Category Archives: Paul Kagame

RDC : scientifiques, politiques, activistes, artistes, une cinquantaine de personnalités congolaises signent une tribune réagissant au négationnisme de Kagame.

Paul Kagame, Président du RwandaPaul Kagame, Président du Rwanda

Dignité, justice et réparation sont les seules réponses appropriées face au négationnisme de Kagame

Paul Kagame a nié l’existence des crimes commis par les troupes rwandaises dans l’Est de la République démocratique du Congo. C’était lors d’un entretien accordé, le lundi 17 mai, aux médias français RFI et France 24. Le président rwandais a également contesté la justesse des conclusions du Rapport du projet mapping du Haut-commissariat des Nations unies aux Droits de l’homme (HCNUDH). Des propos accueillis dans l’indifférence totale et le silence assourdissant du gouvernement congolais et ce, malgré une grande protestation et une immense indignation des Congolais toutes tendances confondues face à cette énième tentative de négationnisme érigé en stratégie de politique étrangère.

Les annales de l’Histoire retiennent cependant, de manière factuelle, que, à titre indicatif, du 5 au 10 juin 2000, les armées rwandaise et ougandaise se sont affrontées à Kisangani, sur le sol congolais, tuant un millier de civils, pillant et détruisant des biens. Ces faits sont indéniables et incontestables. Ils sont ainsi inscrits dans la mémoire collective congolaise. Et les victimes de ce qu’on appelle communément la « guerre de six jours » et leurs familles continuent d’exiger justice, vérité et réparation. En 2005, la Cour internationale de justice avait d’ailleurs reconnu la responsabilité de Kampala dans les exactions commises par ses troupes entre 1997 et 2003 dans la partie Nord-Est de la RDC, mais ne s’était pas prononcée sur le cas du Rwanda, Kigali ne reconnaissant pas sa compétence.

Aujourd’hui, les propos du président Kagame n’ébranlent ni des faits suffisamment documentés ni la détermination des victimes d’obtenir un jour justice. Ils marquent en revanche une profonde régression par rapport aux avancées des conversations sous-régionales, notamment dans le cadre des mécanismes de suivi de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région, dit Accord d’Addis-Abeba. 

La tentative consistant à minimiser la portée des massacres perpétrés en RDC, y compris par les forces armées rwandaises ou leurs supplétifs locaux, ne sert ni la paix, ni la sécurité et la coopération régionale. Elle ne parvient pas non plus à démentir des faits largement documentés depuis vingt ans tant par la société civile et le gouvernement congolais dans ses livres blancs que par des instances internationales, à l’instar de l’ONU. 

Kasika, Makobola, Tingi-Tingi, Mbandaka, Kisangani sont des espaces où ont été perpétrés des massacres sur le sol congolais. Ce ne sont que des exemples du lourd tribut que paie la population congolaise après avoir accepté de recevoir sur son sol des réfugiés rwandais, fuyant le génocide. Ces milieux et les massacres qui s’y sont déroulés restent des cicatrices que des Congolais patriotes portent dans leur chair et qu’ils n’oublieront sous aucun prétexte fallacieux.

Les morts congolais méritent le respect. Les femmes violées méritent le respect. Les familles endeuillées, les enfants traumatisés et les communautés désarticulées méritent respect, justice et réparation. L’indifférence a trop duré ! Depuis plus de vingt ans, des morts congolais se comptent par centaines de milliers, mais nos propres dirigeants et la communauté internationale font la sourde oreille ou ne réagissent guère à la hauteur de cette situation dramatique. En face, Paul Kagame, lui, ne s’arrête plus à mépriser nos morts et nos souffrances, il s’en prend désormais au Docteur Denis Mukwege, prix Nobel 2018. Une posture qui laisse transparaître sa peur face à un homme mondialement reconnu pour son engagement auprès des victimes congolaises. Mais cela ne suffira point, car Dr Mukwege est simplement aux prises avec les stigmates des victimes  et demeure le porte-voix, dans le bouillonnement silencieux, des millions des Congolais.

Avec force, nous disons non au négationnisme ! Il s’agit ici d’une évidence que les propos blessants de M. Kagame, truffés de déni, ne peuvent rien changer. Face à cette ignominie, se battre pour que justice soit rendue un jour au nom des victimes doit devenir désormais une cause nationale. Cette tribune, c’est pour que nul ne l’ignore et pour la postérité. Qui d’autres que nous, si ce n’est pas à nous de nous indigner contre les mensonges du président Kagame. Qui d’autres que nous, si ce n’est pas à nous d’appeler les autorités congolaises à rompre le silence et à réagir. Notre indignation tout comme celle des Congolaises et Congolais qui fourmillent d’une colère légitime marque une nouvelle page dans la prise de conscience, dans la lutte contre la falsification de l’histoire et sa réécriture au gré de sentiments et non de la vérité historique.

Les faits et la vérité sont têtus et nous sommes confiants qu’un jour les responsables des crimes et massacres des citoyens congolais répondront de leurs actes. Ce jour arrivera. Le Congo n’oubliera pas. Nous n’oublierons jamais le sang de nos frères et sœurs qui continue à crier en nous et qui criera pour nos enfants. Vingt ans de silence coupable, de mensonge, de pillage, de vol et de viol ne disparaîtront pas du fait de quelques mots prononcés devant des journalistes. Nos morts sont présents en nous et alimentent chaque jour notre soif de justice et de vérité. Nous en sommes convaincus, un jour face à l’Histoire, mort ou vivant, chacun rendra compte de ses crimes, n’en déplaise à M.Kagame. Car la dignité, la justice et l’honneur d’un peuple n’ont pas de prix.

Signataires

Jacquemain Shabani Lukoo, avocat et Président de la Commission Électorale Permanente de l’UDPS

Fred Bauma, activiste

Mohombi Moupondo, artiste engagé

Jean-Claude Mputu, professeur des universités

Floribert Anzuluni, activiste

Trésor Kibangula, analyste politique

Claudel André Lubaya, député national

Delly Sesanga Hipungu Dja Kaseng Kapitu, député national

Christelle Vuanga, député national

Juvénal Munubo, député national

Jean-Jacques Lumumba, activiste

Dismas Kitenge, défenseur des droits de l’Homme

Nick Elebe, juriste, écrivain et expert en droit international pénal

Sinzo Aanza, écrivain

Jean-Claude Tshilumbayi, député provincial

André Mbata, député national

Florimond Muteba, professeur des universités

Yangu Kiakwakama, activiste

Yves Makwambala, activiste

Vianney Bisimwa, activiste

Bob Kabamba, professeur des universités

Paulisi Muteba  kcreascence, activiste

Eliezer Ntambwe, député national

Ados Ndombasi, député national

Bienvenu Matumo, doctorant et militant

Justin Bahirwe, avocat 

Maud-Salomé Ekila, activiste

Jean-Claude Maswana, professeur des universités 

Rebecca Kavugho, activiste

Rev. Eric NSENGA, coordonnateur national du Consortium des confessions religieuses pour la Justice transitionnelle en RDC

Tatiana Mukanire, activiste

Kambale Musavuli, activiste

Chris Shematsi, juriste

Vava Tampa, activist, Save the Congo

Jean-Claude Maswana, professeur d’économie 

Roger Puati, théologien, philosophe, historien et auteur 

Alphonse Maindo, professeur de science politique 

Christian Liongo, fiscaliste, Président Africa Rise

Blaise Pascal Zirimwabagabo Migabo, enseignant de droit, Université Officielle de Bukavu 

Providence Ngoy W, doctorant en Droit, Université de Genève 

Youyou Muntu Mosi, activiste 

Bénédicte Kumbi Ndjoko, historienne, chargée d’enseignement, Activiste des droits humains 

Dom-Martin Puludisu, chercheur, Université Paris II 

Hygin-Hervé Luwawu, ICT Specialist

Célestin Mputu, juriste spécialiste en droits humains

Garry Iwele, journaliste et défenseur des droits humains 

Jonathan Mboyo Esole, professeur des universités

Jacques Issongo, activiste

Chantal Faida, activiste

Madame Eugénie Kikango, juriste

Joseph BAYOKO LOKONDO, activiste

Fabien Mayani, défenseur des droits humains

Jean Pierre Okenda, avocat

Jimmy Kande, activiste

Francine Mukwaya, activiste

Freddy KASONGO, activiste et défenseur des droits de l’homme

Patrick Mbeko, géopoliticien, auteur

Marie Madeleine Kalala,  militante droits des femmes

Jimmy Munguriek, avocat activiste

Alesh, artiste et activiste

Soirce: Actualite.cd

Qui, aujourd’hui, en France, pour dire à haute voix: « notre pays n’est pas un paillasson ».

Le grand contraste qui cerne la visite de Paul Kagame à Paris: A bras ouverts, Emmanuel Macron accueille de nouveau Paul Kagame, un des hommes les plus controversés  de la planète, ce lundi 17/05/2021. Le Président français n’a qu’un seul objectif: redorer l’image de son pays et réchauffer les relations entre la France et le Rwanda. En effet,  les autorités rwandaises ont pendant longtemps lancé des critiques grotesques contre la France, jusqu’à l’accuser d’avoir participé au génocide! Aujourd’hui, le ton a changé, mais, la France n’a pas encore d’Ambassadeur au Rwanda depuis plus de 5 ans. Il n’y a qu’un Chargé d’affaires de la République française au Rwanda.

Emmanuel Macron, le reçoit donc dans l’intérêt de la France en tant que Chef d’Etat; mais il n’ignore pas le genre de personnalité à qui il tend la main. C’est le même dictateur qui a appris le pouvoir après le génocide et la guerre de 4 ans, chef de la rébellion à l’époque. Macron est entouré par de grandes personnalités qui connaissent bien les arcanes du pouvoir actuel au Rwanda. On peut citer Jean Yves Le Drian, Ministre ayant dans ses attributions les affaires étrangères, ou encore le Chef d’Etat Major de l’armée, le Général François Lecointre qui était présent au Rwanda durant l’opération turquoise en 1994.

Le totalitarisme est le qualificatif du pouvoir de Paul Kagame. Selon différents rapport des ONG de droits de l’homme, les Rwandais souffrent à cause de son régime plus que jamais répressif. La Région des grands lacs africains le connaissent pour les conflits et guerres au-delà des frontières, plus particulièrement en RDC. Il est en froid avec les Chefs d’Etats voisins, l’Ouganda et le Burundi en particulier. Longtemps soutenu par les USA et la Grande Bretagne, Paul Kagame n’est plus le bon élève des Américains ni des Britanniques. La France lui souhaite la bienvenue.

 Le revers de la médaille: 

Comment être fier, quand on déroule le tapis rouge à l‘un des hommes les plus violents de ce monde? En 2007, une femme courageuse et membre du gouvernement français, n’avait pas supporté la visite de Kadhafi à Paris. Rama Yade avait déclaré:  » «Notre pays n’est pas un paillasson». Bernard Kouchner avait estimé qu’elle «avait raison de parler ainsi». Mais Kouchner est-il capable de dire pour le cas de Kagame? Kouchner est-il capable de dire que Kadhafi est pire que Kagame? Aujourd’hui, Sarkozy est-il si fier d’avoir reçu en grandes pompes Kadhafi? Macron le sera-t-il dans 5 ans, 10 ans? L’Histoire le dira. 

Les Rwandais qui vivent en Europe ont obtenu une autorisation pour manifester à Paris ce 18/05/2021 contre Paul Kagame à la tête d’un régime très critiqué en matière de violation de droits de l’homme. HRW, Amnesty International, Crisis Group, ne cessent de tirer la sonnette. Personne ne pourrait prétendre ne pas savoir. Macron non plus.

Source: Rédaction LECP Info.

Lettre Ouverte au Président français Emmanuel Macron à l’occasion de sa visite annoncée au Rwanda en 2021

Introduction de la Lettre

L’actualité en France sur le Rwanda est marquée par la sortie du rapport Duclert pointant « des responsabilités lourdes et accablantes » de la France dans la dérive ayant abouti au génocide des Tutsi en 1994. ». Un groupe de Français d’origine rwandaise et ressortissants rwandais a souhaité alerter les hommes politiques français ainsi que les principales parties prenantes en France souhaite sur la situation actuelle au Rwanda en 2021.

Une Lettre Ouverte a été adressée au président français Emmanuel Macron pour l’informer de l’inquiétude du groupe « face à la dégradation de la situation politique et de l’absence de la Démocratie, de l’Etat de droit et du manque de respect des Droits Humains au Rwanda ».

Cette lettre s’inscrit dans le cadre d’une manifestation globale ayant eu lieu aux quatre coins du monde samedi dernier le 20 mars 2021 : au Canada, aux Etats-Unis, en Argentine, en Afrique du Sud, en Espagne, aux Pays-Bas, en Suisse, en Suède, au Norvège, au Danemark, en Allemagne, en Belgique, au Royaume-Uni et en France. En France les manifestations ont eu lieu à Lyon, à Strasbourg, à Mayotte et sur internet à Paris.

Si la manifestation à Paris n’a pas pu avoir lieu après annonce du confinement, le groupe a pu réunir en 72h, 120 personnes vivant dans 72 villes françaises pour manifester leur soutien en cosignant la Lettre Ouverte.  Les noms des personnes qui ont cosigné la lettre ne peuvent pas être divulgués car une partie de ces personnes ont peur de représailles sur leurs familles au Rwanda ou sur leurs propres personnes ici en France et ce d’autant plus que Emmanuel Macron soutient aveuglement le régime dictatorial, autoritaire et sanguinaire de Paul Kagame et son Front Patriotique Rwandais.

De lors la situation est d’autant préoccupante lorsque les citoyens français en viennent à vivre dans un climat de peur ici en France car une partie d’hommes politique français préfèrent fermer les yeux sur les violations des droits fondamentaux d’un régime « raciste » (apartheid mémoriel et ségrégation ethnique, « corrompu » (la richesse rwandaise appartient aux oligarques du FPR) et « violent » (exécutions extra-judiciaires, Mapping Report) » du « président tutsi Paul Kagame ». C’est ce que pourra dire le « rapport Duclert 2 » qui analysera la politique de Macron au Rwanda.

Emmanuel Macron reproche à Mitterrand ce que lui même fait à savoir : fermer les yeux pour garder intact son amitié avec Paul Kagame. A quand le rapport Duclert 2 ?

Il est du devoir du groupe d’alerter Emmanuel Macron, le Quai d’Orsay, les parlementaires, les sénateurs, les ambassades, tous les bailleurs de fond du régime de Paul Kagame et tous les organismes pouvant agir afin d’éviter que le pire ne continue de se reproduire au Rwanda.

Lettre Ouverte au Président français Emmanuel Macron à l’occasion de sa visite annoncée au Rwanda en 2021

Monsieur le Président de la République,

Nous avons l’honneur, Monsieur le Président, de nous adresser à vous afin de vous interpeller sur la situation préoccupante des droits de l’Homme au Rwanda, avant votre visite dans le pays annoncée entre avril et mai 2021 selon Jeune Afrique[1].

Nous sommes un groupe de Français d’origine rwandaise et ressortissants rwandais inquiets face à la dégradation de la situation politique et de l’absence de la Démocratie, de l’Etat de droit et du manque de respect des Droits Humains au Rwanda.

C’est avec des sentiments mitigés que nous accueillons votre visite au Rwanda. Nous ne pouvons que nous réjouir des bonnes relations entre la France et le Rwanda. Néanmoins, nous sommes préoccupés par la realpolitik ignorant les violations des droits fondamentaux, au risque de porter préjudice au peuple rwandais.

Nos préoccupations sont les disparitions, les emprisonnements arbitraires, les assassinats politiques et les exécutions extrajudiciaires qui deviennent de plus en plus fréquents et alarmants au Rwanda.

Le cas que nous souhaitons vous parler en premier est très inquiétant et est l’élément déclencheur de notre mobilisation. C’est le cas d’une mère isolée de 4 enfants, rescapée du génocide et aujourd’hui incarcérée pour avoir dit la vérité et exprimé publiquement son opinion sur sa chaîne YouTube. Elle s’appelle Madame IDAMANGE IRYAMUGWIZA Yvonne. Dans sa prise de parole elle a dénoncé :

  • La mort par la faim d’une grande partie de rwandais confinés dans leurs maisons, dans le contexte du covid-19, par un système de copier/coller des mesures occidentales qui, hélas, n’accorde aucune aide compensatoire.
  • La dégradation du système éducatif dont les victimes sont les enfants des classes moyennes et pauvres.
  • L’abandon des rescapés à leur sort, rappelant qu’elle est rescapée elle-même. Elle en déduisait une sorte d’instrumentalisation du génocide par le gouvernement rwandais qui obtient des fonds et des aides au nom des victimes.

Madame IDAMANGE est actuellement détenue par le Rwanda Investigation Bureau (RIB) qui l’accuse d’incitation au trouble à l’ordre public et du non-respect des mémoriaux de génocide.

Madame IDAMANGE IRYAMUGWIZA Yvonne

L’autre cas récent est celui de Paul RUSESABAGINA, qui a acquis la nationalité belge. Ce héros du génocide dont l’histoire a inspiré le film Hôtel Rwanda pour avoir sauvé plus de 1200 Tutsi, devenu opposant au régime du FPR dont il critique les exactions, a été kidnappé. Enlevé à Dubaï par les autorités rwandaises à l’aide d’un jet privé le 27 août 2020, il s’est réveillé à Kigali où il est actuellement détenu. Dans sa Résolution du 11 février 2021, le Parlement Européen, dont la France est membre, a dénoncé et condamné ce kidnapping.

Troisième cas, celui de Kizito MIHIGO, chanteur-compositeur chrétien. Sa mort est survenue le 17 février 2020 dans un cachot de la police où il était détenu depuis 3 jours. Selon la police il se serait « suicidé » dans sa cellule. Le gouvernement rwandais reste sourd aux nombreux appels d’organismes internationaux des Droits de l’Homme[2] réclamant une enquête indépendante. Les morts suspectes dans les geôles rwandaises, souvent qualifiées de « suicide », sont très fréquentes.

A ces cas nous ajoutons quelques chiffres relevés portant uniquement sur la période 2019 et 2020 pour illustrer la situation, veuillez trouver ci-après :

  • 102[3] personnes ont été victimes des exécutions extrajudiciaires par l’un des nombreux organes qui composent les forces de l’ordre rwandaises.
  • 23 prisonniers politiques tels que Déogratias MUSHAYIDI, Dr Théoneste NIYITEGEKA, Theophille Ntirutwa ou Phocas Ndayizera sont incarcérés dans différentes prisons du Rwanda.
  • 14 personnes, en grande majorité des jeunes, sont portées disparues. La dernière victime est le jeune poète Innocent BAHATI qui dénonçait au travers de son art la mauvaise gestion du pays. On ne l’a plus revu depuis le 7 février 2021, jour où il était parti à un rendez-vous dans le sud du Rwanda. Sa famille ignore le lieu de sa détention.

Ces chiffres non-exhaustifs sont documentés, mais ne reflètent pas malheureusement la réalité du terrain. Beaucoup de rwandais terrassés par la peur n’osent pas parler.

Le cas de Kizito MIHIGO, fondateur de l’Association Kizito Mihigo pour la Paix, est le reflet majeur de l’injustice subie par le peuple rwandais, en particulier les rescapés du Génocide perpétré au Rwanda contre les Tutsi en 1994. Kizito prônait la paix, l’unité et la réconciliation des Rwandais. C’est le message de l’une de ses chansons « Igisobanuro cy’urupfu » (L’explication de la mort), laquelle chanson a été le motif de son arrestation en 2014. Il dénonçait toute sorte de crimes et condamnait la ségrégation mémorielle et ethnique au Rwanda.

Permettez-nous, Monsieur le Président, de vous remettre le livre posthume de Kizito MIHIGO dont le titre, « Rwanda : embrasser la Réconciliation pour vivre en Paix et mourir Heureux » et celui de Judi REVER, journaliste Canadienne, portant le titre « Rwanda, l’éloge du sang ». Livre d’investigation sur les crimes du FPR.

A la lecture de ces ouvrages, vous en apprendrez davantage, avant votre rencontre avec votre homologue rwandais, sur la réalité non édulcorée que vit globalement le peuple rwandais et particulièrement le chemin de croix traversé par Kizito.

Comme l’ont fait 29 députés de la République française dans leur courrier de soutien au Dr Denis MUKWEGE daté du 25 novembre 2020, nous souhaitons également, Monsieur le Président, demander que la France soutienne la création d’un Tribunal Pénal International pour les crimes répertoriés dans le Mapping Report et la lutte contre l’impunité dans la région des grands lacs.

Le 12 octobre 2018[4] , en confiant la Francophonie à Madame Louise MUSHIKIWABO, vous avez fait le pari que cette nomination allait changer et transformer le Rwanda. Vous avez déclaré : « Je ne fais pas partie de celles et ceux qui pensent qu’il faut ….faire des mauvais compromis sur les sujets des Droits de l’Homme ».

Monsieur le Président, en vous alertant, notre démarche a pour but de vous permettre d’atteindre le noble objectif que vous êtes assigné à cette occasion. C’est pour cela que nous vous demandons, lors de votre visite, d’user de tous les moyens en votre possession pour que Madame IDAMANGE recouvre sa liberté et puisse s’occuper de ses enfants. De façon plus générale ce sera, nous osons l’espérer, l’occasion de vous entretenir avec votre homologue sur les Droits Humains et les valeurs fondamentales d’une démocratie.

Au-delà de cette Lettre Ouverte, Monsieur le Président, notre délégation est disponible pour vous rencontrer en vue d’un échange davantage édifiant. Nous vous prions de croire, Monsieur le président de la République, à l’assurance de notre plus haute considération.

Signataires :

En leur qualité des porte-paroles l’initiative Idamange France

Marie Goretti Byukusenge        

Mutimukeye Constance          

Patrick Nkubana


[1] https://www.jeuneafrique.com/1125978/politique/rwanda-france-emmanuel-macron-bientot-en-visite-officielle-a-kigali/

[2] https://www.hrw.org/fr/news/2021/03/08/appel-une-enquete-independante-sur-la-mort-du-chanteur-rwandais-kizito-mihigo

[3] https://www.rwandanlivesmatter.site/

[4] [4] RFI et France 24

Surprisingly, Kagame is not among 40 leaders invited by Joe BIDEN.

With all rumors about Kagame’s life concerns, the whole world is watching the Rwanda’s leader who was not seen in public since 2020. He did not attend all presidential meetings and, instead, was seen in virtual gatherings. This was interpreted by observers as a way to hide the fragile health status of the President. Some argue that a 3-D mask was engineered and could be put up by any person to replace Kagame without raising questions. In January,2021; a Rwandan woman, IDAMANGE Iryamugwiza Yvonne, declared that President Paul KAGAME is dead since long, that Rwandans are led by a corpse, before calling on Rwandans to meet at President’ office to take out the cadaver. She was second to talk clearly about Kagame’s “death” after Rev Father Thomas NAHIMANA who confirmed detaining same information. The president’s office could neither confirm nor deny the information. Rather, Mrs IDAMANGE was arrested and charged of many allegations except the one to have declared Kagame dead! The US President has just invited 40 world leaders without Kagame, a very first event of such a caliber that will be missed by the Rwandan President in 27 years. This will only fuel more concerns about Kagame’s whereabouts.

President Biden Invites 40 World Leaders to Leaders Summit on Climate

Today, (March 26th 2021) President Biden invited 40 world leaders to the Leaders Summit on Climate he will host on April 22 and 23.  The virtual Leaders Summit will be live streamed for public viewing.

President Biden took action his first day in office to return the United States to the Paris Agreement.  Days later, on January 27, he announced that he would soon convene a leaders summit to galvanize efforts by the major economies to tackle the climate crisis.

The Leaders Summit on Climate will underscore the urgency – and the economic benefits – of stronger climate action.  It will be a key milestone on the road to the United Nations Climate Change Conference (COP26) this November in Glasgow.

In recent years, scientists have underscored the need to limit planetary warming to 1.5 degrees Celsius in order to stave off the worst impacts of climate change.  A key goal of both the Leaders Summit and COP26 will be to catalyze efforts that keep that 1.5-degree goal within reach.  The Summit will also highlight examples of how enhanced climate ambition will create good paying jobs, advance innovative technologies, and help vulnerable countries adapt to climate impacts.

By the time of the Summit, the United States will announce an ambitious 2030 emissions target as its new Nationally Determined Contribution under the Paris Agreement.  In his invitation, the President urged leaders to use the Summit as an opportunity to outline how their countries also will contribute to stronger climate ambition.

The Summit will reconvene the U.S.-led Major Economies Forum on Energy and Climate, which brings together 17 countries responsible for approximately 80 percent of global emissions and global GDP.  The President also invited the heads of other countries that are demonstrating strong climate leadership, are especially vulnerable to climate impacts, or are charting innovative pathways to a net-zero economy.  A small number of business and civil society leaders will also participate in the Summit.

Key themes of the Summit will include:

  • Galvanizing efforts by the world’s major economies to reduce emissions during this critical decade to keep a limit to warming of 1.5 degree Celsius within reach.
  • Mobilizing public and private sector finance to drive the net-zero transition and to help vulnerable countries cope with climate impacts. 
  • The economic benefits of climate action, with a strong emphasis on job creation, and the importance of ensuring all communities and workers benefit from the transition to a new clean energy economy.
  • Spurring transformational technologies that can help reduce emissions and adapt to climate change, while also creating enormous new economic opportunities and building the industries of the future.
  • Showcasing subnational and non-state actors that are committed to green recovery and an equitable vision for limiting warming to 1.5 degree Celsius, and are working closely with national governments to advance ambition and resilience.
  • Discussing opportunities to strengthen capacity to protect lives and livelihoods from the impacts of climate change, address the global security challenges posed by climate change and the impact on readiness, and address the role of nature-based solutions in achieving net zero by 2050 goals. 

Further details on the Summit agenda, additional participants, media access, and public viewing will be provided in the coming weeks.

The President invited the following leaders to participate in the Summit:

  • Prime Minister Gaston Browne, Antigua and Barbuda
  • President Alberto Fernandez, Argentina 
  • Prime Minister Scott Morrison, Australia    
  • Prime Minister Sheikh Hasina, Bangladesh
  • Prime Minister Lotay Tshering, Bhutan
  • President Jair Bolsonaro, Brazil    
  • Prime Minister Justin Trudeau, Canada          
  • President Sebastián Piñera, Chile 
  • President Xi Jinping, People’s Republic of China    
  • President Iván Duque Márquez, Colombia    
  • President Félix Tshisekedi, Democratic Republic of the Congo
  • Prime Minister Mette Frederiksen, Denmark 
  • President Ursula von der Leyen, European Commission
  • President Charles Michel, European Council
  • President Emmanuel Macron, France        
  • President Ali Bongo Ondimba, Gabon        
  • Chancellor Angela Merkel, Germany 
  • Prime Minister Narendra Modi, India    
  • President Joko Widodo, Indonesia      
  • Prime Minister Benjamin Netanyahu, Israel
  • Prime Minister Mario Draghi, Italy    
  • Prime Minister Andrew Holness, Jamaica
  • Prime Minister Yoshihide Suga, Japan  
  • President Uhuru Kenyatta, Kenya      
  • President David Kabua, Republic of the Marshall Islands
  • President Andrés Manuel López Obrador, Mexico  
  • Prime Minister Jacinda Ardern, New Zealand
  • President Muhammadu Buhari, Nigeria        
  • Prime Minister Erna Solberg, Norway 
  • President Andrzej Duda, Poland  
  • President Moon Jae-in, Republic of Korea     
  • President Vladimir Putin, The Russian Federation  
  • King Salman bin Abdulaziz Al Saud, Kingdom of Saudi Arabia
  • Prime Minister Lee Hsien Loong, Singapore
  • President Matamela Cyril Ramaphosa, South Africa 
  • Prime Minister Pedro Sánchez, Spain
  • President Recep Tayyip Erdoğan, Turkey
  • President Sheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan, United Arab Emirates
  • Prime Minister Boris Johnson, United Kingdom
  • President Nguyễn Phú Trọng, Vietnam    

Source: White House

Sarkozy à Kigali pour vérifier la “mort” de Kagame?

Ayant appris les rumeurs autour de la mort de Paul Kagame, Nicolas Sarkozy se rend à Kigali pour “vérifier” cette information d’importance capitale. Rappelons que dans l’histoire du Rwanda, qui contrôle l’information sur la mort des dirigeants, a l’autorité sur la succession et sur les institutions suivantes. Eh oui! Même avec la Constitution en place, la mort d’un dirigeant, ça change tout.
Ceci date du temps du royaume Nyiginya. Ce sont les Abiru qui décidaient le moment opportun de déclarer la mort du roi, après avoir trouvé le successeur parmi ses fils.

Au moment de la colonisation belge, la pratique a eu quelques modifications sans toutefois perdre son objectif de gérer la succession. Le Mwami Musinga en désaccords avec les Belges s’est vu “excommunié ” vers le Congo, et ce sont les Belges, et pas les Abiru, qui ont cherché le successeur en Mutara III Rudahigwa. A la mort de Rudahigwa dans les circonstances non- élucidées, vu que ce dernier n’avait pas eu de fils, les Abiru ont senti un complot des Belges dans la gestion de la succession et ont proclamé le nouveau roi en Kigeli V Ndahindurwa, le petit frère du feu roi. Dans un climat hautement explosif, avec risques de bains de sang, les Belges ont accepté le successeur. C’est ce jeune petit roi qui sera déchu par la révolution dirigée par les grands fils de la Nation, Kayibanda Grégoire, Dominique Mbonyumutwa et compagnie. Cette révolution a été en grande partie facilitée par le déplacement du roi Ndahindurwa en dehors du pays.
En 1973 Habyarimana a lancé un coup d’état contre son parrain, Kayibanda. Tenant le pouvoir militaire, il a géré la succession. En 1994, la mort de Habyarimana n’a pas pu être gardée secrète pour préparer une succession forte. Le contexte de la guerre, un multipartisme naissant, et la diplomatie défavorable, ont joué à l’échec du nouveau gouvernement dit d’ABATABAZI. Résultat : vide de leadership, chaos, et massacres sans précédent. Personne n’y était pour calmer la situation.

Aujourd’hui on parle de la mort de Kagame. Certaine pour les uns, probable pour les autres, la mort du dirigeant rwandais aurait des implications lointaines. Surtout parce que le régime de Kagame a été construit autour de sa propre personne unique. “Après moi, le déluge ” si l’on se réfère aux mots du Maréchal congolais, Mobutu Sese Seko de son temps. Une mort subite de Kagame signifierait le désordre total. Or ces jours-ci, il semble que c’est le cas. KAGAME est absent partout où il devait être physiquement. On aurait réussi à le remplacer par une sosie qui porte un masque fabriqué avec la technologie de pointe pour tricher sur la “mort”du président. Et comme la sosie aurait du mal a imiter tous les gestes de Kagame parfaitement, le Kagame d’aujourd’hui n’est visible que derrière l’écran de l’ordinateur. Le jeu marche à merveille avec la situation sanitaire du Covid-19.
D’autres sources, opposées aux premières, ne nient pas l’absence prolongée du président. Pour eux, Kagame souffre d’un cancer au dernier stade, et sa mort est plus certaine très prochainement. Selon ces sources, le président Kagame est atteint d’un glioblastome multiforme (GBM) ou d’un glioblastome, également connu sous le nom d’Astrocytome de grade 4.
La présidence reste muette à ce sujet.

Si le clique autour de Kagame parvient à maîtriser cette information, il lui revient d’organiser la succession à leur goût.
La descente de Nicols Sarkozy sur Kigali pourrait apporter une clarté. D’abord, plus probablement, on lui refusera tout contact avec “Kagame”. On invoquerait les motifs sanitaires, entre autres. Ou bien, on lui laisse quelques minutes pour s’entretenir avec “Kagame ” sans pouvoir se déplacer pour ne pas permettre à Sarko d’apprécier la différence entre l’ancien Kagame et le nouveau Kagame. Sarkozy parvient pourrait disposer de l’information capitale à la succession dans la politique rwandaise. Dans ce cas, l’ex-president français deviendrait un élément dangereux au FPR, car, grâce à lui, les renseignements français éplucheraient en profondeur ce qui se trame dans le centre sombre des Milles Collines. Au Rwanda, qui détient le cadavre, a l’autorité sur la succession.

Chaste GAHUNDE

Quand Félix Tshisekedi offre la RDC à Paul Kagame

Mardi dernier ( 19/01/2021), Félix Tshisekedi a reçu une délégation rwandaise au Palais de nation pour des entretiens sur la coopération bilatérale entre la RD Congo et le Rwanda. La composition de cette délégation interroge : il y avait bien entendu l’ambassadeur du Rwanda à Kinshasa, le tonitruant Vincent Karega, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération Vincent Biruta et le secrétaire général des services de renseignement, le général Joseph Nzabamwita. Il y avait également la ministre du Commerce et de l’Industrie du Rwanda, Soraya Hakuziyaremye, qui est arrivée après.

De Gauche à droite : Ambassadeur Vincent KAREGA, Général Joseph NZABAMWITA, Général Jean Bosco KAZURA, Dr Vincent BIRUTA.

Juste à voir la composition de cette délégation rwandaise, les Congolais auraient dû se poser des questions. Surtout quand on sait qu’un récent rapport de l’ONU a révélé la présence des troupes rwandaises sur le territoire congolais. Hélas ! Ils ont préféré s’enfermer dans des débats stupides sur l’Union sacrée. Jusqu’à présent, personne n’a interpellé le gouvernement sur la présence des Rwandais sur le sol congolais. Les gens se battent pour savoir combien ils vont empocher en rejoignant ou non l’Union sacrée. D’autres (des journalistes et certains membres de la société dite civile) préfèrent se lancer dans le djalelo pour le compte de leur leader. Le Congo n’a que les politicards et les journaleux qu’il mérite.

Mais revenons à la rencontre entre le pouvoir congolais et l’imposante délégation rwandaise. Selon la presse présidentielle à Kinshasa, les Rwandais ont porté un « message spécial » du président Paul Kagame à Félix Tshisekedi. Le contenu de ce fameux message n’a pas été dévoilé, et la délégation rwandaise a été avare de commentaires à ce sujet. Mais quand on analyse la composition de cette délégation et les propos de Madame Soraya Hakuziyaremye, on comprend qu’il est question de coopération bilatérale entre Kinshasa et Kigali dans plusieurs domaines. Sur le plan sécuritaire, il n’y a pas de doute que Félix Tshisekedi va continuer à soumettre le Congo aux desiderata du Rwanda. Pour la petite histoire, il ne s’est jamais prononcé sur la présence des Forces de défense rwandaises sur le sol congolais. Plus intrigant, c’est la coopération économique et commerciale. Madame Soraya Hakuziyaremye a fait allusion à la zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC). Or la ZLEC ne peut profiter à la RDC dans les conditions actuelles. Ce qu’il va permettre, c’est la légalisation du commerce illicite des ressources naturelles congolaises. En soutenant ce projet, Félix Tshisekedi s’engage à légaliser et à légitimer l’exploitation illégale et le commerce des minerais à l’est de la RDC. Le Rwanda n’aura donc plus besoin de cacher ou de falsifier les chiffres de ses exportations d’or et de coltan congolais (pour ne citer que ces deux minerais), comme l’ont montré les experts de l’ONU, il y a deux ans.

La RDC est trop faible politiquement, économiquement et sur le plan sécuritaire. Elle n’aurait déjà pas dû adhérer à la ZLEC, qui est un projet certes ambitieux mais problématique à certains égards. Avec le renforcement des relations avec le Rwanda, c’est l’avenir du pays qui est compromis à moyen et à long terme. Parce qu’en l’état actuel de la situation, le Rwanda gagnera à tous les niveaux et à tous les coups. Un cadeau signé Félix Tshisekedi Tshilombo. À voir comment cet homme se comporte, c’est à se demander s’il n’est pas en service commandé pour le compte du Rwanda tout simplement. Même Joseph Kabila, qui est voué aux gémonies, n’est pas allé aussi loin…

Patrick Mbeko

Source: https://www.facebook.com/100008886482325/posts/2562618420711016/

Qui est hors-jeu entre Judi Rever et le FPR?

L’Histoire du Rwanda ne devrait pas nous diviser. Nous ne devrions pas non plus nous attaquer à ceux qui contribuent au rétablissement de la vérité par des faits historiques, scientifiquement vérifiés. Quand on est en désaccord, on a droit d’avancer, avec motivation, sa version des faits, plutôt que de proférer des menaces envers autrui. On n’est pas obligé d’être d’accord sur toute la ligne, avec Judi Rever. Mais ce n’est pas pour autant qu’on doit se déchaîner contre elle. Dans une situation pareille, la place revient au débat, et on laisse les faits parler d’eux-mêmes.

Judi Rever est une journaliste d’investigation. Elle a été au Rwanda et en RDC (ancien Zaïre). Elle raconte ce qu’elle a vu. Elle a, elle-même, recueilli des témoignages de Rwandais de tous bords, et en outre, elle a eu accès aux documents confidentiels du TPIR, et bien d’autres.

Est-il possible d’étouffer, déformer ou dissimuler l’Histoire ? Les faits sont têtus comme dirait l’autre ! La véritable Histoire récente de la tragédie rwandaise est bel et bien connue : d’abord, par ceux qui l’ont vécue, ensuite par ceux qui ont croisé les différents acteurs ou les victimes, et enfin, par ceux qui ont pris connaissance de cette Histoire grâce aux témoignages fiables.

Pourquoi certaines personnes se déchainent contre Judi Rever ?

Judi Rever, journaliste, auteure de In Praise of Blood, The crimes of the Rwandan Patriotic Front

Journaliste d’investigation, Judi Rever a révélé des faces cachées ou peu abordées par les grandes organisations tant nationales qu’internationales. Elle est aussi, en quelque sorte, témoin d’une partie de l’Histoire de la région des grands lacs africains. Ceux qui ont de lourdes responsabilités dans la tragédie de cette région ont tout fait pour étouffer la vérité. Ils racontent les événements à leur guise ; or l’Histoire ne s’invente pas. Ce sont des faits réels. Et celle ou celui qui met la lumière sur ces faits, se voit malmené par ces puissants « éphémères »

Il est impossible d’imposer sa narration, surtout quand elle est biaisée. Au contraire, ce sont des faits, avérés, qui s’imposent. Depuis plusieurs années, ceux qui ont combattu dans les rangs du FPR (comme par exemple, les Majors Alphonse Furuma, Michael Mupende, Dr Théogène Rudasingwa, Lt Abdul Ruzibiza, Deus Kagiraneza, James Munyandinda, Jonathan Musonera, Noble Marara, Aloys Ruyenzi, Abdallah Jabo Akishuli, et bien d’autres), n’ont cessé de raconter ce qui s’est réellement passé sur le terrain qu’ils occupaient, que ce soit au Rwanda ou en RDC (ancien Zaïre). Des écrits signés, des audios, des vidéos sous forme de témoignages sont disponibles sur différents canaux de communication ou réseaux sociaux, et tout le monde peut y avoir accès. La plupart d’entre eux racontent la même chose que Judi Rever. Ces personnes sont aussi témoins oculaires. Judi Rever a rencontré certaines d’entre elles, et bien d’autres témoins. Ce que publie Judi Rever sur le Rwanda, se fonde sur ce qu’elle a vu, elle-même, et sur son travail de recherche et d’investigation.

A juste titre, comme d’autres, Judi Rever parle du génocide perpétré contre les tutsi. Elle ne l’a jamais nié ni minimisé. Il suffit de consulter ses publications (articles, reportages en audio ou vidéo, livres etc.). Est-ce que quelqu’un qui se positionne de cette façon, doit être obligé d’occulter les crimes innommables commis par l’armée du FPR ? Y a-t-il quelqu’un qui puisse nier ces crimes alors que ceux qui ont combattu pour le compte du FPR le prouvent de manière irréfutable ? Judi Rever a mené une enquête de 20 ans dans le souci de recherche de la vérité. Est-il sensé d’étouffer ou dissimuler l’Histoire ? Non.

Quand Judi Rever dit qu’il y a eu aussi un génocide perpétré contre les hutu, cela n’implique pas du tout la négation de l’autre génocide ni forcément sa minimisation.

Le traitement intolérable et les propos violents dont fait l’objet Judi Rever sont injustes et inadmissibles. Je ne le dis pas seulement parce que Judi Rever est une consœur, mais tout simplement parce qu’elle a fait son travail de journaliste, et en plus, en sacrifiant de longues années pour une recherche minutieuse basée sur les faits, les témoignages de victimes de la tragédie et d’autres sources crédibles.

Jean-Claude Mulindahabi, Journaliste.

Jean-Claude Mulindahabi

Source: Facebook

Lettre ouverte au Secrétaire Général de l’ONU à propos de l’incapacité de Paul KAGAME

Son Excellence Antonio GUTERRES

Secrétaire -Général de l’Organisation des Nations Unies

Montréal, le 31/08/2020

Cher Monsieur,

1. En avril 1994, le Rwanda s’est effondré dans le chaos lorsque la guerre engagée contre le gouvernement de l’époque depuis octobre 1990 touchait à son horrible sommet. L’attaque terroriste contre l’avion présidentiel qui a causé la mort des Présidents Juvénal HABYARIMANA du Rwanda et de son homologue burundais Cyprien NTARYAMIRA, ainsi que de tous ceux à bord, est inscrit dans le domaine public comme l’étincelle du génocide qui s’est déroulé immédiatement, et auquel près d’un million de vies succomberont sans citer d’autres conséquences catastrophiques de grande portée. L’assassinat subséquent du Premier ministre, Agathe UWILINGIYIMANA, et d’autres dignitaires a créé un vide de leadership, et il n’y avait personne pour arrêter les massacres en cours.

2. De mars 2020 à aujourd’hui, le Rwanda a connu un désordre politique extraordinaire en raison de l’absence de leadership. La déclaration de confinement comme mesure de lutte contre le COVID-19 a été faite contrairement aux dispositions constitutionnelles en matière d’urgence sanitaire, le Premier ministre a usurpé les pouvoirs présidentiels, les forces de sécurité ont abusé des citoyens, les mesures de temps de guerre ont été imposé au pays sans raison, pour ne citer que quelques cas. En conséquence, les victimes des manœuvres militaires ont dépassé celles de la pandémie COVID-19.

3. Des informations provenant de l’intérieur du parti au pouvoir, le FPR, et des analyses de tous les observateurs bien placés permettent de conclure que Paul KAGAME a souffert d’une maladie grave qui a entraîné une perte de capacités mentales, psychologiques et physiques, et donc que le siège présidentiel est vacant. Pour un pays qui a été bâti sur la dictature pendant plus de deux décennies, un vide de leadership peut avoir des conséquences désastreuses : le soulèvement populaire est inévitable face à une armée mono-ethnique qui a des antécédents criminels et sans aucune hésitation à tuer les civils innocents pour maintenir les rênes du pouvoir.

4. En tant qu’acteurs politiques intéressés par les affaires du Rwanda, nous suivons de près la situation et, nous nous rendons compte que le RWANDA a absolument besoin d’une intervention urgente des Nations Unies pour éviter une nouvelle catastrophe humaine. Plus concrètement, nous exhortons votre notable autorité à plaider pour :

A. Une force de sécurité d’intervention pour empêcher la violence militaire qui pourrait éclater au moment où il ne sera plus possible de garder en secret l’incapacité de KAGAME. La mission de cette intervention doit être de protéger la population civile potentiellement proie aux forces fidèles à KAGAME. L’expérience des gardes présidentiels en 1994 aurait dû nous apprendre à être prudents.

B. Une assistance pour patronner un Dialogue Inter Rwandais qui rassemblerait toutes les forces vives, politiques et société civile pour réfléchir à l’avenir de la Nation. Le dialogue devrait aboutir à :

– L’ouverture de l’espace politique pour permettre à toutes les forces du pays de jouer leur rôle dans la reconstruction de la nation.

La proposition d’un gouvernement de transition qui ouvre les portes à l’opposition politique et à tous les acteurs de la société civile avec pour mission de préparer les élections démocratiques de 2024.

La restructuration des institutions étatiques pour en faire des organes démocratiques, efficaces et opérationnelles.

La refonte des services de sécurité du pays et la création de services de confiance reflétant la réalité de la société rwandaise.

La création des commissions distinctes chargées de diverses questions, dont une chargée d’étudier le rapatriement des réfugiés.

Cher Monsieur,

Nous sommes désolés de porter à votre attention que ne pas tenir compte de cet appel urgent marquera l’histoire de l’humanité et que les responsables devront rendre des comptes.

Fait à Montréal, le 31 août 2020.

Pour le Parti ISHEMA

Nadine Claire KASINGE

Présidente

Rwanda: Pourquoi Ange KAGAME est la Vice-Présidente en exercice?

Dans son livre, “Failed States: The Abuse of Power and Assault on Democracy”; Noam Chomsky a noté: «Nous marchons donc, suivant nos dirigeants, vers un Armageddon de notre propre fabrication.» Avec la situation actuelle, le Rwanda se dirige vers Armageddon et tous les indicateurs sont devant nous, à l’exception des fanatiques aveugles qui supposent que le statu quo est tenable.

Maintenant, le pays a atteint un point où la fille de Kagame est responsable du bureau du président sans aucune annonce ou nomination officielle. Sauf qu’à la base, ce n’était pas à elle que ce rôle revenait.

En essayant de construire la dynastie Kagame, le dirigeant du Rwanda a d’abord focalisé sur son fils ainé, Ivan Cyomoro Kagame. Le criminel Paul Kagame admirait le modèle du Général Muhoozi Kainerugaba, fils du président Museveni, et voulait qu’Ivan Cyomoro emprunte le même chemin.

Ivan Cyomoro a été enrôlé à la prestigieuse académie militaire de West Point – États-Unis en 2010, et en moins de six mois, il était sorti de l’académie militaire en raison du manque d’intérêt pour la vie militaire. Il s’est ensuite inscrit dans une université, et, après avoir obtenu son diplôme, le père a tenté à nouveau de relancer sa carrière militaire en le plaçant sous la tutelle du major Ronald Rwivanga (aujourd’hui lieutenant-colonel), qui était le chef des renseignements de la garde présidentielle. En 2014, Cyomoro a été envoyé en Corée du Sud pour une formation de trois mois en contre-espionnage. À son retour, il a été affecté au ministère de la défense dans le bureau du chef d’état-major, le général Patrick Nyamvumba.

Début 2016, le jeune homme en avait marre de la vie militaire; il n’était absolument pas intéressé et a cessé de se présenter au travail. À ce stade, il était déjà capitaine sans aucune formation ou expérience militaire appropriée. Actuellement, Ivan Cyomoro Kagame est aux États-Unis en tant qu’investisseur dans le commerce des actions et le blanchiment d’argent des richesses pillées de la République Démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda. Ses opérations commerciales se situent également en Angola et à Dubaï, aux Emirats Arabes Unis où il gagne de l’argent dans le développement immobilier. Il ne s’intéresse absolument pas à l’armée, encore moins aux ambitions politiques.

Après avoir été déçu par son premier fils, Paul Kagame a cherché une autre alternative dans sa dynastie, le deuxième en ligne aurait été Ian Kagame. Malheureusement, en 2016, Kagame a appris que Ian Kagame n’est pas son vrai fils, plutôt, l’enfant de l’ambassadeur Eugène Gasana. L’ambassadeur Eugène Gasana a été menacé et a cherché la sécurité aux États-Unis.

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Paul Kagame et l’ambassadeur Eugène Gasana

Au sein du régime, l’Ambassadeur Eugène Gasana était considéré comme un super diplomate, détenant deux rôles diplomatiques clés en même temps: il était l’ambassadeur du Rwanda auprès de l’ONU, et ministre de la coopération internationale. Il était aussi en charge des actifs financiers et des intérêts commerciaux du criminel Paul Kagame dans l’hémisphère occidental. A son départ, l’ambassadeur Eugène Gasana a emporté avec lui la plupart des actifs financiers et des économies de Kagame, et aujourd’hui il bénéficie de la protection de l’autorité américaine en raison de la nature de menaces contre lui et sa famille immédiate.

Avec Ian Kagame étant hors de l’équation en raison de l’absence du sang “présidentiel”, Paul Kagame n’investirait pas beaucoup pour le troisième fils – Brian Kagame en raison de ses conditions médicales. Il serait injuste et immoral de discuter  l’état de santé de ce jeune homme, surtout qu’il n’est impliqué dans aucun rôle public ou gouvernemental.

Avec tous les garçons hors d’équation, Paul Kagame a focalisé et investi toute son énergie vers sa fille, Ange Kagame. Aujourd’hui, Ange Kagame tient les rênes du pouvoir au sein du “royaume”. Une jeune femme qui est totalement ambitieuse, vive, concentrée, impitoyable et désireuse de gouverner ou de prendre le pouvoir si l’opportunité se présente. Méfiez-vous de son visage de bébé, elle soutient totalement les meurtres et les pratiques autoritaires de son père, le président qu’elle s’apprête à seconder, voire remplacer.

Tous les employés du Village Urugwiro savent à quel point cette jeune femme peut aller et son impitoyabilité. Paul Kagame n’ayant personne d’autre qui gagne sa confiance, ne voulant pas laisser le pouvoir à son épouse, et les problèmes d’Ian Kagame toujours dans son esprit, Ange Kagame est de facto la Vice-Présidente en exercice.

https://rpfgakwerere.org


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Famille KAGAME atteinte du Corona Virus?

Le public se pose toujours les questions sur l’état de santé de Paul Kagame. Car, Kagame a disparu des radars depuis au moins trois semaines. Sous pression, Kagame a voulu s’adresser au public, sauf qu’il n’allait pas bien, et son discours était sans substance. De nouveaux éléments sont disponibles pour nous éclairer davantage.

On doit cette information à Gaël FAYE.

GAYE

Mr FAYE était au Rwanda pour tourner son film “Petit Pays” un événement auquel Madame Jeannette KAGAME a participé.

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Tous les membres de l’équipe de Monsieur Faye ont été hospitalisés. Ceci explique pourquoi Paul Kagame n’est plus visible, mais le gouvernement ne veut pas le communiquer aux citoyens.

Le jet du Général Kagame a atterri à Londres le 21 mars 2020 et y reste cloué. Il reste à savoir combien de membres de la première famille seraient testés positifs au covid-19. Quant au président, il serait en convalescence. Il faut que la présidence soit transparente à ce sujet.

A suivre.

Contribution externe


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