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“Libérez les prisonniers pour lutter contre COVID-19” – ONU.

Les gouvernements sont exhortés à libérer les prisonniers dans le cadre de lutte contre Corona Virus. C’est une recommandation du Haut-commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU, Madame BACHELET Michelle en date du 25 mars 2020.

UNHRC

La détention de détenus pendant la crise # COVID19 comporte un risque élevé et devrait être une mesure de dernier recours. Avec les flambées épidémiques en augmentation et le nombre croissant de décès dans les prisons et autres institutions dans de nombreux pays, les autorités devraient agir maintenant.  

Le Rwanda étant parmi les pays dont la concentration carcérale est très élevée devrait respecter cet appel du Haut Commissaire afin d’éviter la propagation. Selon World Prison Brief, le Rwanda occupe la 28ème place au monde avec 65.000 de prisonniers, soit à peu près 550 détenus sur une population de 100.000. Les vieux, les porteurs de maladies chroniques sont beaucoup plus vulnérables au Corona Virus.

La réponse du Rwanda est susceptible d’être négative car, pour le régime en place, l’emprisonnement ne constitue pas une correction et une préparation à l’insertion dans la société après la peine, mais plutôt, une injustice institutionnalisée, un moyen de règlement de compte, un moyen d’éliminer à petit feu les opposants politiques réels et supposés. Dans les situations ordinaires, même les clauses de la loi qui ordonnent la mise en liberté  de détenus sont ignorées. Par exemple en 2018, lors de la candidature du Rwanda à la direction de ‘Organisation Internationale de la Francophone (OIF), le gouvernement a annoncé la libération de 2500 prisonniers, un chiffre qui plus tard est confirmé fictif. En réalité quelques détenus ont été libérés dont l’opposante Madame Victoire INGABIRE et le chantre de la réconciliation Kizito MIHIGO. Les autres comme Déogratias MUSHAYIDI se sont vu refuser la liberté alors qu’ ils remplissaient les mêmes conditions. Le 17 mars 2020, MIHIGO est retrouvé mort dans sa cellule de police, MUSHAYIDI est toujours en prison et INGABIRE subit des persécutions et harcèlements incessants dans sa demie liberté, en dehors de la prison.

Madame BACHELET propose, par exemple, la libération des malades. Ce qui est délicat car au Rwanda, la majorité de prisonniers sont malades à cause des conditions de détention déplorables.

Un défi lancé aux dirigeants du Rwanda qui dernièrement ont profité de la situation du pays face au COVID-19 pour booster leur réputation mythifiée. 

Par contre,  le président nigérien Issoufou Mahamadou a annoncé vendredi 27 mars 2020 la remise gracieuse des peines pour 1.540 détenus, l’Iran en a libéré 85.000.

Chaste GAHUNDE. 


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Chaste Gahunde dans le collimateur de la présidence rwandaise!

Oui, ça arrive encore. Traiter gratuitement un réfugié rwandais de génocidaire. Bien qu’illégal, la présidence rwandaise le fait quand même. Pourvu qu’il soit hutu qui ne se range pas derrière Kagame. Tant que ça puisse faire taire et semer la terreur dans le camps des opposants politiques réels et supposés. Sauf que cette fois-ci, ça concerne un homme qui au moment des faits dont il est question avait l’âge mineur. Un homme qui ne s’est jamais caché et l’on se demande pourquoi il n’a pas fait objet d’enquête pour être traduit en justice.

On est dimanche 29/03/2020 au matin. Je fais ma grasse matinée, pas de messe et pas de courses à faire, on est en plein milieu de confinement. Mon téléphone sonne et me réveille. Il s’agit d’un ami qui habite à Kigali. Il vient de trouver sur un mur Facebook appartenant à un certain Peter Mahirwe un message m’incriminant, un poste dans lequel je suis identifié, et ma photo dessus. Pas une accusation simple.

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Et pour appuyer son accusation, Peter Mahirwe, ajoute une photo prétendument de moi  “armé” au moment des crimes. Heureusement que le ridicule ne tue pas!

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Pour comprendre d’où vient ce mensonge, il faut savoir qui est le fameux Peter Mahirwe. Un nom de profil, utilisé par les employés de la présidence rwandaise qui se remplacent 24 heures sur 24. Il a près de 5000 amis dont 374 en commun avec moi, et on est amis depuis janvier 2014. Habituellement, il partage les postes qui encensent le dictateur de Kigali, et, curieusement, m’identifie à chaque fois. Pourquoi tagger un génocidaire dans « TOUS » les postes et messages de la présidence ?

Et la guerre s’impose inévitable

Les Rwandais ne sont pas cons. Ils savent tout et comprennent les tenaants et les aboutissants des insinuations aussi ignobles. Quelques-uns n’en peuvent plus. Qu’est-ce que ce génocide ? et les autres répliquent, le climat s’alourdit et Peter Mahirwe disparaît à l’horizon tel l’esprit du mal touché de l’eau bénite.

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Blame it on COVID-19

Ça faisait un moment je n’avais pas eu assez de temps pour caresser le clavier de mon ordinateur. Et comme c’est le confinement et en chômage, et bien il faut qu’on s’occupe. Surveiller le dictateur à la loupe, ça me fascine. Et ma stratégie est simple: poser les questions même celles qui fâchent. Et si Peter Mahirwe et ses similaires n’en disent mot, et bien, je pose les hypothèses qu’ils auront à confirmer ou infirmer faute de quoi le peuple tranchera. Pas de haine, ni colère, il faut cultiver la transparence qui fait défaut dans la gouvernance rwandaise.

Les réactions ne sont pas toujours favorables à vivre. Il faut être fort et en forme. Physiquement et surtout psychologiquement. Il faut avoir une maîtrise de soi pour résister aux provocations. Il faut être politiquement correct au plus possible. Car, la « brigade cyber » de Kagame est, on dirait, une bande de filles sans vergogne. Sans manières. Sans pitié. De vrais assassins de caractères, des terroristes qui fassent perdre l’appétit aux bons bouffeurs. Pour eux, le débat civilisé n’existe pas. Tu te tais tu les lis, vous êtes en bons termes. Tu poses les questions qui fâchent, tu es génocidaire, voleur, criminel ou encore l’arrière-grand-père du cousin de ton parrain faisait partie de l’administration dans la première république et donc tu as l’idéologie génocidaire !

J’ai frappé au bon endroit. J’ai posé la question. Pas de réponse. Et les hypothèses , ça fâche. Plus de vingt mille personnes ont lu l’article. Et cela, toucher à la réputation du dictateur du siècle, ça mérite de représailles. Je le sentais. Résultat, Kagame sort de son bunker, très affaibli, visiblement malade, s’exprimant à peine pour ne rien dire sauf confier le peuple rwandais au Bon Dieu, chose qu’il n’avait jamais fait avant. D’ailleurs, son clan clamait avoir tiré sur, et tué Dieu il y a longtemps. Mon nom ne lui est pas non familier. En personne, il m’a bloqué sur son compte Twitter, et puis sa fille l’a fait aussi. A la guerre comme à la guerre!

 BLOQUE

Avouant que je n’ai pas épargné le dictateur, je désavoue ses pratiques d’intimidations qui ne visent qu’à faire taire les voix dissidentes. Mon engagement est pour le bien de mon peuple. Je leur dois ça. L’opportunité d’avoir fréquenté l’école et brillamment réussi à mes tests n’a pas été offerte à tout le monde. Et là, je pense à Paul Kagame. Je regrette. Mais que j’aie à payer pour ça, c’est insensé. Si, défier le dictateur constitue un crime de génocide, j’assume. Que les Peter Mahirwe débouchent bien leurs oreilles, depuis 2014 ils devraient savoir à qui ils ont affaire. Les chiens aboient la caravane passe. Mais ils sont dangereux les chiens galeux!

Qui est Chaste GAHUNDE ?

Né dans la commune de Mabanza, préfecture de Kibuye, Chaste GAHUNDE est également connu sous le surnom de Dynamique. Il a fait ses études primaires à Mushubati avant de rejoindre le petit séminaire catholique de Nyundo (Gisenyi). En 1994, à l’âge mineur, il a fui, comme beaucoup d’autres Rwandais, vers la République Démocratique du CONGO (ex-Zaïre) où il est resté pendant trois ans.

À son retour en 1997, il a été victime de violences répétées de la part des soldats du FPR. En 2000, il a terminé ses études secondaires en Latin / Sciences au petit séminaire catholique de Nkumba (Ruhengeri). En 2002, il s’est enrôlé à l’Institut Supérieur Pédagogique de Kigali.
En 2005, il a été contraint à l’exil après avoir succombé à la violence la plus cruelle des FPR.

Il est titulaire d’un diplôme de troisième cycle (Master) en droit, économie et gestion, spécialisation en économie de l’environnement et gestion du développement durable (France) ; d’une double licence en géographie et économie (Guyana) et d’un diplôme en valeurs du Commonwealth et développement de la jeunesse (Royaume Uni). Il est convaincu avoir survécu pour apporter sa pierre à l’édifice au service de la réconciliation véritable entre les Rwandais.

Il est politiquement engagé au sein du Parti Ishema, dont il est actuellement Vice-Président. En même temps il est Ministre de l’information et communication au sein du Gouvernement du peuple rwandais en exil. Il est l’auteur du site www.gahunde.org .


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RWANDA : du refus de la paix à l’apartheid mémoriel

A l’heure où on s’apprête à commémorer le vingt-sixième anniversaire du génocide perpétré au Rwanda d’avril à juin 1994, il peut être utile de revenir sur les causes de ce drame.

Les origines du conflit qui a amené le génocide sont assez bien décrites dans les mémoires de Laurent SERUBUGA [1],. Paru cette année , ce livre décrit en détail l’évolution des rapports ayant prévalu entre Rwanda et Ouganda pendant la deuxième république rwandaise.

Sous la première république rwandaise, les soubresauts provoqués par l’abolition de la royauté et par l’indépendance s’étaient accompagnés de différentes tentatives de reconquête menées par les tutsi exilés dans les pays voisins (Burundi principalement semble-t-il). Elles n’avaient pas obéré gravement  les relations entre Rwanda et Ouganda.

Le président Grégoire Kayibanda avait, le 11 mars 1963, adressé un message[2] aux réfugiés rwandais, incitant à rentrer au pays ceux qui le souhaitaient, fustigeant les « féodaux impénitents (qui) se livrent à des tromperies destinées à leur faire donner des sommes d’argent énormes soi-disant pour aider la cause prétendue nationaliste ou humanitaire». Il posait –déjà –  la question qui resurgit aujourd’hui, vingt-six ans après le drame de 1994 : « Qui est génocide ? Ceux qui vous appuient et financent vos menées terroristes et fratricides vous rappellent-ils aussi que les Bahutu ne se laisseront jamais malmener et qu’à vos coups ils n’entendent pas du tout opposer un héroïsme qui serait d’ailleurs de mauvais aloi ? qui est génocide ? D’où viennent les armes que vous employez à terroriser vos frères des frontières ? Pour quels buts vous sont-elles données ?….

… A supposer par l’impossible que vous veniez à prendre Kigali d’assaut, comment mesurez-vous le chaos dont vous seriez les premières victimes ? Je n’insiste pas : vous le devinez, sinon vous n’agiriez pas en séides et en désespérés ! Vous le dites entre vous : « Ce serait la fin totale et précipitée de larace tutsi ». Qui est génocide ?[3]»

La problématique posée par les « réfugiés rwandais » a ainsi été présentée, dès le début des années soixante, non pas en terme de retour des réfugiés – auquel collaborera le HCR (Cf. infra) – mais en terme de conquête du pouvoir et de rétablissement d’un régime ancien aux relents féodaux.

Au demeurant, cette question semblait se poser principalement à partir du Burundi. Les relations avec l’Ouganda  étaient excellentes jusqu’à l’arrivée au pouvoir à Kampala d’Idi Amin Dada en janvier 1971. Or Grégoire Kayibanda, président de la I° république rwandaise aurait refusé de reconnaître le nouveau maître ougandais qui venait de renverser son ami Milton Obote. Un froid se serait alors installé entre les deux pays..

Deux ans plus tard, l’arrivée au pouvoir à Kigali de Juvénal Habyarimana aurait marqué, sinon un net apaisement, du moins l’aménagement d’un modus vivandi acceptable entre Rwanda et Ouganda.

Le départ d’Idi Amin Dada et le retour au pouvoir à Kampala de Milton Obote survenant en 1979 auraient pu laisser penser au retour d’une certaine sérénité transfrontalière si, en 1982, Obote n’avait ordonné l’expulsion de tous les Banyarwanda[4]. Les rwandais exilés depuis près de vingt ans en Ouganda auraient alors repris le chemin du Rwanda. Et les efforts d’ Habyarimana pour rencontrer Obote seraient demeurés vains, Obote restant sourd à toute tentative d’approche rwandaise. De même, les différentes propositions d’intercession présentées par les autres pays de la région resteront lettre morte.

Le Rwanda aurait alors fini par porter l’affaire devant les instances onusiennes, sollicitant l’intervention du Haut-commissariat aux Nations Unies  pour faire le tri entre les « véritables réfugiés rwandais », passés du Rwanda en Ouganda au début des années soixante et les « ougandais d’expression rwandophone », résidant depuis toujours sur leurs terres attribuées à l’Ouganda lors des partages coloniaux de 1885. Laurent Serubuga affirme que les premiers auraient été accueillis au Rwanda tandis que les seconds auraient été renvoyés en Ouganda. Prudemment, il n’avance aucun chiffre mais indique que ce qu’il appelle l’entêtement d’Obote aurait amené les trois pays de la  Communauté des Grands Lacs à appuyer la rébellion ougandaise  naissante.

L’appui d’Habyarimana à cette rébellion ougandaise aurait été essentiellement logistique. Elle aurait néanmoins amené au  pouvoir à Kampala un Museveni qui, ménageant la chèvre et le chou, se révélera fin stratège. Tout en recevant l’aide d’Habyarimana en lui assurant de conserver en Ouganda les réfugiés rwandais, Museveni aurait secrètement promis à ceux-ci, devenus d’importants cadres de son armée, de les aider ultérieurement à prendre le pouvoir à Kigali. Mais officiellement, Museveni a toujours donné verbalement les meilleures garanties  à Habyarimana…en reversant à son profit les termes du discours prononcé en 1963 par Kayibanda  en 1963 : « Soyez sans crainte. Il n’y aura pas d’attaque à partir de l’Ouganda tant que vous ne ferez pas de mal aux tutsi du Rwanda [5]» aurait répété Museveni à chaque inquiétude d’Habyarimana. On retrouve ici la dialectique utilisée par le FPR. Fort habilement Museveni désigne comme une des causes de l’attaque à venir ce qui dans les propos de Kayibanda n’étaient que les conséquences prévisibles de cette éventuelle attaque.

Cependant, ces paroles pouvaient paraître rassurantes, puisque depuis 1973, personne au Rwanda ne songeait à « faire du mal aux tutsi », Habyarimana étant désigné par certains jusqu’au-boutistes comme le « protecteur des tutsis » pour avoir mis fin aux exactions de 1973. Par ailleurs, come on l’a vu, Museveni étant parvenu au pouvoir avec leur aide, ses alliés rwandais jouissaient de droit d’une situation sociale méritée comme Ougandais à part entière.

Ces assurances très ambigües seront répétées par Museveni ad libitum jusqu’au 1 octobre 1990, voire même après et ce, contre toute évidence.

Cependant l’existence d’un plan de retour par la force élaboré par les réfugiés rwandais étant parvenue aux oreilles d’Habyarimana, celui-ci  se rendit en Ouganda en février 1988 et prononça un discours où il estimait inadmissible de demeurer éternellement réfugié de père en fils. Il  invita ceux qui voulaient rentrer au Rwanda à le faire[6].

En 1989, des commissions rwando-ougando-HCR étudièrent les modalités de retour de ces réfugiés.

Le 27 juillet 1990, un communiqué du comité interministériel conjoint prévoyait la poursuite du processus et une visite du Rwanda par une délégation des réfugiés afin de se rendre compte de la réalité de vie dans le pays. A l’été 1990 et depuis dix-sept années, la réalité du Rwanda était incontestablement la Paix !

En septembre 1990, nombreux furent les échanges entre diplomates et  ministres  rwandais et ougandais. Plusieurs ministres rwandais sont à Kampala au cours de la dernière semaine de septembre. Le 1° octobre 1990, le Président Habyarimana se trouvait au sommet de l’UNICEF aux Etats-Unis où il allait rencontrer le Président Museveni.

Or, le 01 octobre 1990, le jour où était attendue au Rwanda cette délégation de réfugiés, le FPR attaqua.

Pourtant, nombreux étaient ceux qui, jusqu’au 1 octobre 1990, ont pu croire que le problème des réfugiés rwandais en Ouganda était sur le point de se résoudre. D’autres, ou les mêmes, estimaient que ces difficultés seraient aplanies par  la marche vers la démocratie, encouragée  à La Baule mais assez largement anticipée par Habyarimana dans son aggiornamento politique,

L’Abbé SIBOMANA, rédacteur en chef de la revue « Dialogues » et opposant déclaré au président Habyarimana  a fait un excellent état des lieux du contexte politique très ambigu dans lequel se trouvait le Rwanda à l’automne 1990.

DEBUT DE CITATION[7] : « C’est une question qui, aujourd’hui encore, est très controversée. Officiellement, du point de vue du FPR, l’échec des négociations justifiait l’ouverture d’un front militaire. Il fallait déployer tous les moyens de pression sur le pouvoir pour l’obliger à conclure un accord; la pression militaire était un moyen parmi d’autres.

Les détracteurs du FPR estiment au contraire que les négociations étaient un alibi de la lutte armée. Selon eux, le FPR avait dès le départ, l’intention de prendre le pouvoir par la force, à n’importe quel prix, afin de ne pas avoir à le partager. Quant au choix de la date, , il aurait été dicté par l’évolution rapide que connaissait le Rwanda. En cas de succès, le processus de démocratisation en cours risquait de priver le FPR d’une partie de sa légitimité. Car, à l’intérieur du Rwanda comme sur la scène internationale, le FPR ne se présentait pas seulement comme le parti d’une minorité opprimée ; il prétendait agir au nom de tous les partisans de la lutte contre la dictature du général Habyarimana[8]. En un sens, l’opposition démocratique qui commençait à prendre de l’ampleur à l’intérieur du Rwanda lui faisait de l’ombre. Même les relations entre le FPR et les partis qui, sans s’en réclamer ouvertement, en étaient très proches, étaient empreintes d’ambigüité.

Ajoutons à cela que, même si le pouvoir n’était pas pressé de voir revenir les réfugiés, des négociations étaient en cours, et risquaient d’aboutir. Comme l’écrit fort justement Colette BRAECKMAN dans Terreur Africaine[9] , « jamais autant qu’à la veille du déclenchement des hostilités, (on avait été) aussi près d’une solution négociée ». Dans une telle hypothèse, le FPR aurait perdu sa raison d’être . Il fallait agir  vite car, comme on dit, « l’Histoire ne repasse pas les plats ». » FIN DE CITATION

On ne peut que constater aujourd’hui que le schéma d’une attaque déclenchée par le FPR alors que des négociations étaient en cours et risquaient d’inscrire durablement la paix dans le marbre s’est reproduit en 1994 avec l’attentat du 6 avril suivi par l’offensive généralisée de l’APR.

On retrouve également les mêmes discours se renvoyant mutuellement la responsabilité de la rupture des négociations ou des accords de paix. Et, dans les deux cas, l’ONU était présente, par le biais du HCR en 1990 ou par celui de la MINUAR en 1994.

Cinquante-sept ans après avoir été posée par Grégoire Kayibanda, la question de la responsabilité du génocide resurgit avec une acuité rendue plus dramatique par le génocide de 1994, mais aussi par les crimes de masse commis au Congo au cours des années qui suivirent. Par sa formulation brutale et un brin provocatrice « Qui est génocide ? », elle interroge très justement sur le partage des responsabilités entre celui qui a perpétré le crime et celui qui l’a délibérément provoqué.

Les efforts déployés par Kagame dans sa stratégie post-génocide pour externaliser sa culpabilité et s’approprier la victimité du génocide [10] ne font que confirmer le cynisme hors norme du personnage. Tous ceux qui défendent ses thèse et participent à la mise en place de cette stratégie post génocide font preuve du même cynisme… ou d’un aveuglement volontaire confinant au cynisme.

Or, ce cynisme est d’autant plus insupportable que, sous prétexte de lutter contre on ne sait trop quel négationnisme inventé pour la circonstance, on met en place un véritable apartheid mémoriel , interdisant aux victimes qui ne seraient pas de la bonne ethnie, voire même de la bonne chapelle politique, de commémorer leurs morts. Le « génocide des tutsi et des hutu modéré » a laissé la place au seul génocide des tutsi. Les descendants des hutu modérés sont priés de ne pas se recueillir !  Et que dire de tous ceux, si nombreux, qui furent massacrés par les troupes du FPR à Byumba en 1992, à Ruhengeri en 1993, dans tout le Rwanda en 1994 et au Congo dans les années qui suivirent ? Jusqu’à aujourd’hui, en 2020 au Rwanda, le seul fait de laisser entendre dans une chanson qu’ils ont pu exister conduit à mourir en prison.

Comme l’a dit un éminent représentant d’une éminente association droit de l’hommiste : « évoquer le sang des hutu , c’est salir le sang des tutsi ». L’apartheid mémoriel au nom des droits de l’homme, il fallait être Kagame pour inventer cela ! Il fallait être Kagame pour entraîner une foule de bobos paumés sur ce chemin pavé d’intentions douteuses et aux conséquences dramatiques. Le refus de la paix a conduit aux génocides perpétrés au Rwanda et au Congo. L’apartheid mémoriel porte les gênes d’un nouvel enfer comme nous l’a très justement explique un hutu/tusi de grande qualité lors de son intervention du 9 mars dernier au palais du Luxembourg :

https://youtu.be/qx_9fYVPXVw 

MICHEL ROBARDEY  (blogs.mediapart.fr )


Références 

[1] « Rwanda –Juvénal HABYARIMANA- la ligne d ecrête de sa trajectoire » – Mémoires du colonel  Laurent SERUBUGA – Editions Scribe janvier 2020.

[2] Message du Président Grégoire Kayibanda auxréfugiés rwandais  Tel que publié dans : Rwanda Carrefour d’Afrique, No 31 : http://francegenocidetutsi.org/Kayibanda11mars1964.pdf

[3] Message du Président Grégoire Kayibanda auxréfugiés rwandais  Tel que publié dans : Rwanda Carrefour d’Afrique, No 31 : http://francegenocidetutsi.org/Kayibanda11mars1964.pdf op.cité

[4] Les rwandais vivant en Ouganda, les «  Nyarwandas »,  alimentaient la rébellion de Museveni contre Obote..

[5] « Rwanda –Juvénal HABYARIMANA- la ligne d ecrête de sa trajectoire » – Mémoires du colonel  Laurent SERUBUGA – Editions Scribe janvier 2020.

[6] A cette occasion, il y eut des cérémonies de remise des décorations aux officiers ougandais et le Président Habyarimana fut invité à remettre la décoration au Général Rwigema vice-ministre de la défense celui qui allait conduire l’attaque contre le Rwanda.

[7] André Sibomana « Gardons Espoir pour le Rwanda » – Editions Desclée de Brouwer – 1997 _-pages 69 s

[8] On écoutera avec intérêt l’intervention à la radio-télévision  belge, le 7 octobre 1990, du porte-parole du FPR, Pasteur BIZIMUNGU, futur président de la république rwandaise à partir de 4’30 » sur https://www.dailymotion.com/video/x36lck

[9] Colette BRAECKMAN « Terreur Africaine » – Fayard 1996

[10] Titi Palé : « Les eatas Unis et le Rwanda génocidaire » – L’Harmattan – 2019

“Pas d’état d’urgence au Rwanda” Nduhungirehe persévère dans l’ignorance.

covidrwLa question de savoir où se trouve le Président rwandais a provoqué des vagues. Comme si l’on y avait pas droit. Ne trouvant pas Kagame auprès de son peuple au moment où son implication est indispensable, à la recherche des réponses, deux hypothèses étaient mises en avant:

  1. Le président va mal ou est en dehors du pays
  2. Le Premier Ministre acte anticonstitutionnellement 

La première hypothèse se fonde sur le fait que selon la Constitution rwandaise, l’état d’urgence sanitaire (comme tout autre état d’urgence) ne peut être déclaré par le Premier Ministre sauf si le Président est indisponible (malade ou en dehors du pays). D’ailleurs le jet du Président était vu à Londres depuis le 21 mars 2020.

La deuxième hypothèse suppose que le Premier Ministre, pour des raisons qu’on ignore, aurait acté anticonstitutionnellement, sans assumer les fonctions du Président par intérim. D’ailleurs, il n’a jamais eu de Conseil des Ministres pour lui autoriser ce qu’il a fait.

Ambassadeur Nduhungirehe sort du silence en commentant sur l’un de nos articles:

ONDU

Amb. Olivier NDUHUNGIREHE

“Un état d’urgence peut être sanitaire c’est vrai, mais tout état d’urgence implique la SUSPENSION DE LA CONSTITUTION pour octroyer au pouvoir exécutif des pouvoirs exceptionnels qui étaient autrement détenus par d’autres pouvoirs. Et ceci n’est pas le cas au Rwanda”.

Me Joseph Cikuru Mwanamayi octroie une leçon gratuite à l’Ambassadeur Olivier Nduhungirehe, qui est aussi le Ministre d’Etat au ministère rwandais des affaires étrangères. L’avocat aux barreaux de Kigali et Bruxelles partage notre avis que ce qui est fait au Rwanda est anticonstitutionnel.

CIK

Me Joseph Cikuru Mwanamayi

“M. Nduhungirehe n’est pas sans ignorer qu’en droit international public, un État d’urgence peut peut être décrété, généralement en temps de guerre où la Constitution n’est nécessairement pas suivie dans son application. C’est dans ce contexte qu’il insiste – à tort et à travers- sur le fait qu’il n’y a aucune disposition constitutionnelle ayant été suspendue d’être appliquée pour parler d’un Etat d’urgence où l’un de 3 pouvoirs n’a pas été en mesure d’exercer son rôle.

Pourtant, en l’espèce, à moins de m’établir le contraire, il s’est avéré que les membres de l’Exécutif se sont permis d’agir dans une situation d’urgence sanitaire, en prenant des mesures qui ne relevaient pas de leurs compétences matérielles ( ratione materiae).

En effet, en cas d’une crise générale sur l’étendue du territoire, aucun Ministre n’a compétence (légale) d’arrêter des mesures visant l’intérêt général de la population sans que ces mesures n’aient été adoptées par l’organe constitutionnellement habilité.

Quel cet organe tel que prévu par la Constitution du Rwanda?

– C’est le Président de la République (Chef de l’Exécutif),

– Le Parlement, et ;
– Le Judiciaire.

Pour le cas qui nous intéresse, “l’état du Codiv-19” qui s’est abattu, d’une façon inattendue, sur le Rwanda devrait, d’après les dispositions constitutionnelles, impérativement être débattu en Conseil des Ministres en sa session ordinaire.

Mais comme cette urgence s’est fait sentir, sans que le Conseil du Gouvernement ne puisse se tenir, la Présidence de la République devrait prendre un acte administratif et le diffuser le plus urgemment possible car visant la vie de la population en danger.

En cas d’empêchement du Président, le Chef du Gouvernement (Dr Ngirente Edouard) allait intervenir.

Mais cela n’a pas été le cas. Plutôt le MINISANTE, le MINALOC, le MINEDUC, le MINICOM, la Police Nationale, se sont contentés, chacun pour ce qui le concerne, à lancer des communiqués officiels en désordre bien ordonné (l’un après l’autre), et ce EN PRESENCE du Président de la République et de celle du PM.

C’est que les juristes professionnels, nous relevons la suspension de la Constitution car certains Ministres ont usurpé les pouvoirs qui ne leur appartiennent pas.

A supposer même que, vu l’extrême urgence, les Ministres intéressés se soient concertés mutuellement, soit par téléphone, soit par autre moyen, leur proposition n’a pas fait l’objet d’une approbation du Cabinet Meeting.

D’ailleurs, d’aucuns s’interrogeaient sur la portée du communiqué du PM Ngirente Edouard daté du 21 mars 2020, intervenu postérieurement à ceux lancés par ses subalternes et dont le contenu ou le message est presqu’identique (renforcement des mesures de confinement).

M. l’Amb. Nduhungirehe persévère toujours en affirmant qu’aucune disposition constitutionnelle n’a été violée. Mais, il ne parvient pas à éclaircir sur quelle base légale divers chefs de portefeuilles ministériels sont autorisés à prendre les décisions susceptibles d’être qualifiées de “privation de liberté de tout un peuple”, SANS AVOIR ÉTÉ APPROUVÉES, NI SIGNÉES par le Président de la République ou son Premier Ministre ?

Et pire encore, selon le discours pré-enregistré du Chef de l’État du 27/03/2020 à 22h, une Commission chargée de la question Covid-19 dont la direction a été confiée au Premier Ministre aurait été mise en place.

M. l’Amb.Nduhungirehe ne saurait décrire sa composition, dégager quand plus précisément elle a été constituée et publiée officiellement, QUI ET QUI L’ ONT INSTITUÉE, etc.

Telles sont les violations flagrantes de la Constitution qui emporteraient certains dans leurs conviction que la Constitution a été suspendue d’être appliquée, contrairement à la fausse prétention du Secrétaire d’état au MINAFFET”.

I cannot agree more.

Chaste GAHUNDE


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COVID-19: Quand Amb Nduhungirehe saute à la rescousse de ses chefs!

S’il y a une chose de précieux qui manque aux Rwandais, c’est le débat au sujet de gestion de la chose publique. Le régime en place n’offre pas l’espace propice aux échanges et débats contradictoires constructifs. Et par peur d’être tenu responsable de ses actions, le régime préfère les ténèbres à la lumière, l’opacité à la transparence.

Depuis quelques jours, un débat est soulevé par un citoyen concerné, engagé à la promotion de la culture du débat autour des affaires d’intérêt national. Soucieux de voir un jour la transparence régner dans tout ce qui (n’)est (pas) fait pour le peuple, l’auteur de ce blog , basé sur la situation inquiétante du Coronavirus, a posé la question qu’il partage avec des milliers d’autres Rwandais: Kagame est-il vraiment confiné? Et pour cause, un document dit “Ingamba nshya zo gukumira icyorezo cya Koronavirusi” (nouvelle mesures contre la propagation de la pandémie Corona Virus). Ce document signé par Dr Edouard NGIRENTE, Premier Ministre rwandais, met en place les mesures à mettre en exécution à partir de 23 heures 59 du même jour.

Après l’analyse approfondie de ce document, il s’est avéré qu’il soit anticonstitutionnel. En effet, la partie “visa” du document ne fait référence à aucune loi,  à aucun instrument légal, plutôt “aux mesures prises par d’autres pays dans la lutte contre le même virus”.

visa

 Or ces pays ont décrété l’état d’urgence sanitaire. Pourrait-on en déduire que le Premier Ministre l’a fait aussi?! Peut-être oui, peut-être non, même le Premier Ministre n’en sait rien!

S’il a fait comme les autres pays, c’est dire qu’il a mis le pays en état d’urgence mais sans suivre la procédure prévue par la Constitution rwandaise.

Pour l’Ambassadeur Nduhungirehe, “Cette mesure d’état d’urgence implique la suspension de la Constitution et l’octroi à l’exécutif de pouvoirs exceptionnels pour faire face à une crise où un désastre. Et cela n’est pas le cas au Rwanda. Aucune provision de la Constitution n’a été suspendue et les trois (3) pouvoirs, ainsi que la population, maintiennent leurs prérogatives, droits et obligations” 

Il nous est commode de faire remarquer la note suivante à l’Ambassadeur Nduhungirehe.

  1. Les autres pays auxquels se réfère le Premier Ministre et dont il imite les mesures sont en état d’urgence. Pourquoi auriez-vous appliqué les mesures de l’état d’urgence sanitaire si ce n’était pas les cas?

 

covid soe

 

  1. Les provisions de la Constitution ont été suspendues jusqu’à nouvel ordre par le document du Premier Ministre. Les déplacements suspendus, les marchés aussi, les taxis moto, les bars et restaurants.

ingamba

Ci-après quelques articles de la Constitution qui ont été suspendus par le document du Premier Ministre.

Article 26: Droit à la liberté de circulation et de résidence
Tout Rwandais a le droit de se déplacer librement et de résider dans n’importe quel lieu du territoire rwandais.

Article 30: Droit au libre choix du travail
Toute personne a droit au libre choix de son travail.

Le cas du Rwanda est un état d’urgence sanitaire. Si votre Premier Ministre n’a pas écrit exactement “état d’urgence sanitaire“, il s’est référé aux autres pays en état d’urgence et pour la même pandémie. L’Italie est en état d’urgence sanitaire,  la France aussi, les USA, l’Espagne, pour ne citer que ceux-là. Tous en état d’urgence sanitaire! Et vous avez copié-collé leurs mesures tout court. Sauf que eux, ils ont suivi les procédures légales selon les lois des pays respectifs et ont prévu les packages pour pallier la perte subséquente à ces mesures.

Maintenant dites nous, sur quelle base, Dr Ngirente a décidé de prendre les mesures qui violent les droits de circulation des Rwandais? Sur quelle base légale, deux hommes ont été tués parce qu’ils ont violé la mesure de confinement publiée par  le Premier Ministre. Et enfin, pourriez-vous dire que ce que le Premier Ministre a FAIT EST JUSTIFIABLE LÉGALEMENT ? J’ai l’impression que vous vous entêtez, juste que pour défendre votre gouvernement, mais dans des moments comme ceux-ci, l’intelligence qui une fois vous a défini, devrait obliger.  Il faut qu’on crée un espace du débat et de transparence? surtout en ce qui concerne la gestion de la chose publique.

Chaste Gahunde


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Kagame a bluffé les Rwandais!

Le 27 mars 2020, le Général Paul Kagame s’est adressé à la nation sur le coronavirus . En d’autres termes, Kagame aura attendu deux mois et 27 jours pour parler à la nation de la pandémie qui, le 31 décembre 2019 a initialement frappé Wuhan, une ville de l’est de la Chine.

Au moment où Kagame s’est finalement adressé à la nation, 54 Rwandais étaient déjà infectés par Covid19. Le discours qui n’a duré que 5 minutes et 38 secondes était une rhétorique vide. Parmi tant d’autres trois questions clés sont restées sans réponse.

1) Quelles sont exactement les dépenses de santé accrues pour lutter contre la pandémie de coronavirus?

2) Quels sont exactement les secours accordés aux Rwandais qui sont en situation de verrouillage total?

3) Quelles sont exactement les dépenses à plus grande échelle pour soutenir les secteurs économiques durement touchés tels que le secteur du tourisme?

Les Rwandais restent inquiets.

Traduction libre par Chaste Gahunde

David Himbara

htts://medium.com


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L’aéroport international de Ndjili infiltré par les espions rwandais!

La DMI (Directorate of Military Intelligence) du Rwanda dispose actuellement d’un avant-poste de renseignement bien équipé à l’aéroport international de Ndjili – Kinshasa, RD Congo.

L’on se souviendra que la DMI a récemment été rebaptisée “Rwanda Investigation Bureau” (RIB) dans l’unique objectif de balayer aux oubliettes de l’histoire les crimes contre l’humanité commis par cet organe clé du régime Kagame pendant plus de 20 ans.

Aussitôt après cette manigance, les renseignements de défense rwandaises ont renforcé les effectifs ainsi que les capacités opérationnelles à l’aéroport international de Ndjili – Kinshasa, République démocratique du Congo (RDC). C’est une opération initiée en avril 2019 quand le président Felix Tshisekedi, venait d’accorder à la compagnie aérienne rwandaise, Rwandair, la permission d’opérer sur le territoire congolais.

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Ainsi, sous la couverture de Rwandair, au su et au vu du président Felix Tshisekedi, la DMI du Rwanda a construit des cellules de renseignement dans différents coins de la République démocratique du Congo.

Pendant des années, le président Joseph Kabila avait refusé d’accorder à Rwandair la permission , chose que Felix Tshisekedi a accepté immédiatement après son investiture en tant que président.

Actuellement, l’aéroport international de Ndjili – Kinshasa, en République démocratique du Congo, est devenu l’un des plus grands hub de la DMI au monde. Tous les personnels de Rwandair à l’aéroport international de Ndjili – Kinshasa, sont des agents de la DMI et  la plupart des bureaux de vente de Rwandair à Kinshasa,  sont dirigés par du personnel attaché au renseignements extérieur du Rwanda.

En RDC, Rwandair n’est pas seulement impliqué dans les vols de passagers et de fret, il est également impliqué dans la contrebande de minéraux.

Contribution externe.


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Paul Kagame va encore mettre le Nord-Kivu à feu et à sang

De source bien informée, nous apprenons que des milliers de soldats rwandais viennent d’être acheminés au Nord-Kivu. Comme d’habitude, le président rwandais a profité de cette période où le monde entier est focalisé sur la pandémie du corona virus pour se livrer à ses actes de prédilection, à savoir chercher noise aux voisins, mais surtout à la République démocratique du Congo qui est devenue son terrain favori pour les actions de déstabilisation.

Selon toujours les même sources, ces militaires sont constitués en grande partie de réservistes qui ont été rappelés au drapeau les jours passés et subi un entraînement intensif dans les centres de Gako et de Bigogwe.

Il vous souviendra que vers la fin de l’année 2019, au Sud-Kivu dans la région de Kalehe, des milliers de réfugiés hutu ont été massacrés par l’armée de Paul Kagame. Le pic de tueries massives a eu lieu dans la nuit du 25 au 26 novembre 2019 alors que les préparatifs d’encerclement du camp avaient commencé le 13/11/2019. Des images des réfugiés rescapés de ce carnage étaient désolantes. On a vu des vieilles personnes, les bras liés, conduits comme des moutons qui vont à l’abattoir.

Ce scénario macabre va se reproduire d’ici quelques jours et ce sont les camps du Nord-Kivu qui sont concernés. Il est également à rappeler que depuis une vingtaine d’années, le régime de Paul Kagame et son armée se livrent impunément aux massacres de réfugiés hutu. La destruction des camps des réfugiés du Nord et du Sud-Kivu à l’arme lourde entre 1996 et 1998 sont encore fraîches dans les mémoires. Tous les rapports sur ces massacres massifs, dont le rapport Mapping produit en 2010,  sont restés sans aucune suite. C’est fort de cette impunité que Paul Kagame va encore sévir en fauchant des centaines de milliers de vies humaines dans la jungle du Nord-Kivu.

Nous en appelons aux autorités congolaises de ne pas laisser faire comme cela s’est passé au Sud-Kivu et de prendre des mesures pour éviter ce carnage des réfugiés qui sont dans leur pays à la recherche de la quiétude. Ces massacres à répétition sur leur territoire par une armée étrangère devraient leur faire prendre conscience car les dommages collatéraux de ces massacres concernent également leur population.

Jean-Jacques Karamira (www.echosdafrique.com)


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Kizito Mihigo: Une Journée Internationale en Sa Mémoire.

Le 17 Février, journée internationale de la réconciliation, héritage de Kizito Mihigo.

COMMUNIQUE DE PRESSE N ° Ish 2020/02/001

Après la mauvaise nouvelle de la mort soudaine et tragique de Kizito MIHIGO,

Le Comité élargi du Parti ISHEMA ( ISHEMA Party) s’est réuni le 23/02/2020 sous la présidence de Madame Claire Nadine KASINGE pour commémorer le courage qui a marqué la vie de feu Kizito MIHIGO.

Après une analyse approfondie des circonstances autour de la mort du chantre de la réconciliation rwandaise, les participants à la réunion ont conclu ce qui suit:

  1. Kizito MIHIGO ne s’est pas suicidé comme le prétend le régime du FPR – Inkotanyi, mais, il a été assassiné aux ordres de Paul Kagame.
  2. Nous condamnons avec la dernière énergie cette pratique odieuse de massacre, marque de Paul Kagame et son parti FPR – Inkotanyi dont l’objectif visé est d’exterminer tous les citoyens qui sont contre ses politiques racistes maudites.
  3.  Kizito MIHIGO a été tué pour le message constructif contenu dans sa chanson “Igisobanuro cy’urupfu”, dans laquelle il préconise que la paix durable ainsi qu’une véritable réconciliation seront atteintes si et seulement si:
    • les Hutu jouissent également de tous leurs droits en tant que citoyens
    • tous les Hutu, Tutsi, Twa et autres tués par le FPR – Inkotanyi  ont une commémoration officielle qu’ils méritent.
  4. Nous remercions sincèrement le héros Kizito MIHIGO pour son travail exceptionnel dans l’édification des piliers d’une véritable réconciliation dans l’esprit de nombreux Rwandais.

Afin de préserver ce bel héritage,

5. La date du 17 février  sera  “la journée internationale  de la réconciliation, héritage de Kizito MIHIGO”.

6. Les membres du Parti Ishema et les Rwandais en général sont priés d’observer annuellement cette journée avec fierté en manifestant les mesures prises et les pas franchis sur les traces de ce héros.

7. Nous réitérons notre détermination: Quand le peuple nous confiera la direction de notre belle nation, nous érigerons une basilique appelée “Temple de la réconciliation” au nom de Kizito MIHIGO dans laquelle seront enterrés tous les Rwandais tués depuis le 1er octobre 1990.

8. Nous travaillerons sans relâche pour que la famille Kizito MIHIGO mérite une justice équitable et que toutes les personnes impliquées dans le meurtre de ce héros rwandais ou dans tout autre génocide soient tenues responsables.

9. En conclusion, nous adressons nos sincères condoléances à la famille et à la mère du héros du pays, et nous remercions Dieu d’avoir fait ce merveilleux cadeau au Rwanda.

 

Fait à Montréal, le 27 février 2020

Mme Claire Nadine KASINGE

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Paul KAGAME uri GAHINI: amaraso ya Kizito azaguhame n’urubyaro rwawe.

Inkuru y’urupfu rwa Kizito MIHIGO ikimara kumenyekana, abantu benshi bagize ikiniga, umujinya, uburakari n’akababaro karenze. Padiri Thomas NAHIMANA yasubiyemo amagambo Imana yabwiye Gahini akimara kwica mwenenyina Abeli.

Source: Umutaripfana TV 


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