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Faustin Twagiramungu s’adresse aux intellectuels rwandais. Lettre ouverte.

Faustin Twagiramungu dans une conférence de presse à Bruxelles en 2015

« Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui » (Martin Luther King)

Chers compatriotes,

En ma qualité d’homme politique rwandais et de témoin de l’histoire de notre pays, je me vois dans l’obligation d’attirer votre attention sur l’immense détresse et les terribles humiliations que subit le peuple rwandais depuis plus de 25 ans. Plus le temps passe, plus la situation de nos compatriotes ne cesse de se détériorer. Jamais le pays n’avait connu autant de malheurs orchestrées par le pouvoir en place, dont des atteintes massives à la vie, à la liberté et à d’autres droits fondamentaux, des spoliations et des destructions de biens privés, des famines endémiques délibérément provoquées pour décimer une partie de la population, et bien d’autres maux devenus le lot quotidien des Rwandais. Au rythme où vont les choses, le pire est à craindre, aussi longtemps que le Rwanda sera sous le joug d’un tyran sanguinaire qui ne s’en cache plus.

En effet, lorsqu’un Chef d’Etat en exercice, en l’occurrence le Général Paul KAGAME, affirme haut et fort qu’il a tué et qu’il va continuer de tuer ses citoyens, et qu’en dépit d’être condamné il soit plutôt applaudi, ne peut que nous amener à nous inquiéter et à nous interroger!

Cet exemple récent et d’autres cas que vous connaissez certainement, me poussent à pointer du doigt votre passivité, collective ou individuelle, devant le drame qui se joue devant vos yeux. N’entendez-vous pas cette petite voix de la conscience vous demander instamment: « Qu’as-tu fait de ton intelligence, de ton savoir et de ton savoir-faire ? Qu’as-tu fait pour ton peuple ? »

Chers compatriotes, RÉVEILLEZ-VOUS !

Le seul pouvoir légitime est celui qui repose sur le consentement du peuple. Par conséquent, l’exercice du pouvoir ne saurait avoir d’autre finalité, que le bien de la communauté publique. Et pourtant, le régime du FPR exerce son pouvoir par le fer et le sang dans le but de l’enrichissement illicite de ses dignitaires. Que faudra-t-il faire pour que vous soyez pleinement sensibilisés à cette situation pour le moins injuste et inacceptable ? La tyrannie est présente. Elle fait des ravages tous les jours.

Certains d’entre vous se disent : «Je ne vais pas risquer ma peau pour affronter ce régime impitoyable ! Je m’en remets au destin!». C’est ce fatalisme qui nourrit et entretient le mal. C’est l’alibi de l’indignité ! Qui pense ainsi est un lâche qui s’ignore. Souvent, nous oublions que mourir ne dépend pas de nous. Mais n’oubliez jamais, qu’il dépend de vous de sauver votre peuple en détresse.

Ce que nous avons vécu et que vivent nos compatriotes est indicible ! Qui parmi vous n’a pas perdu un ami, un frère, une sœur, un parent ? Toutes les familles ont été touchées par la volonté des assassins, qui se croient toujours et pour toujours au-dessus des lois.

Combien parmi vous sont tellement terrorisés, qui se déguisent en cadavres ambulants, pour ne pas « être tués une deuxième fois » ! Ils sont devenus comme des zombis, qui obéissent, au doigt et à l’œil, à ce régime qui les tue. Ce n’est pas en abandonnant votre corps et votre esprit à ces forces du mal, que vous vivrez mieux ! Soyez dignes, pensez au moins au bien et à l’avenir de vos enfants et leurs descendants ; l’histoire vous en saura gré !

Chers compatriotes, ENGAGEZ-VOUS !

Les hommes, les femmes, les garçons et les filles de votre âge ont décidé de mener une lutte sans merci contre ce régime du FPR-KAGAME qui tue et malmène les Rwandais. Rejoignez-les ou soutenez-les d’une façon ou d’une autre ! Ils comptent sur vous. Ils sont engagés dans des associations ou partis d’opposition au Rwanda et à l’extérieur. Ils sont en prison ou en exil. Ils se battent jour et nuit, chacun à sa manière, pour la dignité, la paix, la justice, la liberté et la démocratie dans notre pays.

Certains en payent le prix fort, et malgré cela les autres continuent. Avec eux, je crois en la victoire finale. Ceux qui ont été tués dans ce combat, sont des filles et fils dignes de la nation. Ils sont tombés sur le champ d’honneur, nous ne les oublierons jamais. Ils forcent notre admiration, ils nous inspirent jour et nuit ; faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour que leur sacrifice ne soit pas vain.

Certains pensent, à tort, ne pas être concernés par cette lutte, au motif qu’ils ont une situation sociale ou financière enviable. Ils oublient que le régime dictatorial du FPR-KAGAME peut à tout moment tout leur prendre, à ceux qui sont à l’intérieur du pays, ou, pour ceux qui sont en exil, les malmener d’une façon ou d’une autre, par le biais de sbires mandatés à cet effet. Faut-il encore souligner qu’il s’agit d’abord et avant tout d’un combat pour la dignité et la liberté ? En l’espèce, ces paroles d’un sage africain méritent toute notre attention : « Etre pauvre et libre plutôt que riche dans l’esclavage ! » 

Chers compatriotes, BATTEZ-VOUS !

Pour que votre peuple et vous-même soyez en sûreté, il faut être délivré de la force tyrannique ! Cette machine d’oppression est contraire au droit, elle s’oppose à votre liberté, elle nuit à votre vie tout simplement !

Comme tout être humain, la raison vous oblige, tous et chacun, de considérer comme ennemi de votre conservation, celui qui veut vous ravir votre vie, si vous ne vous soumettez pas comme son esclave corvéable à merci. Dans ces conditions, il vous impose une situation d’état de guerre et devient ipso facto votre agresseur, contre qui vous avez le droit et surtout le devoir de combattre. Vous l’aurez compris, c’est une question de survie et de légitime défense.

Chers compatriotes, INDIGNEZ-VOUS !

Vingt-cinq ans que les ossements des nôtres sont exposés comme des trophées de guerre ; ça suffit ! Le régime FPR dirigé par Paul KAGAME a décidé d’ôter l’humanité à nos défunts. Ils sont privés du repos éternel auquel ont droit tous les morts. Tous ces corps exposés à GISOZI et ailleurs sont ceux des nôtres, vous et moi. Aucun de ces morts n’appartient à la famille de KAGAME, car si c’était le cas, pareille humiliation lui aurait été épargnée.

Les nôtres sont devenus des objets de curiosité. Ils sont déshumanisés tous les jours, sous le regard complice des visiteurs étrangers, qui sont soumis malgré eux, à un exercice émotionnel des plus étranges, qu’ils n’osent pas dénoncer. Cette mise en scène macabre est choquante et inacceptable : elle est savamment entretenue par le régime dictatorial du FPR-KAGAME en vue de maintenir dans la culpabilisation une partie des Rwandais et de s’attirer la sympathie d’une Communauté internationale dont la naïveté est habilement exploitée par le pouvoir de Kigali.

Nous ne le dirons jamais assez : l’exposition de ces ossements doit cesser. Non seulement elle procède d’une instrumentalisation politique des plus condamnables, mais aussi elle constitue le comble du cynisme, quand on sait que, dans la plupart des « sites mémoriaux », il s’agit des restes des corps des personnes tuées massivement par l’Armée du Général KAGAME lors de sa conquête du pays en 1994.

Il faut agir et vite, pour que ces corps soient enterrés en toute dignité. Ne laissons plus faire cette affreuse exposition, contraire à nos croyances et notre culture. Notre passivité chosifie nos morts et les réduit au néant. Ils sont morts injustement, et comble du drame, ils sont devenus le décor d’un spectacle politique pitoyable !

Le FPR nous terrorise tellement qu’il est difficile de protester contre cette infamie. Mais jusqu’à quand nos morts devront supporter notre silence complice ? ll est temps d’agir, pas seulement pour ce cas, mais aussi pour d’autres injustices du quotidien. Ensemble, levons-nous comme un seul homme pour briser ce cycle de violence et d’impunité qui a trop duré, et pour mettre un terme au régime dictatorial et criminel de Paul KAGAME.

Chers compatriotes,

Je n’en doute pas, mon message aura contribué, je l’espère, à vous rappeler votre devoir d’intellectuel. Vous, comme moi, avons l’obligation de nous engager résolument en faveur de l’avènement au Rwanda d’un nouvel ordre politique respectueux de la vie, de la dignité, de la liberté et d’autres droits fondamentaux dont nos compatriotes sont privés depuis plus de 25 ans.

Nous devons d’abord et avant tout compter sur nous-mêmes car, comme le dit bien à propos un adage rwandais, « les semences venant d’ailleurs arrivent généralement en fin de saison » (Ak’imuhana kaza imvura ihise). Au lieu d’attendre notre salut d’une Communauté internationale indifférente à notre sort ou en complicité avec notre oppresseur, misons plutôt sur notre énergie et celle de la jeunesse de notre pays, acquise dans sa grande majorité à l’urgence et la nécessité d’un changement politique au Rwanda, qui doit se faire dans l’unité de toutes les composantes de la société rwandaise.

Demain ou après-demain, sonnera le départ pour une marche commune vers la libération du peuple par le renversement du régime honni qui l’asphyxie depuis que le Général KAGAME règne en tyran sanguinaire sur le pays. Soyez au Rendez-vous de l’histoire, de votre histoire, que vous écrirez avec un cœur de patriotisme, de fraternité et de concorde nationale. « A la fin, nous nous souviendrons, non pas des mots de nos ennemis, mais des silences de nos amis. » (Martin Luther King)

Avec toutes mes amitiés et mes sincères salutations.

Faustin Twagiramungu

Ancien Premier Ministre rwandais

Bruxelles, Avril 2020.

Kagame and his RPF were not interested in saving Tutsi lives.

Statement by the RPF on the proposed deployment of a U.N. intervention force in Rwanda on 30th April 1994.

Original UN archive is available here.

The United Nations Security Council has been urged by the U.N. Secretary General to authorize the deployment of a U.N. intervention force in Rwanda for the purpose of stopping massacres of innocent civilians.

The massacres have been going on for several years but particularly become intense after the death of President Habyarimana on April 6, 1994.

The Rwandese Patriotic Front wishes to make the following observations regarding the massacres:

1. The massacres ware carefully planned in advance and systematically executed to ensure the complete extermination of those perceived as opponents of the regime. The plans for these massacres were hatched during President Habyarimana’s own life time with his knowledge and active participation.

2. RPF has very firm evidence indicating that the massacres were but for the death of the President originally intended to take place during the transition period after the Rwandese Patriotic Army forces had handed over their weapons to the United Nations and gone to the assembly points where they would be easy prey.

3. The occurrence of these massacres did not come as a surprise to RPF. Indeed, the RPF consistently brought the alarming preparations for these massacres to the attention of the international community for many months prior to their outbreak. The Secretary General of U.N. and the governments of all the countries which were represented at Arusha during the peace talks were duly informed about the preparations for these massacres through their accredited representatives in Kigali and various high ranking officials who have visited RPF both at Kigali and Mulindi ever since the signing of the peace agreement to discuss the possibilities of facilitating implementation of the peace agreement.

The international community was fore warned but did not find it possible or necessary to take any measures to prevent these massacres.

4. There is a misleading impression that the atrocities which have been committed were committed in course of armed conflict between two fighting groups. There are two groups alright but only one is armed and is committing the atrocities. The group of the victims is unarmed and defenseless. This is simply a case of state inspired violence against innocent citizens on account of their perceived political beliefs or ethnic origins.

The massacres are above all not a result of fighting between two different ethnic groups as the statement of the U.N. Secretary General would appear to indicate.

5. Although the Tutsi community has been singled out as a candidate for extermination, Rwandese of other ethnicities have equally been victims of the atrocities. Tens of thousands of Hutus have died because they belonged to opposition parties. Indeed, the majority of prominent public personalities who were executed were Hutus. The false perception that this is an ethnic conflict needs to be corrected.

6. These massacres are not new in Rwanda’s history. They are a repeat of similar massacres which were committed by the very same security apparatus headed by President Habyarimana between 1959 and 1966, between 1972 and 1973 and between 1990 and 1994.

7. The atrocities in Rwanda have been committed exclusively by the regime. The Rwandese Patriotic Front has not, contrary to what some have implied from the contents of the letter of the U.N. Secretary General addressed to the U.N. Security Council on April 29, 1994, been involved in committing and is not planning to carry out any atrocities. It has instead fallen upon us to rescue many Rwandese from such atrocities. The Rwandese Patriotic Front reiterates that all areas under its control are completely secure and open to inspection by the International community.

8. President Habyarimana and his collaborators planned and prepared for these massacres by taking advantage of the cease-fire arrangements which RPF had agreed to for the purpose of providing a suitable environment for promoting national reconciliation, restoring peace and democratizing our country.

RPF is firmly convinced that the international community has exhibited double standards by insisting that RPF must abide by the peace process agreed upon while doing nothing whatsoever about Habyarimana’s evident preparations to wreck the very peace process which they were promoting.

The United Nations mission (UNAMIR) which was in Rwanda, with a force of more than 2,500 personnel, at the outbreak of the current crisis was unable to offer protection to Rwandese Citizens who were threatened with violence. It did not intervene to stop the massacres, citing the constraints imposed by their mandate, although the mandate could have been changed by the U.N. Security Council at short notice. The force was instead withdrawn leaving the Rwando8s population at the mercy of the murderers.

The International Community stood by and helplessly watched while hundreds of thousands of innocent Rwandese Citizens perished. Few have dared to come out in public to condemn the authors of the atrocities which are being committed, let alone taken any steps to actively assist the actual and potential victims.

As a result of the massacres, it is reported (OXFAM) that more than a half million people (500,000) may have already died.

The manner and scale of the massacres clearly leave no doubt whatsoever that the atrocities which have been committed amount to genocide as defined by the relevant U.N. Conventions. We feel that the debate in some circles, including the U.N. Security Council, about whether genocide has really been committed is academic if not cynical. We the Rwandese and other people who have witnessed the atrocities first hand know for sure that genocide has indeed taken place.

The massacres have been orchestred by the so-called provisional government using the following:

1. The Presidential Guard.

2. Members of the regular National Army.

3. The Para-military Police (Gendarmerie Nationale),

4. Armed civilians and militia under the control of the late President’s party, the MRND and its allies, particularly the extremist CDR party.

The International Community owes the Rwandese people an obligation to condemn and ostracize the perpetrators of these massacres and to help in bringing them to justice. Some countries have, instead, lent legitimacy to these murderers and are already plotting to create a future role for them in the politics of our country. We would mention in particular the governments of France and Egypt which have hosted high level talks with members of the so-called provisional government and appear to be master-minding the current proposal for the deployment of a U.N. intervention force as a result of those talks.

The United Nations should take a leading role in ensuring that the members of the regime responsible for the massacres are not accorded legitimacy by any government or International organization. Should the U.N. itself receive and accord legitimacy to members of the said regime, the Rwandese Patriotic Front will have no option but to request that even the 270 member remnant of UNAMIR be recalled.

The Special Representative of the U.N. Secretary General to Rwanda, Dr. Jacques Roger Boon-Booh has throughout his stay in our country behaved in a very partisan manner and is not up to task entrusted to him. The Rwandese Patriotic Front will not participate in any future U.N. effort to resolve the Rwanda conflict unless and until the said Special Representative and his Assistant are recalled.

The time for U.N. intervention is long past. The genocide is almost completed. Most of the potential victims of the regime have either been killed or have since fled.

The Rwandese Patriotic Front believes the foremost and appropriate role U.N. agencies at this particular time would be to find the ways and means of handling the humanitarian crisis caused by the violence and displacement of the population. This humanitarian crisis has unfortunately not received the attention it deserves to date.

The Rwandese Patriotic Front regards the proposed U.N. intervention as deliberate attempt to manipulate the U.N. process and machinery to protect and support the murderers who constitute the provisional government.

Consequently, the Rwandese Patriotic Front hereby declares that it is categorically opposed to the proposed U.N. intervention force and will not under any circumstances cooperate in its setting up and operation.

In view of the forgoing the Rwandese Patriotic Front:

a. Calls upon the U.N. Security Council not to authorize the deployment of the proposed force as U.N. intervention at this stage can no longer serve any useful purpose as far as stopping the massacres is concerned.

b. Requests International Community to exert pressure on the murderers who constitute the so-called provisional government and are responsible for the massacres by:

1. Withholding recognition for the so-called provisional government which has taken power by unconstitutional means.

2. Condemning in person the prominent personalities of the regime who have been involved in committing atrocities.

3. Imposing punitive sanctions against the so called provisional government.

4. Setting in motion the process of establishing without delay war crimes tribunals and other mechanisms for bringing the persons responsible for the atrocities to justice.

c. Requests the U.N. Secretary General to replace his Special Representative in Rwanda without delay by someone more competent.

d. Calls upon the international community to urgently respond to the humanitarian crisis in Rwanda by providing assistance to the needy and gives its assurances that it shall cooperate fully in all efforts to alleviate the currant humanitarian crisis.

e. Calls upon the United Nations to immediately send a mission to areas of Rwanda controlled by RPF to confirm that no massacres or human rights of any nature have been committed by RPP forces as implied in the above-mentioned letter by the U.N. Secretary General to the Security council.

For: The Political Bureau of The Rwandese Patriotic Front

Mr. Gerald Gahima
Mr. Claude Dusaidi

Content was OCRed from original archive of the letter: http://nsarchive.gwu.edu/NSAEBB/NSAEBB117/Rw29.pdf 


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Rwanda: Tous les détenus accusés d’avoir violé le confinement doivent être libérés sans condition.

Tous les détenus accusés d’avoir enfreint l’ordre de confinement doivent être libérés immédiatement et sans condition.

Lors de sa réunion extraordinaire tenue le jeudi 16/04/2020 sous la présidence de Mme Claire Nadine KASINGE, le Comité Exécutif du Parti ISHEMA, a pris son temps pour échanger sur des questions urgentes auxquelles font face les Rwandais, dont la famine, l’injustice et l’incarcération arbitraire, pendant cette période.
I. Les membres du Comité exécutif observent ce qui suit:
1. Le gouvernement continue d’abuser de son pouvoir en persécutant le peuple sous prétexte de faire appliquer les mesures de confinement dans la lutte contre la propagation du coronavirus (COVID-19).
2. Du fait que les Rwandais ont été introduits dans l’état d’urgence  en violation de la Constitution et de la procédure légale, toutes les décisions actuellement prises sont dépourvues de bases légales et violent les droits fondamentaux des citoyens ainsi que le fonctionnement des institutions nationales.

3. Il est commode de rappeler que la loi Nº68/2018 du 30/08/2018 déterminant les infractions et peines en général prévoit :

Article 3: Pas de peine sans loi

“Nul ne peut être condamné pour une action ou omission qui, au moment où elle a été commise, ne constituait pas une infraction d’après le droit national ou international”. (Alinéa 1)

Article 4: Interprétation des lois pénales

“Les lois pénales ne peuvent être interprétées extensivement, elles doivent être interprétées restrictivement”. (Ainéa 1)
“Il est interdit aux juridictions de rendre des jugements par analogie”. (Alinéa 2)

4. Le gouvernement harcèle les Rwandais et les journalistes qui ont tenté de dévoiler les souffrances infligées au peuple ces jours-ci. Sont particulièrement visés les utilisateurs des médias sociaux qui diffusent des informations sur les injustices commises par l’Etat.
5. L’une des personnes arrêtées le 15 avril 2020 est M. NIYONSENGA Dieudonné alias Cyuma Hassan qui dirige  la Chaine Youtube ISHEMA TV.
6. M. NIYONSENGA Dieudonné a été arrêté alors qu’il était en route pour enquêter sur les victimes de la disette causée par les mesures illogiques du gouvernement.
7. Il est à constater que les vrais raisons de l’arrestation de M. NIYONSENGA Dieudonné sont tout à fait différentes de celles mises en avant par les services de police, d’autant plus qu’il s’agit d’un Rwandais qui avait pris le courage de focaliser ses reportages sur des sujets que les autorités ne voudraient pas que le monde sache :
• C’est lui qui nous a révélé que le corps de Kizito MIHIGO avait des blessures au visage indiquant les tortures qu’il avait subies. Cela a conduit à l’infirmation de l’hypothèse  de “suicide” avancée par la police nationale du Rwanda.
• C’est lui qui a fait des reportages sur l’expropriation abusive dans les bidonvilles de Kigali et l’injustice à l’encontre de la population dans la zone connue sous “Bannyahe”. Cette expropriation est le projet d’un certain Denis KARERA, le frère du Ministre de la Justice, Johnston BUSINGYE.
• C’est lui qui a fait le reportage sur les viols commis par les soldats des Forces Rwandaises de Défense (FRD) sur des femmes du même quartier dans ce qui est perçu comme une stratégie du chaos visant à forcer la population à abandonner leurs maisons. Une porte-parole de la police de la ville de Kigali a nié ces allégations, affirmant que “les personnes qui avaient témoigné étaient anti-gouvernementales, mais plus tard, il s’est avéré que les informations de M. NIYONSENGA Dieudonné étaient vraies.

II. Pour toutes ces raisons:
8. Le gouvernement de Kagame doit mettre fin à la persécution infligée aux Rwandais spécialement à ceux du menu peuple suite à ces mesures farfelues de confinement sans accompagnement nécessaire,  mesures inconstitutionnelles et illégales.
9. Tous les détenus accusés d’avoir violé le confinement doivent être immédiatement libérés sans plus tarder car “pas de peine sans loi”.

10. En particulier, M. NIYONSENGA Dieudonné Alias ​​CYUMA Hassan et ses associés doivent être libérés sans plus tarder et sans condition.
11. Tous ceux qui ont été lésés par ces mesures de confinement doivent être indemnisés pour les dommages et souffrances subis.

Fait le 16 avril 2020

Nadine Claire KASINGE

Présidente ISHEMA Party

(Sé)


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Abafashwe bose bashinjwa kurenga ku mabwiriza ya “Guma mu rugo” bagomba guhita barekurwa nta yandi mananiza.

Abafashwe bose bashinjwa kurenga ku mabwiriza ya “Guma mu rugo” bagomba guhita barekurwa nta yandi mananiza.

Itangazo N° ISH2020/04/004

Mu nama yayo idasanzwe yateranye kuwa kane tariki ya 16/04/2020 iyobowe na Madame Claire Nadine KASINGE, Komite Nshingwabikorwa y’Ishyaka Ishema ry’u Rwanda, yasuzumiye hamwe ibibazo by’ingutu birimo inzara, akarengane n’ifungwa rya hato na hato bikomeje gukorerwa abanyarwanda banyuranye muri iki gihe cya Corona Virus (Covid-19);

  1. Tumaze kungurana ibitekerezo, abagize Komite Nshingwabikorwa dutangaje ibi bikurikira:
  2. Leta ikomeje kwitwaza ingamba yafashe mu gukumira icyorezo cya Corona virus igahutaza rubanda.
  3. Bitewe n’uko igihugu cy’u Rwanda cyinjijwe mu bihe by’amage mu buryo bunyurayije n’amategeko, ibyemezo byose bifatwa bishingiye kuri izo ngamba nshya binyuranyije n’amategeko, kandi bikabangamira uburenganzira bw’ingenzi bw’abenegihugu n’ububasha bw’inzego z’ubutegetsi bw’igihugu.

Itegeko riteganya ibyaha n’ibihano muri rusange rivuga ko:

Ingingo ya 3: “Nta muntu ushobora guhanwa kubera gukora ikibujijwe cyangwa kwanga gukora igitegetswe bitari icyaha hakurikijwe amategeko y’igihugu cyangwa mpuzamahanga mu gihe byakorwaga.

Ingingo ya 4: Amategeko ahana agomba gufatwa uko ateye, ntashobora gukoreshwa ku buryo butandukira”.

  1. By’umwihariko, Leta irimo guhohotera abanyarwanda n’abanyamakuru bagerageje kuvuga akarengane n’akababaro ka Rubanda muri ibi bihe, ubu abibasiwe akaba ari abakoresha imbuga nkoranyambaga mu gusakaza amakuru ajyanye n’ako karengane.
  2. Umwe mu bafashwe tariki ya 15 Mata 2020 ni Bwana NIYONSENGA Dieudonné alias Cyuma Hassan uyobora Chaine Youtube ISHEMA TV.
  3. Bwana NIYONSENGA Dieudonné yafashwe mu gihe yari agiye gukora iperereza ku baturage bamaze kwicwa n’inzara kubera ingamba Leta yafashe mu buryo budakurikije amategeko kandi butitaye ku mibereho ya Rubanda.
  4. Dusanga ifatwa rya Bwana NIYONSENGA Dieudonné ari urwitwazo ahubwo rihishe byinshi cyane cyane ko ari umunyarwanda wari usigaye atanga amakuru ubutegetsi budashaka ko amenyekana:
  • Ni we waduhishuriye ko umurambo wa Kizito MIHIGO wari ufite ibikomere mu maso bigaragaza iyicwarubozo yakorewe. Ibi ni byo byatumye ikinyoma cyo “kwiyahura” cyari cyavuzwe na Polisi y’u Rwanda gitahurwa.
  • Ni we wakoze inkuru ku iyimurwa ry’abaturage mu mujyi wa Kigali mu gace kazwi nka Bannyahe agaragaza akarengane ka rubanda.
  • Ni we wakoze inkuru ivuga uburyo abasirikare bagiye gufata abagore ku ngufu muri kariya gace ka Bannyahe mu rwego rwo guhatira abaturage kwimuka. Umuvugizi wa Polisi mu mujyi wa Kigali yahakanye ibivugwa muri iyi nkuru yongeraho ko abaturage batanze ubuhamya ari abarwanya Leta, nyamara nyuma biza kugaragara ko amakuru ya Bwana NIYONSENGA Dieudonné ari impamo.

Kubera izo mpamvu zose:

  1. Leta ya Kagame igomba guhagarika itotezwa n’ihohoterwa ikomeje gukorera abanyarwanda bose bivuye ku ngaruka zituruka ku ngamba zidafututse, zafashwe mu buryo budakurikije amategeko.
  2. Abafashwe bose bashinjwa kurenga ku mabwiriza ya “Guma mu rugo” bagomba guhita barekurwa nta yandi mananiza kuko nta cyaha amategeko mpanabyaha ateganya kitwa gutyo.
  3. By’umwihariko Bwana NIYONSENGA Dieudonné Alias CYUMA Hassan na bagenzi be bagomba kurekurwa nta yandi mananiza.
  4. Abarenganijwe n’izo ngamba bose bagomba kurenganurwa bagahabwa n’indishyi z’akababaro.

Bikozwe kuwa 16 Mata 2020

Nadine Claire KASINGE

Perezida Ishema Party

logo ishema

https://ishema-party.org

Rwanda: Pourquoi Ange KAGAME est la Vice-Présidente en exercice?

Dans son livre, “Failed States: The Abuse of Power and Assault on Democracy”; Noam Chomsky a noté: «Nous marchons donc, suivant nos dirigeants, vers un Armageddon de notre propre fabrication.» Avec la situation actuelle, le Rwanda se dirige vers Armageddon et tous les indicateurs sont devant nous, à l’exception des fanatiques aveugles qui supposent que le statu quo est tenable.

Maintenant, le pays a atteint un point où la fille de Kagame est responsable du bureau du président sans aucune annonce ou nomination officielle. Sauf qu’à la base, ce n’était pas à elle que ce rôle revenait.

En essayant de construire la dynastie Kagame, le dirigeant du Rwanda a d’abord focalisé sur son fils ainé, Ivan Cyomoro Kagame. Le criminel Paul Kagame admirait le modèle du Général Muhoozi Kainerugaba, fils du président Museveni, et voulait qu’Ivan Cyomoro emprunte le même chemin.

Ivan Cyomoro a été enrôlé à la prestigieuse académie militaire de West Point – États-Unis en 2010, et en moins de six mois, il était sorti de l’académie militaire en raison du manque d’intérêt pour la vie militaire. Il s’est ensuite inscrit dans une université, et, après avoir obtenu son diplôme, le père a tenté à nouveau de relancer sa carrière militaire en le plaçant sous la tutelle du major Ronald Rwivanga (aujourd’hui lieutenant-colonel), qui était le chef des renseignements de la garde présidentielle. En 2014, Cyomoro a été envoyé en Corée du Sud pour une formation de trois mois en contre-espionnage. À son retour, il a été affecté au ministère de la défense dans le bureau du chef d’état-major, le général Patrick Nyamvumba.

Début 2016, le jeune homme en avait marre de la vie militaire; il n’était absolument pas intéressé et a cessé de se présenter au travail. À ce stade, il était déjà capitaine sans aucune formation ou expérience militaire appropriée. Actuellement, Ivan Cyomoro Kagame est aux États-Unis en tant qu’investisseur dans le commerce des actions et le blanchiment d’argent des richesses pillées de la République Démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda. Ses opérations commerciales se situent également en Angola et à Dubaï, aux Emirats Arabes Unis où il gagne de l’argent dans le développement immobilier. Il ne s’intéresse absolument pas à l’armée, encore moins aux ambitions politiques.

Après avoir été déçu par son premier fils, Paul Kagame a cherché une autre alternative dans sa dynastie, le deuxième en ligne aurait été Ian Kagame. Malheureusement, en 2016, Kagame a appris que Ian Kagame n’est pas son vrai fils, plutôt, l’enfant de l’ambassadeur Eugène Gasana. L’ambassadeur Eugène Gasana a été menacé et a cherché la sécurité aux États-Unis.

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Paul Kagame et l’ambassadeur Eugène Gasana

Au sein du régime, l’Ambassadeur Eugène Gasana était considéré comme un super diplomate, détenant deux rôles diplomatiques clés en même temps: il était l’ambassadeur du Rwanda auprès de l’ONU, et ministre de la coopération internationale. Il était aussi en charge des actifs financiers et des intérêts commerciaux du criminel Paul Kagame dans l’hémisphère occidental. A son départ, l’ambassadeur Eugène Gasana a emporté avec lui la plupart des actifs financiers et des économies de Kagame, et aujourd’hui il bénéficie de la protection de l’autorité américaine en raison de la nature de menaces contre lui et sa famille immédiate.

Avec Ian Kagame étant hors de l’équation en raison de l’absence du sang “présidentiel”, Paul Kagame n’investirait pas beaucoup pour le troisième fils – Brian Kagame en raison de ses conditions médicales. Il serait injuste et immoral de discuter  l’état de santé de ce jeune homme, surtout qu’il n’est impliqué dans aucun rôle public ou gouvernemental.

Avec tous les garçons hors d’équation, Paul Kagame a focalisé et investi toute son énergie vers sa fille, Ange Kagame. Aujourd’hui, Ange Kagame tient les rênes du pouvoir au sein du “royaume”. Une jeune femme qui est totalement ambitieuse, vive, concentrée, impitoyable et désireuse de gouverner ou de prendre le pouvoir si l’opportunité se présente. Méfiez-vous de son visage de bébé, elle soutient totalement les meurtres et les pratiques autoritaires de son père, le président qu’elle s’apprête à seconder, voire remplacer.

Tous les employés du Village Urugwiro savent à quel point cette jeune femme peut aller et son impitoyabilité. Paul Kagame n’ayant personne d’autre qui gagne sa confiance, ne voulant pas laisser le pouvoir à son épouse, et les problèmes d’Ian Kagame toujours dans son esprit, Ange Kagame est de facto la Vice-Présidente en exercice.

https://rpfgakwerere.org


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Rwanda: Opposition , Civil Society advise Kagame on COVID-19.

Open letter to the President of the Republic of Rwanda on proposals for measures to better manage the Covid-19 crisis in Rwanda

Mr. President,
We, the undersigned Rwandans living abroad, feel deeply sorry and stand in solidarity with our compatriots at home for the suffering and difficulties of all kinds that they are enduring during this harsh health crisis caused by coronavirus (COVID_19) pandemic. Many Rwandans, especially those living in rural areas, are living in economic precariousness as a result of the far-reaching change in the agricultural policy which has ruined their food security. The resulting rural exodus has created a high rise in urban population living from hand to mouth because of an unsustainable economic boom that
has failed to create viable jobs.

We are confident that the age-old spirit of solidarity and resilience that characterizes the Rwandan people will enable them to valiantly weather this harsh ordeal. But for this to happen, the government will need to take on complaints and pragmatic advice from its concerned citizens, more than in the past. We ourselves are committed to continuing to reflect on a range of actions of solidarity that would enable us to alleviate the suffering of our compatriots at home, and we will communicate on this in due course. In the meantime, we are sending you, by this letter, a contribution in the form of a few ideas, which we consider useful and practical, easy to implement quickly in order to stem the harmful consequences of the measures your government continues to take to combat the COVID_19 crisis.

Some resources that can be mobilized rapidly

While waiting for the people, taken by surprise by this scourge, to recover and for both national and international solidarity to produce positive impact, we would like to draw your kind attention to the existence of a certain number of internal resources that can be immediately mobilized, in case they have escaped your attention and that of your collaborators.

It is worth remembering the Rwandan saying, “Ukena ufite itungo rikakugoboka”, which translates as, “When poverty knocks at the door, you rely on your savings”. It is important, indeed, that the population we are trying to save from the threat of COVID_19 is not swept away by hunger in their confinement. The damage would be far greater than the damage we want to avoid. It is also important that Rwandans be able to draw on their reserves first while waiting for help from elsewhere.

1. Appeal for support from the “AGACIRO” fund
This fund, which bears an evocative name of “Agaciro = Dignity” was launched in 2012, with the stated objective of promoting self-sufficiency among Rwandans and this within the framework of the master plan which aims to raise Rwanda’s human development from low to medium in 2020. It is time to take advantage of the results of this fund which at the end of 2017 reached 52.3 billion Rwandan francs, of which 41.8 billion Rwandan francs came from contributions, while 10.5 billion Rwandan francs came from the investment income of the same Agaciro Fund. This is the time to use all this money made from the sweat of the Rwandan citizens.

2. Appeal for support from the significant wealth held by the RPF party-state
As you know, Mr. President, the RPF, a political organization that came to power in Rwanda a quarter of a century ago, is among the richest, if not the richest political party in the world. As of 30/07/2017, the RPF was already considered as the country’s largest private employer, whose assets were estimated at some 500 million dollars. In your capacity as the chairman of the Party and President, in these difficult times, your party, the RPF could make a gesture of empathy towards the Rwandan people, by taking some of its immense wealth and help the most needy.

3. Release of prisoners in Rwandan prisons
Currently and officially, there are around 75,000 prisoners in the official Rwandan prisons. As you know, Mr. President, on March 25, 2020, even the UN High Commissioner for Human Rights, Ms. BACHELET Michelle recommended to governments to release “every person detained without sufficient legal basis, including political prisoners, and those detained for critical, dissenting views”, as part of the fight against COVID_19. This recommendation makes a lot of sense, particularly in the case of Rwanda where many prisoners have been locked up for several years without files. This would not only prevent the spread of the coronavirus epidemic in these prison environments but would also free up financial resources that could be immediately mobilized to help the most
vulnerable members of the population. It is true that, as of 1 April 2020, the General Prosecutor has sent a directive to the prosecutors to do so; but the directive is accompanied by vague and limiting conditionalities and only a small segment of the prison population could benefit from it.

4. The ISHEMA RYACU Fund set up at the time of General Karake’s arrest in London on June 20, 2015

You will recall, Mr. President, that General Emmanuel Karenzi Karake, then head of the fearsome National Intelligence and Security Service, was arrested in 2015 in London on the basis of a European arrest warrant issued by Spain. He could only be released on bail of 1 million pounds ($1.5 million) obtained by mobilising the contributions of the Rwandan people. This sum can and should be used immediately to support the most vulnerable sections of the population.

5. Repatriation of the funds stored in tax havens revealed in the “Panama Papers”
Finally, Mr President, a recent World Bank study, based on data from 22 countries, including Rwanda, showed that World Bank aid regularly falls into the hands of predators who are quick to make deposits in external banks where banking secrecy is guaranteed, such as Switzerland, Luxembourg, the Cayman Islands or Singapore. For example, the survey showed that the World Bank has made largesse to Rwanda, which in 2018 received double the aid it used to receive in previous years, rising to $545 million. Researchers discovered during the investigation that $190 million left Rwanda and was deposited in tax havens. These funds, and others like them, must, for reasons of morality and practical efficiency, be quickly returned to the country to be used to alleviate the people’s hardship in the face of this terrible coronavirus crisis.

Good use should be made of the funds from aid or credit facilities that the country may receive in these times
Mr. President, we learn that under the Rapid Credit Facility, the International Monetary Fund has just granted Rwanda a rapid concessional financial assistance of $109.4 million to help address the difficulties associated with managing the coronavirus pandemic. We dare hope that these funds, which the Rwandan taxpayer will have to pay back, will really serve to alleviate the difficulties faced by the most vulnerable and will not end up in the pockets and accounts of the regime’s powerful.
The vulnerable group includes people whose homes have been demolished. Indeed, many of us were surprised to see that while the storm ‘Covid_19’ was forecast, Kigali city officials sent demolition workers to destroy houses in Nyarutarama village. The whole world witnessed these inhuman operations, marked by cruelty and lack of sensitivity and empathy towards these poor families, brutally thrown into the street without any other help. Worse still, in your public intervention, you not only approved these operations to destroy these homes of the poor, but also reaffirmed what you said in 2014 that the demolition workers were kind because they could have swept the houses
with their occupants inside them without mercy.

Investment experiences not to be repeated in the future:
It has come to our attention that certain projects that have consumed huge amounts of public funds and that were commissioned under your full and complete responsibility, Mr. President, have turned out to be budgetary black holes.

  1. For example, it is reported that the OneWeb program to which you committed funds estimated at some $1.2 billion from Rwanda and other partners is bankrupt. It is known that decisions to commit those funds were made at your sole discretion. It is one of the projects whose contours remain unclear to many Rwandans. The people would benefit from a future ban on such practices in the management of public assets.
  2. The Rwandan carrier “RWANDAIR”, which has swallowed up large sums of money in recent years, is currently finding its planes grounded with a high probability of not being able to fly again. It should be recalled that despite the huge sums of public funds that have been injected into it, this white elephant project has always been in the red financially. This is further proof of the discrepancy between your investment choices in recent years and the good father’s predictions that should have been made.
  3. The ”Visit Rwanda” deals saw one of the poorest countries in the world afford to grant some 33 million euros to the Arsenal club and some 8 to 10 million euros per yearaccording to estimates to the Parisian club PSG. In the future, Mr. President, this kind of casino investment should be abandoned in favour of more realistic and more “good head of family ” practices.
  4. Mr. President, another budget-consuming item of recent years that will have to be regulated as soon as possible is your travels abroad. The following figures are frightening;

If there is one positive effect to be remembered from the current coronavirus crisis, it is that you have slowed down your taste for travel. The state coffers are certainly relieved. We note that most of the major meetings are currently conducted via teleconferences. We are delighted about this and we can only encourage you to continue to proceed in the same way even after the crisis.

Mr. President, it is clear that if the resources associated with all these projects mentioned above, and the list is not limited, had been invested in health projects, medical training, adequate payment of teachers, and other projects close to the concerns of the citizen, they would have been of great use to the Rwandan people in these difficult times.

All these projects and so many others of pure prestige will serve as lessons for those who are or will be in charge of our country in future to be pragmatic and far-sighted.

Most importantly, Mr. President, we propose that, as soon as we come out of this crisis, you should dare take firm decisions and agree to open up the Rwandan political space, the only way to free all the energies of the people of Rwanda currently being constrained by the frequent violations of human rights by the regime you lead.
In this regard, opposition groups have repeatedly reached out to you, offering to engage with all the active forces of the country. So far you have preferred to respond with contempt and witch hunt for the opponents.

We urge you, Mr. President, to re-examine your stance and listen, for once, to the voice of the people who are crying out for a change in mentalities and methods of governance and yearning for truth and freedom for all.
The signatories of the present letter are ready to make a positive contribution to a process of change towards lasting social peace can be initiated and achieved.

Done on April 9, 2020

The signatories:
1. Laurent Munyandilikirwa, Président de l’Observatoire des Droits de l’Homme au Rwanda (ODHR);
2. Emery Nshimiyimana, Secrétaire Général de la Fondation IBUKABOSE-RENGERABOSE, Mémoire et Justice pour tous ;
3. Jean Marie Ndagijimana, Coordinateur du Comité pour l’Unité, la Paix et la Réconciliation au Rwanda (CUPR) ;
4. René Mugenzi, Coordinateur de Global Campaign for Rwandans’s Human Rights (GCRHR);
5. Joseph Matata, Coordinateur du Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR);
6. Theobald Rutihunza, Président du Réseau International pour la Promotion et la Défense des Droits de l’Homme au Rwanda (RIPRODHOR) ;
7. Robert Mugabowindekwe, President de JAMBO asbl ;
8. Calixte Kanani, Coordinateur du Comité de Suivi de la Problématique des Réfugiés Rwandais (CSPR) ;
9. Aloys Simpunga, Initiative HUMURA ;
10. JMV Nyirimbirima, Chairperson the Global Voice of Rwandan Refugees (GVRR)
11. Stany Rwandarugari, Rwandan Platform for Dialogue, Truth, and Justice (RDTJ)
12. Marcelline Nyiranduwamungu, Présidente du Réseau international des Femmes pour la Démocratie et la Paix (RifDP);
13. Pascal Kalinganire, General Coordinator of the Organization for Peace, Justice and Development in Rwanda and Great Lakes Region (OPJDR);
14. Pierre Claver Nkinamubanzi, Président du Congrès rwandais du Canada (CRC);
15. Nelson Gatsimbazi, Rwandiska föreningen för mänskliga rättigheter (RFMR);
16. Rugema Kayumba, Norway Sub Sahara Africa development organisation(NSADO);
17. Celestin Muhindura, President of Rwanda National Forum (RNF);
18. Gilbert Mwenedata, Président de l’initiative du Peuple pour l’Alliance Démocratique (IPAD) ;
19. Emmanuel Mugenzi, Coordinator in charge of political matters, Rwandan Alliance for the National Pact (RANP-Abaryankuna) ;
20. Jean Damascène Munyampeta, Secrétaire Général du Pacte Démocratique du Peuple (PDP-IMANZI) ;
21. Général Emmanuel Habyarimana, Président de la Convention Nationale Républicaine (CNRIntwari) ;
22. JABO AKISHULI, Secrétaire Exécutif, UNITED FREEDOM FIGHTERS (UFF- INDANGAMIRWA);
23. Jerôme Nayigiziki, Coordinateur, RNC-Ihuriro ;
24. Jean Baptiste Ryumugabe, Coordinateur PSI-Imberakuri ;
25. Etienne Masozera, Président AMAHORO-PC ;
26. Justin Bahunga, Président FDU-INKINGI;
27. Nadine Claire Kasinge, Présidente ISHEMA PARTY;
28. Anastase Gasana, President Democratic Rwanda Party, DRP-ABASANGIZI;
29. Paul Rusesabagina, Vice President, Mouvement Rwandais pour le Changement Démocratique (MRCD)


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Kagame Sacked Nduhungirehe For Mourning Hutu Opposition Leaders Murdered During Genocide Against Tutsi

The sacked minister Olivier Nduhungirehe served a boss and a government that he did not understand. Had Nduhungirehe understood General Paul Kagame, the minister would have understood that genocide is an industry and brand you do not touch. This industry and brand belongs to only one man – Kagame.

If anyone dares to question any of the elements of the events that led to genocide, how it evolved, the numbers involved, the heroes that ended it, that Doubting Thomas is finished. That is what Nduhungirehe did – he dared touch Kagame’s industry and brand. The former minister dared to go outside the Kagame’s parameters.

Nduhungirehe publicly on Twitter mourned Hutu opposition leaders such as Prime Minister Agathe Uwilingiyimana who were murdered on April 7, 1994. Nduhungirehe added that he knew the murdered families and that he knew some of them “personally and grew up with their children.”

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Nduhungirehe was immediately ambushed by Kagame’s social media army that reminded Nduhungirehe that “Today is not the day to remember politicians.” That was the end of Nduhungirehe career as minister in Kagame’s Rwanda.

Nduhungirehe seems to have forgotten that he worked for a totalitarian dictatorship that operates on the principle of blind and total submission to the powers that be. There is no room in Rwanda to deviate however slightly from the official line even in thoughts let alone spoken words. You are not even allowed to mourn murdered friends.

David Himbara, PhD

https://medium.com


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RWANDA: Les Partis Politiques et Société civile donnent leurs conseils à KAGAME au sujet du Covid-19.

Lettre ouverte au Président de la République rwandaise sur les propositions de mesures en vue d’une meilleure gestion de la crise du Covid-19 au Rwanda

Monsieur le Président,

Nous, les soussignés, rwandais de la diaspora, compatissons et sommes solidaires des souffrances et difficultés de tout genre qu’endurent nos compatriotes au pays durant cette dure période de crise sanitaire du COVID-19. Beaucoup de rwandais, surtout du milieu rural, vivent dans une précarité économique conséquente à une transformation de production agricole qui a fragilisé leur sécurité alimentaire. L’exode rural qui en a résulté a accentué la masse de population urbaine vivant au jour le jour à cause d’une économie sans assises qui n’a su créer des emplois viables.

Nous sommes sûrs que l’esprit séculaire de solidarité et de résilience qui caractérise le peuple rwandais va permettre de traverser vaillamment cette dure épreuve. Mais pour que cela puisse se réaliser, il faudra que désormais, plus que par le passé, le gouvernement soit à l’affût des doléances et des conseils pragmatiques émanant de ses citoyens concernés.Nous sommes nous-mêmes engagés à continuer à réfléchir à toute une série d’actions de solidarité qui nous permettraient d’alléger les souffrances de nos compatriotes au pays et nous communiquerons là-dessus en temps utile. Entre-temps, nous vous faisons parvenir, par la présente, une contribution en quelques pistes d’idées, que nous estimons utiles et rapidement pratiques pour endiguer les conséquences néfastes des mesures de luttes contre la crise du COVID-19 que votre gouvernement continue de prendre.

Certains moyens sont directement mobilisables

En attendant que le peuple, pris par surprise par ce fléau, puisse se ressaisir et que des solidarités tant nationales qu’internationales puissent produire des effets positifs souhaités, nous voudrions attirer votre attention sur l’existence d’un certain nombre de possibilités internes directement mobilisables, au cas où celles-ci auraient échappé à votre attention et à celle de vos collaborateurs.

Il sied de se rappeler de l’adage rwandais : ‘’Ukena ufite itungo rikakugoboka’’, qui se traduit par ‘’Quand la pauvreté frappe à la porte on s’appuie sur ses économies’’. Il est important, en effet, que la population que l’on essaie de sauver de la menace COVID-19, ne soit pas emportée par la faim dans son confinement. Les dégâts seraient de loin supérieurs à ceux que l’on veut éviter. Il est également important que les rwandais puissent puiser dans leurs réserves d’abord en attendant des secours qui viendraient des contrées lointaines.

  1. Faire Appel au Fonds  »AGACIRO ».

Ce fonds, qui porte un nom si évocateur d’« Agaciro = dignité  » fût lancé en 2012, avec pour objectif affiché de promouvoir l’autosuffisance chez les Rwandais et ceci dans le cadre du plan directeur qui visait à faire passer le développement humain du Rwanda de faible à moyen en 2020. Il est temps de tirer profit des résultats de ce fonds qui enfin de l’année 2017 atteignait une bagatelle de 52,3 milliards Frw, dont 41,8 milliards Frw proviennent des contributions, tandis que 10,5 milliards Frw sont issus des revenus d’investissement de ce même Fonds Agaciro. C’est le moment de faire appel à tout ce pactole issu des sueurs des citoyens rwandais.

  1. Faire appel aux importantes richesses détenues par le parti-état du FPR.

Comme vous le savez,Monsieur le Président, le FPR, organisation politique installée sur la scène  rwandaise, il y a seulement un ¼ de siècle, compte parmi les plus riches, si pas le plus riche parti politique au monde. Au 30/07/2017 le FPR était déjà considéré comme le premier employeur privé du pays, dont les actifs étaient estimés à quelque 500 millions de dollars. Le FPR pourrait faire un geste d’empathie envers le peuple rwandais, en prélevant un peu de ses immenses richesses et venir en aide aux plus nécessiteux.

  1. Libération des prisonniers qui peuplent les prisons rwandaises.

Actuellement et officiellement, on dénombrerait autour de 75.000 pensionnaires dans les prisons officielles rwandaises. Vous n’êtes pas sans le savoir, Monsieur le Président, qu’en date du 25 mars 2020, même la Haut-commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU, Madame BACHELET Michelle recommandait aux gouvernements de libérer les prisonniers dans le cadre de lutte contre le COVID-19. Cette recommandation a énormément de sens, particulièrement, dans le cas du Rwanda où beaucoup de prisonniers sont enfermés depuis plusieurs années sans dossiers. Ceci permettrait, non seulement d’éviter, la propagation de l’épidémie de coronavirus dans ces milieux carcéraux, mais également de libérer des moyens financiers immédiatement mobilisables pour aider les plus vulnérables de la population.

Il est vrai qu’en date du 1er Avril 2020 le procureur général a adressé aux procureurs une directive allant dans ce sens, mais ladite directive est assortie de conditionnalités aussi vagues que limitatives que seule une petite frange de la population carcérale pourrait en bénéficier.

  1. Le fonds ISHEMA RYACU constitué lors de l’arrestation du général Karake à Londres le 20/06/2015.

Il vous souviendra,Monsieur le Président, que le Général Emmanuel Karenzi Karake, alors chef du redoutable service national de renseignements et de sécurité, fut arrêté en 2015 à Londres sur base du mandat européen émis par l’Espagne. Il ne put être remis en liberté que contre une caution de 1 million de livres (1,5 million $) obtenue grâce à une mobilisation des cotisations du peuple rwandais. Cette somme peut et doit être utilisée immédiatement aux fins de soutien aux couches de populations les plus vulnérables.

  1. Rapatriement des fonds stockés dans les paradis fiscaux signalés dans le dossier des ‘’Panama Papers’’.

Enfin,Monsieur le Président, une étude récente de la Banque mondiale,portant sur les données de 22 pays dont le Rwanda a montré que l’aide accordée par la Banque mondiale tombe régulièrement entre les mains des prédateurs qui s’empressent à aller faire des dépôts dans des banques extérieures où le secret bancaire est garanti, comme la Suisse, le Luxembourg, les îles Caïmans ou Singapour. C’est ainsi que cette enquête a montré que la Banque mondiale a fait des largesses à l’égard du Rwanda qui a obtenu, en 2018, le double de l’aide qu’il avait l’habitude d’obtenir les années précédentes, passant à 545 millions de dollars. Les chercheurs ont découvert, lors de l’enquête, que 190 millions de dollars ont quitté le Rwanda et ont été déposés dans des paradis fiscaux. Ces fonds et d’autres similaires, doivent, pour des raisons de moralité et d’efficacité pratique, être rapidement ramenés au pays pour servir à soulager les difficultés du peuple face à cette terrible crise du COVID-19.

Il faudra faire bon usage des fonds provenant des aides ou de facilités de crédit que le pays pourrait recevoir dans ces périodes.

Monsieur le Président,nous apprenons que dans le cadre de la Facilité de Crédit Rapide,le Fonds Monétaire International vient d’octroyer au Rwanda une aide financière concessionnelle rapide de 109,4 millions de dollars pour permettre de faire face aux difficultés liées à la gestion de la pandémie du « Covid-19 ». Nous osons espérer que ces fonds, dont le contribuable rwandais devra supporter le remboursement, vont réellement servir à soulager les difficultés rencontrées par les plus vulnérables et ne finiront pas dans les poches et les comptes des puissants du régime. Parmi ce groupe de gens vulnérables figurent des personnes dont les habitations ont été démolies. En effet, beaucoup d’entre nous avons été surpris de voir qu’alors que la tempête « Covid-19 » était annoncée, les responsables de la ville de Kigali ont envoyé des démolisseurs aller détruire les maisons du quartier de Nyarutarama. Le monde entier a ainsi pu assister à ces opérations inhumaines, où la cruauté se dispute au manque de sensibilité et d’empathie envers toutes ces pauvres familles, brutalement jetées dans la rue sans aucun autre secours. Pire encore, lors de votre intervention publique, vous avez non seulement et de façon cynique approuvé ces opérations de destruction de ces habitations de pauvres, mais avez réaffirmé ce que vous aviez dit en 2014 que les démolisseurs auraient dû balayer les maisons avec leurs occupants sans ménagement.

Des expériences en matière d’investissement à ne pas répéter à l’avenir.

De l’actualité, il nous revient que certains projets qui ont englouti des sommes colossales de fonds publics et qui ont été engagés sous votre totale et entière responsabilité,Monsieur le Président, se sont révélé être des trous noirs budgétaires.

  1. Ainsi on signale que le programme OneWeb dans lequel vous avez engagé des fonds estimés à quelques 1.2 milliards de dollars en provenance du Rwanda et d’autres partenaires est en faillite. L’on sait que les décisions d’engager ces fonds est faite à votre seule discrétion. C’est un des projets dont les contours demeurent obscurs pour beaucoup de rwandais. Le peuple gagnerait à ce qu’à l’avenir ce genre de pratiques soient bannies en matière de gestion des biens publics.
  2. La Société Rwandair qui a englouti des sommes importantes ces dernières années trouve, actuellement ses avions cloués au sol avec une probabilité élevée de ne plus pouvoir voler à nouveau. Il faut rappeler que malgré des sommes immenses de fonds publics qui y ont été injectés, cet éléphant blanc n’est jamais passé dans le vert en termes financiers. Ceci est une nouvelle preuve du décalage entre vos choix d’investissements des dernières années et les prévisions de bon père de famille qu’il aurait fallu faire.
  3. Le programme ‘’Visit Rwanda’’ qui a vu un pays parmi les plus pauvres de la planète se permettre d’accorder quelques 33 millions d’euros au club d’Arsenal et quelques entre 8 et 10 millions d’euros par an –selon les estimations au club parisien du PSG. A l’avenir,Monsieur le Président, ces investissements du genre ‘’casino’’ devront être abandonnés au profit de pratiques plus réalistes et plus ‘’bon père de famille’’.
  4. Monsieur le Président, un autre poste budgétivore de ces dernières années et qu’il faudra au plus vite réguler, est celui de vos déplacements à l’étranger. Les quelques chiffres qui suivent donnent froid au dos :

Monsieur le Président, force est de constater que si les ressources liées à tous ces projets cités ci-haut, et la liste n’est pas exhaustive, avaient été investies dans des projets de santé, de formation du corps médical, de paiement adéquat des enseignants et d’autres projets proches des préoccupations du citoyen, ils auraient été d’une grande utilité au peuple rwandais dans les présents moments de difficultés.

Tous ces projets et tant d’autres de pur prestige devront nous servir de leçons et à l’avenir ceux qui sont ou seront aux commandes dans notre pays devront être pragmatiques et prévoyants.

Plus important encore,Monsieur le Président, nous proposons, que dès la sortie de cette crise, vous osiez prendre des décisions fermes et accepter d’ouvrir l’espace politique rwandais, seule voie susceptible de libérer toutes les énergies du peuple actuellement brimées par les fréquentes violations des droits de l’homme par le régime que vous dirigez.

A cet égard, des groupes de l’opposition vous ont tendu la main, à plusieurs reprises, en offrant de dialoguer avec toutes les forces vives du pays. Jusqu’à présent vous avez préféré n’y réserver que mépris et fuite en avant dans la chasse à l’opposant.

Nous vous exhortons,Monsieur le Président, à réexaminer votre stance et à écouter, pour une fois, la voix du peuple qui crie au changement de mentalités et de méthodes de gouvernance et qui aspire à la vérité et à la liberté pour tous.

Les signataires de la présente sont prêts à fournir leur contribution positive afin qu’un processus de changements vers une paix sociale durable soit amorcé et mené à bon port.

Fait le 9 Avril 2020.

Les signataires :

  1. Laurent Munyandilikirwa, Président de l’Observatoire des Droits de l’Homme au Rwanda (ODHR) ;
  2. Emery Nshimiyimana, Secrétaire Général de la Fondation IBUKABOSE-RENGERABOSE, Mémoire et Justice pour tous ;
  3. Jean Marie Ndagijimana, Coordinateur du Comité pour l’Unité, la Paix et la Réconciliation au Rwanda (CUPR) ;
  4. René Mugenzi, Coordinateur de Global Campaign for Rwandans’s Human Rights (GCRHR);
  5. Joseph Matata, Coordinateur du Centre de Lutte contre l’Impunité et l’Injustice au Rwanda (CLIIR);
  6. Theobald Rutihunza, Président du Réseau International pour la Promotion et la Défense des Droits de l’Homme au Rwanda (RIPRODHOR) ;
  7. Robert Mugabowindekwe, President de JAMBO asbl ;
  8. Calixte Kanani, Coordinateur du Comité de Suivi de la Problématique des Réfugiés Rwandais (CSPR) ;
  9. Aloys Simpunga, Initiative HUMURA ;
  10. JMV Nyirimbirima, Chairperson the Global Voice of Rwandan Refugees (GVRR)
  11. Stany Rwandarugari, Rwandan Platform for Dialogue, Truth, and Justice (RDTJ)
  12. Marcelline Nyiranduwamungu, Présidente du Réseau international des Femmes pour la Démocratie et la Paix (RifDP);
  13. Pascal Kalinganire, General Coordinator of the Organization for Peace, Justice and Development in Rwanda and Great Lakes Region (OPJDR);
  14. Pierre Claver Nkinamubanzi, Président du Congrès rwandais du Canada (CRC);
  15. Nelson Gatsimbazi, Rwandiska föreningen för mänskliga rättigheter (RFMR);
  16. Rugema Kayumba, Norway Sub Sahara Africa development organisation(NSADO);
  17. Celestin Muhindura, President of Rwanda National Forum (RNF);
  18. Gilbert Mwenedata, Président de l’initiative du Peuple pour l’Alliance Démocratique (IPAD) ;
  19. Emmanuel Mugenzi, Coordinator in charge of political matters, Rwandan Alliance for the National Pact (RANP-Abaryankuna) ;
  20. Jean Damascène Munyampeta, Secrétaire Général du Pacte Démocratique du Peuple (PDP-IMANZI) ;
  21. Général Emmanuel Habyarimana, Président de la Convention Nationale Républicaine (CNR-Intwari) ;
  22. JABO AKISHULI, Secrétaire Exécutif, UNITED FREEDOM FIGHTERS (UFF- INDANGAMIRWA);
  23. Jerôme Nayigiziki, Coordinateur, RNC-Ihuriro ;
  24. Jean Baptiste Ryumugabe, Coordinateur PSI-Imberakuri ;
  25. Etienne Masozera, Président AMAHORO-PC ;
  26. Justin Bahunga, Président FDU-INKINGI;
  27. Nadine Claire Kasinge, Présidente ISHEMA PARTY;
  28. Anastase Gasana, President Democratic Rwanda Party, DRP-ABASANGIZI;
  29. Paul Rusesabagina, Vice President, Mouvement rwandais pour le Changement démocratique (MRCD).
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Amb. Nduhungirehe Olivier viré de ses fonctions!

Amb. Nduhungirehe Olivier viré de ses fonctions!

Oui, vous l’avez bien entendu. Monsieur Olivier NDUHUNGIREHE, fils NDUHUNGIREHE Jean Chrysostome et petit-fils NGURUBE, ne répond plus au titre de Ministre. Un non- événement. En effet, tous ceux qui connaissent le modus operandi du FPR s’attendaient à ce qu’un jour ça arrive, mais pas dans ces circonstances. Il est accusé d’avoir promu ses propres ambitions au dessus de la ligne politique du gouvernement. L’on se souviendra que NDUHUNGIREHE ne cessait de dire à ses proches que sa ligne d’arrivée est Village Urugwiro. Tout à fait légitime et légale ailleurs, mais pas au Rwanda.

ondu Lux

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Monsieur NDUHUNGIREHE aura savouré les privilèges qui , selon le système du FPR ne reviennent qu’à Paul Kagame. Et ça, ça tue!

Disons qu’il avait déjà cumulé assez de fautes pour mériter son sort, certes, ce n’est pas lui qui devait partir, surtout maintenant. Depuis la disparition de Paul Kagame, pas mal de choses se passent mal.  Les citoyens mis en confinement sans suivre la procédure légale, et le Premier Ministre qui signe au nom du Président sans avoir indiqué officiellement pourquoi, le manque de stratégie explicite contre le COVID-19, les communiqués sans signature comme si les ministres avaient honte d’afficher leur identité et d’assumer leurs actes,…On ne sait pas exactement qui est aux commandes, ce dont est certain, ce n’est pas le dictateur de Kigali.

Que signifie son éloignement?

Même s’il commettait bien de conneries, Monsieur NDUHUNGIREHE servait “d’idiot utile“, un “Hutu de service” au vrai sens du mot. Celui qui défend l’indéfendable, qui accepte d’encaisser les coups à la place de son maître sachant qu’un jour, on lui dira qu’il est viré car ce qu’il a dit n’était pas conforme aux lignes du gouvernement.

Le FPR, n’ayant pas pu convaincre les Hutu, il lui faut des éléments égarés ramassés ici et là, genre UWIZEYIMANA Evode, NDUHUNGIREHE Olivier, BAMPORIKI Edouard, qui ont un talent et qui vont nettoyer l’image, pour éviter le régime d’être traité de ségrégationniste.  Car au Rwanda, il n’y a que ça: les morts discriminés, les tueurs aussi, les orphelins, … dans tous les milieux on sent la discrimination. Le seul moyen de masquer ça, du moins aux yeux des non- Rwandais, est de recruter les “NDUHUNGIREHE” pour “essuyer tout”! Cette stratégie est préférée au dialogue franc qui pourrait intégrer les Hutus après avoir abordé de vrais sujets socio-politiques qui gangrènent la réconciliation nationale car devenus tabous au profit du FPR.

Les Hutus intelligents mais naïfs se sont retrouvés dans cette trappe, sauf qu’ils finissent mal après avoir terni leur propre image.  A l’exception de  ceux qui ont pris les fonctions dans l’immédiat après la conquête du pouvoir,  ces Hutus de service n’avaient pas forcément l’ambition politique, mais avaient d’autres soucis personnels ou professionnels.

Citons-en quelques

  1. Bernard MAKUZA, Premier Ministre de 2000 en 2011. Hutu et issu du Parti politique, Mouvement Démocratique Républicain (MDR). En connivence avec KAGAME, son cousin,  il initia le bannissement officieux de son Parti, et comme récompense il reste jusqu’aujourd’hui en tant que sénateur.
  2. Pierre Damien HABUMUREMYI,  Hutu, Premier Ministre indépendant de 2011 en 2014. Plus tard, il dévoilera qu’il appartenait au FPR.
  3. Anastase MUREKEZI, Hutu, Premier Ministre issu du Parti de NDUHUNGIREHE, PSD, de 2014 en 2017.
  4. De 2017, Edouard NGIRENTE, Hutu, Premier Ministre, indépendant.

Olivier NDUHUNGIREHE a rejoint le système en tant que Conseiller d’ambassade en Ethiopie (2007-2010), puis au siège des Nations Unies (2010 – 2015). En 2016, il devient Ambassadeur en Belgique son ancien pays de refuge et deuxième patrie, mais il est obligé de demander l’annulation de sa nationalité belge. En 2017, il est rappelé à Kigali pour servir en tant que Secrétaire d’Etat au sein du Ministère des affaires étrangères et coopération internationale. C’est lui qui gère les Affaires de L’East African Community, notamment, il est visible dans le dossier de la frontière Ougando-rwandaise. Récemment, il était le seul à justifier les erreurs détectées dans la déclaration des mesures contre COVID-19 en violation de la Constitution rwandaise. L’une des raisons de sa misère? D’autres observateurs avisés suspectent un échange qu’il aurait eu sur Twitter au sujet de la commémoration des victimes du génocide de 1994.

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Il est viré, seulement deux mois après la démission de trois autres ministres dont deux Hutus. De ces trois, le fameux Evode UWIZEYIMANA a disparu des radars depuis. Sans doute que le Premier Ministre aurait dû partir avant NDUHUNGIREHE.

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Chaste Gahunde


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