à menacer de mort le jeune artiste.

Une question intéressante sur l’incursion de l’armée rwandaise au Congo, une information qui circule depuis quelques semaines. Sauf que le chef de l’Etat nie toutes les allégations en bloc, tentant de façon maladroitement voilée, de justifier cette action militaire s’elle avait eu lieu. Pour tout observateur avisé, sa réponse constitue un aveu sans équivoque. Sauf un enfant né d’hier, l’on sait que les soldats rwandais ont toujours été au Congo, et que Kagame l’a toujours nié.

Le silence de Kagame au sujet de la misère du peuple rwandais, sa disparition des radars pendant longtemps, les actes de barbarie commis par son armée contre les citoyens, l’arrestation des journalistes au nom du Covid-19 mais, qui réellement, on le sait, vise à museler les lanceurs d’alerte, tout porte à croire que Kagame n’est pas l’homme de la situation, maintenant, encore moins pour la période après Covid-19.

Chaste Gahunde


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