Author Archives: Chaste Gahunde

GÉNOCIDE DES TUTSI : HOLD UP DÉCISIONNEL À L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’ONU!

L’ONU a décidé de faire du 07 avril une « Journée internationale de réflexion sur le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994 », sans qu’aucun consensus ne se dégage entre les pays membres de cette organisation, comme cela est d’habitude.
Un de nos analystes politiques nous donne ses observations .

Le 26 janvier 2018, dans sa Soixante-douzième session,  l’Assemblée générale des Nations Unies a décide « de proclamer le 7 avril Journée internationale de réflexion sur le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994 » et a rappelé, à la même occasion, «  que, durant le génocide des Tutsis en 1994, des Hutus et d’autres personnes s’étant opposées au génocide ont également été tués ».

Cela signifie que cette date va désormais être mentionnée sur le calendrier des commémorations Nations Unies. Les observations ci-dessous montrent les manquements de cette décision, ce qui fait qu’elle n’a pas toute sa force erga omes qu’elle est censée avoir.

Sur la forme

Le Président de l’Assemblée générale, Mr Miroslav Lajcak, un peu peut-être embarrassé, a décidé d’adjoindre à cette décision le lancement d’un appel au respect de la Trêve olympique sur lequel il a eu un long exposé. Il n’a pas fait aucun exposé de motif sur cette décision comme il venait de le faire au sujet de la Trêve olympique.

Le consensus se définit comme la pratique  destinée à parvenir à l’élaboration d’un texte par voie de négociation et à son adoption sans vote. Or, la décision a été concoctée en toute discrétion par les diplomates rwandais, israéliens et équato-guinéens (ces derniers représentaient le groupe Afrique). Les autres ont été mis devant un fait accompli. C’est ce qu’on peut constater en lisant la réaction du représentant de l’UE: “une réunion aussi importante aurait requis davantage de temps et qu’il aurait été adéquat de débuter les discussions bien avant le 20 novembre 2017”.

Il est clair que pour parvenir à cette décision, il n’y pas eu assez de réunions (ni officielles, ni officieuses) entre tous les groupes géographiques.  On dirait un hold up décisionnel à l’Assemblée générale de l’ONU! Piège à l’Assemblée générale qui est considérée comme l’organe dont les décisions devraient être transparentes et équitables. Où est la défense des intérêts de tous les peuples?

Malheureusement, il n’existe pas de voie de recours en annulation pour les décisions de l’Assemblé générale. Mais l’annulation de ses propres décisions est possible (il y a eu des cas). C’est question de rapport de force en présence.

Sur le fonds

Sur le fonds, cette décision n’est pas le reflet des vues de la communauté internationale pour des raisons ci-dessous.

Des réserves qui équivaudraient à des opinions dissidentes

La représentante des États-Unis a insisté sur l’importance qu’il y a à commémorer la mémoire des plus de 800 000 personnes qui ont perdu la vie pendant des violences innommables au Rwanda en 1994.

En se ralliant au consensus sur ce texte, les États-Unis, a confié la représentante, voient l’occasion de nous rappeler notre humanité commune pour pouvoir prévenir ce type d’atrocités de masse et défendre les droits et la dignité de chaque être humain.  Toutefois, la représentante a estimé que la seule modification du titre et de certains termes du dispositif de la résolution de 2003 ne permettait pas de couvrir toute l’ampleur des atrocités.

Elle n’a pas caché ses réserves quant à l’idée de revenir sur des textes précédents, sans pour autant s’opposer au texte adopté aujourd’hui.

Le représentant de l’Union européenne a jugé essentiel de se souvenir et de réfléchir, au niveau international, à des tragédies comme le génocide qui a frappé le Rwanda.  L’Union européenne se félicite donc de la décision adoptée ce jour mais elle regrette profondément que le consensus n’ait pas été possible sur le fait que la Journée devrait aussi inviter à réfléchir sur le sort des autres victimes, les non-Tutsis qui s’étaient opposés au génocide.

Même si la représentante d’Israël s’est associée au consensus, c’est en Israël même que sont venues des critiques sur cette décision. Avraham Avi Gabbay, Président du Parti travailliste israélien, a condamné Netanyahu pour cette résolution sur le génocide rwandais.

Pour Avraham Avi Gabbay, Israël a soutenu une résolution de l’ONU proposée par le Rwanda pour instaurer une journée de commémoration du génocide du pays comme étant spécifiquement dirigée contre le groupe ethnique des Tutsis, soutenant un geste largement considéré comme minimisant la mort de milliers de Hutus pendant le génocide de 1994.

Contradictions et hypocrisie du gouvernement rwandais dirigé par le FPR

Remplacer les mots “génocide au Rwanda” par ceux de “génocide des Tutsi” renforcer l’idée de l’existence des ethnies au Rwanda. On ne peut pas dire que les ethnies n’existent plus,  alors qu’on  s’investit pour les pérenniser à travers des décisions pareilles.

Les soutiens et leurs intérêts : Israël et Guinée Equatoriale

  • Israël

Statut d’observateur à l’Union africaine

Dans ses visées expansionnistes, Netanyahu a multiplié des rencontres avec certains dirigeants et hommes influents sur le continent africain pour trouver des soutiens à sa demande d’obtenir le statut d’observateur à l’UA. Le président Paul Kagame, président de l’UA en 2018, est le mieux placé pour Netanyahu. Raison pour laquelle Israël a ouvert son ambassade à Kigali pour pouvoir travailler étroitement avec Kagame sur ce sujet.

Trafic de migrants

Kagame et Netanyahu ont conclu des accords pour que des migrants africains, essentiellement venant de l’Erythrée, de l’Ethiopie et du Sud Soudan,  qui ne sont pas les bienvenus en Israël, soient renvoyés au Rwanda moyennant le paiement du prix de 5000 dollars par migrant déporté. Même des survivants de la Shoah, des rabbins, des médecins et des pilotes d’avions et d’autres acteurs de la société civile israélienne se sont mobilisés pour tenter de contrecarrer ces projets. Personne n’est dupe, les accords sont là.

L’attentat du 06 avril 1994 contre l’avion du président Juvénal Habyarimana et de son homologue burundais Cyprien Ntaryamira

Ce qui n’est pas dit dans tout cela, c’est que Paul Kagame espère rendre ces services à Netanyahu et en retour, il attend de celui-ci d’user de son influence pour persuader les autorités françaises de permettre le non-lieu sur cette affaire toujours en cours en France.

  • Guinée équatoriale: l’ennemi de mon ennemi est mon ami” !

Deux évènements se sont passés en 2017 montant les autorités équato-guinéennes contre la France.

En octobre 2017, Teodorin Obiang Ngwema a été condamné à 3 ans de prison avec suris en France pour “s’être frauduleusement bâti un patrimoine considérable en France” dans un procès appelé “biens mal acquis”. En sa qualité de Vice-président et fils du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, cette condamnation a été perçue comme une atteinte à la souveraineté de la Guinée Equatoriale.

En outre, un putsch a été déjoué en Guinée équatoriale dans la nuit du 27 au 28 décembre 2017. Du coup, le chef de l’Etat Obiang Nguema a accusé la France et le Tchad.

Même s’il n’y a pas de tensions officielles entre la France et Guinée Equatoriale, cette situation montre que Kagame a des facilités pour convaincre son homologue équato-guinéen que la France ne respecte pas leurs souverainetés. Ils doivent se rallier et se soutenir pour défendre car leur ennemi devenu commun.

En observant toutes ces manœuvres de Paul Kagame, l’on se demande pourquoi il crie victoire et se targue d’avoir développé le pays alors que la société rwandaise se polarise et que la fracture sociale se creuse davantage. Il n’a jamais eu, dans toutes ses interventions et tous ses actes, ni un ton conciliant, ni un discours apaisant, ni un projet de réconciliation nationale. Il ne fait que raviver, dans la population, toute cause de discorde, de tension, voire de haine.

La question que tout observateur se pose est le pourquoi un gouvernement s’investit autant pour un projet qui divise profondément le peuple qu’il est censé réconcilier? La dictature néolibérale imposée au peuple rwandais ira jusqu’où?

Jean-Charles Murego

18-02-2018

https://www.musabyimana.net

UK joins US to disagree with the framing of the genocide purely as the “1994 genocide against the Tutsi”.

20 April 2020

H.E. Mr Tijjani Muhammad-Bande

President of the United Nations General Assembly

Your Excellency,

I have the honour to submit the UK’s Explanation of Position on the draft resolution entitled “International Day of Reflection on the 1994 Genocide against the Tutsi in Rwanda” (A/74/L.40).

Yours sincerely,

Jonathan Allen

Explanation of Position by the United Kingdom on draft resolution entitled “International

Day of Reflection on the 1994 Genocide against the Tutsi in Rwanda” (A/74/L.40.) The UK thanks the President of the General Assembly for the circulation of the draft General Assembly resolution on the Rwandan genocide.

We strongly support the remembrance of victims of the 1994 Rwandan genocide and believe it is important to ensure that these commemorations recognise all victims. Whilst
we did not break silence on the text, we would like to use this opportunity to express some reservations on the text. These reservations relate to the substance – we disagree with the framing of the genocide purely as the “1994 genocide against the Tutsi”.

As noted in previous resolutions, we believe that Hutus and others who were killed should also be recognised. Our concerns also relate to the process – we note that there were some shortcomings in regards to transparency in the negotiation and adoption processes.
The UK remembers the tragic events in April 1994 and is firmly committed to ensuring that such atrocities never happen again.

UK-EOP-on-Rwandan-genocide-resolution-20-April

 

The US urges UN General Assembly to honour Hutu killed in Rwandan genocide.

Ambassador Kelly Craft
Permanent Representative
U.S. Mission to the United Nations
New York, New York
April 23, 2020

Explanation of Position on the UN General Assembly Resolution on the Rwandan Genocide

Since the 1994 Genocide in Rwanda and the establishment in 2003 of the “International Day of Reflection on the Genocide in Rwanda,” April 7 has become a solemn day to commemorate the more than 800,000 men, women, and children whose lives were lost during 100 days of unspeakable violence.  The United States joins consensus with the entire UN General Assembly to support the continuation of this “International Day of Reflection on the 1994 Genocide against the Tutsi in Rwanda” so that each year, we may continue to honor the victims and the survivors who carry the memories of these atrocities.

This annual day of reflection is a reminder of our common humanity and recommits us to protect the vulnerable, prevent mass atrocities, and respect the inherent dignity of every human being.

The United States remains committed to supporting the people of Rwanda in their efforts to preserve the evidence of the 1994 genocide.  Indeed, one of the strongest measures we can take to prevent mass atrocities from occurring again is to preserve the history of what has taken place and to properly capture the scope of the acts committed.

As such, the United States is concerned that changes made to the text – starting in 2018 and extended today – narrow the focus of the resolution to the Genocide against the Tutsi in Rwanda, and fail to fully capture the magnitude of the violence that was committed against other groups.  Many Hutu and others were also killed during the genocide, including those murdered for their opposition to the atrocities that were being committed.  Failing to honor and remember these victims presents an incomplete picture of this dark part of history.

Revising the language used to describe past genocides sets a dangerous precedent and risks leading to revisiting other days of reflection.  We support the resolution’s overall aim to reflect on the genocide in Rwanda, but also must underscore that our understanding of the circumstances of the genocide in Rwanda has not changed. 

We urge our fellow member states to insist that histories of past genocides and other mass atrocities do not fade over time.  We owe it to each and every victim of these crimes to faithfully carry forward their memories as part of our vow of “never again.” 

We are also concerned about the removal of the reference to the International Residual Mechanism for Criminal Tribunals, which continues its important work to hold those responsible for genocide accountable.  The United States urges all states to cooperate with the IRMCT, including its search for eight Rwandans still wanted for their roles in the genocide.

The United States firmly believes that respect for all human rights, including freedom of expression, is critical in the prevention of genocide and other mass atrocities.  We reiterate that any efforts to counter incitement and hate speech should respect freedom of expression.

We must also express our disappointment in the negotiation process that led to this resolution.  The result is a weaker text that strips out references that would have benefited the Government of Rwanda in its efforts to seek accountability, while forcing Rwanda’s allies, including the United States, to accept language we find concerning.  While we are not calling for a vote lest others get the wrong impression about our unwavering support for justice for victims of the genocide, we are concerned that the negotiation process potentially weakened the text, limited the impact, and added unexpected costs. 

As we reflect on the Rwandan genocide this year and always, the United States joins with the people of Rwanda and the international community in solemn reflection to commemorate all of the victims killed in the genocide in Rwanda, and to recommit to doing everything in our power to prevent such atrocities from happening again.

https://usun.usmission.gov/

Message de félicitations au Président élu de la République du Burundi, Son Excellence Evariste NDAYISHIMIYE.

Monsieur le Président,

Très heureuse d’apprendre votre élection au poste du chef de la magistrature suprême de la République du Burundi lors du scrutin du 20/05/2020, en mon nom personnel, et au nom des membres du parti ISHEMA dont la présidence m’est confiée, je vous adresse toutes nos félicitations.

Monsieur le Président,

Dans notre communiqué de presse No ISH 2020/05/005 du 20 mai 2020 sur les élections burundaises, nous avons exprimé notre satisfaction quant aux circonstances dans lesquelles se sont déroulées les élections, plus particulièrement, l’ouverture d’esprit et l’aspiration à la démocratie du peuple burundais. Le choix de votre personne à la présidence du pays vient confirmer, une fois de plus, un niveau très élevé de discernement, d’appréhension des enjeux politiques nationaux, régionaux, et internationaux du peuple burundais ainsi que leur engagement à l’intérêt général de la nation.

Contrairement au Rwanda, les élections communales, législatives et présidentielles constituent un test démocratique réussi pour le Burundi et tous les Burundais. Que la volonté et la grande confiance exprimées par vos concitoyens vous soient une inspiration pour mener avec succès les objectifs que vous vous êtes fixés dans la poursuite du processus de développement durable, du bien-être et de la sécurité de tout le peuple Burundais.

Je ne doute pas que très bientôt l’amitié et la coopération entre les citoyens Burundais et Rwandais vont reprendre et se renforcer dans l’intérêt commun de nos deux pays.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute et cordiale considération.

Vive la République du Burundi

Vive la Démocratie

Vive le Président élu de son peuple

 

Fait à Montréal, ce 25 mai 2020.

Mme Claire Nadine KASINGE

Présidente du Parti ISHEMA

logo ishema

Source: http://ishema-party.org

Abagize Opozisiyo nyarwanda n’amashyirahamwe ategamiye kuri Leta mu nama.

Ni inama yahawe izina rya Rwanda Bridge Builders. Yabaye kuwa 23 kugeza kuwa 24 Gicurasi 2020. Yahuje abari hafi 60 harimo amashyaka ya politiki atavuga rumwe na FPR ndetse n’imiryango itegamiye kuri Leta yita ku bibazo by’u Rwanda.

Inkuru ya Radiyo Ijwi ry’Amerika.

 

 

 

 

 

Rwanda : Le recyclage de l’usage de listes par CNLG. C’est du déjà vu.

Sur son site web, Rwanda Broadcasting Agency (RBA) a sorti une liste d’une trentaine de médecins de l’Hôpital universitaire de Butare censés avoir participé dans le génocide rwandais de 1994. Cette liste est un recyclage d’une vieille liste sortie par une certaine Rakiya Omaar d’Africa Rights et qui était payée par le gouvernement rwandais pour fabriquer ces accusations. Les compromissions entre Rakiya Omaar et le FPR furent découvertes et étalés au grand public. Prise de honte, elle qui se disait militer pour les droits de l’homme, Rakiya Omaar disparut dans la nature. Que Jean Damascène Bizimana  du CNLG (Commission nationale de lutte contre le génocide) sorte de nouveau la liste, c’est de bonne guerre mais ça ne convainc personne. C’est plutôt la loi du moindre effort et une façon ostentatoire de montrer qu’il travaille et que le budget colossal alloué au  Centre qu’il préside se justifie.

Une petite historique de l’usage de listes montre que le FPR (Front patriotique rwandais, parti au pouvoir au Rwanda) y fait régulièrement recours pour traquer ses opposants politiques ou ceux dont il soupçonne de n’être pas d’accord avec sa politique. Il a donc imaginé ce raccourci de listes de « génocidaires ». C’est une arme politique redoutable et qui a été utilisée avec succès par l’UNAR (Union Nationale Rwandaise) ancêtre du FPR.

L’usage de listes à des fins criminelles date de novembre 1959. Cette année, des extrémistes du parti UNAR (Union Nationale Rwandaise, ancêtre du FPR) y ont eu recours pour désigner les Hutu à abattre. Ceux qui avaient commencé à manifester leur ras-le-bol avec le système féodal en vigueur furent listés et qualifiés d’« abaporosoma », membres du parti APROSOMA (Association pour la Promotion Sociale de la Masse) de Joseph Habyarimana Gitera (Temps Nouveaux, 1/11/1959). Il est vrai que bon nombre des ces avant-gardistes étaient des leaders de ce parti. Ils furent pourchassés et assassinés atrocement.

Le système de listes ayant fait ses preuves, il fut adopté par le FPR durant la préparation de la guerre. Ainsi, parallèlement aux attaques qu’il menait, le FPR élaborait des listes des personnes à abattre. Déjà en mars 1993, en pleine négociation d’Arusha, il avait fourni une liste des autorités administratives et politiques à relever de leurs fonctions. La plupart ont été assassinées. Après la descente de l’avion du Président Habyarimana, tout au début du mois d’avril 1994, le FPR envoya à bon nombre de pays et de chancelleries ce qu’il appela la « CDR list », contenant selon lui les noms de ceux qui étaient impliqués dans des massacres. La liste comprend même des personnes inexistantes ou qui ne vivaient pas au pays depuis de longues années.

Après sa prise de pouvoir en 1994, le FPR officialisa le système de listes. En 1995, un projet de loi révisant le code pénal pour y introduire le crime de génocide fut préparé par feu Alphonse Marie Nkubito, alors ministre de la justice. Parallèlement, un autre projet fut initié par les services du FPR. Ils proposaient la mise sur liste des suspects du génocide, leur catégorisation et le principe de plaidoyer de culpabilité. Pour donner une force à son projet et enterrer celui du ministère de la justice, le FPR organisa à Kigali un symposium international en décembre 1995 dont les recommandations allaient dans le sens de son projet de loi. Après l’éviction de Nkubito, sa remplaçante, Marthe Mukamurenzi, endossa le projet mais au moment d’aller le défendre au Parlement, elle fut remplacée par Charles Muligande, alors Ministre des Transports et Secrétaire Général du FPR.

Sitôt arrivé à Kigali, le FPR lança une liste de 428 personnes. Elle fut revue et enrichie jusqu’à 1946 personnes et publiée au Journal Officiel la République Rwandaise comme «  Liste n°1 de la première catégorie prescrite par la loi organique n°8/96 du 30/08/1996 ».

La liste du 30/08/1996, comme par ailleurs toutes les précédentes, condamne avant même de juger et pêche contre le principe de la présomption d’innocence. Elle a fait des ravages en particulier dans l’intelligentsia hutu. Pourtant, les critiques qui lui sont faites lui ôte pratiquement toute sa valeur.

En effet, on y retrouve par exemple des personnes mortes avant 1990 et d’autres mortes avant 1994. Parmi celles-ci se retrouvent même des victimes du FPR d’avril 1994 dont notamment Théoneste Mujyanama assassiné par le FPR à Kigali, ancien ministre de la justice; Sylvestre Baliyanga, ancien Préfet de Kibuye et de Ruhengeri, assassiné par le FPR avec sa famille chez lui à Remera, à Kigali; Jean Hategekimana, ancien Président du Tribunal de Première Instance de Kigali et sa famille assassinés par le FPR à Kigali.

La liste contient aussi par des fautes de forme inexcusables dans une matière aussi grave. A certains endroits, la numérotation manque ou les numéros sont repris deux fois. L’identification des personnes est incomplète vu qu’elle ne fait mention, dans la plupart des cas, que des noms et prénoms sans autres coordonnées. Certaines personnes sont même identifiées uniquement par leurs prénoms. A certains numéros, on retrouve les mêmes personnes mais identifiées avec des données différentes.

Appelé à s’expliquer par une certaine opinion nationale choquée par la grossièreté des erreurs de la liste qui dépassaient tout entendement, le Procureur Général Siméon Rwagasore, signataire de la liste, a été obligé d’avouer, dans une interview au journal Intego (n° 25, décembre II, 1996), que la liste n’avait pas la valeur qu’on voulait lui prêter. Pourtant au Rwanda, des centaines de personnes ont été arrêtées et emprisonnées par le fait même qu’elles figuraient sur la liste, malgré des discours officiels rassurants (Amiel Nkuliza, Le Partisan, n° 40, janvier 1997).

Fort heureusement, certains Etats démocratiques se sont aperçus du manque de sérieux de cette liste et ont accordé l’asile politique à certaines personnes qu’elle reprend. Pouvait-il en être autrement puisque même le pouvoir de Kigali a affecté aux hautes fonctions des personnalités figurant sur la liste.

La liste du 30/08/1996 a été actualisée le 31 décembre 1999. Elle contenait les mêmes erreurs que la précédente malgré un vernis qui ne pouvait tromper personne. Elle pêchait toujours contre la présomption d’innocence. Elle condamnait avant jugement.

La liste mentionnait même le nom de Juvénal Habyarimana. Pourtant le FPR est désigné par plusieurs sources comme le commanditaire de son assassinat.

Le 19 mars 2001 la liste fut portée à 2898 noms. 36 noms avaient disparu et 801 nouveaux noms y étaient apparus ; Pierre Célestin Rwigema qui a été chef du gouvernement du FPR pendant 5 ans y figurait en bonne place.

Au fil des années, le FPR n’a pas désarmé. Il a envoyé des agents de la DMI dans bon nombre de pays africains et européens. Ils avaient une couverture d’étudiants ou de diplomates ou se présentaient eux aussi comme des réfugiés.

Leur rôle était de recenser les réfugiés hutu se trouvant dans ces pays. A partir des informations qu’ils transmettaient régulièrement, une liste de 93 hutu vivant à l’étranger fut élaborée et transmise à bon nombre de pays ainsi qu’à INTERPOL.

Le système de listes fut utilisé dans les Tribunaux Gacaca. Un million de personnes furent recensées : des hommes et des femmes encore valides, des leaders d’opinion, des intellectuels (enseignants, agronomes, infirmiers,…). Le même travail fut fait à l’étranger et la liste arrêtée contenait plus de 40000 personnes.

Le système de listes a fait ses preuves. Le FPR y fait recours pour maintenir et consolider son pouvoir dictatorial et criminel, en tentant d’intimider quiconque est susceptible de porter un jugement sur sa gestion bananière du pouvoir.

Gaspard Musabyimana
23/5/2020

Ingabire Victoire akomeje kubuzwa uburenganzira bwe mu Rwanda.

Muri iyi minsi, Madamu Victoire Ingabire Umuhoza akomeje gusiragizwa no kubuzwa uburenganzira bwe ku mpamvu zitavugwa, ahubwo hakavugwa ibidafite aho bihuriye.
  • Yigeze gutumizwa ngo avuge ku bitero byagabwe mu Kinigi. Ikibazo: Ese uyu Munyapolitike afite irihe peti rya gisirikare ku buryo abazwa ibyabereye ku rugamba, nk’aho ari we wari uruyoboye?
  • Arahamagazwa ngo avuge ku iyicwa ry’umuntu ryabaye adahari. Ikibazo: Ese uyu Munyapolitike ni we ushinzwe umutekano mu karere kabereyemo ubwo bwicanyi ku buryo agomba gusobanura uko byagenze?
  • Hari impuruza yo kumwica yatanzwe kandi ishyigikiwe na FPR.

Ikigaragara ni uko FPR yubatse imitwe y’iterabwoba yica abantu igafitira ibitero ku gihugu maze igashaka kubitwerera abatavuga rumwe nayo. Na none ariko biragaragara ko FPR itakimenya gutekinika. Ubu ikoranabuhanga rirahari biroroshye kumenya ko Ingabire atigeze ajya kurwana mu Kinigi cyangwa ngo ajye kwica aho ariho hose. Biranoroshye kubona ko nta tegeko yatanze ngo ibyo bikorwe.

Ingabire Victoire arazira iki?

Arazira kuba ari umunyapolitike udatinya guhangana n’amabi ya FPR Inkotanyi ntatinye kuvuga icyo atekereza kandi agakoresha inzira itamena amaraso. Iyi nzira FPR irayitinya cyane. Ikindi ni uko ari umunyapolitike utari mu murongo wa FPR ariwo wa Lunari, ni ukuvuga “ubutegetsi bw’abantu bakeya babwifatira bakabugena uko bashatse, bagakeberaho ubakomeye amashyi, bakita ku nyungu zabo gusa, abasigaye on s’en fout”.  

Arazira umwenda Leta imurimo wa miliyoni 65 yatsindiye mu Rukiko nyafurika rw’uburenganzira bw’ikiremwamuntu. Iyo bigeze ku ifaranga, FPR nta shyano isiga inyuma. Kugira ngo Ingabire atabona umwanya wo kwishyuza aya mafaranga, FPR imuhoza muri muzunga, ishaka kubeshya rubanda ko ari we mugiranabi. Nyamara si ko bimeze. Imana tugira iwacu, ni uko abacyemera ibinyoma bya FPR ari bake cyane.

Mu gusoza, reka twibuke uko Ingabire yasobanuye ikimugenza. Hari tariki ya 16 Mutarama 2010 ku kibuga mpuzamahanga Gregoire Kayibanda, i Kanombe. Na none twakwibuka ko nyuma ya Ingabire , abandi bashatse gutaha ngo bakorere politiki mu gihugu cyabo bangiwe kwinjira .Ubusanzwe, kubuzwa kwinjira mu gihugu cyawe, biguha uburenganzira bwo gufata umuheto ukaburwanira.

Ijambo rya Ingabire Victoire:

Ndatashye

Banyarwanda, Banyarwandakazi, Nshuti z’u Rwanda, Nyuma y’imyaka 16 mu buhungiro, uyu munsi nageze iwacu.

Hagati aho habaye amahano y’urukozasoni mu gihugu. Habaye Jenoside n’itsembatsemba byahitanye miliyoni z’Abanyarwanda. Buri muryango w’umunyarwanda warapfushije. Ariko habuze politiki ihamye y’ubumwe n’ubwiyunge bityo abantu bakomeza guhahamuka.

Nzanywe n’amahoro, kandi niyo azaranga imikorere yanjye muri politiki yo guca ingoyi mu gihugu cyanjye.

Mu buhungiro, twashinze umuryango, FDU-INKINGI, tuhakorera politiki, none igihe cyageze cyo kwimukira mu rwatubyaye, tukegera Abanyarwanda bahasigaye, tukivugurura kugira ngo imbaraga zacu twese hamwe zitubere umusemburo wo guca ingoyi no kwimakaza demukarasi ishingiye ku kwishyira ukizana.

Mbazaniye intashyo y’abavandimwe banyu bakiri ishyanga.Bifatanije na mwe muri aya mahindura dutangiye yo gusubiza Umunyarwanda agaciro mu mahoro, nta maraso yongeye kumeneka.Nje kwandikisha ishyaka ryanyu kugira ngo tuzapigane n’abandi mu matora azaba uyu mwaka. Iyi nzira ni ndende, ni révolution kandi itora si ryo herezo.

Ingoyi nje kurwanya ni iyi:

Cyane cyane ubwoba, ubukene, inzara, igitugu, ubuhake, ruswa yahindutse inkuyo, gacaca ibogamye, akarengane,gereza ya tije no gucirwa ishyanga umwana ntamenye umubyeyi n’umuryango ugasenyuka, ubusumbane,ivangura , kwirukanwa mu byabo, gusembera, kubundabunda, kugenda bubitse imitwe, ndetse n’ingoyi y’akandoyi.

Ndi umukobwa utashye iwacu, ntabaye mu mahoro, nje gufatanya namwe kwigobotora iyi ngoyi. Simperekejwe n’ingabo kuko nje mbasanga, nsanga ababyeyi, basaza banjye, barumuna na bakuru banjye.Umwana utaha iwabo ntiyimirwa.

 Abasigaye mu gihugu turabashima, nimwe muzi ubukana bw’ingoyi.Tuzi akababaro kanyu, muracecetse ariko murareba. Agahinda k’inkoko kamenywa n’inkike itoramo.

Guca ingoyi si induru.Uko usakuza niko yongera ubukana. Mu bwitonzi, mu mahoro, twitegereze ipfundo ry’iyi ngoyi kugira ngo tuyice burundu nta yandi maraso amenetse. Nta ntambara dushaka kandi uzayigarura wese tuzamwamaganira hamwe. Uwibohoje mu maraso aramwokama. Niyo mpamvu tutazabashora muri za mitingi zo gahangana. Mushire ubwoba, mw’ibanga rya gakondo mwigishe abanyu bigishe abandi n’abandi. Tuzaharanire ko nta jwi rizapfa ubusa ndetse n’ibarura ry’amajwi ribe ku mugaragaro aho mwatoreye.Uzabirwanya muzaba mumureba.

Politiki yacu ni ugukora mu bwitonzi, tukazatsinda urugamba nta ntambara ibaye. Uzayishoza akazayiryozwa.

 Tugamije kuvugurura burundu ubutegetsi bw’igihugu, imicungire y’ibya rubanda, inzego z’umutekano n’ingabo, imibereho n’ubuzima bw’abaturage, uburezi, ubutabera. Tugamije politiki irengera Umunyarwanda wese, bityo ntihazagire uwongera kwicwa cyangwa gutotezwa azira ubwoko bwe, akarere cyangwa ibitekerezo bye.

Abambaza bati ese nta byiza iyi ngoma yagejeje ku Banyarwanda? Si akazi kanjye kuyivuga ibigwi. Icyo mbasubiza ni uko uyobora igihugu aba yiyemeje kugikorera neza no guteza imbere abagituye. Agawa ibibi agikorera. Ibigwi bye afite abavugizi bazi kubirata mu itangazamakuru rya Leta n’irindi rimubogamiyeho.

Imitamenwa n’amagorofa ni birebire koko ariko ntibimbuza kubona inzara iyogoza uturere, ntibihisha bwaki, amavunja, ihahamuka, imibereho ibabaje, ubuhake, ibikingi, kwigura ngo uramuke, ruswa, ivangura n’ubusumbane. Ntibimbuza kubona ingoyi zose zikandamije Umunyarwanda.

Nimukanguke mushire ubwoba, twigobotore ingoyi mu mahoro.

Twese hamwe tuzatsinda. 

Koko rero, Twese hamwe tuzatsinda. Ikinyoma n’ukwikanyiza bizatsindwa. Igitugu n’ivangura kizatsindwa. Urasabwa gutanga umuganda wawe.

Ubwanditsi


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BURUNDI, élections: Le Parti ISHEMA félicite le peuple burundais.

Communiqué de Presse N° ISH 2020/05/005 sur les élections burundaises

  1. Le Parti ISHEMA tient à féliciter le peuple burundais en général, et le président sortant Son Excellence Pierre NKURUNZIZA en particulier, à l’occasion des élections présidentielles, législatives et communales tenues en date du 20 mai 2020.
  2. Le climat pacifique, l’esprit d’ouverture et la compétition démocratique qui ont caractérisé la période de la campagne électorale, la maitrise de la sécurité nationale et la protection des frontières par les forces de l’ordre font preuves de maturité d’une Nation qui, malgré les attaques et calomnies de ses ennemis, a su tenir la tête haute dans les arènes politiques et diplomatiques régionales et internationales.
  3. Il est dorénavant indubitable que le Burundi est capable de surmonter ses difficultés socio-économiques et politiques tout en servant de modèle en matières de l’alternance politique pacifique aux pays encore sous le joug de la dictature, en commençant par son faux jumeau, le Rwanda.
  4. Le Parti ISHEMA exhorte les électeurs à rester calmes et à ne pas céder aux manipulations et provocations potentielles en attendant la proclamation des résultats finaux.

Vive la République du Burundi

Vive le peuple burundais

Que triomphe la démocratie au Burundi et en Afrique

Fait à Montréal, ce 20/05/2020

Mme Claire Nadine KASINGE

Présidente

logo ishema

Communiqué élections BURUNDAISES

Letter to the Senate Subcommittee On Africa and Global Health Policy Expressing Concerns of Human Rights

The Honorable Lindsey Graham
290 Russell Senate Office Building
Washington, DC 20510

The Honorable Tim Kaine
231 Russell Senate Office Building
Washington, DC 20510

Dear Chairman Graham and Ranking Member Kaine:

The narrative known worldwide is that Rwanda has been achieving remarkable economic and social progress over the past couple of decades. However, the reality on the ground tells a different story. The economic facts of Rwanda described at length in a recently published report entitled Rwanda Vision 2020 Development Programme Scrutiny, presents a comprehensive analysis of the country’s development program objectives.

As a concerned citizen of the United States of America and a Pastor with a keen interest in all matters relating to Rwanda and the Great Lakes region of Africa, I am writing to express my concern over the deterioration of human rights in Rwanda. Recently, the Rwandan government has intensified its policy of openly harassing human rights activists globally and any dissenting voices emanating from and outside of Rwanda. Most notably, the assassination of the late gospel singer and reconciliation activist Kizito Mihigo. Recently, Mr. Theophile Ntirutwa came close to death after being targeted by a killing squad who instead mistakenly murdered Reverend Theoneste Bapfakurera. This murder took place on the outskirts of Kigali in Rwamagana, on May 11, 2020.

On September 6, 2017, Mr. Ntirutwa Theophile, the leader of the United Democratic Forces (FDU) in Kigali, went missing. He was held incommunicado for seventeen days until his family found him on September 23, at the notorious Remera police station. The regime often uses bogus charges against anyone who opposes it and consequently imprisoned Ntirutwa and several other FDU members. He served 30 months in a maximum-security prison, and then he was released on January 25, 2020, after the court found him innocent. After his release, Ntirutwa joined a newly formed political party, DALFA Umurinzi, founded by the former president of the FDU, Ms. Ingabire Victoire. On Monday, May 11, 2020, a pro-government killing squad attacked the compound where Ntirutwa lives and conducts business. Ntirutwa narrowly survived the assassination. Unfortunately, Reverend Theoneste Bapfakurera was stabbed to death.

According to reliable information from a human rights activist based in Kigali, the attack took place around 7:30 PM local time. Ntirutwa, with friends and family members, were surprised by a killing squad armed with traditional weapons and pistols. When the attackers arrived at Ntirutwa’s boutique, they asked, “Who is Theo?” There were two Theos in the same boutique. Reverend Bapfakurera Theoneste, who also goes by the name “Theo,” responded, “I am Theo!” Without any hesitation.

Consequently, the killers stabbed Reverend Bapfakurera to death. Ntirutwa hid under the counter as members of the killing squad stated: “Mission accomplished we can leave now.” Little did they know, they had killed the wrong Theo.

After the killing squad left, Ntirutwa called the police to report the incident. However, the police appeared at the crime scene two hours later. Ntirutwa was treated as a suspect rather than a victim of attempted murder. In the past Rwanda National Police and other security organs have been utilized to harass, assassinate, or made disappear perceived opponents of the present regime. Fortunately, Ntirutwa narrowly survived murder. However, the police arrested his wife— who was not at the crime scene. In addition, Ntirutwa’s sister, and two other survivors were arrested.

When the attack took place, the following people were present: Reverend Bapfakurera Theoneste (Ntirutwa’s landlord), Mr. Ntirutwa Theophile, Mrs. Mushimiyimana Emerithe (Ntirutwa’s wife), Ms. Mukantwari Francine (Ntirutwa’s sister), Mr. Hakizimana Frodward, and Mr. Rudasingwa Jean Bosco. When the police arrested Ntirutwa Theophile and his wife, leaving their two underaged children, ages 5 and 7, unattended.

In addition to the arrest of Mr. Ntirutwa Theophile, his wife, and other survivors, a progovernment hate Youtube TV channel and website based tabloid named my250tv.com claims that Mrs. Ingabire Victiore was the mastermind of the assassination of Reverend Bapfakurera because “he refused to join her political party DALFA Umurinzi!” Furthermore, a reporter named Ellen Kampire said, “I ask myself why Ingabire Victoire is not locked up because in [the] past she was involved in acts of murder. It is not only the assassination in Rwamagana she masterminded. She was the mastermind behind grenades attacks in Kigali! I think she should also be murdered because she masterminded crimes that took the lives of many Rwandans.”

The government of Paul Kagame coordinates media propaganda with investigations through the Rwanda Investigation Bureau (RIB), which serves as a government tool to crush all opposition. Mrs. Ingabire Victoire was summoned by RIB for investigation on Monday, May 18, 2020. I am deeply concerned that these charges are politically motivated by the government of Rwanda. Mrs. Ingabire Victoire and additional opposition members may face fabricated charges and possibly assassination in the coming days.

Unfortunately, killing or making members of the opposition party disappear has been a norm by the current regime in Rwanda. For a few years, squads killed Jean Damascene Habarugira, Iragena Illuminee, Anselme Mutuyimana and Syrdio Dusabumuremyi. Furthermore, Eugene Ndereyimana disappeared and Boniface Twagirimana mysteriously disappeared while he was in prison.

As a concerned Citizen of the United States, a Pastor and human rights activist I am requesting the US Senate Subcommittee on Africa and Global Health to use its leverage under section 116 of Section 503 of the Foreign Assistance Act to urge the regime of General Paul Kagame to cease its human rights abuse and become tolerant to members of the opposition and dissenting voices in Rwanda and abroad.

Thank you for your time and consideration.

Sincerely, Rev. Dr. Innocent N Justice
Resident of the State of North Carolina
(980) 689-1839

CC

The Honorable David Perdue
455 Russell Senate Office Building
Washington, DC 20510

The Honorable Rob Portman
448 Russell Senate Office Building
Washington, DC 20510

The Honorable Ron Johnson 328
Hart Senate Office Building
Washington, DC 20510

The Honorable Ted Cruz
127A Russell Senate Office Building
Washington, DC 20510

The Honorable Christopher Coons
218 Russell Senate Office Building
Washington, DC 20510

The Honorable Cory Booker
717 Hart Senate Office Building
Washington, DC 20510

The Honorable Chris Murphy
136 Hart Senate Office Building
Washington, DC 20510

https://www.africanrescueministries.org

L’arrestation de Félicien Kabuga, ou quand les médias rajoutent un chapitre à la fausse histoire du génocide du Rwanda

L’arrestation de Félicien Kabuga, ou quand les médias rajoutent un chapitre à la fausse histoire du génocide du Rwanda

Félicien Kabuga qui vient d’être arrêté en France est présenté comme étant à la fois le financier de l’Akazu, une cellule familiale qui aurait préparé le génocide, et le fondateur des Interahamwe, milice associée au génocide des Tutsi et des Hutu alliés au FPR du général Kagamé, les « Hutu modérés » des médiasOrl’Akazu n’a jamais existé et Félicien Kabuga n’a pas fondé les Interahamwe.

1) L’Akazu n’a jamais existé

Devant le TPIR, le Procureur a échoué à convaincre les juges « au-delà de tout doute possible », que :

– le génocide du Rwanda avait été planifié au sein de l’Akazu, une prétendue cellule familiale postulée avoir été financée par Félicien Kabuga et dirigée par Protais Zigiranyirazo, beau-frère du président Habyarimana,

-que le maître-d’œuvre de cette opération criminelle était le colonel Théoneste Bagosora, qu’il présentait comme le« cerveau du génocide ».

Considérant que le Procureur n’avait « pas établi le bien-fondé de sa thèse » , dans leur jugement du 18 décembre 2008, tout en le condamnant pour n’avoir pas su contrôler ses prétendus subordonnés, les juges acquittèrent le colonel Bagosora du principal chef d’accusation, l’ « entente en vue de commettre un génocide ». Celui qui avait été présenté comme le « cerveau » du génocide n’avait donc pas programmé ce dernier…

Puis, le 16 novembre 2009, la Chambre d’appel du TPIR acquitta Protais Zigiranyirazo, le chef du prétendu Akazu. Il était d’ailleurs difficile de faire autrement car la Défense avait démontré que l’Akazu n’avait jamais existé puisqu’il s’agissait d’une invention de l’opposition au président Habyarimana…Les deux « inventeurs » vinrent même témoigner devant le TPIR pour expliquer toute l’affaire (voir à ce sujet mes publications citées en fin de communiqué).

Et pourtant, dans la plus totale ignorance du dossier, les médias osent écrire que Félicien Kabuga était le financier d’un Akazu fantasmé…

2) Félicien Kabuga n’a pas fondé les Interahamwe

Dans le contexte de pré-guerre civile qui ensanglantait le Rwanda des années 1992-1994, tous les partis politiques se dotèrent de milices. Tous, y compris le PSD (Parti social-démocrate), un parti très largement tutsi dont la milice était les Abakombozi (Libérateurs).

Chronologiquement, la  première de ces milices, les Inkuba (Foudre) fut fondée par le MDR (Mouvement démocratique républicain)  un parti hutu à dominante sudiste qui combattait le régime du président Habyarimana.

En réaction, à la création des Inkuba, le parti présidentiel, le MRND (D) (Mouvement révolutionnaire national pour le développement et la démocratie), se dota des Interahamwe (Ceux qui vont ensemble).

Cette milice fut fondée par un Tutsi nommé Anastase Gasana. Membre du MRND (D), ce dernier adhéra ensuite au MDR et devint conseiller du premier ministre (MDR) Nsengiyaremye avant d’être nommé Ministre des Affaires étrangères du gouvernement d’Agathe Uwilingiyimana, un gouvernement d’opposition au président Habyarimana. Anastase Gasana rallia ensuite le FPR et il devint même ministre dans le premier gouvernement  constitué  au mois de juillet 1994, après la victoire militaire du général Kagamé.

Ainsi donc, le fondateur des Interahamwe, ces « tueurs de Tutsi », était lui-même Tutsi…et il fit une brillante carrière ministérielle sous le régime tutsi victorieux… Pour mémoire, le co-fondateur de ces mêmes Interahamwe, Eric Karagezi était également Tutsi (TPIR-2001-73-T, lundi 6 mars 2006,  Des Forges, page 31). Quant à la milice elle-même, elle était dirigée par un autre Tutsi, Robert Kajuga…

Il est donc pour le moins insolite de constater que tant de  Tutsi aient pu avoir de tels rôles essentiels dans la création, l’organisation et le fonctionnement d’une milice présentée comme ayant préparé et commis le génocide des Tutsi…

Le FPR avait également infiltré nombre de ses membres au sein des Interahamwe. Devant le TPIR les noms et les pseudonymes de plusieurs d’entre eux ont été cités. Dans la période qui précéda le génocide, donc avant le 6 avril 1994, leur mission était double :

  • provoquer le chaos afin de déstabiliser politiquement le régime Habyarimana,

– discréditer les partisans de ce dernier aux yeux de l’opinion internationale en faisant porter sur eux la responsabilité des violences qui secouaient alors le pays.

Devant le TPIR, l’ancien Premier ministre Jean Kambanda a déclaré à ce propos sous serment que:

« (…) les Interahamwe (…) étaient commandés à partir du siège de l’état-major du FPR. Sur les cinq dirigeants des Interahamwe au niveau national, je parle du Président, du premier et du deuxième vice-président et de deux trésoriers, trois sur cinq avaient été officiellement recrutés et injectés dans la direction des Interahamwe par le FPR dans sa tactique d’infiltration » (TPIR-98-41-T  Kambanda, 20 novembre 2006, p.69).

Voilà qui illustre une fois encore  la fausse histoire du génocide du Rwanda « pieusement », et hélas, parfois même servilement, récitée par les médias qui parlent et écrivent sans savoir, se contentant de recopier les notes  distribuées par les  services du général Kagamé.

On se reportera à ce sujet à mon livre Rwanda: un génocide en questions et mes Dix ans d’expertises devant le TPIR

http://bernardlugan.blogspot.com/