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US – trained rank among Kizito Mihigo’s assassins.

Testimonies about Kizito Mihigo’ death keep flowing in from all sides indicating who did what and in which circumstances it took place. The most important testimony comes from Kizito’s own audio recorded in 2016 and 2017 whilst in his detention facility also known as 1930 prison.

What we know so far:

Kizito’s assassination is a state’s crime. Green and Ward (2005) give us the most important definition of a state’s crime:

“illegal or deviant activities perpetrated by the state, or with the complicity of state agencies’. State crimes are committed by, or on behalf of nation states in order to achieve their policies”. 

The first mindest of the crime happens to be Mrs Ines MPAMBARA, a canadian of rwandan origin who as presidential cabinet director acted on orders from Paul Kagame, the president of Rwanda.

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Another prominent figure into this scandal is Lt Colonel Gérard NYILIMANZI, a US -trained military rank well known in ideological conferences aimed at trying to re-write the History based on fabricated stories and nonsensical myth-like  and virtual war expeditions that , he says, might have been carried out by Kagame and his rebel group.

He attended Karubanda Petit Séminaire in 1980’s, then Université Nationale du Rwanda where he studied English in Facult of Arts ( Faculté des lettres). He joined the Rwandese Patriotic Front (RPF) gorilla war and from 1994 he was promoted from Lieutenant to the rank of Major in 2005, to Lieutenant Colonel today. He also attended military training in the United States of America from where he is said to be brilliant.

Rwandans are longing for justice but are always confronted with a bunch of state agents armoured by political power such as Lt Colonel who are determined to take the wrong side of history. Time will come when they will have to answer for any single crime they committed.

 

Chaste Gahunde


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An Interpol officer involved in Kizito Mihigo’s death.

In his own voice, while he was in prison, the late Kizito Mihigo stated that prior to his unlawful detention, he was tortured, the generals and those high ranking officials, such as ministers, the Vice President of Rwandan  senate took turn in torturing him. Notable Among them is a woman called Ines Mpambara, who was the chief of staff in Kagame’s office. Continue reading

Rwanda : Yolande MUKAGASANA se réjouit de la mort de Kizito MIHIGO.

RWANDA : YOLANDE MUKAGASANA SE RÉJOUIT DE LA MORT DE KIZITO MIHIGO !

Dans une tribune libre parue dans igihe.com dans son édition du 27 février 2020, Yolande Mukagasana fait un long réquisitoire contre Kizito Mihigo de telle sorte qu’elle apparaît comme faisant partie du complot ourdi de longue date contre le regretté.

Yolande Mukagasana : Rétrospectives

A son arrivée en Belgique après 1994, Yolande Mukagasana, aidée par ses «  nègres littéraires », a été très prolifique. Elle a écrit entre autres « La mort ne veut pas de moi », sorti en 1997.

Alors doctorant à l’Université Catholique de Louvain, Maurice Niwese, dans ses travaux de recherche, a présenté, en 2005, un document intitulé « Le Rwanda face à sa crise identitaire ». Il s’agit d’une analyse faite à partir du livre de Yolande Mukagasana.

Un extrait tiré de ce travail universitaire donne la mesure du contenu du livre :

Dans son témoignage La mort ne veut pas de moi, Yolande Mukagasana se définit comme étant d’ethnie tutsi, à laquelle elle est fière d’appartenir, mais elle semble affirmer en même temps que cette ethnie n’existe pas, puisqu’il n’y a pas d’ethnies au Rwanda. Cette prise de position qu’un raisonnement rigoureux qualifierait d’absurde est un symptôme d’une crise identitaire dont le Rwanda a encore du mal à se défaire. Comment, sans nier sa propre existence, peut-on dire qu’on appartient à une ethnie qui n’existe pas ? Logiquement, si un élément fait partie d’un ensemble, nier l’existence de l’ensemble entraîne la négation de l’élément. Comment peut-on être et ne pas être en même temps ? […] En rassemblant dans un même raisonnement deux discours contradictoires – c’est-à-dire qui ne peuvent être vrais ni faux en même temps – on aboutit à une situation difficilement tenable. Effectivement, pour le cas du Rwanda, c’est à la fragilité identitaire que conduira la contradiction. On assistera à l’émergence des identités mal assumées, ce qui ne va pas sans traîner à sa suite des conséquences néfastes [p 24].

A la publication de ce livre, Yolande Mukagasana a enchaîné des succès. Des TV des pays occidentaux se l’arrachaient les unes après les autres pour des interviews. Dans la foulée, elle a été le principal témoin à charge des premiers procès d’assises en Belgique.

Yolande Mukagasana a été sur tous les fronts avec l’objectif inavoué d’être parmi ceux qui comptent dans le régime incarné par Paul Kagame. Pour ce faire, elle a multiplié des actions de propagande pour contrer toute voix discordante au discours du pouvoir de Kigali. Elle a même une fois tenté d’empêcher une conférence organisée par Paul Rusesabagina au motif que la salle était dans les parages de son habitation et que cela réveillait ses traumatismes de 1994.

En décembre 2010, elle a encore fait parler d’elle à l’occasion de la visite du président Paul Kagame en Belgique. Prenant la parole, elle a dit qu’elle a voulu le rencontrer à plusieurs reprises, mais que cela n’a pas pu se faire suite au refus d’audience de son directeur de cabinet, Dr Thégène Rudasingwa. Elle parlait de celui-ci avec mépris car il venait de s’exiler. Lors de cette prise de parole, elle avait également fustigé le discours d’Evode Twagirayezu, alors représentant de la diaspora rwandaise en Belgique qui avait suggéré au président que son gouvernement se penche sur la question de la qualité de l’enseignement qui laissait à désirer. Yolande Mukagasana avait laissé entendre publiquement qu’elle ne se retrouvait pas dans cette diaspora dirigée par quelqu’un qui tient de tels propos et le président Paul Kagame lui avait donné raison. Depuis lors, elle a acquis ses lettres de noblesse et réside au Rwanda en conseiller occulte du régime. C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre sa sortie dans igihe.com où elle est d’avis que la mort de Kizito était justifiée.

Approbation de la mort de Kizito Mihigo

Dans son écrit du 27/2/2020, Yolande Mukagasana raconte qu’elle connaît Kizito Mihigo en Belgique. Ils sont devenus amis et n’ont cessé de se fréquenter. Il l’a accompagnée quand elle a quitté la Belgique pour aller s’installer au Rwanda. Le rendez-vous avait été fixé à Kigali après les études de Kizito Mihigo. Mukagasan  rappelle que Kizito Mihigo, à son arrivé au Rwanda, ne l’a pas appelé comme promis. Et pour cause, il avait basculé du côté des ennemis du régime, précise Mukakagasana, de façon qu’il allait même chanter les messes commémoratives du 6 avril. Ce qui,  pour Yolande Mukagasana, est inacceptable.

Finalement Mukagasana a pu rencontrer Kizito à Kigali. Elle a remarqué que le jeune homme avait changé, dit-elle. Mais leurs relations sont devenus exécrables quand Kizito a produit la chanson « igisobanuro cy’urupfu » qui, pour Yolande Mukagasana, est une négation du génocide commis contre les Tutsi avec toutes les conséquences que cela comporte.

Dans son écrit, Yolande Mukagasana approuve l’emprisonnement de Kizito Mihigo car il était dans le complot d’assassiner le chef de l’Etat Paul Kagame.

En lisant entre les lignes, le texte de Yolande Mugasana transpire une grande haine contre Kizitio Mihigo. Elle est d’avis que Kizito Mihigo ne pouvait que se suicider vu tout ce qu’il a fait comme traîtrise pour le pays, pour son ethnie et pour sa famille.

Ghislain Mikeno
28/02/2020

Kagame Should not host Queen Elizabeth II and Commonwealth Leaders in 2020

Kagame Should Not Host Queen Elizabeth II And Commonwealth Leaders In 2020
Open Letter to The Right Honourable Theresa May, British Prime Minister

Dear Right Honourable Theresa May, as you are of course well aware, the 2020 Commonwealth Heads of States and Government Meeting (CHOGM) will be held in Rwanda. This means Rwanda’s President, General Paul Kagame will hold the position of Commonwealth Chair-in-Office from 2020 to 2022 as leader of CHOGM host country. With all due respect, Kagame hosting CHOGM and subsequently holding the position of Commonwealth Chair-in-Office for two years is most appalling.

Madam Prime Minister, how you and fellow Commonwealth leaders determined that General Kagame would be a suitable host for CHOGM remains a mystery. You were fully aware that Mr. Kagame practices politics that does not remotely resemble the Commonwealth’s democratic principles and norms. You knew, for example, that in 2017 Kagame “won” a presidential majority of over 99%, after “winning” a referendum to end term limits that could see him remain president until 2034 when he will be 77 years old. This puts General Kagame in the league of the North Korean Supreme Leader Kim Jong-un.

Be that as it may, what is currently taking place inside Rwanda and in its neighborhood leaves no doubt about what Mr. Kagame stands for. In the past four days, General Kagame literally shut down Rwanda’s common border with Uganda. The two countries are members of the East African Community (EAC) and the Commonwealth. Nobody knows for sure why the Rwandan ruler has taken this extraordinary measure and its impact, but one thing is for sure. This outrageous action will adversely affect Rwandans, not least because more than half of the country’s annual international trade of about US$3.3 billion transits through Uganda onto the seaport of Mombasa, Kenya for overseas markets. For a poor country with a per capita income of US$748, shutting the gateway to international trade is a case of shooting oneself in the foot. This is a country heavily dependent on foreign aid of which UK’s contribution was £55.8 million for 2018/2019.

Madam Prime Minister, Kagame is also involved in conflicts with Burundi and South Africa. In the South African case, the national prosecutor has stated in court that the four Rwandan nationals who murdered the former Rwandan intelligence chief, Patrick Karegeya, in Johannesburg in 2013 are closely associated with the Kagame government. Because of the Karegeya case and past illegal activities by Rwandan officials in South Africa, relations between the two countries, remain poor. For example, South Africa no longer provides consular services in Rwanda, despite the fact that hundreds of Rwandans do business, study, and seek medical attention in that country. To travel to South Africa, Rwandans must apply for visas in other countries, especially in neighboring Uganda, whose country Mr. Kagame has now locked up.

Meanwhile, inside Rwanda itself, fear, tension, and uncertainties which the people of Rwanda experience every day have intensified in the past two days. Reports indicate that Mr. Kagame has placed three top military generals under house arrest including General Joseph Nzabamwita who is the chief of the National Intelligence and Security Services (NISS).

Right Honourable Prime Minister May, I put it to you that Mr. Kagame should not host Queen Elizabeth II and the Commonwealth Leaders in 2020. None of the unfolding conflicts involving him and his counterparts in neighboring states can be fixed in the near term. This being the case, the Commonwealth should instead urgently mediate between Rwanda and Uganda to avert the worst case scenario of a war breaking out between two members of the Commonwealth.

Yours Respectfully,

David Himbara

J’agis pour Déogratias MUSHAYIDI

AM 2019-03 Deo Mushayidi couv
Le 19 / 02 / 2019Militer pour la paix

Déogratias Mushayidi  a toujours milité de manière non-violente en faveur de la paix et la démocratie au Rwanda. Tutsi, il a perdu sa famille durant le génocide de 1994, où plus de 800 000 Tutsis ont été massacrés. M. Mushayidi était alors le représentant en Suisse du Front Patriotique Rwandais (FPR), la rébellion armée dont Paul Kagamé – aujourd’hui président de la République – était l’un des principaux leaders politiques. À la fin de la guerre, M. Mushayidi  rejoint le secrétariat général du FPR au Rwanda. Constatant des exécutions extra-judiciaires commises en toute impunité par le FPR, il décide au bout de 6 mois de quitter son poste. Il entame alors une carrière de journaliste au Rwanda et critique ouvertement les dérives autoritaires du FPR.

Sous le poids des menaces, il s’exile en Belgique en 2000 et obtient le statut de réfugié. En Europe, il se mobilise pour rassembler Hutus et Tutsis en vue d’un changement politique pacifique au Rwanda. En novembre 2008, il fonde en Belgique, le parti Pacte de défense du peuple (PDP), dont il devient président.

L’année suivante, il rejoint le continent africain et tente de rassembler la diaspora rwandaise. Son voyage s’arrête en mars 2010 où il est arrêté en Tanzanie avec un visa périmé sur un faux passeport burundais. Il est transféré successivement au Burundi puis au Rwanda.

Un prisonnier oublié dans les geôles rwandaises

M. Mushayidi est condamné six mois plus tard, le 17 septembre 2010, à la prison à perpétuité par la Haute Cour de justice après avoir été reconnu coupable, au cours d’un procès expéditif sans témoin à charge, de « fausse déclaration pour l’obtention d’un passeport burundais, propagation de rumeurs incitant à la désobéissance civile et recrutement d’une armée pour agresser le pouvoir en place ». Il fait appel de ce procès politique. En février 2012, la Cour Suprême confirme sa peine.

Depuis, M. Mushayidi se comporte de manière exemplaire en prison. Sans famille au Rwanda (sa femme et ses deux enfants habitent au Canada), il reçoit peu de visite. La communauté internationale et la société civile l’ont oublié et ne plaident plus sa cause depuis que sa détention a été officialisée au Rwanda. Alors que l’opposante Victoire Ingabire, a été libérée le 15 septembre 2018 (en même temps que 2 140 autres détenus), M. Mushayidi  reste désespérément emprisonné. Pourtant, il n’a jamais été violent et a toujours plaidé pour une nation rwandaise unie dans la paix. Ensemble,  exigeons la libération de Déogratias Mushayidi.

Source : ACAT

Le Rwanda tente un Cheval de Troie en Francophonie

La francophonie est en danger. Par le biais de son média français préféré , le gouvernement rwandais – ou ses représentants au sein de la diplomatie française, ce qui revient au même – a lancé un ballon d’essai.

Ce ballon d’essai est destiné à lui faire connaître et donc anticiper les réactions que provoquerait une éventuelle candidature au poste de secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie de l’actuelle ministre des affaires étrangères du Rwanda .

Dès le début de cette manœuvre, la réaction officielle du gouvernement français a été recherchée. La réponse diplomatique qui aurait été faite passe aujourd’hui auprès des 83 pays membres de l’OIF pour la tentative d’une ancienne puissance coloniale pour imposer cette candidature. Elle peut donc être d’ores et déjà exploitée comme telle par Kigali, ce qui était probablement le but réel de sa publication prématurée.

Cette opération est aussi suivie de près par les états voisins du Rwanda, majoritairement anglophones et qui ont jadis soutenu militairement et diplomatiquement la conquête du pouvoir par Kagame puis son accès au Commonwealth, avant d’entrer en conflit ouvert avec lui. Ils avancent aujourd’hui que, les exigences du Commonwealth étant supérieures à celle de l’OIF en matière de respect des droits de l’homme, Kagame et son gouvernement dictatorial réélu avec un score soviétique, auraient aujourd’hui intérêt à se rapprocher de l’organisation francophone  qu’il voulait pourtant quitter il y a peu.

Tous les commentateurs et tous les acteurs  de ce ballon d’essai font mine de considérer – ou d’espérer – que le seul but poursuivi serait un réchauffement des relations franco-rwandaises.  Or, les exigences posées par l’un et par l’autre de ces deux partenaires sont totalement incompatibles puisque la France ne peut pas – décemment – imposer à sa Justice le non-lieu exigé par Kagame dans la procédure qui le met en cause depuis plus de dix ans dans l’attentat du 6 avril 1994, attentat qui a déclenché le génocide en toute connaissance de cause.

On ne peut que s’interroger sur les buts véritables poursuivis par cette initiative puisque les actuels prolégomènes à une éventuelle candidature de Mme Louise Mushikiwabo comme secrétaire générale de l’OIF ne les révèlent en rien. Les antécédents de ce personnage et de son maître, le général–président–à–vie Paul Kagame, leurs nombreuses tentatives  d’élimination de la langue française du Rwanda, pays indubitablement et exclusivement  francophone depuis un siècle, tout au moins pour ce qui est des langues européennes, ne laissent pas d’inquiéter les observateurs qui parlent d’un véritable « cheval de Troie ».

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Lousie MUSHIKIWABO, cheffe de la diplomatie rwandaise

Il est établi que, depuis de nombreuses années, Paul Kagame n’a eu de cesse d’éradiquer la langue et la culture françaises du Rwanda. Sous prétexte que, lui, Paul Kagame, ne parle pas français, il a interdit le 8 octobre 2008 l’usage de cette langue dans l’enseignement public rwandais où elle était seule utilisée depuis un siècle. De même, il a interdit l’usage de la langue française dans tout document administratif.

Accessoirement, sous des prétextes  d’urbanisme qui ne trompent personne, il a ensuite fait raser le centre culturel français de Kigali et il refuse depuis quelques années d’accréditer l’ambassadeur de France proposé par Paris. Pourquoi Kagame aurait-il brutalement changé radicalement de posture à l’égard de la langue et de la culture françaises et tout simplement à l’égard de la France ? N’ayant aucune réponse, très logiquement, certains observateurs avisés considèrent que  Louise Mushikiwabo qui s’est toujours comportée comme un petit soldat exemplaire au service de Kagame au point que, en tant que Ministre des « Affaires Etranges », elle a toujours couvert d’un manteau diplomatique les opération d’assassinat d’opposants rwandais commis à l’étranger (Afrique du Sud, Kenya et autres), ferait un excellent cheval de Troie au sein d’une organisation honnie.

Or, on sait depuis 1994 et depuis l’action du bataillon FPR introduit au CND de Kigali fin 1993, comment Kagame est passé maître dans l’utilisation d’un cheval de Troie.

Lors des négociations d’Arusha et lors de la paix signée en cette ville de Tanzanie le 4 août 1993, Kagame a su se ménager, sous le prétexte de mettre fin à la guerre, les moyens de lancer l’assaut final qui le portera au pouvoir quelques mois plus tard. Il a obtenu le départ des troupes françaises auxquelles il ne pardonnera jamais d’avoir retardé son triomphe, mais surtout, il a obtenu d’introduire au cœur du dispositif ennemi un bataillon de ses meilleures troupes. Sous prétexte d’assurer la protection de ses émissaires,  il a placé à Kigali un bataillon entier. Et comme il aime les symboles, il a fait en sorte que ce bataillon soit cantonné au Conseil National du Développement (C.N.D.) qui était jusque-là le parlement rwandais, le temple de la démocratie  naissante dans ce pays.  Ce bâtiment présentait, outre son aspect symbolique la double caractéristique, d’une part, de commander l’axe reliant l’aéroport au centre-ville et, d’autre part, de faire face, de l’autre côté de cet axe, au principal casernement de la Garde Présidentielle de son ennemi juré, Juvénal Habyarimana

C’est à partir de cette installation FPR du CND – que tout à chacun qualifiait de « Cheval de Troie » dès avant qu’elle soit effective en décembre 1993 – que Kagame a pu infiltrer la société rwandaise et les Interahamwe, préparer et perpétrer l’attentat du 6 avril 1994 qui tua deux chefs d’état hutu et lancer simultanément son offensive contre la Garde Présidentielle logée à portée de mitrailleuse.

Quand Kagame conquiert une place par la force, par la négociation ou par la ruse, il ne la lâche pas. Il est le maître du Rwanda depuis 1994 et jusqu’en 2034 au moins. Louise Mushikiwabo resterait secrétaire générale  de l’OIF pendant au moins plusieurs mandats…sauf si elle a détruit cette organisation entre-temps. Dans le meilleur des cas, si l’OIF n’est pas détruite, la France en sera exclue ou , à tout le moins, y sera marginalisée .

Michel ROBARDEY

Source: Mediapart

Rwanda Needs to Take Torture Seriously

 

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On December 6, the UN Committee Against Torture released its concluding observations after a routine review of the situation in Rwanda. During the review, committee members raised concerns about serious violations – including torture, extrajudicial executions, enforced disappearances, and intimidation of journalists, human rights defenders and opposition party members – and asked numerous, precise questions about the Rwandan government’s actions.

The Rwandan government’s response was to deny, deny, deny. On illegal detention and abuse in military camps, despite overwhelming evidence to the contrary, the government wrote in its final submission to the committee that, “we want to repeat and insist that there are no unofficial or secret places of detention in Rwanda.”

In October, Human Rights Watch issued a report documenting abuses in military camps around Kigali, the capital, and in the northwest. For at least the last seven years, Rwanda’s military has frequently detained and tortured people, beating them, asphyxiating them, using electric shocks and staging mock executions. Most of the detainees were disappeared and held incommunicado, meaning they had no contact with family, friends, or legal counsel. Many were held for months on end in deplorable conditions. We continue to receive information about new abuses.

Many of those tortured were forced to confess to crimes against state security and later transferred to official detention centers. Instead of keeping quiet, scores of victims dared to speak up at their trials. When the committee asked the Rwandan government why judges did not investigate when defendants said in the courtroom that they had been tortured – which the government is required to do under the Convention against Torture – the government simply presented a table in its report asserting that no one alleged they were tortured in trials from 2013 to 2017.

This stands in stark contrast to the facts. From 2011 to 2016, we documented65 cases in which individuals said in court said they were illegally held in military camps or unlawful safe houses. Of those cases, 36 said they were either tortured, beaten or otherwise forced to confess to crimes they did not commit. These were statements either made publicly in court during trials we monitored or are reflected in official court judgments.

In response to allegations, including by Human Rights Watch, about torture in Kami, a military base outside Kigali, the government wrote in its final report that it needed, “clarifications of these allegations… because the people who alleges [sic] to have been tortured… in The Kami Military Camp are unknown. Those reports did not provide names of victims and suspects; therefore, no investigations were conducted.” To Johnston Busingye, the justice minister who headed the Rwandan delegation at the committee, I say: please see Appendix I, pages 92-98 of our last report.

We provided the case numbers and the identity of those who dared to speak up in court. It is not difficult to confirm. That the government would simply say these people never spoke is the final act of torture. It denies them their right to tell the truth about what happened.

The government maintains it has no political prisoners. The government also says any case of enforced disappearance is investigated. Here again, recent facts tell a different story. Take the case of Théophile Ntirutwa, Kigali representative of the Forces démocratiques unifiées (FDU)-Inkingi, a banned opposition party. Ntirutwa was forcibly disappeared on September 6, after the arrest of several other FDU members the same day, and held incommunicado until September 23. During this period, the police would not confirm to Human Rights Watch or his family whether he was in custody.

He has now been charged with supporting an armed group. On November 21, during a hearing, Ntirutwa said in court, “I was disappeared for 17 days… My family was not informed of where I was, nor were human rights organizations. My wife told the police I had been disappeared. All that time I was blindfolded and handcuffed before it was revealed I was at [a] police station.”

These were words said in a public courtroom. The government should follow through on its obligations, open an investigation, and hold those responsible for this enforced disappearance accountable. But if recent history is any indication, chances are nothing will happen. Ntirutwa had previously been detained on September 18, 2016, allegedly by the military, in Nyarutarama, a Kigali suburb. He said he was beaten and questioned about his membership in the FDU-Inkingi, then released two days later. Accounts of this detention were published, but the government did not investigate.

The committee wrote its final report that it is “seriously concerned” both about Rwanda’s failure to investigate allegations of torture and its “failure to clarify whether or not it opened an investigation into the allegations of unlawful and incommunicado detention.”

The committee’s concluding observations are cause for concern about the situation in Rwanda. While technically Rwanda has made advances in its legislation, in reality it does not seem to take seriously the absolute prohibition on torture. Rwanda is bound by both national law and international treaty obligations to act on allegations of torture and enforced disappearances, and to take steps to prevent such abuses. Instead of denying these abuses exist, it should demonstrate that it is ready to meet those obligations.

Ida Sawyer

Director Human Rights Watch, East Africa

Source: Human Rights Watch

Le Rwanda accusé de manipuler ses chiffres sur la pauvreté

Selon des informations obtenues par France 24, les autorités rwandaises ont manipulé les dernières statistiques officielles sur la pauvreté. Enquête de notre spécialiste Afrique, Nicolas Germain.

La situation économique du Rwanda est-elle vraiment florissante ? Selon un rapport intitulé “Integrated Household Living Conditions Survey” (EICV4), publié en octobre 2015, la pauvreté est en net recul. Sauf que plusieurs sources, qui préfèrent garder l’anonymat pour des questions de sécurité, affirment auprès de France 24 que ces informations sont faussées.

À l’origine de ce rapport, l’institut privé britannique Oxford Policy Management (OPM) a pour habitude de communiquer des chiffres sur la situation économique aux autorités rwandaises, qui ont ensuite la main pour les publier. “Cette fois-ci, il y a eu un désaccord sur la méthodologie utilisée entre l’institut et les autorités”, explique un expert à France 24.

“Le taux de pauvreté a augmenté de 6 %”

Le gouvernement aurait changé les modes de calcul, notamment celui concernant le seuil de pauvreté. “Les paniers de consommation des Rwandais les plus démunis ont été modifiés”, confirme une autre source auprès de France 24. “Ils ont réduit massivement, de plus de 70 %, les quantités de trois ingrédients de base : la patate douce, la pomme de terre irlandaise et la banane”, poursuit-elle. Résultat : la version finale du rapport indique que le taux de pauvreté a diminué “de plusieurs pour cents alors qu’en réalité, il a augmenté de 6 % “, dénonce l’universitaire belge, l’un des meilleurs experts sur le pays, Filip Reyntjens.

Pour justifier ce nouveau mode de calcul, les autorités rwandaises ont expliqué dans le rapport qu’une “mise à jour” s’imposait. Sauf que ces nouvelles données sont comparées avec celles des rapports précédents, qui reposaient sur l’ancienne méthodologie. “Ce n’est pas correct, souligne la source. On ne peut pas se fier au nouveau seuil de pauvreté annoncé.”

Une question qui dérange

Rien ne justifie ce nouveau calcul, estime pour sa part Filip Reyntjens. “Il n’y a pas eu de changement majeur dans la structure de la consommation de ménages. Ils n’ont pas seulement mis à jour la ligne de pauvreté, comme ils le prétendent. Ils l’ont baissée artificiellement pour donner l’impression d’une baisse du taux de pauvreté”, affirme-t-il.

Cela pourrait expliquer pourquoi la version finale du rapport ne fait aucune mention de l’OPM, qui figurait pourtant en tant qu’auteur dans les précédentes études. Ses membres auraient refusé d’être cités, à la suite des changements effectués par Kigali. Interrogé par France 24, la direction de l’OPM confirme avoir collaboré sur ce rapport, sans pour autant s’étendre. “Notre contrat comporte une clause de confidentialité qui nous empêche de donner des informations sur le travail que nous avons fait pour les autorités rwandaises”, a déclaré le directeur Simon Hunt.

Également sollicité par France 24, le National Institute of Statistics of Rwanda, qui figure dans le rapport final en tant qu’auteur, n’a pas souhaité répondre à nos questions. “Le directeur est parti en vacances pour plusieurs semaines”, indique-t-on.

Le Rwanda, dont l’objectif de développement est ancré dans une stratégie intitulée “Vision 2020”, entend devenir un pays à revenu intermédiaire d’ici cinq ans. Pour cela, Kigali doit notamment ramener le taux de pauvreté sous la barre des 30 % et réduire le taux d’extrême pauvreté à moins de 9 %. D’où l’importance de ce rapport EICV4. La diminution de la pauvreté est le principal argument des pro-Kagame lorsqu’ils demandent à l’actuel chef de l’État de se représenter. Chose dorénavant possible depuis que les députés rwandais ont voté à l’unanimité, jeudi 29 octobre, en faveur d’une réforme constitutionnelle annulant la limitation des mandats présidentiels.

Londres ferme les yeux

Alors que le Royaume-Uni figure parmi les plus importants bailleurs de fonds du Rwanda, qui a rejoint le Commonwealth en 2009, le département britannique pour le développement (DFID) au Rwanda a estimé  “que la méthodologie utilisée pour estimer les niveaux de pauvreté dans le rapport EICV4 était justifiée”. Londres est régulièrement accusé d’être trop laxiste avec le régime de Paul Kagame, qui dirige “de facto” le pays depuis plus de 20 ans.

Pourquoi un tel silence des Occidentaux ? “Il y a des intérêts stratégiques, explique un spécialiste du dossier, qui préfère rester anonyme. Avant d’ajouter : “Si le Rwanda affiche de bons indicateurs en matière de développement, cela montre l’efficacité de l’aide du Royaume-Uni”.

Pour Filip Reyntjens “le dossier EICV4 est sérieux car le Rwanda se targue d’être fort dans le domaine du développement. La communauté internationale accepte un compromis entre développement et répression. Mais si ce développement n’est pas basé sur des faits réels, comme cela semble être le cas ici, alors il ne reste plus que la répression”.

Source: France 24

Rwanda: passe d’armes entre le PS français et les autorités de Kigali

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Le Drapeau du Rwanda

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Le Drapeau de la France

Au Rwanda, cela fait cinq ans que l’opposante Victoire Ingabire est en prison. A cette occasion, le Parti socialiste français demande sa libération et en profite pour dénoncer la réforme de la Constitution, un processus qui doit permettre à Paul Kagamé de rester au pouvoir après la fin de son deuxième et en principe dernier mandat en 2017. Une sortie que le gouvernement rwandais n’a pas vraiment appréciée.

Victoire Ingabire est injustement emprisonnée après des années de combat consacrées à la réconciliation du peuple rwandais, la justice et la démocratie, dénonce le Parti socialiste français. Le PS ajoute que l’opposante rwandaise, qui vient déjà de passer cinq ans en prison, doit pouvoir participer librement à la vie démocratique de son pays.

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Ingabire Victoire Umuhoza

Des socialistes français qui disent exprimer leur solidarité à la famille de Victoire Ingabire, à son parti, les FDU, mais aussi « à toutes les forces démocratiques et pacifistes qui veulent instaurer une paix durable au Rwanda et oeuvrer à l’instauration des libertés fondamentales pour tous les Rwandais ».

Réponse rapide de Kigali

Dans ce communiqué, le Parti socialiste dit s’inquiéter « de la tentation du pouvoir rwandais de remettre en cause l’ordre constitutionnel et la limite fixée au nombre de mandats présidentiels ». Il demande donc aux autorités rwandaises de renoncer à leur projet de révision constitutionnelle. 

« Je me demande si c’est un vrai document issu d’un quelconque parti sérieux, ironise la ministre rwandaise des Affaires étrangères. Cela aurait été mieux si le Parti socialiste français s’était soucié du meurtre de masse d’un million de Rwandais, il y a 21 ans, [plutôt] que de se préoccuper, aujourd’hui, de la manière dont les Rwandais exercent leur droit souverain de se choisir un dirigeant », a rétorqué Louise Mushikiwabo.

Source: RFI

Impamvu nyamukuru ituma Kagame agiye gutera u Burundi!

paul-kagame-w-troo-umuryango-rwKagame ari gutegura intambara yo gutera i Burundi

Ibimenyetso ni byinshi byerekana ko Kagame agiye gutera Uburundi. Hano i Kigali, inkuru ntigishidikanywaho. Ibyo bigaragarira mu myiteguro inyuranye :

(1). Abasirikari n`insoresore basaga ibihumbi bibiri na magana atanu, bari gutorezwa hano mu Rwanda ;

(2). Muri uyu mugi hamaze gukwira utubari tw`ubwoko bumwe, twiganjemo Abatutsi bavuye i Burundi. Abo bakorera inama zabo muri bene utwo tubari, akenshi bayobowe na bamwe mu ngabo z`u Rwanda ;

(3). Abatutsi b`Abarundi bari hanze, bari gukusanya imisanzu yo kugura intwaro zizakora muri urwo rugamba ;

(4). Intwaro ziri kuva mu Rwanda zigaca muri Repubulika iharanira demokarasi ya Congo, aho Kagame amaze gushinga undi mutwe yise « Alliance de résistants pour la Défense du Congo » (ARDC). Ariko ngo mu by`ukuri, uyu mutwe mushya uri kuvuka muri Congo, utangijwe na Kabarebe, mu murongo wo kurangaza Abanyarwanda n`Abarundi ngo bumve ko muri Congo hari intambara, maze birare. Indi mpamvu y`uyu mutwe wa Kabarebe, ni ugushyigikira mubyara we Hippolite Kanambe (wiyise Joseph Kabila), kuko Abanyecongo batigeze bamwemera. Kabarebe aragira ngo, nihavuka akaduruvayo muri Congo, Kanambe azaburizemo amatora, bityo abe umwami wa Congo

(5). Akaduruvayo n`akavuyo kari i Burundi, yemwe ndetse n`ubwicanyi buri kuba mu Burundi, bihora bifatwamo Abanyarwanda. Twese turibuka uburyo uwitwa majoro Desiré Nyaruhirira aherutse kwirukanwa i Burundi, ubwo bamusanganaga ububiko bw`intwaro iwe mu rugo. Urutonde ni rurerure, ngarukiye aho na mwe mwongereho ibindi. Kuba rero intambara iri hafi, ntibigishidikanywaho. Ikitazwi ni ukumenya niba urwo rugamba Kagame na FPR ye  bazarutsinda.

Ibikekwa cyangwa se byemezwa n`abarebera ibintu inyuma

Bamwe bavuga ko u Burundi bugomba guterwa na Kagame  hamwe na FPR ye, ngo kuko perezida w`u Burundi Nkurunziza, yihambiriye ku butegetsi. Ni nde se washinze Kagame kujya gukemura ibibazo mu bindi bihugu ? Kuri ibi kandi, ngira ngo Kagame nta somo agomba guha u Burundi. Ikibabaje gusa, ni uko ayo mahanga atuma Kagame, (Ababiligi bakorana n`Abanyamerika bakomoka mu Bubiligi) yakamejeje kuri Nkurunziza, ariko Kagame ugeze n`ubwo ahindura itegeko nshinga kugira ngo abe umwami w`u Rwanda, nta cyo bamuvugaho.

Abandi bashakira impamvu mu cyiswe Empire-Hima (Ingoma y`Abahima). Ni ukuvuga ko Abatutsi na babyara babo b`abahima, bashaka kwigarurira akarere kose, guhera muri Etiyopiya, kugeza mu gihugu ngo kizavuka mu Burasira zuba bwa Congo (RDC). Abemeza ibyo, bafatira ku nyandiko zakwirakwijwe ubwo FPR yateraga u Rwanda. Izo nyandiko zavugaga ko benshi mu Batutsi bibumbiye mu cyitwa T.I.P (Tutsi-international-Power). Ibyo bibaye biri no mu mitwe ya bamwe, byaba byubakiye ku bugoryi, kuko mbona n`Abatutsi bari hano mu Rwanda bariho baryana.

Hari n`abavuga ngo Kagame agiye gutera u Burundi, kubera ko perezida Nkurunziza, yanze guha amasoko y`amabuye y`agaciro Canada, Isiraheli na Amerika. Ibyo bihugu bikaba bishaka gukoresha Kagame nk`uko bisanzwe bibigenza, kugira ngo bigere ku nyungu zabyo. Ibi byo ni ukwikinira, kuko iyo ibyo bihugu bishima umurimo wa Kagame, biba byaramurekeye muri Congo.

Ab`intagondwa bo, bemeza ko perezida Nkurunziza ari gutegura jenoside yo kumaraho Abatutsi. Barabisakuza cyane, ndetse bagashyiramo n`amarira, kugira ngo birusheho kumvikana. Nyamara mu bugoryi bwabo buvanze n`ubutindi, bibwira ko abantu batabona ko mu Burundi, kugeza n`uyu munsi, mu nzego zose z`ubutegetsi, Abahutu n`Abatutsi bagaragaramo, hubahirijwe amasezerano ya Arusha. Aha rero niho hari ikibazo nyamukuru, kiri gutuma Kagame ashaka gutera u Burundi.

Dore impamvu y`ukuri

Kagame n`Abatutsi b`intagondwa, bashavuzwa n`intambwe u Burundi bwari bugezeho, mu rwego rw`ubumwe n`ubwiyunge. FPR ikimara gufata ubutegetsi, yakoze ibishoboka byose, yumvisha Abanyarwanda ngo ko ari nta moko aba mu Rwanda. Ibyo byibutsa ko no mu Burundi mu gihe cy`ubutegetsi bw`agatsiko k`Abatutsi bo mu Bururi, bemezaga ko ari nta moko aba mu Burundi. Ibyo icyo kinyoma cyabyaye mu Burundi, twese twarakibonye : kwikubira ubutegetsi, umutungo, igisirikari, n`ubumenyi by`Abatutsi, kugeza ubwo Abahutu basa nk`abiyahura bakishora kuri icyo “gisoda c`ubwoko bumwe”, bakagitsinsura. Ibyo byagaragaye cyane, ubwo Bikomagu na Kagame bari bamaze kwica perezida Ndadaye,wari witorewe n`abaturage. Mu Rwanda naho, aho bigeze nta we utahabona : Ivangura muri byose, rimaze gusumba rimwe ryaranze Afurika y`Epfo. Ibyo biri kuba, mu gihe bamwe mu Batutsi batotezwa n`iyi ngoma mpotozi ya FPR, bagenda bakuramo akabo karenge. Abahutu bo, kubera ko ari nta n`umutungo bakigira, bahindutse “ifu iseye”.

Mu gihe rero Kagame w`umututsi yananiwe kunga n`Abatutsi ubwabo, ashavuzwa no kubona intambwe perezida Nkurunziza w`Umuhutu yari amaze guteza Abarundi. Abarundi bari bamaze imyaka icumi isaga, bubaka ubumwe bwabo, kuko batinyutse ikibazo cy`amoko bakakivuga beruye. Naho Kagame we, nyuma y`imyaka 25, aracyari kubakira politiki ku ijambo ngo “nahagaritse jenoside” ! Ubu, aho Abarundi bari bageze, buri wese yumvaga yisanga mu gihugu cye. Ku muntu rero nka Kagame n`agaco ke bamunzwe n`irondakoko, ntibashobora kwihanganira iyo “succès” ya Nkurunziza w`Umuhutu. Nibutse ko Kagame n`agatsiko cye k`abahezanguni, bumvisha amahanga yose ko, Abahutu ari nta cyo bashoboye na kimwe, uretse “gukorera Abatutsi jenoside”.

Abarundi barasabwa kuba maso, bakirinda ikintu cyose cyatuma Kagame abona urwitwazo yuririraho, kugira ngo atere igihugu cyabo ku mugaragaro. Wenda azagumya gucengera i Burundi, ariko ayo mayeri Abarundi barayazi, kandi imitego myinshi bagenda bayitegura. Ikibabaza Kagame, ni aho Abarundi bageze mu bumwe n`ubwiyunge, ku buryo na bamwe mu bacuti be b`abazungu, bamubwiraga ngo arebere ku Burundi, yemerere Abanyarwanda baganire ku kibazo cy`irondakoko. Abanyarwanda twese tuzi ko Kagame ari umunyeshyari rikabije, ku buryo atihanganira ko hagira undi muntu uvugwaho icyiza. Banyarwanda muve hasi twirukane sekibi, namwe Barundi mube maso.

Byiringiro Aminadabu, Bukavu, RDC.