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GIFR dénonce la complaisance du CAPS face à la dictature de Kagame

Communiqué N° GIFR 20-04-2020

Dans une note intitulée “L’effet pangolin : la tempête qui vient en Afrique ?”[1] et rendue publique par latribune.fr dans son édition du 01/04/2020, le Centre d’analyse, de prévention et de stratégie (CAPS) estime que la crise du Covid-19 pourrait être pour l’Afrique “la crise de trop, qui déstabilise durablement, voire qui mette à bas des régimes fragiles (Sahel) ou en bout de course (Afrique centrale)”.

Avant d’envisager des stratégies à adopter en cas de crise grave, d’effondrement des régimes politiques et des interlocuteurs pour la France, le CAPS établit une comparaison entre États dits fragiles (Sahel et Afrique centrale) et ceux considérés comme solides comme le Rwanda et le Sénégal.

Les membres du GIFR, Groupe d’Initiatives France Rwanda, apprécient la pertinence et l’opportunité de cette analyse qui vient à point nommé. Ils déplorent cependant son aveuglement vis-à-vis du Rwanda quand elle suggère à la France d’envisager des stratégies à adopter en cas de crise grave et d’effondrement des régimes politiques. Il est stupéfiant de voir une note du CAPS qualifier le Rwanda d’”État solide”. Les effets de cette manipulation scandaleuse ne se sont pas fait attendre car, au lendemain de cette sortie, l’Elysée a invité le dictateur Paul Kagame à participer à la vidéo-conférence dédiée aux chefs d’États africains triés sur le critère de viabilité de leur pays respectif. Or, personne au CAPS n’est en droit d’ignorer la situation qui prévaut dans ce pays sur les plans politique et socio-économique.

Politiquement, le Rwanda connaît une situation on ne peut plus explosive due non seulement à une gouvernance autocratique, au non-respect des libertés les plus fondamentales de la personne humaine mais aussi à des relations tendues avec ses voisins notamment l’Ouganda et le Burundi. La terreur qui règne dans le pays conduit d’innombrables ressortissants rwandais à prendre le chemin de l’exil pour ne pas être tués ou arrêtés arbitrairement. Si les plus chanceux peuvent prétendre à l’asile politique dans les pays lointains d’Asie, d’Europe et d’Amérique, le plus grand nombre s’entassent dans les pays de la sous-région comme l’Ouganda, le Burundi, la Tanzanie et le Kenya.

Ne pouvant se résoudre à une vie de misère, désireux de rentrer dans leur pays quel qu’en soit le prix, beaucoup de rwandais de l’extérieur ont déjà opté pour l’usage de la force en vue de renverser le pouvoir du FPR.

En définitive, parler de solidité pour un pays qui vit perpétuellement sous la menace d’une attaque armée nous parait quelque peu erroné.

La fragilité du pays réside aussi dans les inégalités chroniques entre différentes couches de la population rwandaise. La gestion calamiteuse des ressources, l’appropriation illégale des biens par les oligarques du pouvoir ont créé deux principales catégories dans le pays : une classe aristocratique qui vit dans une insolente opulence et une majorité de la population qui vit dans une misère sans précédent. Si rien n’est fait pour redresser la barre, pour arrêter les injustices, il est à craindre que, à la longue, la population se soulève contre ce pouvoir qui la maintient sous le joug. Cela constitue à nos yeux une sorte de bombe à retardement qui ne permet pas de classer le Rwanda parmi les pays solides en Afrique.

A la lumière de ces quelques éléments de mise au point, nous appelons les autorités diplomatiques de la France à revoir leur copie d’analyse en ce qui concerne le Rwanda, à classer le régime parmi les plus fragiles et à en tirer toutes les conséquences.

Le Groupe d’Initiative France-Rwanda, GIFR en sigle

Paris 20 avril 2020

[1] https://www.latribune.fr/economie/international/comment-la-france-imagine-une-possible-implosion-de-l-afrique-face-au-covid-19-844055.html

 

“FPR, un mouvement extrémiste et dangereux…” Kizito MIHIGO dans son livre.

En date du 17 avril 2020, exactement deux mois, jour pour jour après la mort de Kizito Mihigo, son livre est publié.  Ce livre tant attendu, est en majorité l’ensemble des notes que Kizito a prises pendant sa détention dans la prison centrale de Kigali (1930) et celle de Nyarugenge. Avec un titre très révélateur, “Rwanda: Embrasser la Réconciliation pour Vivre en Paix et Mourir Heureux”, l’artiste nous fait goûter des ses expériences personnelles. Des moments tragiques et de la manière qu’il a survécu au génocide contre les Tutsis de 1994, de ses colère et envies de vengeance contre les Hutus, de son embrassade de la valeur divine du pardon.

Il nous fait traverser sa vie : de sa carrière de musique à la Chorale de Kigali, le projet de l’hymne national auquel il a participé et de la bourse d’Etat pour faire ses études en Europe. Il nous parle de ses trois ans de gloire à Kigali, ses relations avec le Parti au pouvoir, le Front Patriotique Rwandais (FPR), et du “divorce” du FPR qu’il ne regrette pas.

Dédié à la Fondation Kizito Mihigo pour la Paix (KMP) et à tous les prisonniers politiques rwandais, ce livre est un témoignage aussi, surtout sur ce qu’il a vécu de son enlèvement et tentative d’assassinat, de tous ceux qui de près ou de loin ont eu la main dans son calvaire. A ce point, de manière très détaillée et précise, Kizito nous fait le compte rendu de ses rencontres notamment avec, Inès MPAMBARA, et Bernard MAKUZA, sans laisser de côté les propos très belliqueux et les menaces du secrétaire général du FPR, François NGARAMBE. Il nous révèle ses projets accaparés par le FPR, ses droits d’auteur bafoués, ses amours éphémères, et sa paix à l’intérieur de la prison.

Artiste chrétien, il est fier de son indépendance d’aborder tout sujet de discussion que ce soit religieux, politique, ou artistique. Il nous fait part de ses observations au sujet du FPR, la réconciliation Hutu Tutsi, l’opposition politique en dehors du pays.

A propos du FPR

Le FPR (Front Patriotique Rwandais), un mouvement politique essentiellement extrémiste et dangereux dont la vision est d’être un parti unique. (Section 14).

De la réconciliation entre Hutus et Tutsis

Je suis tellement étonné de voir que, depuis la fin du génocide, les Tutsis venant de l’extérieur du pays (c’est à dire ceux qui vivaient au Burundi, Congo, Tanzanie ou Ouganda et qui sont rentrés avec le FPR) ont du mal à supporter les hutus, alors que nous qui étions sur place, qui avons physiquement vécu cette horreur et assisté aux démonstrations des machettes et des gourdins sur les corps de nos proches, nous apprenons à vivre avec tout le monde dont les bourreaux, à pardonner et enfin à nous réconcilier. Cela me rappelle un proverbe rwandais que je chanterai quelques années plus tard:”Hataka nyirubukozwemo, naho nyirubuteruranwenakebo akinumira” (Celui qui a perdu quelque chose, crie incessamment au secours. Mais celui qui a tout perdu, se tait.) (Section 6).

… les valeurs de Paix et de Réconciliation, savoir prévenir et résoudre les conflits de manière pacifique, doivent remplacer le modus operandi violent, oppressif, provocateur, guerrier et criminel instauré par le FPR Inkotanyi. (…)

Quant à la réconciliation dont le Rwanda a besoin en ce moment, ce n’est pas entre hutus et tutsis. En ce moment, le pouvoir du FPR dominé par le Président Kagame, devrait se réconcilier avec l’opposition en exil, notamment le RNC de Kayumba Nyamwasa, les FDU Inkingi de Victoire Ingabire, le RDI Rwanda Nziza de Faustin Twagiramungu, le Parti Ishema du Père Thomas Nahimana, et les autres groupes politiques rwandais basés à l’étranger, afin de prévenir et résoudre les conflits qui peuvent naître. (Section 34)

Du programme Ndi Umunyanyarwanda

“Ndi umunyarwanda”, un très mauvais programme politique contre la réconciliation nationale, qui met tous les hutus dans le même panier et dans lequel le FPR prêche officiellement la haine intergénérationnelle.” Section 14

C’est un “must read” ouvrage. Il est surtout recommandé aux Rwandais qui, aujourd’hui sont encore aveuglés par le mensonge du FPR.

Pour acheter ce livre : RWANDA: EMBRASSER LA RÉCONCILIATION: Pour vivre en Paix et Mourir Heureux

Chaste GAHUNDE


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Rwanda. Des journalistes arrêtés pour leurs reportages sur les mesures de confinement suite au Covid-19

Rwanda. Des journalistes arrêtés pour leurs reportages sur les mesures de confinement suite au Covid-19

Depuis, le 8 avril 2020, une rafle policière a eu lieu dans les milieux journalistiques de Kigali. Elle a permis l’arrestation d’une dizaine de journalistes les plus en vue au Rwanda dont Théo Nsengimana d’Umubavu TV, Valentin Muhirwa et David Byiringiro d’AFRIMAX TV. Le 15 avril 2020, ce fut le tour de, Niyonsenga Dieudonné alias Cyuma Hassan et son chauffeur Komezusenge Fidèle d’être arrêtés. Ces journalistes youtubeurs sont d’un courage et d’un professionnalisme qui forcent l’estime de plus d’un. Leurs chaines Youtube sont suivies par des milliers de personnes. Le plus célèbre d’entre eux est Cyuma Hassan d’ISHEMA TV.

 

Comme le précise jambonews.net, c’est ce journaliste qui a récemment couvert des cas de viols, d’actes de torture et de pillages de biens commis par les militaires rwandais au quartier dît « Bannyahe » situé à Kigali. C’est également lui qui avait rapporté, en mars dernier, la destruction par les autorités d’habitations appartenant aux plus pauvres de Kigali, sans aucune indemnisation, mettant ainsi des familles entières à la rue en pleine crise de COVID-19. En février, le même journaliste avait rapporté avoir remarqué une blessure sur le front du Kizito Mihigo pendant ses funérailles, mettant ainsi à mal la version officielle du régime, qui avait déclaré que Kizito Mihigo, s’était suicidé en prison. Cyuma Hassan, qui avait déjà confié à ses collègues de la VOA qu’il était poursuivi, est accusé d’avoir enfreint les règles de confinement en vigueur pour lutter contre le coronavirus. Les journalistes jouissent pourtant de la liberté de circuler dans le cadre de leur travail. D’où les soupçons que le régime de Kigali chercherait à étouffer les quelques rares journalistes, blogueurs et youtubeurs indépendants encore actifs dans le pays.

Les journalistes arrêtés sont tous détenus à la Station de police de Remera, tristement célèbre pour des décès inexpliqués de ceux qui y sont détenus. C’est dans les cachots de cette station qu’ont eu lieu les décès du célèbre chanteur Gospel Kizito Mihigo, l’avocat du barreau de Kigali Donat Mutunzi ou le Dr Emmanuel Gasakure. Tous pour des raisons farfelues avancées par la Police : suicides par pendaison, abattu par un policier alors qu’il tentait de lui arracher son arme,…   Plaise à Dieu qu’aucun de ces journalistes ne soit retrouvé pendu dans sa cellule ou ne meure de coronavirus dans ce haut lieu du crime !

 

Quelques jours avant, les fanatiques du FPR avaient lancé des tweets prémonitoires en réclamant la tête de ces journalistes. Paradoxalement, la plus virulente fut Immaculée Ingabire, ancienne administratrice du Haut Conseil de la Presse et actuellement chef de Transparency International au Rwanda. Contre toute éthique qui devrait caractériser une personnalité de son rang et fidèle aux principes fondateurs de l’organisation internationale qu’elle représente, on se serait attendu à ce qu’elle se positionne en défenseur des droits de l’homme et des libertés d’expression et d’opinion. Que du contraire ! Dans ses tweets et ceux des membres de son groupe, les journalistes avaient été condamnés à l’avance les qualifiant d’  « ennemis de l’État », d’  « agents des ennemis du pays », de « personnes à enfermer ou à envoyer dans un hôpital psychiatrique », etc.

Cette sortie malheureuse d’Ingabire Immaculée faisait suite aux reportages de ces journalistes sur les effets désastreux des mesures de confinement prises par le gouvernement pour contenir le Covid-19 et surtout en donnant la parole à la population pour qu’elle exprime son calvaire.

 

Sur ce registre, honte également à Cléophas Barore, Président de Rwanda Media Commission (RMC) qui s’est empressé de plaider pour le régime de Kigali dans un communiqué de presse du 13 avril 2020. Cette attitude de Barore et de RMC est très répréhensible et indigne d’une organisation qui est censée être un organisme indépendant de régulation des médias garantissant la liberté de la presse.

Il sied enfin de souligner qu’avec l’arrestation de ces journalistes, le RIB, Rwanda Investigations Bureau, vient de montrer, une fois de plus, son vrai visage : celui d’instrument de répression politique. Ses enquêteurs se conduisent comme des caïds avec un parrain, le général Paul Kagame.

Cette coupe sombre dans la crème de journalistes d’investigation vise à intimider d’autres journalistes qui pourraient être tentés de se faire avocats des gens ordinaires et de mettre à nu les travers du régime.

Comme d’habitude, des « procès-spectacles » vont être organisés devant les « tribunaux de Kangourou » avec des témoins fabriqués et entraînés.

Au moment où tous les pays du monde planchent sur une solution en vue de réduire la population carcérale pour lutter contre la propagation du Covid-19, c’est le moment qu’a choisi le gouvernement rwandais d’exposer ces journalistes inoffensifs à un risque de coronavirus en les enfermant dans des cachots de police surpeuplés attendant, sine die, que les enquêtes soient terminées !

Nous en appelons au gouvernement rwandais afin de mettre fin à ses intimidations contre les journalistes. Aux bailleurs de fonds, aux amis du Rwanda, à tous les défenseurs des droits humains, nous demandons de faire pression sur le gouvernement rwandais pour qu’il procède à la libération de ces journalistes, sans conditions.

Le mot de la fin est celui de saluer le courage et le professionnalisme de ces journalistes qui se sont refusés de se laisser embrigader par des politiciens sans foi ni loi.

Winston Churchill l’avait bien vu. Il nous a laissé cette phrase célèbre : « Une presse libre est l’ennemi le plus dangereux de la tyrannie ».

 

Gaspard Musabyimana

http://www.echosdafrique.com

Rwanda: Tous les détenus accusés d’avoir violé le confinement doivent être libérés sans condition.

Tous les détenus accusés d’avoir enfreint l’ordre de confinement doivent être libérés immédiatement et sans condition.

Lors de sa réunion extraordinaire tenue le jeudi 16/04/2020 sous la présidence de Mme Claire Nadine KASINGE, le Comité Exécutif du Parti ISHEMA, a pris son temps pour échanger sur des questions urgentes auxquelles font face les Rwandais, dont la famine, l’injustice et l’incarcération arbitraire, pendant cette période.
I. Les membres du Comité exécutif observent ce qui suit:
1. Le gouvernement continue d’abuser de son pouvoir en persécutant le peuple sous prétexte de faire appliquer les mesures de confinement dans la lutte contre la propagation du coronavirus (COVID-19).
2. Du fait que les Rwandais ont été introduits dans l’état d’urgence  en violation de la Constitution et de la procédure légale, toutes les décisions actuellement prises sont dépourvues de bases légales et violent les droits fondamentaux des citoyens ainsi que le fonctionnement des institutions nationales.

3. Il est commode de rappeler que la loi Nº68/2018 du 30/08/2018 déterminant les infractions et peines en général prévoit :

Article 3: Pas de peine sans loi

“Nul ne peut être condamné pour une action ou omission qui, au moment où elle a été commise, ne constituait pas une infraction d’après le droit national ou international”. (Alinéa 1)

Article 4: Interprétation des lois pénales

“Les lois pénales ne peuvent être interprétées extensivement, elles doivent être interprétées restrictivement”. (Ainéa 1)
“Il est interdit aux juridictions de rendre des jugements par analogie”. (Alinéa 2)

4. Le gouvernement harcèle les Rwandais et les journalistes qui ont tenté de dévoiler les souffrances infligées au peuple ces jours-ci. Sont particulièrement visés les utilisateurs des médias sociaux qui diffusent des informations sur les injustices commises par l’Etat.
5. L’une des personnes arrêtées le 15 avril 2020 est M. NIYONSENGA Dieudonné alias Cyuma Hassan qui dirige  la Chaine Youtube ISHEMA TV.
6. M. NIYONSENGA Dieudonné a été arrêté alors qu’il était en route pour enquêter sur les victimes de la disette causée par les mesures illogiques du gouvernement.
7. Il est à constater que les vrais raisons de l’arrestation de M. NIYONSENGA Dieudonné sont tout à fait différentes de celles mises en avant par les services de police, d’autant plus qu’il s’agit d’un Rwandais qui avait pris le courage de focaliser ses reportages sur des sujets que les autorités ne voudraient pas que le monde sache :
• C’est lui qui nous a révélé que le corps de Kizito MIHIGO avait des blessures au visage indiquant les tortures qu’il avait subies. Cela a conduit à l’infirmation de l’hypothèse  de “suicide” avancée par la police nationale du Rwanda.
• C’est lui qui a fait des reportages sur l’expropriation abusive dans les bidonvilles de Kigali et l’injustice à l’encontre de la population dans la zone connue sous “Bannyahe”. Cette expropriation est le projet d’un certain Denis KARERA, le frère du Ministre de la Justice, Johnston BUSINGYE.
• C’est lui qui a fait le reportage sur les viols commis par les soldats des Forces Rwandaises de Défense (FRD) sur des femmes du même quartier dans ce qui est perçu comme une stratégie du chaos visant à forcer la population à abandonner leurs maisons. Une porte-parole de la police de la ville de Kigali a nié ces allégations, affirmant que “les personnes qui avaient témoigné étaient anti-gouvernementales, mais plus tard, il s’est avéré que les informations de M. NIYONSENGA Dieudonné étaient vraies.

II. Pour toutes ces raisons:
8. Le gouvernement de Kagame doit mettre fin à la persécution infligée aux Rwandais spécialement à ceux du menu peuple suite à ces mesures farfelues de confinement sans accompagnement nécessaire,  mesures inconstitutionnelles et illégales.
9. Tous les détenus accusés d’avoir violé le confinement doivent être immédiatement libérés sans plus tarder car “pas de peine sans loi”.

10. En particulier, M. NIYONSENGA Dieudonné Alias ​​CYUMA Hassan et ses associés doivent être libérés sans plus tarder et sans condition.
11. Tous ceux qui ont été lésés par ces mesures de confinement doivent être indemnisés pour les dommages et souffrances subis.

Fait le 16 avril 2020

Nadine Claire KASINGE

Présidente ISHEMA Party

(Sé)


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Kigali yafashwe n’uducurama: Uko byahanuwe na Magayane!

Muri Kigali habaye igikorwa cya Polisi cyo kwirukana uducurama twigabije umujyi. Twifuje kubagezaho icyo indagu za Magayane zivuga ku ducurama.

Polisi yitabajwe ngo yirukane uducurama hakoreshejwe amazi

Perefe Zigiranyirazo muramu wa Habyarimana akimara kumva ko nta kabuza Abatutsi bari hanze bazafata u Rwanda, nyuma ariko ngo bakazarwirukanwamo n’umuzungu warubahaye, Zigiranyirazo yatse intsinzi, Magayane ati  kereka Habyarimana yeguye igihugu akagiha Abanyenduga kuko ni bo bazi amacenga y’Abatutsi, bityo mwebwe mukicara.

Zigiranyirazo yavuze ko bafunga Magayane, Magayane akigera mu buroko 1930 yabwiye uwamutekeraga ati: kuwa kane nzapfa maze kurya imboga. Niko byagenze. Kuko yahawe imboga z’isogo yakundaga kuwa kane yitaba Imana. Yanabwiye n’uwo musirikare wamutekeraga ko azagwa mu maguru y’abagore, niko byagenze uwo musore yagiye gusambanya umugore w’undi mugabo, ategerwa ku irembo bamutsinda aho.

Ibyo yahanuriye abandi ni ibi:

  • Yabwiye Ambasaderi Kagenza Alphonse muri Nzeri 1972 ko Kayibanda uzengurutse u Rwanda rwose ngo aribuka isabukuru y’imyaka 10 y’ubwigenge ko ariho asezera ku banyarwanda ko nta myaka itatu azamara ategeka, ko nategura n’imva ye itazaboneka.
  • Yabwiye Kanyarengwe Alexis ko azahunga akambuka Akagera, akagaruka arwana, akazitwa umutegetsi wa nyirarureshwa, akabona ibibi n’ibyiza, nyuma agapfa adahinwe azize indaramabuno.
  • Yavuze ko hari abazungu bagiye gufungirwa mu Ruhengeri, abandi b’abatasi bazabakurikira bakagwa kuri Muhungwe. Byarabaye, abacanshuro bashatse gufata Congo banyuze i Goma mu 1978. Sûreté ya Lizinde yari ikaze ibata muri yombi bafatirwa mu mahoteri ku Gisenyi, bafungiwe mu Ruhengeri, nyuma y’aho abandi bakoreye plan yo gufata u Rwanda na Congo byombi muri Parc y’ibirunga i Rwindi(Congo), baje mu Rwanda n’ibyuma kabuhariwe bifotora, indege ibagusha muri Komini Kanama (Bugoyi-Gisenyi) hafi ya Muhungwe.

Magayane yahamagariwe gukora animation bamamaza, banacengeza amatwara ya Muvoma ati : uwabyiniye Nkubitoyimanzi Rudahigwa, na Bwenge nyakuri Kayibanda, ntiyabyinira Muvoma izanywe n’abungura bazubika u Rwanda. Burugumesitiri Kabalira yahise amufungira mu kasho amuziza gupfobya MRND akanatuka Perezida wayo ngo ni umwungura w ’umushyushya. N y u m a y’icyumweru baramurekuye, Magayane abwira Kabalisa ati : kumfungira ubusa kwawe nawe uzafungirwa ahatava izuba. Bwarakeye basanga Kabalira yarariye imisanzu ya MRND, yafungiwe muri Prison Special mu Ruhengeri.

Magayane yabwiye Theoneste Lizinde ati: Ugiye kuzafunganwa n’abantu bambaye utubuye tubengerana ku ntugu, mukazashyirwa aho wajyaga ufungira abandi. Bwarakeye Lizinde avumbura imashini yakoraga amafaranga, iyo mashini yari ihuriweho na Majyambere n’ibindi bikomerezwa. Lizinde agijeje I bukuru, bati uyu muntu azabwira abanyamahanga akari I Murore bati: tumwohereze Zimbabwe, navayo tuti yateguraga coup d’Etat, ahite afungwa. Yabwiye Lizinde ati ikimenyetso cy’ifungwa ryawe n’umwana uzabyarwa na Madame Habyarimana ari i k i m a r a .  Byarabaye uwo mwana avukira mu Bubiligi ari ikimara (baramuhishaga) nta cyumweru cyahise Lizinde atabwa muri yombi. Magayane ati Lizinde nafungurwa ,ingabo zizaturuka hanze, uzicarana nazo akanya gato, uzahunga zizagutsinda hanze.

Magayane yabwiye Adjudant Chef wayoboraga Gereza ya Ruhengeri witwaga Sembagare ati: uri igikenya ntuzisazira. Bwarakeye ajya iwabo I Muramba / Gisenyi, inkuba itagira amazi iramwasa.

Magayane yabwiye undi muyobozi w’iyo Gereza Adjudant Cyarahani ati: uzicirwa muri iyi prison. Umwaga wawe uzashirira aha. Yabwiye abanyururu bagenzi be ati; iyi myenda mubona y’umukara twambaye izasimbuzwa ibara ribengerana(Rose) yarongeye ati: ibohozwa ry’iyi prison rizabanzirizwa no kumva kw’iki giti cy’ingazamarumbo mubona imbere ya Gereza, ati hano mu nzu indani hazinjira ihene izaherekeza abashyitsi, bwarakeye igiti kiriyumisha, naho ubwo Musenyeri Nsengiyumva yasuraga Gereza ya Ruhengeri, bibagiwe gukinga ihene irabinjirana, nijoro bumva iramena amasafuriya irya ubugali. Magayae ati : ngicyo ikimenyetso mwatashye, ariko abazahungira Rwabeya muzashira. Abahungiye Rwabeya/Musanze bahuye n’abakodo ba Mukamira baje kubohoza Ruhengeri, babamenaho urusoro babita inyenzi.

Kubera atahwemye kwikoma ingoma ya Kinani, byateye ubwoba abayobozi ba Gereza ya Ruhengeri, bahitamo kumushyikiriza ibiro by’iperereza ngo yisobanure. Yasabye ko Habyara n’ibyegera bye baza, maze ubuhanuzi bufatwa kuri za kasete buranandikwa.

Dore uko yavuze: wowe Habyarimana ndagukandagiye ugiye kugwa ku kibuga gikikijwe n’imfunzo kandi nupfa Kigali izuzuramo intumbi agahishyi. Ibimenyetso ni abazungu bazaza kugukanga nawe uzashyira mu bitugu byawe mu bushoroshori umugore w’umugambanyi, inyamaswa y’ihembe rimwe izaba ibiyogoza mu rukiga na Ndorwa, iyo nyamaswa izakwira u Rwanda imena amaraso menshi, izaguhitana nta kabuza, keretse weguye. Habyara ati shaka intsinzi: Magayane ati ntayo, ati ubutegetsi bwawe buzafatwa nabo bavantara, bazigera kino gihugu, nyuma bazakivanwamo nk’ubufindo.

Magayane ati uzasimburwa na Rusukumo ruzamara amezi atatu, hakurikireho bihwahwa wok u ruzi rw’iwanyu, nyuma ye ngo hazategeka Rwabujindiri rurya ntiruhage; uwo Rwabujindiri azajegezwa ihembe inshuro enye, Ihirikwa rya Rwabujindiri rizagenda ritya; Magayane ati: azaraswa umwambi w’igishirira na bene nyina ari mu Bugesera nyuma hazameneka andi maraso menshi, noneho rutuku wamuhaye ubutegetsi ashyireho umusaza usheshe akanguhe uzaba ari inyuma y’igihugu azane ihumure, acyure rukara rw’ibisage ruzabyinirwa bigatinda. Abantu bazaba baragiye ishyanga bose batahuke, habeho umunezero uburumbuke n’amahoro ya nyayo.

Uko bizamera ingoma ya Rwabujindiri igeze mu marembera:

Hazabaho isubiranamo ry’abiyicaje ku ntebe. Hazabaho inzara, agahiri n’agahinda, no kwiyahura. Hazabaho urwikekwe yewe n’umwana azatinya se na nyina; hazabaho amarira yuzuye intango ku bari mu bihome, hazabaho ibisahiranda birya akaribwa n’akataribwa bazakora ibishoboka byose ngo batsindure rwara rw’umugara rubundiye mu mashyamba, nyamara nabyutsa umugara igihugu kizabyara igihunyira. Bazafatanya n’amahanga, nyuma bibe zero, ahubwo intambara yongere itangire ikazahagarikwa na l’ONU ya gatatu. Magayane ati uwo Rutuku uzaza agahagarara hagati y’abazaba barwana, niwe uzatoranya umutegetsi.

Hazabaho inyoni z’uducurama zizarika mu biti by’abo biyicaje ku ntebe. Hazabaho ibika ry’isake isura urwimo ikigera ku mutambiko w’urusenge, hazabaho abandi bazahanura nkajye bakabizira: hazabaho ihene izabyara isekurume indwi zange konka. Umwami w’ishyamba azaza kwiba.

Mwibuke 

Magayane yaravuze ati: nimubona Kigali yuzuye amase atewe n’imyigaragambyo y’inka. Muzamenye ko Kinani yahirimye, kuko amase azasimbuzwa intumbi z’abantu. Byarabaye mu kwa gatatu 1994 umugabo watswe igikingi yazanye inka ze kuri Rondpoint Kigali inka zacunzwe n’aba GD Umujyi wabaye umunuko kubera amase. Nyuma y’ukwezi kumwe intumbi zasimbuye amase.

Ikindi gikomeye yaravuze ati: Habyarimana napfa, abantu bazahunga iki gihugu, ati ariko abazahungira mu majyarauguru y’uburengerazuba bazapfamo benshi. Koko abahungiye Goma, Mugunga, Kibumba, Katale, Kahindo basanze Dogiteri Ru… Umututsi. Ukomoka ku Kibuye wo mu bihugu byo hanze yakwije amarozi mu majyaruguru ya Kivu, bayasigaga ku gisheke, irindazi, umuneke, ikijumba, ikigeri, bashyize no mu bigage, inzagwa n’amasigara, imbaga yarahatikiye ngo ni kolera da!

Magayane yabisubiyemo inshuro eshatu ati: aba bavantara baturutse i Bugande Bazafata kino gihugu nta kabuza, ati: ariko bararye bari menge kuko bazakibavanamo kandi nabi. Ababizi bemeza ko abo mu kazu ka FPR imitungo yabo yambukijwe kera ikaba iri muri Eritereya, Etiyopiya, Afurika y’epfo, I Burayi na Amerika, mbese barasahura nk’aho nta mizero bafitiye u Rwanda.

Ngayo nguko.

Ubwanditsi


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Rwanda : Rafles de journalistes et de youtubeurs en période de confinement

Rwanda : Rafles de journalistes et de youtubeurs en période de confinement
Dieudonné Niyonsenga alias Cyuma Hassan, directeur d’ISHEMA TV, arrêté et menotté.
 

Depuis la mise en place d’un confinement total le 21 mars 2020 par les autorités rwandaises pour lutter contre le Covid-19, plusieurs journalistes, youtubeurs et blogueurs ont été arrêtés, une dizaine pour le moment. Si les autorités accusent nombre d’entre eux d’avoir violé les règles du confinement, la population y voit une volonté du régime de Kigali de profiter de la crise de COVID-19 pour se débarrasser des médias indépendants, les seuls qui rapportent en ce moment ce qui se passe dans un pays totalement bouclé.  

Le Rwanda est parmi les pays du continent africain ayant mis en place les mesures de confinement les plus drastiques. Dans un pays fréquemment décrit comme une « prison à ciel ouvert », le confinement total imposé par le régime de Kigali depuis le 21 mars a mis la population sous un contrôle et une répression encore plus intenables. C’est dans ce cadre notamment que le 2 avril dernier, dans le district de Nyanza au Sud du pays, la police a abattu par balles deux hommes qui n’avaient pas respecté le confinement.

Depuis le 21 mars, les Rwandais n’ont plus le droit de sortir de chez eux, sauf pour aller faire des courses. La circulation entre les différentes régions du pays est interdite. C’est dans la foulée de ce confinement total qui a soulevé des vives protestations parmi la population que le régime de Kigali, réputé répressif contre la liberté de la presse, a décidé d’arrêter plusieurs journalistes, youtubeurs et blogueurs actifs ces derniers jours, et les seuls à informer sur ce qui se passe dans un pays dans lequel la presse indépendante a pratiquement disparu.

Depuis sept jours, une dizaine de journalistes, blogueurs et youtubeurs ont été arrêtés ou sont portés disparus. Parmi ceux appréhendés figure Dieudonné Niyonsenga alias Cyuma Hassan d’ISHEMA TV. Arrêté ce 15 avril avec son chauffeur, Cyuma Hassan avait récemment couvertdes cas de viols, d’actes de torture et de pillages de biens commis par les militaires rwandais au quartier dît « Bannyahe »situé à Kigali.

C’est également lui qui avait rapporté, en mars dernier,la destruction par les autorités d’habitations appartenant aux plus pauvres de Kigali, sans aucune indemnisation, mettant ainsi des familles entières à la rue en pleine crise de COVID-19. En février, le même journaliste avait rapporté avoir remarqué une blessure sur le front du Kizito Mihigo pendant ses funérailles, mettant ainsi à mal la version officielle du régime, qui avait déclaré que Kizito Mihigo, une icône de la lutte pour la réconciliation, s’était suicidé en prison. Des voix concordantes parlaient d’assassinat, tout en exigeant une enquête indépendante.

Cyuma Hassan, qui avait déjà confié à ses collègues de la VOA qu’il était poursuivi, est accusé d’avoir enfreint les règles de confinement en vigueur pour lutter contre le coronavirus. Les journalistes jouissent pourtant de la liberté de circuler dans le cadre de leur travail. D’où les soupçons que le régime de Kigali chercherait à étouffer les quelques rares journalistes, blogueurs et youtubeurs indépendants encore actifs dans le pays.

D’autres journalistes arrêtés sont : Fidèle Komezusenge (ISHEMA TV), David Byiringiro et Innocent Valentin Muhirwa (AFRIMAX TV), Théoneste Nsengimana (UMUBAVU TV), Ivan Mugisha, (correspondant de l’Agence France-Presse), Saul Butera (Bloomberg), John Gahamanyi (New Times). Ces trois derniers, Mugisha, Butera et Gahamanyi ont été libérés ce mercredi 15 Avril.

Arrestations, persécutions, disparitions et même assassinats de journalistes sont monnaie courante au Rwanda dont le Président Paul Kagame figure en bonne place dans le classement des prédateurs de presse établi par Reporters sans Frontières.

Dans son livre Bad news – derniers journalistes sous une dictature, Anjan Sundaram, répertorie sur base d’une enquête de terrain, une liste non exhaustive de 60 journalistes ayant été agressés, emprisonnés, assassinés, ou qui sont portés disparus depuis la prise du pouvoir de Paul Kagame, soit en moyenne, un journaliste tous les quatre mois.

Rwanda: Pourquoi Ange KAGAME est la Vice-Présidente en exercice?

Dans son livre, “Failed States: The Abuse of Power and Assault on Democracy”; Noam Chomsky a noté: «Nous marchons donc, suivant nos dirigeants, vers un Armageddon de notre propre fabrication.» Avec la situation actuelle, le Rwanda se dirige vers Armageddon et tous les indicateurs sont devant nous, à l’exception des fanatiques aveugles qui supposent que le statu quo est tenable.

Maintenant, le pays a atteint un point où la fille de Kagame est responsable du bureau du président sans aucune annonce ou nomination officielle. Sauf qu’à la base, ce n’était pas à elle que ce rôle revenait.

En essayant de construire la dynastie Kagame, le dirigeant du Rwanda a d’abord focalisé sur son fils ainé, Ivan Cyomoro Kagame. Le criminel Paul Kagame admirait le modèle du Général Muhoozi Kainerugaba, fils du président Museveni, et voulait qu’Ivan Cyomoro emprunte le même chemin.

Ivan Cyomoro a été enrôlé à la prestigieuse académie militaire de West Point – États-Unis en 2010, et en moins de six mois, il était sorti de l’académie militaire en raison du manque d’intérêt pour la vie militaire. Il s’est ensuite inscrit dans une université, et, après avoir obtenu son diplôme, le père a tenté à nouveau de relancer sa carrière militaire en le plaçant sous la tutelle du major Ronald Rwivanga (aujourd’hui lieutenant-colonel), qui était le chef des renseignements de la garde présidentielle. En 2014, Cyomoro a été envoyé en Corée du Sud pour une formation de trois mois en contre-espionnage. À son retour, il a été affecté au ministère de la défense dans le bureau du chef d’état-major, le général Patrick Nyamvumba.

Début 2016, le jeune homme en avait marre de la vie militaire; il n’était absolument pas intéressé et a cessé de se présenter au travail. À ce stade, il était déjà capitaine sans aucune formation ou expérience militaire appropriée. Actuellement, Ivan Cyomoro Kagame est aux États-Unis en tant qu’investisseur dans le commerce des actions et le blanchiment d’argent des richesses pillées de la République Démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda. Ses opérations commerciales se situent également en Angola et à Dubaï, aux Emirats Arabes Unis où il gagne de l’argent dans le développement immobilier. Il ne s’intéresse absolument pas à l’armée, encore moins aux ambitions politiques.

Après avoir été déçu par son premier fils, Paul Kagame a cherché une autre alternative dans sa dynastie, le deuxième en ligne aurait été Ian Kagame. Malheureusement, en 2016, Kagame a appris que Ian Kagame n’est pas son vrai fils, plutôt, l’enfant de l’ambassadeur Eugène Gasana. L’ambassadeur Eugène Gasana a été menacé et a cherché la sécurité aux États-Unis.

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Paul Kagame et l’ambassadeur Eugène Gasana

Au sein du régime, l’Ambassadeur Eugène Gasana était considéré comme un super diplomate, détenant deux rôles diplomatiques clés en même temps: il était l’ambassadeur du Rwanda auprès de l’ONU, et ministre de la coopération internationale. Il était aussi en charge des actifs financiers et des intérêts commerciaux du criminel Paul Kagame dans l’hémisphère occidental. A son départ, l’ambassadeur Eugène Gasana a emporté avec lui la plupart des actifs financiers et des économies de Kagame, et aujourd’hui il bénéficie de la protection de l’autorité américaine en raison de la nature de menaces contre lui et sa famille immédiate.

Avec Ian Kagame étant hors de l’équation en raison de l’absence du sang “présidentiel”, Paul Kagame n’investirait pas beaucoup pour le troisième fils – Brian Kagame en raison de ses conditions médicales. Il serait injuste et immoral de discuter  l’état de santé de ce jeune homme, surtout qu’il n’est impliqué dans aucun rôle public ou gouvernemental.

Avec tous les garçons hors d’équation, Paul Kagame a focalisé et investi toute son énergie vers sa fille, Ange Kagame. Aujourd’hui, Ange Kagame tient les rênes du pouvoir au sein du “royaume”. Une jeune femme qui est totalement ambitieuse, vive, concentrée, impitoyable et désireuse de gouverner ou de prendre le pouvoir si l’opportunité se présente. Méfiez-vous de son visage de bébé, elle soutient totalement les meurtres et les pratiques autoritaires de son père, le président qu’elle s’apprête à seconder, voire remplacer.

Tous les employés du Village Urugwiro savent à quel point cette jeune femme peut aller et son impitoyabilité. Paul Kagame n’ayant personne d’autre qui gagne sa confiance, ne voulant pas laisser le pouvoir à son épouse, et les problèmes d’Ian Kagame toujours dans son esprit, Ange Kagame est de facto la Vice-Présidente en exercice.

https://rpfgakwerere.org


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L’espion rwandais, Capitaine BWITARE n’est plus

Un bonne nouvelle pour ceux qu’il chassait. Pour ceux qui l’ont envoyé aussi. Car, ils n’auront pas à s’expliquer,  comme il part avec tant de secrets qui devraient les incriminer dans l’avenir.

Le célèbre agent de renseignement extérieur, le capitaine Bwayitare, n’est plus. Son nom est Bwitare, prénom Eulade, connu dans le cercle du renseignement rwandais sous le nom de Bwayitare. Gradé Capitaine dans les Forces Rwandaises de Défense (FRD), il opérait sous la direction d’un service de suivi externe rattaché à la Direction du renseignement militaire (Directorate of Military Intelligence – DMI en sigle ), rebaptisé désormais renseignement de défense.

Le capitaine Bwitare faisait partie des impitoyables agents et l’une des rares personnes nées en République Démocratique du Congo (RDC) à être déployées dans le DMI du criminel Paul Kagame. Il était l’agent de confiance de Jack Nziza qui le surnommait «umucongo» (C’est-à-dire, Congolais). Pendant des années, le capitaine Bwitare a opéré directement sous les ordres du général de division Jack Nziza et du général James Kabarebe. Dans le domaine du renseignement extérieur, le capitaine Eulade Bwitare a participé à la planification, au suivi et exécution des plans d’élimination des opposants réels ou supposés. Plusieurs Rwandais innocents sont morts sous ses opérations.

Des sources dignes de confiance indiquent que lorsque sa santé a commencé à se détériorer, les services rwandais des renseignements extérieurs l’ont relocalisé en Belgique où ils l’auraient aidé à obtenir l’asile sous de fausses histoires et, de ce fait il était permis d’accéder à un système de santé gratuit de première classe.

En Belgique, le capitaine Eulade Bwitare a continué de coordonner les opérations de renseignement du DMI – collecte d’informations, surveillance et guidage des assassins de Kigali qui fréquentent l’Europe pour des opérations de ce genre.

L’on s’attendait à ce que le capitaine Bwayitare (Bwitare) abandonne ses crimes et essaie de se repentir de ses atrocités en matière de droits de l’homme, mais il a plutôt continué à coordonner les activités de renseignement DMI en Europe.

Parmi les cibles clés du capitaine Eulade Bwitare, il y avait, entre autres, le major Jean Marie Micombero, Seruga Titus, Rugema Kayumba, Alex Rudasingwa, Placide Kayumba,etc. Heureusement,  le capitaine part avant ses cibles clés.

En tant qu’ambassadeur du Rwanda en Belgique, Olivier Nduhungirehe a établi une relation de travail étroite avec le capitaine Bwitare et ils sont devenus de bons amis. Pour Olivier Nduhungirehe, c’était un mauvais week-end de Pâques, car cette mort est annoncée au moment où il venait d’être démis de ses fonctions.

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Dans la photo ci-dessous, en pull rouge, c’est Aimable Bayingana, un agent du régime notoire qui a été incorporé pour espionner ses compatriotes hutus. Au milieu, avec un pull blanc – Fidel Sugira, un agent basé en Norvège et le capitaine Eulade Bwitare dans une veste et un chapeau marron.

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Source: BWITARE est mort


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Rwanda: Covid-19, opportunité d’un changement politique?

C’est ce que les Rwandais anticipent. Et l’opposition politique s’engage dans ce processus afin que le pays ne plonge dans une autre tragédie due au vide de leadership. Avec la pandémie du COVID-19, les dégâts attendus sont aussi autres que sanitaires, les situations socio-économique et politique étant déjà très fragiles. Cette fragilité conjuguée aux mesures de confinement sans l’accompagnement qu’il faut, risque de provoquer les soulèvements populaires susceptibles de renverser le régime en place.

L’échec du gouvernement

En date du 21 mars 2020, le Premier Ministre, Dr Edouard NGIRENTE, a déclaré les mesures qu’il faut respecter afin de stopper la propagation du COVID-19. Bien qu’illégale et illogique, la déclaration du Premier Ministre a été effective 5 heures plus tard. Les mesures affichent un vide fatidique. Elles imposent aux citoyens de rester à la maison sans se soucier de la survie de ceux qui, habituellement, nourrissent leurs familles après avoir travaillé, et quotidiennement.  Même si les Rwandais sont naturellement solidaires, la responsabilité de l’Etat dans des moments comme ceux-ci ne peut pas être exclue, d’ailleurs , elle est obligatoire. Le gouvernement a raté l’occasion de démontrer ses capacités managériales, dans les limites établies par la loi. Malgré les dettes qui sont garanties au pouvoir au nom du COVID-19, il est important de remarquer que la solution ne viendra pas de là , et les conséquences socio-économiques seront énormes.

Si le confinement dure plusieurs semaines, un mouvement de “résistance” va se créer à partir de petits groupes de personnes qui défieront l’autorité au nom de chercher les nourritures. Les grands stocks de vivres seront visés et dévalisés suivis des résidences des hommes et femmes de la classe politique au pouvoir. Les leaders charismatiques émergeront de la masse qui, depuis longtemps aspire au changement, et exerceront la coordination des petits groupes, peaufinant le mouvement en une vrai lutte politique que le régime ne pourra contrer.

Les forces de l’ordre comprendront très vite l’échec du gouvernement et s’aligneront au mouvement. Les plus courageux assureront la protection du peuple contre quelques éléments restant fidèles au régime. Un haut gradé militaire pourrait déclarer un coup d’état pour restaurer l’ordre, lançant un appel aux forces vives de la nation pour former un gouvernement de transition, qui débouchera aux élections libres et un nouveau chapitre dans la politique rwandaise.

L’effet pangolin

Le potentiel changement politique du au COVID-19 est observable aussi par les grands centres d’études stratégiques. En date du 24 mars 2020, le Centre d’analyse et prospective stratégique (CAPS) a émis une note interne et confidentielle au cercle diplomatique français intitulée “L’effet pangolin” : la tempête qui vient en Afrique?” dans laquelle quelques scénarios sont considérés. Selon ce document qui parle du continent africain en général, les économies vont s’effondrer provoquant les émeutes qui feront tomber les régimes. Le document évoque une thèse, “le mort politique zéro ”  selon laquelle « Le risque d’infection d’un dirigeant âgé et souffrant d’autres pathologies pourrait avoir de lourdes conséquences et obligerait à se positionner clairement et rapidement sur la fin d’un système et sur une transition ».

« Anticiper le discrédit des autorités politiques signifie accompagner en urgence l’émergence d’autres formes d’autorités africaines crédibles pour s’adresser aux peuples afin d’affronter les responsabilités de la crise politique qui va naître du choc provoqué par le Covid-19 en Afrique… et sans doute ailleurs ».

Au vu de la situation au Rwanda, tout est possible. L’absence du président aux côtés du peuple, constitue un augure à ne pas négliger. Les manipulations des images faites par les services de renseignements dans le but de faire croire que Kagame est présent ne font qu’accentuer l’inquiétude et le sentiment que les citoyens du menu peuple sont abandonnés à leur propre sort.

Dans un pays où le président est considéré plus dangereux que COVID-19, l’opposition politique est appelée à jouer son rôle. La société civile doit sa contribution.

Chaste Gahunde


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